Profil de Pokespagne > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Pokespagne
Classement des meilleurs critiques: 1.111
Votes utiles : 2477

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Pokespagne "Pok" (São Paulo, Brésil)

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Terriens
Terriens
Prix : EUR 19,00

4.0 étoiles sur 5 Des guitares !, 1 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Terriens (CD)
Se fatiguerait-on des Têtes Raides, après tant d'années d'excellence ? En tout cas, Christian Olivier était sans doute fatigué, lui, de la (superbe) formule "anarchie + accordéon" - qui nous a encore donné, il y a un an, le puissant "Corps de Mots". Pour "les Terriens", c'est décidé, ce sera plus direct, plus pop, plus "consumer friendly", avec des guitares électriques en avant, et même du rockabilly gras du bide. Et forcément, même si les Têtes Raides d'hier commençaient à tourner en rond, on ouvre de grands yeux et on fait un peu la gueule devant ce nouveau genre qui ne craint plus l'évidence, pour ne pas dire la banalité. Et, forcément, là où on accroche le plus, c'est quand l'accordéon repointe son nez, quand les vieilles habitudes du "surréalisme poétique" d'hier ressurgissent au détour d'une valse lente qui nous emballe à nouveau, comme au tout premier jour. On se rend compte au fil des écoutes qu'on les aime encore, ces Têtes Raides qui nous baladent encore là où elles veulent, que ce soit sur le fil du rasoir ou au milieu de la route.


Poussière tu seras
Poussière tu seras
par Sam Millar
Edition : Poche
Prix : EUR 6,60

3.0 étoiles sur 5 Le fantôme d'un grand polar..., 1 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Poussière tu seras (Poche)
Il y a dans "Poussière tu Seras" tous les éléments d'un grand polar, ou plutôt "Poussière tu Seras" est le fantôme d'un grand polar. Avec un sujet fort - l'impact sur une ville irlandaise, deux decennies plus tard, de l'horreur vécue par des enfants dans un orphelinat abandonné par la bonne société et la justice -, des personnages profonds et complexes - je pense à la magnifique description de la relation sado masochiste au sein du couple de meurtriers -, et surtout une atmosphère originale que devrait lui envier la majorité des thrillers américains qui recyclent depuis longtemps les idées de quelques pionniers, dans la littérature comme au cinéma. Il y a en plus un vrai style d'écriture, direct, urgent, mais jamais simpliste. Pourtant, quelque chose manque, on a l'impression de passer à côté de tout un tas de choses capitales que Millar n'a pas pris la peine de nous conter. Ce n'est pas seulement une incroyable ellipse au milieu du livre - stylistiquement impeccable mais narrativement maladroite - qui nous prive d'une scène émotionnellement importante, mais aussi la manière dont Millar court circuite l'enquête de son personnage principal, lui permet l'accès à la solution de l'énigme complexe qu'il affronte sans aucun effort. Comme si tout cela allait de soi, alors que justement, le sujet de "Poussière tu seras" est beau parcequ'il échappe aux lieux communs. .. Finalement, c'est comme si Millar était pressé d'en arriver à la fin de son histoire, et n'avait plu l'énergie nécessaire pour affronter toutes les circonvolutions qu'il avait prévues au départ. Certes, cela nous change des auteurs qui "tirent" à la ligne, mais ça reste diablement frustrant !


300 : la naissance d'un empire [Blu-ray + Copie digitale]
300 : la naissance d'un empire [Blu-ray + Copie digitale]
DVD ~ Sullivan Stapleton
Prix : EUR 14,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Honorable..., 31 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : 300 : la naissance d'un empire [Blu-ray + Copie digitale] (Blu-ray)
Je n'avais pas beaucoup aimé "300" lors de sa sortie, et voilà que je me retrouve, 7 ans plus tard, séduit par ce "sequel" qui reprend pourtant pas mal des - étranges -principes du premier : l'image ultra-pompière aux couleurs artificielles, les ralentis saccadés, l'imagerie crypto fasciste (et crypto gay) du péplum le plus bourrin, l'idéologie néo-con et anti-Irak /Iran servie sur un plateau via des tirades guerrières débitées par des acteurs de seconde zone... Et pourtant, quelque chose me semble avoir bougé, qui fait qu'on se retrouve cette fois du côté du cinéma plutôt que du video game... Un vrai scénario, assez intéressant dans la manière dont il revisite le thème classique de David contre Goliath en l'agrėmentant d'un jeu de désir et haine entre Thémistocle et Artémise (excellente Eva Green, soit dit en passant, qui crée un beau personnage de "méchant", ce qui est toujours un vrai moteur pour un film, on le sait depuis Hitchcock) ; un filmage et un montage plus "classiques", qui permettent cette fois un peu plus d'identification aux personnages ; et même un contexte historique plus développé qui semble du coup moins caricatural... et finalement bien aussi vraisemblable que dans n'importe quel blockbuster hollywoodien moyen. Bref, "300 : La Naissance d'un Empire" me paraît une adaptation tout-à-fait honorable de l'univers de Frank Miller, avec tous les atouts d'une adaptation "grand spectacle" à la sauce digitale de cette histoire grecque qui nous aura tous, un jour, fait rêver... Pas si mal...


Sunbathing Animals
Sunbathing Animals
Prix : EUR 11,99

4.0 étoiles sur 5 Parquet Courts est là pour rester !, 31 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sunbathing Animals (CD)
"Sunbathing Animal", c'est finalement très simple à expliquer : Parquet Courts a réalisé un album de rock new yorkais, sans doute le seul digne de ce nom - enfin, digne des chefs d'oeuvre que la Grosse Pomme a déjà inspirés aux meilleurs rockers - depuis l'apparition des Strokes et leur "Is This It". Sauf que là, on est dans l'héritage direct du Velvet du premier album (rythmique primitive, son qui grince, voix qui provoque, exsudant l'ennui et le mépris) et de Television (ces guitares qui s'entrelacent, tout à la fois mécaniques et sensuelles), voire de Sonic Youth pour le final shoegaze : un héritage plutôt "intello" donc, des références voyantes, un tantinet envahissantes même, mais au moins crânement assumées par le combo texan, qui entend bien enterrer sa réputation de petits punks pas trop finauds. Tout en restant suffisamment excitant pour les accros du pogo (un titre sur deux, en moyenne), "Sunbathing Animal" est un délicieux voyage au sein de l'un des courants musicaux les plus importants de l'histoire du Rock, mi madeleine de Proust (tous ces souvenirs !), mi déclaration d'intention : les textes des chansons, complexes, ambitieux, confèrent une gravité originale à un album qui ne se révèle que progressivement. Le message est clair, Parquet Courts est là pour rester.


Twin Peaks - L'intégrale Série TV + Film 10 Blu-ray [Intégrale Prestige Blu-ray]
Twin Peaks - L'intégrale Série TV + Film 10 Blu-ray [Intégrale Prestige Blu-ray]
DVD ~ Kyle MacLachlan
Prix : EUR 69,99

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Culte, 27 août 2014
"Twin Peaks", cet objet non identifié (qualifié lors de sa première diffusion par la critique US de "jamais vu sur Terre") est avant tout une vraie oeuvre - au sens artistique - de David Lynch : le fameux "pilote" et le troisième épisode, qui contient la scène mythique de la chambre rouge, réalisés par lui, font partie des tous meilleurs "films" de celui-ci, avec leur construction mentale déroutante et distanciée, et un mélange hautement toxique - mais électrisant - d'humour décalé et d'étrangeté vénéneuse. Dans "Twin Peaks", tout se passe comme si rien ni personne n'étaient "vrai", et, si l'on découvre finalement une vérité, il sera toujours trop tard, le mal (Mal ?) sera fait. À Twin Peaks, c'est la face cachée de l'humanité qui est mise au jour, car, derrière une apparence irréprochable, chacun recèle une part d'abjection, de vilenie, d'ignominie, de honte et de dépravation. Pour adorer "Twin Peaks" (c'est notre cas), il faut bien sûr avoir envie de jouer plutôt que de réfléchir, de ressentir plutôt que comprendre : c'est à cette condition que cette visite somnambulique - et souvent hilarante, répétons-le - menée par l'inoubliable agent Dale Cooper deviendra un véritable "culte".

PS: A noter l'extraordinaire qualité de cette réédition Blu-Ray, qui nous permet de voir "Twin Peaks" comme nous ne l'avions jamais vu auparavant !


La Nueve - Les Républicains espagnols qui ont libéré Paris
La Nueve - Les Républicains espagnols qui ont libéré Paris
par Paco Roca
Edition : Cartonné
Prix : EUR 29,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Loin du chef d'oeuvre espéré, 27 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Nueve - Les Républicains espagnols qui ont libéré Paris (Cartonné)
On aimerait ne pouvoir dire que du bien de "la Nueve", tant son sujet - le parcours des républicains espagnols chassés de leur pays par la victoire du franquisme, et leur rôle dans la libération de la France - est original, et pourtant important dans le contexte d'amnésie générale (et sélective : "Vae Victis !") qui caractérise notre époque. Malheureusement, et objectivement, les défauts du - gros - livre de Paco Roca sont réels : d'abord, il y a ce manque de caractérisation graphique des personnages, qui fait que l'on a beaucoup de mal à suivre l'action et l'évolution de chacun au milieu du chaos continuel des combats et des changements politiques... d'où un côté presque fastidieux de la lecture de nombreux chapitres de la "Nueve" (les chapitres "africains" en particulier), où l'on se sent peu "impliqué" émotionnellement. Ensuite, et c'est sans doute plus grave, l'ambiguïté fondamentale du procédé : au final, s' agit-il ici de véritables mémoires d'un personnage réel, de souvenirs recueillis par l'auteur / interviewer mis en scène dans les scènes contemporaines qui accompagnent le récit -, soit un modèle qui a donné naissance à plusieurs chefs d'oeuvre de la BD "historique", on le sait -, ou au contraire d'une tentative de singer, voire de récupérer le capital de sympathie que ce procédé génère ? Le doute devient permis quand on tombe sur le "coup du destin" final, qui constitue d'ailleurs le couronnement remarquable du livre, avec le retour inattendu de la tragédie individuelle au sein de la tragédie collective qu'est la guerre : trop romanesque pour être vrai ? On sort en tous cas de "la Nueve" avec un mélange gênant d'admiration, d'ennui et de doutes. Bref, on est quand même assez loin du chef d'oeuvre qu'on aurait pu espérer.


Sun Structures
Sun Structures
Prix : EUR 19,00

Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Pour les amnésiques et tous ceux tombés de la dernière pluie..., 21 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sun Structures (CD)
Les amnésiques et tous ceux nés de la dernière pluie, sans parler des autres qui n'ont jamais fait l'effort d'explorer les arcanes de la pop music (eh oui, on disait comme ça, à l'époque) des années 60, devraient tenir avec "Sun Structures" l'un de leurs disques de l'année 2014 : mélodies efficaces, inventivité sonore redoutable, quelques accélérations et montées en puissance qui mettent le coeur en joie, c'est toute l'intelligence éternelle de la musique anglaise qui se déploie, et il est difficile de faire la fine bouche devant ce mini-festin musical. Pourtant, pourtant, tous ceux qui connaissent les Beatles circa 1967, le Pink Floyd de Syd Barrett, les Byrds des débuts, sentiront un vague - mais indiscutable - malaise devant cette re-création très, très lourde des codes du psychédélisme "classique". Du coup, ils se sentiront beaucoup moins indulgents : Temples a tout de la nouvelle "grande arnaque du rock'n'roll" dont les journalistes musicaux anglais raffolent : look impayable des musicos qui semblent sortir d'une machine à voyager dans le temps, pochette mi pipeau moyen-âgeux, mi Hypgnosis, et ces vieux flashbacks d'acide qui ont - malheureusement - tout du premier degré carnassier. Moi, personnellement, je préfère cent fois le petit jeu ironique auquel s'étaient livrés les Dukes of Stratosfear (XTC) : au moins on rigolait bien !


Kaiken
Kaiken
par Jean-Christophe Grangé
Edition : Poche
Prix : EUR 8,30

5.0 étoiles sur 5 Renaissance ?, 20 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kaiken (Poche)
Fidèle lecteur de Grangé depuis ses débuts (le choc des "Rivières Pourpres"), j'ai toujorus été assez critique par rapport à ce genre de littérature, pleine de ficelles, et flattant facilement les "bas instincts" de lecteur, à coup de scènes gore et de conspirations diaboliques un peu faciles. "Kaiken" m'a vraiment surpris, alors que je n'attendais plus une "renaissance" de la part d'un auteur qui vend de toute manière des wagons de bouquins. Ici, tout est à nouveau frais, avec une construction intéressante et originale du thriller avec deux histoires (l'une qui est déjà en phase finale lorsque le livre commence, l'autre qui ne démarre qu'à mi course) qui ne sont - et heureusement - aucunement liées, si ce n'est par leur thématique ; l'impact d'une génétique sexuelle "anormale" sur le comportement, et les dérives "monstrueuses" qui peuvent en résulter, principalement sous la pression sociale. Avec surtout, et c'est là le thème central du livre, celui qui m'a vraiment passionné en tant que fan, moi-même, d'une certaine tradition culturelle nippone, une passionnante analyse des illusions que le Japon distille auprès d'occidentaux pris entre fascination et incompréhension. Si l'on ajoute une peinture plutôt juste des tensions qui naissent au sein d'un couple et qui peuvent condire à la séparation, en dépit des sentiments, on a là un thriller atypique de Grangé, et tout simplement l'un de ses meilleurs livres.


McCartney - Edition Deluxe
McCartney - Edition Deluxe
Prix : EUR 95,04

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'album inaugural, 20 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : McCartney - Edition Deluxe (CD)
Album inaugural d'un long parcours solo avec des hauts (rares, mais notables) et des bas (fréquents, mais jamais vraiment honteux, quoi qu'on en ait pu dire à l'époque), "McCartney" n'est guère reconnu à sa juste valeur... alors qu'il suffit de le réécouter aujourd'hui pour réaliser -avec un indéniable plaisir - combien il reste "frais", vif, combinant, non sans une petite dose de magie purement "beatlesienne", des chansons un peu bâclées mais aux mélodies encore classiques ("That would be something", "Junk", "Teddy Boy", "Maybe I m Amazed") et une ambiance laid back, presque lofi. Dans ce contexte joueur, même les dérives McCartneyiennes typiques (vers la lourdeur ou la niaiserie...) s'intègrent avec bonheur au sein de ce projet "homemade" et bucolique, qu'il est tentant de considérer comme un grand bol d'air frais après le stress des ultimes années Beatles. McCartney a clairement désiré un premier album sans enjeu, comme un pied de nez à la célébrité et aux attentes énormes des fans, et le miracle est que, 45 ans plus tard, cet album s'avère l'une de ces mini-réussites quasi intemporelles qui constituent une sorte d'histoire parallèle - plus intime - de la musique. Bon, rappelons quand même que l'album suivant, "Ram", construit avec plus d'ambition sur des bases similaires, allait s'avérer l'un des tous meilleurs de la discographie des Beatles, ensemble et séparément.


Turn Blue
Turn Blue
Prix : EUR 9,99

4.0 étoiles sur 5 Un disque qui descend en pente douce..., 20 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Turn Blue (CD)
A une époque où tous les albums importants évoquent systématiquement des musiques déjà entendues, prouvant que l'ère du grand recyclage est définitivement arrivée, "Turn Blue" presente l'avantage non négligeable de ne guère sonner que comme un disque des Black Keys - détournés vers le Middle of the Road, certes - et de nous procurer un plaisir franc, celui de ne pas avoir à chercher des références à cette musique légère, ludique, gentiment séduisante. Des chansons blues/soul bien trempées dans la soupe pop, avec des mélodies accrocheuses, rapidement mémorisables, illuminées ça et là de solos de guitare flamboyants mais pertinents, et, partout, une délicieuse impression de plaisir pris par les musiciens autant que dispensé à l'auditeur : voilà aujourd'hui comment on peut résumer un album des "Black Keys". Les fans des premières heures du groupe pourront bien pester et rager, le reste de l'humanité ni verra probablement que du bien... si ce n'est que, indéniablement, "Turn Blue" est un disque qui descend en pente douce, depuis l'ouverture parfaite de "Weight Of Love", certainement l'un des grands morceaux de l'année, jusqu'à une conclusion assez minable ("Gotta Get Away") en rock stonien léthargique.


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20