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Contenu rédigé par Pokespagne
Classement des meilleurs critiques: 1.098
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Commentaires écrits par
Pokespagne "Pok" (São Paulo, Brésil)

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The Cautionary Tales of Mark Oliver Everett
The Cautionary Tales of Mark Oliver Everett
Prix : EUR 6,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Le bilan..., 14 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Cautionary Tales of Mark Oliver Everett (CD)
Voilà, la cinquantaine est là, et, avec elle, le besoin de faire le bilan se fait pressant. Bien entendu, Mark Oliver Everett étant un grand angoissé, un fondu de la dépression terminale, ce bilan ne va pas être bien folichon : tout a foutu le camp, mon brave, et E. se sent diablement coupable de tout cela. Des filles qu'il a trahies ou perdues, de sa famille qu'il n'a pas bien aimée, de sa vie qu'il n'a pas bien vécue. Des banalités, oui, certes, mais débitées avec cette sincérité un peu simpliste et pourtant déchirante qui a toujours caractérisé les meilleures productions de eels. Il donc facile de se laisser entraîner doucement dans cette morosité soyeuse, d'aimer ce disque pour sa déprime cotonneuse et finalement assez confortable, et ce d'autant, qu'à la fin, eh bien, Mark nous dit que cela lui a fait du bien, et qu'il est reparti pour un tour. Tant mieux pour toi, Bro ! Nous, on déplorera surtout que les mélodies de ces "Cautionary Tales" soient paresseuses, et que ce nouvel album de eels se distingue difficilement de plusieurs de ses prédécesseurs, au spleen assez identique.


Strange Weather
Strange Weather
Prix : EUR 9,96

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un disque pour rien ?, 14 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Strange Weather (Album vinyle)
On aime Anna Calvi pour beaucoup de choses, et aussi parce qu'elle est aussi fan de musique que nous. Du coup, Anna adore reprendre des artistes, célébrissimes ou plus confidentiels, et surtout des chansons, aux quelles elle essaie toujours de rendre hommage, avec sincérité et enthousiasme. Cet EP de cinq titres, tous des reprises, n'est donc en aucune sorte une surprise, si ce n'est malgré tout en ce qu'on en espérait un peu plus : plus d'audace, plus d'originalité, plus de passion. Deux titres introspectifs et mystérieux d'entrée de jeu, suivis par un court flash rock'n'roll (Gene Vincent meets Suicide) qui nous file le grand frisson avant de tourner court, et puis ce "Starnge Weather" magistral, émouvant, avec la caution du grand David Byrne, avant une conclusion trop sage, puisque l'immense "Lady Grinning Soul" de Bowie sera respecté "à la lettre", malheureusement. Bilan : un disque pour rien, un EP certes très agréable, magnifiquement chanté par une Anna qui domine son sujet, mais avec si peu de guitare que c'en est presque désolant.


Californication - Saison 6
Californication - Saison 6
DVD ~ David Duchovny
Prix : EUR 29,26

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 La saison de trop ?, 12 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Californication - Saison 6 (DVD)
La fin de la cinquième saison aurait pu être une conclusion idéale à une série qui ressasse les mêmes idées (pas stupides, certes) et le même humour (qui en irrite certains, mais est quand même assez irrésistible, avouons-le, avec ce mélange de grossièreté et de finesse difficile à atteindre, sans même parler de maintenir le niveau aussi longtemps) depuis 2007. Malheureusement, cette saison 6 existe, et elle démarre horriblement mal, avec notre cher Hank au plus bas (ce qui n'est ni drôle, ni même touchant, juste ennuyeux), avant d'explorer un autre univers, celui du Rock des dinosaures cocaïnés (Marilyn Manson est là, assez pathétique, mais heureusement Steve Jones fait le taff en road manager irrascible). La caricature, pour être drôle, est cependant par trop grossière pour tenir la route pendant 12 épisodes, et on frôle régulièrement la consternation, malgré quelques scènes réussies : cette fois, c'est le voyage en avion privé qui remporte la palme du meilleur hommage à Blake Edwards... Le pire est quand même que, dans leur affreuse logique de "non-évolution" des personnages, les scénaristes loupent cette fois la sortie de Hank, qui refuse contre toute logique un avenir pour une fois lumineux (Faith la bien nommée, meilleur personnage féminin de la série depuis longtemps...) pour retomber dans son éternelle culpabilité de mauvais (ex) mari et mauvais père. Une fin catastrophique qui anihile dans notre mémoire les quelques explosions délirantes (too much, too much) qui nous avaient permis de supporter cette saison "de trop".
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 24, 2014 10:03 AM CET


Les Petits Riens de Lewis Trondheim T6 - Deux ou trois mois d'éternité
Les Petits Riens de Lewis Trondheim T6 - Deux ou trois mois d'éternité
par Lewis Trondheim
Edition : Broché
Prix : EUR 12,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 L'essence de nos vies..., 12 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Petits Riens de Lewis Trondheim T6 - Deux ou trois mois d'éternité (Broché)
Au sixième tome des "Petits Riens", le lecteur aurait parfaitement le droit de se lasser de ces chroniques du "pas grand chose" que Trondheim nous offre avec une régularité que l'on imagine découlant du remplissage régulier de ses carnets de croquis qui l'accompagnent visiblement partout. Si ce n'est pas le cas, c'est évidemment parce que ces petites choses sont ce qui reste vraiment de nos vies, ou mieux encore, constituent notre essence, bien plus que les grands événements qui font les romans ou les films, ou les grands drames, heureusement rares dans la vie de l'homme occidental. Depuis quelque temps (on se souvient que le thème du cinquième tome était justement les voyages...), Trondheim pimente en outre le récit de sa vie de couple, de père et de "professionnel de la BD", par des instantanés de ses nombreux voyages autour du monde. Mais là aussi, il s'attache avant tout aux micro-détails, aux sensations ténues, offrant pourtant un faisceau de points de vue pertinents sur les pays visités (évidemment, on est plus touché quand on connaît soi même les pays visités : ici, quelques jolies pages sur Buenos Aires ou sur le Brésil enchanteront ceux qui vivent en Amérique du Sud ! On appréciera le soin croissant avec lequel Trondheim dessine des lieux, des oeuvres d'art, des objets, en de belles pages qui ponctuent allègrement ce nouveau carnet, qui est une parfaite réussite... comme toujours !


Walking Dead, Tome 6 : Vengeance
Walking Dead, Tome 6 : Vengeance
par Robert Kirkman
Edition : Broché
Prix : EUR 13,95

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La disparition de notre humanité, 1 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Walking Dead, Tome 6 : Vengeance (Broché)
Sans doute faut-il que l'intrigue du comic book soit le plus distante possible de celle de la série TV (que j'ai malheureusement vue avant de lire les livres) pour que l'esprit puisse se libérer de l'épuisant jeu des comparaisons, et que l'on puisse mieux savourer l'oeuvre de Kirkman et Adlard... Ce sixième tome de la saga "Walking Dead" m'a semblé du coup l'un des plus intéressants à date, grâce à deux moments-clé (pas vraiment présents dans la série TV, ou du moins bien différents) vraiment forts : d'abord cette "fameuse" scène où Michonne torture le Governor de manière pour le moins extrême, et ensuite l'exécution du "traître" Rodriguez... Deux moments où les héros de la série sont clairement "au delà" des limites généralement admises, et donc deviennent réellement intéressants, et ce d'autant plus que leurs actes questionnent l'humanité du lecteur, qui doit se positionner moralement (ou pas) par rapport à ces excès. On espère donc que la saga continuera dans cette direction passionnante, qui exploite (enfin) pleinement le potentiel du thème fondamental de "Walking Dead", la disparition - ou pas - de ce qui fait notre humanité face à la situation la plus extrême qui soit, l'anéantissement de l'organisation sociale.

PS: Rien de neuf toujours par contre du côté graphique, le point faible du comic.


Lost in the Dream
Lost in the Dream
Prix : EUR 13,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Shut Up and Drive !, 1 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lost in the Dream (CD)
Liquidons tout de suite les sujets qui fâchent : pour aimer vraiment ce "Lost In The Dream", il faut sans doute n'avoir jamais entendu ni Bob Dylan ni Bruce Springsteen. Éviter de qualifier The War on Drugs de Dire Straits alternatif. Ne pas comparer la voix de Adam Granduciel avec celle de Stephan Eicher... Il faut oublier toutes ces références qui empoisonnent tant de disques de nos jours, et glisser ce CD dans le lecteur de la voiture, vider son esprit et essayer de rouler une bonne partie de la nuit à vitesse moyenne sur des échangeurs illuminés par des néons orange, en attendant une pluie qui ne viendra pas (si l'orage éclate, je recommande toujours de passer aux "Riders On the Storm" des Doors, imbattable !). Il faut revenir à une manière plus simple d'écouter notre vieille musique usée par les années (le Rock a 60 ans, déjà !), simplement pour le plaisir simple des sensations les plus élémentaires, que ce disque qui n'a peur de rien, et surtout pas du ridicule, illustre parfaitement. Engourdissement lié au sommeil, dérive dans des rêves soyeux, sourdes montées d'angoisse, puis relâchement progressif des nerfs. Et on repart pour une cavalcade presque héroïque qui donne envie d'enfoncer la pédale d'accélérateur. Et les vieux réflexes reviennent. Comme en 1974... au hasard. Born to Run ? Pitié, pitié, soyons tous amnésiques ce soir, le temps d'un disque. Nous l'avons bien mérité, non ? Shut Up and Drive !


Terriens
Terriens
Prix : EUR 19,00

4.0 étoiles sur 5 Des guitares !, 1 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Terriens (CD)
Se fatiguerait-on des Têtes Raides, après tant d'années d'excellence ? En tout cas, Christian Olivier était sans doute fatigué, lui, de la (superbe) formule "anarchie + accordéon" - qui nous a encore donné, il y a un an, le puissant "Corps de Mots". Pour "les Terriens", c'est décidé, ce sera plus direct, plus pop, plus "consumer friendly", avec des guitares électriques en avant, et même du rockabilly gras du bide. Et forcément, même si les Têtes Raides d'hier commençaient à tourner en rond, on ouvre de grands yeux et on fait un peu la gueule devant ce nouveau genre qui ne craint plus l'évidence, pour ne pas dire la banalité. Et, forcément, là où on accroche le plus, c'est quand l'accordéon repointe son nez, quand les vieilles habitudes du "surréalisme poétique" d'hier ressurgissent au détour d'une valse lente qui nous emballe à nouveau, comme au tout premier jour. On se rend compte au fil des écoutes qu'on les aime encore, ces Têtes Raides qui nous baladent encore là où elles veulent, que ce soit sur le fil du rasoir ou au milieu de la route.


Poussière tu seras
Poussière tu seras
par Sam Millar
Edition : Broché
Prix : EUR 6,60

3.0 étoiles sur 5 Le fantôme d'un grand polar..., 1 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Poussière tu seras (Broché)
Il y a dans "Poussière tu Seras" tous les éléments d'un grand polar, ou plutôt "Poussière tu Seras" est le fantôme d'un grand polar. Avec un sujet fort - l'impact sur une ville irlandaise, deux decennies plus tard, de l'horreur vécue par des enfants dans un orphelinat abandonné par la bonne société et la justice -, des personnages profonds et complexes - je pense à la magnifique description de la relation sado masochiste au sein du couple de meurtriers -, et surtout une atmosphère originale que devrait lui envier la majorité des thrillers américains qui recyclent depuis longtemps les idées de quelques pionniers, dans la littérature comme au cinéma. Il y a en plus un vrai style d'écriture, direct, urgent, mais jamais simpliste. Pourtant, quelque chose manque, on a l'impression de passer à côté de tout un tas de choses capitales que Millar n'a pas pris la peine de nous conter. Ce n'est pas seulement une incroyable ellipse au milieu du livre - stylistiquement impeccable mais narrativement maladroite - qui nous prive d'une scène émotionnellement importante, mais aussi la manière dont Millar court circuite l'enquête de son personnage principal, lui permet l'accès à la solution de l'énigme complexe qu'il affronte sans aucun effort. Comme si tout cela allait de soi, alors que justement, le sujet de "Poussière tu seras" est beau parcequ'il échappe aux lieux communs. .. Finalement, c'est comme si Millar était pressé d'en arriver à la fin de son histoire, et n'avait plu l'énergie nécessaire pour affronter toutes les circonvolutions qu'il avait prévues au départ. Certes, cela nous change des auteurs qui "tirent" à la ligne, mais ça reste diablement frustrant !


300 : la naissance d'un empire [Blu-ray + Copie digitale]
300 : la naissance d'un empire [Blu-ray + Copie digitale]
DVD ~ Sullivan Stapleton
Prix : EUR 14,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Honorable..., 31 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : 300 : la naissance d'un empire [Blu-ray + Copie digitale] (Blu-ray)
Je n'avais pas beaucoup aimé "300" lors de sa sortie, et voilà que je me retrouve, 7 ans plus tard, séduit par ce "sequel" qui reprend pourtant pas mal des - étranges -principes du premier : l'image ultra-pompière aux couleurs artificielles, les ralentis saccadés, l'imagerie crypto fasciste (et crypto gay) du péplum le plus bourrin, l'idéologie néo-con et anti-Irak /Iran servie sur un plateau via des tirades guerrières débitées par des acteurs de seconde zone... Et pourtant, quelque chose me semble avoir bougé, qui fait qu'on se retrouve cette fois du côté du cinéma plutôt que du video game... Un vrai scénario, assez intéressant dans la manière dont il revisite le thème classique de David contre Goliath en l'agrėmentant d'un jeu de désir et haine entre Thémistocle et Artémise (excellente Eva Green, soit dit en passant, qui crée un beau personnage de "méchant", ce qui est toujours un vrai moteur pour un film, on le sait depuis Hitchcock) ; un filmage et un montage plus "classiques", qui permettent cette fois un peu plus d'identification aux personnages ; et même un contexte historique plus développé qui semble du coup moins caricatural... et finalement bien aussi vraisemblable que dans n'importe quel blockbuster hollywoodien moyen. Bref, "300 : La Naissance d'un Empire" me paraît une adaptation tout-à-fait honorable de l'univers de Frank Miller, avec tous les atouts d'une adaptation "grand spectacle" à la sauce digitale de cette histoire grecque qui nous aura tous, un jour, fait rêver... Pas si mal...


Sunbathing Animals
Sunbathing Animals
Prix : EUR 11,99

4.0 étoiles sur 5 Parquet Courts est là pour rester !, 31 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sunbathing Animals (CD)
"Sunbathing Animal", c'est finalement très simple à expliquer : Parquet Courts a réalisé un album de rock new yorkais, sans doute le seul digne de ce nom - enfin, digne des chefs d'oeuvre que la Grosse Pomme a déjà inspirés aux meilleurs rockers - depuis l'apparition des Strokes et leur "Is This It". Sauf que là, on est dans l'héritage direct du Velvet du premier album (rythmique primitive, son qui grince, voix qui provoque, exsudant l'ennui et le mépris) et de Television (ces guitares qui s'entrelacent, tout à la fois mécaniques et sensuelles), voire de Sonic Youth pour le final shoegaze : un héritage plutôt "intello" donc, des références voyantes, un tantinet envahissantes même, mais au moins crânement assumées par le combo texan, qui entend bien enterrer sa réputation de petits punks pas trop finauds. Tout en restant suffisamment excitant pour les accros du pogo (un titre sur deux, en moyenne), "Sunbathing Animal" est un délicieux voyage au sein de l'un des courants musicaux les plus importants de l'histoire du Rock, mi madeleine de Proust (tous ces souvenirs !), mi déclaration d'intention : les textes des chansons, complexes, ambitieux, confèrent une gravité originale à un album qui ne se révèle que progressivement. Le message est clair, Parquet Courts est là pour rester.


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