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Contenu rédigé par Pokespagne
Classement des meilleurs critiques: 1.238
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Commentaires écrits par
Pokespagne "Pok" (São Paulo, Brésil)

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99 Homes [Blu-ray]
99 Homes [Blu-ray]
DVD ~ Andrew Garfield
Prix : EUR 19,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 99 personnes sur 100, 7 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : 99 Homes [Blu-ray] (Blu-ray)
"99 Homes" commence formidablement bien, et s'annonce comme une claque incroyable : description tendue et intense du programme d'éviction des mauvais payeurs de leurs maison suite à la crise des subprimes, il nous offre une poignée de scènes scotchantes, mémorables, avec l'excellentissime Michael Shannon en suppôt du Diable (les banques), ou c'est tout du moins ce que l'on pense d'abord. L'intelligence du film de Ramin Bahrani, c'est de ne pas en rester là, et de montrer à travers le parcours de l'une des victimes du "système", qui, pour survivre, passe de l'autre côté de la barrière, que rien n'est vraiment noir et blanc : le dilemme moral est clair, chacun est alors devant ses choix, profiter du système impitoyable pour pouvoir au moins survivre, voire même s'enrichir, ou faire partie des "99 personnes sur 100 qui n'arriveront pas à monter à bord de l'arche quand le déluge commencera" (la plus belle scène du film, avec un Shannon hallucinant). Malheureusement, il y a à mi-parcours un moment où le film s'affaiblit, où le spectateur décroche : la faute à la construction narrative, pas tout-à-fait assez prenante ? A une certaine timidité au final dans la remise en question des valeurs sacrées de la société américaine ? A l'absence d'une mise en scène notable (on est dans les poncifs habituels du cinéma US, avec une musique omniprésente qui tape sur les nerfs) ? Au manque de charisme d'Andrew Garfield, tout juste adéquat pour un rôle qui aurait mérité un acteur plus complexe ? Le film se termine un peu en demi-teinte, malgré la logique de sa conclusion, terriblement pessimiste. Vu l'importance du sujet, on aurait aimé que "99 Homes" soit une réussite totale.


Les Délices de Tokyo
Les Délices de Tokyo
DVD ~ Kirin Kiki
Prix : EUR 19,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le goût de la pâte de haricots rouges, 6 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Délices de Tokyo (DVD)
Naomi Kawase a changé, a abandonné beaucoup de sa singularité : on perd clairement une certaine aspérité, un sentiment de travail "artistique" provocateur, enthousiasmant parfois, rebutant aussi éventuellement. "An" se situe plutôt du côté du cinéma intimiste, apaisé de Kore-eda, ce qui en soit n'est pas un mal - plutôt une garantie de plaisirs raffinés et d'émotions subtiles - même si pointe ça et là la menace d'un certain conformisme cinématographique. "An" nous narre la rencontre de trois êtres en souffrance, pour des raisons bien différentes (l'une, la lèpre et le rejet qu'elle engendre, étant le vecteur le plus original du film), et qui apprendront - au moins un peu - à se réconcilier avec eux même, et avec la vie en général. Les plus beaux moments sont plutôt dans la première partie du film, entre la sublime floraison des cerisiers et les scènes de cuisine réellement magiques. La seconde partie de "An" frise le mélo conventionnel, et pourra en irriter plus d'un : difficile quand même de ne pas verser quelques larmes, en particulier sur la très belle dernière scène. Il n'y a pas de honte à ça !


Marguerite
Marguerite
DVD ~ Catherine Frot
Proposé par sandranne77
Prix : EUR 14,00

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 La voix de la passion, 4 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marguerite (DVD)
Voici un film que je n'aurais pas cru aimer, tant je suis normalement réfractaire à ce genre de cinéma propre sur lui et largement confié aux soins des décorateurs. Il faut néanmoins admettre qu'il se passe quelque chose de l'ordre du Cinéma - du vrai - dans "Marguerite", même si, bien sûr, Giannoli gâche tout à trop tirer sur la ficelle, à allonger son film plus qu'il n'est raisonnable, à multiplier personnages et intrigues secondaires, et surtout à effectuer sur la fin un virage surprenant et inutile vers les clichés de la folie, qui défait la construction - jusque là fort intelligente - d'une illusion bouleversante entretenue tour à tour par l'hypocrisie de tous (le côté satirique du film) et par l'affection de quelques uns (son côté, plus discutable, "feelgood" à l'américaine). Qui trop embrasse mal étreint : un format plus court, avec un scénario plus obstiné à creuser le passionnant sillon de la passion et de l'incompétence, de l'illusion et de sa puissance, aurait pu faire de "Marguerite" un vrai grand film. Ceci dit, il faut également souligner que ces moments de "vrai cinéma" mentionnés plus haut sont la plupart du temps redevable au talent de Catherine Frot, bouleversante d'enthousiasme et de passion. Finalement, ce n'est pas si mal...


Hunger Games - La Révolte : Partie 2
Hunger Games - La Révolte : Partie 2
DVD ~ Jennifer Lawrence
Prix : EUR 17,99

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Meet the New Boss..., 4 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hunger Games - La Révolte : Partie 2 (DVD)
Vous souvenez-vous : "Meet the new boss / Same as the old boss" ? Cette célèbre phrase de "Won't get fooled again" par laquelle Townshend regrettait (?) l'inutilité des révolutions ? Eh bien il ne connaissait pas encore Katniss, l'héroïne de "Hunger Games" capable de rendre la révolution au peuple d'une seule flèche ! Bon, ce dernier volet d'une franchise, qui n'était pas trop mal partie avant de s'abîmer à cause de scénarios de plus en plus mal écrits (incohérents, invraisemblables, et surtout fastidieux), est bien plus regardable que son épouvantable prédécesseur : on a donc droit, en sus du désormais habituel blabla sur la société du spectacle et sur le bon usage de la propagande, à un point de vue pas trop stupide sur la confiscation de la révolte populaire par les politiciens. Un embryon de réflexion honorable évidemment gâché par un happy end au redoutable conformisme : la rebelle abandonne son arc et son carquois pour le biberon et les couches, et le monde autour d'elle resplendit d'un coup sous le soleil. Il n'y a toujours en fait qu'une seule vraie bonne raison d'investir son temps dans "Hunger Games" : Jennifer Lawrence, actrice caméléon furieusement fascinante quoi qu'elle fasse, même dans un personnage aussi paradoxal. Car, même réduite à une image, un slogan, même manipulée par des politiciens et des militaires bien plus malins qu'elle, elle continue à incarner à nos yeux une forme de féminisme moderne, terriblement attirant en plus. Comme quoi, il n'y a pas eu erreur de casting !


Non-Stop
Non-Stop
DVD ~ Liam Neeson
Proposé par MEDIAZONE
Prix : EUR 7,30

2.0 étoiles sur 5 Patatras !, 2 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Non-Stop (DVD)
Pendant une petite heure, on croit que la malédiction (lucbessonienne ?) des "Liam Neeson movies" est enfin vaincue, que Jaume Collet-Serra va enfin réaliser le bon film après lequel il court depuis ses (tristes) débuts. On marche à fond dans cet suspense façon Agatha Christie dans l'espace confiné d'un vol transatlantique, on croit à ce mystérieux manipulateur qui fait tourner Liam chèvre, on exulte devant le piège qui se referme et oblige du coup l'acteur à JOUER de nouveau (on avait oublié que Liam Neeson était un bon acteur, avant de se mettre à distribuer des baffes…). Et puis, patatras, un rebondissement du scénario plus loin, le château de carte vacille avant de s'effondrer dans une dernière partie aussi peu intelligente que vaine : la machination ne tient pas de debout, on se met à sortir les poings puis les flingues, on finit même dans le délire total typique des pires blockbusters, avec un beau crash aérien digital et invraisemblable, et des bons sentiments à la pelle, épuisant tout le crédit que "Non-Stop" avait patiemment accumulé jusque là. C'est franchement dommage, Jaume : on y a vraiment cru !


The Waiting Room CD standard
The Waiting Room CD standard
Prix : EUR 16,99

4.0 étoiles sur 5 Beautiful losers, 2 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Waiting Room CD standard (CD)
Allez, on va attirer le chaland en disant que "The Waiting Room" est le meilleur album de Tindersticks depuis leur trilogie initiale. Et puis, on en remettra une couche en affirmant à qui veut l'entendre que, réduit au 5 premiers morceaux, auquel on ajouterait "We are Dreamers!" (suffoquant), on a entre les mains le meilleur mini-LP de 2016 (à date, certes, mais quand même...). Stuart Staples fait son Stuart Staples mieux que jamais : crooner à bout de souffle et bout de nerfs, épuisé d'avance par tout ce romantisme noir qui l'étouffe, il a de nouveaux des tressaillement, des tressautements peut-être, qui ramènent ci et là dans la musique de Tindersticks une tension qui l'avait désertée depuis longtemps. Les mélodies sont magnifiques, l'orchestration est divine de subtilité, il y a des dérapages vers des rythmes funky / africains ("Help Yourself") qu'on n'avait pas vu venir. Il y a un duo incroyable avec un spectre ("Hey Lucinda"), dont on espère que l'éthique ne nous interdit pas de l'adorer, parce que ça serait dommage. Heureusement (hein ?), "The Waiting Room" ne révolutionnera pas nos priorités, nos amours et nos certitudes en cette année 2016, parce qu'on s'y fait sévèrement suer dans sa deuxième partie (hormis sur "We are Dreamers!", donc : une décharge électro-sentimentale), et que Staples et ses Tindersticks ont bien entendu, une fois encore, l'élégance ultime des beautiful losers : foirer un album qu'on jugeait infoirable.

PS : Sinon, excusez-moi, je n'ai pas acheté la version avec les films : je préfère écouter la bonne musique les yeux fermés.


Le Congrès
Le Congrès
DVD ~ Danny Huston
Prix : EUR 9,99

3.0 étoiles sur 5 40 minutes d'un film parfait, 1 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Congrès (DVD)
Il est facile de décrire "le Congrès" à quelqu'un qui ne l'aurait pas vu : 40 minutes d'un film parfait, une sorte de moyen métrage captivant, partant d'une idée certes classique - la substitution grâce aux progrès de la technologie des acteurs - inconstants, erratiques, pire : vieillissants - par leur image "scannée" pour le plus grand bénéfice de l'industrie du spectacle - pour nous montrer un duo d'acteurs (des vrais - au sommet de leur Art), Robin Wright et Harvey Keitel, filmés avec justesse, avec une attention totale par un Ari Folman qu'on n'aurait jamais imaginé si bon metteur en scène. 40 minutes de fascination, d'intelligence et de plaisir. Ensuite, quitter la salle ou appuyer sur la touche "stop" du lecteur. L'heure et quelques qui reste n'existe pas. N'aurait jamais dû exister. Nous n'en parlerons que pour être exhaustifs : un galimatias infect et soporifique de thèmes de SF abscons et banals à la fois (pourtant signés a priori Stanislaw Lem, un auteur russe à la bonne réputation), sans rapport avec la première partie du film d'ailleurs, et représentés dans un univers graphique d'une laideur consternante, combinant une imagerie "cartoons des années 40" avec une ambiance psychédélique aussi kitsch que toxique. Et une conclusion WTF, comme on dit aujourd'hui, pour faire paraître le tout plus intelligent que ça ne l'était vraiment. Mettons-nous d'accord que seules les 40 premières du "Congrès" ont jamais existé, OK ?


Tabou
Tabou
DVD ~ Teresa Madruga
Prix : EUR 23,90

4.0 étoiles sur 5 Enchantement et désillusion, 31 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tabou (DVD)
Il est difficile de qualifier l'enchantement qui nous saisit à la vision du prologue (l'explorateur au cœur brisé, le crocodile et le fantôme) et du segment "Paraiso" (la folle histoire d'amour adultère, le crime et le crocodile - encore) de "Tabu", sans aller rechercher la magie éternelle du cinéma des origines, muet (mais ici, sonore, c'est important) et en noir et blanc, sans invoquer les mânes de Murnau, cité directement à travers le titre du film de Miguel Gomes. Mais ce serait réduire une œuvre d'art follement ambitieuse au même niveau que le travail formaliste d'un "The Artist", par exemple, et passer à côté de l'essentiel de la démarche de Gomes. Il faut plutôt se pencher sur le chapitre le plus "ingrat" - "Paraiso Perdido", auquel on reproche souvent d'être ennuyeux - pour comprendre le programme du film : ni plus ni moins que chroniquer l'histoire (coloniale) de son pays et l'histoire individuelle de nos passions, et montrer comment les années qui passent réduisent nos enchantements en cendres, comment l'amère désillusion de la vieillesse nous prive de tout ce que nous avons aimé, et en premier lieu de notre puissance. Puissance coloniale, dont notre inconstance a elle-même provoqué la disparition, puissance sexuelle et amoureuse que nous avons perdue par notre folie, tout se mêle dans une défaite individuelle et sociétale à la fois. Mais Gomes a la générosité de raconter son histoire à rebours, de laisser les fantômes romanesques et les crocodiles cruels percer le voile de la réalité froide, mécanique, de notre vieillissement, pour nous rendre à nouveau témoins pendant cinquante minutes merveilleuses de nos pouvoirs envolés. Même un peu déréalisés, même un peu ridiculisés par un bel humour absurde. Et ça, c'est un cadeau magnifique.


Inside Llewyn Davis
Inside Llewyn Davis
DVD ~ Oscar Isaac
Prix : EUR 9,99

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un équilibre précieux, 28 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inside Llewyn Davis (DVD)
J'ai beaucoup tardé à voir "Inside Llewyn Davis", peu attiré par son thème (les perdants - qui me semblait a priori redondant dans l'œuvre des Frères Coen) et par son cadre (la scène folk du Village, au début des années 60, dont il y a, à mon avis, très peu de choses intéressantes à retenir, hormis l'émergence de Bob Dylan, d'ailleurs ici intelligemment annoncée dans une conclusion qui condamne définitivement Llewyn Davis à l'anonymat). C'était clairement une erreur, tant ce film se place parmi les meilleurs des deux frères, grâce à que sorte de clarté métaphysique qui le range très près de "No Country for Old Men" et une précision empathique du regard qui rappelle cette autre merveille qu'est "A Serious Man". Pas d'ironie surplombante vis-à-vis de ce champion de la "lose", heureusement : on peut même trouver un peu de tendresse dans la description dépressive de rêves irrémédiablement perdus au fil de l'Histoire, mais aussi du temps qui passe, tout simplement. "Inside Llewyn Davis" nous fait heureusement aussi rire - comme lors de l'épisode délirant de la rencontre avec un John Goodman toujours impressionnant -, mais jamais au détriment de son triste "héros", même si ce dernier, fabuleusement interprété par Oscar Isaac, alors presque inconnu, est également dépeint comme largement responsable de sa déveine : c'est cet équilibre précieux qui fait du film une étonnante réussite, et lui permet de transcender cette absolue perfection stylistique qui risquait de lui conférer le statut étouffant d'œuvre formaliste.


Brothers [VINYL]
Brothers [VINYL]
Prix : EUR 18,58

4.0 étoiles sur 5 Dans la boue et sous le soleil, 27 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brothers [VINYL] (Album vinyle)
Album ayant permis l'accession des Black Keys au succès international, "Brothers" peut souffrir a posteriori de sa position "entre deux" : plus tout-à-fait la rugosité lo-fi et la crédibilité blues des débuts mal peignés du duo, mais pas encore la brillance pop de l'enthousiasmant "El Camino". Il faudra donc plusieurs écoutes à qui le découvre a posteriori pour tomber sous le charme d'un album un peu trop long (cinq titres de moins, et on pouvait parler de véritable "classique"), mais quand même bourré jusqu'à la gueule de morceaux brûlants, funky, blues ou soul régulièrement irrésistibles : "Everlasting Light", "Next Girl", "Tighten Up", "The Only One", "Sinister Kid", etc., les Black Keys enfilent les perles dans la boue et sous le soleil éternel d'un Sud qui semble tout droit sorti de nos souvenirs des sixties. Bien sûr, un peu d'attention permet de déceler très vite ce qui, derrière l'apparence rugueuse, brute, des chansons, relève d'une production excessivement maligne et surtout diablement efficace. Cet album qui dispense tant de plaisirs en apparence simples est en fait une machine de guerre.


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