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Contenu rédigé par Pokespagne
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Commentaires écrits par
Pokespagne "Pok" (São Paulo, Brésil)

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Twin Peaks - L'intégrale Série TV + Film 10 Blu-ray [Intégrale Prestige Blu-ray]
Twin Peaks - L'intégrale Série TV + Film 10 Blu-ray [Intégrale Prestige Blu-ray]
DVD ~ Kyle MacLachlan
Prix : EUR 69,99

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Culte, 27 août 2014
"Twin Peaks", cet objet non identifié (qualifié lors de sa première diffusion par la critique US de "jamais vu sur Terre") est avant tout une vraie oeuvre - au sens artistique - de David Lynch : le fameux "pilote" et le troisième épisode, qui contient la scène mythique de la chambre rouge, réalisés par lui, font partie des tous meilleurs "films" de celui-ci, avec leur construction mentale déroutante et distanciée, et un mélange hautement toxique - mais électrisant - d'humour décalé et d'étrangeté vénéneuse. Dans "Twin Peaks", tout se passe comme si rien ni personne n'étaient "vrai", et, si l'on découvre finalement une vérité, il sera toujours trop tard, le mal (Mal ?) sera fait. À Twin Peaks, c'est la face cachée de l'humanité qui est mise au jour, car, derrière une apparence irréprochable, chacun recèle une part d'abjection, de vilenie, d'ignominie, de honte et de dépravation. Pour adorer "Twin Peaks" (c'est notre cas), il faut bien sûr avoir envie de jouer plutôt que de réfléchir, de ressentir plutôt que comprendre : c'est à cette condition que cette visite somnambulique - et souvent hilarante, répétons-le - menée par l'inoubliable agent Dale Cooper deviendra un véritable "culte".

PS: A noter l'extraordinaire qualité de cette réédition Blu-Ray, qui nous permet de voir "Twin Peaks" comme nous ne l'avions jamais vu auparavant !


La Nueve - Les Républicains espagnols qui ont libéré Paris
La Nueve - Les Républicains espagnols qui ont libéré Paris
par Paco Roca
Edition : Cartonné
Prix : EUR 29,95

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Loin du chef d'oeuvre espéré, 27 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Nueve - Les Républicains espagnols qui ont libéré Paris (Cartonné)
On aimerait ne pouvoir dire que du bien de "la Nueve", tant son sujet - le parcours des républicains espagnols chassés de leur pays par la victoire du franquisme, et leur rôle dans la libération de la France - est original, et pourtant important dans le contexte d'amnésie générale (et sélective : "Vae Victis !") qui caractérise notre époque. Malheureusement, et objectivement, les défauts du - gros - livre de Paco Roca sont réels : d'abord, il y a ce manque de caractérisation graphique des personnages, qui fait que l'on a beaucoup de mal à suivre l'action et l'évolution de chacun au milieu du chaos continuel des combats et des changements politiques... d'où un côté presque fastidieux de la lecture de nombreux chapitres de la "Nueve" (les chapitres "africains" en particulier), où l'on se sent peu "impliqué" émotionnellement. Ensuite, et c'est sans doute plus grave, l'ambiguïté fondamentale du procédé : au final, s' agit-il ici de véritables mémoires d'un personnage réel, de souvenirs recueillis par l'auteur / interviewer mis en scène dans les scènes contemporaines qui accompagnent le récit -, soit un modèle qui a donné naissance à plusieurs chefs d'oeuvre de la BD "historique", on le sait -, ou au contraire d'une tentative de singer, voire de récupérer le capital de sympathie que ce procédé génère ? Le doute devient permis quand on tombe sur le "coup du destin" final, qui constitue d'ailleurs le couronnement remarquable du livre, avec le retour inattendu de la tragédie individuelle au sein de la tragédie collective qu'est la guerre : trop romanesque pour être vrai ? On sort en tous cas de "la Nueve" avec un mélange gênant d'admiration, d'ennui et de doutes. Bref, on est quand même assez loin du chef d'oeuvre qu'on aurait pu espérer.


Sun Structures
Sun Structures
Prix : EUR 6,99

Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Pour les amnésiques et tous ceux tombés de la dernière pluie..., 21 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sun Structures (CD)
Les amnésiques et tous ceux nés de la dernière pluie, sans parler des autres qui n'ont jamais fait l'effort d'explorer les arcanes de la pop music (eh oui, on disait comme ça, à l'époque) des années 60, devraient tenir avec "Sun Structures" l'un de leurs disques de l'année 2014 : mélodies efficaces, inventivité sonore redoutable, quelques accélérations et montées en puissance qui mettent le coeur en joie, c'est toute l'intelligence éternelle de la musique anglaise qui se déploie, et il est difficile de faire la fine bouche devant ce mini-festin musical. Pourtant, pourtant, tous ceux qui connaissent les Beatles circa 1967, le Pink Floyd de Syd Barrett, les Byrds des débuts, sentiront un vague - mais indiscutable - malaise devant cette re-création très, très lourde des codes du psychédélisme "classique". Du coup, ils se sentiront beaucoup moins indulgents : Temples a tout de la nouvelle "grande arnaque du rock'n'roll" dont les journalistes musicaux anglais raffolent : look impayable des musicos qui semblent sortir d'une machine à voyager dans le temps, pochette mi pipeau moyen-âgeux, mi Hypgnosis, et ces vieux flashbacks d'acide qui ont - malheureusement - tout du premier degré carnassier. Moi, personnellement, je préfère cent fois le petit jeu ironique auquel s'étaient livrés les Dukes of Stratosfear (XTC) : au moins on rigolait bien !


Kaiken
Kaiken
par Jean-Christophe Grangé
Edition : Poche
Prix : EUR 8,30

5.0 étoiles sur 5 Renaissance ?, 20 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kaiken (Poche)
Fidèle lecteur de Grangé depuis ses débuts (le choc des "Rivières Pourpres"), j'ai toujorus été assez critique par rapport à ce genre de littérature, pleine de ficelles, et flattant facilement les "bas instincts" de lecteur, à coup de scènes gore et de conspirations diaboliques un peu faciles. "Kaiken" m'a vraiment surpris, alors que je n'attendais plus une "renaissance" de la part d'un auteur qui vend de toute manière des wagons de bouquins. Ici, tout est à nouveau frais, avec une construction intéressante et originale du thriller avec deux histoires (l'une qui est déjà en phase finale lorsque le livre commence, l'autre qui ne démarre qu'à mi course) qui ne sont - et heureusement - aucunement liées, si ce n'est par leur thématique ; l'impact d'une génétique sexuelle "anormale" sur le comportement, et les dérives "monstrueuses" qui peuvent en résulter, principalement sous la pression sociale. Avec surtout, et c'est là le thème central du livre, celui qui m'a vraiment passionné en tant que fan, moi-même, d'une certaine tradition culturelle nippone, une passionnante analyse des illusions que le Japon distille auprès d'occidentaux pris entre fascination et incompréhension. Si l'on ajoute une peinture plutôt juste des tensions qui naissent au sein d'un couple et qui peuvent condire à la séparation, en dépit des sentiments, on a là un thriller atypique de Grangé, et tout simplement l'un de ses meilleurs livres.


McCartney - Edition Deluxe
McCartney - Edition Deluxe
Prix : EUR 94,90

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'album inaugural, 20 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : McCartney - Edition Deluxe (CD)
Album inaugural d'un long parcours solo avec des hauts (rares, mais notables) et des bas (fréquents, mais jamais vraiment honteux, quoi qu'on en ait pu dire à l'époque), "McCartney" n'est guère reconnu à sa juste valeur... alors qu'il suffit de le réécouter aujourd'hui pour réaliser -avec un indéniable plaisir - combien il reste "frais", vif, combinant, non sans une petite dose de magie purement "beatlesienne", des chansons un peu bâclées mais aux mélodies encore classiques ("That would be something", "Junk", "Teddy Boy", "Maybe I m Amazed") et une ambiance laid back, presque lofi. Dans ce contexte joueur, même les dérives McCartneyiennes typiques (vers la lourdeur ou la niaiserie...) s'intègrent avec bonheur au sein de ce projet "homemade" et bucolique, qu'il est tentant de considérer comme un grand bol d'air frais après le stress des ultimes années Beatles. McCartney a clairement désiré un premier album sans enjeu, comme un pied de nez à la célébrité et aux attentes énormes des fans, et le miracle est que, 45 ans plus tard, cet album s'avère l'une de ces mini-réussites quasi intemporelles qui constituent une sorte d'histoire parallèle - plus intime - de la musique. Bon, rappelons quand même que l'album suivant, "Ram", construit avec plus d'ambition sur des bases similaires, allait s'avérer l'un des tous meilleurs de la discographie des Beatles, ensemble et séparément.


Turn Blue
Turn Blue
Prix : EUR 9,99

4.0 étoiles sur 5 Un disque qui descend en pente douce..., 20 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Turn Blue (CD)
A une époque où tous les albums importants évoquent systématiquement des musiques déjà entendues, prouvant que l'ère du grand recyclage est définitivement arrivée, "Turn Blue" presente l'avantage non négligeable de ne guère sonner que comme un disque des Black Keys - détournés vers le Middle of the Road, certes - et de nous procurer un plaisir franc, celui de ne pas avoir à chercher des références à cette musique légère, ludique, gentiment séduisante. Des chansons blues/soul bien trempées dans la soupe pop, avec des mélodies accrocheuses, rapidement mémorisables, illuminées ça et là de solos de guitare flamboyants mais pertinents, et, partout, une délicieuse impression de plaisir pris par les musiciens autant que dispensé à l'auditeur : voilà aujourd'hui comment on peut résumer un album des "Black Keys". Les fans des premières heures du groupe pourront bien pester et rager, le reste de l'humanité ni verra probablement que du bien... si ce n'est que, indéniablement, "Turn Blue" est un disque qui descend en pente douce, depuis l'ouverture parfaite de "Weight Of Love", certainement l'un des grands morceaux de l'année, jusqu'à une conclusion assez minable ("Gotta Get Away") en rock stonien léthargique.


Luther - Saison 3
Luther - Saison 3
DVD ~ Idris Elba
Prix : EUR 14,99

3.0 étoiles sur 5 Débâcle, 18 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Luther - Saison 3 (DVD)
Cela arrive malheureusement avec toutes les séries, c'est juste tragique que, avec "Luther", la débâcle frappe aussi tôt, après seulement une dizaine d'épisodes. Déjà, il y a dans cette troisième - et espérons-le ultime - saison deux sujets qui ne sont pas tout-à-fait au niveau des précédents, même si le thème du vigilante relayé par les réseaux sociaux pouvait sembler prometteur, avant de s'enliser dans l'incohérence complète du dernier épisode. Ensuite, il y a cette "intrigue parallèle" (déjà LA faiblesse de la seconde saison), avec une enquête de la police des police, qui s'avère complètement grotesque, invraisemblable du début à la fin, torpillant totalement la crédibilité déjà bien mise à mal de la série. Enfin, il y a une sorte de dilution des "principes" de la série, qui nous semblaient forts, soit la marginalité du "copper" travaillé par ses démons (on le voit ici en pleine contradiction adopter la vision politiquement correcte de la justice, ce qui est certes louable, mais incohérent par rapport au parcours de John Luther), ainsi que cette noirceur choquante de l'univers dans lequel pataugent littéralement les enquêteurs, désormais bien affaiblie. On sera bien entendu ravis de la réapparition en "deus ex machina" de la fascinante Ruth Wilson, mais cela ne suffira définitivement pas à sauver cette triste conclusion d'une série qu'on a finalement grandement surestimée.


Luther - Series 2 [Import anglais]
Luther - Series 2 [Import anglais]
DVD ~ Idris Elba
Prix : EUR 9,56

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La création de psychopathes..., 14 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Luther - Series 2 [Import anglais] (DVD)
Il y a dans la (courte) seconde saison de "Luther" dix minutes qui justifient pleinement l'intérêt que l'on porte à cette série britannique atypique, et ce malgré ses nombreuses faiblesses (interprétation pas très convaincante en général, Idriss Elba en tête ; personnages pas très bien écrits, oscillant entre stéréotypes et originalité forcée ; grande faiblesse ici de la sous-intrigue franchement débile autour du personnage de Jenny Jones), c'est la très longue et très éprouvante scène d'ouverture de la seconde "histoire" - donc de l'épisode 3 -, qui synthétise tout ce qui nous fascine ici : la création de "psychopathes" tranchant radicalement sur les codes hollywoodiens et de ce fait de situations crédibles et réellement effrayantes, une mise en scène, une photographie et un montage cinématographiques, à la fois baroques et puissants, et au final, une formidable inscription de la série dans la réalité du Londres d'aujourd'hui (... un peu à l'image du travail effectué également dans "Sherlock" !). Pour des moments de ce noiveau-là, et il y en a d'autres au cours des 4 épisodes de cette saison, on est vraiment prêts à avaler pas mal de couleuvres, comme par exemple un final assez faible des deux intrigues, et - un peu mois acceptable nénamoins - l'effacement du formidable personnage d'Alice Morgan, qu'on espère voir revenir dans la troisième saison.


Billy Bat T11
Billy Bat T11
par Takashi Nagasaki
Edition : Broché
Prix : EUR 8,05

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Encore un tome excellent !, 12 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Billy Bat T11 (Broché)
Ce onzième tome de la saga "Billy Bat" se dévore encore plus vite que les précédents, Urasawa et Nagasaki ayant décidé, dans leur grande bonté, d'offrir à leurs fidèles lecteurs - quand même un peu déboussolés par les dérapages temporels et la multiplication infinie des personnages et des situations qui a caractérisé le manga jusqu'à présent - un recentrage sur le coeur du "mystère de la chauve souris" : nous allons enfin découvrir ici le secret du fameux rouleau que tout le monde recherche, voir ressurgir Billy des planches dessinées par Kevin (merveilleux moments où l'on voit "vivre" le travail de création du maga-kan), et surtout voir s'esquisser un semblant de structure dans l'écheveau de toutes les possibilités égrenées jusque là. Ouf !! Ceci dit, pas le temps de respirer, ça repart de plus belle, cette fois avec l'impressionnante apparition d'un mystérieux personnage entouré de chauves-souris (le syndrome "Ami", ou "Monster", qui est quand même l'une des choses que l'on adore chez Urasawa, non ?), et la promesse d'un voyage au Pays Basque, qui enchantera forcément les lecteurs français. Est-il utile de répéter, pour la nième fois, que l'art graphique et la narration d'Urasawa sont fantastiques, combinant lisibilité absolue, élégance divine, et dynamisme "cinématographique" ? Encore un tome excellent !


House of cards - Saison 2 DVD + DIGITAL Ultraviolet
House of cards - Saison 2 DVD + DIGITAL Ultraviolet
DVD ~ Kevin Spacey
Prix : EUR 9,99

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Toujours aussi passionnant !, 11 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : House of cards - Saison 2 DVD + DIGITAL Ultraviolet (DVD)
Assez différente de la première, la seconde saison de "House of Cards" marque un net retour vers les caractéristiques plus "classiques" de la série TV : une moindre prépondérance de la mise en scène, qui, si elle reste plutôt bonne (de nombreux épisodes sont signés par James Foley, d'autres par Jodie Foster par exemple), n'a plus l'excellence du travail de Fincher, et surtout la prolifération de l'intrigue se déployant désormais autour de personnages plus nombreux. Ces deux aspects expliquent un indiscutable affaiblissement formel de la série, mais, et c'est la très très bonne nouvelle de la saison, ne viennent pas dégrader l'intérêt que l'on peut lui porter. Car la description froide et minutieuse des manoeuvres impressionnantes aux quelles se livre le couple Underwood reste toute aussi stimulante, puissante et fascinante que dans la première saison, voire encore plus forte, au fil d'épisodes qui inscrivent mieux le récit au sein de la politique intérieure et extérieure des USA : le conflit économique avec la Chine et les négociations serrées avec les Républicains pour éviter le "freeze" des institutions sont les deux points - réels, ou du moins traités avec beaucoup de réalisme - autour desquels s'articule la stratégie de Frank Underwood, et grâce à cela, l'intrigue politique est de fait encore plus réussie. Un seul bémol en fait cette fois, l'incroyable maladresse d'une scène "sexuelle" au cours du onzième épisode, qui vient stupidement - et inutilement - détruire une grande partie de la fascination que le couple Underwood exerçait jusqu'alors sur le spectateur... un choix scénaristique pour le moins discutable.


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