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Contenu rédigé par Pokespagne
Classement des meilleurs critiques: 1.390
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Commentaires écrits par
Pokespagne "Pok" (São Paulo, Brésil)

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The Waiting Room CD standard
The Waiting Room CD standard
Prix : EUR 21,99

4.0 étoiles sur 5 Beautiful losers, 2 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Waiting Room CD standard (CD)
Allez, on va attirer le chaland en disant que "The Waiting Room" est le meilleur album de Tindersticks depuis leur trilogie initiale. Et puis, on en remettra une couche en affirmant à qui veut l'entendre que, réduit au 5 premiers morceaux, auquel on ajouterait "We are Dreamers!" (suffoquant), on a entre les mains le meilleur mini-LP de 2016 (à date, certes, mais quand même...). Stuart Staples fait son Stuart Staples mieux que jamais : crooner à bout de souffle et bout de nerfs, épuisé d'avance par tout ce romantisme noir qui l'étouffe, il a de nouveaux des tressaillement, des tressautements peut-être, qui ramènent ci et là dans la musique de Tindersticks une tension qui l'avait désertée depuis longtemps. Les mélodies sont magnifiques, l'orchestration est divine de subtilité, il y a des dérapages vers des rythmes funky / africains ("Help Yourself") qu'on n'avait pas vu venir. Il y a un duo incroyable avec un spectre ("Hey Lucinda"), dont on espère que l'éthique ne nous interdit pas de l'adorer, parce que ça serait dommage. Heureusement (hein ?), "The Waiting Room" ne révolutionnera pas nos priorités, nos amours et nos certitudes en cette année 2016, parce qu'on s'y fait sévèrement suer dans sa deuxième partie (hormis sur "We are Dreamers!", donc : une décharge électro-sentimentale), et que Staples et ses Tindersticks ont bien entendu, une fois encore, l'élégance ultime des beautiful losers : foirer un album qu'on jugeait infoirable.

PS : Sinon, excusez-moi, je n'ai pas acheté la version avec les films : je préfère écouter la bonne musique les yeux fermés.


Le Congrès
Le Congrès
DVD ~ Danny Huston
Prix : EUR 9,99

3.0 étoiles sur 5 40 minutes d'un film parfait, 1 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Congrès (DVD)
Il est facile de décrire "le Congrès" à quelqu'un qui ne l'aurait pas vu : 40 minutes d'un film parfait, une sorte de moyen métrage captivant, partant d'une idée certes classique - la substitution grâce aux progrès de la technologie des acteurs - inconstants, erratiques, pire : vieillissants - par leur image "scannée" pour le plus grand bénéfice de l'industrie du spectacle - pour nous montrer un duo d'acteurs (des vrais - au sommet de leur Art), Robin Wright et Harvey Keitel, filmés avec justesse, avec une attention totale par un Ari Folman qu'on n'aurait jamais imaginé si bon metteur en scène. 40 minutes de fascination, d'intelligence et de plaisir. Ensuite, quitter la salle ou appuyer sur la touche "stop" du lecteur. L'heure et quelques qui reste n'existe pas. N'aurait jamais dû exister. Nous n'en parlerons que pour être exhaustifs : un galimatias infect et soporifique de thèmes de SF abscons et banals à la fois (pourtant signés a priori Stanislaw Lem, un auteur russe à la bonne réputation), sans rapport avec la première partie du film d'ailleurs, et représentés dans un univers graphique d'une laideur consternante, combinant une imagerie "cartoons des années 40" avec une ambiance psychédélique aussi kitsch que toxique. Et une conclusion WTF, comme on dit aujourd'hui, pour faire paraître le tout plus intelligent que ça ne l'était vraiment. Mettons-nous d'accord que seules les 40 premières du "Congrès" ont jamais existé, OK ?


Tabou
Tabou
DVD ~ Teresa Madruga
Prix : EUR 26,00

4.0 étoiles sur 5 Enchantement et désillusion, 31 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tabou (DVD)
Il est difficile de qualifier l'enchantement qui nous saisit à la vision du prologue (l'explorateur au cœur brisé, le crocodile et le fantôme) et du segment "Paraiso" (la folle histoire d'amour adultère, le crime et le crocodile - encore) de "Tabu", sans aller rechercher la magie éternelle du cinéma des origines, muet (mais ici, sonore, c'est important) et en noir et blanc, sans invoquer les mânes de Murnau, cité directement à travers le titre du film de Miguel Gomes. Mais ce serait réduire une œuvre d'art follement ambitieuse au même niveau que le travail formaliste d'un "The Artist", par exemple, et passer à côté de l'essentiel de la démarche de Gomes. Il faut plutôt se pencher sur le chapitre le plus "ingrat" - "Paraiso Perdido", auquel on reproche souvent d'être ennuyeux - pour comprendre le programme du film : ni plus ni moins que chroniquer l'histoire (coloniale) de son pays et l'histoire individuelle de nos passions, et montrer comment les années qui passent réduisent nos enchantements en cendres, comment l'amère désillusion de la vieillesse nous prive de tout ce que nous avons aimé, et en premier lieu de notre puissance. Puissance coloniale, dont notre inconstance a elle-même provoqué la disparition, puissance sexuelle et amoureuse que nous avons perdue par notre folie, tout se mêle dans une défaite individuelle et sociétale à la fois. Mais Gomes a la générosité de raconter son histoire à rebours, de laisser les fantômes romanesques et les crocodiles cruels percer le voile de la réalité froide, mécanique, de notre vieillissement, pour nous rendre à nouveau témoins pendant cinquante minutes merveilleuses de nos pouvoirs envolés. Même un peu déréalisés, même un peu ridiculisés par un bel humour absurde. Et ça, c'est un cadeau magnifique.


Inside Llewyn Davis
Inside Llewyn Davis
DVD ~ Oscar Isaac
Prix : EUR 9,99

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un équilibre précieux, 28 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inside Llewyn Davis (DVD)
J'ai beaucoup tardé à voir "Inside Llewyn Davis", peu attiré par son thème (les perdants - qui me semblait a priori redondant dans l'œuvre des Frères Coen) et par son cadre (la scène folk du Village, au début des années 60, dont il y a, à mon avis, très peu de choses intéressantes à retenir, hormis l'émergence de Bob Dylan, d'ailleurs ici intelligemment annoncée dans une conclusion qui condamne définitivement Llewyn Davis à l'anonymat). C'était clairement une erreur, tant ce film se place parmi les meilleurs des deux frères, grâce à que sorte de clarté métaphysique qui le range très près de "No Country for Old Men" et une précision empathique du regard qui rappelle cette autre merveille qu'est "A Serious Man". Pas d'ironie surplombante vis-à-vis de ce champion de la "lose", heureusement : on peut même trouver un peu de tendresse dans la description dépressive de rêves irrémédiablement perdus au fil de l'Histoire, mais aussi du temps qui passe, tout simplement. "Inside Llewyn Davis" nous fait heureusement aussi rire - comme lors de l'épisode délirant de la rencontre avec un John Goodman toujours impressionnant -, mais jamais au détriment de son triste "héros", même si ce dernier, fabuleusement interprété par Oscar Isaac, alors presque inconnu, est également dépeint comme largement responsable de sa déveine : c'est cet équilibre précieux qui fait du film une étonnante réussite, et lui permet de transcender cette absolue perfection stylistique qui risquait de lui conférer le statut étouffant d'œuvre formaliste.


Brothers [VINYL]
Brothers [VINYL]
Prix : EUR 22,76

4.0 étoiles sur 5 Dans la boue et sous le soleil, 27 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brothers [VINYL] (Album vinyle)
Album ayant permis l'accession des Black Keys au succès international, "Brothers" peut souffrir a posteriori de sa position "entre deux" : plus tout-à-fait la rugosité lo-fi et la crédibilité blues des débuts mal peignés du duo, mais pas encore la brillance pop de l'enthousiasmant "El Camino". Il faudra donc plusieurs écoutes à qui le découvre a posteriori pour tomber sous le charme d'un album un peu trop long (cinq titres de moins, et on pouvait parler de véritable "classique"), mais quand même bourré jusqu'à la gueule de morceaux brûlants, funky, blues ou soul régulièrement irrésistibles : "Everlasting Light", "Next Girl", "Tighten Up", "The Only One", "Sinister Kid", etc., les Black Keys enfilent les perles dans la boue et sous le soleil éternel d'un Sud qui semble tout droit sorti de nos souvenirs des sixties. Bien sûr, un peu d'attention permet de déceler très vite ce qui, derrière l'apparence rugueuse, brute, des chansons, relève d'une production excessivement maligne et surtout diablement efficace. Cet album qui dispense tant de plaisirs en apparence simples est en fait une machine de guerre.


3 Years, 5 Months & 2 Days in the Life Of...
3 Years, 5 Months & 2 Days in the Life Of...
Prix : EUR 7,56

3.0 étoiles sur 5 Jamais content !, 25 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : 3 Years, 5 Months & 2 Days in the Life Of... (CD)
J'ai quand même un peu de mal à me mettre de tout cœur au hip hop : entre l'agressivité souvent par trop primaire des textes et l'absence d'instruments, je n'y retrouve pas ce que j'aime en général dans la musique. Sans doute faut-il admettre qu'on est un jour dépassé par l'évolution de la musique, et laisser les nouveaux courants à nos enfants pour qu'ils y nagent et s'éloignent de nous… Arrested Development, par contre, ça a tout du groupe pour moi : on y chante plutôt le bonheur de vivre, la douceur de la campagne, le tout en jouant de VRAIS instruments. Avec en plus, comme en témoigne la belle pochette de "3 years, 5 months and 2 days in the Life", une inspiration puisée aux sources africaines de ce groupe, cette communauté du Sud des USA. Cet album met donc du baume au cœur de celui qui l'écoute, le berce suavement dans des ambiances bucoliques - bon, il y a quand même des moments combattifs, et heureusement ! -, mais souffre au final peut-être d'un léger trop plein de gentillesse, qui frise la fadeur : comme quoi, je ne suis jamais content ! [Critique écrite en 1992]


The Voices
The Voices
DVD ~ Ryan Reynolds
Prix : EUR 9,64

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Back to the Drawing Board, Marjane !, 21 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Voices (DVD)
Le genre de la comédie horrifique est l'un des plus périlleux qui soit, et les réussites s'y comptent sur les doigts d'une seule main : quand on pense que les Frères Coen lui doivent leur pire échec ("Ladykillers"), on imagine bien que la semi-débutante Marjane Satrapi se jetait droit dans un piège en acceptant de filmer ce projet (déjà) maudit à Hollywood. Et de fait, si elle s'en sort relativement avec les honneurs sur le pur point de vue technique - entre la création d'un climat pop très réussi pour la partie 'Monde de Oui-Oui" de l'imagination de notre psychopathe, et une paire de scènes-choc plutôt bien amenées dans la première partie du film -, le résultat final est profondément décevant, et ne nous réconciliera donc pas avec ce fameux "genre"... Il y a UNE bonne idée dans le script original, c'est celle de faire de "The Voices" un "film-cerveau", le spectateur partageant la folie du héros, et n'entrevoyant qu'à de brefs instants une réalité beaucoup moins jolie du monde dans lequel il vit : encore eut-il fallu que ce basculement ouvre un véritable gouffre existentiel, comme chez Cronenberg (référence évidente sur le sujet). Seulement voilà, ni Ryan Reynolds, acteur fort compétent mais visiblement sans sur-moi, ni Satrapi ne savent que faire quand le film en arrive ainsi au bord du gouffre, ce qui nous vaut une seconde partie convenue, ennuyeuse, à la limite du consternant. Quant à la (fausse) bonne idée de animaux qui parlent, elle nous vaut deux ou trois sourires (la bêtise du chien, l'accent écossais du chat), mais se révèle très vite banale, voire embarrassante (sans même parler de la laideur des effets spéciaux...). Rien à faire,"The Voices" est un film médiocre, qui confirme la lente descente aux enfers d'une Marjane Satrapi à qui on ne saurait trop conseiller de revenir à la BD, une forme d'art dans laquelle elle excelle vraiment.


Sons Of Anarchy - Saison 7
Sons Of Anarchy - Saison 7
DVD ~ Charlie Hunnam
Proposé par Expédition sous 24H
Prix : EUR 32,00

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 R.I.P., 20 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sons Of Anarchy - Saison 7 (DVD)
Maintenant qu'elle est finie, avouons-le, "Sons of Anarchy" a quand même été l'une de nos séries TV favorites depuis 7 ans : ce mélange inédit de violence brutale, de drames shakespeariens, de puérilité touchante (ces grands garçons qui sont finalement encore des tous-petits avec leur club de moto et leur règles stupides...), sans parler du portrait oblique d'une Amérique white trash qui cristallise toute la grandeur et la misérable laideur du pays. Et la saison finale a concentré mieux que nulle autre ce qui était grand - le filmage d'une violence impitoyable, foudroyante, la frontalité d'une cruauté indicible, la peinture colorée du gang des motards, le brouillage des frontières entre la Loi et le chaos, l'absence de manichéisme - et ce qui était minable - les petites intrigues familiales sordides, l'interprétation chaotique de Charlie Hunnam, les personnages souvent mal écrits, les scènes maladroites au point d'en être embarrassantes - dans la série. On l'a commencé furieux (le personnage de Jax était ridicule de bêtise, lui qui avait été dépeint comme subtil et machiavélique avant), on s'est retrouvé emballé (par la noirceur absolue de la spirale de violence qui l'a engloutie), on la quittera un peu déçus sur un final saturé de pathos (les adieux, le père, les enfants, les amis, blabla) et de symboles religieux inutiles (la mort christique, le pain et le sang, l'incarnation, n'en jetez plus !) alors que la sobriété épuisée du final de "The Shield" lui aurait si bien convenu. R.I.P.


Ricki and the Flash [DVD + Copie digitale]
Ricki and the Flash [DVD + Copie digitale]
DVD ~ Meryl Streep
Prix : EUR 15,98

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Comme les notes d'une chanson dans me vent..., 18 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ricki and the Flash [DVD + Copie digitale] (DVD)
Jonathan Demme qui réalise + Diablo Cody au scénario + Meryl Streep qui chante + du rock'n'roll = … ? Et si l'on ajoute le vénérable Rick Rosas, pilier de Crazy Horse (décédé, dans l'indifférence générale peu après…) ? Et aussi Rick Springfield ? Et une chanson admirable de Tom Petty ("American Girl") en ouverture, plus une autre, roborative, de Springsteen en conclusion, pour le moment guimauve / feelgood incontournable ? Et une fille dépressive qui dort dans un T-Shirt de l'un des meilleurs albums punks US, "Los Angeles" de X ? … ? Alors, toujours rien ? Eh bien non : encéphalogramme plat ! Ni vraiment rock'n'roll malgré la place considérable que prennent les chansons, ni cinéma non plus : malgré le talent exceptionnel de Streep et de Kline - qu'on a plaisir à revoir -, le cast a tendance à cabotiner comme dans un soap des années 70, le scénario tient sur un médiator ébréché, les chansons de Ricky sont surtout d'une affreuse banalité… mais tout le monde dansera, à la fin - sauf quelques bourgeois coincés, refroidis par cette drôle de famille où l'une des mères est black et l'autre rockeuse (c'est là le "message politique" du film : c'est mal d'être coincé !). Les conflits laborieusement ébauchés auront disparu à la moitié du film comme les notes d'une chanson dans le vent, au point où l'on se demandera pourquoi avoir même pris la peine de les inventer. Le vide abyssal de "Ricky and The Flash" nous laisse incrédules : avons-nous même assisté à un… film ?


Nous autres
Nous autres
par Eugène Ivanovich Zamiatine
Edition : Poche
Prix : EUR 8,90

5.0 étoiles sur 5 Abstrait, singulier, intime, un chef d'oeuvre absolu !, 18 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nous autres (Poche)
J'avais découvert l'importance historique réellement extraordinaire de "Nous Autres", récit de Science-Fiction écrit en 1920 par un Russe bien oublié de nos jours : Zamiatine. La première anti-utopie, qui précéda et inspira le bien plus fameux "1984" d'Orwell et le "Meilleur des Mondes" d'Huxley, et une intuition visionnaire, complètement géniale d'un témoin privilégié des premières années de la dictature communiste. Par contre, j'étais loin de m'attendre à un choc esthétique d'une telle ampleur : car les courtes deux cent et quelques pages de "Nous Autres" sont écrites avec une grâce littéralement inhumaine, chacun de ses courts chapitres résonnant en nous avec une force cristalline exceptionnelle. Plusieurs fois, je dus interrompre ma lecture, bouleversé par la beauté tellement singulière d'un texte qui n'impose rien, ne décrit que très peu, mais suggère tout. Et un tout aussi magnifique que terrible : machines gigantesques, amour d'un romantisme absolu, terreur abjecte, concepts incompréhensibles, mathématiques abstraites et science futuriste... tout est là, ramassé au sein de ce texte, prêt à vous exploser au visage... à moins que ça ne soit à vous asphyxier lentement de ce mélange anxiogène de beauté supérieure et d'horreur absolue. Mais le tour le plus extraordinaire que nous joue Zamiatine, c'est sans doute que toute cette fulgurance stylistique sert à créer une aliénation à nulle autre pareille chez le lecteur : la parole poétique est ici vectrice d'aveuglement, de décalage, de suprême incompréhension, qui rend tout ce récit à la fois "brumeux" et complètement vraisemblable. Nous sommes, "Nous Autres", dans un AILLEURS -ou un DEMAIN - abstrait, inintelligible, mais qui nous est paradoxalement d'autant plus intime. "Nous Autres" est un chef d’œuvre absolu, un livre comme on n'en lit pas 20 dans une vie. Qu'il soit aussi si cruel ne doit pas vous empêcher de tenter le sort et de l'ouvrir.


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