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Contenu rédigé par Pokespagne
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Commentaires écrits par
Pokespagne "Pok" (São Paulo, Brésil)

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Oh...
Oh...
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Pas le meilleur, loin de là !, 20 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oh... (Format Kindle)
Derrière son titre à l'originalité un peu "marketing" - à moins qu'il ne s' agisse d'une forme d'humour décalé de la part de Djian, ce "Oh..." - qui est le dernier mot du livre - étant en outre assez ambigu - "Oh..." semble avant tout un défi que l'auteur s'est lancé : suis-je capable de revisiter mes habituelles fictions de traumatismes familiaux et de violence burlesque d'un point de vue féminin ? "Je" peut-il être une femme ? Défi simple mais pas trivial pour autant, puisque autant la forme (de la pensée, de l'expression du personnage principal) que le fond (une perspective sur le monde et les autres) se doivent de refléter ce changement de genre : au final, il y a peu d'écrivains qui ont réussi à être crédible en prêtant leur voix à l'autre sexe... Verdict ? Eh bien, le jury est divisé ! Si l'on apprécie la manière dont Djian a littéralement adouci son style habituel, abandonnant son bagout bien masculin (mais plutôt amusant, on le sait...) pour un flux continu de pensées et de préoccupations qui peuvent caractériser (caricature ?) un mode de fonctionnement plus féminin, on a plus de mal avec le "fond" du livre : cette femme qui se laisse entraîner à des jeux sexuels extrêmes avec son violeur paraît plus relever du fantasme malsain que d'autre chose, et le livre se trouve vite plombé par la difficulté qu'on a de croire au personnage, sans même parler d'empathie, évidemment. Bref, si l'on ajoute que, en plus, le "style" de Djian est nettement moins excitant, nettement plus "piéton" que d'habitude, on ne classera certainement pas "Oh..." parmi nos livres préférés de l'auteur !


Phantom of the Paradise [Ultimate Edition] [Ultimate Edition]
Phantom of the Paradise [Ultimate Edition] [Ultimate Edition]
DVD ~ Paul Williams
Proposé par Bayapi
Prix : EUR 19,98

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un fantôme au paradis, 20 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Phantom of the Paradise [Ultimate Edition] [Ultimate Edition] (Blu-ray)
Avouons-le, "Phantom of the Paradise" est "LE" Film de mon adolescence : cette relecture défiant sans vergogne les limites du kitsch en les appliquant aux mythes (usés) de Faust et du Fantôme de l'Opéra, sans oublier bien entendu Dorian Gray, a été un jalon de ma cinéphilie naissante. Comment ne pas continuer à l'aimer malgré ses "défauts" ? Une pop music grandiloquente mais curieusement touchante - entre pastiche humoristique et émotion sincère, voici un grand écart étonnant ! - coule à flôt pendant l'intégralité du film, et la vraie star du Paradise est le "vrai" compositeur (mise en abyme ironique, pour le moins, à travers le sublime "échange de voix" entre Swan et Leach), l'incroyable Paul Williams, vieux bébé hideux perruqué de platine, quelque part entre Howard Hughes et Andy Warhol, fascinant et terrifiant condensé de tous les producteurs démiurges de l'histoire du spectacle. En outre, en stylisant l'action et les personnages, De Palma, qui suit une logique ici plus Kubrickienne que Hitchockienne, lance les premiers jalons de son oeuvre future, à travers les thèmes ici encore seulement effleurés du voyeurisme et de la domination et la manipulation par l'image. Mais au final, au delà des considérations nostalgiques ou intellectuelles, il restera toujours pour notre plus grand bonheur une petite poignée de scènes parfaites, comme celle du Phantom composant dans sa cellule technologique, ou encore comme le monstrueux final du film, vision dionysiaque sous acide d'une orgie rock'n'rollienne.


Edge of Tomorrow [Blu-ray + Copie Digitale] [Blu-ray + Copie digitale]
Edge of Tomorrow [Blu-ray + Copie Digitale] [Blu-ray + Copie digitale]
DVD ~ Tom Cruise
Prix : EUR 19,99

6 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un Jour sans Fin pour les Starship Troopers, 20 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Edge of Tomorrow [Blu-ray + Copie Digitale] [Blu-ray + Copie digitale] (Blu-ray)
Le principe de "Un Jour sans Fin" continue à fasciner les scénaristes qui régulièrement s'essayent à l'adapter dans des contextes différents : après "Source Code" (réussi), "Edge of Tomorrow" est une nouvelle tentative de reboot du concept (plus ou moins) volontaire dans un film SF, ici toutefois plus film de guerre façon "Starship Troopers" que thriller. Le contexte - et l'esthétique - très Shoot'em All du film sert clairement le sujet en le faisant muter de la fable conceptuelle vers le vidéo game, tout en lui conférant une crédibilité - certes paradoxale, mais - accrue. Bien sûr, la répétition qui sert de base au perfectionnement de la stratégie comme de l'exécution du plan "anti-Omega" de Tom Cruise et Emily Blunt se révèle aussi un défi pour les scénaristes, puisqu'il leur faut toujours trouver un moyen de ne pas ennuyer le spectateur avec l'infinie répétition des mêmes situations : "Edge of Tomorrow" joue habilement avec notre patience en nous déplaçant du point de vue du héros (qui sait où il en est) à celui des autres personnages (pour qui c'est toujours la première fois). S'il y a pourtant une faiblesse dans le film, au delà de son happy end lâche et improbable (mais on est habitué à ce genre de "démission" finale dans les blockbusters hollywoodiens), c'est dans la représentation impossible d'aliens tentaculaires et speedés, qui déréalise les scènes de combat et leur enlève toute crédibilité et par là, toute tension et tout pathos : il est patent que Liman, réalisateur honorable qui fait plutôt bien son boulot ici (je pense au rythme général du film), baisse les bras quand il s'agit de filmer les scènes de guerre, et ne nous livre qu'une bouillie confuse et informe...


Klezmer (Tome 1-Conquête de l'Est)
Klezmer (Tome 1-Conquête de l'Est)
par Joann Sfar
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

5.0 étoiles sur 5 La musique ashkénaze en BD, 14 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Klezmer (Tome 1-Conquête de l'Est) (Broché)
Au sein de l'oeuvre pléthorique de Sfar, on a pris l'habitude distinguer - un peu arbitrairement - l'indispensable ("le Chat du Rabbin", "le Donjon" avec Trondheim, ou "Grand Vampire") du simplement sympathique ("l'Ancien Temps", par exemple), afin de n'être pas noyé sous sa production. "Klezmer", à cause d'un dessin moins "soigné" qu'à l'habitude, m'avait semblé faire partie de ses oeuvres plus confidentielles, auxquelles je jetterais seulement un oeil lorsque l'occasion s'en présenterait. Quelle erreur ! Car, s'il est vrai que les très belles aquarelles de "Klezmer" sacrifient - quelque fois même assez radicalement - le dessin (on est presque parfois chez Reiser, ici... ce qui n'est pas une critique de ma part, loin de là !), le souffle de la fiction, exotique (... car que connaît-on de la vie errante des juifs ukrainiens ?), souvent romantique, parfois brutale, régulièrement enivrante pour tout dire, emporte tout sur son passage, plaçant clairement "Klezmer" là haut, tout au sommet, du travail de Sfar. Mais, au delà de l'énergie finalement joyeuse, et souvent drôle, qui se dégage de ce récit plein d'espiéglerie de la création d'un "Klezmer Band" dans un monde plus qu'hostile, il est passionnant de voir comment Sfar essaye de relever le défi énorme qu'il s'est lancé : créer une version "BD" de la musique des juifs ashkénazes. Dans l'impossibilité frustrante de nous faire entendre cette musique de vie et de passion, c'est le rythme tout entier du récit, emballé, irrespectueux, au flux brisé par des dissertations farfelues, qui en retranscrit la vitalité. Et c'est magnifique.

PS: A noter aussi une postface remarquable d'intelligence et d'audace, qui prouve que Sfar, au delà de son statut d'auteur de BD déjà reconnu, est aussi un "honnête homme", dont on savourera chaque propos, prolongeant ainsi la magie du livre par une réflexion pertinente sur la judaïté.


X-Men : Days of Future Past [Blu-ray]
X-Men : Days of Future Past [Blu-ray]
DVD ~ Hugh Jackman
Prix : EUR 14,93

1 internaute sur 4 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Quicksilver, 13 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : X-Men : Days of Future Past [Blu-ray] (Blu-ray)
Il m'a fallu le nom de Bryan Singer, un réalisateur assez singulier au sein de l'industrie d'entertainment hollywoodien, et la "marque X-Men" pour me faire revenir - au moins pour un film - sur mon aversion de plus en plus profonde pour les films de "super-héros", ultime effondrement d'un cinéma qui semble de plus en plus oublieux de sa valeur comme de son passé. Mais bon, il me faut convenir que "Days Of Future Past" est en effet un bon film de divertissement. Non pas pour son scénario comme on l'a lu - ou dit - trop souvent, puisqu'on a droit à une simple recopie du sujet des deux premiers "Terminator", avec en plus un embrouillaminis pas très sérieux sur les voyages temporels. Pas non plus pour son impressionnante brochette d'excellents acteurs (Lawrence, Fassbender, McAvoy, McKellen, Dinklage, quand même...), la plupart en faisant ici le strict minimum syndical, comme on dit. Mais pour l'indiscutable intérêt que l'on ressent devant l'utilisation "professionnelle" des "pouvoirs" des mutants, qui sont une source féconde d'idées nouvelles de mise en scène pour un Bryan Singer qui ne s'en prive évidemment pas : tout le monde a justement souligné le plaisir ressenti au cours de la scène qui voit Quicksilver ré-arranger négligement mais efficacement les éléments figés d'un tableau vivant pour sauver ses amis, et je dois bien dire que ces quelques minutes-là de cinéma rachètent bien des outrances (le kitsch de certains personnages et de certaines scènes en particulier) et bien des discours convenus sur le destin et le devoir qui plombent le film par instants.


Assaut [Blu-ray]
Assaut [Blu-ray]
DVD ~ Austin Stoker
Proposé par KAPPA MEDIA
Prix : EUR 17,34

5.0 étoiles sur 5 Un classique inusable, 13 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Assaut [Blu-ray] (Blu-ray)
"Assaut" s'est révélé avec le temps un film absolument inusable, par la pure simplicité de son thème, inspiré directement de "Rio Bravo", on le sait, mais actualisé à travers la référence aux gangs de L.A. et grâce à sa connotation fantastique, les agresseurs étant réduits à de simples abstractions, sans parler de la sobre beauté de sa mise en scène. Le budget limité dont il disposait n'avait pas empêché Carpenter de travailler en Scope - avec un résultat régulièrement magnifique -, mais avait clairement imposé une discrétion de bon aloi dans tout ce qui est scène de violence, un peu comme c'était le cas à l'époque de la "vraie" Série B, dont "Assaut" retrouve l'élégance (N'oublions pas non plus la musique, composée par Carpenter lui-même, menaçante à souhait, qui participe de manière souveraine à la construction de la tension). Mais, aujourd'hui, on sera peut être encore plus frappés par la manière assez visionnaire dont Carpenter dépeint ce monde monstrueux et amoral qui est devenu le nôtre, et, plus positivement (?) indique la voix d'une résistance, qui, comme souvent dans ses films, passe par l'alliance incongrue de ce que la société considère généralement comme ses déchets ou du moins, ses marginaux. "Assaut" double donc son imparable leçon de cinéma par une leçon de (sur)vie qui n'a pas vieilli. Oui, Carpenter nous manque en 2014 !


Le roi des mouches, Tome 3 :
Le roi des mouches, Tome 3 :
par Mezzo
Edition : Album
Prix : EUR 19,50

4.0 étoiles sur 5 En quatrième vitesse, 11 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le roi des mouches, Tome 3 : (Album)
Il est terriblement dommage que dans la première moitié de ce "Sourire Suivant", le troisième et dernier tome du "Roi des Mouches", Pirus ait fait le choix de l'onirisme à fond, du délire complet : certes justifiées par l'état mental et l'abus de drogues des personnages (qui sont passés à l'engrais comme drogue dure...), ces pages sont surtout inutilement confuses, portées par un texte hallucinatoire qui a certes ses moments, mais qui sent surtout le tour de force. Bref, Pirus n'est malheureusement pas Lautréamont (... mais qui l'est, de nos jours ?), et honnêtement,on frise parfois le ridicule, et surtout, on s'ennuie un peu pendant de longues, longues pages qui ne font finalement pas avancer la fiction pourtant passionnante du "Roides Mouches". Heureusement, à mi parcours, tout cela se dresse et on s'engage dans une sorte de sprint final qui nous emmène vers une résolution diablement satisfaisante des nombreuses fictions entremêlées, mais - et c'est un soulagement - vers aucun happy end forcé. La dernière page, extraordinaire, est sans doute la plus forte et la plus juste conclusion que les auteurs pouvaient apporter à leur oeuvre maîtresse : on ne change pas, jamais, on ne fait que refaire les mêmes erreurs idiotes, avec à chaque fois des conséquences plus dramatiques.

PS: Tiens, j'aimerais bien savoir si la quille contenue dans le fameux sac est une référence au "En Quatrième Vitesse" de Robert Aldrich ? En tout cas, j'ai voulu y croire, et j'ai aimé le clin d'oeil.


48:13
48:13
Prix : EUR 21,00

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Plaisir !, 8 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : 48:13 (CD)
A force d'aimer autant Kasabian, et de les suivre fidèlement à chaque étape de leur irrésistible ascension vers des sommets de plus en plus mégalos, il y avait un risque d'épuisement de notre part, et de redite de la leur. Souvenons-nous comment Oasis a rapidement tourné en "eau de boudin" après la merveille que fut "Morning Glory"... eh bien, les lads de Kasabian sont sans doute (beaucoup) plus malins que les frères sourcilleux, parce que ce "48:13" ne sera pas encore - pour moi, au moins - l'album du décrochage. La recette ici, au delà de l'idée amusante de la pochette et des titres ? Beaucoup, mais alors beaucoup plus d'électro, ce qui nous sauve de la répétition adlib des plans psychédéliques piqués aux Beatles, tout en distingant nettement Kasabian de la concurrence. Et cette électro furieuse, si elle nous prive quelque peu des habituelles subtilités mélodiques de Pizzorno, a le mérite de positionner le groupe comme 100% fun, 100% dance, comme en dehors de la course incessante des groupes Rock anglais vers la consécration suprême. Bref, si "48:13" déborde de moments épiques, portés par des beats imparables et par les exhortations incessantes de Tom Meighan, il est aussi l'album où Kasabian semble le moins se mettre la pression : ici, on a affaire à un groupe dédié au plaisir, le nôtre comme le leur. On les aime encore plus pour ça !


Pascal Brutal, Tome 4 : Le Roi des hommes
Pascal Brutal, Tome 4 : Le Roi des hommes
par Riad Sattouf
Edition : Album
Prix : EUR 10,95

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Transcendance, 6 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pascal Brutal, Tome 4 : Le Roi des hommes (Album)
Autant j’ai “intellectuellement” du mal avec le Ryad Sattouf de “la Vie Secrète des Jeunes" ou de "l’Arabe du Futur", qui me semblent trahir par leur pessimisme une vision "sans empathie" d’une humanité bornée, sans avenir, autant Sattouf me semble exploser complètement ces réserves avec sa brillante série "Pascal Brutal", et démontrer a contrario qu’il est plus que capable de transcender la simple observation satirique de la bêtise pour atteindre à la fois des sommets comiques et une plus grande finesse dans son analyse politique (voire sociologique). Et ce qui est fantastique, c’est qu’au quatrième album des aventures bestiales du plus grand héros français (quelqu’un se souvient du SuperDupont de Gotlib et Lob ? Le principe est a priori le même, mais la réussite de Sattouf beaucoup plus évidente), la veine semble toujours inépuisable : l’idée géniale de ce « Quattro », c’est de faire endosser à Pascal les oripeaux des modèles (ou anti-modèles, selon le cas) masculins de notre époque, du rappeur au footballeur, en passant par le stand up comedian ou le fils à papa dégénéré, et de pousser ainsi jusqu’au bout la logique « du spectacle » en exagérant les stéréotypes qui la nourrissent. Sattouf développe ainsi une véritable parole politique autour des thèmes les plus sensibles de la société française, tout en n’oubliant pas de munir son héros de « failles » qui le rendent sympathique au delà du ridicule des situations : la tendance homosexuelle de Pascal, qui revient régulièrement et humanise le personnage, en est bien sûr le plus bel exemple. On peut aussi reconnaître ici, en mois poussé il est vrai, une poésie de l’absurde qui évoque le meilleur de Pierre La Police. Et bien sûr, répétons-le, le tout est incroyablement drôle !


Un Oiseau s'est posé
Un Oiseau s'est posé
Prix : EUR 22,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un coup pour rien !, 2 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un Oiseau s'est posé (CD)
Manset n'ayant jamais fait de scène, "Un Oiseau s'est posé" (premier disque chez Warner après toute une vie passée chez EMI) restera sans doute au sein de sa discographie, ce qui s'apparentera le plus à un enregistrement live. Voici donc - au delà des questions contractuelles qu'on devine derrière cette livraison un peu surprenante - des versions alternatives, enregistrées a priori "live en studio", de 17 classiques du maître français du voyage en solitaire (... plus un inédit, assez faiblard,, le fameux "Oiseau..."). Des versions globalement plus vives, plus rêches aussi, plus "rock" peut-être, comme on dit. Avec une urgence inhabituelle dans la voix de Manset, et des musiciens qui ont tendance à se lâcher plus franchement. Avec quelques collaborations, parfois étonnantes, et aux résultats assez erratiques (pour un dEUS passionnant, combien de "postmixes" franchement bancals ?). Alors, et le résultat ? Conforme à nos espérances forcément folles ? Eh bien, non ! Clairement, "Un Oiseau s'est Posé" est un disque pour rien... même si l'aficionado que je suis prendra un peu de plaisir ça et là : les chansons sont régulièrement tirées vers le bas par le mixage, par la production et par bien des "choix" maladroits : ces instruments à vent quasiment toujours à côté de la plaque (et furieusement ringards !), ces tentatives de renouveler les rythmes qui systématiquement font perdre leur sens au morceaux revisités, pu au contraire ces versions tellement fidèles aux originaux que leur utilité est douteuse... Le bilan de "Un Oiseau s'est Posé" est donc largement frustrant, si ce n'est qu'il nous donne l'envie furieuse de réécouter les originaux (enfin, lorsqu'ils existent encore après les coupes sombres que Manset a effectué dans sa propre discographie !). Un coup pour rien, en attendant un véritable nouvel album. Et vite !


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