undrgrnd Cliquez ici ValentinB nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Soldes Cliquez ici Acheter Fire Acheter Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Montres soldes Bijoux Soldes
Profil de Pokespagne > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Pokespagne
Classement des meilleurs critiques: 1.158
Votes utiles : 3224

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Pokespagne "Pok" (São Paulo, Brésil)

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Oui ! 101 Questions à se poser avant de se Marier
Oui ! 101 Questions à se poser avant de se Marier
par Margaux Motin
Edition : Album
Prix : EUR 24,95

8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Réac et honteux !, 14 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oui ! 101 Questions à se poser avant de se Marier (Album)
Il semble donc que ce gros livre luxueux et bien trop cher soit la compilation d'un blog BD publié par les auteurs : on comprends mieux le format adopté (une question, un court texte se voulant humoristique, un dessin illustrant la problématique soulevée), et on admet qu'une découverte au jour le jour sur le Net était sans doute moins fastidieuse que la lecture de ce pensum ! Car "Oui !" est un ouvrage navrant, si l'on fait une gentille exception du dessin, élégant, potentiellement sensuel, de Margaux Motin. Car pour le reste, voici un sinistre et interminable alignement de clichés sur le couple et l'amour, digne des magazines féminins les plus dépassés, qui réussit à être politiquement correct (les petits couples multi raciaux sont si mignons) tout en étant bel et bien réactionnaire, donc dans l'air du temps de notre France crispée sur ses soi-disant valeurs familiales : pour se marier, il faut bien sûr être bobo, mince et hétérosexuel ! C'est néanmoins la faiblesse terrible de "l'humour" qu'étalent les auteurs ici qui enfonce le dernier clou dans le cercueil de "Oui !" : l'humour, le vrai, se doit d'offrir une critique, une remise en question, ou, au moins, une perspective différente sur les comportements qu'il "décrit". Ici, rien de cela, juste la vile flatterie de nos faiblesses les plus banales, les plus conventionnelles, caressées sans vergogne dans le sens du poil (Si vous êtes un garçon vous aimez forcément regarder le foot avachi dans le canapé une bière à la main, tandis que votre tendre et chère ne rêve que de shopping avec des copines gloussantes... le genre...). Un livre honteux !


Les Aigles décapitées T02 : L'héritier sans nom
Les Aigles décapitées T02 : L'héritier sans nom
Prix : EUR 6,99

3.0 étoiles sur 5 Des progrès par rapport au T1, 11 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Aigles décapitées T02 : L'héritier sans nom (Format Kindle)
Si au niveau du dessin de Jean-Charles Kraehn, on enregistre des petits progrès par rapport aux maladresses du premier tome, "l'Héritier sans Nom" continue de souffrir des mêmes tares : imprécision des visages que Kraehn a du mal à "figer", et excès de dialogues dans certaines cases, qui nuit à la fluidité de la lecture et qui privilégie la parole à l'action. C'est plus le scénario des Aigles Décapitées qui attirera l'attention par sa maturité dans la description des conflits entre les personnages, et ses "coups de théâtre" malins, comme la révélation assez impressionnante qui conclut ce second tome, et donne très envie de poursuivre la lecture. On déplorera quand même cette fois le manque de crédibilité de la relation naissante entre "le jongleur" et Alix, mais on soulignera avec plaisir le joli travail sur les couleurs, typique d'une époque où la colorisation des BDs n'était pas purement une affaire de logiciel.


Downton Abbey - Saison 2
Downton Abbey - Saison 2
DVD ~ Hugh Bonneville
Proposé par kikidevarennes
Prix : EUR 16,99

3.0 étoiles sur 5 Du grain à moudre, 11 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Downton Abbey - Saison 2 (DVD)
Habile saison 2, qui fait remonter notre considération pour cette série so british, et tellement conventionnelle : les malheurs apportés par la première guerre mondiale (et par l'épidémie de grippe espagnole qui s'ensuivit et fit encore plus de victimes) sont un excellent ressort scénaristique, et permettent à "Downton Abbey" d'échapper à la malédiction de l'éternelle répétition des mini-scandales et des mini-"intrigues de cour" qui caractérisaient la première saison. Avec l'irruption de l'horreur de la guerre et de ses conséquences sur une société anglaise qui ne sera plus tout-à-fait la même après 14-18 (on est témoin ici de l'émancipation des jeunes femmes de l'aristocratie, et, même si les clichés abondent, tout cela fait joliment sens...), les scénaristes de "Downton Abbey" ont eu du grain à moudre, et nous ont livré 9 épisodes (8 épisodes "standard" et un super-épisode de Noël, de 1 h 30) stimulants, qui bouclent proprement la plupart des fils narratifs lancés durant la première saison. Si l'on peut regretter certaines négligences (l'apparition du rescapé du Titanic n'a finalement aucun impact sur le cours de l'histoire, par exemple), ou certaines évolutions de personnages pas forcément très crédibles (les deux super-méchants de la première saison semblent cette fois curieusement anodins...), force est d'admettre que "Downton Abbey" fonctionne désormais bien, et qu'on se sent enclins à poursuivre cette aventure, aussi lénifiante soit-elle.


Currents
Currents
Prix : EUR 9,99

7 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Mon problème avec Kevin Parker, 10 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Currents (CD)
Mon problème avec Kevin Parker, c'est que je n'arrive vraiment pas à m'émerveiller devant sa musique, comme le font me semble-t-il la quasi totalité de mes contemporains. A le considérer comme un songwriter réellement notable, alors que beaucoup n'hésitent pas à le classer parmi les grands, de Brian Wilson à Paul McCartney. A m'exciter sur son psychédélisme neurasthénique qui embrume pourtant visiblement l'esprit de la plupart des gens de goût. En fait, je m'ennuie poliment en écoutant les disques de Tame Impala, qui ne me font ni chaud ni froid. Je ne mémorise pas leurs mélodies qui me semblent faiblardes. Je m'irrite facilement devant la voix de fausset de Parker. Je me fatigue devant l'accumulation de couches de production, tellement typiques d'un geek qui ne prend son pied qu'enfermé dans SON studio, à façonner un univers artificiel dans lequel il se sent (enfin) bien. Pourtant, ayant vu Tame Impala sur scène après "Lonerism", j'ai enfin compris de quoi il retournait, ou plutôt j'ai enfin ressenti quelque chose devant cette musique largement autiste. "Currents", avec son virage pop-synthétique-sirupeux à l'extrême, sa fascination pour un groove très eighties et, reconnaissons-le, pour la soupe commerciale / R&B, avait moins de motifs de me décevoir que les die hard fans de Kevin Parker, pleurant la "dé-psychédélisation" de la musique de leur héros. Je me suis donc accroché, écoutant et réécoutant cet album jusqu'à ce que, enfin, surgissent quelques pics mélodiques et quelques vallées d'émotion, qui seraient restés sans mon acharnement noyés dans l'uniformité lénifiante de la production - à mon avis, très mauvaise (mais je sais que je vais me faire des ennemis, là) de "Currents". Alors, oui, cet album est sympathique : il commence d'ailleurs vraiment très bien avec la scie de "Let It Happen", et en plus il a quatre ou cinq chansons qui finissent par s'insérer dans votre cortex ("Cause I'm a Man" est la plus évidente, en plus d'être drôle...). A la fin 2015, "Currents" entrera peut-être dans les toutes dernières places du Top 10 d'une année pour le moment assez peu stimulante, mais je voudrais surtout, par pitié, qu'on arrête d'associer au nom de Kevin Parker tous les superlatifs de la langue française. Ce petit jeune homme timide ne les mérite certainement pas.


The Bridge (Bron / Broen) - Saison 1
The Bridge (Bron / Broen) - Saison 1
DVD ~ Sofia Helin
Prix : EUR 24,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Comment dit-on 'brillant" en Danois / Suédois ?, 10 septembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Bridge (Bron / Broen) - Saison 1 (DVD)
Égaler, voire dépasser "Forbrydelsen", voici le défi relevé par "Bron / Broen" ("The Bridge" en Danois et en Suédois), et ce n'est pas rien ! Une intrigue extraordinaire, qui voit un criminel surdoué manipuler les media et la police de deux pays (la Suède et le Danemark, donc, reliés par ce fameux pont où débute et se termine l'histoire) afin d'arriver à ses fins ; un couple de flics dépareillés, au sein duquel chacun suit un trajet inverse, l'un - sociopathe au comportement assez hilarant, il faut l'avouer - (Saga) vers (un peu) plus d'humanité, l'autre - magnifiquement interprété par le charismatique Kim Bodnia - (Martin) vers l'horreur ; une description précise des différences (voire des tensions) culturelles existant entre ces peuples voisins que sont les Danois et les Suédois ; une construction narrative inhabituelle et souvent brillante, qui fait apparaître des personnages "secondaires" bien en amont de leur implication dans l'intrigue principale, composant ainsi un fascinant microcosme, une vision en coupe de la société, depuis les SDF des bas-fonds jusqu'aux magnats de l'immobilier ; surtout, et c'est ce qui fait la différence avec un "Forbrydelsen" plus télévisuel, une mise en scène régulièrement inspirée, aussi bien dans la narration d'une histoire aussi complexe, que dans la création d'une ambiance très particulière, qui contribue largement à la fascination qu'exerce "Bron / Broen" sur le téléspectateur. Quand se termine le superbe dixième et dernier épisode, résolvant cruellement toutes les énigmes en suspens, on reste totalement bouleversé, stupéfait devant l'intelligence de cette série sans défaut, sans aucun doute l'une des meilleures jamais réalisées.


Les aigles décapitées, Tome 1 : La Nuit des jongleurs
Les aigles décapitées, Tome 1 : La Nuit des jongleurs
par Patrice Pellerin
Edition : Album

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Retour aux années 80, 10 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les aigles décapitées, Tome 1 : La Nuit des jongleurs (Album)
Années 80 : la "BD pour adultes" franco-belge a pris son envol, et Glénat s'impose comme l'un des éditeurs les plus actifs en publiant à tour de bras de la BD d'aventures "historiques", c'est-à-dire en restant dans la tradition de la BD pour enfants / adultes, tout en y injectant un peu de violence, un soupçon de sexe, et des intrigues plus complexes. Honnêtement, il n'est pas facile à l'époque de séparer le bon grain de l'ivraie, tout cela se ressemblant plus qu'un peu : personnellement, je fais à l’époque le pari des "7 Vies de l'Epervier", que je ne regretterai pas, mais passe complètement à côté de ces "Aigles Décapitées" (pourquoi ce féminin ? Je ne peux que supposer qu'il s'agit d'un terme d'armoiries). 30 ans après, l'intrigue de la "Nuit des Jongleurs" tient encore bien la route, même si elle est un peu longue à démarrer : ces luttes de pouvoir dans un monde médiéval ne se sont pas démodées du tout, il suffit de penser à "Game of Thrones". Non, la limite de cette saga, du moins au niveau de son premier tome, c'est la faiblesse du dessin, à la fois très (trop ?) classique - on est loin du travail d'Hermann par exemple, sur les "Tours de Bois-Maury" - et assez flottant, avec des personnages à la caractérisation incertaine, changeant de visage d'une page, voire d'une case à l'autre. Pire, on peut trouver la construction des cases encore peu lisible, avec trop de bulles venant phagocyter l'espace, surtout dans la première partie du livre. Défauts de jeunesse, sans doute... En tous cas, on est prêt à faire un bout de chemin avec nos héros, intrigué que l'on se trouve à la fin de ce premier tome, par le potentiel du récit.


A Silent Voice Vol.1
A Silent Voice Vol.1
par Yoshitoki Oima
Edition : Broché
Prix : EUR 6,60

4.0 étoiles sur 5 Une petite réussite, 5 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Silent Voice Vol.1 (Broché)
A priori, il semble que ce "premier tome" de "A Silent Voice" ait été à l'origine - et avant le succès qu'il a rencontré - un one shot. De fait, ce récit minutieux et formidablement intelligent de l'exclusion progressive d'une petite sourd-muette par une classe toute entière (on est semble-t-il en fin de primaire, juste avant l'entrée au collège) tient parfaitement bien tout seul, même s'il se clôt d'une manière ouverte par les retrouvailles des protagonistes Shoko et Shoya six ans plus tard. Yoshitoki Oima gère parfaitement son récit pour éviter de tomber dans le piège évident du sentimentalisme, et retourne même le point de vue conventionnel en faisant du tortionnaire la principale victime, alors que la jeune infirme poursuit sa route, mûrie de manière précoce - du moins on l'imagine - par les épreuves traversées. De même, la force de "A Silent Voice" vient de la description objective des mécanismes de rejets, souvent dissimulés derrière une apparente bienveillance (de la part de l'enseignant par exemple) et derrière les grands principes. Rien de manichéen donc ici, l'attention sensible aux détails remplaçant avantageusement la critique facile. Ajoutons que le dessin est aussi beau que facilement lisible (ce n'est pas le cas, on le sait, de bien des mangas pour adolescents), et on a une véritable petite réussite. Reste maintenant à savoir en quoi de nouveaux tomes pourront bien enrichir un récit aussi bien conduit.


Broadchurch :  L'intégrale Saison 1
Broadchurch : L'intégrale Saison 1
DVD ~ David Tennant
Proposé par Smartphones & DVD
Prix : EUR 11,39

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 "The Killing" made in England ?, 5 septembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Broadchurch : L'intégrale Saison 1 (DVD)
Il me semble avoir lu quelque part que "Broadchurch" était né du désir de reproduire dans un microcosme anglais les principes qui avaient engendré le succès "artistique" de "The Killing". Si ce n'est pas le cas, ça y ressemble bien : flic obsessionnel, voire dysfonctionnel, importance démesurée de l'ambiance géographique / climatique, description minutieuse de l'impact du crime et de l'enquête sur la vie quotidienne d'une famille, ramification de l'intrigue en fausse pistes épuisantes, tout y est. Ne manque donc ici que l'aspect politique de la série "mère" danoise, remplacé par une critique des média anglais pertinente mais pas toujours fine fine... Et la recette fonctionne, grâce au savoir faire anglais que l'on connaît bien, et la saison 1 de "Broadchurch" rejoindrait le club restreint des grandes réussites du genre... si ce n'était quelques faiblesses qui refroidissent notre enthousiasme : le ressassement un peu "démagogique "de l'obsession pédophile de nos sociétés, un certain nombre de passages à vide où ni le scénario ni l'application à construire "l'atmosphère" ne suffisent à nourrir l'intérêt, et surtout le manque d'empathie que l'on ressent vis à vis de l'inspecteur Alec Hardy (ce n'est pas tous les jours que naît un personnage de la densité de Sara Lund !), chargé par l'interprétation discutable de David Tennant. Si deviner le coupable est ici un exercice assez aisé (c'est, évidemment, le personnage que l'on soupçonnerait a priori le moins !), le dernier épisode, consacré à la description de l'impact de la "résolution" de l'énigme sur les proches - de la victime, du criminel - est une franche réussite qui balaie pas mal de nos réserves. Reste à savoir si une seconde saison était nécessaire...


Eyes Wide, Tongue Tied
Eyes Wide, Tongue Tied
Proposé par marvelio-france
Prix : EUR 11,17

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 De Slade à Springsteen, 5 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Eyes Wide, Tongue Tied (CD)
Tous les ans, il y a un album, passé largement en dessous des radars de la critique et du public, qui devient mon petit chouchou à moi, et m'accompagne tranquillement pendant quelques mois. Enfin, quand je dis tranquillement, dans le cas des Fratellis (écossais et pas italiens, on le sait...), le terme trahit la turbulence et la vitalité de leur rock têtu... comme les trahissent le titre de l'album et sa pochette, tous deux bêtement décalés par rapport aux plaisirs basiques mais colorés que garantit l'écoute de "Eyes Wide, Tongue Tied", quatrième effort de nos frères amis. Depuis le triomphe de "Costello Music", voici donc ce que les Fratellis ont fait de mieux, parce qu'ils ont enfin réussi à marier leur passion grandissante pour la musique américaine (qui avait peu à peu phagocyté leurs disques et leurs concerts) avec leur incroyable aisance mélodique, so british. "Eyes Wide..." qui commence de manière assez improbable comme un hommage à la "Big Music" emphatique des Waterboys avant de viser nos jambes avec un rockabilly irrésistible, et nous laisser ainsi bien déroutés, c'est un peu Springsteen qui aurait trop écouté Slade, si quelqu'un peut imaginer ça... Il y a ici plus de bonnes chansons instantanément mémorisables et à brailler en chœur, de ryth


Be Sensational
Be Sensational
Prix : EUR 12,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le charme des femmes bassistes, 2 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Be Sensational (CD)
Le rock (ou l'électro, personnellement, je ne fais pas vraiment de différence...) français serait-il devenu franchement féminin ? On peut l'espérer, quand on récapitule les succès artistiques et commerciaux récents de Christine & The Queens et de The Do... Jeanne Added sera-t-elle la prochaine ? "Be Sensational" est un album un peu moins facile à aimer d'office, parce qu'il souffre d'une certaine hétérogénéité de style : entre des chansons brutales, presque radicales dans leurs sonorités et l'usage systématique de répétitions dans les textes, et des incursions vers une pop plus chatoyante ou vers une musique électronique planante qui peut évoquer Björk, "Be Sensational" commence par donner l'impression de manquer de fil conducteur, comme si Jeanne Added, dont on connaît les antécédents de "musicienne sérieuse" papillonnait encore, plutôt que choisir un style qui serait vraiment le sien. Et puis, au fil des écoutes, on tombe sous le charme de cette voix puissante - qui tranche agréablement avec le timbre de tant de chanteuses françaises limitées - et de ces chansons aux mélodies accrocheuses. On notera la fermeté avec laquelle la Rémoise tient sa basse - comment résister aux charmes des femmes bassistes, je vous le demande - mais également l'inventivité des claviers rajoutés par l'ami Dan (de The Do, justement), deux éléments qui contribuent à élever "Be Sensational" au delà de son statut de premier album au style encore incertain. Jeanne Added porte maintenant beaucoup de nos espoirs.


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20