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Contenu rédigé par Pokespagne
Classement des meilleurs critiques: 1.238
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Commentaires écrits par
Pokespagne "Pok" (São Paulo, Brésil)

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The Grandmaster
The Grandmaster
DVD ~ Tony Leung Chiu Wai
Proposé par generationcine
Prix : EUR 5,49

3.0 étoiles sur 5 Vertige de l'amour, 28 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Grandmaster (DVD)
Wong Kar Wai fut pendant une bonne décennie le réalisateur dont la singularité - thématique, esthétique - me toucha le plus. Force est de constater avec ce "The Grandmaster" que le génie (terme utilisé ici en toute connaissance de cause) de "Chungking Express", "Happy Together" ou "In the Mood for Love" ne transparaît plus que par brefs éclairs, formels ou émotionnels. Pourtant, malgré le triste sentiment d'un réel échec, le film impressionne par son ambition - le "Il était une fois le Kung Fu" publicitaire de l'affiche traduit bien l'affaire… - et fascine encore à plusieurs reprises grâce à des scènes sublimes : lorsque les combats transcendent la représentation - parfaite - du geste et du mouvement des combattants pour dévoiler leurs pensées, leur cœur, voire leur âme, "The Grandmaster" devient sublime. Si Wong Kar Wai garde heureusement sa touchante sensibilité pour illustrer les moments de romantisme éperdu ou de désespoir serein, il s'est malheureusement perdu ici dans la construction d'une fresque qui hésite trop entre l'exhaustivité pédagogique - expliquer de manière sérieuse l'histoire du kung fu depuis 1936 - et le portrait intime de deux personnages clé de cette histoire, Ip Man (Leung, bien moins bon qu'à son habitude) et Hong Er (Ziyi, toujours aussi fascinante) : avec sa narration heurtée, ses ellipses mal contrôlées, sa voix off - rustine, sa brièveté frustrante, "the Grandmaster" finit par nous laisser sur le quai… jusqu'à cette scène quasi finale qui plagie (rend hommage ?) le "Il était une Fois en Amérique" de Leone et dévoile magistralement le thème souterrain du film : encore une fois, toujours, le vertige de l'amour.


Masquerouge, Tome 2 : Le charnier des innocents
Masquerouge, Tome 2 : Le charnier des innocents
par Patrick Cothias
Edition : Relié
Prix : EUR 9,99

2.0 étoiles sur 5 Seulement pour le dessin de Juillard..., 28 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Masquerouge, Tome 2 : Le charnier des innocents (Relié)
Second tome de la compilation des histoires courtes (une dizaine de planches) de "Masquerouge" parues dans Pif Gadget, "le Charnier des Innocents" se retrouve en fait constitué d'un récit principal de 37 pages - ayant donné son titre à l'album - complété par un autre court récit des plus anecdotiques (Masquerouge sauve un cerf poursuivi par des chasseurs et les ridiculise... Vraiment ?). Le récit principal, lui, engage notre héroïne sur la piste de conspirateurs assez caricaturaux, l'intrigue délirante éloignant maladroitement "Masquerouge" de son habituelle crédibilité historique : si l'on ajoute l'inévitable invincibilité du "héros", qui se sort ici des pires situations sans une égratignure, et la négligence avec laquelle Cothias bâcle l'affaire au détriment de toute vraisemblance, on obtient une BD d'une faiblesse tragique, qui n'amusera que les plus jeunes lecteurs. Bien sûr, le dessin de Juillard, qui s'améliore notablement au fil des pages, reste une excellente raison de perdre son temps avec "le Charnier des Innocents".


L'homme chauve-souris: Une enquête de l'inspecteur Harry Hole
L'homme chauve-souris: Une enquête de l'inspecteur Harry Hole
par Jo Nesbø
Edition : Poche
Prix : EUR 9,20

4.0 étoiles sur 5 Découverte de l'Australie, 27 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'homme chauve-souris: Une enquête de l'inspecteur Harry Hole (Poche)
"L'Homme Chauve-souris" commence par près de 200 pages formidables, durant lesquelles nous accompagnons, avec un indéniable sentiment de vacances sous le soleil australien, l'Inspecteur Harry Hole dans sa découverte de la culture et des paysages de ce grand pays. Et le plaisir du lecteur est total : avec un style vigoureux et pas mal d'humour, Nesbø accumule anecdotes drôlatiques et faits historiques, réussissant à nous passionner et nous divertir. On se dit qu'on n'est effectivement pas dans un polar scandinave commun - et ce d'autant que les couleurs vives ont remplacé la grisaille bleuâtre habituelle du genre -, jusqu'à un basculement brutal et saisissant (on n'en est alors qu'au milieu de "l'Homme Chauve-souris") vers le thriller sanglant. L'intelligence de Nesbø est de nous faire reconsiderer tout ce que nous avions lu jusqu'alors d'un autre oeil, et c'est un tour de force assez bluffant. Malheureusement, la dernière partie du livre, certes toujours bien troussée, ronronne un peu en arpentant les terrains balisés du genre : déchéance alcoolisée du flic, poursuite finale du serial killer, etc. On déchante un peu... Mais on n'oubliera pas les douces sensations offertes par la première moitié du livre...


Star Wars - Episode VI : Le retour du Jedi [Édition Limitée boîtier SteelBook]
Star Wars - Episode VI : Le retour du Jedi [Édition Limitée boîtier SteelBook]
DVD ~ Mark Hamill
Prix : EUR 21,07

3.0 étoiles sur 5 Longtemps mon préféré..., 23 mai 2016
[Synthèse] Ce "Retour du Jedi", troisième épisode de la trilogie (chronologiquement, on s'entend), a longtemps été mon préféré, du fait de sa légèreté virevoltante (en fait un état d'esprit feuilletonesque tout-à-fait dans la ligne du premier, mais sans l’inconsistance de la réalisation de George Lucas, même si la rumeur veut qu'il ait quand même tenu les rênes...), et son accumulation de personnages idiots mais réjouissants (la manière dont le film foisonne de créatures mi-monstrueuses, mi-caricaturales, très proches de celles de "Valerian" d'ailleurs, au point que le plagiat pourrait être évoqué, mais sur lesquelles il a l'intelligence de glisser comme si ce n'était pas son propos de les montrer). Le revoir, qui plus en est dans une nième version enlaidie par les ajouts digitaux crétins de Lucas - qui saccagent particulièrement la scène de la mort d'Annakin, et la toute conclusion avec des références aux épisodes I, II et III servant sans doute à "boucler la boucle" - revient à s'exposer à une désillusion de plus : l'antre de Jaba et le monstre dans le désert ont désormais perdu tout mystère, les retrouvailles avec Yoda sont ridicules d'inconséquence, le vision ethnocentriste des Ewoks pue finalement plus le mépris raciste que l'avidité du marchand de jouets, le recyclage des situations autour de la Death Star des épisodes précédents a commencé, et même la conclusion de la "tragédie familiale" des Skywalker, censée ajouter un peu de profondeur à un film qui est avant tout un divertissement enfantin, ne résiste pas au passage des années. Rétrospectivement, les vrais fans, qui préfèrent "L'Empire Contre-Attaque" ont tout-à-fait raison, la gravité et l'impact de ce dernier l'élevant au dessus des facéties du "Retour du Jedi"...


The Assassin [Blu-ray]
The Assassin [Blu-ray]

5.0 étoiles sur 5 Plaisir Solitaire, 22 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Assassin [Blu-ray] (Blu-ray)
Je préfère voir les films de Hou Hsiao-Hsien chez moi, où l'intimité de l'expérience s'accorde plus à l'extrême sensibilité du travail du grand cinéaste formaliste taiwanais. Pour "The Assassin", cela me semblait encore plus nécessaire , vu que le film fut vendu au "grand public" comme appartenant au genre du film de sabre, ce qui a sans nul doute entraîné de savoureuses protestations dans les salles obscures de la part de spectateurs "trompés" ! J'ai donc pu voir deux fois à la suite le film (sur support Bluray US) ce qui me semble absolument nécessaire, et pour saisir l'intrigue - assez simple mais narrée de manière singulière, donc déconcertante au premier abord -, et pour s'adonner pleinement à l'expérience esthétique et émotionnelle "supérieure" offerte par "The Assassin" : beauté picturale inédite - on est très loin et très au dessus de l'esthétisme clinquant d'un Yimou, par exemple -, splendeur de la composition des plans séquences et des mouvements de caméra, bande son à la subtilité bouleversante... mais surtout, surtout, alternance époustouflante de ces plans d'intérieurs colorés où se jouent les intrigues et les complots, avec ces scènes merveilleusement photographiées d'une nature où soleil et brumes alternent dans des compositions enchanteresses. Bref, un vrai film de Hou Hsiao-Hsien, qui marquera durablement une fois de plus ceux qui se laisseront envoûter par sa magie.


Mariachi Plaza
Mariachi Plaza
par Michael Connelly
Edition : Broché
Prix : EUR 21,90

3.0 étoiles sur 5 La pièce en feu..., 22 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mariachi Plaza (Broché)
"The Burning Room" (en français "Mariachi Plaza", ce qui est amusant puisque le livre traite de deux cas en parallèle et que le titre français se réfère à un cas différent du titre original...) est ce qu'il faut bien qualifier de "un Harry Bosch standard", c'est à dire loin des grandes réussites de la série, mais aussi bien aussi de récents livres de Connelly plutôt décevants. Le principal problème est le démarrage extrêmement lent et ennuyeux du livre - globalement trop long - puisqu'il faut bien dire que les cent premières pages risquent d'en décourager plus d'un. Mais le lecteur persévérant sera récompensé puisque le suspens s'intensifie progressivement jusqu'à un double final à la fois réaliste (pas de happy end, au contraire !) et malin (les deux résolutions des "cold cases" sont très bien troussées, il faut le reconnaître). "Mariachi Plaza" se clôt sur ce que l'on peut imaginer comme le départ définitif de Bosch du LAPD, mais le livre a pu aussi être une sorte de passage de témoin aux deux jeunes femmes de l'histoire, l'inspecteur Soto et la fille même de Bosch. Bref, Connelly, lui, n'a pas l'air prêt à prendre sa retraite...


LA France
LA France

3.0 étoiles sur 5 La guerre en chantant, 21 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : LA France (DVD)
Le film de Bozon, dont on avait pas mal parlé à l'époque suite à son moyen métrage "Mods" a pour lui une belle singularité, qui fait qu'il mérite qu'on s'y intéresse... même s'il n'emportera pas forcément l'adhésion de tous. La syntaxe est en effet ici celle de l'aile la plus "intello" (comme on dit trop péjorativement de nos jours) de la Nouvelle Vague, disons celle de Rivette : sécheresse et élégance de la mise en scène, une mise en scène qui privilégie toujours le sens plutôt que l'affect... et cela fait du bien de regarder du cinéma aussi intelligent ! L'originalité de "la France" est de mettre ce style particulier au service d'un scénario bien loin des habituelles préoccupations amoureuses de cette Nouvelle Vague, puisqu'il décrit les parcours un temps liés d'une femme amoureuse à la recherche de son mari et d'un groupe de déserteurs durant les combats de la Guerre de 14-18. Malgré des moyens limités, Bozon recrée remarquablement les moments de violence, de tension, et les épreuves très physiques par lesquels passeront la petite troupe. Bien sûr, il y a des choses qui "marchent" (le superbe monologue de François Négret, les irruptions de violence brute) et d'autres moins : même si l'on comprend le concept de faire chanter les acteurs de manière non-réaliste comme Hollywood le faisait à ses débuts, l'effet de cette irruption d'une musique pop sucrée et anachronique n'est pas trop réussi ; plus grave, le final (happy end ?) avec l'apparition (certes magnifiquement filmée) d'un Guillaume Depardieu décalé est plus que frustrante, et fait perdre in extremis beaucoup de force au propos du film.


Human Performance
Human Performance
Prix : EUR 17,99

4.0 étoiles sur 5 From the Big Apple, 20 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Human Performance (Album vinyle)
Nostalgique de l'époque où le rock de la Big Apple était la référence ultime pour tous les gens de goût de la planète, où il semblait que toute la créativité et l'élégance musicale s'épanouissaient là au milieu des ordures et des crimes d'une métropole encore dangereuse ? Du Velvet, des Ramones, du Richard Hell de la "Blank Generation", des Talking Heads de "77", du Television de "Marquee Moon", du rock garage et gai des Fleshtones, etc., de la rencontre tumultueuse entre l'intelligence et les pulsions... ? Eh bien, "Human Performance" est l'album idéal pour vous, la parfaite madeleine de Proust : sans pour autant franchir la limite honteuse du plagiat, ni même de l'hommage compassé, les Texans de Parquet Courts laissent parler leur amour pour une musique élégante, vive, et pourtant artistiquement intransigeante, comme New York nous en a tant offert des 60's au début des 80's. Et en profitent pour nous pondre leur meilleur album à date, qui les voit ajouter une profondeur supplémentaire et bienvenue à leurs chansons, sans qu'elles perdent leur morgue ou leur énergie. Par moments, à l'écoute de ce "Human Performance" presque réussi de bout en bout, on pense aux meilleurs moments d'un autre groupe qui sut ainsi faire en toute liberté la synthèse de multiples courants musicaux passionnants, Pavement. Dans ma bouche, c'est un vrai compliment !


Real [Blu-ray]
Real [Blu-ray]
DVD ~ Takeru Satô
Proposé par Video screen
Prix : EUR 12,99

3.0 étoiles sur 5 Fils de manga, 19 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Real [Blu-ray] (Blu-ray)
Je crois que pour comprendre ce qui cloche fondamentalement dans ce "Real" assez terriblement raté, du pourtant estimable Kyoshi Kurosawa, il faut intégrer à quel point ce film reflète et illustre la culture manga pour adolescents (shonen) ou pour jeunes adultes (seinen) dont il est issu : ce scénario à la fois sommaire et malin (trop, sans doute) alimenté par des concepts technoïdes, des personnages caricaturaux (l'équipe médicale, hallucinante de fausseté !) ayant entre eux des relations plus théoriques qu'émotionnelles (la froideur maladroite de la plupart des scènes d'interaction entre les personnages), cette histoire d'amour à l'eau de rose, tout cela transpire le manga standard... Et noie l'habituelle force narrative de Kurosawa, et pire, encore, son talent à créer des ambiances poétiques fortes : après une première heure, très convaincante avec les parcours labyrinthiques du héros entre la réalité et le monde de la conscience de son amie comateuse, régulièrement sublimée par des trouvailles visuelles superbes et même parfois fascinantes, "Real" se plante à la faveur d'un retournement de situation qui louche vers les ficelles des blockbusters hollywoodiens, avant de perdre toute crédibilité en nous révélant l'origine des traumas, d'une banalité ridicule (bien typique de la littérature adolescente, donc), puis en se terminant par des scènes de genre assez désastreuses. Finalement, plus que l'intelligence et la virtuosité de Kyoshi Kurosawa, ce qui est pris en défaut ici, c'est l'inanité du matériau de base, dont il aurait sans doute fallu se détacher plus franchement.


Buena Vista Social Club [Blu-ray] [Import allemand]
Buena Vista Social Club [Blu-ray] [Import allemand]
DVD ~ Compay Segundo
Prix : EUR 13,00

2.0 étoiles sur 5 Parlons cinéma..., 18 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Buena Vista Social Club [Blu-ray] [Import allemand] (Blu-ray)
Oublions un peu la Musique - formidable, on le sait - des vétérans cubains du "Buena Vista Social Club" et parlons ici de... Cinéma, car c'est bien de cela qu'il s'agit, après tout, non ? On sait que Wenders - cinéaste que nous portions aux nues dans les années 80 et 90 - s'aventurait à l'époque régulièrement dans le genre documentaire, avec des résultats pour le moins variables. Pourtant, rien de cette "pratique" ne transparaît vraiment dans ce "BVSC - le film", qui s'avère une sorte de degré zéro du documentaire ! Car qu'avons-nous vraiment ici ? Des images - nouvelles à l'époque, il est vrai - d'une La Havane décrépite, réduite à néant par des années de stupidité communiste ; des conversations superficielles avec d'anciens héros de la géniale musique cubaine, que Wenders prend bien soin d'arrêter avant que l'on attaque vraiment les sujets qui fâchent - politiques, sociaux - sans doute (espérons-le...) pour ne pas causer du tort aux musiciens, et qu'il filme comme le ferait un Lelouch, avec une caméra qui n'arrête pas de tourner et de virevolter ; un concert - en Europe - filmé de manière totalement académique, sans que jamais la chaleur et l'émotion si caractéristiques de cette musique ne transparaissent à l'écran. La lacune la plus criante du film est, et c'est un paradoxe douloureux, l'absence complète d'une réflexion sur le FOND (les thèmes, les sujets, les origines, fondamentalement la RAISON D'ÊTRE...) de la musique soit disant célébrée ici ! Bref, Wenders prouve ici : 1) qu'il ne sait pas regarder - 2) qu'il ne sait pas écouter - 3) qu'il n'a pas compris le Sens derrière la Musique. Si l'on ajoute que les plus chicaneurs d'entre nous trouveraient facilement un certain "colonialisme" dans le regard jeté sur le projet BVSC, que ce soit à travers le rôle "central" de Ry Cooder et son fils, ou même dans la commisération avec laquelle Wenders filme les pauvres vies des musiciens, on a un film certes commercialement porteur - et qui a connu un beau succès - mais sans aucune validité intellectuelle ni artistique.


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