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Papasam "papasam" (France)
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Notions d'esthétique
Notions d'esthétique
par Christian Hubert-Rodier
Edition : Poche
Prix : EUR 8,50

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Une anthologie... et un dossier, 1 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Notions d'esthétique (Poche)
La structure du livre peut surprendre si c'est la première fois que l'on aborde un livre de la collection folioplus. De plus il faut bien dire que cette structure est plus adaptée à une oeuvre littéraire qu'à une anthologie !

Les philosophes, dont les textes ont été retenus dans cette anthologie, ne couvrent pas toute l'histoire de la philosophie puisque, si on commence avec Platon, on s'arrête à Nietzsche. Schopenhauer, pour une fois, n'est pas oublié. Les textes sont inégaux et certains sont bien longs en regard de leur apport.
La table-index se trouve après les textes choisis mais avant le dossier, ce qui n'est pas très pratique. Il aurait certainement mieux valu la placer avant les textes.

Le "Dossier" commence par une partie bien connue, et systématiquement présente dans tous les livres de cette collection, à savoir une rubrique intitulée "du tableau aux textes". Le tableau qui a été choisi pour ce livre-ci est "Anthropométrie de l'époque bleue" d'Yves Klein. Cet élément du dossier est tout-à-fait à sa place ici et ne paraît pas artificiellement rajouté comme c'est souvent le cas dans les autres livres de cette collection.

Le "vrai" dossier, titré "les textes en perspective", est divisé en plusieurs rubriques. La première, "les mots du texte", traite de la signification de quelques mots choisis : "Art", "Beau", "Génie", "Goût" et "Sublime". La deuxième, "L'esthétique dans l'histoire des idées", traite, entre autres, de sa "modernité" et de la relation entre Art et Philosophie. Enfin, avant la partie "groupement de textes" qui rassemble des textes de philosophes contemporains comme Deleuze et Rancière, et qui vient ainsi compléter la première sélection, la partie où l'auteur traite de trois questions importantes qui concernent la finalité de l'art, la qualité des fondements du jugement de goût et les rapports de l'esthétique avec la politique et l'éthique.

Il pourra être plus simple et plus bénéfique pour la plupart des lecteurs de commencer la lecture par la partie dossier avant d'aborder les textes choisis...

Un petit livre intéressant pour des lecteurs motivés.


L'Art du kôan zen
L'Art du kôan zen
par Taïkan Jyoji
Edition : Poche

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un titre trompeur., 1 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Art du kôan zen (Poche)
Le titre de ce livre est trompeur car il ne s'agit en rien d'un livre sur l'art du kôan, cette "devinette" pour "pseudo-mystiques occidentaux"... vous voilà prévenus ! En effet ce livre n'est pas une "poétique" ou une "esthétique" du kôan, ni même un essai de commentaires formels ou littéraires.

L'auteur n'a choisi que 17 kôans et il ne fait que s'en servir : ils ne sont pour lui que des points d'entrée, en quelque sorte, pour discourir sur ce qu'est réellement le Zen qui est "sans mot, sans explication, sans instruction, sans connaissance". Pour l'auteur l'essentiel est donc ailleurs et il l'affirme clairement dans son introduction : "Utiliser ces kôans pour exprimer ce qui me paraît important concernant l'esprit du Zen, sa pratique, et surtout son application dans le quotidien".

Un livre qui n'apporte donc rien de nouveau. Un homme averti...


L'étonnement philosophique
L'étonnement philosophique
par Jeanne Hersch
Edition : Poche
Prix : EUR 10,20

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellent, tout simplement !, 24 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étonnement philosophique (Poche)
Un très bon livre que l'on ne peut que recommander.

L'enthousiasme et la pédagogie sont présents tout au long de cette histoire de la philosophie qui n'est pas qu'une nième et traditionnelle histoire de la philosophie, mais une histoire sélective, signifiante, interprétée ou traduite, dont les jalons sont soigneusement choisis, et qui est vue sous cet aspect particulier qu'est l'étonnement, étonnement qui devrait être l'élément déclencheur de toute réflexion philosophique. Et l'auteur de spécifier d'entrée dans son "avertissement" : "le lecteur, je l'espère, retrouvera sa capacité d'étonnement dans l'étonnement d'autrui. Il saura le reconnaître"... et je me permets d'ajouter "et l'apprécier".

Mais si l'on est motivé il faut néanmoins rester réaliste : il s'agit bien ici de philosophie et de philosophie de bon niveau ! Certains passages du livre demandront sans doute un effort de compréhension non négligeable à ceux qui sont un peu légers dans ce domaine. L'auteur fait beaucoup pour aider le lecteur mais celui-ci devra aussi faire sa part !

En ce qui concerne le fond il faudra également être prêt à une possible confrontation avec l'auteur qui a sa personnalité... Au fil de la lecture on se dira certainement que l'on n'est pas entièrement d'accord avec tel ou tel élément avancé, avec telle ou telle explication, avec telle ou telle interprétation lors de la présentation de certaines options majeures de tel ou tel philosophe... mais toute confrontation, toute remise en cause située à ce niveau-là ne peut que se révéler positive car elle permet de pousser plus loin sa réflexion. On ne peut progresser et améliorer son jeu que face à un très bon joueur.

Un livre très enrichissant... à lire et qui sera certainement relu et relu !


L'insoutenable légèreté de l'être
L'insoutenable légèreté de l'être
par Milan Kundera
Edition : Poche
Prix : EUR 10,20

1 internaute sur 4 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 J'aurais du me contenter du film..., 24 juillet 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'insoutenable légèreté de l'être (Poche)
Le film tiré du livre était passé sur Arte... et ce film ne m'avait pas vraiment convaincu. Je l'avais trouvé bien "léger" et j'avais été beaucoup plus sensible à sa partie historique et documentaire qu'à sa partie romanesque.

Comme il est statistiquement prouvé que les films n'arrivent presque jamais à rendre toute la richesse contenue dans un livre je m'étais dit, peut-être un peu trop vite, que le livre pouvait valoir le détour surtout que l'auteur était revenu sur le devant de la scène médiatique... Je dois avouer que je me suis bien trompé !

Le charabia pseudo-nietzschéen des premières pages sur l'Eternel retour ne m'a certainement pas mis dans les conditions optimales pour aborder le récit et ces personnages falots que sont Tereza et Tomas. Ces personnages ne prendront un peu de consistance qu'avec le choc de l'arrivée des chars russes lors des événements de Prague. Et quel besoin a-t-on de ces apartés sur le mythe d'Oedipe, sur son interprétation et sur la question de la "responsabilité" de ceux qui ignorent ou disent ignorer... de ceux qui, intellectuellement parlant, se crèvent les yeux pour ne pas voir ? Quand on insère dans une histoire romanesque des remarques philosophico-politiques on doit savoir mélanger correctement tous les ingrédients ou alors la sauce peut devenir très facilement indigeste. Et ce "petit lexique de mots incompris" qui laisse entendre que l'auteur n'arrive pas à dire tout ce qu'il veut dire par le seul biais de ses personnages et de sa trame romanesque ?

Le livre ne reste pas, comme le film, dans le seul cadre historique des derniers sursauts des régimes marxistes des pays de l'Est. Les personnages de Franz et de Sabina y sont plus présents et, à la fin du livre, on s'égare même au Cambodge ! Bien perturbant tout cela !!!
Le livre apprendra quelques petites choses de-ci de-là à ceux qui ont vu le film... ils apprendront en particulier que le chapeau melon qui participe aux ébats amoureux de Tomas et de Sabina ne constitue pas un détail si anodin que cela ! Une bien petite consolation...


Une vie de boy
Une vie de boy
par Ferdinand Oyono
Edition : Poche
Prix : EUR 4,90

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Pourquoi ?, 24 juillet 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une vie de boy (Poche)
Pourquoi ce livre figure-t-il encore au programme de français de certains collèges ? Quelles peuvent bien être les raisons d'un tel choix ?

La réputation de ce livre semble avoir été construite sur une suite de malentendus, à croire que peu de gens l'ont vraiment lu. D'abord le vrai sujet de ce roman, et il s'agit bien d'un roman et non pas d'une pseudo-biographie, ce n'est pas "une vie de boy" au temps des colonies d'A.E.F (et d'ailleurs on peut se demander si l'auteur, ancien étudiant en droit et en sciences politiques et futur ambassadeur, était à même de se mettre dans la peau d'un boy !), mais surtout la vie domestique d'une "résidence" et des quelques colons qui gravitent autour de celle-ci... vie "domestique" qui ne vole d'ailleurs pas bien haut, et pour cause, puisqu'elle est vue de l'office (de la "boyerie"). L'histoire qui nous est contée relate surtout la liaison de la femme du commandant de cercle avec le régisseur de la prison ! On apprendra donc en particulier qu'après usage le régisseur, bien imprudent, jette ses préservatifs sous le lit et que la "commandante" fait laver ses serviettes périodiques par le "washman"... En ce qui concerne le quartier indigène on n'apprendra que peu de choses sinon qu'un ancien combattant anime les veillées en racontant sa première visite au bordel, une "grande maison pleine de femmes".

Ce roman est présenté comme étant le "journal" de Toundi. Toundi qui veut en cela imiter le père Gilbert qui l'a recueilli. Mais ce n'est pas vraiment un journal puisque si Toundi raconte ce qu'il voit, s'il rapporte, il ne s'y livre pratiquement pas. Qui est ce "Je" bien mystérieux et qui reste caché, distant, insensible ? On ne connaîtra même jamais son âge exact... Il doit être un "homme jeune" et certainement pas un enfant : "Madame" lui dit même qu'il devrait "fonder une famille" ! Son portrait-robot est impossible à dessiner et la belle photo du jeune noir qui figure en première de couverture est très loin de donner une représentation réaliste ou même simplement possible du personnage ! Autre malentendu...

Pour ce qui concerne les autres personnages le moins que l'on puisse dire c'est que très peu engendrent de la sympathie : le père Gilbert disparaît très vite dans un accident et la mère de Toundi s'évapore également on ne sait comment et sans que son fils en paraisse le moins du monde perturbé. Les autres personnages ne valent pas la corde pour les pendre : ils sont plus vils les uns que les autres. La peinture ne fait pas dans la subtilité : les colons sont méprisants, faibles, vicieux, voire sadiques et les colonisés ne valent guère mieux tant ils sont grossiers et vulgaires, leurs dialogues étant très souvent du niveau "corps de garde". A part la soeur de Toundi les personnages féminins ne sont pas non plus épargnés tant ils sont vénaux ou manipulateurs. Sophie, la "maîtresse noire de l'ingénieur agronome", sera ainsi la cause indirecte de l'emprisonnement de Toundi quand elle fuira en emportant la cassette de son amant blanc... Ce vol apparaît d'ailleurs comme un artifice qui permet à l'auteur de terminer son histoire, ce dernier n'ayant certainement plus rien trouvé à dire sur la vie à la résidence. Toundi, accusé de complicité, est mis en prison et sauvagement battu. Il finira par pouvoir s'échapper mais mourra peu après des suites des coups reçus. Comment peut-on adhérer à une telle histoire où les divers caractères ne sont que des caricatures stéréotypées ?

Le livre est paru en 1956. Une critique de l'époque parlait d'un "exposé objectif, voire candide" à son propos et une autre de "chant profond réduit à l'expression d'un cri"... pour moi il ne fait que véhiculer les poncifs les plus éculés qui soient. Et aujourd'hui, cinquante ans après les Indépendances, que peut-il encore nous apporter ? Et pourquoi ce livre plutôt que tel ou tel autre ? La littérature africaine est très riche et il ne manque pas d'oeuvres d'auteurs africains qui pourraient remplacer très avantageusement ce roman mineur : des oeuvres mieux construites, plus étoffées, plus sensibles, plus crédibles et plus honnêtes... en un mot des oeuvres plus vraies, plus vécues ! Ce roman, qui "date" encore plus que son cadre historique, ne valorise certainement pas la littérature africaine comme elle devrait l'être...

Pour terminer on peut se demander comment les jeunes qui seront obligés de lire et d'étudier ce livre vont le recevoir ! Heureusement ces jeunes sont de plus en plus ouverts sur le monde actuel et savent donc plus ou moins ce que le continent africain a du subir depuis les Indépendances et surtout ce qu'il continue encore à subir de nos jours. Il ne reste plus qu'à espérer que les professeurs de français, responsables de cette sélection sujette à caution, auront le "background" nécessaire pour répondre à leurs attentes et à leurs questions ... Il faut bien rester optimiste !!!


L'erreur de Descartes : La raison des émotions
L'erreur de Descartes : La raison des émotions
par Antonio Damasio
Edition : Broché
Prix : EUR 10,90

10 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Descartes récupéré ?, 14 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'erreur de Descartes : La raison des émotions (Broché)
Un livre intéressant mais malheureusement assez lassant. Il aurait beaucoup gagné à être dégrossi car on a souvent l'impression de redites ou de faire du "sur-place". On peut aussi regretter la mauvaise qualité des reproductions et des schémas. Vu les caractéristiques scientifiques et techniques du sujet traité dans ce livre, ces schémas auraient du être plus nombreux et surtout plus clairs, plus lisibles... Ceci étant, beaucoup de matière dans ce très bon livre sur l'importance de la participation de l'émotion dans le processus du raisonnement. L'esprit n'est pas autonome : le corps participe à ses processus.

Le livre sera surtout apprécié par ceux qui sont plus particulièrement intéressés par les acquis récents de la neurologie et des sciences du cerveau. Mais intéressera-t-il autant ceux qui auront été "accrochés" par le titre, et donc par la mise en cause de Descartes ? Autrement dit intéressera-t-il ceux qui auraient une attente plus philosophique que scientifique ? Cela est moins sur ! En quoi consiste donc cette "erreur" qu'aurait commise le philosophe de la raison? Le lecteur doit attendre la page 334 pour aborder enfin cette dernière mais il ne lui prendra que quelques pages pour la voir traitée... Cette "erreur", l'auteur ne la situe pas principalement au niveau du célèbre "cogito, ergo sum" mais surtout au niveau "de la séparation catégorique entre le corps... d'un côté, et l'esprit, non matériel...de l'autre". Ceci dit, l'auteur termine en atténuant en quelque sorte ce que son propos pourrait laisser entendre et dont l'interprétation pourrait peut-être dépasser les limites qu'il s'était fixé : la tâche "difficile et indispensable", concernant l'esprit, est de "reconnaître son origine humble et sa vulnérabilité, et cependant (de) continuer à lui attribuer un rôle de direction". Certains diront que cette attitude est peu scientifique car tout devrait pouvoir être remis en cause, y compris ce rôle de direction... une tâche volontariste bien délicate en vérité !


L'éthique expliquée à tout le monde
L'éthique expliquée à tout le monde
par Roger-Pol Droit
Edition : Broché
Prix : EUR 8,10

7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Ethique ? Quelle Ethique ?, 14 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'éthique expliquée à tout le monde (Broché)
J'ai arrêté ma lecture avant d'avoir atteint la moitié du livre...

Connaissant relativement bien la collection dans laquelle ce livre est paru je m'attendais à un livre pédagogique et clair, à un livre qui puisse amener les jeunes lecteurs, à qui il est à priori destiné, à acquérir une bonne et claire compréhension de ce terme malheureusement trop galvaudé et surtout à pouvoir ainsi entrer dans cet important et passionant domaine. Quelle déception !

C'est vrai que le mot "Ethique" peut prendre plusieurs sens : il n'y a qu'à consulter n'importe quel dictionnaire philosophique pour s'en convaincre si on avait le moindre doute. Mais minimiser aussi bien l'aspect "choix raisonné de valeurs personnelles", souvent baptisé d' "Ethique personnelle" (par opposition à "Morale collective"), et également cet autre aspect qui a trait à l'étude des moeurs, et surtout à l'étude des valeurs qui fondent ces dernières, cela me paraît bien léger !

Qu'est-ce que ces jeunes lecteurs vont donc pouvoir comprendre et finalement retenir de ce livre? A titre d'exemple voici quelques phrases de la première moitié du livre que je n'ai pu m'empêcher de relever au fil de ma lecture :
- "la tâche nouvelle de l'éthique est en quelque sorte d'organiser la vie commune des différentes morales".
- "même sans y penser, même sans le vouloir, nous construisons une éthique".
- "Il y a finalement, au meilleur sens du terme, un bricolage de l'éthique appliquée".
Ces quelques phrases parmi d'autres n'apportent-elles pas plutôt de la confusion ? Plusieurs morales pour une société ? Une éthique générée par des actes irréfléchis ? L'éthique doit s'adapter ? Vraiment étrange...

"Morale semble devenu un terme pesant" dit l'auteur... est-ce pour cela qu'il a préféré à celui-ci le mot "Ethique" quand il a fait le choix de son titre? "Ethique" est certainement plus vendeur s'il n'est pas plus noble !

En exergue de son livre l'auteur a placé une maxime de Vauvenargues qui dit "On ne peut être juste si on n'est pas humain". Une maxime si troublante par ses sous-entendus que j'ai voulu la vérifier car choisir ce que l'on place en exergue d'un livre n'est jamais gratuit ! Celle que j'ai retrouvée est la suivante : "On peut être juste si on n'est pas humain", ce qui n'est pas tout-à-fait la même chose... mais je dispose peut-être d'une mauvaise édition ! Quoiqu'il en soit de l'exactitude de l'une ou de l'autre cela est révélateur, dans l'un et l'autre cas, d'un choix que l'on fait de la prépondérance ou non de l'humain, avec ses faiblesses et ses limites, sur les lois, et en particulier les lois morales. Une "Ethique" peut-elle être "accomodante" ? Chacun en tirera ses propres conclusions...


Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien
Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien
par Mathias Leboeuf
Edition : Poche
Prix : EUR 6,10

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un "petit" livre de philosophie qui est le bienvenu !, 11 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien (Poche)
Comme nous l'annonce Mathias Leboeuf dans son avant-propos, ce livre nous invite à "flâner" sur un itinéraire philosophique qui va d'Héraclite à Deleuze en passant par Epicure, Machiavel, Pascal, Marx, Nietzsche et bien d'autres.

Les étapes de ce parcours sont constituées par une trentaine de citations dont la plupart sont bien connues mais peut-être pas très bien comprises. Le choix de ces citations est "partial" et "partiel", l'auteur l'annonce et l'assume, et dit en plus qu'il compte les présenter et en discuter avec une certaine "désinvolture", mais sans "démagogie", car "la philosophie ne doit pas nécessairement être ennuyeuse pour être crédible". Evidemment il ne faut pas tomber dans l'utopie et nier ou éluder le fait que "le chemin philosophique est toujours escarpé et demande effectivement un effort", mais j'avoue que j'ai trouvé en l'occurence que cet effort était bien raisonnable surtout en regard du plaisir que l'on prend à voyager sur le dit chemin.

Un livre bienvenu qui nous change heureusement de ceux qui annoncent de façon péremptoire "les bases de la philosophie en une semaine" ! Ici rien de tel... Seulement le plaisir d'une promenade intellectuelle : on avance sur un chemin aux multiples paysages sans presque se rendre compte que l'on progresse.

Un livre bien construit et très accessible qui nous permet donc de joindre l'utile et l'agréable.

Il pourra de plus s'avérer très utile aux étudiants.


Et l'homme créa les dieux
Et l'homme créa les dieux
par Pascal Boyer
Edition : Poche
Prix : EUR 12,40

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une nouvelle approche, 11 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Et l'homme créa les dieux (Poche)
Pourquoi les religions ? Pourquoi une religion peut-elle naître et surtout pourquoi peut-elle perdurer ? Si vous vous posez ce genre de questions ce livre peut vous aider...

C'est un vrai challenge de s'essayer à résumer ce livre car on risque, dans ce domaine toujours délicat du "pourquoi" des religions, d'aller plus loin que l'auteur en voulant simplifier le contenu ou le processus de développement du raisonnement. De plus l'auteur, et c'est ce qui fait l'originalité du livre mais aussi sa complexité, aborde son sujet suivant trois approches différentes qui se complètent, se répondent et s'expliquent mutuellement : l'anthropologie religieuse, les sciences du cerveau et la biologie évolutionniste.

Tout le monde sait que les représentations du surnaturel sont diverses et multiples. Si ces représentations ne sont pas toutes anthropomorphes, les entités surnaturelles quant à elles ont toutes, parmi d'autres caractéristiques communes, un intellect humain, ce qui est déjà signifiant. Ensuite les rites ont une importance extrême, la religion a toujours un côté social très prononcé : il n'y a pas de religion individuelle. Concernant l'intellect, l'auteur revient sur certains résultats obtenus par les sciences du cerveau et développe longuement certains de ses mécanismes et en particulier les "systèmes d'inférence", sous-systèmes spécialisés, et qui peuvent fonctionner de façon découplée, ce qui explique la rapidité de certaines de nos réactions. Ces systèmes ont évolué, influencés par tous les processus que l'on peut regrouper sous l'appelation "évolution et sélection naturelle", mais ils restent toujours, et heureusement ou malheureusement pour nous, capables de traiter plus ou moins consciemment tout ce qui tourne autour de la notion de "prédateur". Enfin, pour ce qui est de la "transmission" l'auteur aborde l'inné, l'éducation et le cerveau de l'enfant...

L'auteur ne donne pas de réponse nette et définitive à la question initialement posée mais conclut de façon optimiste que cette dernière ne relève plus d'un "mystère" mais d'un "problème", ce qui indique que pour lui il y a déjà des éléments de réponse. Dans sa conclusion il s'excuse presque de ne pas avoir pu satisfaire pleinement ni les croyants ni les incroyants en affirmant : "... ce point, cette cause unique, ce tournant n'existent pas et ce sont bien des processus cognitifs très divers qui conspirent pour rendre les concepts religieux convaincants" et un peu plus loin "ainsi avançons nous dans la compréhension de la religion à mesure que nos connaissances des processus cognitifs se développent".

Obscurantistes s'abstenir !


Schubert : Dernières sonates pour piano : D850, D958, D959, D960
Schubert : Dernières sonates pour piano : D850, D958, D959, D960
Prix : EUR 9,99

18 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellence, 11 juillet 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Dernières sonates pour piano : D850, D958, D959, D960 (CD)
Une très belle et très sensible interprétation des quatre dernières sonates pour piano de Schubert avec un excellent Leif Ove Andsnes qui arrive à nous faire réellement participer à l'exécution de ces oeuvres ultimes et sublimes. Ces sonates sont celles d'un créateur génial encore bien jeune qui sent la fin qui approche : Il la combat, il l'ignore ou la refuse mais finit semble-t-il par se résigner.

Cette interprétation est réalisée avec une palette riche et variée d'émotions succesives : on passe ainsi de l'abattement au sursaut, de l'infinie tristesse à la joie la plus insouciante et la plus naïve, d'une mélancholie prenante à l'humour gamin. On participe et on vit ces suites d'alternances qui constituent en quelque sorte le fond commun de ces dernières sonates. L'interprète s'efface derrière l'oeuvre, son jeu semble toujours évident et le tempo naturel : Un interprète au service d'une oeuvre et qui ne s'en sert pas...

Plus de deux heures de bonheur... c'est merveilleux ! Si vous êtes sensibles à la musique de Schubert ne vous privez surtout pas de ce CD...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 14, 2014 5:47 AM MEST


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