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Contenu rédigé par Pol Macqueron
Classement des meilleurs critiques: 244
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Commentaires écrits par
Pol Macqueron "polopicolo" (France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   

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Audiorama
Audiorama
Prix : EUR 7,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le soleil tous les jours, 13 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Audiorama (Téléchargement MP3)
Avec cet album, Mermonte sort une perle de musique, qui, sous des aspects minimalistes et simples, est en fait une somme d'influences et un sommet de complexité, tout en restant incroyablement mélodique.
Basé sur la musique avant tout, la voix étant un instrument parmi d'autres, le groupe souffle l'intime et l'épique avec brio (et parfois dans la même chanson). En écoutant ses acrobates du soleil, on pense beaucoup à Sufjan Stevens, période Illinoise et aux superbes Balmorhea, mais aussi par instant au Vampire Weekend de la première heure, Sigur Ros version Takk...-Med sum, Arcade Fire sans le côté hymne ou encore Godspeedversion raccourcie.
L'album s'écoute d'une traite, comme si le tout était un seul long et beau titre, gavé de changements de rythme, blindé de montées superbes, façonné à base de mélodies imparables. Mermonte est en train de synthétiser un pan entier de la pop musique, une musique souriante, qui rend heureux, qui fait frissonner, avec une sincérité désarmante. Rennes, nouvelle capitale de la pop?


Ici-Bas, Ici Même (Edition Digilivre)
Ici-Bas, Ici Même (Edition Digilivre)
Prix : EUR 15,99

12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Lumineux et mélancolique, 14 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ici-Bas, Ici Même (Edition Digilivre) (CD)
Miossec a une capacité extraordinaire à se réinventer. Ca serait presque flippant si ça n'était pas aussi brillant.
Après un (très bon) album électrique énervé où sa voix se noyait dans les guitares saturées, il revient avec un album plus posé, organique, basé sur une poignée d'instruments (guitare sèche, piano, cordes, accordéon), où le chanteur met en avant sa voix. Sa nouvelle voix. Une voix apaisée, plus claire, moins rocailleuses, qui laisse transparaitre les blessures d'autrefois, toujours présentes, mais guéries.
Et c'est aussi de ça qu'il est question dans les chansons. Car l'auteur, qui avait commencé par un duo Boire-Baiser, sous forme de règle de vie bukowskienne, est aujourd'hui un homme plus sage. Mais perdre en cynisme et en brutalité, pour Miossec, ça ne veut pas dire perdre en vérité. Des vérités, il y en a un peu partout dans l'album: sur la vie qui passe, la mort ou le combat.
Le brestois reste un grand poète, qui dit avec des mots simples des choses (parfois) profondes. Détaché du rock et de la pop, il signe un grand (très grand) album de chanson française, véritable suite du superbe 1964, en plus épuré, ou un Brûle mieux écrit.
Dès le commencement de l'album, il annonce que tout ne fait que commencer. Eh bien tant mieux, et on sera là à la prochaine mue.


Eagulls
Eagulls
Prix : EUR 13,30

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Scream and shout!, 8 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Eagulls (CD)
L'urgence. C'est la sensation première qui ressort à l'écoute d'Eagulls. Les titres s'enchainent avec une rapidité et une virulence sidérantes et laisse l'auditeur pantois.
Seulement, cette violence est parfaitement maitrisée et n'est jamais douloureuse à l'oreille, le groupe ayant visiblement puisé son inspiration auprès des plus grands: un brin de At the drive-in, une plus grosse dose de Nirvana et surtout une influence majeure venue de chez Joy Division. Tout ça n'est pas bien récent, surtout si on ajoute qu'on croit entendre des accents de Elastica, des relents de Pixies et des guitares issues des Cure.
La maitrise de tout ce maelstrom est tout simplement stupéfiante et pousse à réécouter un album en boucle.


Le Rouge et le Noir
Le Rouge et le Noir
par Stendhal
Edition : Poche
Prix : EUR 4,60

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un classique qui s'étire, 7 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Rouge et le Noir (Poche)
Le rouge et le noir est un roman qui se mérite et qui nécessite qu'on ne lâche pas le livre en cours de route. C'est la condition pour que le lecteur soit récompensé.
En effet, le livre est, dans sa première partie, d'une lenteur assez effarante, et le style de Stendahl ne couvre pas (à mon avis) les lenteurs. Stendahl décrit à merveille la société de son époque et ne perd pas de temps en descriptions inutiles, en revanche, il fait avancer ses personnages avec une lenteur assez déconcertante. Malgré tout, l'histoire trouve un rythme de croisière plus agréable dans la deuxième partie. A la fin, la première partie prend tout son sens et son ampleur dans l'histoire.
L'analyse psychologique des personnages prend le pas sur leur environnement, et Stendahl est en ce sens un auteur déjà très moderne, à rapprocher de Nabokov par exemple. Par ailleurs, l'idée d'avoir pour personnage principal une sorte d'anti-héros assez désagréable au début et qu'on finit par aimer autant pour ses qualités que pour ses défauts est une grande force.
Bref, un livre qui finit par passionner, mais prend un peu son temps.


Le testament Néfertiti
Le testament Néfertiti
par Xavier Milan
Edition : Broché
Prix : EUR 17,90

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Manque de style, 7 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le testament Néfertiti (Broché)
Xavier Milan semble avoir une bonne connaissance de l'Egypte, qu'il distille tout au long de son livre, n'hésitant pas à mêler considérations d'égyptologue et analyse du printemps arabes. Il y a dans cette partie du livre quelque chose d'intéressant.
Mais c'est bien tout, et c'est dommage. Car cette partie intéressante du roman est livrée au compte-goutte, et pour essayer d'en savoir un peu plus, il faut se farcir toute l'histoire. Et là c'est une autre paire de manches.
Le suspens est quasi-inexistant, malgré les soit-disant rebondissements (enlèvements, baignades dangereuses, etc.), et les personnages ne sont pas crédibles pour un sou. Le tout vient probablement du manque total de style qui pousse le lecteur à l'ennui (trop d'adjectifs et de phrases inutiles). Et je ne parle même pas du dénouement capilotracté à un point inimaginable. Quelque part, ce style de récit aurait pu avoir un certain charme désuet s'il s'était déroulé au 19° siècle ou s'il avait pris la forme d'aventures à la Blake et Mortimer, mais situer l'action dans notre époque enlève toute crédibilité.
Bref, on regrettera juste que l'auteur, visiblement amoureux de l'Egypte, n'ait pas écrit un documentaire plutôt qu'un roman. Cela aurait sûrement été très intéressant à lire.


Défendre Jacob
Défendre Jacob
par William Landay
Edition : Broché
Prix : EUR 8,00

4.0 étoiles sur 5 Un livre qui interpelle, 3 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Défendre Jacob (Broché)
Sous couvert de nous livrer un thriller (plutôt bien ficelé, quoique lent et sans grand rebondissement, soyons honnêtes), William Landay livre avec Défendre Jacob un roman qui décide de ne pas rester à la surface.
L'originalité du roman vient de son point de vue: ici, il ne s'agit pas d'un enquêteur, d'un avocat ou d'un accusé, mais du père de l'accusé. Ainsi, ce n'est pas tant l'enquête sur un meurtre qui nous intéresse que la déflagration de l'accusation sur les proches de l'accusé (pour être précis: ses parents). Et là, l'auteur se révèle excellent et nous interroge: peut-on faire preuve d'objectivité avec son enfant? jusqu'où peut-on aller pour le défendre?
Par ailleurs, le livre n'est pas un murder case, mais plutôt un procedural, et c'est le procès qui est au coeur de l'histoire et non l'enquête, si bien que l'auteur (ancien assistant du procureur) s'en donne à coeur joie pour décortiquer le système judiciaire américain et nous interroge sur sa pertinence.
L'écriture est fluide et cinématographique, et la narration par flashback est à la fois pertinente et maitrisée. L'ambiance est assez sombre et se révèle oppressante, jusqu'à un final qui traine un peu mais laisse le souffle court.
Bref, un très bon livre, à la fois bien mené et intelligent


Silo
Silo
par Hugh Howey
Edition : Broché
Prix : EUR 23,00

4.0 étoiles sur 5 Dans la lignée des classiques, 17 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Silo (Broché)
Silo est un livre de science fiction assez épatant. Il apparait sous un jour assez simple et classique du monde de la SF: les hommes tentent de survivre dans un environnement restreint car la Terre est inhabitable, cependant, certaines personnes semblent en savoir plus que d'autres. Autant dire qu'on a déjà lu ce genre de livres. Alors pourquoi Silo est-il si bon?
D'abord parce qu'être classique, ce n'est pas forcément être mauvais, au contraire, faire dans le classique et y exceller, c'est une gageure et un vrai plaisir pour le lecteur, et Hugh Howey montre qu'il maitrise la matière. Par ailleurs, l'écriture est superbe: fluide, cinématographique, mais avec la pointe de littérature qui fait que le plaisir du lecteur est titillé page après page. On pourra reprocher à l'auteur quelques tics, comme les phrases chocs en fin de chapitre qui relancent le suspens en permanence, mais plutôt que de lui reprocher d'appliquer une formule, on est en droit de se dire qu'une formule qui procure du plaisir, c'est avant tout du plaisir.
Et puis, derrière l'aspect classique, il y a aussi une histoire avec de vrais rebondissements inattendus. Les personnages ne sont pas tous éternels, si bien que le suspens fonctionne vraiment. On pourra reprocher à la fin d'en faire un poil trop, on pourra reprocher un peu de manichéisme, mais le tout fonctionne tellement bien qu'on finit par oublier les petits défauts pour se concentrer sur l'ingrédient le plus important: le bonheur que procure le livre.
Enfin, comme dans tout bon livre de SF classique, Silo pose des questions aux lecteurs. En dire plus, ce serait en dire trop pour ceux qui n'ont pas lu le livre. Mais le livre laisse des traces en nous, et c'est tant mieux. Autant dire que la suite (dont la traduction devrait sortir prochainement) est attendue avec impatience.


Vieux Freres - Partie 1
Vieux Freres - Partie 1
Prix : EUR 9,99

11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Rugissants frères, 12 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vieux Freres - Partie 1 (CD)
Fauve aurait pu être pour adolescents un peu révolté, qui trouve que le monde fait rien qu'à pas être beau, mais en fait Fauve s'adresse à un public beaucoup plus large. Pourquoi? Peut-être parce que Fauve ressemble a des adultes qui ont au fond d'eux la rage de l'adolescence qu'ils n'ont jamais su sortir. Lors de leur adolescence, les membres du groupe n'étaient pas bien dans leur peau, mais ils n'étaient pas en lutte contre la société: ils ont pris sur eux pour faire bonne figure, et aujourd'hui le trop plein ressort.
Fauve s'adresse à la classe moyenne, qui bosse et s'écrase, pas aux gens cool, mais pas non plus aux gros losers, juste aux losers du quotidien, les gens dont on parle pas dans les médias, les gens qui composent "la masse".
Sur la foi d'un EP réussi l'an dernier (Blizzard), Fauve avait pas mal convaincu. Essai transformé sur la durée d'un album, où le groupe s'adresse aux étoiles, cherche une réponse dans le ciel. Car Fauve, c'est un constat pas franchement joyeux, mais c'est surtout l'espoir qu'un jour les choses s'arrangent, c'est la force de continuer à y croire. Que tous ceux qui n'y voient qu'un groupe de dépressifs énervés écoutent un peu les paroles: derrière tous nos défauts, le groupe souligne que nous ne sommes pas seuls, qu'il y a toujours un soutien, et on a envie d'y croire.
Musicalement, c'est assez impeccable, c'est enlevé, énervé, il y a des guitares rock, il y a des violons, il y a des choeurs. Le groupe a vraiment investi dans cet aspect de sa musique depuis l'EP, et c'est tant mieux. La voix du chanteur reste toujours aussi claire et prenante.
Alors forcément, un an après Mendelson, l'album de rock-parlé français le plus abouti que j'ai pu entendre, Fauve peut sembler ne faire qu'affleurer le sujet, mais la touche d'optimisme du groupe fait du bien. Alors, oui, on sera là pour la partie 2.


Ghost Surfer
Ghost Surfer
Prix : EUR 16,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Epopée sonore, 10 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ghost Surfer (CD)
Le temps d'un beau premier album (The Human Octopus), Cascadeur nous avait enchanté avec une série de jolies pièces musicales, un peu étriquées, mais créant des petites bulles comme des univers. Dans cet album, il ne se contente plus de quelques bulles, il crée un univers à part entière, qui est sous sa gouverne.
Dès les premières notes de l'album, qui ne sont pas sans évoquer les beaux moments de Deserter's Songs, l'auditeur se retrouve pris dans une envolée et part pour un trip sonore qui ne finira qu'avec la conclusion de l'album. Car on a ici un objet qui n'est pas juste une collection de chansons (ce qui était le petit défaut du premier album) mais un vrai album, conçu comme un tout, où les chansons ne peuvent pas se dissocier les unes des autres. Commencer l'album, c'est s'embarquer pour une heure de bonheur.
Cascadeur, toujours masqué, est devenu un architecte sonore, invitant pêle-mêle un des DJ de C2C, les chanteurs de Midlake, une soprane ou Christophe, le beau bizarre. Aucun des artistes invités n'est là pour s'imposer, ils sont tous là pour jouer avec Cascadeur, qui semble y prendre beaucoup de plaisir. Tant mieux, parce que nous aussi.
C'est avec un sourire immense qu'on écoute les plages faites d'instruments organiques autant que de charmants petits (et discrets) bidouillages électro, formant un mur du son rendu incroyablement léger par la voix toujours haut perchée de l'homme masqué. Le bonheur est tout prêt.


Psycho Killer
Psycho Killer
par Anonymous
Edition : Broché
Prix : EUR 20,00

3.0 étoiles sur 5 Mouais..., 10 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Psycho Killer (Broché)
Anonyme n'a jamais été un "grand" auteur. La tétralogie du Bourbon Kid était un gros délire assumé, drôle, mêlant des univers antagonistes à tout va, mais les livres n'étaient pas bien écrits.
Avec ce Psycho Killer, Anonyme continue de ne pas bien écrire, mais il manque aussi légèrement d'inspiration. Pourtant, tout commence bien, avec un premier chapitre digne des meilleures légendes urbaines. Par ailleurs, l'action se déroule dans une ville bâtie sur le plan des films de série B, pure mise en abyme des films auxquels le livre est censé rendre hommage. tout ça sentait bon.
Seulement, la mise en abyme ne va pas assez au bout et ne fait qu'effleurer le potentiel qu'il y avait, comme si Anonyme avait eu trop peur d'écorner les films qu'il adore et auxquels il a peur de se confronter. De plus, les personnages sont trop homogènes, alors que la tétralogie du Bourbon Kid développait de nombreux personnages aux caractères forts, ici on trouve de nombreux personnages, mais dont seulement 3-4 sont vraiment marquants et distincts de la foule des autres. Enfin, les blagues salaces et scato sont trop nombreuses et mal amenées.
Bref, on ne prend pas de déplaisir à lire le livre (enfin, globalement), et à vrai dire, les personnages survivants pourraient très bien être réexploités dans une éventuelle suite (pourquoi pas un cross-over avec le Bourbon Kid), on serait encore présents, mais ce livre qui se basait sur de bonnes idées aurait mérité mieux.


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