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Le chat bleu (Meurthe et Moselle)
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Patterns
Patterns
DVD ~ Van Heflin
Proposé par Meganet France
Prix : EUR 8,38

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Au sommet des tours, 30 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Patterns (DVD)
L' auteur de ce film est plus son scénariste Rod Serling, que son réalisateur Fielder Cook qui est surtout un technicien-stakhanoviste de la télévision. En ce qui concerne la carrière de Rod Serling et l' origine télévisuelle du scénario, Alain Carrazé dans le bonus de 26 minutes présent sur ce DVD y fait une bonne présentation.

On n' attend pas le futur scénariste-concepteur de la série "La quatrième dimension" (1959-1964) dans la description des affrontements dans le directoire d' une grande société. Si la hiérarchie parmi le directoire est impitoyable et dictatorial, elle procède chez les secrétaires de la même manière ; elles sont sans beauté particulière voire sans âge, toutes dévouées à leur travail qu' elles vivent comme un sacerdoce, on dirait des nonnes dirigées par une mère supérieure. Beatrice Straight, qui interprète la femme de Van Heflin, est loin d' être une épouse maternante, il ne faut pas se fier aux premières scènes. "La tour des ambitieux" (1954) de Robert Wise a été souvent comparé à "Patterns". L' action est effectivement aussi resserrée, mais le nombre de personnages est plus limité. Le casting "All Stars" chez Wise (William Holden, Barbara Stanwick, June Allison, Frederic March...) fait place ici à un trio voué d' habitude au character actor : le sémillant et sec Everett Sloane, le visage fort d' Ed Begley pour une rare foi en victime et le génial Van Heflin dont tous les sens sont en éveil.

La photographie est de Boris Kaufman, habituel collaborateur du jeune réalisateur Jean Vigo (1905-1934). Les plans extérieurs de la ville de New York et ses hauts immeubles sont certainement de cet homme. À noter pour l' originalité du film, l' absence de musique.

Film en noir et blanc de 1956.
Format 4/3. Durée : 81 mn.
Version audio anglaise avec sous-titres français.
Pas de version audio française.
Bonus : Interview de Alain Carrazé d' une durée de 26 mn.
Excellente copie.


The Band Plays On
The Band Plays On

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Toujours libre, 30 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Band Plays On (CD)
Si vous voulez entendre une guitare tendue et torturée, il n' y a pas mieux que celle de Paul Kossoff (oui, oui, il y a aussi Tommy Bolin). Si vous ne ressentez pas cette douleur, c' est que vous êtes déjà mort, juste bon à jouer les zombies dans un film de George A. Romero et vous faire exploser votre tête molle par une balle dum-dum. Free, dont les influences étaient le blues et la soul, était le prototype de ce que les jeunes appellent actuellement l' émo-rock ; le hard rock adulescent et naïf totalement apolitique. Est-ce que Back Street Crawler tente de s' affranchir de cela ? En tout cas ils essaient d' être un peu plus adultes, moins naïfs mais toujours apolitiques. L' inspiration émotionnelle de Free venait en grande partie d' Andy Fraser, compositeur fin, subtil et versatile doublé d' un bassiste au jeu libre ne se contentant pas de marquer la rythmique. Trouver un remplaçant d' un même niveau n' est pas facile ; car pour Koss la compo, c' est pas trop son truc. Mike Montgomery (claviers), sorti de nulle part, apparaît. Cet inconnu écrit seul six titres dont le très original "New York, New York", on dirait du Ian Hunter et où le chanteur Terry Wilson-Slesser est assez à l' aise, ou l' énorme "Survivor" et le très beau blues à la Free "It's A Long Way Down To The Top". Il en co-écrit deux autres, le heavy-blues syncopé "Hoo Doo Woman", là Terry Wilson-Slesser est un peu à la traîne mais ce n' est pas le meilleur titre de l' album, et "Stealing My Way" avec les montées lyriques de Koss. La face B recèle autant de petites merveilles, l' entraînant "All The Girls Are Crazy", avec le jazzy "Jason Blue" on est presque chez Steely Dan... Back Street Crawler était bien un groupe, pas un projet d' un guitariste égocentrique. En tout cas pour moi, le meilleur disque de Paul Kossoff en dehors de Free. Le suivant de Back Street Crawler "2nd Street "(1976) est moins inspiré, c' est normal Mike Montgomery avait déjà disparu...


Daisy Kenyon [Import USA Zone 1]
Daisy Kenyon [Import USA Zone 1]
DVD ~ Joan Crawford
Proposé par musique-pour-vous
Prix : EUR 7,39

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Femme ou maîtresse, 27 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Daisy Kenyon [Import USA Zone 1] (DVD)
Je ne comprends pas trop pourquoi ce film fait parti de la collection "Film noir" de la Twentieth Century Fox, il s' agit plutôt d' un mélodrame... d' un très beau mélodrame d' ailleurs... avec quelques petits moments de comédie ; je sais que cela devient compliqué mais c' est pour vous dire que "Daisy Kenyon" n' a rien à voir avec un "Film noir".

Le titre français "Femme ou maîtresse" est pour une fois adapté et définit bien le personnage interprété par Joan Crawford et surtout le dilemme qui la perturbe. Daisy Kenyon est financièrement indépendante, a un amant (Dana Andrews) marié mais il ne veut pas divorcer, et, un autre ami veuf (Henry Fonda) qui la courtise. L' amant est avocat et il déteste perdre une affaire même celle de cœur. L' ami veuf est traumatisé par la mort accidentelle de sa femme. Daisy ne veut pas oublier au milieu de tout cela sa carrière professionnelle d' illustratrice de mode. Ce trio aux personnalités complexes alimente le scénario de belle manière. Donc, pas de meurtre ni de conflit physique, plutôt des joutes verbales, dans cet exercice Dana Andrews y est magnifique ; Henry Fonda joue plus la retenue.

Otto Preminger n' est donc pas juste le cinéaste pessimiste tant vanté. Il peut donner ce genre de film que l' on dit léger mais fortement attachant sur l' infernal trio ; Sacha Guitry n' est pas loin. Et remettons nous en mémoire "Scandale à la cour" (1945) ou "L' éventail de Lady Windermere" (1949), autres délicatesses du Viennois. Pourrait-on préférer Gene Tierney à la place de Joan Crawford ? Pas sûr, on connaît l' égo démesuré de cet actrice, pas pire que celui de Bette Davis, mais elle a toujours été quoi qu' on en dise d' une justesse remarquable et son jeu un peu limité, toutes les actrices ne peuvent être du niveau de Barbara Stanwyck ou d' Irene Dunne, passe très bien l' épreuve du temps. La photographie de Leon Shamroy est subtile, notamment dans l' appartement de Daisy Kenyon où les fenêtres et portes vitrées traversées par le soleil forment des taches lumineuses du plus bel effet.

DVD zone 1 et exclusivement zone 1.
Film en noir et blanc de 1947.
Format : 4/3. Durée : 99 mn.
Version audio anglaise sous-titrée française.
Pas de version audio française.
Bonne copie.


Dangerous Crossing [Import USA Zone 1]
Dangerous Crossing [Import USA Zone 1]
DVD ~ Jeanne Crain
Proposé par musique-pour-vous
Prix : EUR 8,11

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La revanche de la Belle, 18 mai 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dangerous Crossing [Import USA Zone 1] (DVD)
Excellent thriller de la Twentieth Century Fox avec l' une de ses stars, en l' occurence Jeanne Crain. Souvent imposée par le producteur Darryl Zanuck chez Joseph Mankiewicz et Otto Preminger qui ne se sont pas gênés pour la discréditer. Dans son autobiographie Elia Kazan, toujours aussi courageux, parle de visage inexpressif sans citer le nom de sa vedette de "Pinky" (1949). Quand on ne la traitait pas de poule pondeuse ; elle avait sept enfants. Jean-Patrick Manchette écrira lors de la ressortie en 1981 de "Péché mortel" (1945) de John Stahl : « Jeanne Crain est un cageot et joue comme une patate, on est habitués ». Des cageots comme ça j' en veux tous les jours. Quant à jouer comme une patate et avoir un visage inexpressif, dans "Dangerous Crossing" (1953) la Belle prouve le contraire.

Dans ce film se passant sur un paquebot de luxe, un couple embarque, le mari (Carl Betz) disparaît, la femme (Jeanne Crain) essaie de convaincre l' équipage que son mari est bien sur le navire, mais personne ne la croit, le docteur (Michael Rennie) tente de comprendre cette jeune femme dont il apprendra certains secrets au cours du récit. Il y a beaucoup d' audace visuelle. Les gros plans sur le visage de plus en plus névrosé de Jeanne Crain. Les scènes de nuit dans la brume sur les ponts du paquebot. On ne peut pas juste créditer la superbe photographie en noir et blanc et les mouvements d' appareil de Joseph LaShelle qui ont toujours été signalés par les critiques de cinéma. Il y a bien le talent synthétique de Joseph M. Newman. L' interprétation est concrète où le moindre petit rôle à son importance, la composition des plans, la dynamique et la précipitation des scènes également. Joseph M. Newman en est bien le chef d' orchestre. Un talent égal et de même teneur parcourait "Les bannis de la Sierra" (1952) étonnant western-thriller enfermé dans une cabane isolée dans la neige.

DVD zone 1 et exclusivement zone 1.
Film en noir et blanc de 1953.
Format : 4/3. Durée : 75 mn.
Version anglaise sous-titrée française.
Pas de version audio française.
Très bonne copie.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 27, 2014 5:26 PM MEST


Albert Lewin : Un esthète à Hollywood
Albert Lewin : Un esthète à Hollywood
par Patrick Brion
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Patrick Brion et Albert Lewin, 22 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Albert Lewin : Un esthète à Hollywood (Broché)
Pour Patrick Brion, Albert Lewin, c' est sa marotte. Tous les cinéphiles en ont une. Pour Jacques Lourcelles, il s' agit de Raffaello Matarazzo. Peter Biskind chérie Hal Ashby (!?). Philippe Garnier a les siennes, il en change de temps en temps. Il a commencé avec Don Siegel ou André de Toth, puis il y a eu Roland Brown et ensuite Joseph M. Newman. Le problème avec la marotte, c' est qu' elle n' est pas tout le temps géniale et a souvent un parcours en zigzag fait de plaies et de bosses. D' où la bienveillance que le cinéphile lui porte.

En ce qui concerne Albert Lewin, ce qui le rend sympathique dans un premier temps, ce sont ses caractéristiques physiques. Il ne dépassait pas le mètre et demi et travaillait comme producteur à la MGM d' où son surnom de Métrognome. Quasiment sourdingue, il avait un sonotone électrique portatif énorme. James "The Voice" Mason m' était en doute sa capacité à distinguer les disparités entre les différentes prises d' une même scène. Albert Lewin adorait-il le cinéma muet à cause de sa surdité ? Est-ce à cause de cet handicap qu' il sacralisait la Peinture ?

Contrairement à beaucoup de personnalités hollywoodiennes, Albert Lewin n' a pas eu de vie aventureuse avant son arrivée dans le bureau de Samuel Goldwin (Szmuel Gelbfisz) comme lecteur ; ça faisait rupin d' avoir un universitaire pour un nabab hollywoodien. Dernier enfant né le 24 septembre 1894 à Brooklyn de parents appartenant à des familles d' émigrés russes d' origine juive, il suit une scolarité exemplaire qui le mène à être diplômé en Littérature de l' université de New York, puis diplômé de Littérature britannique à celle de Harvard. Cela aide-il à devenir un grand cinéaste ? Frank Borzage ne savait, paraît-il, ni lire, ni écrire...

D' abord scénariste d' une flopée de mélodrames et ensuite producteur de renom avec "Les révoltés du Bounty" (1935) de Frank Lloyd ou "Les gars du large" (1937) de Henry Hattaway, il commence sa carrière de réalisateur avec trois adaptations littéraires réussies : "The Moon and Six Pence" (1942) d' après W. Somerset Maugham, "Le portrait de Dorian Gray" (1945) d' après Oscar Wilde et "Bel Ami" (1947) de Guy de Maupassant très conforme au code de censure Hays. Tous trois très bons où George Sanders ne l' est pas moins, ne pas oublier Angela Lansbury jeune et belle à la bouche mince dans les deux derniers. "Pandora" (1950) d' après la légende du Hollandais volant est son film le plus célèbre. Histoire d' amour fou chère aux surréalistes et hymne à la beauté d' Ava Gardner. Chef d' œuvre pour certains ou classé "camp" pour d' autres. Il vaut mieux ne pas s' attarder sur ses deux derniers métrages "Saadia" (1953) et "The Living Idol" (1957).

Patrick Brion défend sa marotte d' une manière assez naïve en affirmant que tous les films sont excellents. Pour lui, "Bel ami" est la meilleure adaptation de Guy de Maupassant ; il fait l' impasse sur "Le plaisir" (1952) de Max Ophüls l' adaptation de trois nouvelles de l' écrivain ou "Une vie" (1958) d' Alexandre Astruc ou encore "Romanze in Moll" (1943) d' Helmut Käutner avec la belle Marianne Hoppe au sourire si énigmatique. Il faut reconnaître que son livre est une mine de renseignements. Les souvenirs d' Abert Lewin évidemment, de Jack Cardiff, mais aussi ceux assez hilarants du directeur de la photographie Christopher Challis sur "Saadia" dont le tournage se passa au Maroc, de James "The Voice" Mason et ses problèmes d' argent, du peintre Man Ray et une entrevue avec Hurd Hatfield le comédien de Dorian Gray. Pour compléter, un panorama critique des films, parfois au moment de leur sortie, prouve à quel point les "spécialisés" s' égarent. Pas n' importe qui, James Agee par exemple.

Un livre qui rend hommage à une personnalité hollywoodienne qui a marqué le cinéma américain en lui apportant une allure plus cultivée, tout en donnant des œuvres compréhensibles du public lambda.


La fabrique du cinéma
La fabrique du cinéma
par Alexander Mackendrick
Edition : Broché
Prix : EUR 29,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Les Ealing Studios à Hollywood, 25 mars 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La fabrique du cinéma (Broché)
Après avoir été l' auteur de neuf films dont un seul mauvais, le dernier "Comment réussir en amour sans se fatiguer" (1967) une pitrerie avec Tony Curtis où on se demande s' il était derrière la caméra, le britannique Alexander Mackendrick décide d' enseigner l' écriture du scénario et la mise en scène à la California Institute of the Arts de Valencia.

Quand un homme a réalisé, entre autres, "L'homme au complet blanc" (1951), "Le grand chantage" (1957) ou "Cyclone à la Jamaïque" (1965), il vaut mieux l' écouter. Il donnait à étudier "Trois heures dix pour Yuma" (1957) de Delmer Daves car ce western était « filmé avec simplicité et économie, peuplé de personnages conventionnels et archétypaux, et dont le dialogue a un but et un effet immédiats ». Alexander Mackendrick prenait-il Delmer Daves pour son double américain ? Un de ses étudiants James Mangold en fit un remake en 2007. Ayant affronté la matière cinématographique en étant successivement publicitaire, ce qui lui apprit le story-board, puis scénariste, ce qui lui donna le sens de l' ellipse et qu' un film doit-être compréhensible aux 2/3 par ses images. Alexander Mackendrick pense comme Alfred Hitchcock que le cinéma a atteint sa plénitude lors de la période muette.

Cet assemblage des différentes notes de ce professeur-cinéaste n' est pas hétéroclite mais suit une progression qui va de la conception d' une histoire jusqu' à la prise de vue. Assemblage qui permet au néophyte de comprendre ce qu' est "La fabrique du cinéma" ; un monde fait d' artisans à la manière de ceux qui construisirent les cathédrales. Donc, ce n' est pas une autobiographie mais il y a un bon dossier auto-critique d' une cinquantaine de feuillets sur "Le grand chantage" (1957) dans ce livre de 440 pages environ. Il faut aussi louer une excellente mise en forme notamment pour les story-boards expliquant les axes et positions des caméras pour les champs et contrechamps. Il manque tout de même un index des noms et films, ce qui est toujours très pratique. Paraît-il qu' un second volume doit suivre.


Tout Court
Tout Court
Proposé par Funkingdom
Prix : EUR 29,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Doux et fort, 28 février 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tout Court (CD)
Voix voilée et grave, juste ce qu' il faut. Physique hiératique, juste ce qu' il faut. Un peu mystérieuse, peut-être pas assez communicante, Véronique Rivière est une oubliée de la chanson française. Pourtant, elle a eu du succès avec cet album composé de douze titres écrits par cette Dame brune à la peau blanche, plus une reprise de "Baby, I'm a want you" de Bread pour l' influence du soft-rock américain - appellation trompeuse qui veut dire easy listening - sur son style, l' importance de la country est grande également. Une seule chanson me semble faible "Cathy" où l' emploi du synthé est limite déplacé. Car l' ensemble des arrangements est surtout basé sur les guitares tenues par l' excellent et fin Michael Jones ainsi que Patrice Tison, Michel Haumont et Dominique Blanc-Francard qui signe aussi la réalisation. Deux hits "Tout court" et "Capitaine" à écouter en priorité afin de mieux adopter sans difficulté les autres. Une preuve que l' on peut faire de la très bonne variété française sans voix de fausse chanteuse d' Opéra, sans être une chuchoteuse non plus.


L'oreille d'un sourd
L'oreille d'un sourd
par P Garnier
Edition : Broché
Prix : EUR 23,55

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Notre homme Philippe Garnier, 27 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'oreille d'un sourd (Broché)
Ah, Philippe Garnier, j' attendais chaque mois avec impatience son papier dans le Rock & Folk des années 70 (fin) et 80 (début). Bon, ici, ce sont ceux parus dans Libération - le journal des socialos assujetti au Mitterrand sauveur : un million de chômeurs en 1981, deux millions un an plus tard... le chômage, c' est maintenant -, un canard où j' y jette un œil quand je tombe dessus et heureusement pas souvent, il y en a aussi des Inrocks (la hype, l'horreur). Dans ce bouquin, qui se lit à une vitesse dingue, je ne retrouve pas tout-à-fait l' esprit affûté ou les recherches du style "Je suis le Philip Marlowe des archives de la Warner, le Sam Spade de celles de l' Universal..." qui faisaient le bonheur des grands articles dans Rock & Folk. Normal, Philippe Garnier a gardé ses meilleurs sujets pour ses deux livres complémentaires "Honni soit qui Malibu" (1996) et "Caractères" (2006).

Donc, c' est le tout venant qui est réuni dans ces chroniques où un thème comme les godasses Doc Martens - Garnier porte ces pompes paramilitaires - ne peut intéresser que ceux qui ne connaissent pas les chaussures italiennes de Bill Hurley ; c' est pour ça qu' il vaut mieux porter des baskets quant on n' a pas la classe du chanteur des Inmates, et éviter les gaudiots Doc car tu risques de ressembler à un skinhead coco ou facho au bulbe mou. Beaucoup plus captivant, les chapitres consacrés à un vieux cinéma de quartier, aux pensées de Louise Brooks, à Walter Tevis l' auteur de "L'arnaqueur", à une réunion universitaire sur la guerre du Vietnam qui remet beaucoup de pendules à l' heure, à Richard Harris, à Sterling Hayden et son crabe, à Walter Matthau où la réflexion de Don Siegel est géniale, à son ami Tom Waits (un chanteur-compositeur que je viens vraiment de découvrir), à une photographe rooseveltienne Marion Post Walcott, aux deux cerveaux de Curt Siodmak qui dit n' avoir écrit que des histoires d' amour (ce qui est vrai !), à son alter ego Nick Toshes, à l' incontournable Charles Bukowski, au meurtre de Sam Cooke...

Et bien sûr, l' énervement vient quant la virtuosité de Philippe Garnier se met au service des bras cassés, des sans talents, des fausses gloires. Faisons silence sur le guitariste arthritique du Velvet. Même Joey Ramone, bon, il avait de l' humour dans ses interviews - il disait à propos de "Sandinista" des Clash : quel péplum ! -, mais les Ramones n' est qu' un groupe au groove fastidieux, aux musiciens (?) laborieux ; ce petzouille de guitariste ne jouant qu' en accords barrés... le tréfonds est atteint avec Lux Interior des Cramps. Je ne dis pas que je n' ai pas fantasmé sur Poison Ivy, à part ça, quelle purge juste bonne pour le Café de Flore ! Parce que pour Philippe Garnier et Lux Interior, le rock'n'roll ce n' est pas de la musique, mais c' est ce qu' on met dedans. Pour moi, c' est aussi de la musique et même avant tout de la musique. Quant à Courtney Love, bien meilleure actrice que euh... chanteuse (?), faire un papier sur un de ses concerts, quel intérêt, à part le style de l' auteur.

Je parlerais bien de ce qu' il dit sur le réalisateur Gordon Douglas mais oublier de citer "La maîtresse de fer" (1952), "Fort Invincible" (1951) ou "Le géant du grand nord" (1959), ce n' est pas bien. Je parlerais bien aussi de William Faulkner qu' il descend de manière assez habile, de Howard Hawks dont il met en doute son envoi au front pendant la Première Guerre mondiale et de son ex-femme Slim Keith qui inspirera toutes les actrices hawksienne : Rosalind Russell, Jane Russell, Ann Sheridan, Angie Dickinson. Et puis, il y a Jack Nicholson à qui il rend visite chez lui, dans LA maison, pour parler de "The Two Jakes" (1990) la suite de "Chinatown" (1974) de Roman Polanski, LA maison où le nabot (Polanski, pour ceux qui n' auraient pas compris) faisait des choses inadmissibles ; Philippe Garnier parle de peccadilles... viols sur mineure... peccadilles... bon, j' arrête.

Maintenant, il serait temps de rassembler dans le même livre tous les articles parus dans Rock & Folk.


Ain't Gonna Worry
Ain't Gonna Worry
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 19,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Glamour country, 31 décembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Ain't Gonna Worry (CD)
Pour trouver chez Crystal Gayle un disque qui se tient dans son ensemble, il a fallu attendre un bon moment. Ce fut "Ain't gonna worry" paru en 1990, le dernier produit par Allen Reynolds le producteur attitré de ses premiers albums qui va enfin le livrer. Dans les années 80, mis à part le bon album "True Love" (1982), la (très) Belle ne s' en tirera pas avec les honneurs, loin de là, les reprises calamiteuses de Bill Withers ("Ain't no sunshine" et "Lean on me") et de Bobby Bland ("Ain't no love in the heart of the city") drainent des arrangements inadaptés et le vibrato de sa voix n' y est pas très agréable. Confiée plus tard à d' autres metteurs en sons, le résultat ne fut pas plus concluant. Mais il y avait un autre travail énorme à accomplir, elle le fit très bien et Shania Twain s' en inspirera beaucoup : dépoussiérer l' image des antiques chanteuses country, de celles qui attendent leur homme derrière un fourneau ou un évier de cuisine. Il fallait abandonner les robes à fleurs, éviter les coiffures frisettes, les brushings douteux ou les perruques choucroutées et le maquillage à la truelle. Ressembler à une jeune femme moderne. Et tout ça, en bonne républicaine, sans discours féministe. C' est vrai que dernièrement, en voulant être dans le coup, elle donne presque dans le style gothique ; le style gothapouff quoi. Pour en revenir à l' album, 10 chansons, 10 réussites. Ballades ("It ain't gonna worry my mind", "Once in a very blue moon", "Faithless love"), country pure ("Everybody's reaching out for someone", "Never ending song of love"), un peu de country variet' mode ("Just like blues", "More than love"). Orchestrations impeccables, solos de guitare et d' accordéon, musiciens subtils et doués. Seul regret, que ça ne dure pas plus longtemps.
P.S. Je ne pense pas que la pochette soit une réponse à celle de "Easter" de Patti Smith...


Baby the Rain Must Fall [Import USA Zone 1]
Baby the Rain Must Fall [Import USA Zone 1]
DVD ~ Steve McQueen

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Second film du tandem McQueen/Mulligan, 29 novembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Baby the Rain Must Fall [Import USA Zone 1] (DVD)
Film qui risque de n' être pas très aimé par les fanatiques du Steve McQueen des films frimeurs de John Sturges ou du "Bullit" (1968) de Peter Yates. Scénarisé par le dramaturge Horton Foote d' après une de ses pièces de théâtre "The Travelling Lady" centrée sur une femme un peu à la dérive, "Le sillage de la violence" (1964) développe en plus la personnalité du mari de celle-ci.

Au début du récit, une femme (Lee Remick) avec sa petite fille quitte la bourgade de Tyler pour celle de Columbus où elle essaie de reprendre contact avec son mari (Steve McQueen) qui suite à une rixe sanglante, et après avoir purgé quelques années de prison, vient d' être libéré sur parole. Les retrouvailles ne sont pas faciles... Un shérif (Don Murray), ami d' enfance du mari, les aide...

Enfant, Henry Thomas (Steve McQueen) fut abandonné par ses parents, des travailleurs saisonniers pauvres, sur les marches d' un palais de justice de la petite ville texane Columbus ; habitudes courantes des familles itinérantes indigentes dans le sud des États-Unis. Confié par le juge (Paul Fix) à une vieille femme dévote et rigide, l' éducation d' Henry sera dure et violente. Cette éducation altérera son caractère. Henry est un délinquant bagarreur plus prompt à sortir son cran d' arrêt quant il a le dessous, que le chanteur compositeur à succès qu' il rêve de devenir.

Robert Mulligan est décidément le cinéaste des sujets difficiles et casse gueule où plus d' un se serait vautré dans la complaisance et le pathos. La photo simple, sobre et en noir et blanc d' Ernest Laszlo refuse toute esthétisme à la John Alton. Ici tout est dans les attitudes et les images courtes et incisives. La vue d' une ceinture accrochée à l' intérieur d' un placard est d' une grande efficacité narrative qui mènera à la scène explosive dans le cimetière.

Si vous êtes pour le Steve McQueen de "L' enfer est pour les héros" (1962), de "L' homme qui aimait la guerre" (1962) ou de "La canonnière du Yang-Tse" (1966), du McQueen en pauv'mec, il incarne dans "Baby, The Rain Must Fall" le pire (meilleur) des pauv'mecs.

DVD zone 1 et exclusivement zone 1.
Très bonne copie.
Film en noir et blanc de 1965. Format 16/9. Durée : 99 mn (version complète).
Version audio anglaise avec sous titres anglais ou espagnols... ou japonais (si ça vous dit).
Ce DVD ne possède ni de version audio française... ni de sous titres français contrairement à ce qui est indiqué sur la jaquette.


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