Profil de the_declaration > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par the_declaration
Classement des meilleurs critiques: 17.046
Votes utiles : 1540

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
the_declaration (Anvers, Belgique)

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Le cycle de Fondation, I : Fondation
Le cycle de Fondation, I : Fondation
par Isaac Asimov
Edition : Broché
Prix : EUR 6,20

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le firmament de la SF, 5 juin 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le cycle de Fondation, I : Fondation (Broché)
Que dire sur Asimov et son cycle de Fondation qui n'ait déjà été dit au cours des soixante années qui nous séparent de sa parution ? Sans doute pas grand-chose. Fondation est sans doute une sinon la plus célèbre œuvre littéraire de la SF du siècle dernier.
Malgré les évolutions majeures sur les domaines politiques, sociaux et économiques survenues depuis, Fondation reste un coup de poing dans le ventre littéraire brutal pour le lecteur. Fondation décrit la chute d'un Empire et la vision d'un scientifique qui prédit une ère barbare grâce à la « psychohistoire », une science sociale probabiliste qui permet de faire des projections sur l'avenir de l'humanité. Ce grand homme a comme projet la « Fondation » dont le but est de conserver le savoir humain et de survivre à l'effondrement de la civilisation.
L'ambition de Fondation est démesurée : résumer en quelques pages les causes de l'essor et de la chute d'empires ainsi que les facteurs permettant de survivre et s'adapter aux grands changements sociaux d'une époque. Outre les réflexions pertinentes que suggère Fondation sur le rôle du commerce, de la technologie et du religieux dans l'édification de la domination d'une civilisation sur une autre, Asimov met formidablement bien en lumière la problématique du choix individuel par rapport aux déterminismes sociaux.
L'écriture peut paraître aride, mais on peut faire la même remarque sur une bonne partie d'œuvres de l'époque (le fameux âge d'or de la SF). Fondation oscille entre le roman et le conte philosophique et ce côté épuré convient à mon avis merveilleusement bien au genre. On n'a pas fini de parler de Fondation, et encore moins de le lire.


Le Cycle de Lyonesse, tome 3 : Madouc
Le Cycle de Lyonesse, tome 3 : Madouc
par Jack Vance
Edition : Broché
Prix : EUR 9,40

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Sacré Graal, 28 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Cycle de Lyonesse, tome 3 : Madouc (Broché)
Madouc continue sur la lignée des deux opus précédents (Le Jardin de Suldrun et La Perle verte) et achève de belle manière la trilogie estampillée heroic fantasy de Jack Vance. Lyonesse s'avère être une réussite romanesque, mêlant avec habileté les stéréotype de la fantasy éditée à l'époque et un contexte historique puisque on retrouve des événements et personnages du Moyen-Âge. Cette recette aura très bien fonctionné puisque elle donne au lecteur une sensation étrangement réelle d'un univers essentiellement imaginaire.
Madouc, donc. La structure du roman est une copie conforme des précédents. On a le droit à un interlude féérique d'une centaine de pages en plein milieu de l'ouvrage, ici il s'agit de l'héroïne partant en quête de son père, épisode plus réjouissant que ce qui était offert dans les deux premiers tomes. A nouveau on retrouve le contraste frappant entre la dureté de l'affrontement militaire et politique du royaume du Lyonesse avec ses voisins et la légéreté, l'humour, la fraîcheur qui se dégage du style et des personnages. La princesse Madouc est le véritable personnage central de ce troisième tome et succède ainsi à Aillas et Dhrun (roi et prince respectifs du Troicinet, voisin belliqueux du royaume de Lyonesse). Madouc imprime sa marque et apporte une touche de magie et de malice qui réhausse à mon avis le ton du récit. C'est sans doute un des personnages les plus ambivalents et insaisissables de l'aeuvre de Vance et l'auteur a parfaitement réussi à mettre en lumière son métissage de fée. Elle reste cependant un personnage vancien typique et se sort de situations inextricables par la ruse et une langue bien pendue.
Bref vous l'aurez compris Madouc est à mon sens le plus réussi des trois volumes du cycle et offre quelques très bons moments de lecture. Tout ça dans un style parfois plein d'esprit, souvent drôle, toujours léger et élégant. Offrant pourtant de belles redondances avec la fantasy sage et classique de Tokien et ses copilleurs, Vance a réussi à sortir son épingle du jeu. Le style plein d'humour fonctionne le plus souvent et détonne avec le genre. Lyonesse offre suffisamment d'éléments distinctifs pour avoir sa place (méritée) sur les étalages de librairie plus de vingt ans après sa parution.


Le Cycle de Lyonesse, tome 2 : La Perle verte
Le Cycle de Lyonesse, tome 2 : La Perle verte
par Jack Vance
Edition : Poche
Prix : EUR 9,40

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La sauce prend !, 12 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Cycle de Lyonesse, tome 2 : La Perle verte (Poche)
Suite d'un premier tome haut en couleurs, la perle verte poursuit efficacement les jalons d'une belle trilogie de fantasy débutée avec le Jardin de Suldrun. On le rappelle, Lyonesse c'est une guerre pour le pouvoir prenant place sur un archipel imaginaire situé au loin de la Bretagne et de l'Angleterre, mêlant Histoire, contes de fées, légendes arthuriennes et fantasy pure et dure.
On assiste dans la perle verte à l'ascension fulgurante du roi Aillas de Troicinet qui poursuit sur sa lancée et s'oppose fermement à la domination de son voisin le roi Casmir de Lyonesse. En parallèle ce dernier enquête dans la plus grande discrétion sur les origines d'Aillas et de son fils Dhrun, alors que Casmir est toujours perturbé par une prophétie prédisant que son petit-fils monterait sur le trône d'Evandig et unifierait les Iles Anciennes.
Une suite très efficace donc, qui capitalise sur les points forts du premier volume. Le mano a mano que se livrent les deux Rois concurrents est passionnant et c'est une délicieuse suite de trahisons et coups fourrés que nous propose l'auteur. Aillas, héros vancien s'il en est, redouble d'astuce et de ruse pour doubler son opposant et étendre son empire. On retrouve avec grand plaisir les litres de tendresse, de légèreté, d'humour et d'émerveillement déversés par Jack Vance dans ce roman. Son talent de conteur est évident et la superposition du merveilleux sur un contexte historique est la vraie réussite de l'œuvre à mon sens. La sauce prend !


Le Cycle de Lyonesse, tome 1 : Le Jardin de Suldrun
Le Cycle de Lyonesse, tome 1 : Le Jardin de Suldrun
par Jack Vance
Edition : Poche
Prix : EUR 10,60

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Classique mais efficace, 13 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Cycle de Lyonesse, tome 1 : Le Jardin de Suldrun (Poche)
Lyonesse est un des cycles les plus importants de l'oœuvre de Jack Vance et souvent reconnu comme un jalon majeur de la littérature fantasy (à juste titre).
Le Jardin de Suldrun est le premier tome d'une trilogie parue il y a presque trente ans. L'ensemble a-t-il pris des rides ? La présentation de l'univers de Vance peut sembler déroutante pour certains, savant mélange de fantastique et d'Histoire. L'action prend place dans les Isles Anciennes, un archipel d'îles situé quelque part entre le Sud de l'Angleterre et la Bretagne. On retrouve bien des liens avec l'Histoire, notamment le mythe du Roi Arthur (ainsi que Celtes, etc.), cependant on est bien loin du roman historique avec magiciens cachés derrière les figures du pouvoir et autres fééries.
Suldrun, fille du roi Casmir, le roi du Lyonesse, semble être l'héroïne du récit. Elle ne le restera pas longtemps. L'ensemble du roman est construit sur l'opposition entre le Troicinet et le Lyonesse, deux des royaumes les plus puissants des Isles Anciennes. Princes oubliés, trônes vacants, alliances, espions, stratégies militaires: tout est là pour des intrigues en pagailles. Et figurez-vous que la sauce prend bien. La substance se délie un peu en milieu de parcours où Vance se contente de nous faire suivre les pérégrinations plus ou moins intéressantes de certains des protagonistes majeurs. Toutefois cela n'ôte pas les qualités de l'oeuvre, même si celles-ci sont à trouver dans les vieux pots (l'ombre de Tolkien, entre autres).


Le Poids de son regard
Le Poids de son regard
par Tim Powers
Edition : Poche

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'amour à mort, 8 mars 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Poids de son regard (Poche)
On ne lit sans doute pas Tim Powers pour la qualité de sa plume, mais vraisemblablement plus pour la richesse de ses histoires et la cohérence de ses récits. Le poids de son regard contient ce que l'auteur fait de mieux : du fantastique où sont revisités des événements, périodes ou personnages marquants de l'Histoire et non sans brio.
Le poids de son regard raconte l'histoire de Michael Crawford, un brillant chirurgien anglais du XIXème siècle, contemporain des poètes Percy Shelley, John Keats et Lord Byron. Il va se retrouver embarqué avec ces derniers dans une histoire mêlant humains et créatures nées de la Terre, parasitant leurs hôtes et partageant avec eux sentiments et bien plus.
Le roman est en fait une fable sur le vampirisme, et la présence des poètes romantiques anglais apporte une justesse et une saveur incomparables à l'ensemble. Le charme de l'Italie et la mélancolie de Byron et Shelley donnent du corps et une dimension réellement romantique au mythe du vampire, bien éloigné des stéréotypes Dracula/Carpathes qu'on nous sert habituellement. Peut-être pourra-t-on reprocher un scénario un peu convenu et sans surprises, même si le récit est conduit habilement du début à la fin. Un roman où Tim Powers prouve qu'il maîtrise très bien son style aux confins de l'uchronie et du fantastique et on souhaite découvrir avec lui d'autres univers (pour ma part en tout cas).


Best Of - V pour vendetta
Best Of - V pour vendetta
par Alan Moore
Edition : Album

3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 D'un V qui veut dire Vendetta, 30 novembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Best Of - V pour vendetta (Album)
Dans cette oeuvre majeure du comics, Alan Moore ressuscite de très belle manière le mythe du vengeur masqué. Dans une Angleterre fasciste et totalitaire qui rappelle les plus belles pages de 1984 et les plus belles frasques d'un Mussolini, la population vit apeurée, en proie à l'oppression et la privation de toutes les libertés fondamentales. Un homme se dresse, seul, contre le système.
Le point positif de cette BD est qu'on peut accumuler les superlatifs sans aucune crainte de verser dans l'emphase. On a affaire à un chef d'oeuvre, tous supports artistiques confondus. La politique-fiction est un genre ardu, qui se transforme souvent en réquisitoire simpliste et naïf, pour ne pas dire démagogique. Or ici Alan Moore fait preuve d'une subtilité extrême, maniant avec doigté les thèmes du fascisme ou de la xénophobie. Il s'agit indiscutablement d'une BD riche, mature et adulte. Ensuite il y a V, ce personnage qui dégage un charisme et une puissance hors du commun. Son masque, sa passion pour Shakespeare, les tirades au clair de lune, la mise en scène, sa désinvolture, sa détermination fascinent et séduisent. Qui est V? Quelles sont ses motivations? Et si chacun d'entre nous pouvait ou avait le devoir d'être V? L'anonymat de V et les questions sans réponses participent à son charme.
Enfin les dialogues à l'or fin et le dessin triste et désabusé (qui peut rebuter au départ) achèvent de faire entrer V pour Vendetta au panthéon du neuvième art.


La Belgariade, Tome 5 : La fin de partie de l'enchanteur
La Belgariade, Tome 5 : La fin de partie de l'enchanteur
par David Eddings
Edition : Poche
Prix : EUR 8,40

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 De bons souvenirs en perspective, 30 novembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Belgariade, Tome 5 : La fin de partie de l'enchanteur (Poche)
En cinq tomes, le cycle de la Belgariade a fini par me séduire. Il m'en a fallu pour digérer le tissu de stéréotypes déployé par l'auteur tout au long de cette saga : du petit garçon innocent destiné à sauver le monde, aux magiciens tout puissants en passant par les artefacts sacrés, les armées titanesques et j'en passe, David Eddings nous en a fait voir de toutes les couleurs.
Pourtant, en dépit de ces clichés usés jusqu'à la corde et de ce pillage du Seigneur des Anneaux, on se retrouve piégé dans la toile. Les personnages tout d'abord, totalement convaincants et crédibles (Belgarath le vieux loup de mer tatillon, Polgara la femme libérée et épanouie, Silk le voleur au grand cœur et à l'humour décapant, etc.) sont attachants et bien développés tout au long des cinq tomes (merci à sa femme Leigh pour les personnages féminins). Les dialogues ensuite, souvent drôles et vifs, entretiennent l'intérêt d'une histoire un peu falote.
Ce dernier tome, comme le précédent, rehausse largement le niveau de la Belgariade. Les rebondissements se font bien plus nombreux et on note un net progrès dans la structure narrative du roman. La séparation des personnages alliée à la partie d'échecs que se livrent les deux camps donne une dimension intéressante à l'ouvrage. Le jeu entre les différentes nations génère des queues d'intrigues politiques pas désagréables. Enfin, Eddings s'avère très doué dans la description de la guerre : cruelle sans verser dans le mélodrame, La fin de partie de l'enchanteur recèle quelques moments poignants. La qualité de ce tome devrait vous pousser à lire la Belgariade jusqu'au bout : tenez bon, ça vaut le coup.


La Belgariade, Tome 1 : Le pion blanc des présages
La Belgariade, Tome 1 : Le pion blanc des présages
par David Eddings
Edition : Poche
Prix : EUR 7,70

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Archi-classique, 30 novembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Belgariade, Tome 1 : Le pion blanc des présages (Poche)
La Belgariade est l'archétype d'un cycle de fantasy et présente toutes les caractéristiques du genre. On retrouve un univers imaginaire d'inspiration médiévale où le manichéisme règne en maître incontesté. Y figurent aussi prophécies, magiciens quasi-immortels jouant le rôle d'éminence grise, groupe de personnages voyageant ensemble et tentant de se prémunir du « Mal », un élu sur qui repose l'espoir de la survie du monde, etc. L'ombre de Tolkien et de son magistral Seigneur des Anneaux n'est jamais loin, à tel point que le qualificatif de clone paraît ici assez approprié.
La Belgariade est en quelque sorte une version simplifiée du Seigneur des Anneaux : les enjeux et la structure du récit y sont très similaires, à tel point qu'on a souvent l'impression de lire une deuxième fois le même livre. David Eddings a su rendre ses romans plus accessibles de par la simplicité de son écriture et de l'univers qu'il a créé. Le Seigneur des Anneaux pour les Nuls ? Pas seulement. Les personnages de la Belgariade sont épais, humains et crédibles, tout le contraire de ceux de Tolkien. En outre une bonne dose d'humour et des dialogues savoureux viennent relever l'intérêt d'un scénario déjà-vu. Au final, une lecture qui peut se révéler distrayante voire jouissive, mais que je ne recommanderais qu'aux adeptes.
Extrait : « - Des courtisans. Pas un seul homme digne de ce nom dans le tas.
- Un mal nécessaire, mon cher Barak, fit Silk par-dessus son épaule au grand bonhomme. Il faut de petites gens pour accomplir les tâches insignifiantes qui permettent à un royaume de tourner. »


Krondor : l'entre-deux guerre, Tome 2 : Le Boucanier du roi
Krondor : l'entre-deux guerre, Tome 2 : Le Boucanier du roi
par Raymond E. Feist
Edition : Broché
Prix : EUR 10,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Johnny Depp et le capitaine Fracasse n'ont qu'à bien se tenir, 30 novembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Krondor : l'entre-deux guerre, Tome 2 : Le Boucanier du roi (Broché)
Après le plus que décevant "Prince de Sang", Feist remonte la barre et nous offre de quoi nous intéresser à nouveau à son univers de Midkémia. La génération de la guerre de la Faille s'apprête à laisser sa place à la suivante (celle de la Guerre des Serpents?) et le Boucanier du Roi est le roman de la transmission de témoin. Il s'agit là d'un très bon bouquin d'aventure, de pirates où les rebondissements et l'action sont omniprésents. Les nouveaux personnages sont charmants et les anciens mûrissent très bien. Au final c'est un moment de lecture extrêmement agréable qui n'est entâché que par le côté Santa Barbara/Beverly Hills récurrent chez Feist qui est très présent ici: qui aime qui, qui sortira avec qui, etc.


Poker d'âmes
Poker d'âmes
par Tim Powers
Edition : Poche
Prix : EUR 8,40

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Cartes poussiéreuses et bières chaudes, 1 novembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Poker d'âmes (Poche)
Emoustillé par la réputation de pape de la littérature fantastique qui précède Tim Powers, je m'étais fait une joie de rentrer dans un des romans les plus célèbres. Outre ce Poker d'âmes, on lui doit entre autres les Voies d'Anubis ou le Poids de son Regard.
Poker d'Âmes c'est une cavalcade sous le soleil de plomb de l'Ouest des Etats-Unis contre une machination implacable sur le thème des cartes, et du jeu de tarot en particulier. Scott Crane, le personnage principal, est victime d'une machination créée par son vrai père afin de lui assurer l'immortalité via des changements de corps à intervalles réguliers (je sais, c'est compliqué). Le roman est une course-poursuite à Las Vegas contre l'accomplissement d'une destinée funèbre et la logique des cartes.
Débridé et mystique, Poker d'Âmes avait tout pour plaire. Alors pourquoi ? Pourquoi l'ennui s'est-il mêlé de la partie ? Mal écrit, mal traduit peut-être. Il reste que l'écriture est extrêmement approximative et confuse, et rend l'ensemble assez indigeste, il y a des grumeaux un peu partout. Le scénario aurait également pu être mieux amené. Par-contre les descriptions d'un Las Vegas décadent, avec ses burgers dégoulinants, ses rednecks suants, ses bières échaudées et ses parties de poker achevées à l'aube est bien amenée. La couche de mysticisme apportée par le pouvoir des cartes s'y mélange très bien. Si seulement la lecture ne m'avait pas arraché autant de bâillements...


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20