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Contenu rédigé par David Fayon
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Commentaires écrits par
David Fayon "Expert technologies numériques, auteur de livres sur Internet" (Paris)
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La nouvelle société coût marginal zéro : L'internet des objets, l'émergence des communaux collaboratifs et l'éclipse du capitalisme
La nouvelle société coût marginal zéro : L'internet des objets, l'émergence des communaux collaboratifs et l'éclipse du capitalisme
par Jeremy Rifkin
Edition : Broché
Prix : EUR 26,00

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Roman sur la transition de la société capitaliste à la société du partage, 12 novembre 2014
Ce dernier opus de Jeremy Rifkin est un pavé de 460 pages hors annexes qui se lit comme un roman avec des exemples intéressants même si certains restent évidents. Les économistes auraient préféré voir se dégager une thèse très forte et des données chiffrées à l’appui pour disposer d’un fil directeur plus solide.

Il s’agit en fait d’un condensé des mutations actuelles (réseaux sociaux et mobilité, Internet des objets, MOOC, crowd*, impression 3D qui reprend Makers de Chris Anderson avec le passage de la production de masse à la production par les masses, etc.) qui a bien été traduit.

Dans le livre, le titre est nuancé, il s’agit en fait d’un coût marginal "quasi nul". Notons que certaines considérations sont sous-estimées, lorsque par exemple Amazon se dote de « véhicules intelligents automatisés et guidés, de robots automatisés […] » : certes les coûts marginaux deviennent quasi-nuls et on retrouve le courant économiste marginaliste mais pour autant ce n’est pas la fin du travail. La destruction créatrice de Schumpeter est bien réelle. Lorsqu'il est indiqué que les revenus au clic de Google baisse, c’est vrai mais la profitabilité à deux chiffres du géant d’Internet demeure et la migration vers les mobiles et l’Internet des objets a déjà commencé.

Quelques éléments de gouvernance d’Internet avec entre autres la vision du professeur Tim Wu sont par ailleurs donnés pour illustrer ainsi que la question de l’énergie même si on aurait aimé avoir des scénarios pour la transition.

Jeremy Rifkin pose in fine des questions. Il n’apporte pas de solutions. Il appartient aux consomm'acteurs et consomm'auteurs – citoyens d’Internet - de les créer. On aurait aimé que le point d’absorption des coûts fixes dans cette nouvelle société du partage soit creusé. En outre le partage peut être capitalistique (par exemple Velib’ en France).

Au global, après une rétrospective historique sur le capitalisme, l’intégration verticale, etc. et même si des grands penseurs économistes sont cités (Adam Smith, Jean-Baptiste Say, Keynes, etc.), la théorie, un peu légère, décevra les économistes et encore plus les statisticiens. Mais force est de constater que le livre a un certain brio dans la vulgarisation même s’il est parfois verbeux.


L'ère numérique, un nouvel âge de l'humanité : Cinq mutations qui vont bouleverser notre vie
L'ère numérique, un nouvel âge de l'humanité : Cinq mutations qui vont bouleverser notre vie
par Gilles Babinet
Edition : Broché
Prix : EUR 19,90

16 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La révolution numérique expliquée aux politiques, 24 janvier 2014
La thèse centrale et que je partage avec Gilles Babinet est que la révolution numérique est la nouvelle étape de l’humanité après les révolutions agricoles, industrielles et des services.

L’avant-propos qui relate la genèse du Conseil National du Numérique est savoureux même s’il omet de parler du rapport de Pierre Kosciusko-Morizet qui fut le point de départ. D’emblée le contraste entre les prises de décision rapides des start-up et des entreprises innovantes et celles du pouvoir avec des processus très politiques et le respect du protocole est retracé.

La première partie est une rétrospective sur l’histoire de l’humanité et le nouveau paradigme induit par le numérique. A noter des chiffres p. 39 qui montrent l’explosion du nombre de brevets dans le monde. Toutefois lorsqu’il convient d’innover rapidement, la vitesse peut primer le secret et le brevet surtout dans une économie ouverte. La loi de la singularité, moment à partir duquel la puissance des machines supplantera les humaines, émise par von Neumann, est rappelée. L’accent est mis sur la révolution industrielle, la fin des trente glorieuses et le changement du monde à venir en passant par le paradoxe de Solow en matière de productivité.

La seconde partie, cœur de l’ouvrage, expose les 5 mutations qui vont changer le monde et qui sont consensuelles.

La connaissance et les gains d’opportunité (qui augmentent le champ des possibles avec par exemple le fait de prévenir d’un changement de réunion via un smartphone), le succès du partage et du collaboratif tel que l’encyclopédie libre Wikipédia avec l’intelligence apportée par la multitude est d’abord présenté comme premier facteur de changement. Un zoom est fait sur la finance et l’incontournable Big Data avec la profusion des données disponibles et des capteurs.

L’éducation avec, entre autres, le phénomène des MOOC, l’enseignement à distance et le nécessaire passage à l’apprentissage à apprendre est ensuite développée. Une réflexion intéressante est le succès de la méthode Montessori qui privilégie l’éveil plutôt que le taux de réussite aux examens. L’ère des diplômes pourrait d’une certaine façon même être révolue – à prendre avec précaution, Gilles Babinet étant un self made man.

La santé avec la force d’outil comme Watson d’IBM pour l’aide au diagnostic, le dossier médical personnalisé et le succès du Quantified Self corrélée aux évolutions démographiques est la troisième mutation. L’opportunité que représente Internet pour l’aide aux patients atteints d’une maladie rare ou orpheline est soulignée.

L’industrialisation et la production avec l’apport des robots, des Fab Labs et le passage au Do It With Others permise par les échanges sur le réseau ainsi que l’arrivée des imprimantes 3D fait l’objet de la quatrième mutation. Les impacts sont considérables pour le travail mais aussi pour les lieux de production.

Enfin, le rôle de l’Etat est amené à être repensé avec l’open data, l’e-démocratie et la nécessaire innovation au sein de l’Etat. Gilles Babinet souligne qu’il conviendrait de passer d’une situation de régulation à une situation d’innovation, la première favorisant les contextes de rente.

Une ouverture traçant les risques (cybercrime, utilisation de drones à des fins terroristes, etc., Big brother même si je crois plus à des small brothers aux mains de mafia) et les opportunités nombreuses prolonge ces 5 mutations. Gilles Babinet indique qu’il aurait selon lui été préférable d’inscrire comme principe clef celui de transparence plutôt que celui de précaution qui constitue potentiellement un frein à l’innovation. Le message porté est que le vieux continent doit innover, ceci transcende les clivages traditionnels gauche-droite (par exemple neutralité du net, Hadopi) et l’on assiste à une transition vers une opposition entre ceux qui prônent l’innovation et les conservateurs d’un ancien monde.

Notons P. 230 « j’ai contribué à travailler en tant que Digital Champion au sein de la Commission européenne jusqu’en avril 2014 », un peu étrange pour un livre paru en janvier 2014.

Cette innovation pour l’Europe est vitale avec les bouleversements qu’elle emporte si notre continent veut être celui des « Lumières numériques », clef de la civilisation en devenir.


Surfer la vie : Vers la société fluide
Surfer la vie : Vers la société fluide
par Joël de Rosnay
Edition : Broché
Prix : EUR 20,50

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une leçon de vie dans notre société 2.0, 12 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Surfer la vie : Vers la société fluide (Broché)
Nous sommes dans notre société en permanence en rapport de force (et de flux). Il convient de s’adapter telles les espèces. Selon Joël de Rosnay nous tendons vers une société fluide où les 3 intelligences collective, connective et collaborative permettent de survivre. Prenant la métaphore du surf où il faut se laisser porter par la vague et la dompter… Ainsi que celle du surf sur Internet où le processus de sérendipité - qui consiste à aller de lien en lien et se laisser naviguer au gré du hasard et de ses envies - prévaut, Joël de Rosnay établit des liens entre les concepts. Ces liens vont au-delà de ceux précédemment établis entre le vivant et Internet. Ainsi nous allons assister à une convergence des réseaux sociaux, du web symbiotique, des smart grids dans le domaine énergétique, de la fabrication d’objets (cf. l’ouvrage Makers : La nouvelle révolution industriellede Chris Anderson). Les contraintes du vivant (utilisation décarbonée, etc.) par rapport aux ressources limitées de la planète donnent un intérêt accru aux réseaux intelligents et adaptatifs. Joël de Rosnay rend accessible les thèses de Jeremy Rifkin et beaucoup d’autres en y apportant une touche personnelle. Des QR code sont donnés à la fin de l’ouvrage vers des liens pertinents pour en faire un livre augmenté. La métaphore du surf est finalement une leçon de vie et un message d’espoir en réponse à la crise qui depuis 2007 paralyse notre monde occidental.


Les Réseaux sociaux sont-ils nos amis ?
Les Réseaux sociaux sont-ils nos amis ?
par Eric Delcroix
Edition : Broché
Prix : EUR 9,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une confrontation intéressante sur les usages des réseaux sociaux sur Internet, 7 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Réseaux sociaux sont-ils nos amis ? (Broché)
Ce petit livre permet la confrontation de deux points de vue d’universitaires, un ardent partisan et utilisateur des réseaux sociaux sur Internet, bien qu’issu de la génération X, Eric Delcroix, et Serge Proulx qui pour sa part pointe des risques inhérents à ces nouveaux outils. Le tout est encadré par une médiatrice qui conclut quant à la nécessaire formation en particulier la jeune génération à ces nouveaux outils devenus incontournables. Quelques références sont données et le débat reste courtois. Eric s’attache aux freins quant à l’usage de ces nouveaux outils. Serge se livre à critiquer le pouvoir des algorithmes qui permettent par exemple avec le Edge Rank de Facebook d’afficher une information sélective ou encore les risques de la disparition des frontières vie professionnelle et vie personnelle (en revenant par exemple sur l’affaire des salariés d’Alten licenciés). Une bonne introduction aux réseaux sociaux sur Internet qui mérite néanmoins d'être appuyée par la lecture d'autres ouvrages.


L'âge de la multitude: Entreprendre et gouverner après la révolution numérique
L'âge de la multitude: Entreprendre et gouverner après la révolution numérique
par Henri Verdier
Edition : Broché

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Capter la puissance de la multitude, la nouvelle valeur immatérielle, 5 septembre 2012
Nous vivons un changement de paradigme crucial pour notre société avec le numérique qui est transverse à l’ensemble des secteurs économiques. Les majors sont aujourd’hui Apple et Microsoft, maîtres dans l’intégration verticale, mais aussi Google, Amazon, Facebook et beaucoup d’autres. Toutefois des constantes se dégagent ce qui explique les entreprises à succès majoritairement dans la Silicon Valley : modernité, capacité à croître très rapidement, ouverture, disruption et volonté de changer le monde, ritualisation, captation de la valeur créée par les utilisateurs. C’est ce dernier point qui est approfondi par la suite.

Trois facteurs expliquent également ce phénomène : la baisse continue des coûts de la technologie selon la loi de Moore mais pas seulement, le processus permanent d’innovation, l’intelligence ou la créativité qui se trouve majoritairement à l’extérieur des organisations. Le modèle itératif ou de la version bêta permanente où l’on procède par essai/correction avant généralisation grâce au feed-back des internautes est une clé précieuse du succès. L’expérience utilisateur est cruciale dans le processus avec le design et la simplicité de l’interface de toute application qui sont des paramètres cruciaux.

Toute plateforme est issue d’une application. Une plateforme bat toujours une application car elle capte les contributions issues de la multitude sur un périmètre bien plus étendu. Un des enjeux pour une application est donc de devenir un jour plateforme. Par multitude on entend ces milliers d’internautes qui apportent des données qui créent ainsi de la valeur très souvent bénévolement. C’est le cas avec Facebook et ses utilisateurs qui apportent une externalité positive à l'outil (publications, commentaires, J’aime, etc.) et tout l’écosystème avec les API autour. C’est également le cas d’Amazon, de Twitter, etc. La valeur aujourd’hui ne repose pas seulement sur le capital ou le travail mais bel et bien la captation de la puissance de la multitude, thèse centrale des auteurs.

Le chapitre 5 est un plaidoyer pour affronter le nouveau monde industriel. Les grandes entreprises et même l’Etat peuvent devenir plate-forme avec les 2 facettes, les open data et les big data. C’est encore timidement le cas avec la mission Etalab ou Proxima mobile. Mais la France et l’Europe doivent passer à la vitesse supérieure, ce qui suppose d’évangéliser la technostructure, de réguler différemment, d’avoir une autre politique fiscale. Une rupture est nécessaire par rapport à la vision de l’Etat supposé « neutre et au-dessus de la société », au fait que l’innovation et la création de valeur puissent se faire en dehors de celui-ci et une nouvelle organisation pour faciliter l’appropriation des ressources.

Un très bon ouvrage, bien écrit même s’il n’est pas profondément novateur. Seules quelques approximations sur les réseaux sociaux (900 millions de personnes se connectent sur Facebook tous les jours, MySpace premier réseau social en 2003) et quelques redites au fil des chapitres. Néanmoins, je conseille fortement le livre d’Henri Verdier et Nicolas Colin qui ont su rendre accessible ce changement de paradigme important dans la société de la connaissance.


Voyage au pays des Réseaux Humains - Guide pratique pour développer ses réseaux relationnels
Voyage au pays des Réseaux Humains - Guide pratique pour développer ses réseaux relationnels
par Jérôme BONDU
Edition : Broché
Prix : EUR 29,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Travail de fourmi pour nous faire découvrir l'immensité des réseaux, 19 avril 2012
Les réseaux sont pluriels (clubs, associations, instituts et écoles, etc.). L''appartenance à un ou plusieurs réseaux est souvent une source d''échanges, d''opportunités. L''arrivée massive des réseaux sociaux sur Internet vient en outre donner un second souffle et s''additionner aux réseaux traditionnels.

Le livre s''articule en trois parties, la première est un abécédaire des réseaux qui permet non seulement de définir les concepts mais aussi d''introduire des réflexions, de donner des conseils (par ex. entrer en contact, comment gérer un réseau, etc.), de proposer des outils (mind mapping, cartographies, etc.). La deuxième est le cœur du livre avec plus de 100 témoignages d'acteurs dans des domaines très variés (P-DG ou dirigeants d''entreprises, SDF, artiste, député-maire, réseauteurs sur Internet, etc.). La troisième enfin donne quelques liens et adresses de réseaux utiles, classés thématiquement.

On regrettera la mise en page du livre ne mettant pas en valeur le minutieux travail de fourmi de Jérôme Bondu. Au global, un livre unique et très agréable à lire au gré de ses besoins mais aussi pour transversaliser son 'approche réseau. Un livre qui participe à la culture réseau. Toute personne a un intérêt à le lire !


J'ai débranché: Comment revivre sans internet après une overdose
J'ai débranché: Comment revivre sans internet après une overdose
par Thierry Crouzet
Edition : Broché
Prix : EUR 18,30

6 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Expérience déconnectée d'un homo numericus victime de 'burn out', 14 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : J'ai débranché: Comment revivre sans internet après une overdose (Broché)
Ce livre de Thierry Crouzet traite de son expérience de 6 mois sans connexion à Internet après une période intense de plusieurs années où il était devenu accro à cet outil au point de ne plus pouvoir rester quelques minutes sans être déconnecté de ses contacts sur les réseaux sociaux et ailleurs.

Le fait que son smartphone ait pris l'eau lors d'un périple en kayak alors même qu''il souhaitait produire un reporting de son aventure en temps réel à son réseau a été un évènement déclencheur avec une nuit du 14 février où il fut victime de crise d'angoisse et au-delà d''un véritable « burn out », tiraillé entre la période passée qui s''achève et celle de l''hyperconnexion qui commence à peine. Thierry Crouzet doit tout au Net comme il l''affirme, son travail, sa situation de blogueur critique et observateur attentif des enjeux du 5e pouvoir, sa façon de se comporter.

Au cours de son expérience, il a pu savourer les contacts dans la vraie vie avec sa femme co-héroïne de l''histoire, ses fils et ses amis (avec des activités manuelles comme faire un gratin dauphinois en famille), s''est livré à des séances de psy en rechignant sur les tarifs car ne comprenant plus la divergence existante entre des tarifs de spécialistes prohibitifs et les informations que l''on peut glaner sur Internet auprès de ses contacts où l''économie du don et de la contribution gratuite priment.

Le style alterne entre envolées lyriques et phrases plus basiques à la Jean-Marie Bigard. Les mois de juillet et août 2011 sont pour leur part évoqués sous forme de carnets de notes avec quelques anecdotes.

Une réflexion intéressante quant aux 3 ères des codes selon Clarisse Herrenschmidt est à relever. Après l''écriture des langues puis celle des nombres arrive celle des codes (1936, avec la machine de Turing) et c''est cette dernière qui permet l''émergence de l''être-réseau dont le prototype est Thierry Crouzet lui-même.

Des analyses philosophiques sont menées quant aux êtres-réseaux, ces êtres hyperconnectés qui consultent leur comptes Facebook, blogs, etc. avec frénésie sur leur PC, smartphone, tablette, etc. en permanence y compris dans les toilettes pour ne pas perte une miette mais en étant moins attentifs à la vie physique autour d''eux. D''autres réflexions par rapport aux analogies existantes entre la télé que l''on allume par réflexe en connaissant les programmes des émissions et Internet où l''on peut rester des heures sont faites, le fait qu''en tenant un blog on puisse influer sur la société en démontrant, affirmant ou démontant des théories, c''était le créneau de Thierry.

On reste néanmoins dépendant à Internet pour les courses, la recherche d''information, consulter les horaires des trains ou des avions. Grâce à sa femme, il a pu vivre d''une certaine façon connecté a minima ou par procuration à quelques moments. L''expérience aura montré le fait qu''il ait besoin de lire, d''écrire et aura été enrichissante pour lui-même. Ne plus être connecté l''aura en effet conduit à lire et à trouver d'autres activités (par ex. pose de câbles une journée) en palliatif. On ne peut pas parler d''une expérience de quelques jours sans Internet où ensuite les réflexes repartent de plus bel mais de comment, à la suite de cette période déconnectée très significative, on reconsidère son rapport à Internet et ce que l'on souhaite faire différemment.

In fine la reconnexion s''impose mais avec discernement pour ne pas être esclave de la machine. C''est à la lumière de son expérience comment reconsidérer sa propre dépendance à Internet et comment vivre son propre droit à la déconnexion. Comment ménager des plages pour bien profiter de la vie physique en étant provisoirement injoignable par ses contacts de la vie virtuelle et ce qui se passe sur le réseau. A l''avenir, de plus en plus de citoyens devenu être-réseau auront à se poser la question pour utiliser de façon la plus efficiente possible Internet. Car le temps nous est précieux.


Moi 2.0 : Devenez l'entrepreneur de votre vie grâce au Personal Branding
Moi 2.0 : Devenez l'entrepreneur de votre vie grâce au Personal Branding
par Dan Schawbel
Edition : Broché

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une très bonne adaptation de Me 2.0 pour travailler son Personal Branding, 25 novembre 2011
L''ouvrage Moi 2.0 démontre l''utilité d''une présence efficace sur Internet. Fadhila Brahimi a su adapter l''ouvrage de Dan Schawbel Me 2.0 en le transposant au contexte français (par exemple outils Dailymotion ou Viadeo et non pas uniquement YouTube ou LinkedIn, des exemples franco-français comme ceux d''Adrianna Karembeu ou de Michel et Augustin). La portée du livre est globale et il ne se borne pas aux seuls conseils pour le Web mais aussi IRL : comment s''habiller selon les circonstances, comment corriger ses défauts, car in fine la cohérence des actions en ligne et hors ligne est importante. Un large public (étudiants, personnes en recherche d'emplois) y trouvera des conseils utiles pour être acteur de sa propre marque personnelle.


La démocratie Internet : Promesses et limites
La démocratie Internet : Promesses et limites
par Dominique Cardon
Edition : Broché
Prix : EUR 11,80

14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une bonne analyse d'Internet agréable à lire, 9 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : La démocratie Internet : Promesses et limites (Broché)
Dans ce petit ouvrage d'une lecture agréable, Dominique Cardon décrit les spécificités d'Internet (intelligence à la périphérie donnant le pouvoir aux internautes qui prend tous son sens avec les outils du Web 2.0) et les conséquences sociales qui en découlent. Ces caractéristiques structurantes permettent à tout un chacun de devenir acteur. On assiste à un élargissement de l'espace public qui était réservé naguère à un aréopage restreint.

Dominique modélise les 4 formes de prise de parole en public avec la frontière entre droit à la liberté d'expression et droit à la vie privée. Le « Web en clair obscur » où l'internaute s'expose auprès de contacts via les réseaux sociaux, Facebook en tête, est analysé d'un point de vue sociologie et usages, avec les processus de surveillance, de régulation, etc. Le dernier chapitre est consacré à la forme politique d'Internet avec les processus de coopération dans un réseau d'égal à égal, la régulation et les consensus tels qu'il en existe sur Wikipédia par exemple. In fine, il conclut qu'Internet est plus une chance qu'un danger et que c'est plus l'exploitation des données elles-mêmes en dehors de leur contexte que la liberté d'expression qui est problématique : « c'est la transparence complète de l'internet à lui-même, abolissant les espaces en clair-obscur afin de les porter à la lumière des moteurs de recherche, qui constituerait une réelle menace pour ces prises de parole profondément libres ».


L'effet Whuffie - Tirer parti de la puissance des réseaux sociaux pour développer son business.
L'effet Whuffie - Tirer parti de la puissance des réseaux sociaux pour développer son business.
par Tara Hunt
Edition : Broché
Prix : EUR 19,90

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'effet Whuffie : le capital social est en marche avec les outils du Web 2.0, 16 juillet 2010
Le whuffie est un capital social qui évolue au gré des interactions d''un internaute avec les autres. Le livre de Tara Hunt affirme que le whuffie, si l''on s''en réfère au roman d''anticipation Down and out in the Magic Kingdom pourrait bien éclipser le dollar et toute autre devise monétaire. Les trois vecteurs qui influent sur son whuffie étant le fait d''être aimable, d''être connecté, d''être reconnu.

Le fait de disposer d''un bon capital social aide dans la vie physique où l''on aura néanmoins toujours besoin de flux financiers. Les deux capitaux (social et financier) se complètent. Avoir de bons contacts qui peuvent recommander pour un poste (être connecté), disposer d''une liste de références pour le travail accompli (être reconnu) ou de recommandations faisant état de son bon relationnel pour conduire une équipe (être aimable), c''est-à-dire disposer d''un capital social élevé permet l''accès à de meilleurs emplois et rémunérations ou du moins faire la différence par rapport à d''autres candidats. Il en va de même pour une entreprise, ses produits et services qui développe son capital social à l''aide des outils du Web 2.0, les réseaux sociaux en tête.

Les cinq étapes clés de l''effet Whuffie pour Tara Hunt sont :
1. de faire circuler le micro en commençant par écouter avant de s''exprimer (avec l''exemple de Dell décortiqué). On rejoint le marché des conversations et en partie le rôle du community manager ;
2. de faire corps avec la communauté à laquelle on appartient et on sert ;
3. d''être reconnu et de créer des expériences extraordinaires pour ses clients et ses contacts. 11 recettes pratiques sont données ;
4. d''accepter le chaos en évitant de vouloir tout planifier, tout maîtriser (même si cela implique d''une certaine façon un renoncement) ;
5. d''accomplir sa vocation. Le capital social n''augmente en valeur que lorsque l''on donne. Cela rejoint les théories sur l''économie du don qui se manifestent par exemple sur Wikipédia où des centaines d''internautes contribuent bénévolement à l''encyclopédie libre. Ceci implique de réfléchir à comment contribuer à la communauté puis le faire.

L''idée du capital social à l''heure du 2.0 est simple en soi. Encore faut-il l''illustrer. Aussi des exemples sont donnés pour faire corps avec la communauté (mentionner les contributions intéressantes dans des articles de blogs, des vidéos, surclasser certains comptes en Premium, etc.) ainsi que des exemples d''actions entraînant des retraits et des dépôts de whuffies sur son compte de capital social. Un livre intéressant et remarquablement traduit et de façon collaborative en français.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 4, 2010 10:13 AM MEST


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