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Contenu rédigé par Manekiniko
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Commentaires écrits par
Manekiniko (France)

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The Wire - The Complete Series 1-5  [Import anglais]
The Wire - The Complete Series 1-5 [Import anglais]
DVD ~ Wendell Pierce
Prix : EUR 60,59

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Way down in the hole, 13 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Wire - The Complete Series 1-5 [Import anglais] (DVD)
On aura rarement vu une série qui meurtrit autant qu'elle vous met le coeur au bord des lèvres. L'interprétation des comédiens (tous rôles confondus) est exceptionnelle et a permis au pool de scénaristes de voir leur intrigue prendre chair avec une rare authenticité.
A l'instar de "the french connection" (William Friedkin 1971), the "wire" puise le matériau de son intrigue dans la réalité. Réalité des évènements et des méthodes d'investigation relatifs aux affaires criminelles et aux protagonistes qui y ont été impliqués. Réalité sociologique, réalité du quotidien des quartiers; des institutions pénales, des lobby électoraux.
Le dénominateur commun des cinq saison est une démonstration lucide autant qu'amère des ratés des institutions urbaines de la ville de Baltimore (corruption, blanchiment d'argent, réformer avec des budgets rachitiques etc...). Saison par saison the "wire" investit différents milieux- la police, les dockers, Les pouvoirs municipaux et la politique, l'école, la justice - et en décrit sans complaisance tous les dysfonctionnements, les faiblesses, les impasses mais aussi les stratégie de survie.
Partant d'une enquête criminelle, et de la mise sur écoute d'un gang de dealer du west side, l'investigation révèle les nombreuses ramifications du réseau. La brigade spéciale d'écoute composée d'éléments aussi disparates qu'inattendus est ainsi crée. Et la tâche est rude car les dealers sont aussi intelligents qu'impitoyable. Redoutables stratèges avançant ou éliminant leur pièces sur l'échiquier délabré des quartiers du West Side ou de l'East Side.

Les deux créateurs de la série sont un ancien journaliste au baltimore sun (David Simon) et un ancien inspecteur de brigade des quartiers Ouest de Baltimore (Ed Burns). Chacun apporte à l'histoire de par son expérience professionnelle et par le travail d'enquête minutieux une portée documentaire qui colle au plus près de la réalité. Réalité du fonctionnement des institutions qui n'ont pas les moyens de leurs promesses. Autant d'enfers pavés de bonnes intentions qui ont fini par emporter les quartiers sevrés au crack; un département de police dans la ligne de mire de politiciens soucieux de leur carrière; un sous-prolétariat réduit au banditisme quand les docks cessent de tourner; des gamins sans père qui s'élèvent tout seuls à l'ombre des caïds etc...
The wire dépasse de loin le simple "cop show" (série policière, d'ailleurs on ne tire pas souvent) pour brosser une véritable tragédie sociale contemporaine qui prend le temps de s'étoffer et de réunir tous ces protagonistes dans le cercle du Vème acte. Ici les caprices ou les jalousies des Dieux ont été remplacés par le Pouvoir et les héros meurent au combat faute de moyens ou parce qu'ils ont obéi aux ordres. Personne n'est foncièrement vertueux ou abject. Chacun agit et fait des choix selon son analyse de la situation ou l'instinct de survie. Au fil des 5 saisons les personnages nombreux (à 80% black) gagnent en complexité, prennent de l'épaisseur, déçoivent ou révèlent leur grâce pour composer une galerie d'anti-héros dont les côtés obscurs ou les failles renforcent leur crédibilité.
C'est à coup de vannes mordantes ou de coups de gueule que l'on se met les points sur les "i" et dans un pur argot de quartier (d'où l'intérêt d'avoir le sous-titrage en anglais en import) qu'on ne peut tenter de traduire que dans notre propre argot des "cités". Les répliques, dont certaines sont affichées dans une anthologie sur Fb, sont savoureuses. Qu'ils soient flics, politiciens, petite frappe, junky, dealer ou même personnage de dernier plan, le spectateur noue une étrange intimité avec eux; on a comme l'impression qu'ils existent vraiment (certains jouent leur propre rôle) et quoi qu'il en soit finissent par faire partie de notre quotidien,
ce qui rend leur disparition pour le coup tragique.

les nombreux suppléments (making off sous titré mais commentaires non sous-titrés) sont un enrichissement bienvenu pour ceux qui désirent comprendre comment le projet "the wire" a été monté et par rapport à quelles sources d'informations.

Cette série est une véritable drogue. On enchaîne les épisodes et les saisons en oubliant les heures qui s'écoulent.


Tokyo Sonata [Import anglais]
Tokyo Sonata [Import anglais]
DVD ~ Haruka Igawa

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Implosion d'une famille modèle, 31 octobre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tokyo Sonata [Import anglais] (DVD)
ce film raconte avec beaucoup de justesse et de délicatesse, ce qui arrive lorsque le pater familias, pilier économique et représentant "incontesté" de l'autorité de la maison Sasaki se retrouve au chômage et doit sauver les apparences. ce n'est pas seulement une situation professionnelle qui bascule c'est tout un monde qui révèle de but en blanc son nouveau visage : un monde où les cadres au chômage gardent toujours leur costard mais se retrouvent à la soupe populaire et font la queue chez pôle emploi...pour décrocher un poste de nettoyeur; un monde où les enfants n'écoutent plus leur père; un monde où le gaz ne sert pas seulement à chauffer l'eau; un monde qui où chacun restait sagement à sa place mais une fois que les chaises sont vides ne sait plus qui il est ni ce qu'il représente. Toute la parabole du japon conquérant et compétitif des années 80 et 90 trouve son antithèse dans les tourments de ces salarymen et de leur famille. la famille modèle nippone où la mère au foyer attends le retour du mari qui fait vivre le nid (Tadaima! chéri je suis rentré Okairi! Bienvenue chez toi). Et tandis que Sasaki san bosse dur à immortaliser son statut, les enfants se font la malle; chacun à leur manière; et Cette mère (extraordinaire présence de Yu Konanagi) si effacée derrière sa cuisinière réalise lentement qu'il n'y a plus d'Homme à la maison; voire qu'il n'y a plus de maison du tout. C'est le dialogue des sexes et des générations qui n'existait que par principe qui se cherche un nouveau chemin. Et c'est par la musique que le réalisme social glisse doucement vers la fable(magnifique interprétation du "Clair de Lune" de Debussy)et ponctue l'épilogue d'une touche vertigineusement optimiste. A noter le prolongement de l'audition de piano en off tandis que défile le générique et qui laisse le spectateur le soin d'imaginer la suite de l'histoire (procédé que l'on peut relever dans "Shining" où la photo de 1923 devient vivante à la fin du générique lorsque les bruits des conversations du salon de l'overlook continuent après la chanson)


Mad Men - Saison 1
Mad Men - Saison 1
DVD ~ Jon Hamm
Prix : EUR 38,95

32 internautes sur 35 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Derrière la vitrine le vide, 2 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mad Men - Saison 1 (DVD)
Mad(ison av) men, ou le microcosme des "pubards" de l'agence Sterling Cooper dont le seul souci est de vendre de l'american way of life comme ils entendent d'ailleurs prescrire un suffrage présidentiel (Nixon contre Kennedy).

Nous sommes en 1960 à New York, l'Amérique vit les derniers jours d'un âge d'or; les communistes sont personnae non grata et le fordisme triomphe. La cigarette est réputée inoffensive et les rouges à lèvres sont éclatants.

Chez Sterling Cooper, les Noirs ne sont que liftiers ou serveurs et parfois rient avec complaisances aux boutades salaces des golden boys. Alors que la morale puritaine est toujours aussi présente, les hommes exercent éhontément leur droit de cuissage, les femmes semblent des proies consentantes ou résignées, l'alcool coule à flot et les cendriers sont pleins.
Sterling Cooper c'est aussi le théâtre de bien des affrontements à différentes échelles (labeur contre hableur, foyer/bureau, hommes/femmes , supérieur/employé, département contre un autre; amour/promotion canapé, Conservateurs contre Marginaux, Don Juan contre père de famille, probité/ mensonge, individu contre ambitions familiales, nantis contre nouveaux riches, etc). Dans ce mouvement orwellien délicieusement nevrotique, chacun tente d'atteindre la consécration qui lui donne le sentiment profond d'appartenir à ce qu'il représente tant au sein de la boîte qu'au regard de la société.

Parmi les favoris,
Don Drapper, d'une virilité à toute épreuve et revenu d'un passé trouble, est un brillant directeur de campagne. Inventif, sûr de lui, habile avec les mots et prompt à convaincre ses interlocuteurs, son charme opère en toutes circonstances. Sa vie semble à elle seule une vitrine du bonheur pour tous ceux qui croient en l'American way of life et aux valeurs du conformisme: ascension professionnelle certaine, des costumes coupés à la dernière mode, installé dans un édénique pavillon de banlieue avec jardin, marié et chéri d'une blonde dont on jure être le sosie de Grâce Kelly, deux bambins adorables, buick chromée couleur or etc...à travers ses poncifs de la réussite sociale et matérielle, on peu pressentir combien il est difficile d'être accepté voire d'exister en marge de ces valeurs. Et c'est là que le créateur de cette série frappe: au fil des épisodes et des croisements des arches narratives, le vernis doré de l'american way of life se craquèle et l'on voit transparaître les fêlures, les dénis, les frustrations, les souffrances et les névroses de ces hommes et de ces femmes qui se débattent avec le vide, ou la peur du vide. Dans cette comédie humaine revisitée qui oscille entre american psycho et desperate houswives, on finira par se convaincre que le bonheur n'est qu'une illusion publicitaire.
Portée par des dialogues brillants et une photographie hypnotique, Madmen n'a pas usurpé son titre de meilleure série 2008.

Ne pas voir la saison 1 sans la saison 2.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 30, 2010 6:57 PM MEST


Memup Kwest series Disque dur externe 3,5" 640 Go
Memup Kwest series Disque dur externe 3,5" 640 Go

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 et s'il y a une panne..., 17 janvier 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Memup Kwest series Disque dur externe 3,5" 640 Go (Personal Computers)
Rien à dire, ce disque dur externe rempli sa fonction c'est même une bonne marque : hitachi en sata.

Par contre pensez à deux choses, si vous rencontrez comme c'est souvent le cas un problème d'alimentation (ce qui rend votre disque inutilisable)

1) DANGER : Ne jamais brancher une alimentation étrangère au produit; la différence même infime d'ampérage provoquerait un court-circuit et grillerait à jamais vos données. Il faudra vous résigner à commander une deuxième alimentation auprès de mem up, qui n'attendait que vous.

- Si le prix pour une prise d'alim' vous semble excessif (et il est) vous pouvez toujours toujours opter pour transplanter le disque dans un boîtier fonctionnant avec une alim' standard; et c'est là que le bât blesse : le boîtier est clipé de manière à ce qu'un réparateur indépendant ne puisse pas l'ouvrir et en extraire le disque à moins de casser le boîtier...je conseille à ceux qui ont décidé de ne pas passer par mem up, de faire jouer les 8 clips avec 8 mini tournevis simultannés.

2) Le boitier étant en plastique, il chauffe très facilement, alors les longues veilles ou les nuits blanches à faire tourner ce brave petit disque dur risquent de lui être fatal; un disque cramé = données perdues.

N


French connection
French connection
DVD ~ Gene Hackman
Proposé par CASHNET
Prix : EUR 7,00

11 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Du grand polar, 25 décembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : French connection (DVD)
New York, dans les années 60's,

Au hasard d'une sortie les inspecteurs Doyle et Russo du burau des stupéfiants se retrouvent sur la piste de "la french connection", un des plus gros trafic d'héroïne organisé depuis Marseille par le mystérieux Alain Charnier. Adapté par William Friedkin (L'Exorciste)au cinéma en 1971, French connection retrace de manière quasi documentaire, l'histoire de ces flics hors du commun qui réussirent à force de ruse et d'acharnement à démanteler une des plus puissante organisation de narco-traficants. Les rôles principaux sont magistralement interprettés par Gene Hackman et Roy Schneider, eux-mêmes conseillés par les vrais inspecteurs Doyle et Russo présents dans le film mais également pendant le tournage et supervisant la plupart des scènes (ce qui ajoute à l'authenticité). Si certains regretteront la rareté des scènes d'actions (scène de poursuite entre une voiture et une rame de métro devenue culte) ils ne pourront qu'être saisis par la manière dont le réalisateur noue les fils de l'intrigue tant sur le plan de l'image (magnifiques prises de vue des différents quartiers urbains) que sur le rythme de la mise en scène.

Le commentaire audio du réalisateur, est très complet et donne une vraie compréhension du contexte historique et sociologique de l'affaire.

Du très grand polar!!
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 26, 2011 8:49 PM CET


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