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Contenu rédigé par marialicia
Classement des meilleurs critiques: 56
Votes utiles : 1718
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Commentaires écrits par marialicia "améthyste" (Paris)
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
le monde industriel rencontre celui de la bourgeoisie "cottage", 19 février 2013
Cette adaptation de la BBC d'un roman d'Elizabeth Gaskell est superbe. Si l'époque est celle du milieu du XIX ème siècle, époque victorienne, on y trouvera cependant moins de bals et de belles aux riches crinolines et plus de simples vêtements d'ouvriers, de modestes habits d'une classe très moyenne. Elizabeth Gaskell nous parle gentiment du monde de l'industrie du textile. Des difficultés que rencontre le "boss" pour maintenir à flots l'usine, pour éviter les spéculateurs, pour être le plus juste possible quand au traitement des ouvriers...Une Elizabeth qui ne fait le constat des misères sans donner de solutions sociales (un peu à la manière de George Sand quand elle nous parle dans "la ville noire" des compagnons en situation précaires). Donc dans ce roman comme dans cette production, on y voit peu le sud avec ses habitudes campagnardes, beaucoup le milieu industriel du nord. On est loin de Zola. S'il y a contraste c'est celui d'une "sudiste" Margareth Hale (Daliela Denby- Ashe) une femme aisée au départ, ignorante de la vie misérable des ouvriers et progressivement portée vers eux. Elle les soutiendra de son amitié alors qu'elle même est de moins en moins riche. Le contraste est aussi celui d'un patron d'une usine de tissage John Thornton (Richard Armitage) Un patron qui est arrivé à sortir de la pauvreté en s'acharnant au travail et qui affronte les ouvriers sans trop montrer de sentiments et qui deviendra leur ami, poussé par la relation féminine qui le porte vers eux et vers l'amour. Un portrait très curieux du pasteur d'avant garde, qui ne suit pas aveuglément les ordres de supérieurs mais ceux dictés par ses principes de droiture, le Pasteur Hale (Tim Piggott-Smith), le père de la belle Margareth Hale (Daniela Denby-Ashe). Les relations mère-fils et père-fille sont extrêmement bien rendues. La mère de Thornton , une "reine mère" qui veille aussi bien sur son fils que sur la bonne marche de l'usine. Margareth progressivement va s'adapter à la ville de Milton, à la vie près de l'usine où règne une ambiance de pauvreté. Sa conscience généreuses se réveillera et elle se rapprochera de quelques ouvriers, notamment de Nicholas Higgins (Brendan Coyle); Nicholas, un fervent syndicaliste, non violent, prêt à tout sacrifier pour obtenir le dialogue avec le directeur d'usine... Après des scènes de heurts, d'incompréhension, Margareth la fière (et là vous penserez comme moi à Elizabeth Bennet de Orgueil et préjugés - Edition 2 DVD, notamment dans la scène de proposition de mariage) Margareth la fière, qui, tout d'abord, a détesté John Tornton, qui l'a blessé terriblement en refusant une demande en mariage....va s'émouvoir. Lui tout aussi orgueilleux, va lui témoigner un mépris proche de l'amour propre blessé, lui répliquer durement... tout lui apportant soutien dans ses moments très difficiles...Deux pôles magnétiques, magnétisés, opposés qui vont inévitablement s'attirer. Evidemment un parallèle peut être fait avec le couple Elizabeth Bennet et Darcy du roman de Jane Austen. La situation finale est digne d'un conte de fées, avec une riche marraine (et là, il s'agit d'un riche parrain qui a la bonne idée de disparaître en laissant un magot), j'adore les contes de fées. Un DVD indispensable pour tous ceux qui aiment l'ambiance anglaise, et cette fois, édité pour des francophones / VF et VOST///
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Triste réalité d'un camp de prisonnier ..loin, très loin, de la grande évasion, 18 février 2013
Les culottes rouges sont celles de prisonniers "marqués" pour avoir tenté de s'évader et pour avoir été repris... Ici ce film loin de la psychologie de La Grande évasion, nous montre des aspects bien moins glorieux. Ici peu de discipline pour réaliser les tentatives commune d'évasion. Bien au contraire, le film nous montre la vie difficile, monotone, faite de petites mesquineries et de rebuffades de la part de ceux qui ne veulent que vivre en "paix"... Une paix où la docilité est de mise, où l'on se distrait avec des chansons, des pièces de vaudeville, dans un camp où les spectacles sont aussi les moments "traits d'union", mais où les acharnés de l'évasion sont considérés comme les troubles fêtes... Les culottes rouges sont les pestiférés ; allemands et prisonniers s'en méfient... Un acharné de l'évasion va négocier son énième essai en achetant "au marché noir" interne la complicité de ses compatriotes prisonniers...Un acharné qui n'a d'intérêt que pour lui même, un être bien sinistre qui va se placer dans le "nid" du sacristain pour se planquer, un "coucou" que le spectateur va mépriser de plus en plus, malgré des sursauts de proximité vers ce compagnon d'aventure... Et le malheureux compagnon ? c'est un être si bien peureux, si peu "résistant" qu'il cherchera à revenir vers cette "prison-bercail" plutôt que de choisir l'évasion... C'est sur un ton humoristique que le réalisateur traite le sujet "prisonnier des allemands". Un film noir, très acide, -qui révèle la lâcheté humaine associée à des sentiments d'honnête amitié chez le sacristain ...un rôle magistral pour Bourvil... -et d'autre part les gestes de bravoure affichée qui ne montrent que les besoins égoïstes de se tirer d'affaire seul de cet anti-héros joué par l'impressionnant Laurent Tersieff... Le film Noir et Blanc est très correctement remasterisé.... Il me rappelle par son ton d'ironie noire La Traversée de Paris...
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
à la manière de jane austen, une agréable comédie américaine, 18 février 2013
Moderne, drôle, romantique, féministe, cette histoire qui aurait pu être écrite par Jane Austen si elle avait osé envisager une happy end "XXIème siècle", celle d'un jeune sportif lecteur de science fiction et d'une quinquagénaire propriétaire d'un chenil et portant le crêpe de son chien préféré... A l'enterrement de "La Feuille Morte-chien", les copine décident de chasser le chagrin profond de l'amie, en lui proposant des rencontres amicales de lecture...Un Club...et que lisent ces dames ? ...."Jane Austen" ....Alors, se constitue autour de la gentille amie décidée à consoler, un groupe hétéroclite d'amateurs de lecture...Très vite ces femmes, vont d'identifier à une héroïne des romans...Chacune va "s'approprier" le roman de son choix l'étudier, le présenter aux autres membres du club...et constater que leur vie vécue va au rythme de leur lecture... La responsable et initiatrice du club aborde et conclue les rencontres, espacées d'un mois, par le plus prestigieux des romans "orgueil et préjugés". Elle est entourée de ses amies : -Une mère de famille qui vit des déboires conjugaux, dont la fille est homosexuelle, active, hyper-émotive. Toutes deux se retrouvent dans les personnages de "Raison et Sentiment" et "Mansfield Park"... -La jolie quinquagénaire éleveuse de chiens de races, qui a, tout comme "Emma", le besoin d'être une entremetteuse, et qui est aveugle à elle même et au jeune amateur de SF ( un jeune qui n'a pas croisé sa route pour découvrir le monde "austenien"). Elle est entourée aussi de personnes qui s'adjoignent fort heureusement : -un professeur de Français, déçue par un mari aux antipodes de ses intérêts pour Paris et la culture française. Elle sera "Anne", (du roman de "Persuasion") celle qui avait perdu son amour de jeunesse à qui la chance sourit en fin de "conte". -Le jeune lecteur de Science Fiction, bien décidé à conquérir son amour de "rencontre", est capable de reconstituer l'atmosphère extravagante de Northenbey abbey et d'être aussi déterminé que le héros de ce roman (le seul héros des romans de Jane Austen qui prend le pas pas sur l'héroïne) Ne soyez pas inquiet, lecteur de ce commentaire, il ne faut pas avoir lu les romans de Jane Austen pour suivre cette histoire, qui pourrait être son dernier roman. Ceux qui ont une connaissance de cette auteure apprécieront les références et les analogies de situations...Mais ce qui fait le sel de l'histoire est bien le déroulement de histoires amoureuses menées en parallèle les unes des autres. Chacun des personnages, (hommes et femmes), vit un épisode dramatique qui se conclue par la "happy end" attendue... Une "happyness thérapy" que je recommande à tous bien au delà de Happiness Therapy
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
des jumeaux à la cour d'Angleterre, 12 février 2013
Le mythe du jumeau d'un roi est ici repris dans ce très beau film qui ravira nos adolescents de 10-12ans. Ce film réalisé en 1937 est un NOIR et BLANC très lumineux. Les vedettes principales sont des jumeaux Billy et Bobby Mauch qui interprètent joyeusement et très finement des enfants à la cour de HENRI VIII . Un roi légendaire, le révolté, le sanguinaire, un "barbe bleue", mais aussi un père attentionné. Jane Seymour n'a pas donné au roi Deux jumeaux et il n'y aura pas de masque de fer pour en cacher l'un d'eux ( Le masque de fer), les enfants ne sont, semble-t-il, pas frères et pourtant ils sont nés le même jour , à la même heure et sous la même étoile. L'un est le prince et l'autre un gamin des rues, ils se ressemblent tellement qu'ils seront confondus par tous leurs proches .... Un soir par hasard, ils se rencontrent et se plaisent, ils vont jouer, ils sont jeunes des adolescents de 10 ans, ils se déguisent... l'un en pauvre, c'est le prince Edouard...l'autre en prince c'est le gamin des rues Tom ... pour promener son chien le prince en guenilles quitte le palais... et l'aventure commence, semée de quiproquos et répliques très amusantes que je laisse découvrir au spectateur... Grace à l'intervention d'un ferrailleur intelligent qui découvre la vérité sur les identités des enfants, la situation ne tournera pas au drame. Erol Flinn, désinvolte, comme à son habitude, entre en piste avec son épée victorieuse, il va déjouer les conspirations contre la couronne et secourir les deux enfants. On a beau être prince, on n'en est pas moins gosse. Prince ou miséreux on tient à son identité.... l'aventure réunira ces enfants joueurs sur une dernière image pleine d'humour... A ne pas rater, le film est très bien restauré ....
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Hitchcock
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| DVD ~ Anthony Hopkins |
| Prix : EUR 15,99 |
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7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
passionnant ! mais pas de quoi hurler !, 11 février 2013
Je me disais en regardant ce film qui vient de sortir en salle que les spectateurs étaient bien jeunes et qu'ils ne devaient pas connaitre le maitre du suspens, aussi ai-je peur que la plupart n'aient pas mon enthousiasme....je recommande l'acquisistion du film Psychose pour les moins de soixante ans, ils apprécieront d'autant plus le film concernant cette réalisation du grand maitre. Ce film nous place dans les coulisses, dans l'ombre de la maison, sur le plateau, tout près d'Alfred Hitchcock, et même jusque dans les coins les plus reculés et secrets de sa vie privée... Anthony Hopkins, à peine reconnaissable tient le rôle du réalisateur, maquillé bien sûr pour être son sosie...Il traduit, avec le don qui lui est connu, les émotions à tirer les larmes, les colères, les doutes et angoisses que peut ressentir tout créateur...Le casting est aussi très bien choisi, avec des interprètes qui nous rappellent de façon stupéfiante les interprètes de "Psychose" (Anthony Perkins et Vera miles)... Mais ce qui fait l'intérêt du film, c'est surtout la description du personnage, ses relations avec amis, censure, acteurs, employés : Hitchcock placé dans un monde qui ne nous est pas familier. Hitchcock, plein d'humour mais à l'aspect sinistre. Kitchcock, jaloux, et aussi "libidineux". Hitchcock tendre et coléreux. Hitchcock épaulé, guidé, cadré par sa femme Alma... Tous ces aspects méticuleusement soulignés nous donne l'impression que le film est bien court et pourtant on reste scothché pendant deux heures, attendant à la fin, une suite qui nous aurait parlé de La Mort aux trousses, Fenêtre sur cour, ou Le Crime était presque parfait - Édition Collector 2 DVDSi tous ceux qui ont déjà vu "psychose" se souviennent de la dernière scène, elle ne nous effraiera plus dans ce rappel de la réalisation... On ne hurle pas !
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Lincoln
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| DVD ~ Daniel Day-Lewis |
| Prix : EUR 15,99 |
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10 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le 13 ème amendement donne sa chance au peuple Noir, 11 février 2013
Speilberg, cette année 2013, nous offre un film où le chiffre 13 est un chiffre de Chance ! Tout d'abord la chance de découvrir un Lincoln insoupçonné et ensuite de se dire que le président des US actuel, a eu sa chance, aussi, grâce à un vote de 1865, au congrès, pour un 13 ème amendement du statut. Cet aspect fétichiste que j'insère à propos du film de Speilberg, est une fioriture qui n'ajoute rien à la beauté de ce très long métrage (2H30). Speilberg ne nous retrace pas de la vie de ce président connu pour avoir été le vainqueur de la guerre de sécession, il ne parle pas non plus des difficultés des cette guerre civile, il axe le film sur les derniers moments de la lutte et sur la volonté de cet homme hors du commun pour abolir l'esclavage. Daniel Day Lewis est l'interprète idéal, au physique presque totalement identique, et dont le jeu traduit parfaitement les combats intérieurs, la volonté puissante avec une voix à la fois énergique, douce et posée. Ce film ne nous montre guère d'actions... qu'importe ! tout le suspens du film passe par les dialogues, rencontres, combats verbaux au congrès et dans les coulisses de ces assemblées qui sont celles des Démocrates et des Républicains... Le peu d'histoire que je connaissais sur cette période était dû pour l'essentiel au livre et au film "autant en emporte le vent" , et j'ai découvert avec stupeur que "Démocrates" voulaient dire "esclavagistes"... ce sont donc les Républicains qui ont voté l'abolition de l'esclavage...Il manquait 20 voix, un mois avant ce vote programmé... Et ce sont toutes les démarches de persuasions, employées par Lincoln, que nous relate ce film... Une persuasion ne faisant pas toujours appel au sentiment de justice humaine...une persuasion faisant appel à la corruption (pas en espèce sonnantes et trébuchantes mais en promesses de postes !). C'est aussi l'ambiguité de l'homme que met en exergue Speilberg, intègre, honnête dans ses sentiments humains et pourtant hésitant quant à offrir des postes d'officiers à des soldats noirs méritants et pourtant se servant de mensonges pour obtenir que le vote puisse passer avant la capitulation de l'armée conférée... Un homme intègre dont l'honnêteté a des limites justifiées par l'objectif à atteindre... à disserter ! (moi je lui donne raison) Aux cotés de Daniel Day Lewis Au nom du père, on trouve Tommy Lee Jones Le Fugitif - Édition Spéciale
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4.0 étoiles sur 5
belle aventure chez les pionniers de l'Oregon, 10 février 2013
1946, c'est encore l'époque du Noir et Blanc et pourtant ce film est en couleur et la beauté des paysages de l'Oregon en est vraiment valorisée. Jacques Tourneur réalise ici un western moderne, bien différent des histoires traditionnelles, ce conte a l'allure d'une épopée racontée à la manière des troubadours. Un western qui se situe à l'époque des Pionniers qui s'installaient sur des terres où vivaient les indiens. Un conte épique, où les aventures nombreuses des personnages vont avoir une issue de vie bien opposée à celle prévue au départ... Un conte lyrique, où la romance est présente à deux niveaux - l'un bien visible, extériorisé et pourtant dont le spectateur doute- l'autre tout intériorisé et suggéré par quelques répliques - un conte lyrique, l'amour véritable triomphe... un conte chevaleresque avec un héros prêt au sacrifice par simple devoir envers un ami...un conte poétique, lié à la succession des images rupestres...un conte musical où le troubadour est réellement présent avec sa mandoline et nous chante les exploits de ces personnages, allant de villages en villages, et sa musique est joyeuse, dansante. Mais ce film est aussi un western où les indiens sont des adversaires, où il y a une brute épaisse qui sera responsable des drames et des affrontements des deux catégories de population. Un western qui est particulièrement agréable car on y trouve toutes les images que notre enfance a conservé quant à la vie des pionniers... la solidarité des colons, la construction d'une maison par tous les voisins, les danses traditionnelles, la nature sauvage, les saloons, le poker nuisible, les bagarres. La valeurs des acteurs vedettes fait aussi l'intérêt de ce beau western...Dana Andrews, le héros et Susan Hayward, la rousse explosive...mais aussi dans des rôles moindres : Brian Donlevy et Patricia Roc... La musique est belle. Hoagy Carmichael a reçu l'oscar de la meilleure chanson (1946). C'est le sympathique troubadour... VOST uniquement
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
départ vers un monde nouveau, 10 février 2013
Ce film, sorti à l'aube du nouveau millénaire, est aussi un symbole de changement, un chemin vers la liberté, une espérance d'un monde nouveau adoptant les principes d'une société égalitaire, celle des philosophes français de l'époque des lumières. Des principes qui seront adoptés ensuite par les révolutionnaires français en 1789... et mis en application quelques années auparavant dans cette Amérique indépendante de la couronne anglaise. Ce Film est un film de guerre, très dur, long et réunissant une troupe d'acteurs exceptionnels. -Tout d'abord Mel Gibson qui est le Patriote, émouvant en veuf meurtri, puis affreusement blessé par la perte de ses fils, défiguré par la douleur et aveuglé par le désir de vengeance. Un désir si fou qu'il ne pourra pas mesurer ses gestes de haines. Bien des morts de cette guerre revêt l'aspect d'assassinats et non de morts au "champ d'honneur". Le personnage de Mel Gibson, Benjamin Martin, devient un combattant sanguinaire, capable d'abandonner ses autres enfants pour assouvir son besoin de vengeance....Tout d'abord pacifiste, peu décidé à se rebeller contre la couronne anglaise, il deviendra le meneur d'une milice en marge des enrôlés officiellement sous le drapeau à étoiles... Il est aussi capable de s'agenouiller et de se repentir, blessé par la vision de lui même... -Le second personnage belligérant, le colonel britannique William Tavington (Jason Isaacs) est celui qui abuse de sa position de colonel, qui ne fait pas de quartier, ni aux blessés, ni à ceux qui se rendent, ni aux civils désobéissants...Il prend plaisir à faire couler le sang...il est en opposition avec le général britannique qui lui octroie le nom de "Boucher", très bien interprété comme tel. -Ce général britannique Charles Cornwallis (l'excellent Tom Wilkinson) sera lui aussi amené à accepter les exactions, blessé dans son orgueil par la milice qui s'est emparée de ce qui lui tenait à coeur... -les autres combattants pour "l'Amérique" : le fils du "patriote" (Heath Ledger), le colonel de l'armée régulière (Chris Cooper), et Le Colonel français (Tcheky Karyo) sont tous terriblement crédibles. Cette guerre est aussi proche d'une guerre civile: il y a des pro-anglais, "des loyalistes", il y a ceux qui ne veulent pas combattre , il y a les engagés. Et donc chaque colon, voisin ou ami peut se trouver face à face celui qui lui est proche. Cette aspect de guerre civile n'est pas primordial, les horreurs des combats sont bien dus à la violence, le goût du sang, la corruption, la haine, le besoin de vengeance et démontre une fois encore que la guerre est inhumaine, n'est pas "propre". Film long dont l'aspect historique est essentiellement axé sur le début du conflit... l'engagement des colons vers l'indépendance. Rappelons que l'aide étrangère (et tout particulièrement celle de la France) a décidé de la victoire de cette guerre d'indépendance. Si les américains nous doivent un peu de reconnaissance quant à la construction de leur nation, nous leur en devons beaucoup quant au débarquement du 6 juin 1944...Les morts de ces guerres sont à honorer....
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
fusillé pour l'exemple, 9 février 2013
Voilà un film qui en rajoute sur notre envie de haïr la guerre. Des fusillés pour l'exemple Il y en a eu beaucoup dans le silence de l'époque, je ne dis pas dans l'indifférence mais dans l'ignorance. Des fusillés qui se révoltaient en voyant les camarades tombés inutilement, des désespérés et des objecteurs trop tardivement, considérés comme déserteurs... des Morts vraiment inutiles, dont leur sang versé n'a pu même servir à consacrer une victoire sur l'ennemi...un ennemi qui aujourd'hui célèbre ses morts inutiles aussi et à qui nous tendons la main ; que ne l'a-t-on tendue un siècle plus tôt ! Voir aussi les très beaux films sur le sujet : Les Sentiers de la gloire, Joyeux Noël, Saints And Soldiersà vos larmes ! prêts ! partez !
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Ivanohé
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par Walter Scott Edition : Relié |
| Prix : EUR 12,26 |
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
pour les enfants de 10-12 ans, 9 février 2013
Walter Scott qui a inspiré de nombreux cinéastes...l'Ecosse et ses mystères... les chevaliers braves et champions de nobles causes, les félons, les rois légendaires... et les belles dames offrant leurs couleurs... Tout y est pour concrétiser les figurines que nos enfants ont collectionnées depuis leur plus jeune âge... une lecture facile avec un texte bien traduit et expurgé... Un beau livre cartonné joliment illustré. Un beau cadeau
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