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Contenu rédigé par Big Bad Pete
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Commentaires écrits par
Big Bad Pete "Big Bad Pete" (Paris, France)

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Piranha 3D (Edition Blu-ray 3D anaglyphe, le film en 2 D et en 3D, 2 paires de lunettes 3D incluses) [Version 3-D]
Piranha 3D (Edition Blu-ray 3D anaglyphe, le film en 2 D et en 3D, 2 paires de lunettes 3D incluses) [Version 3-D]
DVD ~ Elisabeht Shue
Proposé par MAX2DISCOUNT
Prix : EUR 11,29

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Piranha 3D : Chériiiie ! Tu aimes les sushiiiis ???, 29 mai 2011
En 1975, un jeune godelureau de originaire de Cincinnati, un coin paumé aux USA (2 millions de péquenaux, ça fait village de ploucs là-bas), réalise un film horrifique qui fera beaucoup pour la promotion des sushis et des ailerons de requins : « Les dents de la mer ».

Depuis, on ne prend plus que des douches, plus de bains, fini-fini-fini, des fois qu'un machin pas net traine dans sa baignoire. Un canard radio-actif, par exemple; non, ça, c'était en 86 avec Tchernobyl.

Donc, môssieur Spielberg, encore à son époque « jeune loup boutonneux barbu et méchant », a foutu la pétoche à des millions de personnes dans le monde.

Et le Grand Requin Blanc continue d'influencer d'autres jeunes boutonneux barbus et méchants.

Alexandre Aja fait partie de cette meute de sauvages. Et il a du mérite ! Avec un père qui a fait dans l'ultra-violence Pied-Noire (réalisateur de « Le Grand Pardon », une espèce de Parrain sous Valium), il a du mérite le p'tit gars de faire dans le gore explosif.

Il a acquis ses galons de massacreur virtuose, à défaut de tronçonneuse, avec la nouvelle version de « La colline a des yeux ».

« Piranha 3D », avec une accroche comme : « Sea, sex and blood ». A priori, du plus épicé que la saga Twilight, non ?

Ca commence par un p'tit vieux qui se fait picorer par la poiscaille enragée. Clin d'oeil pour les « Grosses Têtes » : c'est Richard Dreyfuss, l'un des héros des « Dents de la mer ».

On découvre ensuite Elisabeth Shue, la délicieuse petite amie de Marty Mc Fly dans « Retour vers le futur », et, et, et... Vouiiiiiiii !!! Christopher Lloyd avec la même voix hallucinée que le doc Emmet Brown.

Notez bien que les spectateurs plus priapiques ou morts de faim (masquez le mot superflu avec du yahourt) auront flashé sur Kelly Brooke et la cohorte de jeune filles sponsorisées Pirelli, le seul soutif renforcé au carbone de tungstène transgénique compatible au silicone +++.

Alors, c'est bien simple, vous virez le gros poisson blanc, et vous le remplacez par tout plein de petits très méchants. Un peu le même principe que les Yorkshire. Les Yorkshire, c'est bien plus hargneux qu'un chien de berger des Pyrénées. Hé bien, les piranhas, c'est pareil.

Et face à ce débordement de férocité piscivore, le Grand Blanc ressemble tout d'un coup à un bon gros toutou. La boucle est bouclée. C.Q.F.D. Hop !

Roy Scheider était bien sympa en sheriff consciencieux. Mettez moi une jolie blonde : Elisabeth Shue. Même si elle est un peu trop quadra pour la cible marketing de l'essentiel de l'auditoire masculin pré-pubère frustré, ça va causer aux hormones des ados en mal d'histoire façon « Un été 42 ».

Robert Shaw, scientifique alcoolique est donc remplacé par Christopher Lloyd et ses grimaces de stupeur, de surprise, d'incrédulité, d'étonnement, d'abasourdissement, etc...

Amis coincés du slip, vous en avez rêvé, Alex Aja l'a fait : l'ultime film d'horreur comique et de Q.

Horreur comique ? Oui, tellement c'est exagéré. Ca en devient rigolo.

Horreur tout court ? Ah bah quand même, c'est assez dégeu... Beurk... j'ai vomi mon 4h...

Q ? Euh... vous voulez vraiment un dessin ?

En conclusion : un film potache, bourré de Tequila et aussi de références à pleins de classiques sanguinolents. Le quizz parfait pour les détraqués du ciboulot qui font des parties de « Trivial Pursuit » les nuits de pleine lune dans les cimetières.

Post-conclusion en forme de justificatif : à toutes les méta-critiques qui pourraient subvenir, pensez-vous réellement qu'on puisse en dire plus sur un scénar' épais comme un string ? Simple, pas vraiment simpliste, mais efficace, vala !

Autant comparer "The Ramones" à "Genesis" période Peter Gabriel...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 27, 2011 10:27 AM MEST


Beowulf
Beowulf
DVD ~ Christophe Lambert
Proposé par MEDIA BOX
Prix : EUR 4,56

14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Dans le genre, une REFERENCE !!!, 8 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beowulf (DVD)
Des wagons entiers de thèse de doctorat de 3ème cycle ne suffiraient pas à décrire l'insondable abime de nullité qu'est ce summum du Nanard, j'ai nommé Beowulf.

Le fiasco étant total, ça commence par la pochette avec une accroche délicieuse de naïveté' « Par le producteur de Mortal Kombat et de Strange Days ». Avec ça, il va falloir mettre beaucoup de Mezcal dans les tilleul-verveine des jurés du festival de Cannes.

Et au dos de la pochette : « 'Entre Mad Max, Higlander et Mortal Kombat. Ca déménage ! ».

C'est signé' Le Figaro !!! Ce qui démontre, que même au Figaro, l'usage des drogues dures est possible.

La chose commence avec des défauts de raccords de plan digne d'Ed Wood. Ou est passé l'étalonneur ? Il n'est jamais venu, y avait pas assez de budget.

On n'est même pas à 1mn que la sarabande des zygomatique démarre : des hommes en armure défilent avec des épées qui ressemblent à des tronçonneuses à l'arrêt. Est-ce une ellipse pour montrer la déchéance de cette société postmoderne où le pétrole est parti en fumée nauséabonde pourrir la couche d'ozone ou bien est-ce encore une trahison financière de Jules Petibidon, le comptable du studio ?

L'un des courageux chevaliers a presque fait comme le bon roi Dagobert, sauf que ce n'est pas sa culotte qui est à l'envers mais son casque qui lui couvre complètement le visage. Il avance pourtant d'un pas sûr et viril sans sourciller (de toute façon, on ne les voit pas ses sourcils). Ah, quand même, il le reconnait en arrachant son heaume : « Je n'y vois rien ! »' Tu m'étonnes, John !

A ce moment, on sait qu'on est parti pour une grande séance de musculation zygomatico-abdominale, et que la vessie va être mise à rude épreuve. Avez-vous penser à vos couches Confiance ? Appuyer sur « pause », il est encore temps, courrez les chercher.

Petit plan rapide du château en Lego. Fabuleux, absolument fabuleux ! Ce machin (je n'ose dire « film », c'est faire honte aux vacanciers qui filment mémère en train de tremper ses doigts de pieds dans l'océan) date de 1998, et les effets spéciaux sont indignes d'un Georges Méliès torché à l'absinthe. (Et Méliès, c'était archaïque, mais poétique)

En lisant bien la pochette, on voit qu'IBM a été associé au désastre' IBM ! Big Blue, Damned ! La boite d'info qui a créé l'ordinateur qui a battu Kasparov !!!

La fuite d'une jeune et belle damoiselle est de courte durée (sans blague), elle est arrêtée par des gros bourrins qui la trainent sans ménagement aucun vers un énorme rasoir de barbier. La guillotine, c'est naze, trop frenchie, pas assez barbare, le rasoir qui te coupe le bide en deux, c'est mieux.

Saluons au passage le talent des traducteurs qui ont rajouté du liant dans la sauce nanardesque avec des dialogues inexistant en VO : « c'est une vraie furie », « mais, calme-toi »' Bien sûr Arthur, une fille qui va se faire couper en deux va se laisser faire et même chanter la marseillaise.

Arrive Christophe Lambert sur fond musical sorti tout droit d'Ennio Morricone. Ce bon gout musical avec arrière gout de plagiat éhonté est de courte durée, car la baston se fait avec une soupe techno qui ferait gerber Jack Lang lui-même, pourtant indulgent en matière de poum-tchac. Le Lambert nous sort le catalogue Manufrance des armes de cette époque à venir : un bidule-gadget pour occire chaque fâcheux qui attend son tour pour l'attaquer comme les patients chez le dentiste.

Vous êtes encore là ? Seul des fous ou des héros au courage de tigre peuvent supporter ça.

Christophe Lambert confirme sa mauvaise vue pour choisir des trucs pareils, son talent exceptionnel à ne pas jouer, qu'il sait rire comme une crécelle, et a des dons de gymnaste fabuleux tout ça à défaut de jouer correctement la comédie.

Rhona Mitra, un temps pressentie pour incarner Lara Croft, a eu suite à ce film un handicap à gérer sa carrière à l'image de son décolleté : profond.

Les dialogues sont aussi drôles que du Audiard, sauf que ce n'est pas fait exprès.

Des effets spéciaux qui depuis sont montrés dans toutes les écoles de cinéma pour montrer précisément ce qu'il ne faut pas faire. Les jeux de mon bon vieux Commodore 64 des années 80 étaient bien plus beaux. L'ultime combat avec la Bêêêête a du être fait sur un Sinclair ZX81, et l'explosion du château-Lego qui s'en suit a été tourné en Super 8 par un héroïnomane en manque.

Bref, vous l'avez compris, c'est in-con-tour-na-ble !!!!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 19, 2012 8:08 PM CET


Inception - Edition simple
Inception - Edition simple
DVD ~ Leonardo DiCaprio
Prix : EUR 9,99

19 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ne rien dire pour ne rien gâcher !!!, 31 juillet 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inception - Edition simple (DVD)
Raconter le film est un gâchis. C'est d'autant plus ridicule que mon interprétation ne sera pas la votre.

Pas envie de vous imposer ce que j'en ai compris, d'ailleurs, je changerai surement d'avis lors d'une prochaine vision.

Par contre retenez ceci :

L'histoire est d'une richesse incroyable, car basée sur le rêve, elle reste ouverte sur tellement d'explications que ça en donne le vertige d'une image récursive ou « mise en abime ».

De l'action, certes, ça bouge. « Terminator 176 671» est renvoyé aux tartes à la crème de Chaplin.

De la réflexion, oh que oui ! « Matrix » vous a pris la tête ? Prévoyez le tube d'aspirine et quelques séances chez votre psy pour parler des rêves.

Mélange des genres, itou ! Ce n'est pas que de la SF, tac-tac-boum-boum. Bien plus que ça, je vous laisse découvrir et on en causera dans les com'.

Des effets spéciaux ? Ah, ben « 2012 » est à ranger à coté des films de vacances super 8 de papa

Votre gamin(e) adolescent(e) va adorer et son prof de philo aussi.

Une intelligence d'écriture qui fais penser aux pièces d'un énorme puzzle que l'on assemblerait au petit bonheur, la truffe au ras des morceaux, et une fois le tout terminé; on se relève, on grimpe sur un escabeau (car c'est un #### de grand puzzle !!!) et on se dit... « Wouaouh ! Mais c'était donc ça ? »

Et quand on revient le lendemain, l'image n'est plus la même, on découvre un petit détail qui s'impose et devient alors prépondérant.

Ainsi de suite...

Le genre de film à voir 10 fois, et à découvrir un truc nouveau à chaque projection.

LE PIED !!!

La démonstration élégante et intelligente des effets spéciaux au service d'une histoire extraordinaire, et pas l'inverse comme tant d'autres daubes récentes...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 11, 2010 1:47 PM MEST


T'As Vu
T'As Vu
Prix : EUR 14,99

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Allez-y, sortez les flingues ! ..., 18 juin 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : T'As Vu (CD)
D'abord, on va commencer par les choses qui fâchent : dans l'ensemble, j'aime pas le rap.

Je dis dans l'ensemble. J'ai fait l'effort d'écouter pour me faire une opinion. « 8 mile », le film d'Eminem m'avait épaté (ça s'dit plus ? Ah bon...), alors, j'ai écouté ses disques... Vite gonflant quand même, mais y avait kek chose.

IAM, marseillais comme moi, évoquaient des choses qui me sont bien plus familières que les histoires du 9-3. Un peu de IAM, pourquoi pas ?

MC Solaar, le soit-disant vendu parce que trop gentil, c'est ça ? Beaux textes pourtant.

Doc Gynéco, rigolo tant qu'il jouait au docteur.

Mais c'est vieux tout ça, c'est vieux... Depuis, il y a eu une uniformisation du bazar. D'abord, cet accent, cette diction. Que tu sois de Saint-Denis, Saint-Locdu-Le-Vieux ou Saint-Tropez, tu te dois, jeune rappeur de causer comme une caricature de Joey Starr. Même lui ne parle pas comme ça, c'est sa marionnette aux Guignols qui le fait.

Alors, j'aime pas le rap, mais, pitié, ne me traitez pas de raciste. Trop facile.
De vieux con, pourquoi pas, j'assume mes 45 piges, mais pas de raciste. Faut pas dire ça à un mec dingue de blues, jazz, funk et rhythm and blues (aucun rapport avec le R'n'B, en passant) et toute ces musiques noires.

J'aime pas le rap à cause de sa pauvreté musicale : un preset de boite à rythmes, 2-3 samples et des types qui vont débiter leur baratin avec la monotonie d'un curé dépressif faisant son homélie face à son assemblée de batraciens bigoteux, bigoudinés, et quelques fois boudinés.

Alors quand un couillon comme Michael Youn se pait la tête des rappeurs de base, ou mieux des rappeurs bling-bling, je jubile !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 28, 2010 5:30 PM MEST


Un Autre Monde
Un Autre Monde
Prix : EUR 8,79

5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 jamais compris..., 4 juin 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un Autre Monde (CD)
... l'engouement du Bigophone.
A l'époque, j'avais pourtant l'âge requis, mais j'avais aussi l'impression de faire aussi bien avec mes potes au bahut.
Bertignac n'a jamais balancé de solos classe façon Keith Richards ou killer comme le faisait Nono dans Trust à la même époque.
Ca, oui, Trust, j'étais fan (et tjrs même maintenant)
Aubert, avec sa voix éternellement fausse et juvénilement à coté de la plaque me faisait pitié.
Kolinka ? Ok, il sortait du lot.
Et Corinne assurait honnêtement son boulot. Trop sous-estimée, c'est injuste.
Les textes ? Certainement ce qu'il y avait de mieux dans le groupe, peut-être pour ça qu'il a touché autant de monde.
Et moi, j'étais sur un autre monde... celui de Led Zep, Pink Floyd, Deep Purple, Jimi Hendrix, Eric Clapton, Jeff Beck, Queen, Genesis (à 5), Cream, Stones, Yardbirds, Supertramp, Beatles,...
Un monde avec des zycos qui me faisaient rêver et me donner envie de jouer aussi bien qu'eux.
Pas des p'tits gars, gentils au demeurant, mais à peine plus costauds musicalement que ma pomme.
Ceci dit, je dois être honnête, si les solos de Bertie époque Téléphone me font toujours marrer par leur naïveté, je trouve l'animal bien plus valable maintenant, ses live sont éclatants !!!
Comme si Aubert lui disait : "n'en fais pas trop pour pas me piquer la vedette"...
Il est libre, Louis... il est libre !!!
Et pour avoir croisé Louis en 1982 sur une plage à Ajaccio, ce type au fait de sa gloire était d'une gentillesse infinie.
Rien que pour ça : respect !!!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (10) | Permalien | Remarque la plus récente : May 14, 2012 11:17 PM MEST


Robin des Bois [Director's Cut - Version longue inédite]
Robin des Bois [Director's Cut - Version longue inédite]
DVD ~ Russel Crowe
Prix : EUR 20,89

5 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Robin des bois est recyclable !, 22 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Robin des Bois [Director's Cut - Version longue inédite] (Blu-ray)
A coté d'Arthur, l'autre grand héros anglais est Robin des Bois. Comme Arthur, il aussi a des origines douteuses.

Enfin, dans le sens historique, d'accord ? Je ne veux point entacher la réputation de ce héros si populaire. Je me contenterai de critiquer ses goûts vestimentaires : la plume, le chapeau pointu, le collant vert, '
Au Casino de Paris, je veux bien, mais dans la forêt pour faire le bandit, ça ne le fait pas. Ce n'est pas une histoire de camouflage, l'effort était bien là.
Non, simplement une question de crédibilité.
Un godelureau finement moustachu qui vous arrête dans le métro avec un grand éclat de rire aussi naturel qu'un chef d'état jouant de l'accordéon et suivi d'une mise en garde terrifiante comme « Hola, bourgeois ! Ta bourse me paraît bien pleine ».

Si la victime est un cadre dynamique en costard bleu qui lui balance son PC portable pile-poil dans les ratiches juste entre la moustache et le bouc finement ciselé par Lady Marianne, il pourra ainsi soutenir le chef Raoni dans sa croisade contre la déforestation au Brésil.

A moins que ce ne soit madame Victorine-Huguette de La Barbelune la cible de sa taxe imprudemment adressée et qu'elle lui fasse une démonstration de son swing avec son parapluie Burburry's droit dans les noix du « Vert si peu galant ». Tiger Woods, toujours là où on en a besoin, en profitera pour prodiguer à la baronne de chaleureux conseils de proximité non dé-localisables et achèvera l'emplumé en ouvrant le parapluie dans son fondement.

Et c'est le shérif de Nottingham qui se marre...

Non, Douglas Fairbanks, Errol Flynn, je peux pas... Même avec un litre de Mezcal et du Nesquick dans le pif, ça passe pas...

La version Walt Disney, voui, c'est déjà mieux. Le renard, l'ours, le lion, le serpent, les petits lapins. Ca, je veux bien.
Surtout le prince Jean qui suce son pouce et sa couronne trop grande pour lui.
Ah, nostalgie des dessins animés peints à l'huile garantie 100% sans octets médiocrement modifiés...

Dans les 90's, le beau Kevin Costner nous en a fait un prince des voleurs sérieux, pensif, bref, très Actor's Studio. Intense et soporifique.

Maintenant, le non moins beau Russel Crowe nous la fait "Gladiateur" mais en moins mourant cette fois.
En prime le soldat Ryan, guidé par un GPS made in Microsoft (un peu pourri, vous aurez compris), fait le débarquement au sud de l'Angleterre. Il n'a pas le temps de demander ou se trouve le casino de Deauville qu'il se fait épingler par les mini-archers à cheval sur des poneys emmenée par Kate Blanchett qui voulait faire son intéressante comme Eowin à la fin du "Retour du roi".

Entre ces deux versions mon coeur balance, mes yeux se ferment, mon esprit se fatigue, et j'entends une petite chanson gentiment fredonnée par un renard et un ours :

« Robin avec Petit Jean
Aux bois se promènent.
Ils s'en vont le coeur content
Et devisent gaiement »
...

Ridley, s'te plait, arrête de faire l'américain. Redeviens anglais, et fais nous des bijoux comme "Blade runner" ou "Thelma et Louise"...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 3, 2010 10:41 PM MEST


Gladiator [Édition Single]
Gladiator [Édition Single]
DVD ~ Russell Crowe
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 7,32

1 internaute sur 5 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un air de déjà vu... (à lire au 2nd degré !), 17 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gladiator [Édition Single] (DVD)
Conan est fils de roi, il voit son père et sa mère tués par Thulsa Doom.

Maximus Décimus Méridius est général dans l'armée de l'empereur Marc-Aurèle. Il est plus âgé que Conan, certes. Mais le méchant Commode, qui porte très mal son nom, tue sa femme et son fils d'horrible manière.

Ca fait déjà un point commun.

Ensuite, Conan est envoyé en esclavage puis devient gladiateur.

Maximus, étant déjà grand et costaud, mais moins que Schwartzie, passe directement à l'étape gladiateur.

Encore un point commun. C'est fou, non ?

Continuons, ils veulent tous les deux se venger. Quoi de plus normal ? A moins d'être chrétien, mais ça n'existait pas à l'époque de Conan et pas encore à la mode sous Marc-Aurèle, la vengeance était un plat qui se mangeait avec délectation.

Chez les romains, il aurait été très difficile d'abolir la peine de mort alors que les gladiateurs s'entre-tuaient pour la plus grande joie de la supposée nation la plus civilisée du moment.

Et à l'époque hyperboréenne, inutile d'y penser...

Récapitulons : famille massacrée, gladiateur, désir de vengeance.

Happy end sanglant : les méchants crèvent à la fin.

Thulsa Doom est décapité et Conan shoote dedans comme un quarterback aux stéroïdes.

Commode agonise brièvement avec un poignard dans la gorge.

Mais, nom de Jupiter, et par Crom ! C'est la même histoire !!!

Sauf que Ridley Scott n'a pas eu la mauvaise idée de faire une suite ridicule comme les zouaves qui ont fait « Conan le destructeur »...

Encore merci Rid, t'as assuré comme une bête, mais c'est limite plagiat ton film oscarisé de partout.

Ah quand même, je reproche à « Gladiator » la platitude de ses dialogues. Rien d'épique ou de fougeux comme :

« -Conan, qu'y a t-il de mieux dans la vie ?
- Ecraser ses ennemis, les voir mourir sous ses yeux et entendre les lamentations de leurs femmes. »

Conclusion : « Gladiator » est une pâle copie de « Conan le barbare »

Pour les fins mélomanes, Basil Pouledoris a fait une musique bien plus subtile que les images bodybuildées du héros aux 3 phrases et Hans Zimmer avec la voix magique de Lisa Gerrard ont eux aussi fait une musique bien plus nuancée que l'interprétation monolithique de Joaquin Phoenix en empereur dépravé
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 27, 2012 3:40 PM CET


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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 C'était mieux avaaaaaaant ???... pas si sûr..., 28 avril 2010
Je vois de-ci de-là moult commentaires rageurs limite hystériques rendant hommage au chef d'oeuvre historique du début des 80's avec les charmantes bébètes en pâtes à modeler de Ray Harryhausen.

Honnêtement, je n'en garde pas un souvenir grandiose.
J'en tiens pour preuve (mon Alzheimer faisant foi) que j'en suis resté persuadé que c'était un film des années 50-60. J'avais oublié qu'il était frappé du sceau "années 80" = années frime où de jeunes zouaves venant du clip vidéo faisaient des films justement aussi flashy que des clips. On en devenait presque épileptique. A cause de ces Russel Mulcahy et autres forcenés des flash-dans-ta-face, on ressortait aveugle, sourd et muet de terreur. Un peu comme le Tommy des Who avant le miracle de la fin du disque (See meeeeee, feeeeel meeeee, touch me, squeeeeeze meeeeeee !!!).

Non, sans rire, les Titans de 81, un chef d'oeuvre ? Wallace et Gromit, d'accord, mais pas ça. Harryhausen avait marqué son temps, c'était un bon, mais il fallait laisser la place à ce qui se faisait à l'époque.
Ou alors, ou alors... prendre le parti-pris (et le réussir) de faire une film à l'ancienne, mais avec de vrais bons acteurs bien dirigés, un vrai bon scénario. Un peu comme Coppola avec son Dracula et ses effets à l'ancienne. Il a voulu retrouver un peu de l'ambiance de la Hammer, le kitsch en moins, la classe en plus.

Alors venons en à la "supposée daube" de Leterrier. Comme un américain, il a pris la mythologie, l'a triturée, mise à sa sauce avec un culot digne du Commandant Sylvestre (la marionnette des Guignols, pas le Grosminet rigolo) pour sortir un truc avec un beau héros qui ne dit pas plus de 3 mots à la fois: ça fait plus viril ou ça évoque mieux la souffrance intériorisée (cochez la case qui vous fait le moins marrer...).

A part ça, c'est aussi distrayant qu'une visite à Disneyland, c'est marrant, et tout aussi intelligent, on n'en ressort pas plus cultivé. Mais pas forcément arnaqué. Quand vous allez chez Mickey, vous pensez entrer au Louvre ? Non, ben un bon gros blockbuster yankee, c'est pareil (la plupart du temps). C'est vrai, quoi, rien qu'en voyant l'affiche, ça fleure bon la testostérone en solde.
Mais, je suis d'accord avec un autre internaute, vu le traitement que le frenchie avait fait à Hulk, j'aurais bien aimé un peu plus de subtilité.
Louis, reviens faire un tour en Europe, te laisse pas (trop) contaminer par Hollywood ! ... En fait, non, ne reviens pas en Europe, sinon, tu vas te retrouver chez Besson et son Europacorp... aïe aïe aïe...
Allez, mon Loulou, la prochaine fois, refais nous le coup de "Hulk", ok ?

Conclusion : Simple (trèèèès) mais efficace. A interdire au plus de 13 ans, ou mettez du whisky dans votre coca pour endormir vos sens.
(1 étoile pour les vieux).
Mais pour les moins de 13 piges, excellent.
(4 étoiles pour les mômes).
= J'ai fait une moyenne et j'ai arrondi à la note supérieure passque je suis dans un jour de bonté.

Note à benêt : A propos de la version 81, ce n'est pas parce qu'on se paye Sir Laurence Olivier que l'on va avoir un film grandiose.
La meilleure preuve, regardez la lente et continue descente aux enfers de Max von Sidow depuis environ 30 ans. L'acteur fétiche de Bergman qui s'est retrouvé dans la peau de Ming dans le Flash Gordon d'à peu près la même époque. Et depuis, il égrène les nanars sur son CV comme une bigotte son chapelet...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 6, 2010 9:57 PM MEST


Alien [Édition Simple]
Alien [Édition Simple]
DVD ~ Sigourney Weaver
Prix : EUR 6,76

14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Alien "la 3ème révolution", 24 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alien [Édition Simple] (DVD)
"2001" a été le 1er film de S.F. qualifié "intelligent". Soit. Il est vrai qu'après les séries B et Z produites à la chaîne et livrées par cargos entier, ça faisait un changement !
"Star Wars" a été le premier western galactique qui depuis près de 35 ans arrive encore à faire rêver les gamins, malgré les effets de moins en moins concurrentiels face aux CGI et autres bidules informatisés.

Venons en à "Alien", je vais parler d'un temps que les moins de 45 ans ne peuvent pas connaitre (20 ans, c'est pas assez, désolé, Charles).
Ce film est sorti sans promo, sans matraquage médiatique. Et pour cause, il n'y avait que 3 chaines TV, pas beaucoup de radio, très peu de presse cinéma, et pas d'internet.
Il n'y avait aucune vedette dans ce film. Juste quelques seconds rôles que les plus âgés de l'époque ont reconnu : Tom Skerrit et Harry Dean Stanton.
Schwartzy tournait encore ses nanars, Stallone s'en était pris plein la tronche dans Rocky, et Bruce Willis ne sauvait pas encore le monde.
L'affiche était on ne peut plus mystérieuse : un oeuf flambé à l'absinthe (...ben, il est vert, l'oeuf, alors, ça doit être de l'absinthe, non ?). Un sous-titre inquiétant : "dans l'espace, personne ne vous entend crier".

J'y suis allé par curiosité, ayant passé de peu l'interdiction aux moins de 13 ans.
Début, lent, très lent, avec des personnages qui ont tout sauf du héros. Routiers de l'espace qui dorment et laissent conduire leur cargo par un ordinateur bienveillant : "Maman". C'est déjà plus rassurant que "CARL" ou "HAL"...
L'atterrissage du module sur la planète n'a rien de glorieux. C'est bien moins classieux que "Star Trek" ou "Star Wars". Leur machin, c'est une Lada de l'espace !!!

Là où ça commence à chatouiller les neurones, c'est la visite de l'épave du vaisseau. On n'avait jamais vu des décors pareils. J'ai découvert par la suite ce génie torturé de Giger et son concept de bio-mécanique où les machines ont l'air vivantes et les créatures font mécaniques.
L'oeuf gluant, un éclair qui saute à la figure de John Hurt. Il en restera défiguré jusqu'à "Elephant man", le pauvre.
Retour au vaisseau principal, ... beurk... la pieuvre collée au visage. Elle se détache, on tente de la disséquer, du sang acide.
Plus rien ne se passe.

Mais on est où là ? A ce stade du film, on sent que ça va démarrer, mais aucune des ficelles scénaristiques bien connues n'apparait.
Accouchement rapide mais avec beaucoup de douleur d'un serpenteau vilain-pas-beau ("Flèche bleue" était bien plus sympa).
Le père-mère est mort, l'enfant se porte bien, la preuve, il a quitté tout de suite le domicile familial pour aller vivre sa vie plus loin.

Là, on commence à flipper. On ne crie pas encore, mais on passe en apnée (bien avant le "Gros bleu").

S'en suit une partie d'échecs et morts entre une créature à peine aperçue (pléonasme, certes, mais tellement pratique pour décrire la fulgurante fugitivité de l'Alien).
On pense que le capitaine barbu va dégommer la Bête, ben, non, il termine en hamburger comme ceux d'avant et après.

Ash se révèle ensuite un androïde pas du tout bienveillant et parfaitement collaborant d'une multinationale sans scrupule. L'ordinateur central "Maman" itou, c'était en fait une mauvaise mère. On passe au film politique qui dénonce avant l'heure le capitalisme broyeur d'individus. Alien est aussi un film social. Ne rigolez pas, ya de ça !

Ne reste à la fin que la grande et belle Sigourney Weaver (j'en suis tombé amoureux depuis ce film).

On s'attend à un carnage. Point de happy end hollywoodien: "tout le monde y passe, les hommes, les femmes, pas le vautour" (une version gothique à la Cradle of Filth d'une chanson de Cabrel).
Et après un strip-tease d'anthologie qui émoustilla le puceau que j'étais (je sais, vous vous en moquez), la Belle Grande Brune éjecte la grosse vilaine Bébète in the space.

Peut-on respirer monsieur Ridley Scott ? Après tout ce qu'on a vécu, on finit par en douter...

Oui, le film est fini. On en sort déboussolé...

Alien signe la fin :
- des films SF gentils tout plein
- des happy end "tout est bien qui finit bien"
- des monstres en caoutchouc mal fichus
- des héros tout puissants
- des rôles de femmes potiches, tout juste bonnes à crier et se faire découper, ou attendre que le beau héros vienne les sauver.

En plus de la dimension sociale évoqué plus haut, Alien est un film féministe. Pour la première fois, on a une héroïne, une vraie.
Une veine que Ridley Scott explorera plus tard avec "Thelma et Louise".

En son temps, une révolution.
Maintenant, un thriller toujours efficace, car sobre, bien écrit, bien réalisé.
Intemporel.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 17, 2010 10:47 PM MEST


Emotion & Commotion
Emotion & Commotion
Proposé par Mercury-music
Prix : EUR 16,49

13 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le retour du fou génial caractériel !!!, 17 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Emotion & Commotion (CD)
Tout est à peu près résumé dans le titre...
Ce gars est de la génération des Clapton, Page, Hendrix, Townshend.
Qui le connait ? A part les gratteux (et encore, les vieux, les + de 40 piges) et une poignée de fans, pas grand monde.

Et pourquoi ? D'abord, il a une réputation de caractère de cochon 100 % pur brise-noix.
Ensuite, il est, reconnaissons-le, assez inconstant.
Pour continuer, il a choisi des voies pas toujours faciles à suivre pour les radio "mainstream" : virage jazz-rock avec les pionniers du genre dans les 70's, précurseur des albums rock instrumentaux avant les Mamlsteen, Satriani, Vai et autres onanistes guitaristiques.

Mais quand ce type, assure, ... ben... il plane largement au dessus de la mêlée ! Pour preuve, son dernier DVD "Live at Ronnie Scott's" et cet album.

Aucune guitare ne sonne aussi pure que la sienne. Tous les détracteurs des guitares électriques devraient écouter au moins une fois dans leur vie un morceau de J.B.
Et autant commencer par cet album, tant qu'on y est.
Le genre de truc que même ma prof de musique du collège aurait pu apprécier. Pourtant, dès qu'elle entendait le mot "guitare électrique", elle faisait une crise d'asthme, avait une poussée d'eczéma et une attaque de tachycardie...

En plus, ce type a tout dans les doigts.
Si, si.
Pour l'avoir vu sur scène à une époque où presque tous les gratteux de la planète avaient des racks d'effets électroniques grand comme des frigos XXL et clignotant comme dans "Rencontre du 3ème type"; le J.B. n'avait que 2 amplis Fender et 2 amplis Marshall au fond de la scène.
Entre les deux, son roadie a branché 3 pédales d'effet dans un état de pourritude avancée telle que je ne les donnerais pas à mon pire ennemi.

Et il sonne...

Je n'avais pas aimé sa période électro. Mais cet album, calme, reposé et d'inspiration classique est un enchantement.

Bravo, Maestro !!!
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