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Latour07 (Paris, France)
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Intrigue à Giverny : roman (Littérature Française)
Intrigue à Giverny : roman (Littérature Française)
Prix : EUR 6,99

4.0 étoiles sur 5 Claude Monet agent secret, 25 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Intrigue à Giverny : roman (Littérature Française) (Format Kindle)
Adrien Goetz s'est pris de passion pour le peintre Claude Monet. Giverny, les Nymphéas, Impression soleil levant, l'amitié de Clemenceau, les intrigues sur les origines de sa richesse : un meurtre, celui de son beau-frère pas vraiment élucidé servent de décor à une intrigue policière. Un meurtre a été commis sur la personne d'une ravissante Américaine, experte de a peinture de Claude Monet. Pénélope, jeune conservateur de musée et son, pas encore, fiancé, Wandrille, fils du ministre des affaires qui lui sont étrangères (un autre que celui qui était surnommé Mickey d'Orsay), vont mener l'enquête tambour battant entre Monaco, Paris et Giverny.

L'auteur nous dévoile nombre de secrets sur la vie de Monet, sa peinture, ses goûts. Il nous emmène rencontrer, en catimini, des spécialistes de l'art. Lecture divertissante et instructive qualifie, en un mot, un ouvrage réussi.


Du domaine des murmures - Prix Goncourt des lycéens 2011
Du domaine des murmures - Prix Goncourt des lycéens 2011
par Carole Martinez
Edition : Broché
Prix : EUR 18,50

4.0 étoiles sur 5 Un beau roman historique, 23 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Du domaine des murmures - Prix Goncourt des lycéens 2011 (Broché)
Conte à la fois qu'histoire, légende mâtinée de religion, au 12ème siècle, une jeune femme refusant son mariage au fils cadet d'un seigneur frère du suzerain de son père, en Franche Comté, demande à vivre en recluse, dans une prison accolée à un chapelle dédiée à Sainte Agnès, pour le reste de sa vie. Violée le jour même de son entrée dans sa prison volontaire, elle accouchera d'un enfant.

L'histoire saisit le lecteur. L'écriture est fluide.

L'auteur, Carole Martinez, est bien documentée sur cette période spirituelle du Moyen-Age qui alimentera la troisième croisade en Terre Sainte dirigée par l'empereur Frédéric Barberousse en 1189. Des femmes demandaient à vivre en recluse, à proximité des lieux passants, villes, châteaux. Choisir ce type de vie était considéré comme un état de perfection chrétienne à la manière de l'érémitisme.

Cet ouvrage fut récompensé du Prix Goncourt des lycéens 2011.


grandeurs et miseres d une victoire
grandeurs et miseres d une victoire
par Clemenceau Georges
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La vibrante âme d'un si grand patriote : Clemenceau, quel héros !, 22 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : grandeurs et miseres d une victoire (Broché)
"Grandeurs et misères d'une victoire" a été publié à titre posthume en 1930, un an après le décès de Georges Clémenceau (1841-1929). Ce livre est une réponse à un biographie de Foch, à charge contre Clémenceau. Triste époque. La France par la succession de gouvernements lâches, se vautre dans la veulerie politique, abandonnant tous ses droits ratifiés par le Traité de Versailles, avec en figure de proue, un de ces antihéros d'abomination, louangé encore en France, dont une rue, bordant l'Assemblée Nationale, porte l'infâme nom : Aristide Briand :

"M. Briand se voit le chef d'orchestre du défaitisme français" (p.315)
A propos de ce sinistre individu, qui réhabilita un traître, Malvy condamné par la Haute Cour de Justice pendant la première guerre mondiale, dénoncé par Léon Daudet à la Tribune de l'Assemblée Nationale, mais manifestement plus combattu encore par Clémenceau :

"Quand je vois M. Briand se jeter dans une politique d'abandon du Traité qui nous enlève le bénéfice réparateur - sans que l'idée se présente à M. Poincaré d'imposer à son collaborateur un temps d'arrêt - ne puis-je prendre la permission, comme simple citoyen français, de leur réclamer des comptes, et quand je les trouve dans l'acte d'innocenter un coupable, de leur demander la raison d'un état d'esprit dont les conséquences retentissent si cruellement sur nous ?" (chapitre "Le défaitisme", p.325)

Clémenceau retrace les terribles épreuves de la fin de la première guerre mondiale, son rôle éminent dans la nomination de Foch comme généralissime de toutes les armées, la fin de la guerre, la réunion des diplomates pour concevoir et ratifier le Traité de Versailles. Pages d'intense émotion. Clémenceau reconnaît avoir pleuré le 11 novembre 1918. Tant de morts français ! Près de 1,4 million auxquels s'ajoutent les blessés, les disparus. Effroyable saignée, tribut du sacrifice d'une Nation pour la défense d'une civilisation contre la Barbarie allemande, et ses crimes de guerre.

Le Traité, si bien critiqué par Jacques Bainville (Les conséquences politiques de la paix "une paix trop douce pour ce qu'elle a de dur", s'est inspiré d'un élan idéologique de fraternisation des peuples qui recouvraient leur souveraineté. L'antienne de la Révolution française qui conduisit Napoléon dans une guerre qui ne prit fin qu'à Waterloo, se poursuivant en 1870, resservit à l'occasion. L'empreinte idéologique marque le Traité. Clémenceau se méfiait des diplomates, se fiant à son idéal humaniste, partagé par le Président américain Wilson. Sans doute prit-il conscience de sa faiblesse intrinsèque, le promouvant à un état supérieur au Traité de Westphalie, qui pourtant assura plus d'un siècle et demi de paix avec l'Allemagne, lui décochant un trait malhabile :

"On sait que le Traité de Westphalie eut la prétention de fonder le droit européen. La Révolution française prouva clairement qu'il n'avait pas réussi." - p.133

Les trahisons des Américains qui ne ratifièrent pas le Traité de Versailles, puis, quelques semaines plus tard, conclurent une paix séparée avec l'Allemagne, dans une logique de business hélas si bien promue par Keynes (Les Conséquences économiques de la paix, suivi de : Les Conséquences politiques de la paix) entre l'Angleterre et l'Allemagne, puis entre les Etats-Unis et l'Allemagne (fort parti pro-allemand et même pro-nazi aux Etats-Unis que dût combattre courageusement Roosevelt pendant la seconde guerre mondiale : Trading With the Enemy: the Nazi-american plot 1933 - 1949) sont décrites avec rigueur par Clémenceau. Quelle exaspération pour ce patriote de voir la logique du "compte en banque" primer dans les relations internationales, les Américains jouant le jeu allemand contre la France, militant activement pour l'abandon progressif des obligations allemandes (dette allemande), point essentiel du Traité, juste réparation (les Prussiens exigèrent par deux fois de la France qui tint scrupuleusement ses engagements, après Waterloo et 1871, sans compter l'équivalent de 100 millions d'Euro / jour qu'ils prendront à la France pendant l'Occupation) :

"Oui, nous avons jeté tout au gouffre, le sang et l'argent, comme ont fait, pour leur part l'Angleterre et les Etats-Unis. Mais c'est le territoire français qui a été scientifiquement ravagé. Trois mortelles années nous avons attendu cette parole américaine : "La France est la frontière de la liberté." Trois années de sang et d'argent coulant par tous les pores. Venez lire dans nos villages la liste sans fin de nos morts, et comparons, si vous voulez. N'est-ce pas "compte de banque" la force vive de cette jeunesse perdue ?" - p.371 - "Lettre de Georges Clémenceau au Président Coolidge, 9 août 1926;

Défaitisme sur toute la ligne chez les élites politiques françaises au pouvoir, pacifistes s'inclinant devant le réarmement de l'Allemagne, sa mauvaise foi à ne pas payer ses obligations, défaitisme en se refusant à organiser une défense nationale digne de ce nom (déjà Clémenceau alerte ses lecteurs de la limite d'âge sans cesse repoussée des généraux qui prouveront leur gâtisme en mai-juin 1940 - cf. ce constat décrit par le grand résistant Marc Bloch dans L'Etrange Défaite, à prévoir un armement efficace, une instruction militaire à la hauteur des enjeux : la France, son peuple, le paiera très cher en mai-juin 1940.

J'attends une analyse de cette veulerie politique d'entre deux guerres. Quand je citais Léon Daudet (cf. l'admirable Connaissance de l'Allemagne) d'aucuns me reprochaient son esprit nationaliste (pour ne pas employer d'autres termes plus polémiques). Mais alors, Clémenceau, radical, quel plat les sauveteurs de la mémoire de Briand et des pacifistes au fumet malodorant (Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance) vont-ils servir ? Il est vrai que la présentation de Jacques Bainville sut attirer, heureusement, quelque égard : La Russie et la barrière de l'Est, par Jacques Bainville,... Préface du comte de Saint-Aulaire

Clémenceau prédisait la seconde guerre mondiale. Il ne se faisait plus aucune illusion, réservant la conclusion de son ouvrage à un vibrant hommage au "soldat inconnu" :

"Aujourd'hui l'Allemagne tente de refaire, dans les procédures de la paix, un empire germanique qu'elle n'a pu réaliser par la guerre. Cela, elle ne saurait l'accomplir sans des rencontres qui pourront changer les destinées d'une France offerte à toute entreprise ennemie. Qu'adviendra-t-il de nous en ce tumulte de pays dont personne ne peut prévoir le développement de forces dans la durée ? Il y a des peuples qui commencent. Il y a des peuples qui finissent. La conscience de nos actes veut des attributions de responsabilités. La France sera ce que les Français auront mérité." (p.348)

Ces mots précédant celui de Fin, appellent à la Résistance à venir.

NB : je ne comprends pas l'opposition s'apparentant au dénigrement que voue Clémenceau au Maréchal Foch. Quelle polémique les a-t-il opposés après guerre ? Clémenceau répond à Foch qui vient de mourir sur des attaques qu'il aurait subies. Le portrait que donne le général Weygand de Foch qu'il a accompagné tout au long de la première guerre mondiale Mémoires. tome 1 : Idéal vécu diffère sensiblement de celui de Clémenceau. Je vais chercher des éléments d'explication dans la biographie de Michel Winock Clemenceau.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 23, 2015 6:56 PM MEST


Une enquête de l'inspecteur Canardo, Tome 23 : Mort sur le lac
Une enquête de l'inspecteur Canardo, Tome 23 : Mort sur le lac
par Benoît Sokal
Edition : Album
Prix : EUR 11,50

4.0 étoiles sur 5 Colombo palmipède, 22 avril 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Une enquête de l'inspecteur Canardo, Tome 23 : Mort sur le lac (Album)
Canardo me suit depuis des années.
Chaque histoire est l'occasion de s'amuser à l'humour belge de son auteur, à la manière de Benoît Poelvoorde : humour glauque, aux couleurs sombres, aux senteurs d'alcools éventés, bouteilles renversées et trop bues, atmosphère pesante de tabac froid.
Ce décor olfactif et visuel est parfaitement rendu dans cette histoire de disparition et meurtre de jeunes wallonnes fuyant leur pays pour trouver la richesse au Duché de Belgambourg. Un lac particulièrement difficile à franchir sert de terrain de chasse à des passeurs crapuleux.
Souvent, des cadavres sont retrouvés à la lisière d'un coin reculé, envahi par les anguilles dont ils servent de festin.
Canardo mène l'enquête.
Çà pue.
C'est moite.
C'est froid et humide.
Le sentiment humain parvient-il à survivre ?
Humain ? Mais il n'y a que des animaux dans cette histoire !...


La dernière trace
La dernière trace
par Charlotte Link
Edition : Broché
Prix : EUR 8,00

4.0 étoiles sur 5 Un bon thriller, 21 avril 2015
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Une rencontre improbable dans un hall d'aéroport à Londres pour cause d'interdiction d'envol entre une touriste et un avocat brillant.
Une disparition.
Cinq ans plus tard, une enquête qui démarre.
Le suspens se développe sur fond d'anxiétés, de peurs, de recherche de soi.
Charlotte Link, experte en thriller, sait tenir son lecteur en haleine.


Le mai 68 conservateur. Que restera-t-il de La manif pour tous ?
Le mai 68 conservateur. Que restera-t-il de La manif pour tous ?
par Gaël Brustier
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 LMPT est un mouvement politique et social de l'ampleur de Mai 68, 21 avril 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le mai 68 conservateur. Que restera-t-il de La manif pour tous ? (Broché)
Gaël Brustier, docteur en science politique, connaît bien les rouages du Parti Socialiste et la manière dont il fait sa politique, entre la rédaction du quotidien parisien "Libération" et la rue de Montorgueil, fief des Bobos (dixit).
Aussi est-ce intéressant de lire une analyse d'un intellectuel de gauche (espèce minoritaire en voie de disparition) sur un mouvement inscrit dans l'action politique d'intellectuels de droite, d'une confluence de mouvements intellectuels et spirituels essentiellement de droite, souvent emmenés par des normaliens, non réductibles à ce que la propagande a schématisé : ni "reductio ad maurrassum" ni "reductio ad lefebvrum".

Je précise que, catholique pratiquant, ayant voté Mitterrand, Chirac, Chevènement puis contraint et forcé par le repoussoir Jean-Marie Le Pen, Chirac à nouveau, de Villiers et Sarkozy, Dupont-Aignan et Hollande (sans illusion aucune mais contre Sarkozy), monarchiste proche de Bertrand Renouvin (Nouvelle Action Royaliste), je déteste les embrigadements idéologiques (je découvris à l'âge de 10 ans Soljenitsyne, vivant alors dans une région à forte intensité communiste) ou religieux (nous avons été proches de Mgr Gaillot alors évêque d'Evreux). Militant professionnel pour un capitalisme coopératif, je me reconnais dans l'action des catholiques sociaux, des idéalistes descendants de Fourier et suis acteur engagé sur le terrain de la création de richesses directement génératrice d'emplois ou à la sauvegarde d'emplois quand la faveur me sourit (j'ai récemment construit une solution de financement qui a permis de sauver l'essentiel des 200 emplois d'une entreprise liée au secteur de la culture). Enfin, pour qui souhaiterait me connaitre un peu, j'ai résumé sur ce site sans doute plus de 1.500 livres de tout genre, ce qui, ne me classant pas parmi les intellectuels, m'assure cependant d'une certaine culture générale. Enfin, issu d'une famille ayant risqué sa vie pour sauver celles d'inconnus, parce que pourchassés ayant une religion condamnée par un pouvoir totalitaire (les Juifs), j'ai appris la tolérance dans un humanisme de combat qui m'interdit d'être exclusif a priori de l'Autre, fût-il homosexuel (en rapport avec le sujet LMPT - "La Manif Pour Tous").

J'ai participé activement à toutes Les Manifs Pour Tous parisiennes et ai été un veilleur sur la place Vendôme, face au Ministère de la Justice. Mon combat contre l'idéologie du "Genre" est connue de certains qui me suivent.

Gaël Brustier évoque la nature catholique de LMPT convergence de plusieurs courants, traditionalistes et charismatique (issue du mouvement hippie américain, à la marge du protestantisme - le pentecôtisme- reprise par l'Eglise catholique comme par exemple la Communauté de l'Emmanuel). Le combat est spirituel autant que social. Le mariage "prétendument" pour tous bien que participant d'une juste revendication de la protection des droits au dernier survivant d'un couple homosexuel, en égalité de droits avec les couples hétérosexuels, impose une radicalité dans la subversion des valeurs républicaines et chrétiennes. Cette radicalité fut combattue par celle, nourrie de l'écologie humaine, écologie chrétienne, de la défense de la famille, cellule de base de la communauté, de la République, issue des rapports sexuels entre un homme et une femme.

Contrairement à ce que véhiculèrent les "media", LMPT fut un mouvement intellectuel. Son enracinement dans la bourgeoisie est patent. La désolation des sens imposée par le libéralisme débridé d'une grosse trentaine d'années, affirmant par essence, un relativisme des valeurs (tout se vaut qui se peut acheter), démolit la bourgeoisie ou à tout le moins nourrit son impression de précarisation. La désolation économique décrite par Christophe Guilly dans "La France Périphérique, Comment on a sacrifié les classes populaires" confirme ce mouvement de paupérisation. La démolition du mariage participe de ce relativisme érigé en principe absolu. La "théorie" du genre, confondant les sexes dans le processus d'identification de l'homme, en est une expression politique corollaire, avancée pendant l'offensive du mariage "prétendument" pour tous.

Gaël Brustier décrit avec justesse l’incompréhension totale du Parti Socialiste devant l'ampleur de la révolte populaire de LMPT : défaut d'analyse sur l'Ouest de la France, bastion traditionnellement catholique ou d'influence catholique et pourtant votant majoritairement à gauche, qui s'est engagé dans LMPT (des réactionnaires ?), erreur totale sur la qualification d'extrême droite du mouvement (le PS a-t-il bien regardé la couleur des drapeaux LMPT, rose et bleu ? Où est le sacré coeur ? Il s’y trouvait chez les marginaux de Civitas, exclus de LMPT). Le PS a démontré une fois de plus, et sans doute de trop, qu'il était totalement coupé de sa base. L'UMP ne fit guère mieux, sauf à sa frange conservatrice exprimée notamment par Hervé Mariton et Laurent Wauquiez.

Le "Mai 68 conservateur" fut animé par des jeunes ayant participé du temps de leurs vingt ans aux JMJ. La quarantaine les a vus s'engager politiquement avec succès. Si certains ont rejoint l'UMP pour infléchir de l'intérieur la politique de ce parti (je ne crois pas au succès d'une telle démarche avec des types comme Juppé par exemple, qui sont pro mariage "prétendument" pour tous, et pro- adoption), la majorité continue de rayonner intellectuellement et professionnellement. Quel mouvement politique pourra reprendre ce courant aux multiples sources ? Sans doute pas ceux qui ont pu l'alimenter, comme les royalistes de Aspects de la France, des souverainistes issus de la droite conservatrice ni le Front National, bien absent de ce mouvement (à l’exception de Marion Maréchal Le Pen).

L'ouvrage de Gaël Brustier est sérieusement documenté. L'esprit libre qui gouverne son auteur est tout à son honneur. Cependant je regrette des manques et imperfections dus peut-être à une expérience sociale limitée de ces manifestations.

Si certains activistes de LMPT, à la marge, revendiquent leur homophobie, ce ne fut en aucun cas l'action militante de LMPT. Les slogans, les chants, les revendications n'étaient absolument pas homophobes. Comment des militants de Homovox auraient-ils pu, dans une manifestation être homophobes, et le reste du temps, naturellement, homosexuel ? Aucun sens. L'homophobie systématiquement mise en exergue par les détracteurs de LMPT était un mensonge. Le droit à l'enfant n'est pas ontologiquement recevable car il s'oppose au droit de l'enfant à avoir un père et une mère ("Un père, une mère, c'est élémentaire !). Ce n'est pas être homophobe que de défendre les droits de l'enfant à avoir un père et une mère, à connaître sa filiation. Ce n’est pas être homophobe que de défendre le droit de la mère à refuser son esclavagisme marchand par la GPA. Or la PMA et la GPA découlent juridiquement du "mariage des homosexuels", contrairement aux dires d'un François Hollande, manifestement, encore, ici, dépassé. Dans le fond, les réactionnaires sont bien les promoteurs de la GPA qui prônent le retour à un esclavage marchandisé, institutionnalisé. L’esclavage a officiellement été aboli en France en 1848.

Enfin que penser du ralliement aux manifestations de nombreux musulmans ? à leur rejet massif de l’enseignement de la « théorie » du genre ? aux soutiens que j’ai personnellement reçus de la part de certains d’entre eux en me dirigeant à chacune des Manif ? Là pour le coup, le PS a entendu le message car l’électorat de confession islamique ou proche a voté majoritairement pour François Hollande en 2012.

Dommage que l'auteur n'ait pas précisé certains de ces points pourtant éminemment sensibles dans le débat politique engagé, avec force, par LMPT. Dommage que l'auteur n'ait pas rappelé la violence de la haine des media au pouvoir contre les manifestants de LMPT, le truquage de leur nombre à chaque reprise, truquage renforcé par des photos montages simplistes eux-mêmes résultants de truquages pour justifier le mensonge. Dommage qu'il soit passé à côté de la répression policière à l'encontre des manifestants pacifistes ou des simples touristes portant le tee-shirt LMPT emmenés de force au commissariat, en garde à vue ("Prisonniers Politiques").

Mais, sans doute, en fin de compte, Gaël Brustier, évoquant un "anarchisme catholique" comme vecteur de LMPT a-t-il bien raison, m'y identifiant finalement assez bien.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 24, 2015 11:44 AM MEST


Plateforme
Plateforme
par Michel Houellebecq
Edition : Poche
Prix : EUR 8,10

5.0 étoiles sur 5 Le capitalisme tue l'Homme, 12 avril 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Plateforme (Poche)
L'économiste Bernard Maris, "Oncle Bernard" de Charlie Hebdo, assassiné le 8 janvier dernier, a publié un ouvrage dont la lecture est incontournable : Houellebecq Economiste :

« Ses livres relèvent de la santé publique. Voir que notre époque est quadrillée par la science sinistre et la statistique, laquelle est étymologiquement au coeur de la raison d'Etat et de sa volonté de normer par la `loi Normale' le monde, est une chose ; approcher ensuite les deux raisons de vivre, ou survivre, houellebecquiennes - la bonté et l'amour- en est une autre, autrement oxygénante ».

Après avoir lu et apprécié Extension du domaine de la lutte publié en 2001, je découvre avec bonheur "Plateforme" publié une année après.
Houellebecq démonte la logique du capitalisme qui tue notre société occidentale. Le sentiment devient une vanité. Est-il une vanité ? L'amour peut-il exister ? Quand l'absence du désir amoureux, tué par la lutte de tous contre tous, cette éternelle compétition de carnassiers à laquelle tout citoyen est livré dans le monde du travail, dans sa vie en société, est suppléé par une économie de l'offre, celle du sexe payant, alors le capitalisme a atteint son objectif final de destruction.

Destruction créatrice disent certains idéalistes épris de nombrilisme, oubliant la portée violente de la destruction et les limites pénibles de la souffrance à la création.

Houellebecq illustre l'énormité des avantages comparatifs de Ricardo. Pour faire simple, cette loi précise qu'un pays va se spécialiser dans la production pour laquelle il présente les coûts de production absolus les plus faibles, comparativement aux autres pays, et échanger avec ces derniers les biens qu'il aura produits.

L'Occident est riche mais en manque de sexe (moyen de l'amour qui est mort, quoique certains encore, catholiques, le défendent d'après l'auteur). L'Asie est pauvre mais riche d'une jeunesse prête à répondre aux besoins physiques, non pas humains (l'humain fait peur), mais bestiaux.

Le capitalisme en réduisant l'homme à un centre de gestion de décisions raisonnées pour la couverture de ses besoins, a tué le don. Le philosophe Jean-Claude Michéa, défenseur et héraut de la "common decency" de George Orwell (exemple : Les mystères de la gauche : De l'idéal des Lumières au triomphe du capitalisme absolu).

Le libéralisme est indissociable du relativisme. Les valeurs sont individuelles et non plus transcendantes. Il ne saurait exister de morale, de sens moral, du Bien et du Mal. Si l'adulte est consentant, alors tout peut se faire, y compris les soirées SM avec programmes de tortures dégradants. Dès lors, la création artistique est déviée, ramenée à une expression désabusée, dépréciante et ordurière du corps humain.

Dans "Plateforme", le romancier économiste Houellebecq poursuit son analyse à cru des dysfonctionnements essentiels du libéralisme qui conduisent, par la mort de la société, de toute communauté humaine, à celle de l'Homme. Même la folie, en dernier ressort, ne permet pas la libération. Le suicide s'invite en conclusion de cette destruction totale.


Joukov
Joukov
par Jean LOPEZ
Edition : Broché
Prix : EUR 28,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Joukov : le général russe qui a vaincu Hitler, 12 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Joukov (Broché)
Jean Lopez étonne régulièrement ses lecteurs par la qualité de sa recherche historique du Front de l'Est, son intelligence à retracer les événements rapportés aux grandes lignes de l'Histoire. Il sait ainsi définir un champ de bataille de quelques km² avec ses enjeux tactiques, mais aussi le situer dans le cadre stratégique (une manoeuvre de front d'un groupe d'armées) et politique (les décisions prises au plus haut niveau, tant par Staline que par Hitler). La biographie de Joukov s'inscrit dans cette démarche d'écriture rencontrée dans le superbe ouvrage "Opération bagration la revanche de Staline (été 1944)".

L'auteur est précieux pour qui désire approfondir ses connaissances de l'histoire de la seconde guerre mondiale sur la plus grande partie des combats (80% des forces de l'Axe fut engagé sur contre l'Union soviétique pendant la guerre) qui est paradoxalement la moins documentée (en livres, en films) et donc connue. Le paradoxe s'explique par :
1/ la chape de plomb qui pesa sur le bloc soviétique communiste de Staline à Andropov et
2/ la russophobie primaire des "élites" occidentales qui s'illustre avec constance (cf. le rattachement de la Crimée et le conflit en Ukraine).

Jean Lopez est donc un des ouvreurs du ciel de la connaissance historique documentée, travaillée, scientifique.

Joukov est né le 1er décembre 1896 à Strelkovka, dans l'Oblast de Kalouga, au sud-ouest de Moscou, de paysans dont il tenta, dans son autobiographie, de faire passer pour pauvres (et complaire à la doxa du Parti communiste suspicieuse des propriétaires et autres koulaks) alors qu'ils étaient relativement aisés. Il fut enrôlé en 1915 puis formé et ne participa que marginalement, dans la cavalerie, aux combats de la première guerre mondiale. D'un fort tempérament, il fit, dans l'action, prisonnier un officier allemand, qui lui valut d'être décoré de la médaille de Saint Georges. Sensible aux idées bolcheviques, il poursuivra son action militaire dans les rangs des Rouges contre les Blancs jusqu'à son terme en 1921.

Joukov progressa dans la hiérarchie militaire et, dans la cavalerie, fut de ceux qui envisageaient dès 1931, une autre utilisation des chars que celle de l'appui de l'infanterie (d'autres comme De Gaulle et Guderian y pensaient également).

Joukov eut le bonheur d'éviter les purges de Staline qui de 1937 à 1942 envoya à la mort ou au goulag des dizaines de milliers d'officiers par crainte de putsch plus ou moins fantasmée de Staline et surtout pour affirmation de la nécessité d'affirmer son pouvoir par un surcroît de terreur. La décapitation de l'armée soviétique sera l'une des causes de l'effondrement du front lors de l'attaque allemande de Barbarossa.

En juin 1939, Joukov est appelé au commandement des troupes pour défendre la frontière avec la Mongolie, attaquée par les Japonais. Il y remportera une brillante victoire en août 1939 à Khalkin-Gol. Cette victoire illustra la stratégie militaire de l'offensive ("l'art opératif russe") prônée par l'armée rouge qui, pour résumer en simplifiant, n'était pas préparée à l'action défensive. Joukov mérita cette victoire en s'illustrant dans la reprise en main "musclée" des troupes déshabituée à la discipline militaire, à la coordination des efforts au combat. Cependant, comme tous les généraux de l'armée rouge, Joukov montra qu'il n'était pas avare du sang des soldats.

Joukov ne participera pas à l'invasion de la Finlande quelques mois plus tard. Propulsé chef d'état major général par Staline, il saura progressivement être considéré par le dictateur comme un second indispensable dans l'action concertée militaire et politique de défense de la Russie. C'est le sauvetage de Moscou (à partir d'octobre 1941) qui assit sa notoriété. Il sut préparer les arrières en vue de déclencher les attaques sur le front et repousser l'ennemi; ce qui sera exécuté jusqu'à la chute de Berlin en mai 1945.

Staline, appliquant d'une main de fer, le machiavélisme, opposa les généraux entre eux, dans les rétributions, les honneurs et les fonctions. Joukov fut ainsi relégué du poste d'adjoint au Commandant Suprême (Staline) à celui de chef d'armée et mis en disponibilité d'office après guerre.

Sauveur de Moscou, acteur de la bataille de Stalingrad, vainqueur tactique de Koursk, il brise le siège de Léningrad en janvier 1944, puis il mène avec un talent extraordinaire de coordinateur, de préparation, de contre-intox, la décisive offensive soviétique Bagration de l'été 1944, qui libère la quasi-totalité de la Biélorussie. Joukov saura aménager son entrée victorieuse dans Berlin dans une compétition, d'une loyauté discutable, avec Koniev.

Joukov aura l'honneur de passer en revue la Parade de la Victoire le 24 juin 1945 sur son cheval blanc Koumir. Craint par les apparatchiks comme pouvant devenir un "Bonaparte" russe, il est mis sur la touche. Son immense popularité l'a certainement protégé d'une disparition qui aurait pu être définitive. Son absence de dessein politique a milité également pour sa réhabilitation sous Khrouchtchev, puis sa mise à la retraite.

Joukov fut LE général à mettre capot Hitler. De la trempe d'un Eisenhower (les deux hommes s'estimaient plus que sur un plan professionnel), il est un des grands héros populaires de l'histoire de la Russie.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 13, 2015 2:29 PM MEST


Extension du domaine de la lutte
Extension du domaine de la lutte
par Michel Houellebecq
Edition : Broché
Prix : EUR 5,20

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Lumineuse critique du libéralisme ultra., 11 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Extension du domaine de la lutte (Broché)
L'économiste Bernard Maris, "Oncle Bernard" de Charlie Hebdo, assassiné le 8 janvier dernier, a publié un ouvrage dont la lecture est incontournable : Houellebecq Economiste :

« Ses livres relèvent de la santé publique. Voir que notre époque est quadrillée par la science sinistre et la statistique, laquelle est étymologiquement au coeur de la raison d'Etat et de sa volonté de normer par la `loi Normale' le monde, est une chose ; approcher ensuite les deux raisons de vivre, ou survivre, houellebecquiennes - la bonté et l'amour- en est une autre, autrement oxygénante ».

"Extension du domaine de la lutte" expose la démolition du lien social, de la capture par la publicité, l'environnement économique, du sens du vivre. Le vivre ensemble n'a pas de raison d'être suivant le principe libéral de la "lutte de tous contre tous", du principe "que le meilleur gagne" de cette compétition de chacun contre chacun, amenant mécaniquement à la désolation - la dé-sol-ation, comme le spécifiait Hannah Arendt le déracinement de l'homme.

Flottant dans un univers de violence, où le désir est mécanique, déshumanisé, le bestial est roi.
La pornographie, la folie et la mort par suicide sont les expressions normales de ce monde absurde.

Bernard Maris m'a fait découvrir avec bonheur libérateur le génie créatif et d'observation de Houellebecq.
Il est nécessaire de lire cet auteur très profond dans son analyse :

- du suicide au travail - cf. mon commentaire du livre du professeur Dejours Suicide et travail : que faire ?
- de la pornographie comme système de contrôle des désirs des individus désolés, isolés, contre l'amour (dernier vestige défendu par le christianisme ?) institution servant les intérêts du libéralisme politique : Le Divin Marché: La révolution culturelle libérale

Je me suis régalé.
En route pour la lecture de Plateforme !


Le banquier du diable
Le banquier du diable
par Jean-francois Bouchard
Edition : Broché
Prix : EUR 18,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Intrigante personnalité : en quoi serait-elle nécessaire aujourd'hui ?, 11 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le banquier du diable (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
L'auteur de "Le banquier du diable", Jean-François Bouchard nous est présenté comme étant un haut fonctionnaire, économiste, familier des grandes institutions financières et monétaires internationales.

L'histoire est palpitante. Construite à deux voix, la première, celle supposée de Hjalmar Schacht, le banquier, s'exprimant suivant ses codes moraux et sa psychologie, ses connaissances déduits des ouvrages qu'il a écrits, puis celle de l'auteur qui met en perspective et nuance, voire contredit.

Schacht a de fait, via l'impulsion décisive qu'il a donné à la politique économique de l'Allemagne, sauvé non pas une fois, sous Hitler, mais à trois reprises son pays.

1/ La première fois fut en tant que commissaire à la monnaie de la République de Weimar à la fin de 1923, il contribue à réduire l'hyperinflation et à stabiliser le mark.

2/ La seconde fois, en sa qualité bien acquise, par ténacité inflexible, de président de la Reichsbank, à la demande de Friedrich Ebert, président de la République, et de Gustav Stresemann, il manoeuvre à sauver les intérêts de l'Allemagne dans l'élaboration du plan américain Young, destiné à réduire les réparations de guerre auxquelles l'Allemagne est astreinte après le Traité de Versailles. L'Allemagne va alors illustrer ce qu'elle sait brillamment faire : ne jamais payer ses dettes.
Jean-François Bouchard illustre la manière dont Schacht parvint à ce que l'Allemagne ne paye aux Alliés, que 10 milliards sur les 132 milliards de marks or et encore (!) en les empruntant à des industriels étrangers essentiellement américains et anglais. C'est d'ailleurs à cette époque, s'inscrivant dans une politique bien comprise d'isolement politique de la France d'une part et de la volonté de l'affaiblir économiquement, d'autre part, que les industriels américains investirent dans la durée, au capital de sociétés allemandes, y compris pendant la seconde guerre mondiale - cf, écrit en anglais, Trading With the Enemy: the Nazi-american plot 1933 - 1949 où le lecteur apprendra que Adolf Hitler tenait en haute estime l'un de ses bailleurs de fonds, un certain Henry Ford et aussi Rockefeller, Du Pont, et surprise du chef - exhumée par l'auteur, le père de George Bush, Prescott Bush ! Il serait également regrettable de ne pas mentionner les amitiés pro-allemandes du père de John Kennedy.

Ainsi - et l'auteur fait preuve de faiblesse dans son exposé pourtant clair et structuré- pour la réparation d'un déclenchement de la guerre, l'occupation et la destruction de près de 30% du territoire français, suivant un principe que la France a toujours honoré (après le désastre de Waterloo de Napoléon I, puis après celui de Sedan de Napoléon III), à savoir le paiement des dettes de guerre, l'Allemagne eut à indemniser les Alliés, essentiellement les Français. Elle n'en fit rien.

3/ La troisième fois, sous Hitler pour lequel il avait milité, sans être adhérent au parti nazi, l'accession au pouvoir, en fédérant de puissants intérêts industriels allemands (vingt grandes fortunes qui continueront à s'enrichir pendant la guerre, en faisant notamment travailler des légions d'esclaves dans les camps de concentration, ou en produisant le Zyklon B, le gaz des chambres d'extermination), en 1933. Par une politique volontariste de déficits, sans inflation, d'investissements dans les infrastructures (routières) et le redéploiement industriel (militaire) il permit à l'hyper chômage de rapidement se résorber. L'auteur, comme à de nombreuses reprises, a raison d'insister sur le fait que ce n'est pas, contrairement à ce que les Eurocrates nous serinent à longueur de temps, l'inflation qui a favorisé l'accès au pouvoir de Hitler, mais bien au contraire (il n'y en avait pas), l'hyper chômage.

Traduit au Tribunal de Nüremberg, Schacht nia l'évidence de son soutien à l'accession au pouvoir de Hitler. Après un court séjour en prison, comme la majorité des criminels nazis ayant échappé à la mort, très vite réintégrés dans la société allemande (à l'image du chancelier allemand Kiesinger qui, en 1968, fut giflé par Beate Klarsfeld), il fut conseil économique de pays en voie de développement.

Schacht mourra entouré de sa famille à l'âge de 93 ans le 3 juin 1970.

Schacht est néanmoins un exemple d'économiste pratique, ayant à trois reprises, par sa volonté d'intervenir dans l'économie, contre l'idéologie libérale qui sape nos économies, sauvé à trois reprises l'économie de son pays. La désespérance causée par l'inflation du chômage, dans un contexte de déflation, aurait besoin comme traitement, de la poigne de fer d'un disciple de Schacht. C'est ce que démontre avec enthousiasme Jean-François Bouchard en vue précisément, de manière opposée à ce que fit Schacht en 1932, de sauver nos démocraties.

NB : petit agacement quand à deux reprises l'auteur met sur le même plan, dans la déportation, celle des Juifs et des homosexuels. Halte à la réécriture de l'Histoire !
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