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Latour07 (Paris, France)
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Entrons en dissidence
Entrons en dissidence
par Yannick JADOT
Edition : Broché
Prix : EUR 14,16

3.0 étoiles sur 5 Yannick Jadot, un écolo qui vous veut du bien, 15 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Entrons en dissidence (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Yannick Jadot est député européen, engagé au sein d'un non parti politique qui souvent semble n'exister que par son appellation, EELV. Clairement, en se positionnant sur le terrain politique, avec de telles couleurs affichées, l'auteur partait avec un handicap lourd. Il est l'exception que j'ai rencontrée dans ce paysage triste, dont la revendication politique majeure des douze derniers mois fut le "mariage (prétendument) pour tous".

Yannick Jadot, ancien cadre dirigeant de Greenpeace France, a l'expérience du combat politique. Il surprend par sa connaissance économique, sa défense d'une politique industrielle (!), sa vision d'une économie dans laquelle les citoyens peuvent vivre. Jadot illustre avec pertinence la nécessité d'une politique industrielle axée sur l'énergie renouvelable : infrastructures, innovations, chantiers, dépollution de l'air, bilan carbone, etc. Voici des forces françaises de nos industries et recherches qui demandent à se réaliser à grande échelle, par le soutien politique.
L'auteur a raison de fustiger l'esprit de capitulation économique de l'oligarchie (il ne la nomme pas), confuse de libéralisme, tant en France qu'en Europe. Proche des alter-économistes, il défend l'individu responsable par rapport à une loi "divine" du Marché (faussement) autorégulé. L'action politique doit jouer un rôle déterminant dans l'orientation industrielle du secteur de l'énergie.

Appartenant à la gauche, l'auteur fait cependant la confusion entre le nationalisme et la Nation. Comme le décrivait Serge Halimi dans Le grand bond en arrière : Comment l'ordre libéral s'est imposé au monde, ce qui plut aux libéraux de gauche dans l'abolition voulue de la Nation, c'était l'assouvissement du rêve de l'internationalisme "hors-frontières". Ce travers resurgit dans l'analyse de Yannick Jadot. La Nation n'est pas le nationalisme auquel les "Pères" fondateurs de l'Union Européenne (la CECA au départ) l’avaient confondue. Jean-Pierre Chevènement le démontre avec clarté dans un ouvrage que je considère de référence 1914-2014: L'Europe sortie de l'Histoire ?. Vouloir abstraire la Nation, la dissoudre dans la machine à enregistrer et à ne proposer que du signal faible, le Parlement européen (cf. la sémillante Coralie Delaume Europe Les Etats désunis) est une utopie dans fondement solide, mythe des européistes libéraux et atlantistes que pourtant combat Yannick Jadot. Comment vaincre un ennemi politique en acceptant les fondements de sa position ? L'abandon de toute politique sérieuse est manifestée par le silence total sur l'euro, cette monnaie voulue forte par les Allemands. Rien. CQFD.

Les incohérences politiques de Yannick Jadot sont insurmontables.

Pour couronner le tout, que penser d'une ambition de doter d'une constitution un organisme qui n'est qu'une "union juridique fondée sur le droit international" (motivations de la décision de la Cour Constitutionnelle allemande de Karslruhe, 30 juin 2009) qui ne reconnaît pas d'existence de "Peuple européen" ? C'est une vieille lanterne "fédéraliste" qui n'a aucun fondement historique (la Suisse a mis plusieurs siècles pour se construire; la Yougoslavie a explosé comme on le sait).

La déception politique est donc au rendez-vous de cet essai.
Pour l'enthousiasme de l'auteur je remonte la note prévue et lui attribue 3 étoiles.


S'abandonner à vivre
S'abandonner à vivre
par Sylvain Tesson
Edition : Broché
Prix : EUR 17,01

5.0 étoiles sur 5 S'abandonner à vivre : le "pofigisme", 12 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : S'abandonner à vivre (Broché)
Sylvain Tesson, le passionné des grands horizons, qui relève des défis hors normes notamment illustré par "L'Axe du Loup", amoureux de la Russie, âme solitaire nous régale avec cette succession d'histoires aux chutes toujours surprenantes.

S'abandonner à vivre, c'est accepter le cours de la vie dans son inéluctable déroulement, sans révolte inutile, sans illusion non plus. Les fins sont une respiration de la sagesse, un éclair sur les limites de notre condition.

Style incisif, écriture parfois saccadée, visions de paysages sentimentaux étonnants : Sylvain Tesson affirme son style d'écrivain aventurier de soi.


1914-2014: L'Europe sortie de l'Histoire ?
1914-2014: L'Europe sortie de l'Histoire ?
par Jean-Pierre Chevènement
Edition : Relié
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Remarquable analyse historique dans la continuité de Jacques Bainville, 12 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1914-2014: L'Europe sortie de l'Histoire ? (Relié)
Jean-Pierre Chevènement est un homme politique profondément républicain sans nul doute inspiré des grands acteurs du gaullisme dit de gauche (Léo Hamon), bien que le gaullisme ne soit pas de droite en soi, du moins pas de la "droite" dont on l'entend depuis une trentaine d'années, c'est-à-dire résumée au libéralisme. Chevènement est pétri de culture historique et de lecture de l'Histoire suivant les principes et enseignements de l'historien royaliste Jacques Bainville dont je suis un passionné. Les récentes lectures de Bismarck de l'historien Bled ainsi que de Histoire de deux peuples, continuée jusqu'à Hitler de Bainville, celle régulière de Les conséquences politiques de la paix "Une paix trop douce pour ce qu'elle a de dur, et trop dure pour ce qu'elle a de doux" qui brisa le Peule allemand en préservant le militarisme prussien qui l'avait jeté dans la guerre, m'ont permis d'apprécier "1914-2014" à sa haute valeur.

L'Union Européenne a été pensée contre les Etats. Pour les "pères" de l'Europe, le nationalisme, responsable des dernières guerres mondiales, était indissocié de la Nation. Transcender la Nation devenait un devoir. Faire gouverner les nations par des technocrates s'imposait dès lors comme une nécessité fédératrice. Pour les européistes, la Nation est dangereuse : il faut la mater, la fondre dans le chaudron commun d'une divinité que l'on impose comme réalité (TINA : "There is No Alternative" - pour reprendre l'antienne de Margaret Thatcher): la monnaie unique, l'euro. L'euro est l'aboutissement du rêve européiste. Son organisation (la monnaie) n'obéit pas aux principes démocratiques. Les Peuples se sont désaissis dès Maastricht de la possibilité d'influer sur la politique monétaire de la BCE dont l'objet premier n'est pas le plein emploi des citoyens aspirant pourtant au bonheur (c'est le marketing politique qui est systématiquement utilisé et usé jusqu'à la corde), mais la lutte contre l'inflation - la stabilité monétaire. Je renvoie le lecteur au très bel ouvrage de Coralie Delaume, l'animatrice du blog "L'Arêne nue" Europe Les Etats désunis. Les Peuples, définis dans la Nation, défendus par la Nation sont donc livrés aux dieux des Marchés, dont la croyance absolue des promoteurs européistes, malgré 2008 (crise des subprimes) continuent à incanter le principe faux, homicide, liberticide de "l'autorégulation". L'autorégulation (la main divine) non seulement permet de se passer des Nations, des Etats, mais par principe suppose leur disparition. Le seul bon citoyen est le consommateur. Tout est organisé pour cette fin de consommation : liberté des capitaux, ouverture des frontières, refus de lutte contre le dumping social, environnemental mais surtout monétaire. Puisque l'Europe, de fait réduite à l'Union Européenne, de fait réduite à la zone euro, c'est l'euro, alors un euro fort, c'est une Europe forte ! Or, comme l'a démontré l'économiste Jacques Sapir, proche de Chevènement dans Faut-il sortir de l'euro ? la conséquence monétaire de la politique de stabilité des prix, credo obligé, statutaire de la BCE, qui a conduit l'euro à des niveaux d'appréciation structurellement sur-appréciés par rapport au dollar américain (et au Yuan puis au Yen) par tranche de 10%, la sur-appréciation de l'euro par rapport au dollar américain coûte à la zone euro, 1% de PIB. L'euro est sur-apprécié de 25%.

Chevènement explique clairement qu'un euro fort convient aux intérêts allemands, exportateurs de produits à forte valeur ajoutée, bénéficiant d'un réservoir de main d'oeuvre à très bon marché dans leur Hinterland. Pas de salaire minimum, dumping salarial et politique de déflation salariale compétitive par rapport à ses voisins européens dont la France ont contribué pendant une dizaine d'années à créer les excédents commerciaux himalayens allemands au détriment des déficits abyssaux des PIIGS devenus GIPSIS en y intégrant la France. La police n'est pas allemande, mais celle des Marchés financiers qui sanctionnent les Etats notamment par les taux d'emprunt plus élevés (spéculation, risque plus fort).

Le libéralisme est une source foncière de l'européisme qui conduit l'Europe à l'implosion. Jacques Sapir l'avait déjà démontré La fin de l'eurolibéralisme. Il y a également l'atlantisme obligé qui mute le concept d'alliance (allié) en vassalité (soumission à la politique nord-américaine). Cet atlantisme interdit à l'Europe de se penser comme véritable acteur politique avec sa propre histoire. L'atlantisme dénie de principe tout droit à la Russie de continuer à écrire cette histoire européenne commune.

Chevènement, par une étude brillamment conduite du rapport des deux Nations françaises et allemandes sur un siècle, met en lumière la nécessité de défendre la Nation, tout en refusant catégoriquement le nationalisme. Faut-il rappeler que la cour constitutionnelle de Karslruhe a refusé le concept de "Peuple européen" ? - qui n'a aucun sens il est vrai (la Cour constitutionnelle allemande précise à raison que l'UE est une "construction juridique fondée sur le droit international", 2009). Il n'existe que des Peuples nationaux ayant une histoire du vivre ensemble, souhaitant ce vivre ensemble en Europe, et donc bâtir une Europe forte à repenser, à reconstruire contre le mythe du fédéralisme qui n’a aucun sens historique (la Suisse a mis des siècles pour y parvenir, la Yougoslavie a implosé dans le sang). Souverainisme n'est pas du tout équivalent à nationalisme ni à populisme, travers obligé de la frustration des peuples éconduits par leurs oligarchies politiques (je rappelle que le référendum sur le TCE de 2005 a donné majoritairement un NON malgré une campagne médiatique pour le OUI et que trois ans après, sous Sarkozy, 92% des élus français ont passé le OUI - Traité de Lisbonne, en total déni de démocratie).

Vive la France ! Vive l'Europe de l'Atlantique à l'Oural !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 12, 2014 8:03 PM MEST


Le Colonel de La Rocque (1885-1946). Ou les pièges du nationalisme chrétien
Le Colonel de La Rocque (1885-1946). Ou les pièges du nationalisme chrétien
par Jacques Nobécourt
Edition : Broché
Prix : EUR 46,55

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La Rocque, le chrétien social anti-fasciste, 9 avril 2014
Personnage complexe que celui du Colonel de La Rocque (1885-1946), il s'inscrit dans l'histoire de France sous différentes représentations qui ne s'embarrassent pas de contradictions : pour les uns (la gauche de tendance révolutionnaire communiste notamment), il est fasciste antirévolutionnaire ("le Comte") et pour les autres (la droite royaliste Action Française) il est un personnage mou sans détermination politique (surnommé "Casimir") qui a de fait empêché que la révolte du 6 février 1934 ne permit le renversement du pouvoir et son remplacement probable par une dictature. La Rocque fut ainsi détesté des extrêmes gauche et droite. Poursuivons. Pour certains il fut pétainiste pendant la seconde guerre mondiale et pour d'autres, un Résistant, déporté pour cette raison. La personnalité politique de La Rocque est pour le moins complexe à saisir dans des temps turbulents pétris de pacifisme et de peur d'avant-guerre, de honte ensuite de la collaboration, des procès en révision, des vengeances basses, des revirements politiques fulgurants (cf. l'ouvrage de Simon Epstein Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance), le tout servi par une communication propagandiste de qualité (cf. le film du brillant réalisateur communiste Jean Renoir "La vie est à nous" - 1936- est volontairement mensonger à l'encontre de La Rocque / partie d'une orchestration idéologique approuvée par le Kominterm).

Mission difficile. L'auteur, Jacques Nobécourt, journaliste et historien publie une autobiographie minutieusement renseignée de près de 1.200 pages en écriture serrée.

François de La Rocque fut officier au Maroc, sous Lyautey. Blessé au combat, il obtint, grâce à plusieurs demandes incessantes de sa part, sa mutation sur le territoire national, en première ligne, contre les Allemands. Il dirigera une compagnie, puis un bataillon au feu. Plusieurs fois décorés, La Rocque figure parmi les héros distingués de la Première Guerre Mondiale. Chrétien, social, il se bat contre l'usurpation du pouvoir par une oligarchie capitaliste avide de prébendes, germanophile, pacifiste. S'il ne crée par le Parti Social Français, il s'y inscrit et en devient rapidement le président. Le Parti des Croix de Feu est toujours aujourd'hui assimilé, à tort, à un parti fascisant. Je me souviens de mon professeur d'histoire au lycée (1979), communiste, qui le premier nous alerta contre cette confusion néfaste. Ce parti regroupait les soldats - officiers qui avaient obtenu la Croix de Guerre au Feu puis, par extension, ceux qui auraient dû être décorés mais ne le furent pas au profit de protégés moins ou pas exposés. Ces soldats décorés étaient de toute confession, sans religion quand bien même, de toutes sensibilités politiques à l'exception du communisme.

Leur ambition ?

Manifester l'exigence du soldat qui a risqué sa vie au Front pour la Nation, des idéaux de société, contre l'oubli et l'indifférence, le mépris dont ils étaient victimes entre les deux guerres. Pour les pacifistes, essentiellement de gauche, l'armée c'est la guerre. Donc tout ce qui concourrait à l'affaiblissement de l'armée concourrait pour la paix suivant ces idéologues, servis par une politique pacifiste conduite par le funeste Aristide Briand, pro-allemand, qui renoncera aux plans de remboursement de la dette de guerre allemande contractée envers la France (Traité de Versailles) puis abondera au désarmement (c'est, faut-il le rappeler, le socialiste Léon Blum sous le Front Populaire, qui réarmera la France). Propagande antimilitariste, démoralisation de l'armée, discrédit, l'humiliation des soldats de métier : les attaques essentiellement communistes étaient particulièrement efficaces contre l'Armée et ses représentants.

Le PSF regroupera à son apex entre 1,5 et 2 millions d'adhérents. Jean Mermoz, Jean de Lattre de Tassigny appartinrent au PSF. Lyautey en était proche.

La thématique économique et sociale du PSF a de nombreux points communs avec le capitalisme coopératif : engagement dans la durée, respect du corps social, association capital et travail, redistribution juste des fruits du travail entre le capital et les travailleurs, protection sociale (nombreuses oeuvres sociales financées par le PSF). Elle sera antiraciste, luttant contre l'antisémitisme par exemple, y compris pendant la guerre.

La guerre : La Rocque témoignera de sa loyauté, notamment militaire, au Maréchal Pétain tout en critiquant la Révolution Nationale, refusant l'antisémitisme et se refusant à la germanophilie. Certes l'anticommunisme s'exprima toujours, pendant le pacte germano-soviétique qui prendra fin par l'opération Barbarossa le 22 juin 1941 mais aussi après sa rupture. L'invasion de la zone dite libre par les forces allemandes le 11 novembre 1942, fera voler en éclat le peu de légitimité qui pouvait être accordée à Pétain. Cependant La Rocque croira que Pétain était mal informé et essaiera toujours de l'informer (naïveté sans doute), tout en renseignant les armées alliées. Selon Jacques Nobécourt, "jusqu'à la fin de sa liberté, la Rocque resta convaincu qu'il avait le devoir d'éclairer Pétain sur les égarements dans lesquels l'entraînait son entourage. Il finit par en obtenir trois rendez-vous au début de mars 1943. Quarante-huit heures plus tard, il était arrêté par la Gestapo de Clermont-Ferrand, en même temps qu'une centaine de cadres du PSF dans toute la France."

Pour certains historiens, cette arrestation proviendrait des tentatives faites par le colonel de La Rocque pour convaincre le maréchal Pétain de partir en Afrique du Nord, et serait liée plus généralement au fort soupçon du déploiement d'une activité de Résistance. Elle tiendrait également à sa ferme dénonciation de la LVF et de la Milice.

Il est arrêté et interné durant les six premiers mois dans les prisons du Cherche-Midi puis de Fresnes; puis il est déporté en Tchécoslovaquie à Eisenberg (dépendant du camp de Flossenburg), puis en Autriche au château d'Itter, où il a la surprise de retrouver Edouard Daladier, Paul Reynaud, Jean Borotra, Léon Jouhaux. Après une opération chirurgicale, La Rocque entre en contact avec des parachutistes américains. C'est la 103e division américaine qui le libère, ainsi que les personnalités détenues à Itter, le 7 mai 1945.

La Rocque revient en France libérée le 9 mai 1945 et se voit placé en internement administratif jusqu'au 31 décembre 1945 afin de l'éloigner des affaires politiques, notamment des négociations du Conseil National de la Résistance. La commission de vérification des internements administratifs réclame sa libération, mais le gouvernement ne tient pas compte de cet avis. A sa sortie d'internement administratif, il est assigné à résidence et décède quelques mois plus tard, le 28 avril 1946, des suites de ses années de détention ainsi que d’une intervention chirurgicale. Ses proches ont toutefois pu créer un Parti républicain social de la réconciliation française, qui évoque le défunt PSF.

Le colonel François de La Rocque est décoré à titre posthume, en 1961, de la médaille des déportés et se voit attribuer la carte de Déporté-Résistant, qui lui avait été refusée de son vivant. De Gaulle rend hommage alors, en tant que chef de l'État, "à la mémoire du colonel de La Rocque, à qui l'ennemi fit subir une cruelle déportation pour faits de Résistance et dont, je le sais, les épreuves et le sacrifice furent offerts au service de la France." Le gouvernement de Michel Debré présenta "les excuses du gouvernement pour une injustice dont il mesure la profondeur."

De Gaulle y gagnera le ralliement de milliers de sympathisants de La Rocque qui alimenteront la dynamique gaullienne.

Il reste une question fondamentale : quelle était l'ambition politique de La Rocque qui, officier, se refusera à se saisir du Pouvoir, étant légitimiste, discipliné ?
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 12, 2014 7:41 PM MEST


Grand-peur et misère du IIIe Reich
Grand-peur et misère du IIIe Reich
par Bertolt Brecht
Edition : Broché
Prix : EUR 9,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Puissante analyse de la destruction sociale opérée par la dictature, 6 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Grand-peur et misère du IIIe Reich (Broché)
Bertolt Brecht présente une succession de tableaux de vie sociale en cette Allemagne de l'avènement de Adolf Hitler en 1933 à 1938. La dictature assoit sa légitimité sur la possession du libre-arbitre de chaque individu. Le corps social est réduit à l'unicité de l'être. Tout partage d'informations est interdit non pas uniquement parce que cette information n'existe plus, mais parce qu'en nourrissant un échange, elle crée le risque de la survenance de l'idée. L'idée est proscrite. Toutt ce qui ne se réfère pas au "Bien de l'Allemagne" lui nuit. Rien n'est précis hors la brutale violence. L'arbitraire s'invite en maître absolu. Penser est expression de liberté. Or la liberté est bannie.
Communiquer, c'est faire surgir l'idée. Le dictateur et ses sicaires SS et SA soivent donc interdire l'échange. La punition est le camp de concentration : catholiques, protestants contestataires, communistes allemands furent les premières victime de ces camps.

Tout retour du proscrit est impossible. Sans doute est-il devenu espion. Le mari craint la femme qui a enfanté Juda, l'enfant qui vient de s'absenter pour sans doute se rendre à la salle des Hitlerjugend. L'enfant peut rapporter les propos non conventionnels tenus par ses parents, les dénoncer et les faire expulser en camp. La terreur isole l'individu aussi sûrement que s'il était gardé par des kapos.

Bertolt Brecht est saisissant de vérité. Cet ouvrage - pièce de théâtre à composer suivant la liberté du metteur en scène, est magistrale et fait écho notamment à "Inconnu à cette adresse". A méditer. La destruction de la cellule familiale, du lien social est l'assurance de la maîtrise des esprits. 1984 de Orwell, "Le meilleur des mondes" de Huxley sont aussi à relire.


Europe Les Etats désunis
Europe Les Etats désunis
par Coralie Delaume
Edition : Broché
Prix : EUR 16,15

12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'idéologie européiste est anti-démocratique, 30 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Europe Les Etats désunis (Broché)
Coralie Delaume, l'animatrice pertinente du blog "l'Arène nue", décrit avec concision la mécanique européenne constituée de corps de technocrates échappant par définition de leurs fonctions et missions aux Etats. Si l'idée européenne est née d'une idée généreuse qui s'est développée dans le courant du XIX° siècle pour s'affirmer au sortir de la seconde guerre mondiale, elle fut constituée dans la défiance de la Nation jugée responsable des guerres. Nation et nationalisme ont été sciemment confondus. Or sans Nation, sans souveraineté, le Peuple ne peut se donner les moyens démocratiques de se gouverner.

La cour constitutionnelle de Karlsruhe, le 30 juin 2009, a refusé de reconnaître l'existence d'un peuple européen. Dès lors les fonctions d'ornementation du Parlement européen ne peuvent s'inscrire dans le processus démocratique, s'agissant d'une chambre d'enregistrement de facto des directives imposées par la Commission Européenne, elle-même composée de technocrates libéraux-atlantistes.

Le déni de démocratie a été affirmé à plusieurs reprises par l'oligarchie européiste. Le référendum sur le TCE de 2005, rejeté massivement par le Peuple Français (54,67% malgré lle matraquage des media pour le "oui"), fut, sur proposition de Nicolas Sarkozy en 2008, voté à une écrasante majorité (92%) par les élus de la Nation française, sous les couleurs du Traité de Lisbonne. Il en fut de même aux Pays-Bas puis en Irlande.

Jean Monnet, dont il est d'usage de clamer (avec les européistes) qu'il fut l'un des "Pères de l'Europe" - c'est ce qui justifia son entrée au Panthéon- fut l'artisan de la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier, 1952). La création d'une instance européenne économique avait pour but de créer la paix du "doux commerce" entre les nations, avec un organisme supra-national obéissant à des règles définies par un corps de fonctionnaires européens. Coralie Delaume démontre dans son ouvrage que la stratégie de la construction à petits pas voulue par Jean Monnet, a dépassé l'horizon de construction de son promoteur. La machine est devenue folle, produisant à un rythme toujours plus soutenu du juridisme. Aussi les multiples révisions de motre loi fondamentale, pour l'application, en premier lieu, du traité de Maastricht en 1992, donne le champ libre aux prérogatives de la Cour de Justice de l'UE sur le droit national.

La grande création de l'Union Européenne est la monnaie unique. Voulue par Mitterrand comme instrument permettant d'arrimer l'Allemagne, réunie, à l'Ouest, l'Euro fut en réalité calé dans ses parités sur le Deutsche Mark, monnaie leader (alignement franc sur le Deutsche Mark dès 1995 par Jean-Claude Trichet alors gouverneur de la Banque de France avant de devenir, ce qu'il ambitionnait, "Not as a Frenchman", gouverneur de la BCE). Or l'Euro détruit l'Europe. L'impossible politique fiscale commune, le refus des pays excédentaires (l'Allemagne) de redistribuer une partie de sa richesse vers la zones de l'Europe déficitaires (comme toute Nation le fait, par exemple, la France : le bassin parisien concourt au financement de la Lorraine) ne permettent pas de corriger les disparités intrinsèques des économies des pays composant cette union monétaire. L'Allemagne joue sa partition nationale : son Peuple vieillit et a besoin pour financer les retraites futures de constituer d'importantes réserves monétaires et autres actifs de production. L'absence criante de politique française vis-à-vis de l'Allemagne (la souffrance du peuple français) des présidents successifs Sarkozy et Hollande encourage cette dernière à poursuivre, via sa politique mercantiliste, la création de déficits commerciaux structurels chez ses partenaires européens qui sont sanctionnés par les instances européennes (règle des 3% de déficit du budget, alourdie par les two packs et six packs de la fameuse "règle d'or" - une trahison de plus de Hollande par rapport à son programme électoral) contraignant les pays déficitaires (appartenant au PIIGS y compris la France) à des politiques déflationnistes, de privatisations, de délabrement des politiques d'éducation, de santé (la Grèce est un désastre de la Troïka), des salaires, un chômage exceptionnel interdisant aux jeunes de travailler et poussant les seniors (rappel : plus de 45 ans) dans l'oisiveté des mendiants. L'Euro dresse les pays européens les uns contre les autres sur fond de misère sociale accrue. Retorse cette politique est confiée au "gendarme" des marchés financiers pour mater les récalcitrants. Une dette souveraine risquée implique des taux de refinancement élevés. La pauvreté engendre les conditions de la misère sans que l'Allemagne n'apparaisse.

Au nom de la "Paix" une construction européenne aboutit à une destruction des nations, à distiller une violence économique insufférable, dont l'une des manifestations, pacifiques - à ce jour, les révoltes n'étant pas encore nombreuses et massives (quoique : cf. Espagne, Portugal, Grèce) est la montée des populismes. La guerre civile s'installe en Europe.
Enfin, de quelle paix parlons-nous ? La guerre sanitaire sévit en Grèce, l'UE, atlantiste congénitale, soumise au bon vouloir de l'OTAN dans sa politique extérieure, accumule contresens sur erreurs ; la crise ukrainiennes ayant révélé la morgue idéologique, la manipulation, le refus d'amener la Russie à la table des négociations en l'insultant par des comparables odieux et mensongers de Nazie (l'Anschluss).

Le ridicule européiste tue.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 3, 2014 7:08 PM MEST


Bismarck
Bismarck
par Jean-Paul BLED
Edition : Poche
Prix : EUR 8,55

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Bismarck : l'architecte de l'unification allemande, 23 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bismarck (Poche)
Comprendre son temps, c'est nécessairement comprendre l'histoire qui le construit. Bismarck (1815 - 1898) fut un des très grands hommes du XIX° siècle qui oeuvra à la construction de l'Empire allemand, la réunification de ses parties, contre le Traité de Westphalie de 1648 (Louis XIV) qui offrit près de deux siècles de paix (dont la mise à mort fut entreprise par Napoléon Ier) et le traité de 1815 magistralement négocié, le couteau sous la gorge, par Talleyrand et le roi Louis XVIII. La Prusse, du camp des vainqueurs, voulait annexer la Saxe. Elle ne l'obtint pas et repartit frustrée.

La vindicte des Bonapartistes et des Républicains alliés pour l'occasion contre la Restauration et le Roi Louis XVIII milita de fait contre le traité de 1815 par la revendication révolutionnaire du "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes". Le Roi Louis-Philippe n'eut de cesse de ne pas entrer dans le jeu idéologique - théoricien de cette coalition enivrée du "droit des peuples", dont voici quelques illustrations :

- "Honte, mille fois honte à l'impertinent et lâche système qui veut proclamer l'égoïsme politique de la France" (Armand Carrel). Armand Carrel demandait que la France prêtât "partout appui aux peuples contre les gouvernements". Comme Louis Blanc l'a écrit dans son "Histoire de dix ans" : "La passion démocratique vivait alors plus de la vie des autres nations que de la sienne propre". Et c'est Louis Blanc qui a dit encore : "Nous vivons surtout en Pologne".

Jacques Bainville dans Histoire de deux peuples continuée jusqu'à Hitler poursuit l'analyse : "Non pas seulement en Pologne: la démocratie vivait en Italie, en Allemagne - partout, sauf en France. Comme on voit bien que la France n'avait pas alors auprès d'elle la menace d'un vaste Empire militaire, toujours prêt à l'inonder de ses millions de soldats !" (p.114)

Le Roi Louis-Philippe sortit de sa neutralité en combattant Thiers (qui voulait déclarer la guerre) sur la question d'Orient en 1840. Henri Heine écrira en 1854 : "M. Thiers, par son bruyant tambourinage réveilla notre bonne Allemagne de son sommeil léthargique et la fit entrer dans le grand mouvement de la vie politique de l'Europe. Il battait si fort la diane que nous ne pouvions plus nous rendormir, et, depuis, nous sommes restés sur pied. Si jamais nous devenions un peuple, M. Thiers peut bien dire qu'il n'y a pas nui, et l'histoire allemande lui tiendra compte de ce mérite" (p.118-119 ibid)

Bismarck, chancelier, sut habilement jouer du sentiment exalté de Napoléon III sur ce registre du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, pour obtenir une neutralité nécessaire dans le règlement de compte engagé par la Prusse contre l'Autriche, finalisé par la déroute de cette dernière à l'issue de la bataille de Sadowa (1866).

Jacques Bainville illustre la fièvre révolutionnaire qui animait la politique de Napoléon III après Sadowa :

- "L'unité de l'Allemagne, comme l'unité de l'Italie, c'est le triomphe de la Révolution" - 'Le Siècle', 1866
- Le journal 'La Liberté' demandait que la France restât fidèle à la "politique de la prédominance d'une Prusse protestante en Europe"
- Emile de Girardin, 'La Presse' : "Que la France demeure calme, ou qu'elle tire l'épée, la France est logiquement avec la Prusse, parce qu'elle est indissolublement avec l'Italie"
- 'Le Siècle', à nouveau : "Qu'on le sache bien: être pour la Prusse et pour l'Italie, c'est vouloir le triomphe de la plus juste des causes. C'est rester fidèle au drapeau de la démocratie. Et, maintenant, que les adversaires de l'Italie - et de la Prusse- disent franchement s'ils sont pour ou contre la démocratie et la révolution."

"Ainsi, à ces jours critiques de 1866, si l'on était pour la démocratie et la révolution, on devait être pour la Prusse. Comment, aujourd'hui [1915], ne pas évoquer ces souvenirs ! Quel retournement des situations et des idéologies, quel emploi des mêmes formules qui devaient s'appliquer par la suite au militarisme prussien et à la réaction prussienne !" (Bainville, ibid, p.132)

L'affirmation de la puissance politique prussienne dans l'unification des parties allemandes composant l'Europe, devait se heurter aux intérêts de la France. Mieux encore, Bismarck sut manipuler Napoléon III en le conduisant à déclarer la guerre à la Prusse (dépêche d'Ems suite aux manigances allemandes sur la succession du trône espagnol). L'ennemi commun aux Allemands, la France permettait de les unifier dans le combat (lire avec bonheur Achever Clausewitz : Entretiens avec Benoît Chantre de René Girard - le mimétisme allemand). La déroute militaire, la défaite honteuse, offrit cette unité prussienne consacrée dans la Galerie des Glaces du château de Versailles en 1871.

Bismarck sut démontrer son ingéniosité politique conduisant le Roi de Prusse à devenir l'Empereur des Allemands (et non l'Empereur d'Allemagne - ce que Guillaume 1er voulait, mais qui aurait indisposé les monarchies allemandes encore existantes - Bavière notamment). L'annexion par l'Allemagne de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine constitua une menace pour la paix allemande. Bismarck, comme l'écrit Jean-Paul Bled, s'en rendit compte tardivement. Dès lors sa politique internationale fut l'isolement de la France, lui interdire de nouer des relations d'alliances avec d'autres nations européennes. Ne pas apparaître comme une puissance belligérante, encourager l'expansion française dans la conquête de colonies, l'aider si besoin pour enfoncer le coin entre l'Angleterre (Egypte), amener l'Autriche à apaiser ses relations avec la Russie (qui constituait déjà une menace à l'Est en cas d'alliance avec la France) constituèrent des axes de travail incessants de Bismarck jusqu'à sa démission, demandée par Guillaume II.

Jean-Paul Bled expose une belle biographie qu'il m'a fallu compléter par la relecture de l'ouvrage de Jacques Bainville pour en exposer les homicides ressorts idéologiques français ayant facilité, autorisé l'unification des nations allemandes à notre grand malheur : 1870, 1914, 1940.
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4.0 étoiles sur 5 RAS, 13 mars 2014
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Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 La nullité pour tous, 12 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ma colère (Téléchargement MP3)
Noah se rappelle qu'il a une amnésie, sans doute celle de sa camaraderie affichée avec "l'humoriste" déjà très engagé dans le négationnisme faurissonnien, Dieudonné.
Noah a une colère qui sert la République : se rappelle-t-il qu'il est en "amitié" avec le fisc ?
Ah oui, ce tube qui est de la saveur d'un suppositoire qu'on aurait pris pour une capsule de viagra, prône courageusement la défense du PS et veut fustiger le FN (la haine).
Noah : un tigre de papier c.l Qu'on en juge sur pièces.

"Ma colère n'est pas un mensonge ..." en effet elle est, venant de ce friqué embourgeoisé, une vraie mascarade.

Quelle nullité politique, quel cauchemar de texte, quel moralisme zéro pathétique ! Le clip con-consensuel BHLien est à la hauteur de cette insulte au Peuple.

"Ma colère fait de la pub en slip". "Ma colère n'aime pas payer ses impôts". "Ma colère est de cirer les pompes des oligarques".

Quant au FN, il sert de prétexte à ce texticule, et sert plutôt, ses intérêts - que je combats.

Comme l'analyse avec brio Komradrapstaman sur Croah, Noah :
« Le problème, c’est qu’il a le talent d’une pelle à crotte de chat, et que par conséquent, ce morceau est une m.erde parfaite sur un plan artistique »
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Lunchbox
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DVD ~ The Lunchbox

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Sentimentalité exprimée avec grâce, 9 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lunchbox (DVD)
Le sentiment amoureux peut naître par accident, au hasard d'un mauvais circuit d'une cantine contenant le repas de midi préparé par une épouse à son mari au travail. La "lunchbox" parvient au bureau d'un chef comptable qui apprécie cette cuisine raffinée. S'apercevant, car l'erreur se reproduit mécaniquement chaque jour, que le restaurant auprès de qui il passé ses commandes est étranger au plat qu'il déguste, l'homme cherche à connaître la personne qui le lui prépare. Qui est-ce ? Où est-elle ? Un mot écrit appelle une réponse et ainsi de suite se tisse une relation par correspondance.

L'épouse est délaissée par son mari, qui, sans doute, la trompe. Cette ouverture sentimentale libère les horizons amoureux.

Ce film indien est d'une remarquable justesse, fin, respectueux de l'autre, aux antipodes de la pornographie pour tous palmée au Festival de Davos. Autres moeurs. Heureusement le bon cinéma existe.
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