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Contenu rédigé par Jerome BERTRAND
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Commentaires écrits par
Jerome BERTRAND

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Survivor - Combo Blu-ray + DVD [Blu-ray] (Édition boîtier SteelBook) [Édition boîtier SteelBook]
Survivor - Combo Blu-ray + DVD [Blu-ray] (Édition boîtier SteelBook) [Édition boîtier SteelBook]
DVD ~ Milla Jovovich
Proposé par Welcome informatique
Prix : EUR 27,85

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 V pour Vendetta... Ou presque., 16 juin 2015
Depuis son licenciement vexatoire du MI6, Pierce Brosnan tente tant bien que mal de se rappeler au bon souvenir du public qui jadis en avait fait une star. Après quelques indigestes comédies plus ou moins romantiques pour sexagénaires édentés et un excellent western crépusculaire, Remington Steel avait déjà repris son complet gris souris et ses flingues. Avec November Man, une très très honnête série B malheureusement boudée par les Dieux du box office, il s'était engagé sur le chemin de la "Rédemption à fort degré de testostérone" déjà emprunté avant lui par Oscar Schindler, un autre acteur en mal de rédemption. Avec Survivor, il continue sur cette route en profitant de la même recette : un réalisateur de haut niveau, le Monsieur Ninja Assassin / Raven / V pour Vendetta, un scénario simple mais efficace, un montage rythmé et des seconds rôles parfaits. Certes le budget n'est pas celui des Bond mais tout est bon et bien (même très bien) fait. Bien sûr, avec ce "Survivor", Pierce Brosnan n'a toujours pas fait le carton d'un "Taken" au Box Office et pourtant, en terme de réalisation et d'intérêt, il est supérieur aux trois opus de Besson réunis (ce qui est assez facile, avouons le). C'est dommage. Même s'il ne s'agit pas d'un chef d'oeuvre, ce film mérite une seconde vie sur les étagères des amateurs de bons films d'action.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 20, 2015 8:16 PM MEST


Face à face [Blu-ray]
Face à face [Blu-ray]
DVD ~ Robert De Niro
Prix : EUR 14,99

1.0 étoiles sur 5 Du sang et des larmes. Surtout des larmes., 3 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Face à face [Blu-ray] (Blu-ray)
Ce film répond à une question essentielle : que font les vieilles gloires pour payer leurs impôts ? Si la réponse à cette légitime interrogation vous turlupine, ce direct vidéo est pour vous. Scénario indigent, réalisation inexistante, photographie nulle, dialogues écrits par un CM2 et montage approximatif pour un nanard à faire pleurer. Car on pleure en regardant Travolta et De Niro faire semblant de jouer (et mal) pour un salaire de misère (du moins à leur niveau) le visage couvert d'un fond de teint rosâtre étalé à la truelle (merci la HD). C'est triste, très triste, mais depuis ces dix dernières années, le Duo cultive les navets plus vite qu'un agriculteur du Vaucluse sous amphétamine. Seul intérêt du film : la B.O. de Christopher Young qui, bien que lui aussi en pré-retraite, transpire un minimum pour livrer un boulot plus qu'acceptable. À louer, si vous avez vu tous les derniers JCVD et êtes en manque de mauvais films. À acheter, si .... Là je ne vois pas.


The Order - 1886
The Order - 1886
Prix : EUR 28,07

14 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Pigeons du monde, donnons-nous la main et roucoulons ensemble devant ce beau, beau, beau... Pas Jeu., 25 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Order - 1886 (Jeu vidéo)
Dans l'un de ces sites dédiés au Jeux Vidéos, un testeur assez compétent écrivait il y a peu : "La PS4 a son Ryse". C'est faux. Au moins, Ryse, si répétitif (et je suis gentil) et bourrin (et je suis encore gentil) soit-il était un jeu. "The Order - 1886 " est tout sauf un jeu. Démocinématique assez jolie, il s'agit en fait seulement de l'une de ces démos gérées par l'ordinateur qui s'exécute chaque fois que vous laissez un jeu un peu trop longtemps sur la fenêtre "Menu". Ici, rien à faire, on avance dans des couloirs prédéfinis, à la vitesse qui vous est imposée, on s'arrête seulement lorsqu'on vous y autorise et on se cache seulement là où on vous permet de vous cacher. Le tout avec la ou les armes qu'on vous a plantée(s) dans les mains et avec la grâce d'un zombie ivre mort type Résident Evil premier du nom, version "il y a vingt ans déjà". Pas besoin de cervelle. Deux doigts suffisent. Et encore, pas en même temps. Et lorsque (si, si, parfois) le truc devient légèrement non inintéressant, on vous arrête et on vous demande d'appuyer sur un bouton pour assister à.... trois heures de cinématique pure. À ce rythme là, la durée de vie doit être de 30 heures. Un critique sur "Amazon" lui a mis cinq étoiles en soulignant, je cite "J'ai 56 ans et pour moi, le jeu passe au second plan". Désolé, j'en ai vingt de moins et pour moi, pour 60 euros, le jeu passe en premier plan. Rien à dire sur l'univers et les graphismes d'assez bonne facture mais bon, sur PS4, on attend un minimum et FAR CRY ou AC nous ont déjà donné du beau et du jouable pour le même prix (certes après quelques *$€@@## DLC). Ici, pas de jouable donc, seulement du beau. Si vous avez moins de 60 ans et que vous attendez un jeu jouable, passez votre chemin ou attendez un prix inférieur à 20 €. Si vous avez 60 ans et que le jeu passe en second plan, achetez-vous le Blue Ray version longue du Hobbit, un ou deux. Ou sortez dans un parc donner du vieux pain aux pigeons. Ceux qui n'ont pas été assez bêtes pour payer 60 € pour une cinématique.


John Wick [Édition Limitée boîtier SteelBook] [Édition Limitée boîtier SteelBook]
John Wick [Édition Limitée boîtier SteelBook] [Édition Limitée boîtier SteelBook]
DVD ~ Keanu Reeves
Prix : EUR 19,99

8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un premier film mais un coup de maître., 3 février 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Allez, soyons justes et soyons francs. John Wick est le meilleur Jason Statham de 2014. Et peut être même des quinze dernières années. Et un Jason avec de vrais cheveux en plus. Et pourquoi pas, allons-y, l'une des meilleurs séries B d'action de ces vingt dernières années. Premier film de deux experts en cascades et castagnes qui ne semblent pas vraiment avoir été inspirés par François Truffaut, le film ne s'embarrasse ni d'un scénario ni même d'une histoire. Tout tient en une phrase, t'as tué mon chien, t'es mort. Niveau pitch, on se croirait revenu aux GOLAN/GLOBUS/CANNON de la belle époque AMERICAN NINJA/MISSING IN ACTION/DEATH WISH 3, 4, 5 et 6 et autres bobines violentes complètement décomplexées. Mais la comparaison avec les nanards truculents des producteurs israéliens retraités s'arrête là. Avec un sens de l'esthétique nettement plus développé, un budget conséquent et une direction d'acteurs excellente, cette production Eva Longoria (si, si) mérite d'être étudiée par tous les élèves réalisateurs/monteurs des écoles de cinéma en classe "action 101". Il n'y a pas de quoi être surpris : David Leitch, réalisateur non crédité, a officié notamment sur "Fight Club", "300", "V for Vendetta" ou "The Mechanic" tandis que Chad Stahelski, l'autre réalisateur, crédité celui-là, s'est occupé des mêmes films et de "Matrix" ainsi que de la plupart des films de... Jason Statham (le vrai, le chauve, le non tatoué). Rappelant le "Payback" de Brian Helgelan, le film invoque (et évoque) tour à tour avec un égal brio Johnnie To, John Woo, Tsui Hark, John Mc Tiernan, Michael Mann et le Richard Donner des premiers Lethal Weapon. Ici pas d'image de synthèse à outrance mais des poings, des pieds, des flingues et de la tôle. Des vrais. Millimétrées, les scènes de combat et de poursuite s'enchainent sans temps mort ni montage saccadé à la Paul Greengrass. Cela va vite et cela va fort et cela ne se prend pas au sérieux. John Wick, c'est l'Equalizer de Denzel Washington le snobisme en moins. Le rythme en plus. Grâce à ses deux expressions faciales (et encore je suis généreux), Keanu Reeves est parfait. On pourrait à ce titre s'amuser à compter le nombre de mots qu'il lui est demandé de prononcer. Il n'ira pas aux Oscars mais je ne crois pas qu'il se faisait beaucoup d'illusions en acceptant ce rôle. Mine de rien, je ne pense d'ailleurs pas qu'il aura un jour l'opportunité d'être nominé. À ses côtés, des cameos et des seconds rôles bétons aux gueules inoubliables qui, mine de rien, participent en deux ou trois dialogues et autant de minutes de présence à la création d'un monde et de personnages attachants. Conclusion : un très très bon moment de cinéma. Un conseil, mettez le son à fond et laissez la bande son péter les enceintes. Tyler Bates, pour une fois inspiré (et très bien accompagné par Le CASTLE VANIA) signe un score irréprochable en mêlant ses habituels BOUM BOUM BAM à des mélodies un peu plus mélancoliques (surtout durant le premier quart d'heure du film). Plus qu'un fond sonore accessoire, la B.O. s'écoute quant à elle avec plaisir en offrant aux tympans les plus délicats du Marilyn Manson et du Ciscandra Nostalgia bien beuglant et du Candy Shop Boys plus jazzy . Niveau Technique Blue Ray, les gars de Metro nous offrent un excellent rendu des scènes de nuit et une profondeur exceptionnel des sombres. Ce qui est plutôt bienvenu pour un film d'où les extérieurs jour ensoleillés sont totalement absents. Le son de la version française est même, une fois n'est pas coutume, très bon. Avec en prime un boitier métal de bonne facture (pas le truc grossier avec boulons apparents du "Lucy" de Besson). La critique ne serait pas complète sans un rapide coup d'oeil aux bonus. Vulgaires infomerciales basiques, ils n'apportent rien et sont à ce titre d'autant plus décevants que certaines images d'entre eux (cascades, combats) suggèrent qu'il y avait matière à au moins un documentaire décortiquant les scènes majeures. Tant pis. On est maintenant habitué à ce type de bonus de promo vantant les seules mérites de la star.
Seul vrai reproche donc au final, la durée du film, un peu courte tout de même. Mais bon, en ces après-midi d'hiver bien pluvieux, on peut se le repasser deux fois. Ou trois.


Interstellar (Original Motion Picture Soundtrack)
Interstellar (Original Motion Picture Soundtrack)
Prix : EUR 14,99

11 internautes sur 61 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Faites du Bruit...., 20 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Interstellar (Original Motion Picture Soundtrack) (CD)
Il y a des compositeurs qui se bonifient avec le temps et d'autres qui se laissent aller au fil des cachetons. Avec cette bande son aussi prétentieuse que le film qu'elle accompagne, Hans Zimmer nous prouve une fois encore que ses bonnes années sont désormais loin, très loin. Pour rythmer le dernier long pensum scientificoécolonullard de Christopher Nolan, le Monsieur clavier des Buggles ressort son orgue Bontempi et, tel un mauvais écolier sans talent, recopie sans honte les partitions de son petit camarade Philip Glass en nous offrant une version light, très light, des plus belles plages de Powaqqatsi, Koyaanisqatsi et Naqoyqatsi. Pour tenter de nous faire croire qu'il a tout de même un peu travaillé, il rajoute trois sons de vaguelettes et deux souffles de pet de vent. Pour les morceaux tristes d'introspection, il nous offre des plages d'accords sans fin et enregistre en off un pianiste qui s'essaie en live à la composition avec l'index gauche, une touche à la fois, une note par seconde. Etonnement envoutante à force d'écoutes, la chose ressemble à un best of des musiques d'ambiance pour salons funéraires pré crémation. Histoire de faire un peu d'argent, la Warner propose pas moins de trois versions de l'oeuvre du maître. Une pas complète, pas cher, une un peu plus complète mais pas trop, un peu plus cher, et une complète version son et lumière pour les plus riches et seulement les plus américains. Si vous exploitez un salon funéraire ou un institut de massage pour dépressifs, l'achat est recommandé. Pour les autres, si vous aimez les bruits de fond accompagnant les voyages interminables au plus profond de nos orifices spatiaux, il existe au rayon "nature et découverte" de votre grand magasin des dizaines de CD d'ambiance avec des vrais bruits de baleines en rut. C'est tout aussi inutile que cette B.O. mais beaucoup moins prétentieux.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 23, 2015 2:07 PM CET


La Chevauchée de feu
La Chevauchée de feu
DVD ~ Peter Phelps
Prix : EUR 13,00

1.0 étoiles sur 5 Un Film, un massacre, une honte., 14 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Chevauchée de feu (DVD)
Réalisateur de talent, Simon Wincer a toujours été regardé comme le Peter Weir du pauvre. Bien plus à l'aise avec les scènes d'action que son camarade australien, il a pourtant souvent démontré qu'il possédait un réel talent. Ce n'est ainsi pas un hasard si après HARLEQUIN ou DARYL, il s'est expatrié à Hollywood pour devenir l'un de ces "Tâcherons" sans âme à qui les studios confient leurs série B grand public moyen budget. "Harley Davidson et l'homme aux Santiags (et sans clopes pour notre version Frenchy sans tabac", "Quicley Down Under", "The Mechanic", du grand au petit écran ("Homicide"), la filmo du Monsieur ne compte pas beaucoup de perles mais toutes ses réalisations se laissent regarder sans déplaisir grâce, justement, à un sens du rythme et de l'efficacité qui permet bien souvent de camoufler les faiblesses des scénarios plus qu'anémiques. "La Chevauchée de Feu" est un exemple parfait. Clichés, poncifs et dialogues déplorables se succèdent durant une bonne heure sans que l'ennui ne s'installe vraiment. Bien installé dans son canapé, on regarde un long épisode d'une série télé d'assez bonne facture sans se barber ni vraiment s'intéresser. Et puis viennent les préparatifs de la charge finale et ladite charge. Et là, Wincer se réveille et démontre qu'il peut même réaliser avec les plus grands. Glory, Cheval de Guerre, Saving Private Ryan, l'australien n'a aucune honte à avoir, son film devient beau touchant et grands, très grand même. Pour ce seul (court) final, ce film doit être vu mais pour le reste... C'est une autre paire d'étriers. Gosse, j'avais vu le film en salle dans sa version australienne longue. Le DVD propose lui une version dite Internationale écourtée. Le transfert, son et image, est plus acceptable que celui du précédent DVD de 2002 ou 2003 ou même que du Blue Ray australo-Coréen d'il y a dix ans mais pour autant les coupes sont toujours grossières. Pour ceux qui possèdent la VHS, une seule question se pose ?Pourquoi ce film, pourtant encensé en Australie, a-t-il été sacrifié ainsi sur galettes. Si personne ne souhaitait lui rendre hommage, alors quel intérêt il-y-a-t-il à le sortir ainsi amputé en 2013 ? Bref, attendez une rediffusion câble un soir plutôt que de vous jeter sur cette petite honte.


Balade Entre les Tombes
Balade Entre les Tombes
Prix : EUR 14,78

5.0 étoiles sur 5 Enfin ?, 12 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Balade Entre les Tombes (CD)
Protégé du grand (mais désormais un peu fatigué) Randy Newman, Carlos Rafael Rivera est l'un de ces talents qui, malgré les louanges et espoirs qui jalonnent sa courte bio, peine à s'imposer faute de confiance des réalisateurs et studios. Privilégiant comme son mentor les mélodies et balades au piano ou à la trompette aux accompagnements rythmiques tonitruants façon Boum Boum Tsoin Tsoin du très surestimé Tyler Bates, Môssieur Score d'Hollywood depuis ces cinq dernières années, Rivera compose d'entêtantes ritournelles que le spectateur continue de fredonner longtemps une fois le générique de fin achevé. Avec "A Walk Among the Tombstones", l'excellente série B façon seventies tiré du moins excellent Lawrence Block éponyme, Rivera livre une partition lancinante d'une profondeur et d'une tristesse qui siéent à la trame sombre qu'elle accompagne. C'est la bande son noire parfaite pour le roman de la même couleur. Accessoirement, c'est aussi et surtout l'un de ces CD que l'on transfert sur son MP3 pour une écoute en soirée, une fois les rues devenues désertes, une cigarette aux lèvres comme Marlowe. Un sans faute pour un premier essai non confidentiel qui devrait enfin attirer sur le compositeur l'attention qu'il mérite. Après une décennie en retrait, le label Varese Sarabande semble reprendre lui-aussi du poil de la bête en éditant, comme dans les années 80 et 90, de vrais petits bijoux à découvrir au rayon Soundtracks. Outre ce WAT indispensable pour tout amateur de BO, cette rentrée nous offre ainsi un très bon "November Man" du plus établi Marco Beltrami, " un retour aux sources action rythmé pour l'habituel duo Gregson Williams / Denzel Washington et son "Equalizer" et un sympathique mais un peu inégal "Revenge of the Green Dragons" d'un Mark Kilian qui, lui aussi, malgré une percée remarquée en 2003 pour le "Matrix Reloaded" a bien du mal à s'imposer entre deux épisodes soporifiques de "Castle". Conclusion, "Balades Entre Les Tombes" est un Must Have à conserver dans l'attente d'une consécration.


Coffret le hobbit 2 : la désolation de smaug [Blu-ray]
Coffret le hobbit 2 : la désolation de smaug [Blu-ray]
DVD ~ Martin Freeman
Prix : EUR 79,99

23 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un coffret pour un joyau., 8 novembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Coffret le hobbit 2 : la désolation de smaug [Blu-ray] (Blu-ray)
Ainsi que le beuglerait Cloclo à s'en décoller la perruque "comme d'habitude" voici la version longue de la version courte de l'œuvre en cours de ce grand Peter. Enfin, si l'on peut qualifier de court les presque trois heures en cause. Disons plutôt que la Warner nous offre une version sortie en salles et une version insortable en salles. Comme d'habitude donc la version salles privilégie l'action et l'intrigue principale au détriment de la réflexion et des intrigues plus ou moins secondaires. C'est tout l'intérêt de sortir ces deux versions et, surtout, de sortir la version complète quelques semaines avant le prochain volet cinéma. Plus qu'une séance de rattrapage, la version longue comble tous les trous scenaristiques et répond à toutes les questions et ellipses qui caractérisent la version salles. Dès lors, les commentaires du type "attendez la version longue" lors de la sortie du Blue Ray version salle que l'on peut lire çà et là reviennent à comparer un string léopard en fausse fourrure à un pantalon de flanelle, à l'exception du 100% garantie PETA, il n'y a rien de comparable. Pas question ici à ce titre de critiquer le film qui, en version salles comme en cette nouvelle version atteint une fois encore le sommet de la production cinématographique mondiale : scénario, réalisation, effets spéciaux, musique, jeu d'acteurs, décors, costumes, le chef d'oeuvre n'est jamais loin. Si l'on aime Tolkien, on ne peut pas ne pas vénérer Peter Jackson et son oeuvre cultissime qui mériterait bien une flopée de nouveaux Oscars. Version salle comme version Salon, ce second opus est plus intéressant et sans doute plus adulte que le premier opus qui fleurait bon le Tolkien pour pré adolescent qu'est avant tout l'oeuvre littéraire. On aime ou pas Tolkien. Si on n'a pas apprécié la version salle, on n'appréciera pas plus l'autre. Si on a adoré la Vie D'adèle, on n'a peut-être pas choisi le bon film de substitution.
Au-delà de ces préliminaires rayon lingerie, avec ce Smaug version salon, c'est évidemment la quête de Gandalf, les errements de Beorn, le passé du chasseur pêcheur, le retour de l'œil, les relations elfes/elfes et la folie des rois nains qui reçoivent un traitement de faveur.
Personnage central de la version salles, notre Hobbit aux tics (légèrement) irritants laisse (enfin) la vedette à d'autres personnages moins unidimensionnel. Et personnes ne s'en plaindra. Legolas apparaît ainsi bien plus sympathique que dans la version précédente où il se contentait de courir, serrer les mâchoires, courir, serrer les mâchoires et courir en serrant les mâchoires. Avec ou sans arc. L'idylle elfe/nain prend des couleurs et une réelle dimension pathétique alors qu'elle ressemblait tout juste à un mauvais épisode des Mystères de l'Amour dans sa version salles. Quand à la folie des figurants de Fort Boyard, elle annonce évidemment l'ultime épisode. Pour le reste, cette version parfaitement réalisée et écrite occupe très agréablement tout un après-midi pluvieux. La qualité du son et des images est constante sans que l'on aperçoive d'une différence à ce titre entre les scènes ciné et les autres. Non bloqué dans une salle sombre au beau milieu d'une rangée de bavards, on visionne les quatre heures avec plaisir en multipliant à l'envie les pauses pipi et téléphone. Les lenteurs pédagogiques qui passeraient mal en salles ne sont pas handicapantes. Bref, pour les fans de l'œuvre du duo Tolkien/Jackson, posséder les deux versions est obligatoire. Pour ceux qui ne voient ici qu'un autre bon film d'action en costumes, la version salles suffit amplement, les nouvelles scènes n'apportant rien à l'intrigue principale ni aux scènes de bravoures toutes déjà dans la précédente version. Ce commentaire ne serait pas complet sans un mot sur la statuette Made by Weta. De très bonne qualité à la différence des figurines en plastic des coffrets Batman, Man of Steel, Iron Man, Tortues Ninja et autres Transformers tous fabriqués par de petits travailleurs indonésiens visiblement aveugles et manchots, il s'agit d'un excellent vrai collector au bon prix. A ce titre Weta réussit toujours mieux ses statuettes que ses concurrents dont Gentle Giant. Personnellement j'aurai aimé une statuette de Smaug plutôt que celle de nains en tonneau mais elle est tout de même bien sculptée et personne n'aura honte de la placer sur son bureau ou une étagère. Attendons Smaug pour 2015. Allez, une fois de plus, comme le gueulerait Cloclo : si t'aime LOTR, tu te rues dessus les yeux fermés. Sinon tu te contente de ton boîtier métal. Comme d'habitude.


The Evil Within
The Evil Within
Prix : EUR 21,12

6 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Retour vers le... Passé., 18 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Evil Within (Jeu vidéo)
Il y a des jeux qu'on aimerait aimer les yeux clos, des jeux avec lesquels on aimerait jouer de suite, dès la sortie, sans même avoir à les tester, parce qu'on les attend de pied ferme, parce que leur auteur est un génie, un artiste, un Grand parmi les grands. The Evil Within est l'un de ces jeux. Et comme (presque) toujours lorsque l'attente est grande, la déception l'est tout autant. Acheté sur PS4, the Evil Within est d'abord et avant tout un retour en arrière. Pour tous ceux qui ont un jour tâté du "Resident Evil 4", le terrain est connu. Les qualités et les défauts de RE sont tous là malgré les années, les consoles et les progrès. Abordons le Bon avant d'arriver au (très) moins bon. D'abord, il y a l'ambiance, bonne, très bonne même à de nombreuses reprises, grâce aux décors, certes déjà vus mais honnêtement flippants, aux énigmes gentiment retordes (sans être jamais insurmontables) et à la bande son presqu'aussi bonne que celle d'un Silent Hill. Ensuite, il y a les "hantés", des zombies améliorés aux comportements légèrement variés selon les classes rencontrées qui ne manquent jamais de vous surprendre et disposent, malgré leurs tics de comportements, d'une IA largement au-dessus de la moyenne. Enfin, il y a le scénario, pas vraiment susceptible de remporter un Pulitzer pour son originalité mais tout de même assez intelligent pour être prenant durant une dizaine d'heures, surtout lorsqu'on attrape le joystick après 22 heures 30. Pour tout cela, TEW est un bon jeu. Mais tout cela n'est pas (plus) suffisant. Surtout sur une PS4 ou X Box One. Après comparaison sur X Box 360, les décors, personnages et effets sont tout aussi bons sur les anciennes générations de consoles. Pas de quoi payer 10 € de plus donc. Ensuite, et c'est le gros soucis, quelle que soit la génération de console choisie, le personnage dirigé est raide, très raide et ses capacités de mouvements sont inférieures à celles d'un Oscar Pistorius bourré et sans prothèse. Certes, on nous prévient dès le départ qu'il est préférable d'esquiver et de fureter plutôt que d'attaquer (rareté des armes et munitions oblige) mais en difficulté "Survival", l'un et l'autre sont quasiment impossibles avec plus de deux hantés sur le dos. Rapidement, on croit rejouer un RE de la belle époque où, impuissant devant son écran, on hésite finalement entre écraser la manette de rage ou hurler de dépit en pleurant. C'est dommage, vraiment dommage. Conclusion, ce jeu mérité d'être acheté, mais pas en nouveauté et pas au prix fort.


X-Men : Days of Future Past [Combo Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD - Édition Limitée boîtier SteelBook]
X-Men : Days of Future Past [Combo Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD - Édition Limitée boîtier SteelBook]
DVD ~ Hugh Jackman

3 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Homos Inferiors..., 9 octobre 2014
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Après les aventures du (pas vraiment) amazing homme arachnide contre le préposé EDF neuneu, voici donc les exploits du gars griffu contre les robots lego du méchant nain moustachu et… le second gros plantage Marvell de l'année. Oh bien sûr, il y a échec et échec. Beaucoup de producteurs de séries Z tchécoslovaques se satisferaient ainsi sans doute des entrées "Worldwide" réalisés par Sony ou la Fox avec leurs adaptations minimum syndical Marvel. Oui mais voilà, lorsqu'un film narrant les trépidations intergalactiques d'un groupuscule totalement inconnu du grand public écrase au Box Office les bobines à très gros budget dédiées aux deux héros Marvel les plus populaires de la planète, il y a forcément, selon l'expression consacrée, un attribut poilu dans le potage. Et de fait, avec ce "X-Men V" c'est tout un organe qui flotte dans le Liebig. Évacuons tout d'abord les bons côtés. Avec le numéro précédent qui faisait office de prequel, ce dernier opus est le moins mauvais de la série, les deux nanards wolveriens compris bien sûr. Grâce aux progrès réalisés par les spécialistes des effets spéciaux depuis le premier "Lord of the Rings" et l'avènement des studios Weta, les mutants (et leurs pouvoirs) n'ont jamais eu aussi bonne mine. À l'exception des combats dit "physiques" mano a mano où les héros virevoltent encore bien mal dans les airs sans se soucier des règles élémentaires de la physique, les scènes d'action sont fluides et ne souffrent pas de la pixellisation outrancière façon mauvais dessin animé polonais du Spiderman cuvée 2014. Décors et personnages, quelle que soit l'époque, sont tous parfaitement crédibles, l'effet blue (ou green) screen étant la plupart du temps invisible. Le son du Blu-Ray, comme celui de toutes les galettes de la Fox, souffre pour la version française de sautes incompréhensibles mais non rédhibitoires lorsque l’on pousse à fond les enceintes au mépris des règles de vie essentielles du gentil petit voisin. Ainsi, pour un public néophyte, les 130 minutes passent agréablement malgré un rythme inégal. Ça saute, Ça court, Ça pète. Le tout dans de jolies couleurs avec en plus une 3 D totalement inutile mais sympathique à une ou deux reprises, notamment lors d'une scène sur rails et au moment du final avec lancée de stade. Voilà pour les quelques bons points.
Conclusion : tous ceux qui n'ont habituellement cure des types en collants et plastrons de cuir et n'ont pas la moindre culture Marvelienne passeront un moment raisonnablement plaisant sans avoir à activer plus de trois neurones. Soit tout même deux de plus que celui requis pour visionner Spider-Man II en toute béatitude.
Les autres hésiteront quant à eux entre cracher sur la jaquette du Blu-Ray ou balancer en pestant des canettes de 1664 sur leur téléviseur.
Nul doute qu’après deux interminables heures de dilemme insoutenable, et vu le prix des écrans HD, ils choisiront pour la plupart la première option. À raison. Car ce « Future Past » est une scandaleuse adaptation ratée du chef d’œuvre du tandem Claremont/Byrne qui mérite amplement son échec commercial.
Passage à l’écran oblige, l’histoire n’a plus grand chose à voir avec celle de la série imprimée. Amputée, sectionnée, découpée, cousue, décousue puis recousue enfin tant bien que mal, la trame du film ne conserve que le seul fil conducteur du comics : intervenir au passé pour sauver le présent.
Habituel défaut intrinsèque à toute adaptation cinématographique d’un ouvrage, illustré ou non, cette réduction ne serait pas en elle-même un inconvénient si elle ne se doublait pas en l’espèce d’une absence patente de créativité. Incapables d’écrire un scénario original, Brian Singer que l’on a connu bien mieux inspiré se contente de nous resservir à l’identique le scénario des quatre premiers épisodes. Pour tromper les gogos peu scrupuleux, il le saupoudre d’allers-retours passé/futur qui n’ont pour seul résultat que de plomber le rythme déjà apathique de ce pensum soporifique. Sur les 131 minutes de film, quelques 100 minutes nous expliquent ainsi sans honte qu’il s’agit de l’histoire de types différents qui parce qu’ils sont différents sont considérés comme méchants alors qu’ils ne le sont pas vraiment tout au fond de leur cœur et que comme ils sont différents ils sont pourchassés par le gouvernement qui pense qu’ils sont méchants alors qu’ils ne le sont pas vraiment mais que quand même il y a en un qui est méchant mais pas trop qui s’appelle Magneto et qu’il va faire échouer la réunion des représentants de plusieurs pays dans une grande ville et qu’on verra alors que lui est méchant mais pas les autres. Au pays de la Maison Blanche et des mutants, rien de nouveau donc. Seules différences avec les précédents épisodes, c’est d’abord Mystique, toute auréolée de son succès au Box Office dans un autre film où elle court dans les bois en legging avec un arc et deux flèches qui endosse le rôle du méchant principal au détriment du Magneto relégué au second sinon troisième plan. Pour de similaires raisons mercantiles, tous les méchants représentants du gouvernement sont remplacés par le gentil nain de Game of Thrones qui endosse avec le cynisme coutumier de Tyrion Lannister le rôle du méchant homo sapiens raciste qui n’aime pas les gens différents car il pense qu’ils sont tous méchants alors qu’en fait ils sont gentils même s’ils sont différents alors que lui il est seulement différent car de petite taille et moustachu avec de grosses lunettes et un redoutable brushing. Dernière dissemblance, et de taille, la crise économique est passée par là : il n’y a plus de X-Men mais un X-Man. Question de popularité, c’est évidemment Wolverine qui s’y colle. Malgré les caméos assez réussis du début et de la fin du film, soit un misérable quart d’heure, le peuple mutant ne compte plus, pour les gentils, que Hugh Jackman et deux chevelus mal rasés, Xavier et le Fauve. Face à cette équipe restreinte sponsorisée par l’Oréal et les rasoirs électriques pour barbes de six jours très tendance, Magneto et Mystique trustent le côté sombre du Gène X. Si dans la BD, Mystique reformait la Confrérie des Mauvais Mutants pour l’assister, elle reste ici toute seule comme une grande. Exit tous les autres membres des équipes des bons ou des mauvais mutants. Pour compenser la disparition des X-men du passé qui auraient du tenir les rôles principaux, Singer nous offre avec une générosité relative de brèves apparitions d’Havock, Vif Argent, Ink, Warpath, Blinke et Apocalypse. Sans aucun respect de l’œuvre originelle, il nous sort même le grand Bishop directement issu d’un autre univers. Avec moins de deux minutes de présence quasi muette à l’écran, Omar Sy n’est cependant rien d’autre qu’un figurant de luxe destiné de toute évidence à attirer dans les salles une partie du public français habituellement réfractaires à ce type de productions. Par chance dirons certains, tant l’unique réplique qu’il débite mollement entre deux explosions tonitruantes sonne faux.
Où sont donc passés les membres de l’équipe originelle du film précédent ? Pourquoi Xavier se retrouve-t-il avec un seul doudou poilu pour seul élève ? Certes, on suggère qu’une demi douzaine d’homo superiors candidats à la Confrérie, dont le crapaud, auraient participé à la guerre du Vietnam avant de partir en goguettes mais les autres ? Malgré deux trois monologues pseudo scientiques débités avec un air à peine concerné par le toujours aussi coincé Capitaine Picard, pas une explication concrète n’est apportée à ces questions pourtant légitimes.
Cette absence de réponse est d’autant plus irritante qu’elle vient se superposer à une absence totale de respect des précédents films. Tout se passe comme si en revenant sur le passé, Wolverine supprimait tous les films de la Fox depuis le premier X-Men, les deux Wolverine compris. Dans sa célèbre trilogie, Zemeckis s’était évertué à éliminer ou du moins à expliquer avec précision et patience toutes les incohérences liées aux voyages spatio-temporels de Marty Mc Fly. Singer lui s’en contrefiche royalement. Hugh Jackman revient à l’époque de la guerre du Vietnam sans se croiser ni croiser son Ray Donovan de frère qui lui-même ne rencontre pas Mystique pourtant sur place en compagnie du Colonel Stryker qui, ayant changé de peau, d’âge et d’équipe, ne dirige plus la team Bad Guys de Wolverine Origines. Xavier, lui, travaille avec le seul Fauve qui devient dans les dernières minutes du film le plus vieux des X-Men et dirige, avec Strange Girl et Cyclope, l’école des Jeunes Mutants bien que ladite Strange Girl soit censée être morte depuis sa transformation en Dark Phénix, transformation n’ayant par définition aucun rapport avec les sentinelles et le retour au passé de Logan. Grâce à la célèbre précocité sexuelle mutante, un Magneto tout juste trentenaire rencontre son fils du même âge sans que personne ne s’inquiète de l’apparition impromptue de sa moumoute argentée. Wolverine, en se propulsant dans le passé, perd son odorat légendaire et ne peut plus repérer Mystique tandis que Xavier, homme avant d’être mutant, se retrouve incapable de faire deux choses à la fois, marcher et penser. Les évènements du film précédent ayant été curieusement oubliés par les gars des services secrets, du Pentagone, du Congrès et de la Maison Blanche, l’ami Tyrion se retrouve contraint de rappeler en plan fixe et à la caméra – et à tous ceux qui ne l’ont pas encore compris, qu’il existe dans le monde des types différents qui parce qu’ils sont différents sont méchants et qu’il faut donc les combattre avant qu’ils ne montrent combien ils sont méchants parce qu’ils sont différents.
Recenser ainsi toutes les erreurs commises tant au regard des films que des comics prendrait trois bonnes pages et empièterait sur une demi douzaine des pauses café généreusement alloués par mon employeur.
Disons surtout au final que ce nouvel épisode des X-Men continue à ignorer l’essentiel de l’œuvre dessinée pour se complaire dans un sérieux proche du pédant. Bien sûr, la BD des X-Men est un plaidoyer évident contre les discriminations et le Gène X comme les mutants sont à ce titre une métaphore de l’homosexualité. De fait, publiée en 1981 lors des heures sombres du développement du SIDA et des discours haineux prônant l’internement des malades dans des camps médicalisés, la série des « Days Of the Future Past » s’inscrit directement dans cette droite ligne intellectuelle. On comprend dès lors évidemment pourquoi l’un des réalisateurs gays les plus talentueux se soit attaché à cette œuvre tout comme il s’était attaché à un Superman qu’il avait dépeint isolé, incompris et incapable de s’intégrer ou d’être intégré du fait de sa différence. De même on comprend tout à fait que, parce qu’il a été un temps accusé d’avoir assuré la promotion de l’idéologie nazie avec son « Apt Pupil », ce même réalisateur se soit un jour senti obligé de dénoncer au travers des X-Men l’horreur et la barbarie des camps d’extermination. Mais au-delà des métaphores et des dénonciations si légitimes et compréhensibles soient-elles, les X-Men ne sont-ils avant pas avant tout des super-héros combattant des super-vilains, sujet léger et distrayant par excellence ? Sur le papier, rien ne distingue ce groupe de justiciers bondissants des autres héros de la galaxie Marvel. Alors pourquoi leurs adaptations cinématographiques devraient-elles toujours être plombées par une gravité obséquieuse ? Depuis les premières cases dessinées en 1963 par le très grand Jack Kirby et les cinq originels (Cyclope, Strange Girl, Le Fauve, Iceberg et Angel), les X-Men ont connus des dizaines d’équipes, de spin off et de one shots pour des centaines d’aventures différentes et autant d’ennemis, sur terre, dans la galaxie, dans les temps ou dans les dimensions. Pourtant en quatorze ans, ils n’ont combattu que le seul gouvernement américain et Magneto, avec ou sans sbires. À l’exception il est vrai du second Wolverine qui, complètement raté, mettait enfin en scène d’autres vilains. En adaptant « Days Of The Future Past », Singer nous faisait miroiter enfin autre chose. Avec ces 130 minutes qui n’ajoutent rien aux précédents films, il nous vend un remake poussif de la première trilogie. Même l’apparition des légendaires Sentinelles déçoit. Silhouettes cendrées pompant honteusement le Terminator T-1000, son morphing et sa lame mortelle pour le futur, elles ressemblent, dans le version passé, à de piteuses imitations du gentil Géant de Fer de Brad Bird. Rien de bien effrayant donc. Ni de bien novateur. Oh bien sûr, les gens de la Fox nous promettent une version longue, peut-être en 2015, peut-être jamais. Oh bien sûr, le générique nous assure qu’il aura bientôt enfin un nouveau vilain : Apocalypse. Mais voilà quinze ans qu’on l’attend et que, telle sœur Anne, on ne voit toujours rien venir.
Le parallèle à tracer avec le film Sony contemporain est à ce titre ici évident. Réalisant un peu tard l’inintérêt de réserver deux heures pleines à un Electro dont le charisme rivalisait à peine avec celui d’un lapin Duracell sous Lexomil, les responsables du studio japonais nous balançaient eux aussi de manière désespérée, en une demi-heure à peine, la Chatte Noire, le Bouffon Vert, le Rhino et toutes les panoplies des Sinistres Six tout en nous promettant un prochain épisode (enfin) copieux. Alors attendons puisqu’on y est obligé mais, dans l’intervalle, gageons que ce « Days Of The Future Past », sera rapidement oublié de tous ceux qui ne fantasment pas béatement sur les larges hanches de Jennifer Lawrence. Les autres, les yeux et l’esprit tout émoustillés par les courbes grassouillettes du juste au corps bleu roi de Mystique conserveront précieusement leur Blu-Ray sur une étagère aux côtés des 95 boitiers contenant les 72 épisodes d’Hunger Games.
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