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Contenu rédigé par Louloute Par I...
Classement des meilleurs critiques: 2.462.378
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Commentaires écrits par
Louloute Par Interim

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X-Men : Apocalypse [Édition Limitée boîtier SteelBook]
X-Men : Apocalypse [Édition Limitée boîtier SteelBook]
DVD ~ James McAvoy
Prix : EUR 27,99

4 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Par Ceux qui vous ont offert Fantastic Four et Superman Returns. Si, si, rien que ça., 21 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : X-Men : Apocalypse [Édition Limitée boîtier SteelBook] (Blu-ray)
Écrire qu'on ne s'y attendait pas serait mentir. Après le visionnage des bandes annonces aussi pêchues qu'un best of des meilleures scènes de baston de Sabine Azéma dans les films d'Alain Resnais, on pouvait craindre le pire. Et pourtant, fans de comics qu'on était, on avait malgré tout conservé comme un vague soupçon d'espoir. Après tout, bien qu'assez décevant Days Of the Future Past restait un bon divertissement et puis la Fox avait su faire oublier son pitoyable FF en nous régalant avec son inénarrable Deadpool qui démontrait que le studio savait respecter les amateurs de comics comme les cinéphiles.

Heureusement, ce XA évite le pire. Malheureusement, il nous le fait façon Nicky Lauda Nurburgring 76.

Oublions les habituelles aberrations de cette seconde trilogie rebootée avec plus ou moins de cohérence. Facteur X oblige, malgré ses pertes capillaires, le Professeur X, malgré son accessoire de petit caniche pour vieux à la fourrure bleutée, fait toujours plus jeune que ses élèves et Magnéto, du haut de ses 40 balais, est désormais doté de gosses en ayant quant à eux plus de 30. Atteindre la puberté et procréer avant ses 5 ans, c'est aussi ça être le maître du magnétisme.

Vient d'abord surtout le méchant. Tout le monde se souvient de Casimir. Un peu moins de ce bon vieil Hyppolite. Brian Singer est visiblement un inconditionnel du pote neuneu de Leonard. Son En Sabah Nur ressemble à s'y méprendre au gros monstre vert de notre enfance fringué pour l'occasion en monstre sandwich pour une marque de banane couleur bleu roi très short Adidas en nylon des années 80. Après tout, il y a déjà des oranges bleues, pourquoi pas des bananes ? C'est fun, c'est kitsch mais ce n'est pas vraiment ce qu'on attendait de l'archrival des X-men imaginé par Jackson Guice. Coincé dans son costume ridicule, défiguré par un maquillage à la truelle qui fait ressembler son crâne à un gland encore coiffé de son prépuce mal circoncis et affublé de trois tresses rasta prélevées sur le corps bien froid de ce bon vieux No Woman No Cry Bob, le pauvre Jason Isaac navigue entre l'inexistant et le zavatesque, débitant ses tirades darwinesques les yeux plissés comme Lawrence Olivier dans Hamlet' « Des gars en slip contre Hyppolite », voilà le titre qu'ils auraient du choisir. Peut-être pas vendeur mais terriblement plus juste'

Surtout que des gars en slip, il y en a. Mais trop. Beaucoup trop. Craignant sans doute de se voir encore piquer des héros par les fourbes sans scrupule de la bande à la souris en caleçon rouge et gants blancs, Singer (qui a déjà perdu les deux gosses de Magneto clonés chez les Avengers) a choisi de ratisser large et de battre le rappel de presque toutes les troupes. Si le film durait quatre heures et consacrait 5 à 10 minutes à chacun des héros et vilains, pourquoi pas mais là comme on dépasse à peine les 2 heures 20, on finit par se croire en train de feuilleter à la hâte la nouvelle section Spantex Lycra Capes et Cagoules du catalogue de La Redoute comme un gamin tout juste pubère pressé par le temps sur une lunette de toilettes. L'excitation en moins.

Surtout qu'en multipliant les personnages dans un temps limité, Singer doit se résoudre à choisir ceux qu'il veut développer et ceux qu'il doit sacrifier. Dans l'épisode précédent, Rogue était passée à la trappe pour finalement en ressortir sur les rayons K7 vidéo dans une fausse version longue à la limite de l'escroquerie. Ici, au-delà de Mystique, qui joue les accessoires de luxe tout juste plus longtemps que dans sa réclame pour une certaine marque de luxe so Frenchy, le film navigue avec moult heurts entre la surexploitation des faire-valoir inutiles et la sous-exploitation des monuments nécessaires. Mention spéciale à Diablo/Nightcrawler qui, affublé du blouson de Michael Jackson dans Beat It ramassé dans une friperie de Camdem Town, se balance d'un côté à l'autre de l'écran comme un dé en peluche aux couleurs de l'En Avant Guimgamp accroché au rétro intérieur d'une R14 décapotable. Dire qu'on a du mal à accrocher devant les mésaventures de ces héros unidimensionnels plus fins que leurs modèles de la version papier est un euphémisme.

Pour vraiment y croire, il faudrait au minimum un ou deux combats titanesques montés au cordeau par un spécialiste de l'action. Hélas, comme pour le précédent opus, on a laissé entrer en salle de montage un stagiaire épileptique qui fume des cigarettes anonymes bourrée d'un tabac bio cultivé dans les champs très privés d'un El Gringo fiché par la DEA et le FBI. Les raccords, la cohérence et la fluidité ne sont pas ses trucs. C'est ça ou bien le nombre des scènes coupées excède largement celui des rushs conservées.

Mal coupé, mal monté, le film qui concurrence ainsi les plus mauvais film de Kung fu des années 70, sans le mauvais doublage, accumule les sautes de rythme et exige une concentration maximum pour essayer de combler les vides abyssaux laissé par un scénario qui peine (c'est peu dire) à intégrer dans la trame très politique fiction initiée par First Class un vilain proche du demi-dieu qui hante avec ses sbires les pages de X-Factor, X-Force et X-men et autres Cable depuis plus de 30 ans.

Faute de bonnes idées, Singer reprend tout à zéro. Souvenez-vous : First Class c'était l'histoire de Charles qui monte une équipe pour latter un ex-danceur de comédie musicale pour ados reconverti dans la destruction de masse, DAYS OF THE FP, c'était l'histoire de Charles qui monte une équipe pour latter un ex petit prince de Westeros reconverti dans la destruction de masse et XA c'est donc l'histoire de Charles qui monte une équipe pour latter un ex-pilote de la Résistance reconverti dans la destruction de masse. Sachant que dans la première trilogie, Charles avait déjà fini de monter son équipe pour latter d'autres gars, on a l'impression de revenir sans cesse en arrière. C'est pas les X-Men, c'est l'IMF, avec un Phelps/Hunt capillairement défaillant' Pour mémoire, en BD, l'équipe originelle a vécu de 1963 à 1975 sans changement (à l'exception de l'introduction d'Havoc et Polaris) et les New X-Men (sans doute les plus populaires) de 75 à 80. Au ciné, ce bon vieux Xavier Rebooté sous les traits de James Mc Avoy est incapable de conserver une équipe au-delà... d'une aventure.

Puisqu'à l'exception de Magneto (et évidemment de Wolverine absent de l'écran la plupart du temps) aucun personnage n'attire ni ne suscite la sympathie ou même l'intérêt du public, l'indifférence s'installe devant les caméos sans enjeu de ces nuées de figurants sans passé, présent ni futur.

Résultat, vite vu, vite oublié, BA ne restera ni dans les annales ni dans les mémoires. C'est évidemment dommage car soyons justes, il n'est ni mauvais film ni même une mauvaise adaptation de comics. La direction d'acteurs et les acteurs sont irréprochables, tout comme la direction artistique, les effets spéciaux et le design de l'ensemble... Rien à dire, il y a des moyens, du talent et de l'envie. Il ne manque que la créativité et l'efficacité. Que ça. C'est peu mais c'est déjà de trop car depuis février, les films de cape sans épée se sont succédés au rythme d'un par mois en alternant, depuis DEADPOOL, le très bon et le décevant. Après l'excellent CIVIL WAR qui compensait l'absence d'originalité par une efficacité impressionnante, il fallait du lourd pour ne pas sombrer. X-Men nous offre du pétard de 14 juillet pour jardin potager de banlieusard. Ça fait du bruit mais ça ne vole pas bien haut. On ne passe pas un mauvais moment, juste un moment rageant. Rageant devant tant de gâchis de talent(s). De fait, on n'est ici guère loin du triste Superman Returns, bourré de bonnes idées mais plombé par son héros aussi expressif qu'un Kebab de Truite sans pain et son absence totale de rythme et d'identité.

Reste qu'il y a Olivia Munn. Pour tous les inconditionnels de feue the Newsroom, la nouvelle Psylocke vaut bien le prix d'une place de ciné. Et d'un Blu-Ray. En espérant une version Ultimate qui viendrait (peut-être) sauver ce X-Men comme la version prévue pour BVS cet été. À condition de ne pas nous refaire le coup de la Rogue version bien sûr.

Comme d'habitude, je reviendrai sur le blu-ray et son contenu dès que je l'aurai entre mes pognes.


Bfg
Bfg
Prix : EUR 20,09

5.0 étoiles sur 5 Superbe., 21 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bfg (CD)
Soyons francs, au-delà de la photographie de Janusz Kaminsky, la BO de John Williams est le seul et unique intérêt de ce BFG qui constitue la première tâche sur le CV du maître Spielberg.

Bâtie autour des envolées et réflexions mélancoliques d'une flute espiègle, cette composition d'une rare profondeur nous ramène à Hook, ET et Berlioz, pour sa Symphonie Fantastique. Rien que cela.

Le Maestro s'amuse à s'amuser et cela s'entend. Libéré d'un cahier des charges façon STAR WARS, il se laisse aller. Multiplication des thèmes et instruments, virtuosité des variations de rythmes et des instrumentalisations, un nouveau chef d'oeuvre qui démontre que John Williams est aujourd'hui le plus grand compositeur encore en activité (désolé Ennio, l'Oscar pour votre variation monotone sur un thème n'était pas mérité).

Munie du seul livre de Dahl, ma fille de huit ans s'est même laissée emporter, oubliant un temps les "Délivrée, libérée" et autres "Try Everything".

Bien que Giacchino soit désormais bien en vue dans le rétroviseur du grand John, il est évident que personne ne compose aujourd'hui de tels thèmes avec une telle maestria. À écouter et posséder d'urgence. Sans avoir à subir le film éponyme. Économisez donc le prix du billet de cinoche et fermez les yeux, la magie du nouveau Spielberg est là, entre vos oreilles.


The Walking Dead - L'intégrale de la saison 6 [Blu-ray]
The Walking Dead - L'intégrale de la saison 6 [Blu-ray]
DVD ~ Andrew Lincoln
Prix : EUR 39,99

1 internaute sur 6 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Enfin..., 9 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Walking Dead - L'intégrale de la saison 6 [Blu-ray] (Blu-ray)
Walking Dead, c'est surtout des balades bucoliques dans la campagne de Georgie. Parfois, le scénario s'emballe et on passe la frontière de l'Alabama.... Pour revenir aussitôt en Georgie. Depuis 6 saisons qu'ils marchent et roulent, les gars de la Bande à Rick n'avancent pas des masses. Ils reculent même plutôt. Après quelques arrêts, histoire de respirer un peu entre deux promenades. Saison 5, l'arrêt à Alexandria semblait être le bon. Enfin, la vie, la vraie, pouvait reprendre. Les lecteurs de la BD savaient qu'il n'en était rien. Et ils avaient raison. Après d'excellentes saisons 1 et 2 et des saisons 3 et 4 truffées d'épisodes plan-plan, la saison 5 repartait en cinquième vitesse. La Saison 6 fait mieux, beaucoup mieux, pas un temps mort, pas un épisode de transition et, évidemment l'arrivée de Jésus, de Negan (tous deux parfaitement castés) et de Lucie. Si la qualité des blu-ray est similaire à celle des 5 saisons précédentes, pas de souci, tout sera parfait. Quant aux bonus, ils valent à eux-seuls le détour. Seul bémol : devoir attendre la saison 7 pour connaître celui qui a eu l'infortune de connaître Lucie. Le suspens est insoutenable. Mais les bonus annoncés sont là pour filtrer les (fausses ?) pistes. Bref, la meilleure série actuelle et sa meilleure saison.


Dalton Trumbo [Blu-ray + Copie digitale]
Dalton Trumbo [Blu-ray + Copie digitale]
DVD ~ Bryan Cranston
Prix : EUR 22,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Huitres ou Escargots ?, 30 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dalton Trumbo [Blu-ray + Copie digitale] (Blu-ray)
Hollywood aime filmer les heures noires de l’Histoire américaine. Comme le Vietnam, le Maccarthysme a accouché d’un nombre conséquent de longs métrages. Mais à la différence des déboires des rizières qui nous ont offert moult chefs d’œuvre (Apocalypse Now, Platoon, Full Metal Jacket, Missing In Action…), les films sur l’époque honnie de l’anti communisme primaire, pourtant souvent produits, réalisés et joués par les plus grands, s’ils ont frisé le bon et même le très bon n’ont jamais atteint l’excellent.

Biopic sur le légendaire écrivain (puis scénariste et réalisateur) de Johnny S’en Va En Guerre et scénariste notamment de Vacances Romaines, Papillon, Exodus, Seuls Sont les Indomptés et Spartacus, Trumbo rejoint les rangs en atteignant parfois le très bon mais en demeurant, exactement comme La Liste Noire ou Goonight And Good Luck avant lui, coincé la plupart du temps dans le bon tout en caressant ponctuellement le moyen.

Le très bon tout d’abord grâce aux acteurs. Entourés d’une flopée de troisièmes rôles parfaits, Cranston, Lane, Mirren, Goodman, Fanning, Louis CK occupent les premiers et seconds rôles sans la moindre fausse note avec un talent et une énergie incroyable. Le très bon ensuite grâce à une reconstitution sans faille du Hollywood des années 40 et 50. Décors, Costumes, photo, direction artistique, tout est parfait. Et le très bon enfin, grâce évidemment à l’histoire d’une légende du cinéma qui, malgré plusieurs livres et un documentaire (assez raté) en 2008, n’avait jamais été vraiment conté au grand public.

Le bon, grâce à une réalisation sans esbroufe inutile qui évite les chutes de rythme.
En faiseur patenté de films très grand public, Jay Roach assure un minimum bien plus que syndical en plaçant sa caméra là où il faut et en laissant jouer ses acteurs. Deux heures durant, on suit avec intérêt les hauts comme les bas de la carrière et de la vie privée de Douglas Trumbo sans jamais s’ennuyer ni tripoter son portable en quête d’un SMS impromptu. Ni pédant ni populiste, le film fait dans le divertissement intelligent sans verser dans le docu soporifique ni la biopic naphtalinée à tendance larmoyante.

Et malheureusement, le moyen, la faute à un scénario qui hésite trop souvent entre le drame et la comédie. Douglas Trumbo, l’Homme, étant truculent à souhaits, il y avait sans doute de quoi hésiter entre les deux mais pour compenser les penchants pour le potache du réalisateur d’Austin Powers, des Fockers I et II, de Borat ou de Moi, Député, on aurait souhaité un scénariste capable de faire ressurgir tout le tragique d’une époque d’une rare violence pour la création artistique.

Disons qu’avec le scénariste TV de Loïs Et Clarck, Fastlane, Briscoe County Jr et plus récemment de la série nunuche pour ados hyperharrypoterrisés, The Magicians, on est assez loin du compte. Malgré une récente série plus sérieuse bourrée de clichés, la soporifique fausse Biopic Aquarius, Mc Namara peine à trouver le juste milieu et se laisse trop souvent aller dans le comique sinon le burlesque au détriment du sérieux qu’impose généralement le propos. Si cela ne nuit pas réellement au propos ni à l’intérêt de l’ensemble, cela empêche le film de trouver son identité et son public.

Techniquement, la qualité d’image du Blu-Ray fait honneur à la photographie et permet d’apprécier le travail de reconstitution. Sans scintillement intempestif, les lumières de LA et de sa voisine mexicaine, de nuit comme de jour, sont chaudes et agréables à l’œil, tout comme les carrosseries et les tissus. Pas entendu la VF mais la VO est parfaite. Bien dosée par rapport aux bruitages, sons et dialogues, la bande son de Theodore Shapiro est agréable à l’oreille même si elle est loin d’être inoubliable. Rayon Bonus, on fait dans le pauvre. Un court infomercial sur Douglas Trumbo qui n’apprend rien de plus que le film et un misérable sujet louant le talent (déjà bien connu) de Bryan Cranston et ses efforts pour se glisser dans la peau de son personnage. Des bonus inutiles donc. On se reportera donc obligatoirement sur les bonus de Spartacus ou de Johnny S'en Va En Guerre pour vraiment compléter le visionnage.

Un Film à voir donc. Pour la culture générale et pour les acteurs. A acheter de suite à 22 € ? Sans doute pour les mordus de ciné qui se sont rués sur le coffret Collector Blu-Ray de Johnny S’en Va En Guerre et ont encore 22 €. Peut-être pas pour les autres qui attendrons une baisse de prix ou une diffusion câble sans vraiment perdre quelque chose. Mais bon, c’est comme pour les escargots ou les huitres, c’est à vous de décider.


X-Men : Apocalypse [Combo Blu-ray 3D + Blu-ray 2D]
X-Men : Apocalypse [Combo Blu-ray 3D + Blu-ray 2D]
DVD ~ James McAvoy
Prix : EUR 29,99

2 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Par Ceux qui vous ont offert Fantastic Four et Superman Returns. Si, si, rien que ça., 19 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : X-Men : Apocalypse [Combo Blu-ray 3D + Blu-ray 2D] (Blu-ray)
Écrire qu'on ne s'y attendait pas serait mentir. Après le visionnage des bandes annonces aussi pêchues qu'un best of des meilleures scènes de baston de Sabine Azéma dans les films d'Alain Resnais, on pouvait craindre le pire. Et pourtant, fans de comics qu'on était, on avait malgré tout conservé comme un vague soupçon d'espoir. Après tout, bien qu'assez décevant Days Of the Future Past restait un bon divertissement et puis la Fox avait su faire oublier son pitoyable FF en nous régalant avec son inénarrable Deadpool qui démontrait que le studio savait respecter les amateurs de comics comme les cinéphiles.

Heureusement, ce XA évite le pire. Malheureusement, il nous le fait façon Nicky Lauda Nurburgring 76.

Oublions les habituelles aberrations de cette seconde trilogie rebootée avec plus ou moins de cohérence. Facteur X oblige, malgré ses pertes capillaires, le Professeur X, malgré son accessoire de petit caniche pour vieux à la fourrure bleutée, fait toujours plus jeune que ses élèves et Magnéto, du haut de ses 40 balais, est désormais doté de gosses en ayant quant à eux plus de 30. Atteindre la puberté et procréer avant ses 5 ans, c'est aussi ça être le maître du magnétisme.

Vient d'abord surtout le méchant. Tout le monde se souvient de Casimir. Un peu moins de ce bon vieil Hyppolite. Brian Singer est visiblement un inconditionnel du pote neuneu de Leonard. Son En Sabah Nur ressemble à s'y méprendre au gros monstre vert de notre enfance fringué pour l'occasion en monstre sandwich pour une marque de banane couleur bleu roi très short Adidas en nylon des années 80. Après tout, il y a déjà des oranges bleues, pourquoi pas des bananes ? C'est fun, c'est kitsch mais ce n'est pas vraiment ce qu'on attendait de l'archrival des X-men imaginé par Jackson Guice. Coincé dans son costume ridicule, défiguré par un maquillage à la truelle qui fait ressembler son crâne à un gland encore coiffé de son prépuce mal circoncis et affublé de trois tresses rasta prélevées sur le corps bien froid de ce bon vieux No Woman No Cry Bob, le pauvre Jason Isaac navigue entre l'inexistant et le zavatesque, débitant ses tirades darwinesques les yeux plissés comme Lawrence Olivier dans Hamlet' « Des gars en slip contre Hyppolite », voilà le titre qu'ils auraient du choisir. Peut-être pas vendeur mais terriblement plus juste'

Surtout que des gars en slip, il y en a. Mais trop. Beaucoup trop. Craignant sans doute de se voir encore piquer des héros par les fourbes sans scrupule de la bande à la souris en caleçon rouge et gants blancs, Singer (qui a déjà perdu les deux gosses de Magneto clonés chez les Avengers) a choisi de ratisser large et de battre le rappel de presque toutes les troupes. Si le film durait quatre heures et consacrait 5 à 10 minutes à chacun des héros et vilains, pourquoi pas mais là comme on dépasse à peine les 2 heures 20, on finit par se croire en train de feuilleter à la hâte la nouvelle section Spantex Lycra Capes et Cagoules du catalogue de La Redoute comme un gamin tout juste pubère pressé par le temps sur une lunette de toilettes. L'excitation en moins.

Surtout qu'en multipliant les personnages dans un temps limité, Singer doit se résoudre à choisir ceux qu'il veut développer et ceux qu'il doit sacrifier. Dans l'épisode précédent, Rogue était passée à la trappe pour finalement en ressortir sur les rayons K7 vidéo dans une fausse version longue à la limite de l'escroquerie. Ici, au-delà de Mystique, qui joue les accessoires de luxe tout juste plus longtemps que dans sa réclame pour une certaine marque de luxe so Frenchy, le film navigue avec moult heurts entre la surexploitation des faire-valoir inutiles et la sous-exploitation des monuments nécessaires. Mention spéciale à Diablo/Nightcrawler qui, affublé du blouson de Michael Jackson dans Beat It ramassé dans une friperie de Camdem Town, se balance d'un côté à l'autre de l'écran comme un dé en peluche aux couleurs de l'En Avant Guimgamp accroché au rétro intérieur d'une R14 décapotable. Dire qu'on a du mal à accrocher devant les mésaventures de ces héros unidimensionnels plus fins que leurs modèles de la version papier est un euphémisme.

Pour vraiment y croire, il faudrait au minimum un ou deux combats titanesques montés au cordeau par un spécialiste de l'action. Hélas, comme pour le précédent opus, on a laissé entrer en salle de montage un stagiaire épileptique qui fume des cigarettes anonymes bourrée d'un tabac bio cultivé dans les champs très privés d'un El Gringo fiché par la DEA et le FBI. Les raccords, la cohérence et la fluidité ne sont pas ses trucs. C'est ça ou bien le nombre des scènes coupées excède largement celui des rushs conservées.

Mal coupé, mal monté, le film qui concurrence ainsi les plus mauvais film de Kung fu des années 70, sans le mauvais doublage, accumule les sautes de rythme et exige une concentration maximum pour essayer de combler les vides abyssaux laissé par un scénario qui peine (c'est peu dire) à intégrer dans la trame très politique fiction initiée par First Class un vilain proche du demi-dieu qui hante avec ses sbires les pages de X-Factor, X-Force et X-men et autres Cable depuis plus de 30 ans.

Faute de bonnes idées, Singer reprend tout à zéro. Souvenez-vous : First Class c'était l'histoire de Charles qui monte une équipe pour latter un ex-danceur de comédie musicale pour ados reconverti dans la destruction de masse, DAYS OF THE FP, c'était l'histoire de Charles qui monte une équipe pour latter un ex petit prince de Westeros reconverti dans la destruction de masse et XA c'est donc l'histoire de Charles qui monte une équipe pour latter un ex-pilote de la Résistance reconverti dans la destruction de masse. Sachant que dans la première trilogie, Charles avait déjà fini de monter son équipe pour latter d'autres gars, on a l'impression de revenir sans cesse en arrière. C'est pas les X-Men, c'est l'IMF, avec un Phelps/Hunt capillairement défaillant' Pour mémoire, en BD, l'équipe originelle a vécu de 1963 à 1975 sans changement (à l'exception de l'introduction d'Havoc et Polaris) et les New X-Men (sans doute les plus populaires) de 75 à 80. Au ciné, ce bon vieux Xavier Rebooté sous les traits de James Mc Avoy est incapable de conserver une équipe au-delà... d'une aventure.

Puisqu'à l'exception de Magneto (et évidemment de Wolverine absent de l'écran la plupart du temps) aucun personnage n'attire ni ne suscite la sympathie ou même l'intérêt du public, l'indifférence s'installe devant les caméos sans enjeu de ces nuées de figurants sans passé, présent ni futur.

Résultat, vite vu, vite oublié, BA ne restera ni dans les annales ni dans les mémoires. C'est évidemment dommage car soyons justes, il n'est ni mauvais film ni même une mauvaise adaptation de comics. La direction d'acteurs et les acteurs sont irréprochables, tout comme la direction artistique, les effets spéciaux et le design de l'ensemble... Rien à dire, il y a des moyens, du talent et de l'envie. Il ne manque que la créativité et l'efficacité. Que ça. C'est peu mais c'est déjà de trop car depuis février, les films de cape sans épée se sont succédés au rythme d'un par mois en alternant, depuis DEADPOOL, le très bon et le décevant. Après l'excellent CIVIL WAR qui compensait l'absence d'originalité par une efficacité impressionnante, il fallait du lourd pour ne pas sombrer. X-Men nous offre du pétard de 14 juillet pour jardin potager de banlieusard. Ça fait du bruit mais ça ne vole pas bien haut. On ne passe pas un mauvais moment, juste un moment rageant. Rageant devant tant de gâchis de talent(s). De fait, on n'est ici guère loin du triste Superman Returns, bourré de bonnes idées mais plombé par son héros aussi expressif qu'un Kebab de Truite sans pain et son absence totale de rythme et d'identité.

Reste qu'il y a Olivia Munn. Pour tous les inconditionnels de feue the Newsroom, la nouvelle Psylocke vaut bien le prix d'une place de ciné. Et d'un Blu-Ray. En espérant une version Ultimate qui viendrait (peut-être) sauver ce X-Men comme la version prévue pour BVS cet été. À condition de ne pas nous refaire le coup de la Rogue version bien sûr.


Zootopie [Combo Blu-ray 3D + Blu-ray 2D]
Zootopie [Combo Blu-ray 3D + Blu-ray 2D]
DVD ~ Alan Tudyk
Prix : EUR 27,99

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Indispensable., 19 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Zootopie [Combo Blu-ray 3D + Blu-ray 2D] (Blu-ray)
Pour une fois, je vais faire sobre. Rien à dire sur le film, bijou de créativité, d'intelligence de drôlerie et de maîtrise technique. Du Grand, très grand Disney. L'un des meilleurs de ces dix dernières années Pixarisées. Le Blu-Ray est au diapason. Bande son sans faille, en VO comme en VF, image d'une pureté, d'une netteté et d'une précision remarquables. Et des Bonus vraiment intéressants à commencer par un bestiaire des animaux coupés au montage, les habituelles scènes coupées, des tours de table des artistes et un petit sujet (trop court pour tous les fans) sur les orchestrations de la BO de Giacchino. Story boards, épreuves, dessins, tous les apprentis artistes apprendront quelque chose. Un vrai best of de Behind the Scenes. Et bien sûr, le clip de Chaaaaaaakira sur lequel se trémousse déjà depuis des mois nos chères têtes blondes. Personnellement, je la trouve plus supportable que Libérée, Délivrée etc. Mais c'est mon avis. Un achat nécessaire. Si vous disposez de la 3D, le rendu est aussi excellent.


Le Chasseur et le Reine des Glaces [Édition limitée boîtier SteelBook - Version longue - Blu-ray + Digital HD]
Le Chasseur et le Reine des Glaces [Édition limitée boîtier SteelBook - Version longue - Blu-ray + Digital HD]
DVD ~ Chris Hemsworth
Prix : EUR 17,99

30 internautes sur 53 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Money, money, money...., 27 mai 2016
Écrivons-le franchement, je suis à prêt à tout regarder dès l'instant où Charlize Theron figure au générique. Même une pub Coeur de Lion avec les gars qui se dégustent un fromage sur le bord d'un cratère de volcan d'Auvergne me semblerait bon avec Charlize Theron en santiags faisant du rodéo sur un porcin espagnol en arrière plan. Si, si. Mais là, il faut tout de même admettre que c'est pousser le bouchon un peu loin dans le Tetra Pack Cellier des Dauphins. Malgré un cast six étoiles irréprochable (qui assure malgré des dialogues et scènes assez tartes), des effets spéciaux, des décors, des costumes et un sens visuel général irréprochables, il n'y a rien dans ce film qui n'a déjà été vu dans le premier opus qui est en réalité désormais le second puisque ce numéro deux est en fait le préquel de l'autre. Certes l'histoire change un chouïa en nous reportant dans le passé de la Méchante Reine et du Beau Gars à la Hache mais on a continuellement la sensation de revoir le numéro Un avec en bonus la Reine des Neiges On Ice. Après trente minutes, on finit donc pas s'ennuyer ferme devant cette redite qui n'a pour seul objectif que de surfer sans aucun effort sur le succès de Blanche Neige pour amortir les décors et cotes de mailles et ramasser quelques Kopecks en plus. Compte tenu du budget et de la créativité évidente de l'équipe du film, c'est un superbe gâchis tout simplement. Une perte de temps à réserver aux petits et grands dotés de la mémoire d'un poisson rouge qui ont déjà complètement oublié les mésaventures de K Stewart. Si vos enfants ont adoré Blanche Neige, il y a cependant de fortes chances qu'ils adorent celui-là aussi, syndrome de l'aquarium ou non. Surtout que cette sortie Blu Ray nous offre une version longue inédite. Enfin longue, pas vraiment puisqu'il s'agit d'un rabiot de 6 minutes. Les bonus restent dans le champ des habituels suppléments promo (interviews, rencontres avec les acteurs et un court sujet sur les Fx très court). Comme pour le premier opus, le transfert est excellent et la qualité de l'image, en ombres comme en lumière, sans reproche. Le son en VF est assez inégal (étalonnage voix, Fx, Musique parfois défaillant) mais rien de grave.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 11, 2016 4:19 PM MEST


Eddie the Eagle
Eddie the Eagle
Prix : EUR 19,34

5.0 étoiles sur 5 Hooooooosiers., 19 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Eddie the Eagle (CD)
Pour les compositeurs de BO, les années 80 et 90 furent celles de la découverte puis de l'exploitation de l'orgue BONTEMPI. Souvent venus du Rock ou de la Pop, de grand compositeurs comme Zimmer, Band, Banks, Moroder, Safran, Yared, Tangerine Dream, Faltermeyer, Young ou Vangelis sont nés de ce développement musical. Les vieux de la vieille s'y sont évidemment mis, Bernstein et Jarre livrant plusieurs partitions d'une rare qualité. Bien sûr, Goldsmith, pionnier des mélodies expérimentales, était déjà là depuis un bout de temps tandis que d'autres, comme Horner, Broughton, Scott et Kamen mélangeaient habilement orchestre symphonique et keyboards endiablés. Avec par exemple les Chariots de Feu, Hoosiers ou Rocky IV (réédité en une superbe version intégrale il y a deux ans), les films de sport ont permis de composer parmi les plus beaux thèmes musicaux. Cet Eddie The Eagle est un magnifique "Tribute" à cette période et à ces films dont on fredonne aujourd'hui toujours les plages. Margeson connaît ses gammes et il nous les joue avec un enthousiasme et une joie contagieux. Entre Quicksilver et Hoosiers, cette BO en fera taper du pied plus d'un. Qu'on ait ou non vu le film, ce retour en arrière est une excellente expérience musicale. Bien sûr, le film étant fichtrement sympathique, il est lui aussi à conseiller. Après le House Of Cards Season 4, un nouveau superbe CD de Varese Sarabande.


House of Cards 4
House of Cards 4
Prix : EUR 24,54

5.0 étoiles sur 5 Du Grand Beal., 17 mai 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : House of Cards 4 (CD)
Compositeur attitré de la série depuis le pilote, Jeff Beal s'était (un peu) laissé aller à la facilité dans les saisons 2 et 3. À l'instar de Ramin Djawadi pour les saisons 2 à 5 de GOT, il s'était contenté de ressasser les thèmes de la première saison avec plus et surtout moins d'originalité. Avec cette saison 4, les thèmes originels sont certes encore présents mais, totalement déstructurés, ils apparaissent totalement renouvelés. Plus noire, plus sombre, cette BO sur deux CD rappelle parfois le chef d'oeuvre "The Company" sans jamais vraiment le copier ni lui ressembler tout à fait. Pour cette quatrième plongée dans l'âme des Underwood, le compositeur alterne les habituels violons, pianos et cuivre avec quelques instruments électriques d'une rare violence. L'omniprésence des percussions ajoute à l'atmosphère anxiogène de l'ensemble. De plage en plage, on navigue entre la mort, le désespoir, la violence et la mélancolie. Du grand art. À écouter une fois la série achevée. Ou pas. Peut-être pas le lundi matin en partant au boulot. Mais à posséder absolument pour les amateurs de grandes BO.


The Revenge [Blu-ray]
The Revenge [Blu-ray]
DVD ~ John Travolta
Prix : EUR 19,99

1 internaute sur 4 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Un Papy Dans la Ville 28. Ou 30., 11 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Revenge [Blu-ray] (Blu-ray)
I Am Wrath ou Je suis la Colère, titre original traduit en français par... The Revenge est une énième version de ce bon vieux Death Wish, traduit par Un Justicier dans la Ville dont les producteurs Golan/Globus nous avaient servi une demi-douzaine d'opus plus ou moins ridicules. Dans le rôle du Senior à moumoute qui défouraille tous azimuts parce que sa bobonne s'est fait trucider, plus de Charles Bronson mais un John Travolta monolithique à souhaits. Pas de scénario, pas de dialogues intéressants (une ou deux vannes à la Shane Black auraient été bienvenues pour diminuer le premier degré de l'ensemble) mais le réalisateur de The Mask et de L'Effaceur, un gars qui sans réel talent ne fait pas du mauvais boulot et, surtout, des acteurs qui semblent y croire. Malgré son toupet chancelant à la colle apparente, le Grand John est assez crédible. Autour de lui, les acteurs de True Blood, Law and Order SUV (aucun rapport avec la Nissan Quasqai) et Sons Of Anarchy font tout pour bien mériter leurs chèque. Le budget étant visiblement passé dans le salaire de Travolta, les scènes d'action et d'explosion ne sont pas vraiment folichonnes mais assurent le minimum syndical attendu. Bref, une série C tout à fait potable mais qui ne marquera ni l'histoire du cinéma ni même les esprits. Pour une location. S'il n'y a vraiment rien d'autre à l'horizon.


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