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Contenu rédigé par MilOvni
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MilOvni (France)

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Marvel Saga 8
Marvel Saga 8

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le Punisher 2.0, 2 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marvel Saga 8 (Broché)
Détruit, taillé en pièces, officiellement mort ... Pourtant il revient, et il n'est pas content !

Il s'agit là d'une histoire complète constituée des six premiers épisodes de la série Franken-Castle.

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Parce qu'elle est traquée par un sinistre individu ayant juré l'anéantissement de toutes créatures inhumaines sur Terre, la Légion des Monstres ressuscite, à sa manière, celui qui fut le Punisher. Beaucoup espèrent alors qu'il sera un atout majeur pour leur défense...

C'est après des épisodes super-héroïques relevés sur le Punisher, que le scénariste Rick Remender chamboule tout en lui érigeant une série fantastico-horrifique éloignée des gros évènements du Marvel-verse. Des épisodes inattendus donc, où le retour de Frank Castle chez les "vivants" façon Robocop prend des allures de quête identitaire pour devenir le ressort même de l'intrigue. Il en résulte une complainte souvent déjantée, chaloupée de petits trésors jusqu'au-boutistes qui rafraîchissent l'univers alors piétinant de Frank Castle, voir même de Marvel tout court.
L'autre poulie de ces pages, c'est évidemment ce monde assez pertubant parcouru au rythme endiablé d'une aventure bien loufdingue. Avec son domaine souterrain à l'architecture organique, son extraordinaire galerie de freaks tous superbement campés et issus des 70's, son humour charbonneux, et ses scènes irrémédiablement trash : il est conseillé d'avoir le palpitant bien accroché ... Le mélange se révèle toutefois cohérent, extrêmement graphique, purifié par une colorisation non encrée des plus efficientes.
Et cette maestria visuelle on la doit majoritairement à l'habituel sidekick de Remender, qui n'est autre que monsieur Tony Moore. Déjà responsable de magnifiques planches sur Fear Agent, il est ici artisan sur pas moins de quatre épisodes sauvagement débridés.
On se repaît alors sans réserve de son trait minutieux et fouillé, habile sur les jeux de regards, et qui réussit même l'exploit d'être diaphane dans les plans d'attroupements.
On remarquera aussi l'épisode oeuvré par le talentueux français Roland Boschi, avec un graphisme certes de caractère, mais plus délié et moins raccord à l'ambiance que ne l'est celui de Moore.
Quant à l'ami Dan Brereton, il vous tirera sûrement quelques grosses larmes nostalgiques avec ses chaleureuses peintures rétro...

Alors même si la scène finale s'étire dans l'excès, on peut affirmer que cette histoire en apparence casse-gueule est une petite réussite. La dynamique artistique fort gonflée a su renouveler avec orginalité le titre, le personnage, ainsi que l'univers du justicier. Peut-être même trop, puisque le public frileux s'est semble-t-il perdu en chemin.

Pour ceux qui hésiteraient encore, sachez qu'il n'est point nécessaire d'avoir englouti des kilomètres d'histoires Marvel pour apprécier celle-ci : ces épisodes se suffisant parfaitement à eux-mêmes !

Donc oui, ce comic mérite à la fois ses étoiles et votre investissement.

Le Punisher est mort, vive Franken-Castle !
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Superman vs. Muhammad Ali (deluxe edition)
Superman vs. Muhammad Ali (deluxe edition)
par Dennis O'Neil
Edition : Relié
Prix : EUR 19,09

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La super-rencontre d'un mythe et d'une légende, 22 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Superman vs. Muhammad Ali (deluxe edition) (Relié)
Nouvelle édition du fameux cross-over initialement sorti dans la seconde moitié des 70's (Bronze Age).

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MESDAMES ET MESSIEURS,

BIENVENUE EN CETTE ANNEE DE 1978 SUR LE RING STELLAIRE DE LA PLANETE BODACE POUR LE CHOC DES SURHOMMES !

AUJOURD'HUI, DANS LA CATEGORIE POIDS LOURDS :

DANS LE COIN BLEU,
1M91, ACCUSANT UN POIDS DE 100 KILOS A LA PESEE
AVEC 57 COMBATS POUR 56 VICTOIRES*
SURNOMME LA LEVRE DE LOUISVILLE, ALIAS CASSIUS CLAY, ALIAS LE CHASSEUR DE TETE, ALIAS LE CHAMPION, ALIAS THE GREATEST !
CELUI QUI VOLE COMME LE PAPILLON ET PIQUE COMME L'ABEILLE ...
MOHAMED... ALI !

EN FACE DE LUI, SE DRESSANT DANS LE COIN ROUGE,
1M92, ACCUSANT UN POIDS DE 112 KILOS A LA PESEE
AYANT COMBATTU AVEC SUCCES LA PLUPART DES FLEAUX QUI MENACAIENT LA TERRE.
SURNOMME L'HOMME D'ACIER, L'HOMME DE DEMAIN, OU ENCORE LE FANTASME EN SLIP ROUGE DES MENAGERES !
CELUI QUI EST PLUS RAPIDE QU'UNE BALLE DE REVOLVER, PLUS PUISSANT QU'UNE LOCOMOTIVE, PLUS RESISTANT QU'UN PROFESSEUR DES ECOLES ... VOICI LE FILS DE KRYPTON ...
SUPER...MAN !

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Le pitch :
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Alors que Clark Kent et Loïs Lane interviewent Mohamed Ali dans un quartier défavorisé, un agresseur alien débarque gorgé des habituelles viles intentions... Après avoir été rapidement maîtrisé, celui-ci annonce faire partie d'un peuple guerrier qui ne laissera cette planète tranquille seulement si le plus grand combattant terrien entre Superman et Ali réussit à vaincre leur terrible champion. Des déboires avec la flotte alien contraindront par la suite l'homme d'acier à jouer le jeu.

Superman et Mohamed Ali finissent donc sur le ring qui les départagera, sur une lointaine planète gravitant autour d'un soleil rouge (annulant au passage les pouvoirs du kyptonien).

C'est ainsi, devant une foule galactique en effervescence, que le match du siècle peut commencer !

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Deux ans après le passage en salle du bouleversant Rocky (ce boxeur de seconde zone devant affronter un champion dont le personnage fut basé sur Ali), déferla en kiosque cette bande dessinée encore plus improbable, où deux icônes populaires - l'une fictive, l'autre bien réelle - se voyaient contraintes de s'affronter pour défendre le sort de l'humanité.

Bien entendu, il s'agissait là d'un produit commercial censé jouir de la puissante notoriété d'alors de Mohamed Ali, et pourtant le résultat ira bien au-delà du simple produit de commande...

Les succès de la Blaxploitation (ces films où les afro-américains étaient hautement mis en valeur dans des sujets qui leur tenaient à coeur) et de la Shaw Brothers (films hongkongais remplis de kung-fu) ont fortement poussé l'industrie du comic à développer des super-héros communautaires tels-que la Panthère Noire, Shang-Chi, Luke Cage ou encore le Faucon. Pourtant, aucun d'entre eux n'arriva réellement à la botte de l'indéboulonnable Superman... C'est donc en dehors des cases et des bulles que le peuple se trouva un autre et véritable modèle, peut-être plus proche d'eux ; un symbole de détermination et de réussite dans une société toujours injuste. Et celui qui gagnait aussi bien les coeurs que les matchs de boxe avec verve et poigne, c'était bien sûr Cassius Clay !
Son refus de participer à la Guerre du Vietnam, ses origines, ses engagements politiques, ses phrases percutantes et bien évidemment ses exploits sur le ring en ont rapidement fait le nouveau champion du peuple. C'est pourquoi, quand cet homme hors-normes et adoré fut qualifié de Black Superman, une idée simple mais folle germa : pourquoi ne pas organiser un match de papier entre le Black Superman et le (white) Superman, mais unis pour le bien commun ? Une idée lucrative, mais aussi une tentative osée de limer définitivement les résidus du ségrégationnisme dans l'esprit populaire. Cette volonté d'égalité et de réunification surfait alors judicieusement sur l'essor idéaliste prôné sous la présidence du démocrate et contreversé Jimmy Carter.
De nouveau, le comic book cherchait à prouver qu'il était le médium adéquat pour faire évoluer les mentalités de son époque ; et tout au long de la lecture, la BD sera effectivement parsemée d'éléments prêchant la fraternité et le multiculturalisme.
On retiendra pour exemples cette sublime première double page très "United colors of benetton" ; les scènes avec ce public galactico-hétéroclite à l'unisson ; tout comme cette célèbre poignée de main entre les deux héros. Car oui, Mohamed Ali n'est pas seulement présenté comme un grand champion mais aussi comme un véritable combattant, un altruiste, un philosophe et surtout l'égal de Superman. Le champion du ring devient alors le champion du bien. Certains pourraient aussi y voir une parabole sur la superpuissance des Etats-Unis, auto-désignés grands défenseurs de l'humanité.

Une telle entreprise ne pouvait donc être confiée qu'à une escouade de cadors. Si le script de départ appartient à Dennis O'Neil, c'est finalement Neal Adams (Deadman, Green Lantern/Green Arrow et ses épisodes époustouflants sur Batman) qui mènera à terme l'entreprise après deux années de labeur. En effet, qui alors de mieux que cet artiste, un des dessinateurs les plus influents des 70's avec son trait réaliste chaud-bouillant et fourmillant de détails, pour réussir l'inconcevable ?
Avec ce style qui place le lecteur au coeur de l'action où la profondeur de champ ébahie de justesse, et ce travail emphatique du langage corporel développé comme catalyseur des émotions, Adams était définitivement l'homme de la situation. Et pour le fignolage, il put naturellement compter sur le talent reconnu des maîtres Dick Giordano et Terry Austin.
Au final, les dessins sont d'une grande lisibilité avec des silhouettes qui semblent vivantes, toujours gracieuses et diablement expressives. Les scènes d'actions spatiales sur la vague Star Wars cartonnent, les moments chaleureux vous enveloppent comme une couverture de mohair et les matchs de boxes vibrent sous vos grands yeux excités. C'est du grand art !
De plus, le rythme effréné du récit-prétexte ne laissera filtrer aucun moment de répit et vous réservera même quelques petites surprises...
En ce qui concerne la caractérisation, celle-ci est pleinement réussie et on retrouve avec bonheur toute la noblesse de Superman, ainsi que la gouaille ravageuse d'Ali (à tel point que selon la rumeur le champion aurait participé à certains de ses dialogues). Le trait d'Adams-le-magicien appuyant avec une inégalable acuité chaque expression faciale.
Tout cela c'est du concentré de fun à chaque page et on se surprend à revenir en arrière pour redévorer ces cases inépuisables de générérosité !

Par ailleurs, il serait bien criminel de passer sous silence cette merveilleuse couverture reproduite dans les bonus ! Cette dernière vous amusera au jeu de Mais-qui-est-présent-dans-le-public?, même si une bonne connaissance des célébrités (là aussi réelles/fictives...) des années 70 est requise (la liste des noms étant tout de même donnée). Bref, le genre de travail qui traumatisa sûrement ce merveilleux fou du remplissage qu'est George Perez ...

Pour cette belle édition "Deluxe", le format originel a été réduit (28,5x19cm) et la colorisation actualisée sur papier glossy, sans pour autant dénaturer l'oeuvre orginale. C'est bien simple, même orné de cette nouvelle jaquette au cachet rétro, on a l'impression de voir un comic récent tout droit sorti du four. Ajoutons à cela quelques dessins préparatoires et lignes de script en bonus, et on tient là une édition de qualité.
Et pour ceux qui rient des bonii et préfèrent bénéficier d'un maximum de détails sur les dessins : raflez l'édition en facsimile avec ses planches grand format !

Donc, par son côté événementiel, la rencontre marqua fortement les esprits et entérina de fait la consécration icônique du plus grand boxeur de tous le temps. Même si, paradoxalement, c'est à peu près au moment de la première parution qu'Ali commença son déclin physique et sportif.

En définitive, Superman vs. Muhammad Ali est au comic book pop ce qu'un monolithe central est au site de Stonehenge: un élément fondateur et indispensable. Et plus de trois décennies plus tard, on en ressent encore les ondes.

S'il est malin, voilà ce que Papa Noël glissera au pied de votre sapin.

N. B.: le titre a autrefois bénéficié d'une parution française chez Sagédition, sous le titre de "Superman contre Cassius Clay". Une rareté aujourd'hui hors de prix.

* Palmarès au début de l'année 1978 ; sinon 61 combats pour 56 victoires en fin de carrière.


The Simon and Kirby Superheroes
The Simon and Kirby Superheroes
par Joe Simon
Edition : Relié
Prix : EUR 46,58

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 De glorieuses aventures tissées d'or et d'argent, 3 octobre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Simon and Kirby Superheroes (Relié)
Un fastueux recueil nous gratifiant de belles créations super-héroiques du duo Joe Simon et Jack Kirby, et plus encore.

La fibre créative trémule son plein à la fin des années 30, d'où émergent certaines des plus grandes icônes à succès de la bande dessinée américaine : Tout d'abord Superman, grâce au binôme Jerry Siegel et Joe Shuster, ensuite Batman, engendré par le couple contrarié Bob Kane et Bill Finger. Deux coups d'éclats et nous voilà entré dans l'Âge d'or des comics, un battement de cil et poignent les années 40.
C'est sur ce terrain fleurissant que se forme alors ce duo de légende composé de Joe Simon et de Jack Kirby, et dont la première collaboration fut Blue Bolt, un personnage de science-fiction.

En marge de la peste brune qui sévit en Europe et ailleurs, le début des années 40 c'est les balbutiements de l'aviation à réaction, la première diffusion de Citizen Kane, ce Boogie Woogie enflammant les hormones, la popularisation du chewing-gum, et ces étranges silhouettes féminines aux épaules dilatées... mais c'est aussi l'osmose créatrice ascensionnelle de deux monstres du Neuvième art. Une ascension qui culminera jusqu'à la fin des années 50, soit le début du Silver Age.
Alors certes, le tandem de choc est plus connu pour avoir officié chez Timely Comics/Marvel et DC avec des titres tels que Boy Commandos, Newsboy Legion, et bien entendu Captain America, et pourtant cette association ne se résume pas qu'à cela ...

C'est donc dans une restauration sublime, que Harry Mendryk, historien spécialiste de Jack Kirby, nous a compilé et reconstitué des histoires rayonnantes de dynamisme et injustement oubliées du grand public.
Avec à son actif des oeuvres telles que The Sandman, American Gods, ou encore Neverwhere, et riche de sa passion pour le travail des deux compères, on ne peut pas dire que Neil Gaiman, lui, fasse partie de cette frange de la population.
C'est pourquoi, on ne peut être que réjoui quand celui-ci nous présente avec une dilection toute particulière cette collection.

Concernant le travail de reconstitution, l'exemple le plus frappant est sûrement la partie liée au Captain 3-D.
A l'époque de sa parution, ce titre en N&B surfait sur la mode de la 3-Dimensions, avec cette obligation pour les lecteurs de porter les lunettes anaglyphes afin de bénéficier du fameux rendu censé faire jaillir les personnages hors de leurs cases.
Cependant, l'effet de mode passa assez rapidement et le pauvre capitaine fut mis au placard ...
Jusqu'à aujourd'hui du moins, puisque les planches ont été totalement restaurées et en couleur cette fois, pour renouer de brio avec cette bonne vieille 2-D !

Ensuite, l'ouvrage contient également un certain nombre de réflexions par Jim Simon sur la période où les bandes dessinées ont été écrites. Il y précise par exemple que si le clivage super-héros / vilains bandits dans les comics était aisé en temps de guerre, la chose étaient nettement plus discutable dans une société en paix.

Mais ce qui nous affolera les babines est sans consteste le coeur du volume qui introduit donc quelques-uns des personnages les plus intéressants des auteurs. Et là, vous en aurez pour plus de 450 pages de comics old-school pur jus et néanmoins épatantes, dont voici un bref tour de table :

- Black Owl :
Les festivités débutent avec Doug Danville, un riche play-boy n'ayant aucun superpouvoir, qui décide de combattre le crime en portant le masque.
On remarquera au passage le costume du justicier étrangement ressemblant à celui de Nite Owl (Le Hibou) des Watchmen.

- Stuntman :
Fred Drake était lui un acrobate de cirque jusqu'à ce que ses deux équipiers soient assassinés... Il enquêtera avec détermination sous les traits du Stuntman.

- The Vagabond Prince :
Voici un robin des bois moderne qui défend avec une belle pugnacité les pauvres contre la vilenie de l'élite financière.
Complété pour la première fois avec du matériel inédit !

- Captain 3-D :
Dernier survivant d'une espèce humanoïde éteinte, Captain 3-D possède une intelligence ainsi que des capacités physiques supérieures qu'il utilise pour déjouer les plans du Peuple Chat.
A bien des égards, Captain 3-D annonce les prémices de Kamandi. Et cerise sur un gâteau déjà bien crémeux, Captain 3-D fut, pour quelques cases, les tout premiers pas dans la bande dessinée du jeune, et sûrement déja gonflé de talent, Steve Ditko (ici en qualité de co-encreur).

- Fighting American :
Le gros morceau et près de 180 pages, soit le run entier sur cet archétype du super-héros patriotique évoluant en pleine Guerre-froide et parodie délibérée de Captain America.
Pour l'anecdote, le costume de Fighting American a été repris par Steve Rogers.

- The Double Life of Private Strong :
Enfant, Lancelot Strong fut recueilli par un couple de gentils fermiers. Ce n'est que plus tard qu'il se découvrit de fabuleux pouvoirs, et qu'il décida alors d'utiliser pour le bien commun.
Le pitch peut effectivement rappeler quelque chose...

- The Adventures of The Fly :
Le carrousel se terminera avec ces formidables histoires où le jeune Tommy Troy découvre un anneau magique issu d'une autre dimension, qui le transforme en un super-héros adulte aux pouvoirs étonnants.
Un habile mélange de Captain Marvel (version DC) pour les origines, et de Spider-Man avant l'heure pour le spectaculaire.

Si on fait fi de la linéarité des histoires, chaque série cultive une ambiance propre, avec pour points communs aux autres l'énergie et le niveau d'inventivité (costumes improbables, splash pages, cadrages empruntés au cinéma, véritables storytellings...).
Des histoires résolument explosives donc, du temps où on mettait dix idées par case. Ici, l'action vive secoue les cadres, les personnages toniques réjouissent, et les concepts s'envolent dans un déchaînement de couleurs.
On pourrait bien reprocher à ces mêmes couleurs d'être relativement peu nuancées, et pourtant elles siéent parfaitement aux décors et resplendissent sur ce beau papier mat.

C'est donc un pan d'histoire et d'influences majeures du médium que vous allez découvrir. Et pour peu que vous vous preniez au jeu, il y a de fortes chances pour que la fièvre Simon & Kirby vous gagne.

En somme, voici un recueil qui déborde d'amour pour cette période fortunée du comic-book.


Batman Year One
Batman Year One
par Frank Miller
Edition : Album

15 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Redéfinition des débuts du Batman, un classique instantané !, 3 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman Year One (Album)
Gangrenée par la mafia et la corruption, la cité de Gotham attend son sauveur. Seules deux âmes en souffrances pouvaient prétendre au titre... Oui deux, car au fil des pages on suit en parallèle les débuts perfectibles de l'homme chauve-souris et d'un certain James Gordon. L'exercice pourtant délicat est maîtrisé avec une grande finesse et les dialogues/monologues solides rendent le récit on ne peut plus palpitant.

Ici, l'harmonie des textes forts de Frank Miller mêlés au trait pertinemment old school de Dave Mazzucchelli contribuent admirablement à l'immersion de ce qui est finalement un super polar.

Les meilleurs débuts que Batman pouvait espérer.

Concernant cette édition :

Des planches un peu plus claires que sur les précédentes parutions et la dernière réédition VO, peut-être un peu trop puisque ce qu'elles gagnent en détails, elles le perdent en intensité. Cela ayant pour effet d'amoindrir quelque peu l'ambiance crépusculaire du récit.
Quant à la traduction, elle se révèle très correcte, mais là aussi diffère sensiblement des éditions Comics USA/France Loisirs et Delcourt. Plus directe, plus familière, avec quelques errements (GIGN pour S.W.A.T. ?). Cela n'est pas trop génant et accélère même le rythme de lecture, cependant les mots de Gordon perdent en assurance et la classe flegmatique d'Alfred s'affadit.
Au-delà de l'oeuvre, ce qui donne tout son suc à cette nouvelle édition ce sont bien ses bonus qui s'étalent sur près de quarante pages. Vous y retrouverez pèle-mèle quelques lignes de Frank Miller, une superbe postface en images de Mazzucchelli, différentes covers, des esquisses, des comparaisons de planches et bien d'autres délices.
Enfin, le dernier boni est sa reliure qui resistera sûrement mieux aux affres du temps.

Donc, si n'avez cure des bonus, que vous êtes soigneux et que vous souhaitez bénéficier d'une traduction plus soutenue : gardez vos éditions.

Sinon, vous savez ce qu'il vous reste à faire ...

Pour les anglophones qui seraient passés à côté, la VO est toujours disponible à moindre frais dans sa version brochée.


Le Bal des vampires
Le Bal des vampires
DVD ~ Jack MacGowran
Prix : EUR 9,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le meilleur film de vampires est bel et bien une parodie, 13 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Bal des vampires (DVD)
Savant mélange d'humour et de frayeur, Polanski revisite le célèbre mythe, et évite de façon toute magistrale l'écueil du grotesque. Plus fort encore, le réalisateur de Rosemary's Baby livre ici la tête de proue du genre grâce aux scènes irrémédiablement cultes, aux réfèrences pétries et au soin apporté à l'atmosphère des plus inquiétantes.

Unique.


Jack le tueur de géants
Jack le tueur de géants
DVD ~ Kerwin Mathews
Prix : EUR 16,55

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Cet enchantement est aussi le premier véritable Harryhausen-like, 13 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jack le tueur de géants (DVD)
Dans la Cornouailles moyenâgeuse, un fermier libère une princesse des griffes d'un géant soldé par un sorcier convoitant le trône.
Adoubé chevalier, il sera confié à notre héros la délicate mission d'escorter la belle jusqu'à un endroit plus sûr.
C'était sans imaginer la horde infernale qui se lancerait à leur poursuite...

Nous voici donc en présence d'un film culte dans la veine du 7ème voyage de Sinbad ! Et pour cause, puisqu'il s'agit quasiment de la même équipe devant comme derrière la caméra, se chargeant de nous faire rêver une fois de plus. La seule différence notable est l'absence du maître Harryhausen à la direction des effets spéciaux. Ce sera donc un de ses disciples qui s'aquittera de la tâche, et ma foi de fort belle manière, même si un cran en dessous du savoir faire de l'immense Ray.
Alors certes le film est l'exemple type de l'oeuvre manichéenne avec ses gentils très gentils et ses méchants archi méchants, néanmoins le tout est mené tambour battant et ça fait vraiment du bien.

Une véritable petite bouchée féerique.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 5, 2013 9:51 PM CET


Star Trek II : La colère de Khan [Édition remasterisée]
Star Trek II : La colère de Khan [Édition remasterisée]
DVD ~ William Shatner
Proposé par Loki_Rises
Prix : EUR 9,97

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Les plus belles scènes de combats spatiaux, 13 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Star Trek II : La colère de Khan [Édition remasterisée] (Blu-ray)
Dans ce space opera à la fois guerrier et profondément humaniste, on retrouve la fine équipe de l'USS Enterprise confrontée a un ancien adversaire redoutable. Si la réalisation est travaillée, que les sfx sont d'excellentes qualité et l'action assez pêchue, c'est bien au niveau de la dramaturgie et de la dynamique entre les personnages que le film sort du lot. En effet, rares sont les space opera aussi intenses en émotions...
Toutefois, une condition de taille pour apprécier pleinement ce superbe spectable : avoir vu la série classique.


Prince des ténèbres [Édition Collector]
Prince des ténèbres [Édition Collector]
DVD ~ Donald Pleasence
Proposé par dvdpromo
Prix : EUR 32,90

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un chef d'oeuvre d'effroi !, 13 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Prince des ténèbres [Édition Collector] (DVD)
Incroyable qu'avec un si petit budget un réalisateur puisse nous livrer une telle merveille d'épouvante. Après The Thing, Halloween ou encore Assault, le roi de l'ambiance apocalyptique arrive toujours à nous étonner avec cette histoire où la montée en puissance du mal est palpable.

Un film idéal pour se faire peur !


La Machine à explorer le temps (1960)
La Machine à explorer le temps (1960)
DVD ~ Rod Taylor
Prix : EUR 7,79

13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Adaptation surclassant le célèbre roman d' H. G. Wells, 13 mai 2010
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Machine à explorer le temps (1960) (DVD)
Porté par sa photographie magnifique, le jeu des acteurs, et son scénario à la fois intelligent et poétique, voici un film de science-fiction indémodable ... Un réel plaisir !


La Fureur du dragon [Édition remasterisée]
La Fureur du dragon [Édition remasterisée]
DVD ~ Bruce Lee
Proposé par Neobang
Prix : EUR 8,81

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le petit dragon au zénith de sa forme, 13 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Fureur du dragon [Édition remasterisée] (DVD)
Se déroulant dans la belle ville de Rome, cette unique réalisation de Bruce Lee (si l'on excepte le cas particulier du Jeu de la Mort) est une réussite alliant humour, émotions et bien évidemment pugilats spectaculaires. Ceux-ci sont d'ailleurs parmi les plus impressionnants jamais montrés au cinéma ! La grâce et puissance toute féline du héros trouveront même un adversaire de choix en la personne du redoutable Chuck Norris. Leur combat dans l'enceinte du Colisée sera une apothéose martiale qui marquera des générations de spectateurs.

Culte, malgré quelques défauts de mise en scène.


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