Profil de Araud Thierry > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Araud Thierry
Classement des meilleurs critiques: 734
Votes utiles : 394

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Araud Thierry "thierry66"
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)    (VRAI NOM)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10
pixel
Le siècle des nuages
Le siècle des nuages
par Philippe Forest
Edition : Broché
Prix : EUR 20,80

11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Au dessus des nuages, le soleil, 22 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le siècle des nuages (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Philippe Forest est un écrivain de la perte. Un écrivain du vide que la parole ne peut combler ni remplir mais dont la littérature est un saisissant témoignage. Avec "Le Siècle des nuages", il nous livre peut-être son plus beau livre, en tous les cas le plus abouti. Il nous donne surtout à lire un des meilleurs textes de cette rentrée littéraire.
L'histoire retrace la vie du père du narrateur, mais aussi l'histoire de l'aviation et celle du XXeme siècle. Découpé en 9 chapitres qui évoquent soit l'histoire familiale soit l'histoire de l'aviation, Le Siècle des nuages réunit l'intime et l'universel. Le récit est éclaté et déconstruit, et ne se laissera pas facilement appréhender par un lecteur pressé. Il faut du temps et des efforts pour cheminer dans ce roman qui mêle inextricablement récit et commentaires sur ce récit.
On sent l'amour de l'auteur pour les belles lettres sans pour autant qu'il se perde dans l'avant- gardisme à tout prix, fut-ce au détriment de la lisibilité. Les phrases s'étirent et dessinent une architecture du récit qui est presque symphonique. A travers cette évocation du père, Philippe Forest nous adressse un message, peut-être futile, peut-être même inutile, il le reconnait lui-même au tout début du roman, mais nous laisse un grand roman qui hantera longtemps l'esprit du lecteur. Chapeau bas.

Spider-Man : L'Intégrale, tome 2 : 1964
Spider-Man : L'Intégrale, tome 2 : 1964
par Stan Lee
Edition : Album

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A posséder dans toutes les bonnes bédéthèques, 19 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Spider-Man : L'Intégrale, tome 2 : 1964 (Album)
Durant les années 60, lorsque Stan "The Man" Lee crée "The Fantastic Four", "Hulk", "The X-Men", "Spider-Man" pour ne parler que d'eux, il a à coeur de proposer une alternative aux super-héros invincibles de la concurrence (Superman en tête). On assiste alors à l'éclosion de super-héros profondément humains qui s'en vont sauver le monde et reviennent en se demandant comment ils vont faire pour rembourser le prêt de la maison. Des super-héros qui, tous, portent en eux une blessure qui les rend plus proches des lecteurs. Ainsi Tony Stark alias Iron-Man est cardiaque, Matt Murdock (Daredevil) est aveugle, les X-Men sauve un monde qui les déteste...
Peter Parker alias SpiderMan a très tôt appris qu'un grand pouvoir implique une grande responsabilité. Il lutte contre des "vilains" ivres de puissance, gagne (presque) toujours à la fin mais, lorsqu'il raccroche ses toiles, il redevient un rat de bibliothèque détesté par les autres élèves. Un photographe free-lance exploité par son patron. Il s'inquiète sans cesse pour la santé fragile de sa chère tante May et n'ose avouer ses sentiments à la belle Betty Brant. Mais par dessus tout, il est calomnié et traîner dans la boue par ceux là même qu'il tente de sauver.
L'année 1964 verra les deux créateurs de l'homme araignée enchaîner les épisodes d'anthologie. Si la méthode "Lee" reste stupéfiante de rythme et d'efficacité narrative elle est par ailleurs servie admirablement par le style graphique de Steve Ditko. Des planches pleine de punch où les personnages évoluent comme dans un ballet chorégraphié par un danseur fou.
Amateur de comics US ou tout simplement de BD de qualité, cet album est à coup sûr un "must".

Mon vieux et moi
Mon vieux et moi
par Pierre Gagnon
Edition : Broché
Prix : EUR 8,55

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Manque d'épaisseur, 19 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mon vieux et moi (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Le narrateur, "jeune" retraité décide d'adopter Léo, un vieillard de 99 ans et de vivre avec lui au quotidien. Ce très court roman (parlons plutôt de nouvelle) relate les quelques mois que durera leur relation. Tout d'abord sur un ton léger voire drôle puis plus sérieux et presque désabusé avant de finir sur une ultime désillusion qui laisse entendre que peut-être les deux personnages ne se sont qu'à peine croisés.
L'ensemble se lit vite. Le style est alerte mais on se demande assez rapidement où l'auteur désire nous mener. A t-il voulu "s'apprendre à vieillir" ? Est-ce à une réflexion sur la vieillesse et la mort inéluctable qu'il s'est essayé ? Le lecteur hésite un peu. Le propos se perd un peu au fil des pages et on a un peu une impression de vide à la fin. Reconnaissons toutefois que Pierre Gagnon sait éviter de tomber dans le pathos et que la distanciation que le lecteur ressent peu à peu vient plus d'une histoire assez plate malgré un style alerte. Restent quelques belles phrases parmi lesquelles je retiendrais : "A ne dire que l'essentiel, l'homme est moins porté à mentir". C'est peut être finalement là l'unique propos du livre.

Bad All Over
Bad All Over
Prix : EUR 8,99

5.0 étoiles sur 5 Caroline chérie, 6 septembre 2010
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bad All Over (Téléchargement MP3)
Voilà une minette qui a tout compris. Au rock'n'roll, s'entend. Ex égérie du X dans son froid pays, elle s'y entend comme pas deux pour nous mettre le feu. 14 chansons qu'on se prend à fredonner dès la première écoute. 14 brulôts rock'n'rollesques qui évoquent irrésistiblement les Ramones (certains riffs d'intro sont même à la limite de l'hommage appuyé). Un groupe qui assure tout en laissant la donzelle sur le devant de la scène nous sussurer ses "give it to me, give it to me..." au creux de l'oreille. Disons le tout de suite, Caroline à une voix à vous faire grimper le taux de tèstostérone dans le rouge. Sexuelle, la voix, je vois pas d'autres mots. Sur les 14 titres, 10 sont de la miss et ils sont du genre redoutablement efficaces. Caroline, c'est un peu Debbie Harry avec encore moins de complexes, Joan Jett en plus féline. Reste plus qu'à voir tout ça en live pour juger vraiment. Mais à mon humble avis, on tient là un des meilleurs disques punk rock de l'année. Un voyage dans le temps vers les années 70 mais une musique complètement actuelle tant Caroline a su mettre tout ça au goût du jour. A faire tourner en boucle, le son calé sur 11 ! Long live Rock'N'Roll !

Les quatre morts de Jean de Dieu
Les quatre morts de Jean de Dieu
par Andrée Chedid
Edition : Broché
Prix : EUR 16,44

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Parcours d'une vie, 6 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les quatre morts de Jean de Dieu (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
C 'est le premier roman d'Andrée Chédid que je lis et je pense que ce ne sera pas le dernier. Parcours d'un siècle, le nôtre. Parcours d'une vie, une vie simple et pourtant riche. Celle d'un personnage, Jean, anonyme parmi tant d'autres. Andrée Chédid prend le parti de nous raconter la vie de Jean en nous parlant de ses morts. Le procédé est très poétique et le résultat attachant. A travers les périgrinations de Jean, ce sont tous les renoncements, toutes les morts symboliques (la foi en Dieu ou dans le communisme etc...) jusqu'à la dernière défaite contre la maladie qui se transforme finalement en victoire que l'auteur nous raconte. Ou comment avancer en laissant dernière nous tout ce qui pourrais nous attacher. Se défaire de ses liens et se reconstruire, finalement. On pourrait presque parler de quête initiatique, sauf que durant toute sa vie, Jean ne se préocuppe que de vivre, voire de survivre (la fuite hors d'Espagne). La narration est fluide et j'ai beaucoup aimé les décrochements, lorsque Jean, parlant à ses filles de sa jeunesse, n'hésite pas à se perdre quelques temps dans d'autres souvenirs, sautant du coq à l'âne. L'auteur le suit alors, et quelquefois même le précède. Ce qui nous vaut un superbe passage sur la poésie à l'occasion de l'arrivée de Jean à Paris. Et dans ces phrases, qui s'égarent, on sent tout l'amour d'André Chedid pour la chose poétique. Juste qu'au bout, l'auteur nous enlace dans un sentiment de fraternité avec ses personnages. La vie de Jean, n'est-ce pas aussi la nôtre, finalement ? Ne peut-on voir, dans la perte de la foi, l'abandon des illsuions de l'enfance, dans la fougue idéologique et politique, la fougue de l'adolescence, l'âge adulte dans la rencontre de la femme aimée et l'évidence brusque de l'amour qu'on lui porte ? Puis les années calmes qui cheminent vers la vieillesse et finalement, l'ultime rivage où Jean s'échoue avec dignité ? Un très bon roman.

Les fantômes de Panassa
Les fantômes de Panassa
par Yves-Daniel Crouzet
Edition : Broché
Prix : EUR 17,24

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Excellente lecture, 5 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les fantômes de Panassa (Broché)
J'ai acheté ce bouquin suite à d'élogieux conseils et parce que la ville de Saint Etienne en est un des personnages principaux. Fan de polar noir, le style m'a, au début un peu rebuté. Puis peu à peu, je me suis laissé mener par l'ambiance et les souvenirs du Saint Etienne des années 70, ma ville natale. A l'arrivée, j'ai dévoré le livre en un week-end. Très difficile à lâcher, ce bouquin. Un conseil, ne le commencez pas en même temps que vous faites cuire votre repas ! On reprochera à l'auteur certaines approximations dans la localisation de certaines rues ou de certains commerces (le bouquinsite de la rue de la République, n'était pas là où l'auteur le situe, il y a trente ans). Mais ce genre de petits détails ne seront remarqués que par les lecteurs stéphanois. Ce qui nous amène à la question : ce livre peut-il plaire à des lecteurs qui ne connaissent pas Saint Etienne ? Et bien, oui. Sans aucun doute. L'histoire est superbement ficelée : le héros, attiré dans sa ville natale par une lettre anonyme va être confronté à de vieux démons surgis du passé et liés à l'enlèvement d'un de ses amis d'enfance. L'ambiance flirte avec le fantastique au début du livre, lors de certaines descriptions notament. Puis, très rapidement on retrouve l'intrigue purement policière qui se déroule peu à peu et sans fausse note, jusqu'à la révélation finale (un peu attendue, toutefois). Alors même si le livre souffre des défauts de nombre de premier roman (le personnage de la fliquette n'est pas très crédible et il y a longtemps que le parler "gaga" a disparu des rues de Sainté et à fortiori des réceptions d'hôtels 3 étoiles), même si psychologiquement parlant, les personnages sont brossés à gros traits, Yves-Daniel Crouzet nous trousse là un amour de roman policier comme on souhaiterait en lire plus souvent et surtout a à coeur de nous raconter une histoire solide et bien construite.
Alors, je vous le demande : que voulez-vous de plus ? Courrez l'acheter (ou commandez le sur Amazon !)

La Bête du Gévaudan : 1764-1767
La Bête du Gévaudan : 1764-1767
par Jean-Marc Moriceau
Edition : Broché
Prix : EUR 17,33

15 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Déconstruction historique, 12 novembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Bête du Gévaudan : 1764-1767 (Broché)
Autant j'avais lu avec un certain intérêt l'"Histoire du méchant loup" du même auteur, (même si comme le fait remarquer un autre lecteur, Mr Jean-Marc Moriceau semble ignorer qu'historien et zoologue sont deux métiers différents) autant ce livre là pose problème.
Les positions de l'auteur ne tiennent nul compte de faits historiques prouvés et avérés et que l'on retrouve dans les archives publiées concernant cette affaire. Du point de vue empirique il y a donc modification de la réalité historique de façon volontaire et donc trucages qui correspondent à autant de fautes graves de la part de l'historien.
Je n'en citerais que deux :
1/ Tous les témoignages se recoupent quant au fait que la bête griffe ses victimes, les lacèrent de ses GRIFFES. Or, apprenons de suite à Mr Moriceau que le loup n'a pas de griffes mais des ongles, que la bête n'aurait pas manquer d'user au vu du nombre considérable de kilomètres qu'il lui arrivait de faire (voir les localisations des attaques sur des laps de temps très courts)...
2/ Elément essentiel que l'auteur ignore superbement : TOUS les témoins parlent de "bête" et non pas de LOUPS. Or, les paysans de l'époque connaissaient très bien le loup, cohabitaient avec lui et savaient l'affronter et le mettre en fuite (il leur suffisait souvent de frapper leurs sabots l'un contre l'autre !!!). Est-ce à dire qu'aux yeux de Mr Moriceau son avis prévaut sur des témoignages historiques ?
Il s'agit ici d'une déconstruction de l'histoire afin de faire coïncider la réalité aux fantasmes de l'auteur, et c'est grave.
A quand un prochain livre pour nous démontrer que :
Jack l'éventreur était un loup,
Le monstre du Loch Ness est un loup,
Mon voisin qui fait du bruit après 23 heures est un loup ?
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 28, 2010 10:37 AM MEST


Les années "Série noire": Bibliographie critique d'une collection policière
Les années "Série noire": Bibliographie critique d'une collection policière
par Claude Mesplède
Edition : Broché
Prix : EUR 36,67

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une Bible, 10 novembre 2009
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce bouquin et les tomes suivants sont indispensables à tout amateur, collectionneur, curieux, lecteur, bibliophile, etc, (biffez les mentions inutiles) désireux d'en savoir plus sur les premières années de la série noire. Tout y est : les données bibliophiliques et le résumé du bouquin, souvent même un court extrait donnant le ton du bouquin et permettant de se faire une idée précise. Cela donne un panorama exhaustif de la période 1945-1959 de cette collection qui reste LA référence de la littérature "noire".
Vous aimez le polar ? Alors vous avez déjà ce livre et les tomes suivants dans votre bibliothèque !..
Sinon, qu'attendez vous ?

Bob Morane la Bete-aux-Six-Doigts
Bob Morane la Bete-aux-Six-Doigts
par Henri Vernes
Edition : Broché

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 recyclage, 20 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bob Morane la Bete-aux-Six-Doigts (Broché)
Comme il l'avait déjà fait pour "L'Exterminateur", aventure de Bob Morane parue en 1989, Henri Vernes recycle ici la trame générale d'un roman de la série "Don" écrit quelques années auparavant sous le pseudonyme de Jacques Colombo (notons au passage que la série Don proposa aussi des recyclages d'anciens scénarii de Bob Morane).
Autant dire qu'il ne reste pas grand chose du roman original (Chromosome Y) cela étant dû au fait que les "Don" visait un public plus adulte que les Bob Morane... Nonobstant, on retrouve ici les défauts des derniers Morane : action des plus lente, narration diluée, suspense inexistant. Morane n'est même pour rien dans la victoire finale sur la bête aux six doigt. On sent le héros étrangé à ce qui se passe, sa principale motivation consistant à tenter de sauver sa peau... On est loin de la nervosité de style du Henri Vernes de la période 1953-1978. Certes, Bob Morane est né en 1953 et il est tout à fait normal que son auteur tente de l'adapter aux goûts du jour. Mais entre les vieux fans nostalgiques de leur enfance et les jeunes lecteurs plus avides d'Héroïc fantasy que d'aventures style années 50, et au prix à payer pour 150 pages écrites en gros caractères, je ne suis pas sûr que Bob Morane ait encore de beaux jours devant lui... A recommander toutefois, ne serait-ce que pour la couverture de René Follet !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 14, 2010 9:20 AM MEST


Toxic Blues: Une enquête de Jack Taylor
Toxic Blues: Une enquête de Jack Taylor
par Ken Bruen
Edition : Poche
Prix : EUR 7,12

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Jack is back, 20 octobre 2009
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Toxic Blues: Une enquête de Jack Taylor (Poche)
Deuxième tome des enquêtes de Jack Taylor, ex-flic qui s'est recyclé en détective privé après avoir été viré de la police. Dans le premier tome de la série, "Délirium tremens" Jack déjà un alcoolique fini mais, dans ce tome-ci, on le retrouve encore plus bas, alors qu'il a découvert la cocaïne. Comme à son habitude, Jack laisse le vent et les événements mener ses enquêtes. La chance est avec lui, le vent le mène assez bien et ses contacts avec ses ex-collègues de la police, quoique parfois brutaux, lui sont d'une grande aide.
Dans ce tome, Taylor enquête sur une série de meurtres violents chez les tinkers, entre deux snifettes...
Ce qui fait l'intérêt des livres de Ken Bruen, ce n'est pas tant les intrigues policières,assez minces et qui n'occupent pas tellement de place dans les romans. C'est plutôt l'exploration qu'il fait de son héros et de son Irlande, exploration qui est bien loin de l'image de la carte postale verdoyante et du trèfle à quatre feuilles... Et le must, c'est encore lorsque, entre deux clins d'oeil aux auteurs anglo-saxons, (Taylor étant un grand lecteur), Bruen nous emmène dans les rues de Gallway et fait de la ville un personnage à part entière, un révélateur de la noirceur du coeur des hommes à travers ses rues sales. Ken Bruen a créé un univers bien particulier et séduisant malgré sa grande noirceur et il faudra attendre encore quelques tomes avant de commencer à entrapercevoir une possible rédemption pour Jack Taylor.

Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10