Profil de theodorusrex > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par theodorusrex
Classement des meilleurs critiques: 1.496.976
Votes utiles : 48

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
theodorusrex "theodorusrex"

Afficher :  
Page : 1
pixel
L'impératrice rouge
L'impératrice rouge
DVD ~ Josef Von Sternberg
Proposé par paul2512
Prix : EUR 14,90

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Sur l’autel du cinéma baroque., 13 février 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'impératrice rouge (DVD)
Avant-dernier film d’une courte mais riche collaboration, commencée en 1930 avec « l’ange bleu » et terminée en 1935 avec « la femme et le pantin », « l’impératrice rouge » marque l’apogée d’un style au service d’une actrice. De par son style qui procède du trop plein, le film affirme dans chaque plan son esthétique baroque. Laquelle structure, ordonne les contours d’un espace limité autour de l’actrice afin de mieux la mettre au centre de cet espace - en pleine lumière. Symbole du parcours psychologique et politique de Sophie Frédérique. Soigneusement, méticuleusement, Sternberg l’esthète découpe, agence, éclaire l’espace autour de son actrice. Emprisonne celle-ci, par un savant découpage, dans un avant-plan et arrière-plan foisonnants. Créant ainsi, dans un décor sinueux, un espace hostile dans lequel Sophie Frédérique se meut bien malgré elle. Sternberg rend palpable, par l’utilisation de cette forêt de praticables, l’univers d’un nouveau statut oppressant, d’un désir soumis aux contraintes de la réalité. Et au détour d’un décor, d’une descente d’escalier, par la conjonction du clair-obscur, du mouvement et du décor, incarne une frustration, une intériorité désenchantée, (thèmes que l’on retrouve dans son œuvre ainsi que celui de la rédemption). Inséminant ainsi l’espace du danger d’un décorum rigide dont l’époux est le corollaire.
De déplacement en ajustement, d’interrogation en décision, le décadrage se fait centre ; se précisent les contours d’une ascension historique et d’une intention artistique. Maintenant de tous les regards, de toutes les attentions, Catherine règne. Comme un écho au destin de la reine Marlène. Trajectoire historique au service de sa muse. En hissant Catherine au centre de toutes les Russies, Sternberg encense Marlène sur l’autel de son cinéma baroque.


L'Homme du Kentucky
L'Homme du Kentucky
DVD ~ Burt Lancaster
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 4,85

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Burt à la mise en scène..., 22 octobre 2005
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme du Kentucky (DVD)
Mise en scène inexistante, invraisemblances psychologiques des personnages, etc.
Film à éviter. A moins d'être curieux ou un inconditionnel de l'acteur...


Mogambo
Mogambo
DVD ~ Clark Gable
Prix : EUR 13,00

14 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ce "Ford" méritait mieux !!!, 22 octobre 2005
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mogambo (DVD)
Très beau film.
Cependant, au-delà de la qualité intrinsèque de ce Ford, la qualité du dvd n'est vraiment pas à la hauteur. L'image manque de netteté. Pourtant Warner nous à jusqu'alors habitué à des dvd de très bonnes qualités.
Ce John Ford méritait une qualité dvd autre, dommage.


Frankenstein
Frankenstein
DVD ~ Colin Clive
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 19,79

27 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 l'homme mutilé, 20 septembre 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Frankenstein (DVD)
Frankenstein ou l'homme mutilé
Deuxième film fantastique de la Universal, immédiatemment mis en chantier à la suite du succès du Dracula de Tod Browning, Frankenstein, réalisé par James Whale qui remplaça Florey, eut un immense succès lors de sa sortie en 1931. Son immense pouvoir de séduction n'était pas étranger à ce succès qui n'a depuis cessé de s'exercer sur des générations entières, au point de peupler l'imaginaire de toute une génération de scènes inoubliables, pour ceux qui ont eu la chance de le voir dans leur enfance.
Encore aujourd'hui, ce film ne cesse de fasciner parce qu'il nous interroge sur la responsabilité de la science face aux conséquences de ses découvertes ; de la posture de l'homme face à sa soif de savoir qui n'est pas illégitime puisqu'elle lui donne la possibilité de mieux comprendre son existence et de lui donner un sens, mais pose aussi les limites de cette soif –La transgression d'un corps conscient -l'homme. Propos pertinent aujourd'hui à l'heure où la science décrypte le génôme humain et s'apprête à appliquer ces nouvelles connaissances.

Au fond, ce film traite de nos profondes angoisses les plus anciennes, Shelley s'est inspirée de vieilles légendes allemandes, lesquelles acquièrent une résonnance particulière avec le noir et blanc. Presqu'un genre à part entière,toujours propice aux univers effrayant, maléfique, fantastique,le noir et blanc a, sinon un espace, du moins un temps d'expression –la nuit… Quel autre support sinon la nuit peut exprimer nos peurs les plus primitives. Et Whale sait en tirer profit par de nombreuses scènes nocturnes et désertiques : la magistrale ouverture du cimetière, château isolé, collines escarpées et oubliettes du château qui rendent aussi bien palpable la fascination qu'exerce la transgression de l'interdit sur le professeur Frankenstein, joué par Colin Clive, que celle du film sur le spectateur. Avec la complicité de son chef opérateur, l'habile sculpteur d'espace du faucon Maltais, Arthur Edeson, Whale a su mettre en scène cette atmosphère contrastée qui convient à ce type de sujet.

Quant à Boris Karloff, remplaçant Bela Lugosi car ce dernier n'accepta pas l'idée de porter un masque, il a su apporter par sa maîtrise de la pantomime et son physique musculeux de la véracité au personnage, le maquillage de Jack Pierce n'y est pas pour rien. Un rôle magistralement interprété. Face à une telle interprétation, celle de Colin Clive semble au premier abord bien fade. Cependant au fil des séquences il acquiert de la crédibilité, car moins enclin à la folie qu'au doute. Le doute du scientifique lorsqu'il découvre le danger que représente sa progéniture.
Pour nos futurs apprentis sorcier, à voir et à avoir absolument !!!!
Théodorusrex


Page : 1