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Contenu rédigé par Claudec
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Commentaires écrits par
Claudec

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La surpopulation
La surpopulation
par Bouthoul Gaston
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 « L'humanité va crever de quincaillerie et manquer de pain. » (Page 227), 8 avril 2016
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Dommage que Gaston Bouthoul, authentique savant d'une exceptionnelle liberté d'esprit, ait surtout été connu en tant que spécialiste du phénomène de la guerre.
Son analyse du fait démographique et du processus ayant conduit à la surpopulation humaine avec toutes ses conséquences, bien que datant d'une époque à laquelle nous n'étions encore que 3 milliards, est probablement parmi les plus clairvoyantes – même s'il lui arrive de se tromper dans quelques prévisions chiffrées – et des plus fouillée qui aient jamais été faites.
Mériterait incontestablement la réédition, si cela n'a pas été le cas.

À lire absolument par tous ceux que le proche avenir de l'humanité intéresse, et peut-être même préoccupe.


Notre empreinte écologique
Notre empreinte écologique
par Mathis Wackernagel
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Empreinte écologique et démographie, 26 mars 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Notre empreinte écologique (Broché)
La manière dont "Notre empreinte écologique" traite des questions de population et a fortiori de surpopulation est significative de la mesure dans laquelle la démographie peut être reléguée à l'arrière plan de l'économique et du social par bon nombre de scientifiques et d'intellectuels. Bréviaire de la décroissance économique, la simple notion de pyramide sociale y est bien entendu superbement ignorée, d'où un livre de plus – pourtant aussi argumenté que savant – écrit sans la moindre référence à la condition humaine.
Reconnue comme facteur parmi d'autres de l'empreinte écologique, la population humaine y est évoquée avec une telle discrétion qu'il est évident que là encore le tabou touchant ce sujet sévit. Au nom de la compassion portée aux plus défavorisés, préséance est accordée au social, au point qu'aussi louable et fondée qu'elle soit, cette compassion porte les auteurs à exclure de leur réflexion ce qui doit être considéré comme la cause première et fondamentale de l'empreinte écologique humaine, avec pour résultat de porter au niveau des nations une lutte des classes attisée autant que mondialisée, et surtout de faire oublier ce que cette empreinte doit à la conjugaison désastreuse d'une croissance anarchique, tant économique que démographique.
Si les recommandations des auteurs aux terriens, les engageant à modérer leur prédation, s'adressent en bonne logique d'abord à ceux qui consomment le plus, les mettre en accusation de façon aussi sommaire renvoie à l'idée fausse que la situation se réduirait à une différence de comportement entre riches et pauvres, qu'il s'agisse d'individus ou de nations. Or l'empreinte écologique est le fait de tous. Elle s'est constituée au cours du temps partout et à tous les niveaux, avec l'aide d'un progrès qui s'étend à l'ensemble de la société. Et si l'empreinte des pauvres est plus faible que celle des riches, c'est précisément parce qu'ils sont pauvres, dont légitimement désireux de l'être moins, avec pour perspective d'augmenter en conséquence leur propre empreinte. Dans les régions les plus reculées de la planète, l'homme sait ou finit d'apprendre ce qu'est le moteur à explosion, la voiture, l'électricité, la télévision, le téléphone, etc. Même s'il reste beaucoup à faire, il est généralement mieux nourri, habillé, abrité qu'il ne l'a jamais été, et accède chaque jour un peu plus à ce qui améliore sa condition, au moins matérielle. Pour cette raison, c'est l'empreinte écologique moyenne qui augmente, celle des pauvres tendant vers celle des riches, même si l'enrichissement général de la société distend les écarts entre les uns et les autres.
Faut-il rappeler que la croissance démographique – 280 000 individus s'ajoutent quotidiennement à la population humaine de la planète – a pour effet d'accroître plus fortement le nombre des plus défavorisés que celui des riches et que sur 1 000 terriens supplémentaires, 700 vont augmenter le nombre des pauvres, 273 celui des représentants des classes moyennes et 27 celui des riches ? C'est dans ces conditions qu'à l'horizon 2100 ce ne sera plus les ressources d'une planète et demie qui seront nécessaires à l'humanité mais celles de 2 planètes.
Dans une telle situation, s'il doit être exigé davantage des plus favorisés, nul ne peut être exonéré de sa part de responsabilité, aussi faible soit-elle, au motif que d'autres en portent une part plus grande, et c'est une grave erreur que de donner à penser qu'il puisse en être autrement. Il faut laisser aux idéalistes le soin de traiter au mieux une iniquité proportionnelle à la richesse de la société et au nombre de ceux qui se la partagent, sachant qu'elle est d'abord due à notre structure sociale en ce qu'elle a de plus ancré. Il est grand temps d'aborder avec pragmatisme l'avenir tel qu'il se présente. S'il est éminemment regrettable que des abus aient été commis, il importe que soient sanctionnés ceux qui se commettent encore, mais l'heure n'est pas à la repentance, aussi fondée puisse-t-elle être, et encore moins à une expiation quasi mystique par la décroissance. Renoncer au progrès c'est se montrer incapable de le maîtriser et de punir ses abus en niant ses bienfaits ; c'est se tourner vers le passé quand il est requis, dans la plus grande urgence, que les efforts de tous soient tournés vers l'avenir pour en tirer le meilleur.
Il n'est pas question de contester ici l'utilité de l'empreinte écologique en tant qu'instrument de diagnostic et de sensibilisation aux excès de prédation de l'humanité, ni de nier que les plus riches en soient les premiers responsables, et encore moins de contester le droit que ce concept a acquis de s'ajouter à ceux qui inspirent déjà les chercheurs et experts, mais d'attirer l'attention sur le fait que pendant qu'ils en fouillent les détails et les retournent en tous sens, la population ne cesse de croître à un rythme jamais atteint, dans la quasi indifférence générale. Raison suffisante pour paraphraser William Rees clôturant la préface de ce livre, pour proclamer : « Regarder en face [et sereinement], tous ensemble, la réalité du dépassement [démographique plutôt que écologique] nous forcera à découvrir et mettre en pratique ces qualités uniques qui distinguent le genre humain des autres espèces sensibles pour nous réaliser pleinement comme êtres humains. En ce sens, la changement [démographique plutôt que écologique] mondial est la dernière grande occasion de prouver que la vie intelligente existe réellement sur la Terre. »
Une démographie voulue et non subie est la condition première et incontournable du rééquilibrage de notre empreinte écologique, aussi bien par tête que globale, et toute démarche visant à harmoniser cette empreinte avec les capacités de portage de la planète, sans ajustement de notre population – indépendamment des inégalités sociales qui puissent y régner –, est d'avance condamnée à l'échec par le nombre.

« J'affirme que planifier notre a­venir devrait consister à diminuer la population mondiale.» Abraham Maslow in "Être humain" (Eyrolles, 2013).


Les clés du futur
Les clés du futur
par Jean Staune
Edition : Broché
Prix : EUR 24,90

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Rien ne se ré-invente ..., 24 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les clés du futur (Broché)
... tout au plus est-il possible de changer, de réformer, d'améliorer, ce qui a déjà été inventé. Mais il faut bien qu'un titre accroche. Et ça va bien avec une certaine naïveté dont fait preuve l'auteur en divers passages de ce livre, au demeurant fort intéressant.

À croire qu'il a été inspiré par le rapport Meadows, remis au club de Rome il y a une quanrantaine d'années ; Il en est comme l'illustration, par les exemples cités en divers domaines.

Une grave lacune cependant ; Le peu de place donné à la question démographique, balayé sous le tapis en quelques mots.

Pour le reste, beaucoup d'optimisme et de foi en l'homme, ce qui n'est pas forcément un signe de clairvoyance.


Traité sur la tolérance : A l'occasion de la mort de Jean Calas
Traité sur la tolérance : A l'occasion de la mort de Jean Calas
par Voltaire
Edition : Broché
Prix : EUR 2,00

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un bobo avant la lettre, 24 avril 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Traité sur la tolérance : A l'occasion de la mort de Jean Calas (Broché)
Ouvrage écrit par un bobo parmi d'autres, à l'instar de Rousseau.

Quel qu'ait été son caractère abominable et les manifestations de l'intolérance la plus intolérable qu'elle dénonce, l'affaire Calas a été pour Voltaire l'occasion de publier un ensemble de réflexions manifestement rassemblées pour manifester une indignation à la hauteur de l'événement.

Il n'en demeure pas moins que l'auteur y fait preuve d'une idéologie sommaire ' aussi généreuse qu'elle puise être ' n'ayant d'égales que ses illusions. Les extraits qui suivent en donnent un aperçu, que la simple observation du monde dans lequel nous vivons aujourd'hui confirme.

« On ne craint plus en Hollande que les disputes d'un Gomar sur la prédestination fassent trancher la tête au grand pensionnaire. On ne craint plus à Londres que les querelles des presbytériens et des épiscopaux, pour une liturgis et pour un surplis, répandent le sang d'un roir sur un échafaud. L'Irlande peuplée et enrichie, ne verra plus ses citoyens catholiques sacrifier à Dieu pendant deux mois ses citoyens protestants ... »
« Plus il y a de sectes, moins chacune est dangereuses. »
« Les temps passés sont comme s'ils n'avaient jamais été.
« La controverse est une maladie épidémique qui est sur sa fin, et cette peste, dont on est guéri, ne demande plus qu'un régime doux. »
...
D'innombrables actes de barbarie et d'intolérance, n'ayant rien à envier à l'affaire Calas ont été et sont commis depuis, au vu et au su de tous, au point que les consciences ne s'en émeuvent plus que très occasionnellement. Les nouveaux Voltaire prolifèrent pourtant, dans un optimisme aussi résolu qu'aveugle ; sans doute parlent-ils aux siècles futurs, comme ce fut le cas de leur prédécesseur.


Le destin au berceau : Inégalités et reproduction sociale
Le destin au berceau : Inégalités et reproduction sociale
par Camille Peugny
Edition : Broché
Prix : EUR 11,80

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Erreur sur le titre, 7 novembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le destin au berceau : Inégalités et reproduction sociale (Broché)
Attention, un titre peut en cacher un autre. Ainsi de celui du présent livre, dont le sujet n'est pas la manière dont le destin nous frappe d'inégalités à notre naissance, mais la doctrine selon laquelle l'école et l'enseignement devraient être les instruments d'une idéologie mise au service d'une utopique éradication de ces inégalités, plutôt que les outils de diffusion des savoirs. Son exergue y conduit d'ailleurs sans détours :
« Vous êtes le fils d'un salarié, ouvrier,employé, journalier agricole. Sauf hasard providentiel, votre destinée est de demeurer toute votre vie un salarié. Voilà, tout à côté de vous, dans la rue voisine, le fils d'un possédant, d'un détenteur de capitaux. À moins de circonstances extraordinaires, il restera sa vie entière, directement ou indirectement, un patron. (...). On nous répondra : la société distribue à chacun de ses membres le rôle, le rôle, la tâche, qui convient à ses facultés Il faut bien que l'un commande et que l'autre exécute, que l'un travaille de son cerveau, l'autre de ses bras. Soit, il faut des hommes pour toutes les tâches et il serait absurde que chacun prétendit à diriger les autres. Mais où trouvons-nous l'assurance que le fils du possédant en fût plus digne que celui du prolétaire ? Quand donc a-t-on mesuré contradictoirement leurs aptitudes, c'est à dire leur intelligence et leur culture ? L'un est plus instruit que l'autre ? C'est qu'un premier privilège , une première distinction arbitraire les a séparés, dès que leur conscience s'éveillait à la vie. »
Léon Blum, Pour être socialiste, 1919

Si Léon Blum balaie d'un revers de plume, pour en attribuer les effets au hasard – qu'il nomme "hasard providentiel" pour les uns et "circonstances extraordinaires" pour les autres –, les efforts des hommes pour s'extraire de leur condition, l'améliorer ou tenter d'aider leur descendance à connaître un sort meilleur que le leur, comme il méconnaît le succès en tant que reconnaissance et mesure de la réussite de chacun, donc de ses aptitudes, Camille Peugny abonde en son sens. Et il n'est pas le seul puisque ses pairs, compagnons de réflexion, cautionnent son ouvrage, méritant ainsi les remerciements qu'il leur adresse.

Par ces mots : « Le constat est sans appel, les conditions de la naissance continuent de déterminer le destin des individus. », il n'en reste pas moins que ce travail de laboratoire intellectuel, aboutit à ce que la simple observation et le bon sens enseignent depuis toujours :
- Par un mécanisme vieux comme le monde et à critères de segmentation comparables, les proportions de représentants des diverses catégories sociales restent les mêmes, aux déclassements conjoncturels et de durées variables près
- Les pauvres ne peuvent enfanter que des pauvres et les riches que des riches.
- Dans leur immense majorité, les individus terminent leur existence dans la condition où ils sont nés.
Et ce n'est pas en réfutant le caractère représentatif de la pyramide sociale pour lui substituer un empilement de cercles (Goux/Maurin) ou une nébuleuse (Mendras/Simmel) – qui ont ceci de commun qu'il leur manque une base –, le rhomboïde, ou toute autre figure cherchant à échapper à la réalité, que le raisonnement, aussi savant soit-il, y changera quoi que ce soit.

Extraits :
« En fin de compte, les inégalités ne diminuent pas et le régime de mobilité sociale demeure inchangé. »
« ... il convient de questionner à nouveau la capacité du système éducatif français à enrayer les mécanismes de la reproduction [de l'hérédité sociale] »


Moins nombreux, plus heureux - L'urgence écologique...
Moins nombreux, plus heureux - L'urgence écologique...
par Collectif
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Pour une écologie claivoyante et responsable, 9 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Moins nombreux, plus heureux - L'urgence écologique... (Broché)
Plutôt que de prétendre, dans sa présentation, que ce livre vient combler un manque, alors que contradictoirement certains de ses précurseurs y sont cités, n'eut-il pas été plus juste et modeste de le dédier à ceux – trop rares il est vrai – qui de tous temps n'ont cessé de dénoncer une situation qui ne fait qu'empirer. En dépit de l'indifférence dans laquelle vit le vulgum pecus et de l'impassibilité avec laquelle les pouvoirs continuent de diriger nos consciences et nos actes, nous ne devons en effet pas davantage ignorer les messages de ces sonneurs de tocsin que les avertissements de Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies (1997 - 2006) : « Si nous continuons dans cette voie, si nous ne faisons rien pour enrayer l'accroissement de la population, nous allons en payer le prix, nous allons nous retrouver dans un monde surpeuplé. La démographie a un impact sur le développement économique, sur l'environnement et sur les ressources de la Terre qui sont limitées.» ; ou du Rapport 2009 du Fonds des Nations Unies pour la Population ; « L’effort à long terme nécessaire pour maintenir un bien-être collectif qui soit en équilibre avec l’atmosphère et le climat exigera en fin de compte des modes viables de consommation et de production, qui ne peuvent être atteints et maintenus que si la population mondiale ne dépasse pas un chiffre écologiquement viable.»

Comme l'écrivait Jean Fourastié (Cf. Ce que je crois" - Grasset 1981) : « la condition humaine est bien la dernière des préoccupations de l'homme. » Est-ce l'expression de la sagesse populaire, considérant que comme toute chose peuplant l'univers, notre Terre aura une fin et peut-être avant elle, les espèces qui la peuplent ? La mort de notre civilisation s'inscrit normalement dans ce destin, avec d'autant plus de certitude et de rapidité que nous avons abusé de l'hospitalité de notre planète en la surpeuplant. Pour peu qu'ils ouvrent les yeux, les plus bornés d'entre les hommes entrevoient le terme de ce pillage.

Jean Fourastié pensait aussi (même source que ci-dessus) que ce qui manque le plus à l'homme est la synthèse. Or ce livre le confirme dans la diversité des points de vue qu'il offre, agrémentés pour quelques uns d'exercices de style et d'évocation des clivages droite-gauche, homme-femme, riches-pauvres ; d'accusation des multinationales, (comme si elles n'étaient pas des constructions humaines), ainsi que de quelques actes de repentance sacrifiant au politiquement correct. Si l'écologie n'est pas plus de droite que de gauche, nous pouvons hésiter dans l'attribution de l'abus démographique à l'homme ou à la femme (la procréation s'étant jusqu'ici pratiquée à deux, n'en déplaise à certains) ; nous pouvons en accuser le collectivisme plutôt que le libéralisme et inversement, mais une chose est certaine : outre sa portée écologique, par simple effet de proportion, les pauvres seront les plus concernés par une réduction de la population, et ce sera une grande victoire dans la lutte contre la pauvreté qu'une telle réduction. Quoi qu'il en soit, une régulation s'imposera d'elle-même si nous ne sommes pas capables d'y procéder à temps avec un minimum de sagesse, et elle fera alors fi de toutes considérations d'ordre social et même humanitaire, ce qui nous promet le pire.

Ce livre est donc un cri d'alarme de plus, auquel la préface d'un "Chevalier vert" n'ajoute pas grand chose, sinon que l'instinct du politicien le conduisant à secourir la victoire, il peut s'en déduire un supplément d'espoir. Quelles que soient leurs postures et leurs protestations, ce sont les pouvoirs religieux et politiques qui ont entraîné la société au point d'irresponsabilité et d'inconscience où elle en est en matière de prolifération et ce ne peut être que d'eux que viendra un sursis à son sort au demeurant inéluctable. Aucune manifestation allant en ce sens ne doit donc être négligée, ce qui suffit à conférer son utilité à la publication de ce recueil.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 27, 2014 11:01 PM CET


Les nouvelles classes moyennes
Les nouvelles classes moyennes
par Éric Maurin
Edition : Broché
Prix : EUR 11,80

2.0 étoiles sur 5 Notoirement biaisé, voire superficiel., 25 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les nouvelles classes moyennes (Broché)
« les classes moyennes sont en réalité le lieu où s'expriment les aspirations les plus intenses à l'ascension sociale et les craintes les plus aiguës face au déclin » - Monsieur de La Palisse n'aurait pas dit mieux. Un ouvrage qui nous renvoie quelque peu à un autre, paru il y a quelques décennies, ayant pour titre "Les 7 péchés capitaux des universitaires".
120 pages – avec références scientifiques à l'appui –, négligeant que nous sommes avant tout tels que le sort nous fait naître : les héritiers de nos géniteurs, pour le meilleur et pour le pire.
Que nous appartenions à la classe moyenne ou à l'une des autres classes, il en est ainsi pour chacun d'entre nous, et les circonstances, notre ambition, notre talent (inné ou acquis) ... et la chance, font la suite.
Et remplacer la pyramide sociale par une superposition de cercles, n'y change rien.
Un aspect de la question n'est en tout cas pas abordé, dont l'incidence est pourtant déterminante pour juger de l'évolution de la société et de n'importe quelle classe parmi celles qui la composent : la démographie (pas seulement nationale). Pourquoi ? Refus habituel de la plupart des experts en sciences sociales d'aborder cette question ? attitude dictée par la chimérique lutte des classes ? cécité ? Il en résulte en tout cas, que faute d'user de cette clé, ce livre aura laissé au moins l'un de ses lecteurs sur sa faim.
La classe moyenne, qui regroupe les classes moyennes dont il est question ici, se situe par définition entre les pauvres et les riches. Elle ne peut que croître en nombre avec la population ; et en richesse avec l'activité de cette population. Et ceci au sein d'une pyramide sociale s'atrophiant, à mi chemin d'un écart allant toujours croissant entre les plus riches et les plus pauvres.


Homo disparitus
Homo disparitus
par Weisman Alan
Edition : Poche

3.0 étoiles sur 5 Avenir du renouvelable, 23 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Homo disparitus (Poche)
Voici une manière originale d'aborder le problème de la surpopulation, même si dans bien des domaines le mal paraisse irréparable (éternels polymères par exemple) ou promette à la plupart des espèces vivantes qui prétendront y survivre le plus longtemps possible, une adaptation radicale souvent proche de la mutation.

Bien que non exhaustif, comme l'auteur le souligne, l'inventaire auquel il se livre et les sources qui le cautionnent démontrent l'inutilité des combats d'arrière-garde auxquels se livrent les uns et les autres, le plus souvent au nom de préoccupations ou de vues personnelles plus proches du hobby ou de la marotte que d'un véritable souci de l'avenir de l'humanité.

Si cette dernière entend perdurer, elle ne le devra qu'à une seule mesure, à instaurer d'urgence en faisant fi de toute autre considération : « ... qui limitera à UN le nombre d'enfants qu'une femme sera capable de porter.»

Et il en va non seulement de l'espèce humaine mais de toutes les autres, outre la fait que ce soit pour l'homme l'ultime chance de prouver la supériorité de son intelligence. De quoi démentir en tout cas les prophètes les plus pessimistes quant à la capacité de la nature à se ressourcer, et rassurer ceux qui les écoutent.

Quoi qu'il en soit, l'essentiel de l'enseignement à tirer de ce livre n'est-il pas qu'en dépit de ses prouesses techniques et technologiques, l'homme sera vite oubliée lorsqu'il sera parvenu au maximum de ce que tolérera la planète ? Celle-ci peut faire sans lui et aura tout son temps pour réparer le pillage dont il se sera rendu coupable.


Voyage autour de ma chambre
Voyage autour de ma chambre
par Xavier De Maistre
Edition : Poche
Prix : EUR 6,40

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 A lire ou relire, 14 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Voyage autour de ma chambre (Poche)
Par des temps qui courent (nous somme en janvier 2011), ou un journaliste à la notoriété inoxydable vient de salir sa profession comme les lettres en général, la meilleure manière pour le lecteur d'échapper au plagiat est encore de relire ses classiques, qui en sont d'autres, mais tellement anciens que s'en souvenir reviendrait à faire preuve de pédantisme.
Ainsi De Maistre, dans son voyage autour de sa chambre, rappelle-t-il La Rochefoucauld lorsqu'il nous parle de ses miroirs et de l'amour propre, ou plus précisément de l'amour de soi-même, qui est bien le plus courant en même temps le plus grand travers de l'homme (sans oublier la femme). Pages savoureuses en tout cas. Tout comme celles dédiées à Rosine, la chienne de l'auteur, ou la part faite à "l'autre", ce double qui réside en chacun d'entre nous et à qui il arrive de tellement nous agacer.
Bien des écrivains se sont inspirés du genre introspectif depuis – sans dorénavant nous étonner – pour nous livrer les réflexions que leur inspirent leur quotidien et ce qui les entoure, du plus singulier au plus banal. Si ce n'est pas son seul mérite, Voyage au tour de ma chambre a dû, quant à lui, frapper par son originalité et un tour auquel bientôt deux siècles n'ont n'ont rien fait perdre d'une fraîcheur qui rabiboche avec la littérature, lorsqu'il lui arrive de nous fâcher.


Compte à rebours : Jusqu'où pourrons-nous être trop nombreux sur Terre ?
Compte à rebours : Jusqu'où pourrons-nous être trop nombreux sur Terre ?
par Alan Weisman
Edition : Broché
Prix : EUR 23,90

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A lire absolument, 3 février 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Il est d'autant plus malaisé de tirer de ce tour du monde des misères de l'humanité et de celles qu'elle inflige à son environnement autre chose que nostalgie et résignation, que les meilleures intentions pour y remédier sont souvent antagonistes. À défaut d'admettre « Qu'il n'y a pas un seul problème sur la Terre qui ne serait moins grave si nous étions moins nombreux. », « Chacun en effet a le souvenir d'un monde qui était meilleur. Moins peuplé. Plus agréable. Où l'on se sentait plus libre. »

Face au foisonnement de nos maux, reste à espérer que ce livre, par les « questions simples et de bon sens » qu'il pose en préambule :
- « Combien d'êtres humains notre planète peut-elle contenir ... ? »
- « Existe-t-il un moyen pacifique et moralement acceptable de convaincre les humains de toutes les cultures, religions, nationalités, tribus du monde, qu'il est de leur intérêt de faire moins d'enfants ? »
- « ... quelles espèces et quels processus écologiques sont essentiels à notre survie ? »
- « ... comment concevoir ... une économie capable de prospérer sans dépendre d'une croissance infinie ? »,
soit suffisamment lu pour accélérer la prise de conscience de ce qu'est la réalité de notre prolifération ainsi que la nature et l'urgence des mesures à mettre en œuvre pour l'enrayer et stabiliser la population mondiale à un niveau acceptable.

C'est aussi un hommage mérité à de nombreuses ONG, ainsi qu'aux communautés universitaires et scientifiques, qui ne doit pas faire oublier que ces dernières ne sont pas toutes d'accord, tant sur les bilans que sur les mesures à prendre telles qu'elles en découlent. Il n'en demeure pas moins que leurs travaux contrastent avec l'inertie des religions ainsi qu'avec l'absence de réactivité, – voire l'opposition – des politiques, faisant de ceux-ci comme de celles-là les vrais responsables de la situation dans laquelle s'est enfoncée l'humanité au cours des derniers siècles, par leur incapacité à accompagner le progrès.

Quoi qu'il en soit, si contrairement à ce que peuvent faire croire leur crédulité et leurs superstitions, leur condition n'est pas la première préoccupation des hommes, il est grand temps qu'ils réalisent que « La foi stupide ne peut que déplaire à Dieu. » (Jules Renard)

Tout les moyens respectueux de la morale étant bons pour provoquer la dénatalité, ne faut-il pas craindre toutefois que l'abondance et la diversité des faits n'ajoutent à leur relation dans un style journalistique atteignant les limites de la vulgarisation, puissent porter atteinte à l'efficacité de "COMPTE À REBOURS" ?


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