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Contenu rédigé par Jean for Joel
Classement des meilleurs critiques: 56
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Commentaires écrits par
Jean for Joel "J.V Omri" (Suisse)
(TOP 100 COMMENTATEURS)   

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Gatsby
Gatsby
par Francis Scott Fitzgerald
Edition : Broché
Prix : EUR 15,44

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "(...)mais il découvrit bientôt qu'il s'était engagé dans la quête d'un Graal.", 26 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gatsby (Broché)
c'est un roman mythique ; histoire d'une passion absolue et tragique entre un garçon pauvre devenu fabuleusement riche -Gatsby- et la fragile, l'insouciante, l'édénique, le diamant si finement taillé -Daisy-... leur rencontre où l'amour s'est épanoui a lieu en 1917, il part à la guerre, il s'y auréole de gloire, Daisy par facilité- se marie avec un garçon extrêmement riche, paternaliste, arrogant, persuadé de la suprématie blanche, Tom... l'action principale du roman se déroule en 1922 entre Long Island et New York, entre la somptueuse villa de Tom et Daisy et celle en face de Gatsby, un gigantesque palais de marbre où les fêtes les plus invraisemblables -et où les rumeurs les plus folles courent sur leur hôte le mystérieux Gatsby si fabuleusement riche- ont lieu durant tout cet été caniculaire... le narrateur Nick, un cousin de Daisy qui vit passagèrement dans un petit bungalow juste à côté de chez Gatsby sera témoin et partie prenante du drame. Un roman court et percutant à lire et à relire, une tragédie qui a tous les ingrédients pour en faire une oeuvre immortelle. Redford fut un fascinant Gatsby et je suis persuadé que Leonardo DiCaprio en sera un extraordinaire.

"C'était tous deux -Tom et Daisy- des insouciants, ils cassaient les choses et les êtres, puis allaient se mettre à l'abri de leur argent, ou de leur prodigieuse insouciance, ou de ce qui les liait l'un à l'autre, et ils laissaient à d'autres le soin de nettoyer les saletés qu'ils avaient faites..."
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 22, 2013 12:27 AM CET


OEuvre (Tome 1)
OEuvre (Tome 1)
par Kundera Milan
Edition : Relié
Prix : EUR 59,85

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 une oeuvre cohérente, 23 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : OEuvre (Tome 1) (Relié)
ce premier volume est composé de quatre romans et de deux récits de nouvelles et marque une première partie d'avant le printemps de Prague et de l'après depuis son exil français ; "Risibles amours" sont formées de six nouvelles indépendantes les unes des autres ayant pour principal sujet les relations hommes/femmes sous toutes leurs déclinaisons décrites avec humour et dérision ainsi qu'une première nouvelle ("Personne ne va rire") que l'on peut avoir comme une ébauche de "La plaisanterie" qui elle nous décrit la descente en enfer d'un brillant étudiant communiste, un peu trop individualiste, un peu trop sardonique qui ose se moquer dans un télégramme à sa petite amie de choses sacrées dont on ne peut pas rire alors qu'elle est dans un stage organisé par le Parti... il sera ostracisé, empêché d'étudier, exclu du Parti, pointé du doigt comme ennemi du peuple... il s'en sortira brisé moralement obsédé par l'idée de vengeance ; "La vie est ailleurs" qui est aussi un roman sur le nouvel ordre moral de la jeune Tchécoslovaquie communiste qui prend pour héros un garçon opportuniste et sot, admiré par une mère castratrice qui voit en lui un Génie, qui commencera sa vie dans le luxe de la bourgeoisie, qui a pour seul talent de devenir ce que l'on attend de lui, peintre, puis poète surréaliste avant de devenir réaliste pour plaire au nouveau régime en place s'empressant de condamner ses anciens maîtres et de devenir un dénonciateur révoltant d'égoïsme et de mauvaise fois ; "La valse aux adieux" qui est peut-être son roman le plus cynique et le plus cinglant qui se déroule en cinq journées dans une petite ville d'eau où l'intrigue principale -dont découleront toutes les autres- est celle d'un trompettiste fameux ayant "soit-disant" mis enceinte une infirmière jolie et fadasse et qui va tout tenter pour la faire avorter -il est marié et amoureux de son épouse-... tous les protagoniste dansent et se tournent autour Et aucun n'est sympathique ; puis "Le livre du rire et de l'oubli" que Kundera appellera variations qui se présente à nous sous formes de nouvelles où certaines parlent directement sous son nom de ses expériences à lui -de son père, de son ostracisme, de son exil- et qui est le premier livre qu'il écrira depuis son exil français, il dit "une méditation dur l'existence vue aux travers de personnages imaginaires" puis "L'Insoutenable Légèreté de l'Être" qui nous parle de Tomas, de ses amitiés érotiques, de sa passion pour Tereza, de ses déboires politiques à la suite de l'arrivée des chars entrecoupé de réflexions et d'idées philosophiques... un auteur qui a toujours l'humour du désespoir en nous parlant de sa Tchécoslovaquie qui passera de la joie au désespoir à cause du régime totalitaire voulu puis honnis encore plus une fois que les chars russes seront venus mettre le mauvais élève dans le droit chemin. Je vais me lancer dans le second volume du coffret.

PS nous avons droit à une passionnante biographie de chacune de ses oeuvres à la fin de ce volume.


La Valse aux adieux
La Valse aux adieux
par Milan Kundera
Edition : Broché
Prix : EUR 21,76

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "C'est l'un des étranges mystères de la vie que les innocents doivent payer pour les coupables.", 18 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Valse aux adieux (Broché)
c'est un drame/mélodrame en cinq journées qui se déroule dans une petite ville d'eau de la jeune Tchécoslovaquie communiste où Kundera en virtuose de haut vol, à partir d'une histoire de moeurs des plus banale parvient à nous parler de l'histoire récente de son pays, des rapports bourrés de mensonges et d'incompréhension entre hommes et femmes, de la jalousie, de délation, de vanité, de l'humanité hypocrite et veule... aucun de ses protagonistes est sympathique -enfin pas complétement antipathique pour autant- mais on s'attache à la trame et on avance dans ce roman comme dans un polar jusqu'au point final : un trompettiste fameux aurait engrossé -après une nuit!- une jolie et fade infirmière, il est marié, il adore sa femme, il la trompe tout le temps, l'infirmière croit trouver dans cet embryon la chance de sa vie, le trompettiste lui joue l'amour pour la faire avorter... ajoutons un médecin eugéniste et cynique, un américain malade et bon vivant touché par la grâce, une fille d'un ancien dirigeant conspué puis réhabilité, une femme extrêmement belle d'une jalousie terrifiante, un intellectuel se préparant à immigrer, un jeune homme fou d'amour... c'est brillant et haletant.

"Il ne peut pas s'asseoir. La jalousie est comme une violente rage de dents. On ne peut rien faire quand on est jaloux, pas même s'asseoir. On ne peut qu'aller et venir. D'un point à un autre."


L'Envers du paradis
L'Envers du paradis
par Francis Scott Fitzgerald
Edition : Poche
Prix : EUR 8,46

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "- Quel étrange garçon tu es ! (...)", 17 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Envers du paradis (Poche)
c'est l'histoire d'Amory Blaine, enfant unique d'un couple richissime, beau comme un ange avec une tignasse auburn et d'immenses yeux verts émeraudes, né à la toute fin du XIXe et vivant une enfance royale de gosse préservé des dieux, adoré par une mère -Béatrice- élevée en Europe, prodigue et naturellement dépensière -le père est quasiment absent du livre-, Amory veut être admiré par tous, veut charmé, il est égotiste et romantique, il est unique mais tente de se faire une réputation de gentleman soumis aux conventions, lycée chic puis années à Princeton, première guerre mondiale où il va faire son devoir, grande passion mise à mal par son retour de fortune -son père a fait des placements pourris, sa mère a dépensé presque tout-... plus il avance en âge, plus il s'éloigne de l'enfance édénique (le titre de la nouvelle édition de la pléiade est plus correcte "Loin du Paradis"), plus il se délite littéralement, se déplume sans pour autant perdre son élégance racée, son intelligence lucide, son charme inusable... publié en 1920, premier roman de Fitzgerald, un coup de maître, l'Amérique insouciante et alcoolisée d'avant de le premier conflit mondial puis celle de la prohibition et d'un nouvel ordre moral qui prend le dessus, un style emportant et juvénile avec de l'humour à revendre qui rend à merveille cet Amory entre vanité divine et déréliction aristocratique... J'adore.

"(...)Toutefois, quelques heures après avoir quitté ce pays pour de plus chaudes contrées avec Béatrice, son appendice éclata, sans doute parce qu'il avait trop pris de repas au lit, et après une série de télégrammes frénétiquement expédiés en Europe et en Amérique, à la plus grande surprise des autres passagers, le paquebot fit lentement demi-tour et reprit le chemin de New York pour déposer Amory sur la jetée. Vous conviendrez que si ce n'est pas vraiment la vie, c'est tout de même une splendide existence."

"Parfois je me dis que j'aurais aimé être un anglais. La vie en Amérique est tellement fade, stupide et saine."


La Trahison dans la peau
La Trahison dans la peau
par Robert Ludlum
Edition : Poche
Prix : EUR 7,70

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Ne vous fiez pas aux apparences..., 13 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Trahison dans la peau (Poche)
c'est un polar assez limpide qui nous permet de retrouver le "pauvre" Jason Bourne, le héros si humain, peu aimé, souffrant de troubles de mémoires, bouc-émissaire parfait à cause de son individualisme si dérangeant, qui est rappelé par "Le vieux" le directeur de la CIA -qui le haït- afin de tirer des pattes de méchants terroristes islamistes son ami Martin Lindros -directeur adjoint- qui vient d'être enlevé... bon on sait en ouvrant le bouquin que Jason va s'en sortir, qu'il va triompher du mal et de ceux qui veulent sa peau, sauver son pays d'une attaque diabolique... Mais cela na pas gâcher mon plaisir car le héros même blessé -surtout blessé-, aux abois, seul face à l'injustice interne et aux persécutions des vrais méchants reste le héros rêvé, polyglotte, qui ne tue que si nécessaire, véritable caméléon humain, qui parvient à déjouer tous les pièges... 680pages de retournements, de trahisons, de luttes acharnées entre l'Afrique, Odessa, Istanbul, Washington DC, le Pakistan avec un groupe terroriste digne d'Al-Qaïda avec deux frères Saoudiens à sa tête, sans scrupules, sadiques, axiomatique dans leur haine du Grand Satan et de tout l'Occident tellement décadent... Bonne lecture.


Ceux qui prennent le large
Ceux qui prennent le large
par Highsmith
Edition : Poche
Prix : EUR 5,32

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 une histoire d'obsessions..., 9 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ceux qui prennent le large (Poche)
ceci n'est pas un polar mais un roman psychologique de haut-vol où un père -Coleman- en adoration béate et totalement irrationnelle devant sa fille -Peggy- accuse son gendre -Ray- d'être l'instigateur du suicide de cette dernière -le début du roman se déroule à Rome alors que Peggy a déjà mis fin à ses jours- Et cette certitude l'obsède tellement qu'il respirera mieux lorsqu'il sera parvenu -enfin- à assassiner Ray... et étrangement Ray veut absolument se justifier envers Coleman : qu'il n'y est pour rien dans cette mort subite, qu'il souffre autant que lui et blablabla, Coleman restant sourd à ses justifications et fixe sur sa propre obsession ; il y aura tentatives de meurtres, il y aura une partie de cache-cache dans une Venise hivernale retraite pour de riches américains oisifs... ce que j'apprécie particulièrement chez Patricia Highsmith ce sont les atmosphères lourdes et la description implacable des rapports humains et que tout n'est jamais blanc ou noir Et même si elle s'intéresse plutôt à des gens riches je la rapproche du grand Simenon. Un plaisir.


La vie est ailleurs
La vie est ailleurs
par Milan Kundera
Edition : Broché
Prix : EUR 24,70

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Je suis un poète, je suis un grand poète, se dit-il,(...)", 8 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La vie est ailleurs (Broché)
Kundera se sert d'un héros parfaitement détestable d'un ridicule fini, égoïste et égotique, complaisant, opportuniste et suffisamment intuitif pour être ce que l'on veut qu'il soit, non dépourvu d'un petit talent ni d'une certaine finesse, peu aidé par une mère castratrice, en total pâmoison devant son Jaromil, admiratrice du moindre de ses rots langagiers ou picturaux en criant au génie, pour nous démontrer que cette nullité peut trouver dans un système inique son plein épanouissement, une certaine gloriole et surtout une capacité de nuisance dévastatrice ; on sourit, on se moque, il y a du grotesque dans ce Jaromil comme dans un Guignol de la "Comedia del'arte" Mais le rire devient jaune lorsque ce personnage antipathique et médiocre devient immonde en s'adaptant merveilleusement au nouveau régime communiste -jusqu'à dénoncer gratuitement- qui le reçoit en son sein comme un de ses enfants... il s'est toujours conformé à l'air du temps en sachant pertinemment comment plaire à ceux à qui il faut plaire : là est toute son intelligence, là est son unique talent. Ce roman est une délectation, d'une finesse indiciblement cynique et d'une justesse toujours actuelle.

"La poésie est un territoire où toute affirmation devient vérité. Le poète a dit hier : "La vie est vaine comme un pleur", il dit aujourd'hui : "La vie est gaie comme le rire" et à chaque fois il a raison.(...)Le poète n'a besoin de rien prouver ; la seule preuve réside dans l'intensité de son émotion.(...)"


Le fond des forêts
Le fond des forêts
par David Mitchell
Edition : Broché
Prix : EUR 22,14

4.0 étoiles sur 5 "Tu n'es plus un petit garçon, mais pas encore un adolescent. Impatience et timidité. L'incontinence des émotions." p232, 7 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le fond des forêts (Broché)
"-Je suis un enfant. J'ai treize ans. C'est vous qui m'avez dit que treize ans, c'est un âge misérable : eh bien vous avez raison. Si vous ne rentrez pas dans le rang, on vous mène la vie dure." p248 On suit pendant toute l'année de ses treize ans Jason Taylor, un garçon sensible, poète à ses heures perdues, atteint d'un bégaiement compulsif qui le force à se méfier continuellement des mots et à prévoir une phrase en avance pour qu'elle puisse sortir, il est différend donc forcément il devient le bouc émissaire d'un trio de gros lourds, méchamment sadiques et à la limite d'une criminalité normale (pour tous ceux qui ont vécus des persécutions iniques dans cette âge tendre -dont je fais partie- le rendu est des plus vrai-), s'ajoute à cela des problèmes entre ses parents... dans les années quatre-vingt sous la gouvernance de Thatcher, dans une petite ville du Worcestershire où la plupart des habitants sont des réactionnaires ordinaires, on suit Jason se débattre avec son quotidien et finalement vaincre ses peurs à l'orée de ses quatorze ans. Je me suis laissé toucher.

"Les enfants qu'on embête se font tout petits pour éviter qu'on les remarque et qu'on les embête. Les enfants bègues se font tout petits pour éviter qu'on leur fasse dire un truc impossible. Les enfants dont les parents se disputent se font tout petits pour éviter de déclencher une autre dispute. Jason Taylor, le garçon triplement petit. Même moi, je ne vois pas souvent le véritable Jason Taylor en ce moment, sauf quand j'écris un poème, ou de temps en temps dans le miroir, ou bien juste avant de m'endormir.(...)" p377


Pyong Yang
Pyong Yang
par Guy Delisle
Edition : Broché
Prix : EUR 22,23

4.0 étoiles sur 5 Deux mois dans l'unique dictature héréditaire communiste., 4 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Pyong Yang (Broché)
Finalement, je n'ai pas appris grand chose de nouveau sur la Corée du Nord dans ce carnet de notes aux dessins minimalistes -dans un camaïeu de gris/blanc/noir- mais j'y ai pris beaucoup de plaisir car Guy Delisle nous fait sourire avec son quotidien sous surveillance dans une capitale figée, sans électricité, où ses contacts se limitent aux autres expatriés et à son interprète, où le président et son fils sont omniprésents, où on passe de constructions somptuaires et inutiles à des immeubles grandioses -dans le style Ceaucescu- et vides, où il n'a aucun contact avec des locaux non assermentés par le régime, où il n'y a aucun divertissement autre que la propagande officielle -musique, presse, télévision, radio unique, cinéma, musées à la gloire de la dynastie ou aux crimes impérialistes-... c'est une plongée dans le plus ubuesque des pays de notre monde toujours aussi fermé en 2012, toujours aussi opaque, toujours au bord de la famine, où sa population dont le cerveau est lavé est opprimée sans s'en rendre compte -car aucun point de comparaison possible- et transmet à l'honorable étranger sa dévotion pour le régime le plus sain de l'univers! A découvrir.


Deux visages de janvier (les)
Deux visages de janvier (les)
par Patricia Highsmith
Edition : Poche

5.0 étoiles sur 5 "Rydal sentait qu'il vivait dans un monde irréel.", 3 octobre 2012
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ce qui est fascinant chez Patricia Highsmith c'est que rien n'est totalement blanc ou noir, qu'il y a toujours un peu de bonté chez le salaud et en peu de saloperie chez l'homme bon ; ici on va suivre Chester -une sorte de Madoff avant l'heure- qui fuit en Grèce à Athènes avec sa jeune épouse afin de mettre une importante distance entre le fisc américain et lui car ses magouilles -émettre des actions de société inexistante à des pigeons à qui il verse de petits bénéfices- sont en phase d'être dévoilées... il est le roi des fausses identités... il a énormément d'argent cash... il se méfie de tout le monde... un policier grecque vient l'interroger à son hôtel, il le tue presque involontairement Et là arrive fortuitement Rydal -une jeune Américain qui profite d'un petit héritage bienvenu pour voyager en Europe d'autant qu'il parle parfaitement pratiquement toutes les langues européennes- qui va l'aider à dissimuler le corps, qui va l'aider à se procurer de faux papiers et qui va partir en cavale avec eux en Crète... je n'en dirai pas plus mais c'est haletant, d'une psychologie digne du meilleur Simenon ; il va y avoir un mort sur les trois enfin deux lorsque nous arriverons au point final, il y a de la jalousie et de l'amour, du chantage et un contrat de mort dans des décors entre Athènes et la Crète avec un acmé au palais de Cnossos puis un final à Paris et à Marseille. Bref un plaisir intégral, livre que j'ai dévoré sans reprendre haleine.


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