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Contenu rédigé par Jean for Joel
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Commentaires écrits par
Jean for Joel "J.V Omri" (Suisse)
(TOP 100 COMMENTATEURS)   

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Risibles amours
Risibles amours
par Milan Kundera
Edition : Poche
Prix : EUR 7,03

4.0 étoiles sur 5 Sept nouvelles. Première oeuvre de Milan Kundera., 3 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Risibles amours (Poche)
dans ces nouvelles il est principalement question du rapport homme-femme sous toutes ses déclinaisons et même dans ses deux nouvelles les plus fortement politiques -"Personne ne va rire" qui est une ébauche de son roman "La plaisanterie" et "Édouard et Dieu"- où il nous décrit toujours avec un humour caustique le nouvel État communiste épris de morale, kafkaïen dans le traitement de la ligne directrice du Parti qui n'accepte aucune dérive et aucun individualisme il y a une femme ou des femmes qui tournent autour du héros ; il traite toujours avec un regard amusé les relations d'amour/de désirs, le rapport au vieillisement, les jeux de pouvoir et de domination qui s'infiltre parfois dans le rapport amoureux -voire "Le jeu de l'auto-stop-, la nouvelle Tchécoslovaquie faite de rigueur morale -souvent touchant à de l'intégrisme délirant- et de systèmes D qui permet à ces citoyens de survivre saupoudré d'une légèreté indispensable à toute survie.

"Nous traversons le présent les yeux bandés. Tout au plus pouvons-nous ressentir et deviner ce que nous sommes entrain de vivre. Plus tard seulement, quand est dénoué le bandeau et que nous examinons le passé, nous nous rendons compte de ce que nous avons vécu et nous en comprenons le sens."

"(...)Il dit que nous voulions éduquer une jeunesse saine et exempte de préjugés et que nous étions entièrement responsables de cette jeunesse parce que nous (les enseignants), nous lui servions d'exemple ; c'est pourquoi nous ne pouvions tolérer parmi nous la présence de calotins ; il développa longuement cette idée et finit par déclarer que l'attitude d'Édouard était un scandale pour tout l'établissement."


Eaux profondes
Eaux profondes
par Patricia Highsmith
Edition : Poche
Prix : EUR 6,27

5.0 étoiles sur 5 "- Je vous assure que je tue les gens quand je ne les aime pas.", 2 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Eaux profondes (Poche)
c'est Vic Van Allen qui, sous l'apparence d'une boutade, susurre -dès le premier chapitre- cette petite phrase cynique mais bien effrayante à l'amant de son épouse Melinda lors d'une fin de soirée mondaine, il va le prendre au sérieux car son prédécesseur a effectivement été retrouvé assassiné quelques temps auparavant et s'éloigner du couple très vite, Vic n'y est pour rien -ce que l'on apprendra assez rapidement- mais la rumeur est lancée... ensuite l'amant de Melinda qui prendra sa suite se retrouvera noyer dans la piscine d'un couple de leurs amis et le suivant disparaitra subitement alors qu'il devait emmener Melinda au Mexique... Vic est un rentier, imprimeur d'Art méticuleux et reconnu, charmant, courtois et policé, amateur de musique grégorienne, entomologiste dans ses heures perdues, très proche de leur petite fille, Melinda quant à elle est une femme cyclothymique qui boit beaucoup pour tromper son ennui, nymphomane par dépit Mais qui dès le second meurtre est persuadée que c'est son mari qui est l'assassin, elle trouvera quelques alliés parmi leurs amis de cette petite banlieue bien bourgeoise de New York mais la plupart reste persuadé de l'innocence de Vic et de son presque angélisme a avoir supporter sans ciller les frasques de sa femme. On va suivre à travers Vic le déroulement de toute l'action -nous on sait parfaitement ce qui c'est passé- sa minutie à composer son personnage , son sang-froid qui fait peur... ce n'est pas vraiment un polar, même si on attend la fin avec beaucoup d'anxiété -va-t-il faire un faux pas ? va-t-il échapper ?- c'est surtout un extraordinaire roman psychologique ainsi qu'un roman qui décrit à merveille une certaine ambiance dans une banlieue pseudo chic de l'Amérique d'après-guerre.

"Les médiocres qui perpétuaient la médiocrité, qui combattaient et mourraient pour elle. Il contempla le visage sinistre, haineux et hargneux de Wilson, ce visage qui reflétait si bien l'esprit étroit et borné qu'il abritait ; et Vic se prit à le maudire, avec tout ce qu'il représentait. Silencieusement, en souriant avec tout ce qui lui restait de forces, il le maudit."

Vic -tel Ripley- est autant fascinant que effrayant. Quel bonheur de me retrouver dans l'atmosphère si particulière de la grande Patricia Highsmith.


La vérité sur l'Affaire Harry Quebert - Prix Goncourt des lycéens 2012 et Grand Prix du Roman de l'Académie française 2012
La vérité sur l'Affaire Harry Quebert - Prix Goncourt des lycéens 2012 et Grand Prix du Roman de l'Académie française 2012
par Joël Dicker
Edition : Broché
Prix : EUR 20,90

20 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "J'avais envie de m'arracher le coeur tant je l'aimais. Mais elle avait 15ans. Celle qui me rendait fou d'amour avait 15ans"p239, 30 septembre 2012
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la trame de ce très bon livre est simple d'apparence : la disparition d'une fille de quinze ans -Nola- en 1975 dont on retrouve le corps en 2008 dans la propriété d'un immense écrivain admiré par tous -Harry Quebert- avec le manuscrit de son chef d'oeuvre "L'origine du mal" à ses côtés... donc il est arrêté pour le meurtre sadique de cette fille Mais un de ses anciens étudiants de qui il fut le mentor et l'ami -Marcus Goldman- qui a publié un premier best-seller il y a deux ans et qui ne parvient pas à écrire le second vient dans cette petite ville du New Hampshire pour tenter d'innocenter son ami qui ne peut absolument pas être coupable de ce crime ignoble, il va donc enquêter et se sera son second livre que nous tenons entre les mains en fait son troisième... plus de 650 pages pour enfin découvrir la vérité Et c'est vraiment dans les dernières pages du manuscrit que nous comprendrons enfin ce qui s'est réellement passé la nuit du 30 août 1975 ; donc c'est un polar complexe et haletant, c'est l'histoire d'un amour total et absolu entre une fille de 15 ans et un homme de 31, c'est la description méticuleuse d'une petite ville de province du nord-est de l'Amérique, c'est la relation d'amitié quasi filiale entre un professeur génial et un étudiant brillant, c'est le roman des mères entre la mère juive envahissante, une autre hystérique et une troisième indigne et absente, c'est la description du milieu de l'édition à succès avec un éditeur sans scrupules qui ferra tout pour vendre des millions d'exemplaires du second roman de Marcus Goldman... et ce n'est pas tout ; on ne s'ennuie pas une seconde, on va de découverte en découverte, et lorsqu'on arrive au point final on comprendra enfin tout. C'est plaisant, riche, drôle par moments -légèrement caricatural dans sa description des gens de ce gros bourg-, écrit avec fluidité dans un style discret qui sert l'intrigue. Un plaisir.

"Marcus, savez-vous quel est le seul moyen de mesurer combien vous aimez quelqu'un ? - Non - C'est de le perdre." p222

"- Vous essayez de me parler d'amour, Marcus, mais l'amour, c'est compliqué. L'amour, c'est très compliqué. C'est à la fois la plus extraordinaire et la pire chose qui puisse arriver. Vous le découvrirez un jour. L'amour, ça peut faire très mal. Vous ne devez pas pour autant avoir peur de tomber, et surtout de tomber amoureux, car l'amour, c'est aussi très beau, mais comme tout ce qui est beau, ça vous éblouit et ça vous fait mal aux yeux. C'est pour ça que souvent,on pleure souvent après." p103

"- Crois-en mon expérience de flic : on ne sait jamais de quoi les gens sont capables. Surtout ceux qu'on croit bien connaître." p70
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 22, 2012 4:46 PM CET


La Plaisanterie
La Plaisanterie
par Milan Kundera
Edition : Poche
Prix : EUR 7,98

5.0 étoiles sur 5 "(...)J'étais rejeté hors du chemin de ma vie.", 28 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Plaisanterie (Poche)
c'est Ludvik le héros de ce grand roman qui parle ; on est en 1948 à Prague au moment où le communisme triomphe et comme toute jeune secte elle est exclusive et n'a guère le sens de la plaisanterie (comme toutes bonnes dictatures religieuses ou non ; un de ses amis lui dit "(...)à Genève, quand Calvin y faisait la loi, vivait un jeune homme, qui vous ressemblait peut-être, garçon intelligent et blagueur. On mit la main sur ses carnets plein de quolibets sur le compte de Jésus-Christ et de l'Ecriture. Y a-t-il de quoi se fâcher ? se dit sans doute se garçon qui vous ressemblait tellement. Après, tout il n'avait rien fait de mal, il blaguait, voilà tout. La haine ? il ne la connaissait guére. Il ne connaissait, sans doute, que la moquerie et l'indifférence. Il fut exécuté." ) alors lorsque Ludvik écrit sur une carte postale à sa petite amie du moment -pas très fut fut mais tellement désirable- alors qu'elle participe avec enthousiasme à un stage de formation du Parti qui la vole à lui cela -pour la choquer, la blesser, la dérouter- "L'optimisme est l'opium du peuple! L'esprit sain pue la connerie. Vive Trotsky! Ludvik" Et à partir de là tout va s'enchaîner, la machine coercitive du Parti unique ne laisse aucune place à un cynisme de mauvais goût, personne ne veut accepter que l'on puisse plaisanter sur un sujet aussi grave, tous lui tournent le dos, il est exclu du Parti, de l'université, il s'engagera dans l'armée mais comme il est ostracisé il fait partie d'un bataillon d'asociaux sans armes travaillant dans une mine pendant plusieurs années... il est détruit, il veut se venger Mais... roman à plusieurs voix avec Ludvik comme point commun, c'est juste, implacable, entre rédemption et vengeance, amour passion et amour charnel, opportunisme et égoïsme... m'étant offert les deux volumes de la pléiade, je retrouve avec un incommensurable plaisir ce grand écrivain que je n'avais plus cultiver depuis mon adolescence.


Rêveurs
Rêveurs
par Alain Blottière
Edition : Broché
Prix : EUR 15,11

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Nathan et Goma, 26 septembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Rêveurs (Broché)
dans ce roman très touchant qui passe tout au long dans une sorte de "fondu enchaîné" du récit de Nathan -un français de presque 16ans, orphelin de mère dès ses 5ans, beau, gosse de riche, adoré par son père, très hygiéniste, détestant tous les contacts intimes, ayant une copine très propre avec qui il fait le minimum, harcelé par un copain homo fou de lui, qui trouve son plaisir que dans des tueries aseptiques d'un jeu vidéo et surtout dans le jeu du foulard "rêve indien" où dans sa perte de conscience il découvre la vraie vie "Nathan, quant à lui, n'avait d'appétit ni pour la vie ni pour la mort. Il n'aimait intensément que l'univers décalé des songes, où les sens se déréglaient en une apothéose. Ni vivre ni mourir.(...)"p106- à celui de Goma -un gosse de rue égyptien de presque 16ans, orphelin de père, jeté à la rue très tôt, analphabète, qui survit entre ses amis si souriants et les policiers corrompus qui le persécutent, qui va vivre en direct la révolution place Tahir qui ferra tomber Moubarak avec tous les espoirs qui vont avec... mais l'inévitable déception suivra- ; on les suit comme dans un rêve comme si ils étaient des jumeaux, ils se complètent malgré leur éloignement -ils se croiseront en Egypte alors que Nathan y ferra du tourisme dans une scène d'arrêt totalement jouissive "(...)Mais pourquoi cette attirance et cet abandon, pourquoi lui, ce garçon du même âge mais d'un tout autre monde, comme s'il n'y avait rien de plus naturel que de s'unir à lui? Quelle sorte de gémellité les avait instantanément assemblés dans une évidente euphorie?(...)"p149 - et ce récit qui passe de l'un à l'autre -comme une complétude- est très cohérent. J'ai beaucoup aimé.

"Des bords du Nil, il redoutait une suite de désagréments physiques plus ou moins graves. De Raph et son insistance, il craignait l'intrusion d'une violence dans sa vie quotidienne, celle d'une passion à laquelle il ne pourrait répondre d'aucune manière. L'amour de Manon pour lui, s'il s'agissait vraiment d'amour, ne le dérangeait pas tant qu'il n'exigeait pas grand-chose et parce qu'il n'était pas trop difficile de feindre la réciproque. Celui de Raph, en revanche, était aussi inquiétant qu'une tache inexpliquée sur la peau."p63 C'est bien évidemment Nathan qui parle.


Lacombe Lucien
Lacombe Lucien
DVD ~ Pierre Blaise

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 devenir collabo ainsi..., 24 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lacombe Lucien (DVD)
Lucien est un personnage simple, terrien, qui vit sans se poser de question, il est jeune, il veut de l'action, il tente de rejoindre les résistants, il sera refusé à cause justement de sa jeunesse trop tendre, il est frustré mais pas plus que ça, par hasard il observe des joyeux drilles faisant la fête dans une grande maison -qui s'avérera être le quartier général des collabos-, il sera introduit, on le ferra boire, naïvement il parlera, il dénoncera le chef du réseau qui l'a refusé quelques heures auparavant, ainsi... sans volonté consciente de nuire Et il sera engagé comme auxiliaire de la police allemande, il y trouvera du plaisir car lui qui n'avait rien, aura beaucoup par cette appartenance contre-nature, une aura de puissance, de beaux habits, une arme... il y a quelque chose de fascinant dans ce personnage, sa brusquerie animale, sa simplicité désarmante, sa tendresse maladroite avec la jeune juive dont il tombera amoureux, son aisance à porter les habits si seyants de ceux qui font peur, sa facilité à faire le mal autant qu'il aurait pu faire le bien si "la deus ex machina" en avait décidé autrement , sa passivité amorale (Pierre Blaise qui interprète Lucien est extraordinaire et gangue parfaitement ce "héros" qui se laisse porter par l'air du temps) nous sommes en 1944 ; Louis Malle a fait scandale en 1974 lorsque son film est sorti, on lui a reproché -entre autre- d'avoir fait l'apologie des collabos!!! alors qu'il nous décrit simplement une autre manière de voir cette sale période -un peu comme Losey dans Mr. Klein- en nous montrant ce que l'on nous montre rarement. Mis-en-scène millimétrée, belle photographie, acteurs parfaits. C'est un très, très bon film. Je le conseille fortement.


Julien
Julien
par Gore Vidal
Edition : Poche
Prix : EUR 8,46

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "(...)La lumière s'est éteinte avec Julien (...)" p737, 23 septembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Julien (Poche)
c'est une immersion totale dans le IVe siècle de notre ère au travers de la vie d'un homme, l'Homme Julien avant qu'il ne devienne Empereur-Auguste Et un Grand, malgré la brièveté de son règne et le nivellement opéré par ses suiveurs dominés par la nouvelle aristocratie chrétienne que Julien avait tenté de remettre à sa place -c'est à dire une secte parmi d'autres- sans persécutions, tout en restaurant les anciens dieux, en rétablissant leurs temples à l'abandon, en multipliant les sacrifices sanguinolents et en déplaçant les os des Saints-Martyrs chrétiens -persécuté sous Dioclétien- qu'il nomme des assassins loin des nouvelles églises -charniers dixit Julien- érigées sur des anciens temples ; de son enfance qui est vécue dans la crainte d'être éliminé par son oncle l'empereur Constance, comme son père et de nombreux autres membres de sa famille, de son éducation chrétienne et de sa passion pour la philosophie, des signes des anciens dieux et de son attirance pour la magie et les oracles, puis de son élévation au rang de César par Constance afin qu'il pacifie la Gaule, puis avant une lutte totale contre son oncle -tellement paranoïaque- qui aura le bon goût de décéder et qui ferra de lui Julien l'unique Auguste de tout l'empire... lui le philosophe s'avérera être un nouvel Alexandre qui a soif de conquêtes et un habile général avant de se faire assassiner à 32ans alors qu'il était entrain de battre les Perses par des mains armées par les chrétiens qui ont craint de perdre leurs immenses privilèges et l'exclusivité de leur Dieu... moins de deux ans de règne ; une personnalité attachante, simple et généreuse, remarquable dans ses entreprises, restituée au travers de ses mémoires imaginaires et les annotations de deux philosophes qui l'ont côtoyé et qui veulent écrire une défense de Julien dans cette fin de siècle si chrétienne qui ne veut plus entendre parler de cet Empereur Et surtout pas en bien...

"(...)Les chrétiens gouvernent le monde par l'intermédiaire de Constance. Ils ont connu maintenant près de trente ans de richesse et de pouvoir. Ils ne renonceront pas facilement. Tu arrives trop tard, Julien. Bien sûr, si tu étais Constantin et si nous nous trouvions quarante ans plus tôt à discuter ces mêmes problèmes, je pourrais te dire : "Frappe! Mets-les hors la loi! Rebâtis les temples!" Mais aujourd'hui ce n'est plus pareil. Tu n'es pas Constantin. Ils tiennent le monde.(...)" p229

C'est passionnant, cela se dévore grâce à un style simple et merveilleusement vivant qui nous restitue avec fidélité et respect cet homme si humain et si touchant. Je vous le conseille.


Paranoid park - Edition collector
Paranoid park - Edition collector
DVD ~ Gabe Nevins
Proposé par dvd_ozone
Prix : EUR 8,35

5.0 étoiles sur 5 un poème cinématographique, 20 septembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Paranoid park - Edition collector (DVD)
il y a évidemment une histoire fort simple, une histoire de fatalité, un hasard malencontreux et mortifère qui tombe sans avertissement sur Alex -un bel adolescent de 16ans- qui vit comme en atténué, comme si du coton l'enrobait, il tente de faire face à l'évidente culpabilité de cet accident mortel qu'il a provoqué seul, seul et seul, jusqu'à ce qu'une amie ingrate de boutons qui sent qu'il y a un problème lui dise de lui écrire une lettre imaginaire afin de se délester de ce poids tétanisant ; c'est un film en forme de puzzle avec comme fil rouge le skate -l'unique passion déclarée de Alex- et ce parc qui donne son nom au film et qui est une sorte de nirvana pour tous les skateurs en herbe et qui fascine Alex, il y vient pour admirer les danses des autres puisque lui ne se sent pas encore assez bon pour y évoluer ; Gus filme avec une grande virtuosité son héros vivre, ses silences si parlant -beaucoup de jeux de regards- les non-dits, ses rapports laconiques et passifs avec sa jolie petit amie qu'il n'aime pas vraiment, son hypnotisme sur les skateurs sous-ligné par une bande-son magnétique... Je l'avais vu à sa sortie au cinéma, je l'avais acheté dès sa sortie en DVD et je viens de le revoir avec un incommensurable plaisir. Gus nous sert un grand film dans la lignée d' Eléphant. Plus 1 DVD de bonus.


le riche homme
le riche homme
par simenon
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 "(...)que sa destinée, son bonheur ou son malheur, était entre les mains d'une gamine.", 14 septembre 2012
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un petit roman très cohérent, au propos simple et à la réalisation exemplaire ; Un homme qui s'est fait tout seul, ayant souffert de l'indigence dans son enfance, orphelin de mère dès ses cinq ans, qui veut devenir riche et le deviendra ; le roman commence alors qu'il a quarante-cinq ans, qu'il est marié depuis vingt ans avec une femme qu'il n'aime pas, qu'il ne touche pas mais qui est une partenaire de travail nécessaire et qui se substitue finalement à sa mère trop tôt disparue, qui n'est absolument pas jalouse de toutes les femmes que son mari possède, elle engage une petite bonne de seize ans sale et maigrichonne... le mari en tombe amoureux passionnément pour la première fois de sa vie Et le drame qui en découlera sera définitif et inattendu comme souvent chez Simenon. Un roman de 1970 au style clair et précis, simple et implacable qui nous décrit toute l'humanité de cet homme inatteignable et craint qui devient friable comme l'adolescent qu'il n'a jamais été à cause de cette moins que rien laconique peu avenante et d'une passivité suprême. Une délectation.


Chroniques birmanes
Chroniques birmanes
par Guy Delisle
Edition : Broché
Prix : EUR 16,10

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 vie quotidienne dans un pays sous dictature, 11 septembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Chroniques birmanes (Broché)
Ayant voyagé de très nombreuses fois au Myanmar, j'ai retrouvé dans cette chronique décalée saupoudrée d'humour la chaleur touffue, le système D permanent, les horribles villas des nouveaux riches birmans, la beauté décatie d'une Yangoon emplie de vestiges coloniaux, la censure omniprésente ainsi que les uniformes, la difficulté des déplacement hors des zones touristiques, la sympathie chaleureuse des locaux, Bagan, le lac Inle, les moines bouddhistes, la fête de l'eau, les coupures d'électricité incessantes, les clubs privés des pays occidentaux îlots de luxe réservé à quelques privilégié, les expatriés blasés, impuissants ou arrogants... bref sur le mode du rire et d'une curiosité d'homme à la maison qui a tout son temps il nous décrit son quotidien avec son jeune fils en nous parlant de tout ce qui peut nous arriver ou nous frapper dans ce magnifique pays qu'est la Birmanie. Dessins très suggestifs d'un réaliste simple dans un noir et blanc qui ne m'a guère gêné -ce pays est tellement coloré que d'office les couleurs étaient là- et qui donne du mystère. Un grand plaisir.


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