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Contenu rédigé par Jean for Joel
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Commentaires écrits par
Jean for Joel "J.V Omri" (Suisse)
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Tout, tout de suite
Tout, tout de suite
par Morgan Sportes
Edition : Poche
Prix : EUR 7,60

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 autopsie méticuleuse d'une affaire fameuse, 10 septembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Tout, tout de suite (Poche)
ce roman/reportage avance sans état d'âme, ni parti prix, dans la description implacable de l'affaire du "Gang des Barbares" en décortiquant tous les protagonistes ; il nous révèle surtout le vrai visage de tous les acteurs de ce drame, des post-ados issus de cette France multiculturelle d'une pauvreté intellectuelle effarante, particulièrement l'instigateur Yacef qui se croit plus intelligent que les autres, puissant -il fait peur à ses troupes-, arrogant, violent, dangereux, manipulateur, se prétendant défenseur de l'Islam et pourfendeur de ceux qui possèdent -il est persuadé que les juifs sont richissimes et solidaires- alors que lui n'a rien bien qu'il mérite d'avoir plus que les autres Mais il veut Tout, tout de suite... il s'avère être un amateur approximatif, sans morale -comme tous ses comparses- passant de déconvenue en déconvenue, d'une vacuité effrayante, pensant dans sa stupidité prévoir le coup parfait alors qu'il va accumuler les erreurs Mais on lit en filigrane que la victime aurait peut-être pu être sauvée, l'intransigeance de la police n'a que poussé Yacef hors de lui et a révélé son vrai visage de psychopathe... les autres se laissent embarquer par seul attrait de gros sous dans cette enlèvement foireux ne pensant jamais aux conséquences probables, une brochette de pauvres types totalement amorales. Un réquisitoire haletant qui se lit jusqu'au dénouement sans reprendre haleine. Fascinant.


Sex Toy
Sex Toy
par Jean-Marie GOURIO
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "(...)t'es une malade dans la tête, (...)" p120, 9 septembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Sex Toy (Broché)
c'est un roman-dégeulis d'en peu plus de 200 pages, un long monologue de Didrie, une fillette de 13 ans (inimaginable qu'elle puisse écrire -bref l'auteur transcrit les pensées de son héroïne-) qui avec ses potes ne fait que se torcher la geulle avec tous les alcools possible du lever au couché, qui est totalement paranoïaque envers tous les mecs, les jeunes, les vieux, son père... qui ne pensent qu'au sexe, qui ne pense qu'à baiser... elle est vierge au contraire de ses "amies" de beuverie qui sucent pour une bouteille de bière ou de kirch, qui se font maquer par un de leur "ami" Thibault, un gosse de riche, 14 ans... dans une partie chez ce Thibault en chattant sur le net elle se ferra passé pour une gamine chaudasse -à travers Thibault qui s'amuse comme un fou- sous le pseudonyme de Sex Toy, il alpaguent un pédo qu'elle surnommera Le loup et qu'elle croit être son père... une petit soeur qu'elle adore -et elle à peur que son père ne la viole!- et un grand frère qui pense que par son entrejambes, sans oublier une mère complétement larguée et un père laconique qui travaille chez Orange... les professeurs ont peur de cette bande de taré qui ne fait que se soûler, ne parler de Sexe... des parents absents et l'omniprésence de la toile.

Deux petits extraits plus ou moins soft "(...)Quand j'ai vu comment ça tournait, j'ai même pas à cherché à récupérer mes affaires de lycée. De toute façon, le français ça ne sert à rien, l'espagnol est en faillite, et les déchets à trier, c'est nous. Avec nos bouteilles de tequila et de bières, on a foncé au parc. J'ai parlé de mon père à Youssef. Il m'a dit que je déraillais. Ca m'a rassurée. Il m'a dit que je suis obsédée. Et ça m'a énervée. C'est eux qui passent leur vie à mater des pornos. On mate, mais on s'en fout, il m'a dit. Vous arrêtez pas de vous toucher. On se branle et après quoi c'est rien on fait de mal à personne. Il me dit que c'est la nature. (...)" p40

"(...)Ou même mon frère qui passait ses nuits à se branler sur la Toile. Pourquoi on devient sale quand on grandit. Moi je pourris. Pourquoi les filles sur la Toile les mecs les font mettre à quatre pattes et ils leur pissent dessus. Pourquoi ils les étouffent. Pourquoi ils leur enfoncent la tête dans la cuvette des chiottes et pourquoi ils les baisent comme ça, les filles se débattent, elles se noient.(...) p117

bon, après une sorte de révolte-dégoût face à cette caricature qui m'a paru invraisemblable car tellement outrée (même si je connais le Net et l'omniprésence du sexe crade, les gosses de plus-en-plus nombreux en coma éthylique, là cette vacuité, cette pensée unique... bref) je me suis laissé enchanter en bon voyeur par cette sorte de spirale d'horreur infinie -un texte d'une traite, sans respiration- et voir jusqu'où cela pouvait aller... et cela va très loin. Vous voilà averti !


Infidèles
Infidèles
par Abdellah Taïa
Edition : Broché
Prix : EUR 16,50

6 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 "Je suis ton fils. Pour toujours ton fils. Petit, grand, jeune, vieux, je suis ton fils." p13, 7 septembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Infidèles (Broché)
ce roman m'a laissé un goût étrange, une impression mitigée et je ne sais pas vraiment si je l'ai bien compris -alors que je suis un inconditionnel de tous les livres précédents de cet auteur-. L'histoire d'une mère prostituée -Slima- qui utilise son fils enfant -Jallal- afin de racoler des soldats au hammam et qui profiteront de lui physiquement avant de venir se vider dans la mère... le dégoût que les bien-pensants pensent de la mère et du fils de l'impure... un soldat va devenir un fixe et le "père" du petit Jallal, mais il va partir après trois ans à la guerre afin d'aider à obtenir un morceau de désert -entre temps il aura fait découvrir et adorer Marilyn Monroe à Slima et à Jallal-... Jallal sera envoyé au Caire à 13ans alors que Slima sera arrêtée, torturée, humiliée, violée pendant trois ans à cause du soldat aimé qui aurait été un pilier d'un complot contre Hassan II... ils se retrouveront en Egypte, elle est brisée mais elle trouve un compagnon et un nouveau père pour Jallal, un Belge converti à l'Islam avec qui elle ferra le pèlerinage à la Mecque où elle trouvera la mort... Jallal partira dans la grisaille bruxelloise où il trouvera la lumière grâce à un autre converti qui l'entrainera au Maroc à Casablanca afin de faire un attentat nécessaire... tous les protagonistes de ce récit se retrouveront tous au ciel -avec la belle Marilyn- pour un dernier chapitre... J'aurais pu mettre en exergue cette citation-là -c'est Jallal qui parle- "J'étais perdu. J'ai trouvé la foi. L'amour. La mort. La vengeance. L'union ultime. L'explosion sublime." p154 car il nous parle beaucoup de foi, dans ce qu'elle a de plus beau et aussi de plus mortifère, même si Slima va trouver la sérénité dans le sein d'Allah, ainsi que son fils aussi, même si lui en perdition y trouve un sens à sa vie inutile.

"(...)C'était cela notre mission : donner à voir l'amour. Par la mort. Par un acte extrême. Donner à méditer un geste. Être contre cette plaie qui se répandait partout au Maroc. La banalité. L'étroitesse. L'enfermement. La soumission. L'enlisement dans le faux et l'ignorance. La destruction programmée des individus, de ceux et celles qui, comme ma mère Slima, osent un jour tenter la liberté, la résistance, une autre voie.(...)" p158

Il y a la condamnation d'un Maroc monolithique où seule la masse dicte ce qui est bon et mauvais Lui se présente comme une voix de la liberté, il ne doit pas être prophète en son pays...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 27, 2012 7:14 PM MEST


La table des autres
La table des autres
par Michael Ondaatje
Edition : Broché
Prix : EUR 22,50

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "La traversée deviendrait une histoire innocente dans le cadre étroit de ma jeunesse(...)" p237, 6 septembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La table des autres (Broché)
Michael Ondatjee tente de nous restituer les 21 jours de sa traversée de Colombo à Londres, en 1955, alors qu'il a 11ans sur un paquebot "l'Oronsay" afin de rejoindre sa mère et de commencer une vie en Occident ; mais comme il le dit ce n'est pas une autobiographie "J'essaye d'imaginer qui était le garçon à bord du navire."p12 il recrée à partir de ses souvenirs, de notes qu'ils prenaient au moment de sa croisière, sa vie à bord, ses observations pertinentes, son amitié essentielle avec deux autres garçonnets -Cassius et Ramadhin- avec qui il va faire les quatre cents coups "Et Ramadhin, Cassius et moi avions déjà édicté une règle. Chaque jour nous devions au moins faire une chose interdite.", passer de l'enfance à l'âge adulte alors qu'ils sont livrés à eux-mêmes sans être couvés par leurs parents "Je pouvais aller partout, tout faire." -Michael a bien une tante sur le navire mais elle loge en première classe, elle le surveille de très loin et il la voit peu- ; cette "table des autres" est celle où il mange -la table la plus éloignée de celle du commandant- avec ses futurs copains et des adultes qu'il va nous décrire, avec qui il va se lier... il y a les escales, les petits faits et les événements extraordinaires, tout cela raconté avec la grande sensibilité d'un futur écrivain qui cherche à nous révéler ce qui l'a fait évolué pendant ses 21jours et il nous enchante par cette quête, car l'enfant est curieux, toujours à l'affût, insatiable. Un lecture attachante très juste.
.
"Le sommeil est une prison pour un garçon qui a des amis à voir."

"(...)Cette sérénité et cette assurance, je ne les ai trouvées que chez ceux qui sont protégés par le bouclier des livres."
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 14, 2012 4:49 PM CET


Une vie comme neuve
Une vie comme neuve
par Georges Simenon
Edition : Poche
Prix : EUR 5,10

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "Les péchés avaient une vie propre, un poids, une odeur.", 4 septembre 2012
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Maurice Dudon, comptable, pas beau, élevé par une mère très catholique obsédée par le péché, fils d'un homme alcoolique qui les avait ruiné avant de se donner la mort, menant une petite vie bien rangée depuis 17ans à Paris, sans amis, sans femmes à part une prostituée le vendredi suivi d'une confession salvatrice, se sentant sale et coupable "Dudon, lui aussi, avait reniflé le péché, -non seulement les siens, mais ceux des autres,- et, lui aussi, pendant des années, avaient attendu chaque jour la punition du ciel.", se fait renverser par une voiture dès le premier chapitre Et sa vie va changer... en apparence tout au moins... c'est un roman bouleversant de justesse où le grand Simenon nous touche par cet homme coupable d'une enfance où sa mère lui a lavé la tête -comme dans une secte- et qui en portera le poids toute sa vie, qui pensera avoir trouvé enfin le bonheur dans la clinique privée où il sera soigné (car l'homme qui l'a renversé est riche et le prendra en charge) où il trouvera sa future femme (de nature positive, jouisseuse et bonne vivante), un nouveau travail... mais bon avec Simenon rien n'est jamais blanc ou noir Et il arrivera toujours à me surprendre.

Maurice Dudon dans un moment de lucidité fulgurante dit "(...)Je suis une pauvre type. Je suis l'homme le plus malheureux du monde. Toute ma vie j'ai été malheureux, et les gens se détournaient de moi parce que j'étais sale. Ils ignoraient qu'ils étaient sales aussi. Moi, je me suis à les regarder et j'ai découvert toutes leurs saletés. Ce n'est pas ma faute. Je ne peux pas faire autrement."

Et pour le plaisir de ce non-style si brutal et si parlant :

"A trente ans, elle était aussi abîmée qu'un femme de cinquante, avec des seins mous comme des poches qui pendaient dans son corsage trop large, une jupe toujours accrochée à des reins fatigués.(...)"


Wassup rockers
Wassup rockers
DVD ~ Jonathan Velasquez

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 d'un ghetto à l'autre..., 3 septembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Wassup rockers (DVD)
disons qu'avant d'entrer dans ce film il est bien de savoir à quoi s'attendre car même si l'on retrouve la fascination de Larry Clark pour la jeunesse comme dans ses films précédents, celui-ci pourrait en surprendre plus d'un ; on suit pendant un peu moins de deux heures un groupe de six potes latinos -entre 13 et 17ans- habitant le ghetto de South Central -noyauté par la violence, les gangs, la pauvreté etc- à Los Angeles Et particulièrement le plus beau, le plus charmeur, le plus sexy (qui magnétise à lui tout seul la caméra de l'ami Larry) entre nous ils sont d'une vacuité totale, mais ils skatent, ils s'amusent, ils se charrient, ils draguent... et ils vont aller dans le ghetto des riches à Beverly Hills pour skater et surtout changer d'air Et c'est là que l'on n'a les scènes les plus délirantes tellement caricaturales qu'elles sentent le vécu -le contrôle évidemment par un policier blanc d'une absurdité telle qu'il en devient hilarant ; les filles de riche qui mouillent pour ces latinos si craquants (Oh t'es pas circoncis! dit une des bourgeoises sa fait canaille) alors que les fils de riche voient en eux un danger (rivaux sexuels d'une race inférieure) ; le raout où ils tombent par hasard où les mannequins, gays, artistes sirotent des cocktails roses et sont tous fascinés par ces jeunes si exotiques ; le sosie de Charlton Heston qui voit des latinos débarquer dans son jardin et qui dégaine forcément ) Et c'est cet intermède à leur vie de survie qui donne à ce film une légèreté tentée d'humour noir. Même si cela a été scénarisé on a l'impression d'être dans un reportage documentaire avec parfois une caméra tremblotante, les acteurs latinos ne jouent pas donc ils sont ou insupportablement mauvais, inexpressifs, à l'américain lacunaire et gouaille ou merveilleusement justes voir d'un angélisme béat qu'ils en deviennent touchants Et le meneur de 15ans qui est d'une sensualité brute évidente nous attire comme il attire la caméra et tous les regards ; on sent de quel côté se situe Larry... A voir.


Les pissenlits
Les pissenlits
par Yasunari Kawabata
Edition : Broché
Prix : EUR 18,25

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "La cécité sporadique devant le corps humain est-elle une vraie maladie mentale ?" p81, 2 septembre 2012
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ce roman inachevé où il ne se passe quasiment rien se résumerait ainsi : la mère d'Inéko et l'amant de cette dernière l'amènent dans un asile psychiatrique (appelé tout le livre l'asile de fous) situé dans un temple au sommet d'une colline surplombant une petite ville campagnarde d'une sérénité apaisante et dès qu'ils quittent l'hôpital ils entament une discussion sans fin sur le bien-fondé de l'avoir fait enfermer dans cet hôpital, le pourquoi de son étrange maladie qui fait disparaître des parties du corps de personnes aimées, est-ce sa culpabilité fasse à la mort tragique de son père ? ... ils passent la nuit dans une auberge au village où leur conversation se poursuit entremêlée de réminiscences du passé d'Inéko. Et voilà.

"Enfin, voilà une conversation superficielle et inutile. Mère, je voulais simplement vous dire que vous n'aviez pas, vous et Inéko, à rester éternellement dans l'ombre de la mort de Père. Je voulais vous dire que vous ferriez mieux de sortir au soleil, à la vie. Que vous soyez son épouse et qu'Inéko soit sa fille, il n'en reste pas moins que la chute depuis la falaise était le destin de Père, son destin à lui seul." p76

Il y a l'amour fou de ce jeune homme et son incommensurable respect pour la mère de sa compagne, des visions presque surréalistes surgissant par ci par là, une prose mesurée qui nous permet de suivre en temps réel la descente des deux protagonistes de la colline, d'entendre la résonance d'une cloche frappée, de sentir la caresse du vent dans les pissenlits... c'est un livre de questionnements parfois inattendus d'un homme qui va bientôt mettre fin à ses jours.


Les Contrebandiers de Moonfleet
Les Contrebandiers de Moonfleet
DVD ~ Stewart Granger
Prix : EUR 10,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 un film de commande flamboyant, 1 septembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Contrebandiers de Moonfleet (DVD)
un film familiale qui peut toujours plaire à des enfants d'aujourd'hui car le petit héros John est courageux voire intrépide, respectueux et bien éduqué, confiant en ce Jérémy Fox si élégant (alors qu'il est le chef des contrebandiers implacable, dur et cynique) qu'il ne connait ni d'Eve ni d'Adam sur la seule recommandation de sa mère sur son lit de mort, en qui il voit la figure du père fantasmé et qui saura le toucher un peu malgré lui... dans un XVIIIe entre contrebandiers édentés, nobles véreux, juge implacable, parcours initiatique avec un diamant au bout, manoir à l'abandon, nuits de tous les dangers, pendus et squelettes, fantômes et trafiques... bref tous les ingrédients d'un film de cape et d'épée remarquablement interprété, mis-en-scène sobre et juste d'un Lang inattendu, un film de commande plus que réussi passé étrangement inaperçu à sa sortie en 1955, mais depuis devenu un film culte. Un plaisir à savourer.


Serbis
Serbis
DVD ~ Gina Pareño

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Dans le cinéma "Family", 31 août 2012
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car ce cinéma est au centre du film, de la ville qui n'existe que par lui, de la famille qui en vit, il rythme les intrigues négligeables qui se déroulent chez lui de sa présence décatie, il nous égare dans ses couloirs vieillis, ses escaliers monumentaux ou intimes, sa salle de projection transformée en bordel ouvert chaque soir... la rue bruyante n'est qu'esquissée par le fait qu'elle borde l'entrée de ce cinéma qui passe de vieux films pornographiques, il y a l'omniprésence du catholicisme par des statues et des représentations kitchs du Christ ou de la Vierge partout, les Philippins ne les voient plus, font tout devant eux, le sexe avant tout... bon il y a l'histoire de cette famille dont la patriarche -la tenancière de ce commerce peut orthodoxe- vit les derniers instants du procès intenté à son mari pour adultère, les fils, le petit-fils, les filles vivent à côté de ce commerce d'homosexuels et de travestis sans sourciller... une caméra qui fouille tous les coins et les recoins de ce cinéma, ne cesse de monter et de descendre ses escaliers, nous donne un aperçu de la rue-pandémonium bigarrée, enfumée et cacophonique d'une ville philippine (je m'y suis retrouvé!), rythme de vie, lent et attachant. Un bon moment.


Restless
Restless
DVD ~ Henry Hopper
Prix : EUR 12,29

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Sous l'égide de la Mort..., 31 août 2012
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l'histoire est fort simple : un jeune homme croise une jeune fille dans un enterrement, lui est un habitué de ce genre de cérémonies -on apprendra rapidement que ses parents ont été tué dans un accident de voiture-, elle est atteinte d'une tumeur au cerveau -qui la condamne à mort dans trois mois-, ils vont se lier, ils vont s'aimer Et voilà j'aurais pu ajouter que lui Enoch a pour unique ami un fantôme d'un kamikaze japonais avec qui il passe tout son temps... Gus van Sant nous époustoufle par sa virtuosité discrète, son total respect de ses interprètes, il nous plonge dans un camaïeu automnale qui enveloppe avec une tendresse protectrice cet amour qui n'est qu'un amour -malgré les circonstances étranges- entre ses deux solitaires en souffrance qui apprennent à rire ensemble dans une poésie du désespoir émerveillant. J'ai adoré, c'est beau, touchant, juste, émotionnel, tendre...


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