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lutin82 (france)

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Les lames du Cardinal tome 1
Les lames du Cardinal tome 1
par Pierre Pevel
Edition : Poche
Prix : EUR 7,90

4.0 étoiles sur 5 L'Histoire revue et corrigée, 13 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les lames du Cardinal tome 1 (Poche)
En 1633, la France est gouvernée par Louis XIII et le Cardinal Richelieu. Ce dernier est un personnage éminemment influent et par conséquent une cible de choix pour ses ennemis et ceux de la couronne. Les plus virulents font partie de la Cour d'Espagne et de la Cour des... Dragons.

Or, Richelieu n'est pas parvenu au sommet de l’État par hasard; cet homme cultivé et rusé n'est pas dénué de ressources. Pour protéger l'ensemble de ses intérêts, il dispose d'une arme redoutable et secrète : les Lames du Cardinal !

Une nuit de printemps, le Cardinal fait appel à eux dans le plus grand secret...

Les aventures liées à cette période de l'histoire de France m'évoque systématiquement un auteur tel qu'Alexandre Dumas. Forcément, son roman phare Les 3 Mousquetaires n'est pas étranger à cette réminiscence, mais généralement les gardes du Cardinal ont le mauvais rôle. C'est loin d'être le cas ici. La comparaison avec le roman de cet illustre auteur n'est pas fortuite. En effet, Pevel nous propose une œuvre qui n'est pas sans rappeler Les 3 Mousquetaires : souffle épique, panache, espionnage, paillardise, faste, aventure,... Le contexte est similaire, les enjeux également.

Certes, dans ce premier tome Pevel ne rivalise pas avec Dumas. Toutefois, il construit son puzzle efficacement et nous en dévoile les pièces patiemment, peut-être un peu trop lentement à mon goût. Son premier tiers, tout particulièrement, manque de rythme. Le début du roman consiste au rappel en service d'un groupe clandestin et efficace d'espions, gardes, soldats de Richelieu, les Lames. Il s'agit d' une présentation de tous les protagonistes associée à une "anecdote" captivante. Le lecteur virevolte de l'un à l'autre fréquemment, du coup le récit s'en trouve un poil haché et opaque. Puis, peu à peu, les événements s'emballent pour notre plus grand plaisir. Le dernier tiers est particulièrement prenant, l'action prend le devant de la scène, et nous avons droit à une romance impossible sur fond de vengeance...

Les dialogues, les descriptions, les intrigues et les relations font mouche, c'est un réel plaisir! Question ingrédient, il y a, bien entendu, des retournements de situation et des trahisons à tel point qu'on ne sait plus à qui faire confiance, même au sein du groupe des Lames... J'apprécie également l'usage parcimonieux de la magie dans le cadre de cette aventure épique de cape et d'épée.

C'est un roman très bien mené et je m'en suis délectée.

A noter, une très belles présentation de ce roman par l'éditeur avec une double couverture de qualité et en relief.


Sorceleur, tome 1 : Le dernier voeu
Sorceleur, tome 1 : Le dernier voeu
par Andrzej Sapkowski
Edition : Poche
Prix : EUR 7,10

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Et ce sera le dernier., 20 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sorceleur, tome 1 : Le dernier voeu (Poche)
Geralt de Riv est un personnage étrange, une bizarrerie de la nature, un mutant qui, grâce à la magie et à un long entraînement, mais aussi grâce à un mystérieux élixir, est devenu un meurtrier parfait. Ses cheveux blancs, ses yeux nyctalopes et son manteau noir effrayent et fascinent.

L’auteur reprend les divers contes merveilleux - notamment les plus connus, et les incorpore à un récit violent, méchant et rude. Ici, point d’espoir, point de lumière à l’issue de la quête. Le lecteur a surtout droit à une accumulation de la ré-écriture descontes (non)merveilleux dont il peine à voir la cohérence ou le but. Le fil rouge s’est égaré en route. Cela ne fonctionne pas.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 28, 2013 11:56 AM CET


Les Artefacts du Pouvoir, tome 1 : Aurian
Les Artefacts du Pouvoir, tome 1 : Aurian
par Maggie Furey
Edition : Broché
Prix : EUR 25,00

2.0 étoiles sur 5 Bien trop convenu, 20 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Artefacts du Pouvoir, tome 1 : Aurian (Broché)
La jeune et audacieuse Aurian, fille de Mages renégats, est envoyée à l’Académie de Nexis pour apprendre à maîtriser ses pouvoirs. Elle ne soupçonne guère qu’elle va rapidement se retrouver au coeur d’une lutte d’influence entre l’Archimage Miathan et les habitants humains de Nexis.

Un des romans les plus stéréotypés que j’ai lu. Certes tous les ingrédients nécessaires à la fantasy sont présents : l’héroïne dotée de super pouvoir insoupçonnés, lutte d’influence, le manichéisme requis,... Question originalité, c’est proche du zéro. Seule l’écriture, et certains passages bien menés sauvent ce bouquin du naufrage.


Les Intégrales Bragelonne - Le Maître du Temps
Les Intégrales Bragelonne - Le Maître du Temps
par Louise Cooper
Edition : Broché
Prix : EUR 25,00

3.0 étoiles sur 5 A temps !, 20 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Intégrales Bragelonne - Le Maître du Temps (Broché)
Les 7 Dieux sont servie par le Adpetes du Cercles. Tarod est le plus énigmatique et le plus redoutable des sorciers de ce cercle. Il commence à ressentir une attirance mystérieuse pour les choses obscures. S’il succombe à l’attrait d’une ancienne puissance maléfique surgissant des abymes du Temps, le monde plongera dans le chaos.

Les descriptions sont claires et concises, elles ne sacrifient pas l’intrigue et les jeux du pouvoir. Les personnages clés sont travaillés, notamment Sashka et surtout Tarod, le sorcier de grande envergure dont le charisme et les combats sont parfaitement rendus.
Cependant, il y a des imperfections dont un saut dans le temps un peu trop rapide, le potentiel du Cercle n’est pas exploité, des pistes survolées, des personnages trop stéréotypés ou complètement insipides.

Une trilogie sympathique, divertissante et agréable. Le lecteur n’est pas déçu, et referme le livre avec le sentiment d’avoir accompli un p’tit voyage sympa.


De la Terre à la Lune
De la Terre à la Lune
par Jules Verne
Edition : Poche
Prix : EUR 4,60

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Aux frontières de la science, 20 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : De la Terre à la Lune (Poche)
A la fin de la Guerre de Sécession, le Gun Club de Baltimore et son Président, Barbicane, veulent envoyer un boulet de canon sur la Lune - Une ambition grandiose et à peine imaginable. Pour ce faire, ils organisent une collecte de fonds mondiale. Après avoir récolté l’argent nécessaire, le projet voit le jour sous la forme d'un immense canon qu’ils l’installent en Floride en raison de différentes contraintes.
C’est alors que Michel Ardan propose de fabriquer un projectile creux dans lequel pourrait se loger plusieurs personnes pour aller sur la lune. Nicholl, adversaire et rival de Barbicane, s’y oppose fermement, jusqu’à ce qu’il obtienne la garantie de participer à ce voyage.
Le jour J arrive, mais après une grande excitation, c’est la consternation qui attend les spectateurs : impossible de suivre la trajectoire du boulet creux, les nuages sont trop épais. La joie est finalement au rendez-vous quand ils aperçoivent le boulet en orbite autour de la Lune.

Les personnages de Jules Verne sont toujours aussi bien décrits. L’intrigue nous plonge dans un récit passionnant avec une dualité entre deux hommes forts en caractères et en conviction. La Quête scientifique est grandiose pour l’époque, et chatouille avec bonheur l’imagination du lecteur, comme celle des spectateurs qui se passionnent pour une telle aventure.

L’intérêt de ce roman d’anticipation (pour l’époque), pour faire court, est double. D’une part, Jules Verne a apporté une contribution majeure au voyage sur/vers la Lune - un thème/fantasme récurrent de la littérature mondiale ( on peut associer De la Terre à la Lune (1865) à Autour de la Lune (1870)). En effet, il fait preuve d’un grand soin dans son traitements des données et d’un réalisme nouveau pour l’époque. D’autre part, Jules Vernes nous offre une oeuvre de vulgarisation scientifique, en abordant, par exemple, des notions de balistique.

Jules Verne a révolutionné ce genre littéraire. C’est également un génial anticipateur, il a décrit parfois dans ses moindres détails, la conquête spatiale de la fin du XXe siècle.
Niveau de lecture : Débutant - Tout Age

Bonne initiation à des principes fondamentaux de la physique (même s'il existe des erreurs) !!


Le chant des âmes
Le chant des âmes
par Frédérick RAPILLY
Edition : Broché
Prix : EUR 7,30

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un policier "rock'n roll"!, 20 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le chant des âmes (Broché)
Il y a 5 ans de cela, Marc Torkan était reporter à Paris Flash. Il vit désormais à proximité du Golfe du Morbihan quand il est contacté par son ancien boss au sujet d’une affaire «sensationnelle». La police a découvert le cadavre d’une jeune femme mutilée. En effet, elle fut crucifiée sur l’Arbre d’Or en Forêt de Brocéliande. Les suspects appartiennent au groupe de rock gothique les Sons of Gaël, mais les preuves ne sont loin d’être irréfutables. Marc se rend donc sur place pour réalisé un reportage en collaboration avec Katie - from USA, la photographe, auteur des premiers clichés.

Le thème est certes loin d’être orignal, et même procéde peut être d’un effet de mode. Il est vrai que les serial-killers ont toujours fascinés et déconcertés la société. Mais, Rapilly parviens à se distinguer des productions courantes sur le sujet. A l’enquête des héros, intéressante en elle-même, il ajoute l’univers techno et rave, un élément de curiosité et de découverte pour un lectorat sans doute peu familiarisé avec cet univers.

L’ambiance festive et excessive se prête parfaitement aux action du sérail-killer et induit également une composante esthétique à ce roman. La musique joue un rôle non négligeable dans cette intrigue, mais, je ne dirais rien pour ne point lever le voile sur les rouages des meurtres et la palpitante «chasse» à l’homme.


Retour sur l'horizon: Quinze grands récits de science-fiction
Retour sur l'horizon: Quinze grands récits de science-fiction
par Fabrice Colin
Edition : Poche
Prix : EUR 10,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Trop d'attente, 20 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Retour sur l'horizon: Quinze grands récits de science-fiction (Poche)
Dans la préface de ce recueil de nouvelles, Serge Lehman fait un état des lieux de la science-fiction en France.

Le genre a toujours souffert d'un manque de considération en Gaule, constate-t-il avec un brin d'amertume. Il est régulièrement sous-estimé, traité avec hauteur et morve, accusé d'être une littérature non seulement aride mais pauvre sur le plan du style, des idées et des personnages. Cette condescendance presque incompréhensible est irritante, et ce mal perdure depuis plus d'un siècle désormais.
J'avoue ne pas partager à cent pour cent le constat sur les causes de cette mauvaise presse (bien que globalement en accord avec lui). J'ai eu le loisir d'avoir entre les mains une édition de Les Chefs d’œuvre de la SF ( datant des années 70) avec une préface de Vernet du roman emblématique En Terre étrangère de Heinlein. Quelle ne fut pas ma surprise de lire un pamphlet à l'encontre de l'auteur, de son œuvre et du genre en général ! Cela m'avait interloquée, et j'ai un peu creusé cet aspect. J'en suis venue à la conclusion que l'appréciation partiellement négative et la pénible pénétration du genre dans la sphère littéraire française avait des causes dogmatiques. La science-fiction est pour certains un vecteur de l'impérialisme culturel américain, et il suffit de constater quels étaient les organes régulateurs de la culture en France, essentiellement après la seconde guerre mondiale. Bien entendu, cette aura négative a déteint sur l'accueil de notre production autochtone.
Ainsi, Serge Lehman nous propose-t-il de remarquer que la science-fiction est un art littéraire à part entière contrairement à la position de quelques grincheux intolérants, et ce à travers quinze récits. Il nous promet donc de découvrir toutes les saveurs du genre et souhaite nous prouver que c'est une littérature propice à l'émerveillement et à la réflexion.

4 nouvelles sont très décevantes :
Les Fleurs de Troie(Dunyach), Temps mort (Ruellan), Dragonmarx(Curial), Hilbert Hotel (Mauméjean)

7 nouvelles sont sympathiques, mais ne transportent pas le lecteur dans un émerveillement béat (-ou pas) :
3 singes (Kloetzer) Lumière Noire (Day), Les 3 livres (Henry), Ce qui reste du réel ( Colin), Effondrement d'un univers (Werner); Tertiaire ( Holstein), Une fatwa de mousse (Dufour).

4 nouvelles pour des raisons diverses (style et humour, univers remarquable, plume acérée, poésie) sont à la hauteur de l'anthologie :
Pirate(Stepahn-Bagni), Penchés sur le berceau des géants (Daylon), Terre de Fraye ( Noirez), Je vous prend un par un (Calvo)

L'anthologie n'est pas à la hauteur de l'attente suscitée par la Préface. Elle n'en est pas mauvaise pour autant. Elle effleure sa cible sans jamais l'atteindre tout à fait, et il faut bien avouer que quelques récits dénotent. Une petite déception qui peut être atténuée en modérant nos exigences de lecteur.


Le dieu était dans la lune
Le dieu était dans la lune
par Hervé Thiellement
Edition : Broché

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un Space-Opéra digne de l'age d'or., 8 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le dieu était dans la lune (Broché)
Gontran Rieu est un charmant voyou, vivant de petits larcins et il faut le dire pas toujours en bon terme avec la Chance. Capitaine de son raffiot stellaire, il se lance dans des affaires plus ou moins louches. Les conséquences sont immédiates et l’oblige règulièrement à mettre le plus de parsecs entre lui et les planètes «visitées».

Mais voilà, il se retrouve en panne dans l'espace! Condamner à dériver indéfiniment dans l’espace ? Non, car c’est un jour particulier durant lequel sa vie bacule. En effet, il croise une anibulle sur sa route! Cette créature intelligente peut voyager plus vite que la lumière tout en accueillant en son sein, astronef et équipage. Et cette annibule a soif d’aventure et de frissons. Tous deux s’associent pour le meilleur et ...

Leur première aventure met nos deux amateurs aux prises avec la mafia locale de la planète. Le but de cette entreprise : obtenir des informations du lidibineux patron d'un bar de la cité principale. Evidemment, le plan initial tombe à l’eau et Gontran a la vie sauve grâce à l’intervention divine d’un troisème larron : Lursu...

Critique :

Voici un space opera sympathique qui ne prétend pas se prendre au sérieux. Si initialement, les premières pages font penser à une série B, cette première impression se dilue vite dans un véritable plaisir de lecture.

L’ambiance un poil kitsh, le ton enjoué du bouquin ainsi que l’exotisme des créatures et des aventures sont dans la ligne droite de l’âge d’or de la SF : le lecteur retrouve avec joie le fameux «sense of wonder» de cette époque. Sans vouloir faire de comparaison inadaptée, ce roman me fait penser à quelques aventures de Flandry, l’agent de l’Empire Terrien de Poul Anderson.

Dans ces pages, pas de hard-science, ni de longues phases d’exposition ou de théorie scientifique ou technique, pas de chichi, pas de prise de tête métaphysique, ni de scénario inbitable. Non, un bon «space-opéra de papa».

Cependant, il ne faut pas pour autant en conclure le contraire.

Les trouvailles côtés faunes montrent l’originalité et la créativité de l’auteur, et elles sont également sont bien décrites. J’adore d’ailleurs le nom évocateur et humoristique de ces créatures diverses et variées : anibule, camgeek, babelfish, ect... Le lecteur fait également la connaissance de nombreuses héroïnes, des extraterrestres, des batailles spatiales, et surtout beaucoup d’humour!

Le livre n’en est pas pour autant creux. A l’autre bout de l’espace, une entité étrange implantée dans un astéroîde s’éveille à la vie... à la conscience. Une conscience qui induit la curiosité, et de fil en aiguille à la connaissance.... Un savoir tel que l’entite Gaude ( en référence à «God» = Dieu en anglais) se pense omniscient et omnipotent. Bref, Gaude souffre dune forme d’autisme, gonflé par son sentiment d’importance et aveuglé par sa puissance. Et comme l’a écrit ce cher Montesquieu «le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absoluement».

Un seul reproche : le plaisir s’achève trop vite.

Le Dieu était dans la Lune est bien plus qu'un simple space-op : une invitation au voyage et un démenti à l'idée que la reflexion ne se fait qu'à travers des récits "sérieux".
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 17, 2012 10:32 AM MEST


La Planète des singes [Édition Simple]
La Planète des singes [Édition Simple]
DVD ~ Charlton Heston
Proposé par BIKIN
Prix : EUR 7,50

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un film culte et impérissable, 27 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Planète des singes [Édition Simple] (DVD)
Parti en 1972, l'engin spatial américain Icare, avec à son bord quatre membres d'équipage, traverse une brèche de l'espace-temps à la vitesse de la lumière. Au terme d'un voyage de 18 mois, le vaisseau s'écrase en 3978 sur une mystérieuse planète, au cœur d'une région désertique. Les trois survivants du crash, le capitaine George Taylor, ainsi que les lieutenants John Landon et Thomas Dodge errent plusieurs jours dans le désert.
Après plusieurs jours de solitudes, ils découvrent que ce monde est peuplé d'hommes primitifs dominés par une race de singes très évolués. Bientôt, Dodge est abattu par les singes, Landon capturé, de même que Taylor, de surcroît blessé à la gorge. Deux scientifiques, Zira et Cornélius, s'intéressent de près à Taylor...

Adapté du roman de Pierre Boulle, ce film reste l'un des chefs d'œuvre du cinéma de science-fiction. Aujourd'hui encore, soit près de 50 ans après sa sortie, les tentatives de ré-adaptation, de remake ne parviennent pas en altérer la saveur, ni à l'égaler, encore moins à le surpasser. Les messages que cette œuvre véhicule - éternel message d'actualité (malheureusement) - sont classiques : l'humanité et sa diversité, la science et la religion, la gouvernance, l'esclavage, la dominance...

Néanmoins, pour autant, ce classicisme, ne lasse pas. Bien au contraire. En effet, le film est servi par un scénario proche de la perfection, une mise en scène maîtrisée, sobre et bien rythmée, bref moderne. L'interprétation est magistrale.

Et que dire de la musique et de l'image qui souviennent le film pour en faire ce monument incontournable. Oui, finalement tous les aspects d'un film sont en symbiose et permettent de délivrer cette partition sans faille.

L'esprit et les thèmes de l'œuvre originale sont bien conservés, et le scénario s'en éloigne que légèrement jusqu'au fameux final. Un choc, une émotion pure et profonde, un bouleversement inattendu pour ma part. Je l'ai vu pour la première fois, il y a une vingtaine d'année et je ne crois pas qu'une seule oeuvre cinématographique ait pu rivaliser sur ce point là.

Une fin d'anthologie. La référence du genre quoi.

Le Blue-ray :
Le transfert pour le blu-ray est très bien réussi avec un effet légèrement granuleux qui lui donne une authenticité agréable. Les nombreux bonus sont passionnants.

Le roman débute par Jinn et Phylis qui découvrent lors d'un voyage interplanétaire un manuscrit écrit par le journaliste Ulysse Mérou. Dans le film, c'est le capitaine Taylor, en compagnie de deux astronomes, qui est parti à la conquête de l'espace à bord d'un vaisseau spatial, qui atterrit sur une planète inconnue. Or, dans le roman, le personnage central est Ulysse, et non l'astronaute Georges Taylor du film. Certains personnages importants du roman ont été supprimés : par exemple, le personnage de Hector, le chimpanzé qui a accompagné l'équipage lors de son expédition, les expériences répétées sur les hommes et plus particulièrement sur Ulysse. Et dans le film Zira devient la psychanalyste du comportement animal.

Dans le roman, les hommes primitifs sont nus, les singes sont techniquement plus avancés : ils ont des automobiles, des téléviseurs, des avions. (différences liées au budget restreint pour le film).

La fin diverge. Mais chuttttttt! C'est à découvrir par soi-même.


La Planète des singes
La Planète des singes
par Pierre BOULLE
Edition : Poche
Prix : EUR 4,20

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une oeuvre incomparable, 27 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Planète des singes (Poche)
Une mission d'exploration est expédiée vers un autre système planétaire : l'étoile Bételgeuse. Le professeur Antelle, son second Arthur Levain et le journaliste Ulysse Mérou, observent à la surface de l'une des planètes des signes de la présence d'une civilisation avancée : routes, agglomérations, super-structures, etc..
Une fois à la surface, les 3 explorateurs découvrent avec surprise l'espèce dominante : trois espèces simiesques parfaitement bipèdes, doués de la parole, maîtrisant les sciences, possédant une organisation sociale, politique et religieuse.

Ils remarquent également l'existence d'une autre espèce bipède dépourvue de fourrure qui ressemble étrangement aux êtres humains. A l'inverse de la Terre, ces humains ne sont guère évolués, et servent d'esclaves, d'animaux de compagnie au mieux et le plus souvent de sujets d'expériences.

Avec un texte assez court et relativement simple, le lecteur pourrait être en présence d'un roman de SF bien tenu, agréable mais un brin naïf. Il n'en est rien. Pierre Boulle nous pousse à la réflexion sur divers thèmes relativement «universels» : la hiérarchie sociale, la place et l'imbrication de la religion dans cette organisation, la sexualité et une lointaine contrepartie, la bestialité. Bref, nos différences et nos divergences, avec au final une thématique chère à la SF : l'humanité.

L'écriture de Boulle sans fioritures, simple (et non simpliste) est efficace. Il nous propose le point de vue d'un observateur extérieur grâce aux positions respectives des hommes et des singes. Effectivement, difficile de s'identifier à l'un ou à l'autre tant nous semblons en être éloignés et cet artifice permet au lecteur de poser sur les protagonistes et cette société un œil objectif, curieux et intéressé.
Sans - paradoxalement - en être réellement surpris, sans être finalement réellement étranger à tous ces comportements.

La chute finale, quant à elle... est ironique ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 2, 2012 1:31 PM CET


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