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Commentaires écrits par
Victaureau (Haute Auvergne)
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Héloïse, ouille !
Héloïse, ouille !
par Jean TEULÉ
Edition : Broché
Prix : EUR 20,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Chacun voit ça à sa manière...., 25 juillet 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Héloïse, ouille ! (Broché)
J'arrive un peu tard dans les commentaires de ce roman qui m'a fait passer de très agréables moments. Je ne me glisserai pas entre les pro et les anti même si personnellement j'ai vraiment aimé ce bouquin auquel je reprocherai seulement une baisse de rythme dans la seconde moitié du livre. Après "Je François VILLON" je savais que je reviendrai vers Jean TEULE, parce que j'ai trouvé chez lui l'insolence d'un François CAVANNA qui accommodait l'histoire un peu à sa façon au lieu d'obéir rigoureusement aux canons du roman historique.

Certes le mariage du latin, voir du Français d'autrefois avec certaines réflexions d'Héloïse parfaitement contemporaines ne peut pas être interprété autrement qu'une hérésie, mais cette insolence a d'abord distrait l'auteur qui a dû s'en donner à coeur joie d'écrire une telle prose et si ses lecteurs ont su s'arrêter au premier degré et bien ils sont servis ! Evidemment il y a ceux, nombreux, qui espéraient une oeuvre magistrale de très haute tenue. Mais si on connaît déjà un peu Jean TEULE, ce qu'il a déjà écrit, et qu'on y ajoute la malheureuse histoire d'ABELARD on ne peut pas être vraiment étonné du résultat, c'est le contraire, c'est-à-dire une histoire triste à mourir avec un langage ennuyeux et grandiloquent qui nous aurait fait s'interroger sur le TEULE de "Mangez-le si vous voulez" qui a tant contribué à sa renommée.

C'est vrai que pour connaître la véritable histoire d'HELOîSE et ABELARD mieux vaut se trourner vers l'abondante bibliographie qu'il cite en fin d'ouvrage; il a cependant omis de citer un ouvrage de Georges DUBY "Le chevalier, la femme et le prêtre" qui rappelle la mésaventure survenue à ABELARD et fait abondamment référence aux personnages cités dans l'ouvrage de Jean TEULE et notamment à Bernard de CLAIRVAUX.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 25, 2015 6:17 PM MEST


Satan était un ange
Satan était un ange
par Karine GIEBEL
Edition : Broché
Prix : EUR 18,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Folle cavale...., 18 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Satan était un ange (Broché)
A l'inverse de nombre de commentateurs de ce roman, je n'avais jamais lu d'ouvrages de Karine GIEBEL et il y a fort à perier que je recommence sous peu. J'ai tout aimé dans ce roman : le thème, les personnages et le déroulement de l'histoire. Quant au style, s'il n'est pas d'une richesse littéraire extraordinaire, il n'en convient pas moins au lecteur de base dont j'estime faire partie et un roman de cette facture de temps à autre ça détend même si l'histoire est loin d'être un long fleuve tranquille.

Qu'est ce qui fait que François DAVIN, avocat d'affaires, qui vient d'apprendre qu'il a une tumeur au cerveau et n'en a plus que pour six ou huit mois s'il n'observe pas le protocole de soins, prend à bord de sa BMW, ce soir où il a décidé de tout quitter, un jeune auto stoppeur de vingt ans qui se révèlera être l'un des pires tueurs à gage que la mafia ait pu recruter ? François sait qu'il va mourir de cette tumeur mais ne peut s'y résigner. Il va trouver en Paul, malgré le fait que les anciens employeurs du jeune homme soient lancés à ses trousses pour lui faire la peau parce qu'on "ne quitte pas la famille" une raison d'utiliser à plein les quelques mois qui lui restent pour créer entre Paul et lui le cordon ombilical qui lui aura manqué sans qu'il ne s'en aperçoive réellement au cours de sa vie. On assiste à des dialogues entre les deux hommes qui ne font pas dans le mélodramatique, mais chacun se révèle à l'autre par couches successives et tout n'est pas beau surtout du côté de Paul.

J'ai vraiment aimé cette confrontation entre deux générations, entre deux milieux, entre des origines si diverses et finalement ce lien qui se noue au gré de l'action et du déroulement de l'histoire parce que chacun des deux protagonistes sait que le temps lui est compté: pour l'un de manière certaine et pour l'autre sa situation n'est pas meilleure que celle d'un condamné à mort. Sans qu'il n'y ait aucune analogie ce roman m'a un peu fait penser à "Portrait de Julien devant la fenêtre" d'Yves Navarre.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 24, 2015 9:08 AM MEST


Le retour de Jim Lamar
Le retour de Jim Lamar
par Lionel Salaün
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Drôles de moeurs...., 9 juillet 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le retour de Jim Lamar (Broché)
Jusqu'à la moitié de l'ouvrage, je me suis demandé si on en apprendrait un peu plus sur ce Jim LAMAR. L'auteur plante le décor dans les marécages du MISSISSIPI, une petite localité: Sanford, dont on peut se demander si les habitants ne sont pas tous des malfrats en puissance puisqu'ils ont profité au maximum de la longue absence du fils LAMAR parti faire la Guerre au Vietnam, du décès de ses parents, morts d'avoir trop longtemps attendu son retour, pour s'arroger le droit d'exploiter sa ferme et de s'accaparer de tout ce que pouvait contenir sa maison.

Il ne s'agit pas cependant d'un bien tombé en déshérence puisque Jim n'a pas été signalé comme mort au Vietnam, mais il a eu le tort de prolonger son absence bien au-delà de la fin de la Guerre. L'explication qu'il en donne à Billy, son jeune (13 ans) et unique confident à SANFORD où maintenant tout un chacun le considère comme un étranger voir pire un indésirable, compte tenu que tout habitant demeurant dans l'immédiat de sa ferme a quelque chose à se reprocher dans le pillage de celle-ci a un peu de mal à convaincre. De la Guerre au Vietnam, il n'en donne que quelques aperçus qui font un "peu téléphoné". Bizarrement c'est le climat familial que décrit Billy qui fait qu'on s'accroche à cette histoire plus qu'aux confessions de Jim qui font un peu moralisatrices mais très certainement éducatives dans la curiosité naturelle d'un jeune adolescent. La fin peut surprendre le lecteur mais nous laisse frustrés: pour moi, il manque quelque chose à ce roman pour éviter qu'il sombre dans le récit.


Les ogres
Les ogres
par Michel Lebrun
Edition : Poche

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Délicieusement suggestif., 2 juillet 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les ogres (Poche)
J'aurais préféré acquérir la version grand format mais le prix de l'ouvrage, pour un auteur que je ne connaissais pas, m'a fait hésiter et cependant le commentaire de GWEN me disait que je ne risquais pas grand chose. Bah connaissant maintenant l'histoire, je sacrifierai bien 15 € pour l'avoir en bonne place dans ma bibliothèque.

Ah cette brave Madame BOISTEL ! Réfugiée dans une ferme tout ce qu'il y de plus perdu au fin fond de la Normandie, une Région qui m'est très chère mais là n'est pas le fond de mon sujet, avec Pierre-Armand son intendant à tout faire et un autre : l'innommable ! A la quarantaine, elle a trouvé un passe-temps: écrire les recettes de cuisine "Tante Virginie" dont l'auteur nous livre certaines. Il n'a pas abusé toutefois. Ces braves gens et leurs trois gros chiens -méchants- font appel à de très jeunes filles pas forcément très délurées et si possible sans famille pour remplir les tâches ménagères, mais là où le bât blesse c'est la cadence effrénée des recrutements....

Ce superbe roman, hélas trop court à mon goût, parce qu'une écriture de ce style on en demande et on en redemande est entièrement dans le suggestif; là ou un CHATTAM, un GRANGE ou un TILLIEZ, entre autres, y seraient allés avec leurs gros sabots (attention loin de moi l'idée de mésestimer ces auteurs) en nous montrant les gros plans, l'auteur se contente de touches successives qui donnent à voir et laissent imaginer au lecteur ce qui a bien pu se passer dans cette ferme isolée. La cerise sur le gâteau c'est la fin lorsque les policiers confessent s'être régalés d'une blanquette de veau qu'ils on récupérée dans le congélateur des BOISTEL et cuisinée façon "Tante Virginie... 3
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 6, 2015 10:26 AM MEST


Cadavre 19
Cadavre 19
par Belinda BAUER
Edition : Broché
Prix : EUR 18,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Captivant de bout en bout., 27 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cadavre 19 (Broché)
Grâce à ce bouquin j'ai appris ce qu'était le syndrome d'ASPERGER et le choc anaphylactique. Deux explications de ces groupes de mots autour desquelles tourne ce roman que je n'ai certes pas lu d'une traite, mais en peu d'heures tout de même tellement il était intéressant.

Patrick, le personnage principal du roman a perdu son père très jeune à la suite d'un accident piétonnier. Son père était le seul de ses deux parents à communiquer simplement avec cet enfant autiste sans jamais lui faire remarquer son handicap, contrairement à sa mère. Devenu presque adulte il s'inscrit dans une université au Pays de Galle en vue d'étudier l'anatomie, non pour faire médecine, mais pour voir ce qui se cache derrière cette porte que l'on nomme : la mort.

En fait il s'embarque dans une histoire extraordinaire dont personne ,dans son entourage immédiat, ne l'aurait cru capable et tout va tourner autour de ce cadavre 19 qu'il doit disséquer avec quatre autres étudiants sous l'égide d'un interne. Ce cadavre anodin pour l'ensemble des étudiants va révéler des secrets que seul Patrick saura observer...Arrêtons ici pour ne pas spoiler mais si j'ai un seul regret c'est de ne pas avoir su ce qui arrivait à la blonde infirmière TRACY enceinte jusqu'aux deux oreilles d'un monsieur DEAL qui fait un peu penser à BARBE BLEUE. Autrement il n'y a rien à dire c'est cohérent, facile à lire et alors que vers le milieu du roman on connaît le secret du cadavre, l'histoire ne fait que s'emballer...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 29, 2015 1:03 PM MEST


Narcopolis
Narcopolis
par Jeet Thayil
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Paradis sulfureux., 23 juin 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Narcopolis (Broché)
Ce récit est autobiographique, il fait une large place à BOMBAY, ville cosmopolite s'il en est, mais le personnage principal de ce roman reste l'opium que l'auteur découvre dans les fumeries installées dans les ruelles sombres de la ville et plus particulièrement le khana de Rashid, un musulman qui a pris la succession de LEE, un vieillard chinois bien installé dans la profession et qui a de plus la réputation d'être honnête sur la "marchandise".

Le reproche que l'on peut faire à l'auteur c'est de n'avoir pas su rendre ses personnages sympathiques à défaut du récit qui n'a pas glorifié ses errements opiomanes. Il est beaucoup question de FOSSETTE, une hijra de BOMBAY, mais elle a pris tellement au sérieux son rôle de femme que lui rappeler qu'il s'agit d'un eunuque semble parfaitement incongru. Pour les autres tels RASHID et RUMI, leurs convictions religieuses, même musulmanes, semblent sérieusement écornées par la passion de fumer et la nécessité de tenir un rang commercial à l'épreuve des jalousies de concurrents. La situation se gâtera quand le garad (l'héroïne) viendra supplanter l'opium et apportera avec elle son lot de misères et de maladies.

Un livre que devraient lire tous les fumeurs de narcotiques, qui leur ferait comprendre que les paradis entrevus sont hélas de courte durée et que la course dans laquelle 'ils engagent est semée d'embûches qui conduisent tout simplement à la perte de l'estime de soi. En ce sens ce récit est pédagogique mais je n'y ai trouvé rien d'entraînant, il m'a fallu "forcer" la lecture.


Jupiter
Jupiter
par Thomas Jonigk
Edition : Broché
Prix : EUR 15,22

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 La quatrième de couverture fait la part trop belle à ce récit ., 14 juin 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Jupiter (Broché)
Un peu habitué aux éditions VERDIER que j'ai connues par ailleurs grâce aux romans de Joséf WINKLER écrivain autrichien de langue allemande "Le serf" et bien d'autres, je ne croyais pas si bien me tromper en acquérant le premier roman de Thomas JONIGT. Il est vrai que la quatrième de couverture, bien rédigée, pouvait laisser présager une oeuvre forte même si le thème fait partie des sentiers battus et rebattus.

L'erreur, s'il y a erreur, a été pour moi que l'écrivain veuille traiter à la fois de la folie et de la pédophilie, il me semble avoir dilué les faits marquants de son histoire, comme pour éloigner un brûlot qui passait trop près. Le dédoublement de la personnalité de MARTIN en particulier est pénible en raison de l'insipidité des dialogues qu'il entretien avec son autre moi. Quant au fait d'insister sur le prix précis des articles acquis, parfois de longue date, par Martin, ça passe les premières fois et ça fait amusant mais ensuite ça fait un peu lourdingue et comme pour allonger la sauce d'un roman, qui heureusement ne comporte que 137 pages. La fin vous laisse interdit, un mot coupé net: il faut avoir lu avec attention la quatrième de couverture pour avoir l'explication....
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 16, 2015 3:49 PM MEST


Les Anges cannibales
Les Anges cannibales
par J.-C. Derey
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Enlevé...., 8 juin 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Anges cannibales (Broché)
Je n'ai pas pu trouver de titre plus expressif pour ce roman sanglant mais magnifique. J'ai un peu retrouvé l'écriture d'un Lucien BODARD dans La Duchesse" mais il est vrai que les deux ouvrages partent de faits réels et que les deux auteurs ont bourlingué pas mal autour de la planète et dans des lieux et à des moments où l'on pouvait avoir chaud aux fesses.

Si le terme "cannibales" a pu donner du piquant au titre de l'ouvrage de DEREY, il n'en demeure pas moins que même en SIERRA LEONE et même au temps du général MOSQUITO, les anges, puisqu'il s'agit effectivement de jeunes enfants entraînés à commettre les pires sévices (manches longues ou courtes) sur les Kamajors pro-gouvernementaux ou sur les blancs qui les soutenaient, ne se sont que très peu livré à des actes de cannibalisme et en cela le roman respecte la réalité. Le roman part d'un fait terrible: à FREETOWN en pleine guerre civile, Yondo fils d'un journaliste qui a eu le malheur de ne pas mâcher ses mots avec les révoltés et leurs pratiques, assiste impuissant au massacre de ses parents et à l'enlèvement de son frère et de sa soeur...passées les premières minutes à essayer de comprendre et de chercher à savoir ce qu'il va devenir, il va accourir chez Diogène, le jardinier, et trouver là contrairement à ce qu'il espérait, un soutien marchandé et intéressé pour la belle villa de ses parents et leur contenu...

Inutile d'en dire davantage sinon que YONDO, pour assurer son salut va devoir, malgré son très jeune âge, hurler avec les loups..et on assiste à une descente aux enfers rapide même si YONDO résiste parfois et ses chefs semblent aimer cette résistance parce quer Yondo est aussi un être déjà cultivé alors que leur armée compte dans l'ensemble que des brutes sanguinaires peu aptes à servir de collaborateurs pour prendre le pouvoir un jour....le tout est raconté avec verve, sans temps morts, ces deux cents cinquante cinq pages qui marquent et font savoir au lectorat ce qui se passe dans ces anciennes colonies au sang chaud quand les blancs pressent un peu trop le citron et oublient de se mêler de ce qui les regarde.


Les Fables de l'Humpur T1 - Les Clans de la Dorgne
Les Fables de l'Humpur T1 - Les Clans de la Dorgne
par Pierre Bordage
Edition : Album
Prix : EUR 14,50

5.0 étoiles sur 5 Bien rendu...., 6 juin 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Fables de l'Humpur T1 - Les Clans de la Dorgne (Album)
Ce roman de Pierre BORDAGE que j'ai tenu entre mes mains sous trois formes:" poche", "j'ai lu-Millénaires" et broché "Au diable vauvert" vient de me parvenir sous la forme bande dessinée. Je peux dire que l'essai a été transformé et que cette forme d'expression ne nuit en aucune façon à l'histoire. Les dessins sont parfaits et rendent bien compte de ce glissement de l'homme vers l'animalité sous toutes ses formes: porcs :" les grognes", chiens "les hurles" ; chats "miaules"... qui vivent sous forme de communautés concurrentes, celle des grognes étant la plus exposée puisqu'on peut la "ripailler".
On pourrait regretter que les bulles de textes soient insuffisantes, mais les auteurs ont préféré privilégier le dessin et sa forme, son cadre (celui d'une humanité retournée à l'âge de bronze ou presque) c'est le propre d'une BD et dans ce domaine j'en étais resté à l'âge de mes quinze ans...En tous cas que ce soit la forme roman ou BD, je suis heureux d'avoir, il y a une vingtaine d'années de cela, mis la mains sur ce livre de poche exposé sur un étal du MAMMOUTH d'AUBIERE, qui me fit connaître alors Pierre BORDAGE, depuis, sans être un inconditionnel, je lis cet auteur avec bonheur.


Vie animale
Vie animale
par Justin Torres
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Je n'ai vraiment pas tout compris...., 4 juin 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Vie animale (Broché)
Et cependant c'était bien parti: cette famille aux TEXAS avec un papa portoricain veilleur âgée de 28 ans, noir, une maman blanche qui travaille à la brasserie voisine, seulement âgée de 26 ans et trois garçons de douze, neuf et sept ans souvent livrés à eux-mêmes. Autant dire que les parents sont de grands enfants et cette complicité entre jeunes se ressent depuis le début de l'histoire; certes Paps passe parfois une sévère correction à ses rejetons avec son ceinturon, mais il faut dire que sa nichée est prompte à se signaler à l'entourage, alors qui aime bien, châtie bien.

Parfois les gamelles sont un peu vides et on se serre la ceinture en attendant de jours meilleurs, parfois le froid qui règne dans la maison oblige les enfants à s'en défendre en s'introduisant dans le lit de leurs parents, d'autres situations sont parfois un peu plus scabreuses mais on devine un certain bonheur de vivre dans cette vie de bohème...l'auteur ne s'est pas embarrassé de mots compliqués, il décrit ces trois loupiots à l'avenant au gré de leurs petites aventures, alors pourquoi ? Pourquoi une conclusion aussi opaque ? J'ai toujours reconnu aux écrivains le droit de conclure leurs histoire comme bon leur semblait, le lecteur en fut-il choqué, mais encore faut-il que le lecteur comprenne, là je suis resté frustré.
Petit passage qui donne un peu le ton de cette histoire, quand le gardien du matin arrive pour remplacer "Paps" et vise les trois chenapans apparemment endormis, dans la voiture:
"C'est à toi ?
-C'est que qu'elle n'arrête pas de me répéter"
L'homme s'est accroupi et a froncé les sourcils
"Au moins, vous n'êtes qu'à moitié laids, contrairement à votre papa"


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