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Contenu rédigé par Victaureau
Classement des meilleurs critiques: 268
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Commentaires écrits par
Victaureau (Haute Auvergne)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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La sourde violence des rêves
La sourde violence des rêves
par K. Sello Duiker
Edition : Broché
Prix : EUR 23,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Roman fleuve...., 23 juillet 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La sourde violence des rêves (Broché)
C'est bien le terme qu'il faut employer au sujet de cet ouvrage qu'on ne quitte qu'au bout de plusieurs soirées de lecture. Mais comme l'intérêt ne se dément pas on ne cherche pas ailleurs. Si j'avais une comparaison à faire au sujet de ce roman ce serait avec "Sale temps pour les braves" de Don CARPENTER quoique ce dernier soit plus ramassé, mais peut-être que "la sourde violence des rêves" pèche effectivement parce qu'il s'agit d'un roman largement autobiographique et que l'auteur a voulu se livrer au maximum. Ceci fait il rend les quelques pages de la fin un peu opaques au lecteur, ses considérations métaphysiques sont restées pour moi dans le domaine de la nébuleuse d'où le fait que je ne lui ai pas attribué les cinq étoiles accordées à Don Carpenter. Ceci dit, j'ai aussi trouvé la lecture plaisante et la traduction doit y être pour beaucoup.

La quatrième de couverture rend très bien compte du contenu de cet ouvrage et les considérations liées au racisme dans la période post-apartheid en restent la clef de voûte même si certains y verront davantage un roman tourné vers l'homosexualité du narrateur, personnellement j'y verrai plutôt de la prostitution homosexuelle pour parvenir à manger à se loger et à s'habiller correctement. La toute fin de l'ouvrage d'ailleurs surprend sur ce sujet. La vraie question reste celle de savoir si ce roman n'anticipe pas largement le fait que l'auteur se soit donné la mort cinq ans après l'écriture de ce qui restera "son grand oeuvre".


La Dérobade
La Dérobade

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une pépite des années quatre vingt..., 10 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Dérobade (Cassette vidéo)
J'ai vu ce film au cinéma au tout début des années quatre vingt. Avec mon épouse nous n'étions que mariés depuis peu, encore éperdument épris l'un de l'autre, , un couple "d'amis" in et dégourdis nous avait gentiment invités. J'avoue que ce jour-là j'ai été déniaisé une deuxième fois par les images que je recevais en pleine figure. J'ignorais totalement ce monde de l'exploitation des femmes par leurs clients souvent malhonnêtes et les méthodes scélérates et violentes des proxénètes.

Je garde le souvenir d'une interprétation de Miou-Miou au sommet de son art, d'un Daniel DUVAL, par ailleurs réalisateur du film, vicieux et salaud comme il en est guère, d'une Maria SCHNEIDER prostituée certes mais d'une droiture d'âme à faire pâlir bien des femmes, d'un Guy KERNER sadique au possible et enfin au milieu de tout ça ce passage que vous pouvez toujours voir sur YOU TUBE avec Miou--Miou et Niels ARESTRUP qui tente de faire sortir sa conquête féminine de ce milieu de la prostitution avec en contrepoint la musique sublime de Vladimir COSMA qui apporte une douceur incroyable à cette oeuvre forte et sans concession sur ce milieu implacable.

Si vous n'avez pas vu ce film, c'est peut-être le moment d'acheter ce DVD, vous aurez des acteurs, une musique et une histoire de moeurs exceptionnels.


Le secret de l'Auberge rouge
Le secret de l'Auberge rouge
par Gerald Messadié
Edition : Broché
Prix : EUR 22,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 L'auteur met à mal la légende...., 10 juillet 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le secret de l'Auberge rouge (Broché)
Gérald MESSADIE a enquêté sur cette affaire criminelle qui a été galvaudée tant et si bien qu'elle a fini par devenir une légende. Enfant je connaissais cette histoire d'aubergistes qui mettaient leurs clients à bouillir dans la marmite et les faisaient manger aux clients suivants avant qu'ils ne finissent eux-mêmes dans la même marmite, il faut dire que ma grand-mère originaire de l'est Cantal n'avait pas sa pareille pour commérer sur ces deux légendes : la bête du GEVAUDAN et l'auberge de PEYREBEILLE. Je voulais, grâce à cet essai, en savoir davantage et je ne m'attendais pas à être autant désappointé.

L'auteur a peut-être raison, mais alors qu'est-ce-qui fait que cette affaire vieille de 180 ans ait pu ainsi enflammer les veillées de nos ancêtres ? Il n'en donne pas l'explication et c'est peut-être là que sa démonstration pèche. A mon avis si sa thèse est bonne il faut alors attribuer la création de la légende au fait que les trois criminels aient été guillotinés dans la cour de l'Auberge de PEYREBEILLE. Parce qu'après tout en ARDECHE, guillotiner trois personnes le même jour dans un lieu aussi peu connu devant une telle masse de spectateurs ne devait pas se voir souvent, sinon jamais. Un autre aspect de cette enquête la rend fragile, c'est que les principaux documents du procès aient disparu. Quand ? au profit de qui ? L'auteur ne fait pas mystère que cela lui échappe, ceci fait il lui manque peut-être des éléments importants qui auraient confirmé ou infirmé sa démonstration.

Par contre j'ai aimé le développement historique que fait l'auteur en seconde partie de l'ouvrage à partir du fait semble t-il établi que Pierre MARTIN, son épouse et son commis étaient des blancs c'est-à-dire en cheville avec la chouannerie et que la jalousie de locaux ait pu jouer en leur défaveur au sortir de la révolution de juillet qui plaça Louis-Philippe sur le trône de France. Les informations que Gérald MESSADIE nous livre nous éclairent sur un aspect de notre Histoire sur laquelle les historiens se sont peu étendus, se contentant de décrire ce qui se passait à PARIS mais oubliant la province comme quantité négligeable, alors qu'en province précisément les partisans de la Révolution, voire plus tard du 1er empire, avaient souvent intérêt à se faire petits dans un arrière pays qui avant d'être attaché à son roi était avant tout attaché à ses valeurs chrétiennes bien mises à mal par les exactions de la terreur.


Le Devoir de Violence
Le Devoir de Violence
par Ouologuem Yambo
Edition : Relié

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Pas complètement convaincu., 8 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Devoir de Violence (Relié)
Autant j'ai aimé le roman d'Ahmadou KOUROUMA En attendant le vote des bêtes sauvages autant pour "Le devoir de violence" je reste sur ma faim.

Ce roman contient de très bons passages où l'auteur cherche à démontrer qu'en Afrique la violence date de bien avant l'irruption de l'homme blanc et que les petits"Saïfs" locaux n'avaient pas peur de faire commerce des hommes et femmes de leur peuples, massacrer les enfants... etc... Tout ce qu'en Europe nous avons fait dans le même temps mais de manière plus policée en invoquant Guerres entre nations et entre peuples et en oubliant qu'une guerre quelle qu'elle soit, c'est toujours des hommes qui massacrent leurs semblables.

La partie d'échecs en fin d'ouvrage et d'autres passages sont pour moi particulièrement obscurs; seul Raymond Spartacus KASSOUMI et ses parents restent des personnages attachants; je me pose d'ailleurs cette question: cette oeuvre n'est-t-elle pas en partie autobiographique ?


Un autre regard sur mon grand-père Charles de Gaulle
Un autre regard sur mon grand-père Charles de Gaulle
par Yves DE GAULLE
Edition : Broché
Prix : EUR 18,90

3.0 étoiles sur 5 La bibliothèque de "la Boisserie"., 30 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un autre regard sur mon grand-père Charles de Gaulle (Broché)
Mon épouse a eu l'idée de cet achat pour la fête des pères, ayant vu une allusion récente à cet ouvrage à la télévision. Passionné de cette époque où le général était aux affaires (j'ai le même âge que son petit-fils) je me suis carrément jeté sur cet ouvrage, mais très vite j'ai dû déchanter. C'est bien effectivement un autre regard, ces mots pèsent plus que leur poids, qu'Yves DE GAULLE porte sur son grand-père. Le vouvoiement ne m'a pas du tout dépaysé, il m'arrivait aussi de vouvoyer mes grands parents, non c'est le contenu de cet ouvrage qui m'a déboussolé. Je m'attendais quelque-chose un peu du genre "DE GAULLE, mon père" de PHILIPPE, l'Amiral mais revu et corrigé par les yeux de son petit-fils
.
Il faut que vous sachiez que c'est avant tout une oeuvre littéraire, les moments d'intimité entre le grand-père et son petit-fils n'ont pas été suffisamment nombreux pour donner lieu à un écrit sentimental. Il y a bien quelques anecdotes ici ou là, mais elles tiennent peu de place. Peu de place aussi pour les acteurs qui ont fait cette cinquième république avec le chef de la France libre. On sent bien que le général tenait sa famille à l'écart de la politique au jour le jour même s'il questionnait parfois ses petits-fils.

On apprend dans cet ouvrage que DE GAULLE était certes un personnage militaire, nombreuses références aux "mémoires de guerre", au " fil de l'épée", un peu trop à mon goût et même si DE GAULLE fut un rebelle en 1916-1917 il n'en demeure pas moins qu'il semblait à l'instar d'un NAPOLEON passionné par la chose militaire. C'était aussi un littéraire, la qualité des ouvrages figurant dans la bibliothèque de la BOISSERIE à COLOMBEY est là pour l'attester non seulement par le renom d'auteurs et de philosophes mais par le nombre et il ne s'agit pas d'ouvrages destinés à asseoir le prestige de l'homme, mais d'ouvrages lus et annotés (2250 ouvrages recensés). Là où le petit-fils nous surprend c'est quand il pare son grand-père des vertus d' économiste et pourtant ça fait plus que tenir la route. Peu d'hommes connus de l'époque cités, seul André MALRAUX échappe, mais dans les grandes largeurs, à cette exception. MICHELET, PEYREFITTE et POMPIDOU tirent malgré tout leur épingle du jeu. Mais QUID d'un GISCARD ou d'un MITTERRAND, peut-être que le petit-fils est resté dans la philosophie du grand-père qui voulait que l'on ne nomme pas un adversaire politique afin de ne lui accorder aucune importance.


Les Fragmentés
Les Fragmentés
par Neal Shusterman
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Bien mais...., 25 juin 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Fragmentés (Broché)
J'ai trouvé les réflexions prêtées aux adolescents, parfois un peu enfantines. On sait qu'un adolescent ça rêve et c'est même ce qui fait le charme de ce passage de l'enfance vers l'adulte, mais l'auteur tout au long de sa prose n'a pas voulu échapper au cadre qu'il s'était fixé, cela se traduit parfois par des "popotages" qui nuisent un peu à la densité de l'oeuvre dont le scénario ne peut pas être qualifié de magnifique compte tenu qu'il s'agit d'une dystopie, mais tout de même il a fallu que l'auteur se creuse les méninges pour imaginer histoire pareille qui détonnerait à peine dans notre monde où plus que jamais "le malheur des uns fait le bonheur des autres".

Inutile de résumer la quatrième de couverture et les autres commentaires permettent immédiatement de se faire une idée sur ce qu'est la "fragmentation" que l'on peut infliger aux adolescents à problèmes de 13 à 18 ans presque révolus. Cette "mesure" fait partie de la "Charte de la vie" qui a été signée aux ETATS-UNIS après la seconde guerre civile afin de réconcilier les parties. Pour faire court, la "fragmentation" est l'opération chirurgicale qui consiste à retirer à un adolescent tous ses organes et toutes les parties de son corps en vue d'être réutilisés, moyennant quoi on lui "promet" de revivre dans chaque receveur. Et comme chacun sait que "les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent", la citation n'est ni de l'auteur ni de moi, trois adolescents: CONNOR, RISA et LEV (ce dernier est un décimé, c'est à dire donné par ses parents comme la dîme du clergé) ne l'entendent pas de cette oreille et vont tout faire pour échapper à ce qui leur semble être un sort funeste.

Inutile de dire que j'ai hâte de recevoir et lire la suite "Les déconnectés" pour voir comment l'auteur parvient à intéresser le lecteur sur ce sujet passionnant qui nourrit les questions d'éthique mais qui fait froid dans le dos: le dévoiement du don d'organes. La brutalité à laquelle il peut donner lieu, le braconnage, la marchandisation etc...Une écriture bien éloignée de celle d'un Pierre BORDAGE mais une science-fiction hors du "space opera" dans laquelle l'homme reste un loup pour l'homme.


Le naufrageur
Le naufrageur
par Francesco De Filippo
Edition : Poche
Prix : EUR 9,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Quelque chose d'actuel...., 18 juin 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le naufrageur (Poche)
Lorsqu'on a fini de le lire et que l'on vérifie la date d'impression de ce petit bouquin on reste quelque peu médusé. On pense à une anticipation de ce qui pourrait bien se produire avec les migrants actuels. En fait Le flux migratoire dont il est question dans ce roman concerne l'EUROPE de l'est et plus particulièrement l'ALBANIE petit PAYS d'Europe du sud qui vécut longtemps sous la férule d'un régime communiste à la chinoise particulièrement intransigeant et le pays d'accueil n'est encore une nouvelle fois que cette douce Italie, dont le talon de la botte est à moins de cent kilomètres des côtes albanaises.

Ces considérations mises à part, il faut reconnaître que l'auteur nous entraîne dans un flux migratoire peu reluisant. Celui des filles de l'est à destination des bordels européens de l'ouest pour un abattage indigne de l'être humain. Pjota jeune albanais est au centre de ce roman, chez lui il connaît l'inceste, les coups mais il trouve le moyen de lire en cachette de son père qui décide pour son frère aîné et finalement pour lui de le mettre à disposition "disons plutôt de le vendre" de RAZY un chef de la mafia locale qui va l'initier avec ses hommes de main avec des procédés dont la férocité en feront un adolescent avec la force d'un homme, mais voilà Pjota après avoir largement contribué à faire de son "maître" le roi de la côte ouest, par lequel devront obligatoirement transiter tous les passeurs de drogues et de prostituées, décide au prix d'une évasion extrêmement périlleuse de lui brûler la politesse...Hélas selon l'expression ce sera pour retomber de charybde en Scylla... Avec le style de traduction de Serge QUADRUPPANI, ce roman acquiert un caractère particulier qui sent bien son Italie.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 20, 2016 11:24 AM MEST


Anthropologie de l'esclavage
Anthropologie de l'esclavage
par Claude Meillasoux
Edition : Broché
Prix : EUR 12,17

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Beaucoup trop technique à mon goût., 13 juin 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anthropologie de l'esclavage (Broché)
J'ai eu du mal à arriver à la fin et je me suis souvent endormi sur certains paragraphes tant et si bien que j'ai dû les relire pour tenter de comprendre ce que l'auteur de ce documentaire avait voulu écrire. En commandant cet ouvrage j'ai fait un peu l'impasse sur le mot anthropologie et vu surtout le mot "esclavage". Pourtant la définition qui est donnée du mot "Anthropologie" sur internet est à mon avis plus large que celle à laquelle se limite Claude MEILLASSOUX dans son essai.

On ne peut pas résumer pareille documentation dans laquelle l'auteur cite de nombreuses sources dignes de foi (Heureusement en fin de page mais avec des caractères tellement minuscules qu'il m'a fallu utiliser une loupe pour les déchiffrer) mais il faut savoir pour l'essentiel que l'auteur réduit le périmètre de son étude à l'Afrique noire qui va en gros du Soudan au Dahomey actuels et que les hommes, femmes adultes, razziés dans le cadre d'une expédition ou capturés dans le cadre d'une guerre tribale sont destinés soit à servir avant l'heure sinon de matériel agricole, de matériel militaire ou alors d'eunuques pour assurer l'entourage d'un roi avec dans ce dernier cas en contrepartie de leur virilité perdue des avantages non négligeables. Là où j'ai trouvé l'auteur passablement lourd c'est quand il expose (équations à l'appui) l'intérêt qu'il y a à avoir des esclaves plutôt que des serfs en raison de la nécessité de dépasser le cadre de l'agriculture vivrière et quand, Ö comble de l'infamie, il suppose que la reproduction de l'esclave par la guerre ou par le rezzou est plus avantageuse pour l'esclavagiste que la reproduction sexuée en raison des incertitudes que fait peser l'élevage de l'esclave jusqu'à l'âge de 15 ans où il est en état de produire lui aussi.

Rien n'est dit ou presque sur la négociation d'esclaves sur les marchés, sur leur transbordement dans les navires négriers, sur le marronnage, les révoltes.... mais peut-être n'était-ce pas l'objet de ce document. Personnellement enfin je doute que les esclavagistes se soient lancés dans des calculs de rendement avant de faire de razzier hommes, femmes enfants... massacrer les bouches inutiles d'autant qu'il semble que dans ces contrées africaines l'esclavage soit une pratique qui remonte à loin et que les musulmans ne rechignaient pas à employer. Au Moyen Age, en Europe, on peut comparer le servage à l'esclavage à cette différence près et elle est de taille c'est que le serf n'était pas un déraciné et qu'il pouvait avoir une famille, alors que l'esclave n'avait plus de parenté et que sa progéniture quand il était aussi employé comme étalon appartenait au maître.

Quoiqu'il en soit ce document est intéressant à plus d'un titre et il faut signaler en fin d'ouvrage un glossaire, une bibliographie, un index des noms propres et un index des matières qui couvent pas moins de cinquante deux pages sur les 375 du livre.


Le duel : de Gaulle-Pompidou
Le duel : de Gaulle-Pompidou
par Philippe Alexandre
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Avis de Victaureau., 1 juin 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le duel : de Gaulle-Pompidou (Broché)
Malgré son caractère ancien, j'aurais pensé que ce livre avait fait l'objet de quelques commentaires. Le général DE GAULLE fut de tous les hommes d'Etat du XXé siècle, celui auquel furent consacrés un nombre inouï d'essais, de biographies, d'articles de presse etc...Que le récit de Jacques ALEXANDRE sur ce qui se tramait en coulisses et sur le devant de la scène entre l'Homme du 18 juin et POMPIDOU ne soulève plus d'intérêt me surprend et me peine, moi qui suis né à 20 kilomètres à vol d'oiseau à peine de MONTBOUDIF le pays natal de G. POMPIDOU.

On sent dans ce récit puisqu'on ne peut pas appeler cet ouvrage autrement (l'auteur est allé puiser ses affirmations chez 90 personnalités et n'a retenu que les informations qui se recoupaient) que Jacques ALEXANDRE a un petit faible pour ce normalien parti de rien qui se trouve propulsé grâce à son ami René BROUILLET dès 1944 dans les coulisses du pouvoir et tout près du Général de GAULLE qui remarque enfin le jeune attaché. En fait ils ne se quitteront pas, du moins le Général ne voudra jamais, jusqu'en 1968 , se séparer de celui qui a appris la politique sur le tas, lui a évité d'avoir à s'occuper de "l'épicerie" comme le disait le grand homme et surtout des relations avec un parlement dont il a toujours redouté les "grenouillages".

Cependant POMPIDOU n'a pas pu éviter d'essuyer parfois les foudres du général. Lors de l'affaire de la condamnation à mort de l'ex général JOUHAUD, l'un de ceux du "quarteron de généraux en retraite" du Putsch d'ALGER, ce sera même son baptême du feu; lors de l'affaire Ben BARKA où le général lui reprochera de ne pas savoir tenir ses services secrets qu'il lui retirera et enfin lors de mai 1968 où le général s'avèrera à la fois impulsif, imprévisible et en dehors du coup. C'est là que POMPIDOU acquerra sa stature d'homme d'Etat et de recours possible qui irritera fort le général. La brouille s'installera définitivement avec l'appel de ROME qui répond à l'embrouille de l'affaire Stéphan MARKOVIC dont POMPIDOU sortira meurtri, blasé sur les hommes politiques, amer de n'avoir pu trouver chez le général la franchise qui aurait pu éviter entre eux un épais silence. On retiendra aussi de cet ouvrage l'humilité dont ces deux grands hommes politiques savaient faire preuve. Je ne sais pas quel est le programme des jeunes étudiants à sciences-po mais il ne fait aucun doute que le récit de Jacques ALEXANDRE leur en apprendrait beaucoup sur le partage des rôles entre le Président de la République et le Premier Ministre à l'époque et son évolution depuis lors. C'est un ouvrage que j'avais déjà lu, que j'ai eu beaucoup de plaisir à relire et dont je ne me séparerai pas.


La Folle de Saint Sauveur
La Folle de Saint Sauveur
par Cremillieux Andre
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Rapprochements malgré de vives rancoeurs., 24 mai 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Folle de Saint Sauveur (Broché)
On ne peut pas dire que le roman d'André CREMILLIEUX éponge tout le sujet des liens entre les Français et les Allemands au lendemain de l'armistice de 1945, mais il préfigure en partie ce que sera quelques années plus tard la grande réconciliation entre deux peuples qui n'ont pas cessé depuis 1870 de s'écharper en veux-tu en voilà. Je le rapprocherai volontiers pour ce qui est des rancunes, même si les histoires sont totalement différentes, de "La bête rousse" de Daniel BERNIER et de "La Malvialle" de Denis HUMBERT qui ont aussi leur histoire ancrée en milieu rural.

Le style d'André CREMILLIEUX est simple, ajouré, mais parfois il n'en n'est que plus percutant. Tout est dit, de l'état d'esprit de la plupart des résistants, à la page 121 en deux lignes :"-Mais nom de Dieu de Bon Dieu ! Savoir si les Boches vont nous faire danser maintenant !" parce que Karl, un jeune prisonnier allemand, qui a été admis avec Jacob, Gunther et Kurt à entrer dans le café LOUX pour s'abriter d'un gros orage a osé pianoter quelques notes sur son accordéon qu'il ne quitte pas. Ils sont pourtant bien ces jeunes allemands, délaissés par les américains et rendent un fier service aux agriculteurs Français au lendemain de cette guerre destructrice. Maurice, l'employeur de Gunther, ne leur en veut pas, il a été prisonnier en ALLEMAGNE durant la Guerre et a été mieux que bien traité par sa patronne, une jolie jeune femme blonde, mais Louis le résistant qui a risqué sa peau, si ! Et Augusta la soeur à Maurice, célibataire et pilier d'église qui oublie son devoir de charité envers un étranger, au point que le brave curé doit lui remonter gentiment les bretelles, obtient une belle vengeance le jour où elle découvre Gunther et la folle de St SAUVEUR étendus dans la nature, occupés à....Pire que des cochons !!! c'est ce qu'elle répétera à qui voudra bien l'entendre, mais le train de la réconciliation est déjà en marche et c'est le grand mérite de cet auteur de nous en avoir fait saisir les prémices grâce à son roman dont j'ai pu regretter la brièveté.


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