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Contenu rédigé par Victaureau
Classement des meilleurs critiques: 242
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Commentaires écrits par
Victaureau (Haute Auvergne)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Dans l'oeil du schizo
Dans l'oeil du schizo
par Hervé JAOUEN
Edition : Broché
Prix : EUR 19,50

5.0 étoiles sur 5 Hervé JAOUEN on y revient toujours..., 28 août 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans l'oeil du schizo (Broché)
Quand on a goûté à son écriture, c'est un peu comme Jean ANGLADE ou Yves JACOB, on évite la saturation mais comme ce sont des valeurs sûres de la littérature de terroir on y revient pour s'accorder un bon moment de lecture et reconnaître qu'incontestablement ils dominent la partie dans cet art qui consiste à faire vivre le terroir local tout en l'agrémentant d'une histoire solide.

Avec l'oeil du schizo, Hervé JAOUEN n'a pas raté son rendez-vous avec ses lecteurs, son roman rappelle un peu l'intensité dramatique des "ciels de la baie d'Audierne" l'histoire étant toutefois fort différente, puisque l'auteur se glisse progressivement dans la peau d'un schizophrène et dans celles des familles dont il va massacrer un membre, parfois plusieurs, à commencer par la sienne. Tout ça parce que Delphine, l'épouse de Jean-Luc (le schizo) a voulu éviter à tout prix à leurs enfants le spectacle traumatisant d'un père transféré de force dans une ambulance en vue de son hospitalisation en psychiatrie. Lisez ce roman, il ne peut que faire réfléchir sur les prémices de la folie furieuse parce que finalement Hervé JAOUEN donne plusieurs explications à celle de Jean-Luc, et il y a fort à parier que même si une ressemblance avec la réalité serait selon l'expression consacrée "totalement fortuite" il a sans doute puisé dans l'histoire locale bien des ingrédients qui lui ont permis de s'avancer ainsi sur la connaissance de cette redoutable maladie.


Longues peines : roman
Longues peines : roman
par Jean Teulé
Edition : Relié
Prix : EUR 18,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Pas séduit....complètement., 18 août 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Longues peines : roman (Relié)
J'attendais beaucoup de ce roman de Jean TEULE sur l'univers carcéral en France, j'ai lu pas mal sur ce thème mais c'était surtout aux Etats-Unis d'Amérique. Je ne peux pas dire que j'ai été déçu, mais il me semble qu'à trop vouloir alterner les personnages du roman, l'auteur en a fait un peu trop et que que l'on ne ressent de compassion finalement envers aucun d'entre eux. Péché de jeunesse? Il semble que ce roman ait été écrit avant ceux qui ont fait la notoriété de Jean TEULE, auquel cas on le lui pardonnera bien volontiers. Le métier d'écrivain aussi s'apprend, parce que le talent on l' ou on ne l'a pas et même à la lecture de ce court roman on voit que Jean TEULE n'en manque pas.

Vouloir faire vivre dans un roman de 192 pages, trois détenues femmes, quatre détenus hommes, trois matons et le directeur de la prison tenait un peu de la gageure, mais il semble toutefois que l'on apprenne l'essentiel sur chacun d'eux. Certaines situations sont franchement risibles et je me suis carrément esclaffé dans mon canapé mais l'ensemble tient plutôt de la tragédie et si la situation du directeur semble un peu tirée par les cheveux, avec sa femme obsédée à l'idée d'être enfin enceinte qui fait porter à son mari la layette qu'elle confectionne en prévision de la venue des bébés et de ceux qui n'ont pas vu le jour, le reste fait partie du vraisemblable: le gardien trop sensible, la femme obsédée, la libérée qui ne veut pas sortir, le sexagénaire pédophile, le séduisant Barbe Bleue....Il faut lire cet ouvrage pour avoir une petite idée de certaines situations et de la vie dans les prisons mais ça reste dans le roman. N'y cherchons pas des enseignements pour étayer une thèse sur le sujet.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 21, 2015 9:11 PM MEST


La Vie téméraire
La Vie téméraire
par Frédéric Rey
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Sa femme, sa mère, son ami...., 15 août 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Vie téméraire (Broché)
Je n'ai aucun mérite à titrer mon commentaire ainsi, puisque c'est comme cela que le bandeau rouge qui recouvre la couverture de ce roman l'annonce.

Fréderic REY, j'y reviens comme on revient vers son pays natal. Chez cet auteur, tout me plaît: le style, l'histoire, la longueur raisonnable de ses romans (trois cents pages environ) et la forte impression de vécu.

Ici on rencontre Serge, dix huit ans, fils de paysan modeste, qui tente de réussir dans une caserne du sud de la France, un examen pour être prof de gym. Il est très vite remarqué par Stanislas, un officier, fils de paysans comme lui, d'un milieu sans doute tout aussi pauvre, mais qui a réussi. Serge, son examen en poche, part enseigner dans la banlieue parisienne, mais la rupture avec la vie rurale est dure parce qu'il reste très attaché à sa mère, une femme intelligente, aimante et détachée des soucis quotidiens...

A PARIS, il retrouve Stanislas qui a quitté l'armée à la suite d'une bagarre avec un officier. Stanislas est graphiste, il accueille Serge à bras ouverts et lui enseigne ses principes qui loin d'offenser Serge font naître une chaude amitié virile dont l'un et l'autre profitent. Mais voilà si Stanislas n'est pas intéressé par les femmes, Serge lui, rencontre Claire, tout à l'opposé de ses racines, d'un milieu prolétaire mais envieuse, étouffante, méprisante vis-à-vis de l'amitié que Serge voue à Stanislas et de l'amour filial qu'il a pour sa mère, guidée par sa mère "la gorgone" qui a écrasé son mari "pantalon". L'illusion de l'amour durera deux ans...

Je m'arrête là (la quatrième de couverture de ce roman étant absente, il est bien normal que je mette l'eau à la bouche), mais je citerai tout de même ce paragraphe de la page 301 qui en interpellerait plus d'un ou une "-Ne pas faire sa vie avec les convenances. Faire sa vie avec ce qui nous est dicté de l'intérieur de nous-même, si possible du plus profond. Mépriser les imitations. Ecouter les vrais besoins de notre coeur et de nos sens, les vraies exigences de notre esprit. Les réaliser coûte que coûte, sans s'inquiéter si la société les avalisera. Etre vrai c'est ça. Etre heureux aussi. Personne ne peut rien contre l'authenticité. On est toujours le plus fort quand on est soi".

C'est bien, c'est beau, mais est ce que cela peut s'accommoder du mariage ou de quelque liaison que ce soit ? Ce livre confirme "Un fils pour l'automne" et annonce "La haute saison" dans lesquels l'auteur fera preuve de la même indépendance d'esprit.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 16, 2015 10:41 AM MEST


Héloïse, ouille !
Héloïse, ouille !
par Jean TEULÉ
Edition : Broché
Prix : EUR 20,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Chacun voit ça à sa manière...., 25 juillet 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Héloïse, ouille ! (Broché)
J'arrive un peu tard dans les commentaires de ce roman qui m'a fait passer de très agréables moments. Je ne me glisserai pas entre les pro et les anti même si personnellement j'ai vraiment aimé ce bouquin auquel je reprocherai seulement une baisse de rythme dans la seconde moitié du livre. Après "Je François VILLON" je savais que je reviendrai vers Jean TEULE, parce que j'ai trouvé chez lui l'insolence d'un François CAVANNA qui accommodait l'histoire un peu à sa façon au lieu d'obéir rigoureusement aux canons du roman historique.

Certes le mariage du latin, voir du Français d'autrefois avec certaines réflexions d'Héloïse parfaitement contemporaines ne peut pas être interprété autrement qu'une hérésie, mais cette insolence a d'abord distrait l'auteur qui a dû s'en donner à coeur joie d'écrire une telle prose et si ses lecteurs ont su s'arrêter au premier degré et bien ils sont servis ! Evidemment il y a ceux, nombreux, qui espéraient une oeuvre magistrale de très haute tenue. Mais si on connaît déjà un peu Jean TEULE, ce qu'il a déjà écrit, et qu'on y ajoute la malheureuse histoire d'ABELARD on ne peut pas être vraiment étonné du résultat, c'est le contraire, c'est-à-dire une histoire triste à mourir avec un langage ennuyeux et grandiloquent qui nous aurait fait s'interroger sur le TEULE de "Mangez-le si vous voulez" qui a tant contribué à sa renommée.

C'est vrai que pour connaître la véritable histoire d'HELOîSE et ABELARD mieux vaut se trourner vers l'abondante bibliographie qu'il cite en fin d'ouvrage; il a cependant omis de citer un ouvrage de Georges DUBY "Le chevalier, la femme et le prêtre" qui rappelle la mésaventure survenue à ABELARD et fait abondamment référence aux personnages cités dans l'ouvrage de Jean TEULE et notamment à Bernard de CLAIRVAUX.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 25, 2015 6:17 PM MEST


Satan était un ange
Satan était un ange
par Karine GIEBEL
Edition : Broché
Prix : EUR 18,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Folle cavale...., 18 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Satan était un ange (Broché)
A l'inverse de nombre de commentateurs de ce roman, je n'avais jamais lu d'ouvrages de Karine GIEBEL et il y a fort à parier que je recommence sous peu. J'ai tout aimé dans ce roman : le thème, les personnages et le déroulement de l'histoire. Quant au style, s'il n'est pas d'une richesse littéraire extraordinaire, il n'en convient pas moins au lecteur de base dont j'estime faire partie et un roman de cette facture de temps à autre ça détend même si l'histoire est loin d'être un long fleuve tranquille.

Qu'est ce qui fait que François DAVIN, avocat d'affaires, qui vient d'apprendre qu'il a une tumeur au cerveau et n'en a plus que pour six ou huit mois s'il n'observe pas le protocole de soins, prend à bord de sa BMW, ce soir où il a décidé de tout quitter, un jeune auto stoppeur de vingt ans qui se révèlera être l'un des pires tueurs à gage que la mafia ait pu recruter ? François sait qu'il va mourir de cette tumeur mais ne peut s'y résigner. Il va trouver en Paul, malgré le fait que les anciens employeurs du jeune homme soient lancés à ses trousses pour lui faire la peau parce qu'on "ne quitte pas la famille" une raison d'utiliser à plein les quelques mois qui lui restent pour créer entre Paul et lui le cordon ombilical qui lui aura manqué sans qu'il ne s'en aperçoive réellement au cours de sa vie. On assiste à des dialogues entre les deux hommes qui ne font pas dans le mélodramatique, mais chacun se révèle à l'autre par couches successives et tout n'est pas beau surtout du côté de Paul.

J'ai vraiment aimé cette confrontation entre deux générations, entre deux milieux, entre des origines si diverses et finalement ce lien qui se noue au gré de l'action et du déroulement de l'histoire parce que chacun des deux protagonistes sait que le temps lui est compté: pour l'un de manière certaine et pour l'autre sa situation n'est pas meilleure que celle d'un condamné à mort. Sans qu'il n'y ait aucune analogie ce roman m'a un peu fait penser à "Portrait de Julien devant la fenêtre" d'Yves Navarre.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 24, 2015 9:08 AM MEST


Le retour de Jim Lamar
Le retour de Jim Lamar
par Lionel Salaün
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Drôles de moeurs...., 9 juillet 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le retour de Jim Lamar (Broché)
Jusqu'à la moitié de l'ouvrage, je me suis demandé si on en apprendrait un peu plus sur ce Jim LAMAR. L'auteur plante le décor dans les marécages du MISSISSIPI, une petite localité: Sanford, dont on peut se demander si les habitants ne sont pas tous des malfrats en puissance puisqu'ils ont profité au maximum de la longue absence du fils LAMAR parti faire la Guerre au Vietnam, du décès de ses parents, morts d'avoir trop longtemps attendu son retour, pour s'arroger le droit d'exploiter sa ferme et de s'accaparer de tout ce que pouvait contenir sa maison.

Il ne s'agit pas cependant d'un bien tombé en déshérence puisque Jim n'a pas été signalé comme mort au Vietnam, mais il a eu le tort de prolonger son absence bien au-delà de la fin de la Guerre. L'explication qu'il en donne à Billy, son jeune (13 ans) et unique confident à SANFORD où maintenant tout un chacun le considère comme un étranger voir pire un indésirable, compte tenu que tout habitant demeurant dans l'immédiat de sa ferme a quelque chose à se reprocher dans le pillage de celle-ci a un peu de mal à convaincre. De la Guerre au Vietnam, il n'en donne que quelques aperçus qui font un "peu téléphoné". Bizarrement c'est le climat familial que décrit Billy qui fait qu'on s'accroche à cette histoire plus qu'aux confessions de Jim qui font un peu moralisatrices mais très certainement éducatives dans la curiosité naturelle d'un jeune adolescent. La fin peut surprendre le lecteur mais nous laisse frustrés: pour moi, il manque quelque chose à ce roman pour éviter qu'il sombre dans le récit.


Les ogres
Les ogres
par Michel Lebrun
Edition : Poche

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Délicieusement suggestif., 2 juillet 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les ogres (Poche)
J'aurais préféré acquérir la version grand format mais le prix de l'ouvrage, pour un auteur que je ne connaissais pas, m'a fait hésiter et cependant le commentaire de GWEN me disait que je ne risquais pas grand chose. Bah connaissant maintenant l'histoire, je sacrifierai bien 15 € pour l'avoir en bonne place dans ma bibliothèque.

Ah cette brave Madame BOISTEL ! Réfugiée dans une ferme tout ce qu'il y de plus perdu au fin fond de la Normandie, une Région qui m'est très chère mais là n'est pas le fond de mon sujet, avec Pierre-Armand son intendant à tout faire et un autre : l'innommable ! A la quarantaine, elle a trouvé un passe-temps: écrire les recettes de cuisine "Tante Virginie" dont l'auteur nous livre certaines. Il n'a pas abusé toutefois. Ces braves gens et leurs trois gros chiens -méchants- font appel à de très jeunes filles pas forcément très délurées et si possible sans famille pour remplir les tâches ménagères, mais là où le bât blesse c'est la cadence effrénée des recrutements....

Ce superbe roman, hélas trop court à mon goût, parce qu'une écriture de ce style on en demande et on en redemande est entièrement dans le suggestif; là ou un CHATTAM, un GRANGE ou un TILLIEZ, entre autres, y seraient allés avec leurs gros sabots (attention loin de moi l'idée de mésestimer ces auteurs) en nous montrant les gros plans, l'auteur se contente de touches successives qui donnent à voir et laissent imaginer au lecteur ce qui a bien pu se passer dans cette ferme isolée. La cerise sur le gâteau c'est la fin lorsque les policiers confessent s'être régalés d'une blanquette de veau qu'ils on récupérée dans le congélateur des BOISTEL et cuisinée façon "Tante Virginie... 3
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 6, 2015 10:26 AM MEST


Cadavre 19
Cadavre 19
par Belinda BAUER
Edition : Broché
Prix : EUR 18,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Captivant de bout en bout., 27 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cadavre 19 (Broché)
Grâce à ce bouquin j'ai appris ce qu'était le syndrome d'ASPERGER et le choc anaphylactique. Deux explications de ces groupes de mots autour desquelles tourne ce roman que je n'ai certes pas lu d'une traite, mais en peu d'heures tout de même tellement il était intéressant.

Patrick, le personnage principal du roman a perdu son père très jeune à la suite d'un accident piétonnier. Son père était le seul de ses deux parents à communiquer simplement avec cet enfant autiste sans jamais lui faire remarquer son handicap, contrairement à sa mère. Devenu presque adulte il s'inscrit dans une université au Pays de Galle en vue d'étudier l'anatomie, non pour faire médecine, mais pour voir ce qui se cache derrière cette porte que l'on nomme : la mort.

En fait il s'embarque dans une histoire extraordinaire dont personne ,dans son entourage immédiat, ne l'aurait cru capable et tout va tourner autour de ce cadavre 19 qu'il doit disséquer avec quatre autres étudiants sous l'égide d'un interne. Ce cadavre anodin pour l'ensemble des étudiants va révéler des secrets que seul Patrick saura observer...Arrêtons ici pour ne pas spoiler mais si j'ai un seul regret c'est de ne pas avoir su ce qui arrivait à la blonde infirmière TRACY enceinte jusqu'aux deux oreilles d'un monsieur DEAL qui fait un peu penser à BARBE BLEUE. Autrement il n'y a rien à dire c'est cohérent, facile à lire et alors que vers le milieu du roman on connaît le secret du cadavre, l'histoire ne fait que s'emballer...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 29, 2015 1:03 PM MEST


Narcopolis
Narcopolis
par Jeet Thayil
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Paradis sulfureux., 23 juin 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Narcopolis (Broché)
Ce récit est autobiographique, il fait une large place à BOMBAY, ville cosmopolite s'il en est, mais le personnage principal de ce roman reste l'opium que l'auteur découvre dans les fumeries installées dans les ruelles sombres de la ville et plus particulièrement le khana de Rashid, un musulman qui a pris la succession de LEE, un vieillard chinois bien installé dans la profession et qui a de plus la réputation d'être honnête sur la "marchandise".

Le reproche que l'on peut faire à l'auteur c'est de n'avoir pas su rendre ses personnages sympathiques à défaut du récit qui n'a pas glorifié ses errements opiomanes. Il est beaucoup question de FOSSETTE, une hijra de BOMBAY, mais elle a pris tellement au sérieux son rôle de femme que lui rappeler qu'il s'agit d'un eunuque semble parfaitement incongru. Pour les autres tels RASHID et RUMI, leurs convictions religieuses, même musulmanes, semblent sérieusement écornées par la passion de fumer et la nécessité de tenir un rang commercial à l'épreuve des jalousies de concurrents. La situation se gâtera quand le garad (l'héroïne) viendra supplanter l'opium et apportera avec elle son lot de misères et de maladies.

Un livre que devraient lire tous les fumeurs de narcotiques, qui leur ferait comprendre que les paradis entrevus sont hélas de courte durée et que la course dans laquelle 'ils engagent est semée d'embûches qui conduisent tout simplement à la perte de l'estime de soi. En ce sens ce récit est pédagogique mais je n'y ai trouvé rien d'entraînant, il m'a fallu "forcer" la lecture.


Jupiter
Jupiter
par Thomas Jonigk
Edition : Broché
Prix : EUR 15,22

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 La quatrième de couverture fait la part trop belle à ce récit ., 14 juin 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Jupiter (Broché)
Un peu habitué aux éditions VERDIER que j'ai connues par ailleurs grâce aux romans de Joséf WINKLER écrivain autrichien de langue allemande "Le serf" et bien d'autres, je ne croyais pas si bien me tromper en acquérant le premier roman de Thomas JONIGT. Il est vrai que la quatrième de couverture, bien rédigée, pouvait laisser présager une oeuvre forte même si le thème fait partie des sentiers battus et rebattus.

L'erreur, s'il y a erreur, a été pour moi que l'écrivain veuille traiter à la fois de la folie et de la pédophilie, il me semble avoir dilué les faits marquants de son histoire, comme pour éloigner un brûlot qui passait trop près. Le dédoublement de la personnalité de MARTIN en particulier est pénible en raison de l'insipidité des dialogues qu'il entretien avec son autre moi. Quant au fait d'insister sur le prix précis des articles acquis, parfois de longue date, par Martin, ça passe les premières fois et ça fait amusant mais ensuite ça fait un peu lourdingue et comme pour allonger la sauce d'un roman, qui heureusement ne comporte que 137 pages. La fin vous laisse interdit, un mot coupé net: il faut avoir lu avec attention la quatrième de couverture pour avoir l'explication....
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 16, 2015 3:49 PM MEST


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