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Contenu rédigé par ecce.om
Classement des meilleurs critiques: 41
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ecce.om
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Martin Eden
Martin Eden
par Jack London
Edition : Poche
Prix : EUR 11,80

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La guerre des mondes, 31 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Martin Eden (Poche)
Concerne l'édition "Libretto".

Voici le genre de livre qui rend humble quand on envisage de le commenter tant l'étiquette "chef-d’œuvre" si facilement distribuée par ailleurs, se justifie pleinement ici, à mon avis.
Je dois reconnaître pourtant qu'au début du roman, j'étais un peu déçu. Je cherchais les courses de traîneaux, les paysages de neige ou les mers du sud...le London de mes précédentes lectures.
Or, rien de tout ça dans "Martin Eden", en apparence tout du moins.
Car Martin Eden/Jack London s'embarque en fait dans la plus téméraire des aventures : celle qui va faire d'un rude marin un peu fruste, un intellectuel accompli, un écrivain amer et désabusé.

C'est en découvrant par hasard les milieux bourgeois et raffinés d'où est issue Ruth, une jeune femme qui devient à ses yeux, une créature céleste, que Martin va vouloir accéder au "sublime royaume des classes supérieures". Ruth est à la fois effrayée sentimentalement par ce personnage aux mœurs si éloignées de son éducation, et séduite par la force brute du marin qui provoquent le réveil de ses sens. Son instinct protecteur et le désir de modeler son admirateur vont encourager le jeune homme mal dégrossi à gravir quatre à quatre, les escaliers de la connaissance.
A force de volonté, de courage et de sacrifices, Martin va atteindre son but et découvrir que derrière la porte qu'il est parvenu à franchir, il est seul.
A la recherche de l'ultime vérité en toute chose, il va se révéler trop iconoclaste pour le monde sclérosé qui l'entoure, pour les gardiens des valeurs établies, les chiens de garde du succès littéraire, les censeurs incompétents...mais aussi pour les "braves gens", le peuple, qui ne le comprend guère mieux.

La référence au propre parcours de London est évidente, mais s'agissant d'un roman, il faut sans doute se méfier de la tentation d'y voir une autobiographie.
Cependant, il n'est pas interdit de s'interroger.
Comme Martin Eden, Jack London s'est construit à force de volonté, franchissant la barrière des espèces sociales. On retrouve au travers des nombreuses références à Hubert Spencer, le darwinisme social dont London s'est montré adepte.
S'agissant des sympathies socialistes de l'auteur, cela semble plus complexe.
Eden est un réactionnaire au sens où il est farouchement opposé au socialisme ou à ce qu'il appelle la "démocratie bâtarde", qui ne peuvent déboucher que sur des "sociétés d'esclaves". Il est profondément individualiste, partisan de la sélection naturelle et de la suprématie du fort sur le faible, ce dernier se prosternant devant le travail comme devant le veau d'or.
London s'est toujours défendu de partager la position nietzschéenne de son faux double. Mais compte tenu de son parcours, comment s'empêcher malgré tout, de l'imaginer subjugué par l'idée du sur-homme, lui qui pourrait en être le symbole ?

Roman fascinant, foisonnant, qui, si vous adhérez à l'histoire, peut vous emporter comme le torrent de la volonté de Martin et vous laisser pantelant mais heureux, 434 pages plus loin, persuadé d'avoir lu une œuvre importante.
Magistral !

NB. Sur cette édition, pas de préface comme évoquée par certains commentaires, mais une postface. A ne pas lire avant (!) pour ne pas déflorer le sujet.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 1, 2016 7:41 PM CET


Les Plus Grands Succès De Petula Clark
Les Plus Grands Succès De Petula Clark
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Allons à London !, 24 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Plus Grands Succès De Petula Clark (CD)
Au départ, c'est une orchestration qui refuse de sortir de ma tête. Celle de "Downtown" de Tony Hatch : le pont entre variétés, Rythm' n Blues et Pop. Ce grand orchestre auquel se mêlent les apports de Page, Flick (guitariste pour George Martin, John Barry...) et Big Jim Sullivan. L'ensemble rappelle ces cathédrales sonores qu'on retrouve sur la plupart des compositions de Burt bacharach, de Spector ou de Michel Colombier.
Bref, j'avais cet air dans la tête au moment où je me penchais au dessus du bac à soldes. Et là, que vois-je, fruit du destin malicieux : "Les Plus grands succès de Petula Clark", dont bien sûr, "Downtown" !
Ni une ni deux, je m'en empare, le cache entre "Fun House" et "Transformer" et passe à la caisse.
Je l'écoute le soir même. Surprise, je connais presque tous les titres : "La Gadoue" de Gainsbourg (oubliez la version de Jane - je suis en France depuis 40 ans mais je dis toujours "le table et le chaise" - Birkin ; "Chariot" (encore une belle hatcherie), "La Nuit n'en finit Plus" (reprise du Needles and Pins" du génie Jack Nitzche), "C'est ma chanson", "Un enfant" (Brel), "la dernière Valse (d'Engelbert Humperdinck), "OO Sheriff" et "Les Incorruptibles (Gainsbourg encore)...Même les trop entendues "Hello Dolly" ou "Don't cry For Me Argentina", passent agréablement.
J'avoue quand même avoir un peu plus de mal avec des morceaux comme "Que fais-tu là Petula ?" et il faut parfois beaucoup de recul pour écouter des paroles telles que "Allons donc à London pêcher le petit poisson...". Mais on peut se dire qu'avec des paroles en anglais, ces morceaux Doo-Wop/R&B auraient pu se retrouver chez Atlantic à côté des Drifters et que, dans l'ensemble, rien ne vient longtemps gâcher le voyage dans cette machine à remonter le temps, jusqu'à l'époque où on croyait encore qu'un nouveau monde était possible, avant que les chapelles se reconstruisent avec du fil barbelé autour.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 26, 2016 5:17 PM CET


Troubadour : The Definitive Collection 1964-1976
Troubadour : The Definitive Collection 1964-1976
Prix : EUR 17,03

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Viva Donovan !, 19 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Troubadour : The Definitive Collection 1964-1976 (CD)
Que reste-t-il de Donovan aujourd'hui en dehors des clichés habituels du Troubadour vagabond, du Woody Guthrie écossais, du sous-Dylan...?
Comment celui qu'on voyait même au festival de l'ïle de Whigt (cf. " Wight is Wight ' de Delpech) où il n'a pourtant jamais mis les pieds (il a même loupé celui de Monterey pour une affaire d'arrestation liée aux stupéfiants), a-t-il pu disparaître à ce point ?

Ce double album bourré jusqu'au plafond (44 titres !), apporte sans doute l'explication, tout en faisant regretter par ailleurs, l'oubli qui entoure l'auteur de mélodies qui défient le temps.

Je vous propose d'examiner ensemble.

1er CD : les débuts et la gloire (64-67).

On démarre en 1964 avec des reprises (proposées ici en démo très abouties) : "London Town" de Tim Hardin et "Codine" de Buffy Sainte-Marie.
Rapidement, il devient une vedette du circuit folk et cartonne dès les années suivantes avec ses propres compositions : les superbes "Catch The Wind" (inspirée par sa future femme, la jolie Linda Lawrence qui sortait à l'époque avec Brian Jones), " Universal Soldier ', "Colours", puis "Sunshine Superman" (sous-titrée "Pour John et Paul" et enregistrée à Abbey Road avec Jimmy Page) ou "Season Of The Witch" qui électrifient le propos.

Son style, mélange la musique celtique, le Folk et la Pop. Frisé, fleurs dans les cheveux et sur les chemises, emblème de la contre-culture, il fait l'unanimité. Il rencontre Dylan, Guthrie, Cohen, Les Beatles, Les Byrds, Ray Davies...Bref, le gratin !

En plus de ces chansons qui restent emblématiques, il faut aussi écouter " The Trip ', " Museum " (encore avec Jimmy Page), " Super Lungs ' où l'orgue se marie habilement à la basse de Bobby Ray, et bien sûr, le formidable " Mellow Yellow ' où John Paul Jones à la basse et aux arrangements de cuivres côtoie selon la légende, McCartney dans les chœurs.

Mais on pourrait tout citer ou presque : les délicates " Writer in the sun ', " Guinevre ' et son sitar (1966 oblige !), " Sand and Foam ', " Wear Your Love Like Heaven ' (faites l'expérience au casque de l'irruption de la stéréo à 0,26'), " Oh Gosh ''

Et ça continue sur un deuxième CD (68-76) : confirmation et déclin.

Donovan a fait partie de la fameuse expédition de 1968 en Inde où entre deux méditations transcendantales avec le Maharishi Malesh Yogi, il a appris aux Beatles la technique du picking.
De cette année 68, il faut retenir le psychédélique " Hurdy Gurdy Man "  (joué avec les 3/4 de Led Zep : Page, Jones et Bonham) qui contraste avec la douce (mièvre ?) " Jennifer Juniper ' écrite pour Jenny Boyd, la sœur de.. Pattie (le monde est petit et Donovan a plutôt bon goût. Elle était aussi du voyage à Rishikesh et ne s'était pas encore fourvoyée avec Mick Fleetwood) et " Lalena ', délicate chanson, dont s'empareront également les jeunes Deep Purple.

Début 1969, sort " Barabajagal ' avec la chanson titre enregistrée avec le Jeff Beck Group dans l'équipe (Wood, Beck, Hopkins et Newman), l'étonnant  'Atlantis " , merveilleusement orchestré sur une durée inhabituelle de 5', finissant sur un mantra (" ...She May Be " ), " Happiness Runs " un peu plus terne selon moi, bien que comprenant (ou à cause ?) Graham Nash et cette fois de manière certaine, McCartney dans les chœurs (le petit frère Mike, certes).

En 1970, Donovan tente l'expérience de groupe en créant Open Road avec Mike Thomson à la guitare, Mike O'Neil aux claviers et le batteur John Carr. Les titres qui figurent ici " Clara Clairvoyant ', " Roots Of oak ' et Riki Tiki Tavi ' (en 2 versions), ne sont pas infamants loin de là, mais ne font pas trop regretter la fin de l'expérience.

Retour aux affaires en 1973, après un album pour enfants.
Donovan a enfin épousé sa muse. Elle est férue d'astrologie, lui aussi et l'album s'intitule " Cosmic Wheels '. Pour autant, je ne trouve pas les 3 titres présents ici (" Maria Magenta ', " Cosmic Wheels ' et " I Like You '), particulièrement transcendants, c'est un peu du cosmique de répétition.
A noter la présence d'un Cosy Powell encore léger, à la batterie. Autre étrangeté, Donovan a profité de son passage en studio pour enregistrer les chœurs de son voisin de console : sur le " Billion Dollar Babies. ' d'Alice Cooper.

La même année, sort l'album " Essence To Essence ', guère plus convaincant, en dépit d'un étonnant " Yellow Star ", un reggae !

On sent bien que Donovan tourne un peu en rond désormais. " The Quest ' sortie en 1974 demeure intemporelle avec son habillage Folk, mais " Rock And Roll Souljer ' apparaît datée.

Le disque se termine avec 2 inédits (" Age Of Treason ' et " What The Soul Desires ' où Donovan revient à une formule guitare acoustique seule et avec " Dark-Eyed Blue Jean Angel ' qui illustre à merveille ce qui l'attend désormais : le hors-mode.
La chanson est magnifique, mais inaudible en 1975, face aux " Fame ', " Lady Marmalade ', " Jive Talkin' , " I'm Not In Love ', " Space Oddity ', " Bohemian Rapsody '...

Aujourd'hui Donovan pond toujours des disques, que plus personne n'écoute.
Le temps n'est plus aux poètes, aux rêveurs, aux braves types.

Consolons nous toutefois : Donovan est toujours vivant (incroyable !), toujours marié à la même femme (ahurissant !) et vit tranquillou en Irlande.
Au fond, c'est un survivant.
Si vous vous laissez convaincre d'écouter ce disque qui propose une belle et large vision de ses meilleures années, vous lui donnerez raison et vous vous sentirez mieux.
Promis.

Attention cependant à ne pas écouter les 2 CD et les 44 titres à la suite, car il y a de quoi frôler l'indigestion.

Le son remasterisé est très bon. Le livret est vraiment exemplaire et très complet.
Que demander de plus ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (22) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 29, 2016 6:05 PM CET


La maison du canal
La maison du canal
par G. Simenon
Edition : Poche
Prix : EUR 5,60

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Ce Plat Pays qui était le sien, aussi, 17 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : La maison du canal (Poche)
Edmée, une jeune fille devenue orpheline à la mort de son père quitte Bruxelles pour rejoindre un oncle maternel qui possède un domaine agricole du côté de Hasselt dans les Flandres belges, au nord-est du pays, proche des Pays-Bas. Région de canaux qui découpent géométriquement une terre plate.
A son arrivée, elle découvre une famille bousculée par la mort soudaine de l'oncle, frappé par la gangrène.
Edmée découvre aussi un monde de paysans aux mœurs différentes, parlant pour la plupart, une langue -le Flamand- qu'elle ne comprend pas.
Le domaine est en difficulté financière et Fred le fils aîné est à la peine. Edmée va assister à la débâcle, tout en instillant au sein d'une famille qui l'attire et la dégoûte, le poison de la dissension. Animée de pulsions morbides, elle ne peut que précipiter le drame.

"La Maison du Canal" est un roman particulier en ce qu'il emprunte à l'histoire de la famille de Simenon, du côté de la mère. Mais Simenon, une fois de plus, crée un monde où les détails du réel semblent pervertis. L'esprit fragilisé d'Edmée trouble les frontières et le roman baigne dans une ambiance hallucinée, jusqu'à la fin.

S'il n'était qu'un roman d'atmosphère, "La Maison du Canal" serait déjà une réussite. A sa lecture, comment ne pas penser aux chemins de pluie, aux cieux si bas et gris que les canaux se pendaient chez Brel ou encore, aux scènes villageoises de Brueghel ?
On peut aussi mesurer le talent d'un écrivain à la puissance de son évocation.

Mais chez Simenon, on pénètre aussi au fond des âmes. On creuse les comportements, on expose les névroses, mais sans chercher à expliquer.

Dira-t-on jamais assez le talent nécessaire pour écrire en à peine quelques mois, des œuvres telles que "Le Coup de Lune" et "La Maison du Canal", des histoires a priori sans lien, conduisant des terres du Gabon écrasées de soleil, à ces paysages désolés, battus par la pluie et le vent ?

Et pourtant, le lecteur de ces premiers romans durs n'est pas dépaysé en passant de l'un à l'autre. Il retrouve dans les deux récits, les thèmes de la perte d'une certaine innocence, l'inadaptation à un nouvel environnement, la déchéance physique et morale, et cette atmosphère de chute inéluctable.

Débarrassé de Maigret et des intrigues policières, Simenon conduit son récit en bousculant tous les codes et il fait émerger de ce Plat Pays, un nouveau sommet.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 18, 2016 8:44 PM CET


Michel Delpech : Mise à nu
Michel Delpech : Mise à nu
par Pascal Louvrier
Edition : Broché

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le roi de rien, 14 janvier 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Michel Delpech : Mise à nu (Broché)
Nul doute que la mort de Michel Delpech entrainera la réédition de ce livre que Pascal Louvrier lui a consacré (espérons qu'elle le ramènera également à son prix d'origine. Pour info, j'ai payé le mien 16,90 € en 2006.)

Qu'y trouve t-on ?
Sur la base d'interviews et de recherches documentaires, l'auteur retrace le parcours complexe de celui qui derrière le chanteur de variétés, a su retrouver l'homme et ses contradictions.
Depuis l'enfance paisible à Courbevoie jusqu'au tardif renouveau, en passant par les années d'immenses succès avant le trou noir, tout est là et on apprend beaucoup.

Tout jeune, Delpech envie le public féminin de Lucky Blondo et Franck Alamo. Il écoute Gainsbourg et Ray Charles, admire Trénet, signe son premier contrat, essuie son premier échec, avant de rencontrer le compositeur Roland Vincent, celle qui deviendra sa femme, et connaître le premier succès encourageant avec "Laurette". C'est l'ascension vers la gloire avec "Inventaire 66", il commence à dire des bêtises : "Je veux être une vedette le plus vite possible...Je ne lis jamais, c'est trop long...".
Pour sa signature chez Barclay, étant mineur, il doit avoir la signature de son père. Barclay le fait conduire en voiture américaine devant l'atelier de nickelage-chromage paternel : gêne et fierté.
Passage à l'Olympia en 1ère partie de Brel qui y fait ses adieux. Dispute avec le grand Jacques car le godelureau veut imposer un rythme plus rapide à "son" orchestre, dirigé par le fidèle François Rauber.
Et la course s'emballe pour notre Rastignac : rencontre avec Johnny Stark, rapide passage au service militaire avant d'être facilement réformé.
"Wight is Wight" et sa 12 cordes, la richesse, la gloire, la fête permanente, les caprices, le whisky, la coke, les groupies...

Et puis en 75, changement de look, chansons sombres ("Les aveux", "Ce Lundi-là") ou décalées ("Quand j'étais chanteur" avec l'évocation des Beatles dans les chœurs), la descente progressive avant le gouffre.
En 1976, sa femme s'exhibe en public avec son amant : perte de confiance, séparation, déménagement, image de gentil garçon devenue insupportable, plongée dans l'hindouisme, recherche d'un nouvel horizon, recherche des racines ("Le Loir-et-Cher"), voyantes, marabouts, psychiatres, cures de sommeil...retour avec ses enfants, chez ses parents, névrose, ruine...Plus rien ne semble pouvoir enrayer la chute.
Retraite religieuse, vente de ses biens, de ses droits...C'est la fin.
Sauf que l'amour d'une femme va le sauver...

Pascal Louvrier parvient à rendre cette histoire, très touchante, quel que soit l'intérêt que l'on peut porter ou pas, à Michel Delpech.
Replaçant à chaque fois les étapes de ce parcours dans le contexte de son époque, il le rend finalement très prenant et sociologiquement intéressant.
Nous ne sommes pas dans l'hagiographie (et Delpech lui même est suffisamment lucide pour éviter ce penchant), mais dans le récit d'une histoire compliquée d'un homme banal qui s'est brûlé les ailes.
Certains passages sont poignants : les soucis de drogues (lui, sa fille, son ex-femme qui se suicide), sa mère aimante mais incapable d'exprimer ses sentiments et de le serrer dans ses bras...

Le livre comprend également un encart de photos et il reprend l'ensemble de la production discographique de Delpech .

Conseillé aux fans bien sûr, mais pas que.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (12) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 18, 2016 5:59 PM CET


Friends - Saison 4 - Intégrale
Friends - Saison 4 - Intégrale
DVD ~ Jennifer Aniston
Prix : EUR 15,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Celui qui la conseille : 4, 13 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Friends - Saison 4 - Intégrale (DVD)
A ce prix là, un plaisir régressif ne se refuse pas.
Friends étale sur une dizaine de saisons la vie d'un groupe de 6 amis (dont une sœur et son frère), à New-York et surtout dans leur café QG de "Central Perk" ou dans l'appartement de Monica.
Sit-com classique ? Non. LA Sit-com, le modèle.
Les personnages, en dessous de la trentaine au début de la série, vont évoluer au fil des ans, perdant peu à peu certains aspects caricaturaux (à l'exception à mon avis, de Phoebe, le personnage le plus "limite" et cette saison avec l'épisode de son demi-frère ne joue pas vraiment en sa faveur).
Quête de l'amour, d'un métier, d'une reconnaissance sociale, déboires divers, des préoccupations somme toute ordinaires, mais vécues ici au sein du cocon protecteur de l'amitié.
Cette série aura conservé jusqu'au bout ce mélange fragile de drôlerie et de tendresse.
Je la revisite à intervalles réguliers et j'y prends toujours autant de plaisir.
Seul impératif me semble t-il : la visionner en VO (il y a des sous-titres français -entre autres) tant le doublage est catastrophique.

Cette saison 4, sans être la meilleure pourtant, est encore une belle occasion de retrouver nos adul..escents new-yorkais.
De Monica "médusée" en passant par le jeu de devinettes hallucinantes pour savoir qui doit garder le coq ou l'appartement ou encore les déchirants cadeaux-souvenirs de Rachel...l'ennui ne s’installe jamais. Les couples se font et se défont et le mariage annoncé de Ross va se terminer sur un des meilleurs cliffhangers de la série.
Au rayon des moments cultes, le passage où tout le monde s'interroge sur le métier de Chandler Bing :
- What is Chandler Bing's job?
- Rachel: Oh! Oh gosh, it has something to do with numbers.
- Monica: And processing ! It has something to do with transponding...
- Rachel: Oh, he's a transpons... transponster !
- Monica: That's not even a word !

Grandiose et inscrit définitivement au Panthéon des répliques de séries. A comparer au "Le putois ne sens pas ses aisselles" du "Miel et des Abeilles" ou à "Tu la vois ma grosse péniche ?" de "L'Homme du Picardie".

Nos sociétés sont tellement remplies de Chandler Bing's job (en fait il procède à des analyses statistiques et de la reconfiguration de données...RrrrrrrZZZzzz, RRrrrrZZZZzzzz) qu'on ne sait même plus s'il faut en rire .

Des fois, je me dis même que "Transponster", ce n'est peut-être pas si mal après tout.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 15, 2016 6:09 AM CET


Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle
Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle
par Brüno
Edition : Album
Prix : EUR 16,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 A lire d'une traite !, 11 janvier 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle (Album)
Le tandem Nury (scénario) et Bruno (dessin) -sans oublier la mise en couleurs de Laurence Croix- est décidément, formidable.
J'avais été enthousiasmé par les deux volumes de "Tyler Cross" et là encore, avec leur adaptation de l' "Atar Gull" d'Eugène Sue, on atteint des sommets.
Sue, tout en visant l'écriture d'un roman maritime, va pourtant bien au delà.
"Atar Gull" est d'abord une dénonciation de la traite négrière, mais aussi une charge d'une formidable misanthropie. Tout le monde est coupable ou presque et les bonnes actions ne rachètent jamais rien pour ceux qui ont été corrompus par la barbarie de l'esclavage. Les tribus africaines qui pourvoient en bois d'ébène, les marchands, les maîtres, voire les esclaves eux-mêmes...
Symbole de ce dérèglement, Atar Gull, pourtant initialement victime, finit par ne plus susciter de sympathie, consumé par son sadique appétit de destruction.

En dehors de la fin un peu tronquée et de quelques détails, cette BD est remarquablement fidèle au roman, tout en proposant une adaptation d'une cohérence et d'une limpidité qui forcent le respect. Une fois de plus, le découpage du récit et la composition sont parfaits. Le dessin de Bruno colle tellement à ce récit terrible, qu'il est difficile d'imaginer une version plus pertinente désormais.

************************************
Attention, pour ceux qui sont tentés de découvrir (veinards !) cette BD : ne pas lire la suite qui contient des spoilers.

Nury et Bruno ont su se montrer à la hauteur de l'incroyable roman de Sue (ils ont même adouci certains passages.
Ils ont choisi de l'adapter en trois parties.
1ère partie : La Traversée.
On voit le brave capitaine Benoît, pressé d'aller retrouver sa femme (qui d'après Sue, a une sacrée "paire de bossoirs)" restée à Nantes, acheter une cargaison d'esclaves auprès du chef de la tribu des Grands Namaquas qui ont fait prisonniers des Petits Namaquas. Parmi eux, se trouve un colosse impressionnant, nommé Atar Gull.
De retour en mer, le bateau de Benoit est attaqué par l'équipage du terrible Brulard, homme cruel et dépourvu de scrupules. Tout en gardant la cargaison, il livre Benoit et son équipage à la tribu des Petits Namaquas, gagnant une nouvelle fournée d'esclaves (des Grands Namaquas donc).
2ème partie : La Plantation.
Ces noirs sont livrés en Jamaïque où Atar Gull est acheté par un Planteur nommé Wil. Ce dernier est un considéré comme "bon" maître.
Mais Atar-Gull, découvre que Wil a fait pendre son père, fait esclave avant lui. Il décide alors de se venger de tout le monde et surtout d'exterminer la famille de Wil.
A force de ruse et de dissimulation, animé d'une haine inextinguible pour son maître, il devient son homme de confiance, provoque sa ruine et le suit dans son exil en France.
Epilogue : Nantes.
Atar Gull achève sa vengeance tout en regrettant que le supplice de Wil prenne fin trop rapidement à son goût. C'est d'ailleurs le seul moment où ses larmes coulent. De dépit.

Une BD magnifique pour un texte terrible (que je vous conseille fortement par ailleurs Atar-Gull.)
Indispensable !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 13, 2016 7:55 AM CET


Michel Delpech : Ce lundi-là au Bataclan
Michel Delpech : Ce lundi-là au Bataclan
DVD ~ Michel Delpech

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un bataclan encore joyeux, 10 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Michel Delpech : Ce lundi-là au Bataclan (DVD)
Le hasard de l'actualité qui prend ce concert en tenailles entre la tragédie de novembre 2015 au Bataclan et la mort récente de Delpech, m'a incité à ressortir ce DVD. Il semble indisponible, c'est dommage. Espérons que ce ne soit que provisoire.

Le titre de ce récital donné en 2005 est un clin d'œil aux fans puisqu'il rappelle une des chansons de l'artiste (donnée ici dans une belle version acoustique).
On y voit un Delpech tout de noir vêtu, d'abord bien emprunté et gauche sur scène, sans doute paralysé par le trac (ce qui semble incroyable quand on se souvient de son aisance au temps des années de gloire).
Plus le show avance pourtant, plus le chanteur se détend, sans jamais en rajouter.
Le répertoire fait la part belle à l'album "Comme vous" qui annonçait son grand retour : "Elle ne passera pas un hiver de plus ici", "Sortie de couples", "Jaloux (en fait "Nicholson & Co"), "Fuir au soleil", "La course du voyageur", "Comme vous", "Solidaire de mes frères", "Ce soir au cirque", "Dans Chatou qui dort"...soit 9 chansons sur les 12 de l'album.
Les autres titres sont des classiques (à l'exception des rares "Photographe" et "Home Sweet Home"), souvent dans de belles ré-orchestrations.

Ce qui rend ce concert remarquable, c'est, outre, Michel Delpech lui même qui redécouvre le plaisir de chanter dans une belle salle, la troupe des musiciens qui l'accompagnent. Il y a bien sûr l'inévitable Bikialo au piano, Alain Kohn à la basse, le très bon David Maurin à la batterie et surtout, la horde de guitaristes : Eric Sauviat, Bertrand Commere, Laurent Foulon et en invités, Bertrand Belin et Manu Lanvin ! Autant dire que sur certaines chansons, avec 5 guitaristes, ça ramone bien ! (comme le dit Delpech avant "Comme vous" : "S'il n'y a pas assez de guitares vous nous le dîtes !").

En bonus (intéressants), on trouve (durée 20') :
- les origines,
- les succès,
- le travail d'écriture,
- comme vous,
- le studio et la scène.

Le son est au choix en Stéréo, Dolby Digital 5.1 ou DTS. Excellent dans chaque configuration.

Si vous tombez dessus dans une solderie, n'hésitez surtout pas. En attendant une ressortie.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (12) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 15, 2016 2:09 AM CET


Gold - Coffret 2 CD
Gold - Coffret 2 CD
Proposé par generationcine
Prix : EUR 13,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Je suis fatigué d'être celui-là...disait-il., 6 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gold - Coffret 2 CD (CD)
Les compilations de Michel Delpech ne vont pas tarder à fleurir. Elles arriveront un peu tard, après les couronnes funéraires.

J'ai découvert il y a longtemps, Michel Delpech, par hasard (sur un 45 T de ma sœur qui comprenait 4 titres : "Pour un coin de Pologne", "Si tu pars", "Qu'est-ce qui m'arrive" et "Les amis d'un jour").
Bien des années après, suite à une bouffée nostalgique, j'avais acheté cette compilation (où pourtant ne figure aucune des chansons précitées) et j'avais été soufflé de constater la richesse du répertoire.
Cette compilation est à mon sens, une des meilleures en 2 CD et on la retrouve d'ailleurs, déclinée sous plusieurs couvertures.
On retrouve les principaux "tubes" et surtout, des chansons parfois moins exposées, comme :"Les aveux" (tout le drame de Delpech est annoncé dans cette chanson :"il est fatigué le Prince charmant..."), "Je l'attendais", "Ce lundi-là", "Je pense à toi", "Ce fou de Nicolas", "Je cherche un endroit", "Tu me fais planer" ou "Fais un bébé"...
Sur chaque titre, la voix solaire ( qui réchauffe, et qui brûle aussi) de Delpech rappelle quel grand chanteur de variétés il a été.

Une compilation presque parfaite devrait contenir en plus, à mon avis : "Si tu pars", " Un Paris-soir sur le visage", "Photographe", "Cadeau de Noël", "Solidaire de mes frères", "Il y en a encore", "J'étais un ange", "Fuir au soleil", "Comme vous", ou "Ce soir au cirque"....Mais telle quelle et à ce prix là, celle ci est déjà très bien pour découvrir un homme simple, qui avait bâti sa vie sur du sable et qui a failli en mourir prématurément. La Mort qui est rancunière a cru bon de se rattraper en terrassant ce chanteur par un cancer de la gorge. Moyen comme humour !

Une occasion aussi de souligner le travail de Roland Vincent qui a co-composé plusieurs de ces chansons et qui est trop oublié aujourd'hui.
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Tu mourras moins bête T4 - Professeur Moustache étale sa science !
Tu mourras moins bête T4 - Professeur Moustache étale sa science !
par Marion Montaigne
Edition : Broché
Prix : EUR 19,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Professeur Moustache n'est jamais barbant(e), 1 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tu mourras moins bête T4 - Professeur Moustache étale sa science ! (Broché)
Marion Montaigne est dangereuse car au fond, mourir moins bête est surement plus douloureux.

Pour autant, il serait dommage de s'en priver.
Dans ce 4ème volume, Marion poursuit sa mission pédagogique à même de faire remonter fortement la France dans le classement de Shanghai, en abordant enfin des thèmes aussi essentiels que : "La vie de m... de Darth Vader", La science de l'urinoir", La science des pets", "La pâtée pour chiens vs pâté" ou "Comment s'accouplaient les dinosaures ?"
Vous verrez probablement Darth Vader et son casque d'un autre oeil et vous serez surpris sans doute d'apprendre que le fouet de Balrog qui entraîne Gandalf dans un gouffre aurait du mesurer près de...700 mètres ou encore qu'on peut monter une expédition spatiale avec un BTS "maïs" ! Les hommes eux, comprendront enfin les rites qui accompagnent le passage à l'urinoir, ce qui n'est pas rien.

Comme d'habitude, les thèmes choisis sont loufoques, mais les réponses sont étayées et à peu près solides au plan scientifique (la dame n'hésite d'ailleurs pas à fréquenter les labos pour interroger les chercheurs).

Le dessin est toujours à mi-chemin entre Reiser et Lefred-Thouron, mais il est difficile aujourd'hui d'imaginer ce qu'aurait donné un travail graphique plus léché, tant celui ci colle à l'objet.

C'est drôle (un peu moins quand même que dans les précédents volumes pour cause de sujets parfois un peu longs), plein d'auto dérision, ça se lit en 2 fois plus de temps qu'une BD classique (prévoir quand même des phases de pauses) et avec un peu de chance, vous pourrez briller en société si ce type de sujet vient dans la conversation.

Bon, en même temps, si ça arrive, vous ne pourrez briller qu'une fois et ça ne durera pas très longtemps avant que vous perdiez définitivement tous vos amis. C'est à vous de voir.
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