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ecce.om
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Coke Lords
Coke Lords
Prix : EUR 1,29

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Les ébats de la Chambre Haute, 28 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Coke Lords (Téléchargement MP3)
En Grande Bretagne, Lord Sewel vient de se faire prendre la main au panier et dans le sac de poudre.
Pas de bol quand on préside la commission de l'immunité et de la tenue, chargée de "mettre en œuvre les règles de bonne conduite, prévenir les conflits d''intérêt et vérifier le bon usage des indemnités parlementaires"....
Il vient de démissionner. Quel dommage, alors même qu'il était parvenu à infiltrer le milieu de la prostitution et que son affaire faisait plusieurs lignes !

Certes, voir "Lord Coke" en train de se pavaner avec juste un soutien-gorge rouge et un perfecto fait désordre, admettons-le.
Mais d'un autre côté, quand on apprend qu'il déclare au cours de la même séance vidéo, que David Cameron est le "premier ministre le plus superficiel et le plus futile qu''il y ait jamais eu"...ça montre bien qu'il n'est pas totalement irrécupérable, non ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 29, 2015 9:13 AM MEST


La Traversée de Paris
La Traversée de Paris
DVD ~ Jean Gabin
Proposé par S-PION
Prix : EUR 9,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le Paris d'Aymé, 23 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Traversée de Paris (DVD)
Pardon à l'avance pour le pensum, mais il existe deux façons de regarder ce film.

La première et à mon avis, celle qui doit être privilégiée, consiste à s'en tenir à ses qualités intrinsèques, fruits des divers talents qui se sont penchés sur son berceau (Aymé, Autant Lara, Aurenche, Bost, Gabin, Bourvil, De Funès...).

La seconde, qui prévaut souvent, consiste à passer le film au tamis de ce que l'on sait ou croit savoir (j'y reviendrais plus loin), de la personnalité de Marcel Aymé et de Claude Autant Lara. C'est la tentation biographique à la Sainte-Beuve.

Essayons donc de faire la part des choses.
Et d'abord, de quoi parle ce film ?

Nous sommes en 1942 dans Paris occupé.
Martin (Bourvil), pauvre bougre au chômage, survit grâce au marché noir.
Un soir, il doit effectuer une longue et dangereuse traversée de la ville, pour transporter des valises remplies d'un cochon débité par un épicier nommé Jambier. (De Funès)
Son complice habituel ayant été arrêté, il accepte suite à un malentendu, de le remplacer par un certain Grangil (Gabin) qu'il ne connaît pourtant pas.
Et c'est parti pour un périple rendu compliqué par le comportement imprévisible de Grangil, grande gueule, libertaire et cynique, bourgeois désœuvré, pour qui ce travail constitue surtout un divertissement.

Le film contient des scènes d'anthologies (les chiens qui suivent les valises à la trace), des dialogues formidables " J'veux 2000 francs, nom de Dieu, Jambier, Jambier : 2000 francs ! " , " Avec du mou partout' Du mou, du mou, rien que du mou ! .. 'Et l'autre, là, la rombière, la gueule engélatinée saindoux. Trois mentons, les nichons qui déballent sur la brioche. 50 ans chacun, 100 ans pour le lot, 100 ans de conneries ! ", sans oublier évidemment, le célèbre " Salauds de pauvres '...
Le scénario retranscrit dans ses grandes lignes une nouvelle de Marcel Aymé (qui après avoir été réticent a reconnu la valeur de l'adaptation). Seule la fin du film (d'ailleurs peut être le seul moment faible de l'ensemble) diffère de la nouvelle.

La peinture de mœurs est féroce, qui refuse le manichéisme et maltraite le " politiquement correct ' (notion si galvaudée aujourd'hui). Gabin est monumental, pas encore la caricature bougonnante qu'il deviendra. Bourvil surjoue un peu le simplet, mais ça passe quand même.
Chef d'œuvre d'humour, de narration et de mise en scène, rehaussé par un noir et blanc quasi expressionniste, " La Traversée de Paris ' a tout pour traverser aussi le temps.

D'où viennent alors les réserves qui s'expriment encore à l'encontre de ce chef d'œuvre d'une certaine " qualité française ' ?
Mais quelles sont donc ces idées impies qui traverseraient le film ?

Y-fait-on l'apologie du marché noir ? Jamais, même s'il est montré avec humour et une certaine bienveillance. Accuse-t-on " Les Portes de la Nuit ' de ce même crime ?

Le film insulte-t-il la résistance ? Jamais, même s'il en malmène l'hagiographie.
Ce n'est d'ailleurs pas le sujet. Le film rappelle seulement que tous les Français n'étaient pas résistants et que le monde n'est jamais noir ou blanc. On n'est pas ici, dans " Le Père tranquille ' ou " La Bataille du Rail '. L'aventure des 2 porteurs de valise s'achève mal en raison d'un brusque raidissement du comportement des autorités allemandes suite à un attentat contre un officier. En quoi le fait de rappeler que des faits de résistance ont entraîné des représailles serait-il choquant ?

Le film ne montre pas non plus tous les Allemands comme des brutes épaisses. Mais pourquoi ce qui est applaudi dans " Le silence de la Mer ', " Le Franciscain de Bourges ' (tiens, un autre film d'Autant-Lara) ou " La Grande Illusion ' poserait un problème ici ?

Le film glorifie-t-il la collaboration ?
Martin trafique pour vivre. Cela en fait-il un salaud ?
Grangil vend ses tableaux pendant l'occupation. Mérite-t-il 12 balles dans le dos pour ça ? Traite-t-on Stanislas Lefort, le chef d'orchestre de La Grande Vadrouille, de collabo, parce qu'il maintient ses concerts ?

Le film insulte-t-il les pauvres ?
Non, il montre des hommes et des femmes qui se débrouillent. Capables du meilleur et du pire, souvent décevants. Il n'y a pas de héros, pas de salauds. Martin est un macho un peu veule, Grangil un bourgeois plutôt égoïste et dilettante, Jambieeeeer est un profiteur...
Au contraire on peut estimer que le film montre une classe ouvrière éternelle perdante. Martin et Grangil vivent une aventure commune qui les rapproche momentanément. Mais elle se conclut avec une seule victime, Martin (l'inverse de la nouvelle d'Aymé). Et après la guerre, la société retrouve ses strates et Grangil ne se préoccupe guère du sort de Martin quand ils se retrouvent.

Si ce ne sont pas les idées, seraient-ce ceux qui les ont fait naître qui posent problème ?

Et là, on en vient forcément à l'évocation récurrente d'un Marcel Aymé collabo et d'un Claude Autant-Lara fasciste. Si les auteurs sont des salauds, ils ne peuvent qu'exprimer des idées sales ?
Pas si simple.

Commençons par Marcel Aymé.

Il faudrait quand même en finir avec les images paresseuses.
Marcel Aymé n'a jamais été résistant, mais pas davantage collaborateur.

Il a publié dans la presse collaborationniste, c'est vrai, mais on oublie souvent de dire qu'il publiait aussi dans Vendredi ou Marianne et que dans la presse " collabo ', il ne s'agissait pas d'articles (sauf rarement, sur l'art), mais de romans et de nouvelles et il est impossible de trouver dans ces publications, une seule ligne de lui témoignant d'un quelconque antisémitisme ou d'un ralliement à l'occupant.

Bien au contraire, il évoque, dans "L'Avenue Junot" publié dans l'ignoble "Je suis partout", un Céline, grincheux et antisémite ce que ce dernier lui reprochera longtemps (" Marcel a publié quelques nouvelles:...qui me plantaient un peu comme l'antisémite de service du regroupement, toujours à me vautrer dans les discours racistes, comme si j'en avais l'exclusivité et les autres se contentaient d'applaudir '... 'Alors j'étais pas heureux de la réput qu'il me traçait dans ses écrits, mon ami Marcel ').

Lisons aussi Jeanson : "L'apparition de l'étoile jaune souleva la colère des Parisiens qui surent la manifester à leurs risques et périls. Je me souviens très bien que Marcel Aymé le silencieux, dont l'impassibilité n'était qu'apparente, écrivit alors sous le coup d'une émotion qu'il ne pût ni ne voulût maîtriser, un article d'une violence inouïe contre les responsables de ces mesures ignobles et humiliantes qui nous atteignaient tous '.
Lisons Alphonse Boudard : " [Aymé] C'est un homme de sagesse et d'indulgence. Pour son attitude pendant l'Occupation ' où il défendit les juifs ' et à la Libération ' où il défendit les épurés ' , Arletty l'avait surnommé le père Courage. Il donne tout de suite cette impression de courage tranquille, il est le contraire d'un fanatique. Le professeur Watrin de son roman Uranus est peut-être le personnage auquel il ressemble le plus, un rêveur ironique, mais extrêmement sensible à toutes les turpitudes humaines, à toutes les douleurs... " 

Du coup, comme on ne peut prouver et pour cause, on insinue, on rabâche, on laisse planer le soupçon en permanence.
Et c'est Dominique Fernandez dans le livre consacré à son père Ramon ( un vrai collaborateur lui), qui évoque un Marcel Aymé faisant partie des " sympathisants idéologiques du mort, plus ou moins compromis avec la collaboration".
Et c'est l'ineffable Sartre, résistant de la 25ème heure qui écrit dans " Les Lettres Françaises ' à propos d'Aymé : " Ce malade aux vues courtes désespère de l'Homme ; il nous tient pour irrémédiablement mauvais et dans sa désespérance radicale, il prévoit plutôt qu'il n'appelle un régime dictatorial qui a tout le moins empêcherait les hommes de se nuire '. Un parfait étalage de toute la mauvaise foi dont l'auteur de " La Nausée ' était capable.

Aymé était un esprit libre, refusant " la résonance poétique ' (in " Le confort intellectuel ') des "révolutionnaires" : Ils sont comme des bœufs gras qui renifleraient l'abattoir et s'enchanteraient néanmoins au parfum des guirlandes de fleurs enroulées à leurs cornes. '.
Ce qu'il a vu de la collaboration et de la libération, le dégoute et quoi qu'on en pense, il fallait du courage aussi pour publier en 1948, un ouvrage tel qu' 'Uranus '. La résistance ce n'était pas ça, mais c'était aussi ça. Dans la balance heureusement déséquilibrée, il faut aussi ce modeste contre-poids.

On peut certes déplorer qu'à la Libération, Aymé ait défendu ses amis et que ses amis soient Brasillach (défendu aussi par Camus, au passage) et Céline.
Cette fidélité mérite-t-elle l'opprobre ?
Aymé est au fond, un a-politique, un inadapté, quelqu'un qui croit qu'on ne peut pas plus échapper à ses convictions, qu'à son sexe ou sa nature profonde.
Opinion éminemment discutable, mais doit-on le condamner parce qu'il aime ou est parfois aimé par des gens qu'on n'aime pas ?

Rappelons-nous des paroles incroyables de Renoir, pourtant haï par un Céline qu'il admire : " Si on se privait d'admirer quelqu'un au motif qu'il veut vous faire fusiller on finirait vite par manquer de gens à admirer '.

Le cas d'Autant-Lara par contre, est plus délicat. En quête continuelle de scandales, désireux de choquer, il a sans doute toujours eu ce fond raciste et -au mieux- acariâtre, avant de finir sa vie, en tenant les propos les plus immondes. Il est vraisemblable que les digues qui le contenaient ont sauté après sa mise au pilori par les tenants de la Nouvelle vague désireux de se faire une place.
A t-il vraiment été ce délateur que dénonce Braunberger ? Peut-être.

On le voit, le personnage n'apparaît pas ragoutant sur la distance.

Mais avant que définitivement aigri, Claude Autant râla, à l'époque de " La traversée de Paris ', il est le cinéaste doué de " Douce ', " Le Diable au corps ', ou " L'Auberge rouge '. Plus tard, il parviendra même à faire jouer à peu près correctement Brigitte Bardot (dans " En cas de Malheur '), ce qui n'est pas un mince exploit.

Aymé-Autant Lara.
En 1956, le mélange de leur individualisme, de leur désir parfois maladroit et un peu vaniteux de montrer à tout prix qu'ils ne font pas partie du troupeau, leurs accès de misanthropie,...ce qu'on qualifie un peu vite d'anarchisme de droite, fonctionne encore à plein et fait de la traversée de Paris ', malgré tout, un grand film.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (12) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 28, 2015 2:27 PM MEST


Hérétique 13
Hérétique 13

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Hérétique est gagnant, 20 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hérétique 13 (CD)
4 étoiles pour "Hérétique 13" (oui, il y a bien 13 chansons), c'est peut être un peu excessif, car intrinsèquement, il me semble quand même en dessous des meilleurs opus de Capdevielle (les 4 premiers bien sûr, mais aussi "Vertigo").

Mais que voulez vous, les fans du samouraï/homme de paille passent tellement de temps à scruter le ciel pour voir arriver une nouvelle planète (Planète X ?)...Il est naturel que leur raison se relâche un peu et que faute de mieux, ils se contentent de poussières d'étoiles, .

"Hérétique 13" est un nouveau tournant musical chez l'insaisissable ex-ennemi public. C'est un brûlot rentre dedans avec des guitares qui pètent de partout, une cargaison de batteurs (3 sur l'album !), des moogs en feu...au point que c'est peut être parfois trop, à la limite du "bruitisme" sur certains titres.
C'est un grand bol d'énergie et ça fait du bien aussi, mais une plus grande variété n'aurait pas nui.
D'ailleurs, la présence de "Mona Lisa Jones", composée avant le reste du disque, tranche agréablement et apporte une respiration bienvenue.

Au niveau des textes, il faut s'y faire, Capdevielle a changé d'inspiration.

Finis les jongleurs d'apocalypse, les anges de la nuit et les fantômes fatigués et place à la dénonciation plus frontale de la démocratie made in America, de l'avenir sombre de l'homo-sapiens, des mensonges des médias...On pourra trouver cette prose un peu moins inspirée que du temps où ces thèmes apparaissaient dans :
- "Nouvel âge" ( ..."Des chambres à gaz aux satellites, des famines aux cours de Wall Street, Des puits secs aux jours de colère, des dieux barbares aux mercenaires, Cent mille ans pour casser les barreaux des cages, Cent mille ans pour trouver la clé du nouvel âge"),
- "Hiver" ("Souviens'toi, sur toutes les images, L'enfer tombait toujours ailleurs")
- ou encore "Coup de semonce" ("Les maîtres du monde, Quand le déluge inondera les trous, seront tous en rendez-vous ").
et dans plusieurs des pépites que les fans recueillaient au tamis,

Aujourd'hui, on retrouve encore de bonnes surprises ("Johnny Pervenche", "Mona Lisa Jones", "Miss démocratie"...), mais aussi une franche déception ("Pas forcément blonde". Détail amusant, c'est le morceau qui contient un harmonica Dylanien qui rappellera les grandes heures de la curée anti JPC).
Quoi qu'il en soit, ça reste toujours à part.

Car même s'il est loin d'être parfait, ce disque "hérétique" rappelle utilement qu'il fut un temps où le grand public pouvait écouter autre chose que de la daube de télé-crochet formatée.
C'est fini désormais, sauf à consentir à des efforts.
Un nouvel album de Capdevielle devrait voir le jour...un jour (financement par appel au public via KissKissBankBank), mais ne vous attendez pas à l'entendre sur les ondes.
Aujourd'hui, Capdevielle est tricard et comme il dit : "Dès leur bulletin de naissance, On prédit le pire aux ennemis de l'obéissance".
Hérétique encore !

PS. Le livret ne facilite pas les choses. Confus, écrit en liliputien...pénible !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 29, 2015 9:16 AM MEST


Blake et Mortimer face aux grands mystères de l'humanité
Blake et Mortimer face aux grands mystères de l'humanité
par Collectif
Edition : Album

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 C'est un peu le Beaux Arts, 17 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blake et Mortimer face aux grands mystères de l'humanité (Album)
Commençons par un nouveau mystère de l'humanité qui ne figure pas dans ce hors-série de Beaux Arts Magazine.

J'ai acheté le mien à 10,90 € en librairie ce mois ci, édition 2015. Il contient 144 pages et le (faux) sticker en couverture annonce un "cahier inédit de 16 pages" à l'intérieur.
On trouve un peu partout (y compris sur le site de l'éditeur), le même ouvrage...annoncé avec un cahier inédit de 24 pages (!), mais au même prix (10,90 €) et avec 148 ou 144 pages ?!!

Ici sur la Zone, il apparaît avec la mention "24 pages", à 19,99 d'occasion, mais toujours pour un volume global de...144 pages !
Il y en a qui font de la spéculation avec ça ?
Comprenne qui pourra !

Peu importe (quoique...), je vous parle de mon exemplaire, chacun verra.

On pourrait croire que ceux qui s'intéressent à l'œuvre de Jacobs sont déjà à saturation avec la foule d'ouvrages le concernant. Mais outre l'aspect toujours désolant lié au fait que si cette reconnaissance était arrivée avant il aurait fini son existence dans des conditions plus dignes, il faut se dire qu'avec Jacobs, il y a toujours à apprendre.
Quand je dis Jacobs, il faut plutôt entendre "Blake et Mortimer" puisque les derniers ouvrages parus après sa mort sont aussi examinés.

Le sommaire :
- Le destin contrarié de Jacobs : Benoit Mouchart et l'incontournable Rivière, reviennent sur la carrière de Jacobs, dessinateur "par défaut"' et sur sa postérité.
- L'art d'Edgar P. Jacobs : une des parties la plus intéressantes où Pierre Sterckx revient en détails sur le dessin de Jacobs (couleurs, composition...)
- "Blake et Mortimer en 8 étapes", soit le fameux "cahier" Secrets de fabrication de 16 pages avec des crayonnés, des éléments de recherche documentaire, des travaux préparatoires des planches...Les ouvrages post-Jacobs sont aussi concernés.
Passionnant. J'ai juste une interrogation à propos du plan de l'appartement des 2 compères au 99 bis Park Lane. On y voit que Ted Benoit ("l'affaire Francis Blake") a tenté de replacer sur un plan, les 34 objets entraperçus auparavant dans les albums. Seul un oiseau pré-colombien semble poser problème. Benoit le place à droite d'une vitrine. Pour ma part, il est évident qu'il doit être..à gauche (de face).

Le reste est plus classique et rappelle un peu les hors séries Historia puisqu'on revient sur les thèmes abordés par la série : les dinosaures, la Grande Pyramide, la vie de Judas, les sous-sols de Paris, l'hypnose, les soucoupes volantes, l'Antartique, la machine à remonter le temps...
Chaque thème est traité en 3 parties :
- les sources et influences,
- le mystère analysé par des spécialistes,
- les réponses qu'on peut apporter aujourd'hui.

Très intéressant et indispensable (même s'il y a forcément des redites) à tous.
Belle couverture cartonnée qui plus est.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 18, 2015 7:42 AM MEST


The Beatles - A Hard Day's Night [Édition Collector]
The Beatles - A Hard Day's Night [Édition Collector]
DVD ~ John Lennon
Prix : EUR 15,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Ceux qui les aiment prendront le train, 15 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Beatles - A Hard Day's Night [Édition Collector] (Blu-ray)
Attention, concerne l’édition Blu-ray.

Disons-le de suite : l’histoire (les Beatles prennent le train à Liverpool, pour aller enregistrer une émission de télévision à Londres, poursuivis par leurs fans hystériques) n’est qu’un prétexte à mettre les Fab Four en valeur.

Pour autant, ce film n’est pas qu’une suite de clips.
Richard Lester a su garder suffisamment de liant entre les scènes pour créer un objet proche du reportage décontracté, mis en valeur par un montage nerveux et des séquences un peu barges, qu’on croirait parfois sorties d’un film des Marx Brothers. Par une sorte de miracle, ce document hagiographique à la gloire des Beatles, tient la route et constitue à sa manière, un témoignage passionnant sur une époque où tout semblait (à tort) léger et insouciant.

Et pourtant, au début, j’ai craint le pire tant
le personnage du grand-père de McCartney est assez pénible durant le 1er quart d’heure et j’ai intensément souhaité que quelqu’un ouvre la porte du train pour un " grandpa-exit ˮ.

Et puis, après, ça s’arrange (ou on s’habitue), le non-sense s’empare de l’ensemble, jusqu’à l’amener sur un territoire étrange, assez Lewis Carollien, nostalgique (voir le passage avec Ringo au bord du canal).

Lester parvient à trouver un bon équilibre entre la prestation dilettante des 4 lascars (et du grand-père fouteur de m....,) et leur entourage en quête d’ordre et de normalité (leur manager -Norm- qui désespère de les cadrer, le réalisateur de télévision qui frôle l’hystérie face à leur comportement incontrôlable...)

Les séquences s’enchaînent, offrant des passages très rafraîchissants, qu’il s’agisse bien entendu, des moments de concert ou des scènes où les Fab Four sont en roue libre. (ils jouent aux 4 coins, courent, tombent, se relèvent en rigolant, se font courser par les flics...)

Pour le 50ème anniversaire, on a droit à un Blu-ray de compétition bénéficiant d’une splendide restauration.

L’image au format 1.75 :1 (on s’approche du panoramique) est impeccable, sans déformation, claire, profonde et précise, offrant un N&B somptueux.
Le son est au choix. Pour la VO (avec sous-titres en français possibles), on trouve du multi-canal 5.1 DTS-HDMA et des excellents LPCM en stéréo ou en mono.
Honnêtement, je suis incapable de choisir, même si le DTS offre un peu plus de dynamique. Dans tous les cas, la musique claque et les dialogues sont très faciles à suivre.
Je n’ai pas testé la VF et franchement, ça ne m’est même pas venu à l’idée.

Pas un chef d’œuvre, mais ça suffit largement, ampli à fond, pour vivre un bon moment.
Parce que dès qu’on entend " A Hard Days Night ˮ, " I Wanna Be Your Man ˮ, " Can't Buy Me Love ˮ, " I'm Happy Just to Dance With You ˮ, " Tell Me Why ˮ, " If I Fell ˮ, " She Loves You ˮ...Le cœur du fan fait taire sa raison.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 16, 2015 5:48 AM MEST


La Mort aux trousses [Blu-ray]
La Mort aux trousses [Blu-ray]
DVD ~ Cary Grant
Proposé par CKDO77
Prix : EUR 9,40

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Quand Cary Grant marche sur la tête, 15 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Mort aux trousses [Blu-ray] (Blu-ray)
Commençons d'abord par le coup de gueule. Comme d'habitude, Warner se fout du monde pour la section Bonus. Ils sont tous annoncés en français sur le boitier et il faut aller en bas, du côté des spécifications techniques pour découvrir qu'ils sont en fait en VO, sans sous-titres français.
De toute façon, si Warner accepte volontiers nos Euros, il n'en ignore pas moins les non anglophones, puisque même les menus sont en anglais.

C'est d"autant plus dommage que tout le reste est d'un excellent niveau.

Commençons par le film bien sûr.
Si j'ai vu tous les films d' Hitchcock (grâce à la collection intégrale en VHS -oui, ça date- d'une de mes connaissances), je ne peux pas dire que je suis un amoureux absolu de ce réalisateur.
Je reconnais volontiers qu'il y a chez lui, sinon toujours du génie formel, au moins en tous cas, une audace cinématographique constante.
Mais la forme ne fait pas tout et je trouve que bien souvent, la prouesse technique prend le pas sur le reste.

Parmi les films "exemplaires" de ce point de vue, je classe "La Corde" (l'illusion d'un seul plan séquence, oui, et alors ?), "le remake de "L'Homme qui en savait trop" (avec l'horripilante Doris Day qu'on assommerait bien avec la trop fameuse cymbale) et, jusqu'à récemment, "La Mort aux trousses" en raison des scènes de l'avion et du Mont Rushmore que je trouvais totalement absurdes et phagocytant trop le film.

Je dois dire, qu'aujourd'hui, je revois complètement mon jugement et que le Blu-ray y est pour beaucoup.

Car en dépit de l'invraisemblance de l'histoire et du ridicule potentiel de certaines scènes (Cary Grant complètement bourré qui conduit pourtant comme Ayrton Senna, l'utilisation d'un avion pour tuer quelqu'un au sol...), j'ai pris beaucoup de plaisir à revoir ce film que je croyais connaître par cœur. Hitchcock s'amuse et nous mène au dénouement final, avec élégance et décontraction, sans faire montre d'un sérieux excessif.
On retrouve évidemment, les incontournables du cinéaste : le faux coupable, la poursuite, la blonde platine, le final grandiose...mais ces éléments s'intègrent sans forcer.
Hitchcock montre les grosses ficelles, mais avec un sourire au coin des lèvres.
Certains dialogues sont brillants, comme celui entre Thornhill (Grant) et Eve Kendall (Eva Marie Saint) :
- Lui ': "Pourquoi as-tu eu si peu de chance dans la vie'? "
- Elle': "A cause d'hommes comme toi."
- Lui ': "Qu'ont-ils de mauvais les hommes comme moi'? "
- Elle ': "Ils ne croient pas au mariage. "
- Lui': "Mais je me suis marié deux fois ?!"
- Elle ': "C'est bien ce que je disais."

Dans cet exercice semi-sérieux, Cary Grant s'en sort haut la main, comme d'habitude, son personnage creux de publicitaire gagnant de l'épaisseur au fur et à mesure des évènements.
Eva-Marie Saint est une héroïne racée et ambigüe, tandis que James Mason est un méchant comme on les aime et qui prend ses adjoints au (Martin) Landau.

L'image est extraordinaire, même si on n'atteint pas l'ahurissant niveau de restauration d'un "Ben-Hur" ou de "Lawrence d'Arabie". La haute définition fait ressortir toute la majestuosité du Technicolor et en plein écran. Quelques images un peu moins précises, mais sans que ce soit gênant. Même les trucages, qui d'habitude n'aiment guère la précision de la haute définition, passent sans problème. (même l'hommage à la couverture d' "In Rock" est remarquable ;-)

Le son en VO (ST disponible) est très clair avec une piste DolbyTrue HD 5.1 qui se montre vraiment à la hauteur des images et rend également hommage à la belle musique de Bernard Herrmann. Oubliez si possible la VF (qui pourtant ne démérite pas avec son 1.0, mais l'écart est trop flagrant).

Le coffret est vraiment très bien conçu avec, sous sa couverture cartonnée, un livret de 22 feuilles. Une curiosité : un des passages évoque la bourde d'une des figurantes lors de la scène de restaurant (elle se bouche les oreilles avant le coup de feu). En fait, il s'agit d'"Un" figurant.

Hormis les bonus non sous-titrés, une édition parfaite.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 29, 2015 6:44 AM MEST


Queen - Rock Montreal & Live Aid [Blu-ray] [Import anglais]
Queen - Rock Montreal & Live Aid [Blu-ray] [Import anglais]
DVD ~ Queen
Prix : EUR 9,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 C'est show au Canada !, 13 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Queen - Rock Montreal & Live Aid [Blu-ray] [Import anglais] (Blu-ray)
Concerne l'édition Blu-ray.

Bonne idée qu’a eue (comme souvent) Eagle vision : un Blu-ray rassemblant « Queen Rock Montreal de 1981 et « Live Aid de 1985. On va pas faire la baboune !

En 1981, Queen tourne pour promouvoir "The Game", premier de ses disques à voir apparaître un synthétiseur. C’est d’ailleurs la dernière fois que Queen ne joue qu’à quatre, sans clavier supplémentaire.

De passage à Montreal (les images sont issues de 2 concerts) ils livrent un vrai bon show de rock dont il aura fallu attendre longtemps la sortie sur un support digne de ce nom.
Ces soirs là, la troupe british était furieuse de la présence des caméras (cf. commentaires en bonus) et ça s’entend. Queen se venge sur la musique, d'où une belle agressivité et une fréquente accélération des tempos. Les chansons sont à l’os et ça fait du bien.

C’est pourtant un concert relativement classique, quelque part entre "Live Killers" (mais avec un bien meilleur son qui rend enfin grâce à la batterie de Taylor) et "Live At The Bowl" (mais avec une set list pas encore encombrée de titres issus du décevant "Hot Space") et la voix de Mercury est encore intacte.

On retrouve les caractéristiques des concerts de Queen : le jeu de scène de Mercury (sur un pied, tête en arrière, le poing rageur, le pied de micro…mais toujours les garcettes en l’air). May a abandonné les grandes capes et ce n’est pas plus mal (on ne dira rien par charité sur sa tunique au moment de "Bohemian Rhapsody").
Deacon... est habillé presque normalement, mais je me demande quand même si ce type n’est pas daltonien pour afficher des couleurs pareilles.
Mais bon, je ne vais pas m’enfarger dans les fleurs du tapis.

Le concert est truffé de bons moments : un tonique “Somebody to Love” (et sa pub ostensible pour une bière), un revigorant "I’m In Love With My Car" bien chantée par Taylor de sa voix râpeuse, la guitare de May passée à l’ "harmonisateur à pédale" sur "Get Down Make Love", les quelques notes d’ "Under Pressure" avant d’attaquer "Killer Queen", May au piano pour l'intro de "Save Me" avant de reprendre sa Red Special (qu’il n’abandonnera qu’un seul instant au profit d’une Telecaster sur une partie de "Cazy Little Thing Called Love"), la reprise de "Jailhouse Rock", la première sortie publique de "Under Pressure", le rare "Dragon Attack", les stridences d’enfer sur "Sheer Heart attack"… Même l’habituel solo de Taylor sur ses rototoms puis ses Timpanis, qui me semble souvent longuet à l’écoute, passe très bien à l’image, bien cadré avec ses marteaux ; même chose pour le solo de Brian May avec son utilisation assez phénoménale des échos avec ses 2 delays.

Une superbe restauration tirée des négatifs en 35 mm, avec un grain doux et chaud tout en gardant beaucoup de précision. Ce n’est pas chirurgical non plus, mais compte tenu de l’âge, c’est un beau boulot.
Les caméras sont bien placées la plupart du temps (même si elles loupent un peu trop May durant certains solos), le montage est pertinent. Presque un sans faute en HD.
Le son (LPCM steréo ou DTS HD) est clair et bien réparti, tranchant et lourd quand il faut.

Ne pas négliger les bonus : commentaires très intéressants de Brian May et Roger Taylor qui accompagnent tout le concert, le Live Aid en LPCM stéréo ou DTS DS (les images, infâmes, elles, sont en SD) ou la démesure des derniers concerts, heureusement contrebalancée par la séquence acoustique du sobre "Is this the World We Created", interview, répétitions…

Rock Montreal est définitivement, avec Hungarian Rhapsody, le meilleur concert vidéo de Queen.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 15, 2015 5:27 AM MEST


Phedre de Racine (2002) Poche
Phedre de Racine (2002) Poche

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La vie n'est pas très cool à Trézène, 9 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Phedre de Racine (2002) Poche (Poche)
Résumé pour les gens pressés :
Phèdre est une des pièces emblématiques du répertoire classique, une sorte de perfection du style.
En 1677, c'est une nouvelle consécration pour Racine, après les succès de Britannicus, Bérénice et Iphigénie et un nouvel exemple de l'adaptation brillante d'un récit déjà traité par les auteurs grecs et latins, Euripide et Sénèque.

Phèdre a de nombreux atouts : la richesse des thèmes abordés, la maîtrise de la versification, le respect des règles d'airain de la tragédie classique et des passages magnifiques.

Cette édition Biblio s'adresse aux lycéens et aux enseignants. Elle est particulièrement complète avec, outre le texte intégral annoté (c'est important pour éviter les contre-sens), des notes (présentation de Racine : biographie, contexte, chronologie, aperçu du genre de l'œuvre et de sa place dans l'histoire littéraire), des questionnaires, des lectures croisées pour aller plus loin et des synthèses pour s'assurer de la bonne compréhension, une iconographie attractive.

Phèdre est un monument.
Mais pour y entrer, cela va nécessiter quelques efforts car :
- la langue classique est exigeante et les nombreux et indispensables renvois, hachent la lecture ;
- l'histoire de Thésée qui a conduit à la situation exposée par la pièce, est complexe. Sans connaissance de ce contexte, attaquer le 1er acte bille en tête peut s'avérer décourageant.
Mais rassurez vous, l'effort est récompensé.

Résumé pour les autres.

Phèdre est en soi un monument, c'est indéniable.
Elle a traversé les siècles sans perdre de sa renommée, suscitant l'admiration de tous.
Marcel Proust la cite indirectement dans un passage de " Du côté de chez Swann " (celui où Bloch l'ami de l'auteur, rapporte une phrase méprisante selon laquelle le seul vers bien rythmé chez Racine serait : "La fille de Minos et de Pasiphaé " qui de plus, "aurait le mérite de ne rien signifier '.
Tout comme certains considèrent " La Vue de Delft ' et son " petit pan de mur jaune ' comme " le plus beau tableau du monde " , la caution Proust pose son homme.

Mais de quoi s'agit-il donc ?

D'abord, pour bien entrer dans l'histoire, il faut revenir au mythe de Thésée.
Disons pour faire simple et selon la version la plus communément admise, que Thésée est une sorte d'aventurier qui a passé le plus clair de son temps à tuer divers monstres et à coucher à droite et à gauche. (chez racine, on parle d' " inconstance "...)
Son exploit le plus célèbre reste le trucidage du Minotaure rendu possible par l'appui astucieux de la belle Ariane qu'il récompensera en l'abandonnant lâchement sur son rocher de Naxos faisant le bonheur de Richard Strauss et celui de Phèdre, la propre sœur d'Ariane (elle aussi fille de Minos et de Pasiphaé) qu'il va épouser.

Rentré chez lui à Athènes, il doit, pour récupérer son trône, tuer ses opposants, les 50 Pallantides (les fils de Pallas). Pour se purifier de ce massacre, il décide de s'exiler momentanément à Trézène, ville située en face d'Athènes, dans le Péloponnèse.

Thésée a emmené avec lui, son épouse Phèdre, Hippolyte (le fils qu'il a eu avec Antiopé, la reine des Amazones), et Aricie, la sœur des Pallatides anéantis, dont il se méfie. (" reste d'un sang fatal conjuré contre nous ')

Thésée connaît bien Trézène puisque c'est là qu'il est né, des suites d'une partie à trois (non, non pas à Troie, c'est une autre histoire) entre Ethra (et un et deux Ethra !) la fille du roi de Trézène, Egée le roi d'Athènes et Poséidon.
Qui dira encore qu'à Trézène, il n'y a pas de plaisir ?

Au moment où débute la pièce, Hippolyte cherche pourtant à fuir la ville. Est-ce en raison de l'hostilité que lui manifeste Phèdre, sa belle-mère ?
De son côté, Phèdre déclare vouloir mettre fin à ses jours.
Bigre, il y a de l'eau dans le gaz ! On est un peu dans la mer de passion et c'est pas l'Egée.

La raison des deux attitudes est à chercher du côté de l'amour impossible, éternel ressort de la tragédie.

Hippolyte qu'on croit pourtant rebelle à l'amour, aime Aricie tandis que Phèdre, aime son beau-fils.
On retrouve les éléments indispensables : le destin, la volonté des dieux, la passion, les lois sociales et celles du sang.

En voulant s'aimer, Hippolyte et Aricie, entraînent inéluctablement la vengeance du cœur délaissé et jaloux.

Phèdre aidée/trahie par sa nourrice, laissera croire à son mari, que son fils est coupable de pensées incestueuses.
Le drame devient inexorable quand Thésée demande à Poséidon* de châtier Hippolyte. Définitivement.

Phèdre est d'une perfection rare dans son déroulement : les confidences aux proches, les aveux réciproques et l'affrontement.
Les moments de bravoure ne manquent pas, les rôles sont forts, les sentiments ambivalents amènent des rebondissements inattendus. La déclaration d'abord voilée de Phèdre ou le récit de la mort d'Hippolyte sont parmi les plus beaux moments de la littérature.

Thésée qui a passé sa vie à combattre les monstres, ne voient pas ceux qui l'entourent.
Hippolyte est devenu un monstre pour Phèdre (" je le vois comme un monstre effroyable à mes yeux ') et pour Thésée. (" Monstre qu'a trop longtemps épargné le tonnerre ")
Phèdre est tout aussi monstrueuse aux yeux d'Hippolyte (" ...d'un sang, Seigneur, vous le savez trop bien, De toutes ces horreurs plus rempli que le mien "). Et enfin, Phèdre maudit sa servante Oenone. (" Va-t'en monstre exécrable...")

Un texte immense, une histoire terrible.

Pourtant, en dépit des toutes ses qualités, cette pièce contient des passages qui m'empêchent de la préférer à d'autres :

- Le caractère de Phèdre.
Certes, Phèdre est le jouet des dieux : " Un dieu cruel a perdu ta famille " **
Certes, dans une tragédie, on doit accepter la démesure et l'exacerbation des sens. Que Phèdre s'abîme dans une passion violente, et brûle de se venger, est admissible. (surtout qu'elle découvre qu'Hippolyte qu'elle croyait détaché sentimentalement : " il a pour tout le sexe une haine fatale ", " il oppose à l'amour un cœur inaccessible ", n'est pas si insensible que ça...)

En revanche, on peut trouver peu glorieux qu'elle fuit un moment, ses responsabilités. Car Phèdre se montre mesquine en renvoyant avec une violence incroyable sa fidèle nourrice qui n'a fait que la servir et n'a intrigué qu'avec son accord tacite. (" Puisse le juste ciel dignement te payer ! Et puisse ton supplice à jamais effrayer...")
Surtout qu'il s'agit bien du choix de Racine, de privilégier le rang social de Phèdre en rendant Oenone responsable de la dramatique calomnie alors qu'Euripide et Sénèque eux, attribuaient ce forfait à sa maîtresse.
Chez Euripide (dans " Hippolyte "), Phèdre laissait derrière elle, des tablettes accusatrices : " Pour Phèdre, craignant de se voir trahie , elle a écrit ces lettres calomnieuses qui ont perdu ton fils, et auxquelles tu as ajouté foi. " ***
Chez Sénèque, elle calomnie de vive voix : " C'est l'homme que vous en soupçonneriez le moins. "

- Le caractère de Thésée.
Thésée est trop obtus pour être vraiment crédible, refusant de voir les nombreux signes qui lui indiqueraient la vérité. Il maudit son fils sans une ombre de réflexion.

- la pudibonderie d'Aricie.
Alors que l'on évoque l'adultère, l'inceste, les meurtres, les accouplements avec taureau...Aricie amoureuse, refuse de suivre Hippolyte avant d'être mariée (" Me puis-je avec honneur dérober avec vous ? ").
Chochotte !

*Racine parle de Neptune, Vénus, Jupiter, c'est à dire les équivalents latins des dieux grecs.
** la famille de Phèdre était mal embarquée. Aphrodite cherche à se venger d'Hélios qui a cafté auprès de son époux Héphaïstos la relation adultérine qu'elle entretient avec Arès. Elle maudit donc sa descendance, c'est-à-dire Pasiphaé la mère et ses filles Ariane et Phèdre.
Du côté paternel, ce n'est pas mieux puisque Poséidon a maudit Minos, qui ne lui avait pas sacrifié le taureau blanc. Du coup, si on peut dire, le dieu de la mer, fit monter Pasiphaé par le dit-taureau. (oui, la mythologie grecque ne recule devant rien)
*** Euripide est quand même à l'origine d'une des répliques les plus ridiculement décalées du théâtre. Imaginez un fils qui va voir son père et qui découvre sa belle mère morte à côté : 'Mais que vois-je ? ton épouse sans vie ? Voilà qui est bien surprenant : je viens de la quitter vivante, il y a peu de temps."
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Phedre
Phedre
par Euripide
Edition : Poche
Prix : EUR 3,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La vie n’est pas très cool à Trézène, 9 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Phedre (Poche)
Attention, j'ai l'édition de 2002 suivante avec une couverture différente mais avec le même dossier rédigé par Anne Autiquet : http://www.amazon.fr/Phedre-de-Racine-Poche/dp/B00OPMZ74S/ref=sr_1_79?ie=UTF8&qid=1436454677&sr=8-79&keywords=ph%C3%A8dre+racine .
Elle est encore en vente.
Je précise aussi au vu des autres commentaires, que les vers sont bien numérotés sur mon édition.
Passons maintenant aux choses sérieuses

Résumé pour les gens pressés :
Phèdre est une des pièces emblématiques du répertoire classique, une sorte de perfection du style.
En 1677, c’est une nouvelle consécration pour Racine, après les succès de Britannicus, Bérénice et Iphigénie et un nouvel exemple de l’adaptation brillante d’un récit déjà traité par les auteurs grecs et latins, Euripide et Sénèque.

Phèdre a de nombreux atouts : la richesse des thèmes abordés, la maîtrise de la versification, le respect des règles d’airain de la tragédie classique et des passages magnifiques.

Cette édition Biblio s’adresse aux lycéens et aux enseignants. Elle est particulièrement complète avec, outre le texte intégral annoté (c’est important pour éviter les contre-sens), des notes (présentation de Racine : biographie, contexte, chronologie, aperçu du genre de l’œuvre et de sa place dans l’histoire littéraire), des questionnaires, des lectures croisées pour aller plus loin et des synthèses pour s’assurer de la bonne compréhension, une iconographie attractive.

Phèdre est un monument.
Mais pour y entrer, cela va nécessiter quelques efforts car :
- la langue classique est exigeante ;
- l'histoire de Thésée qui a conduit à la situation exposée par la pièce, est complexe. Sans connaissance de ce contexte, attaquer le 1er acte bille en tête peut s'avérer décourageant.
Mais rassurez vous, l'effort est récompensé.

Résumé pour les autres

Phèdre est en soi un monument, c’est indéniable.

Elle a traversé les siècles sans perdre de sa renommée, suscitant l’admiration de tous.
Marcel Proust la cite indirectement dans un passage de " Du côté de chez Swann " (celui où Bloch l’ami de l’auteur, rapporte une phrase méprisante selon laquelle le seul vers bien rythmé chez Racine serait : "La fille de Minos et de Pasiphaé " qui de plus, "aurait le mérite de ne rien signifier ˮ.
Tout comme certains considèrent " La Vue de Delft ˮ et son " petit pan de mur jaune ˮ comme " le plus beau tableau du monde " , la caution Proust pose son homme.

Mais de quoi s’agit-il donc ?

D’abord, pour bien entrer dans l’histoire, il faut revenir au mythe de Thésée.
Disons pour faire simple et selon la version la plus communément admise, que Thésée est une sorte d’aventurier qui a passé le plus clair de son temps à tuer divers monstres et à coucher à droite et à gauche. (chez racine, on parle d’ " inconstance ˮ...)
Son exploit le plus célèbre reste le trucidage du Minotaure rendu possible par l’appui astucieux de la belle Ariane qu’il récompensera en l’abandonnant lâchement sur son rocher de Naxos faisant le bonheur de Richard Strauss et celui de Phèdre, la propre sœur d’Ariane (elle aussi fille de Minos et de Pasiphaé) qu’il va épouser.

Rentré chez lui à Athènes, il doit, pour récupérer son trône, tuer ses opposants, les 50 Pallantides (les fils de Pallas). Pour se purifier de ce massacre, il décide de s’exiler momentanément à Trévèze, ville située en face d’Athènes, dans le Péloponnèse.

Thésée a emmené avec lui, son épouse Phèdre, Hippolyte (le fils qu’il a eu avec Antiopé, la reine des Amazones), et Aricie, la sœur des Pallatides anéantis, dont il se méfie. (" reste d’un sang fatal conjuré contre nous ˮ)

Thésée connaît bien Trézène puisque c’est là qu’il est né, des suites d’une partie à trois (non, non pas à Troie, c’est une autre histoire) entre Ethra (et un et deux Ethra !) la fille du roi de Trézène, Egée le roi d’Athènes et Poséidon.
Qui dira encore qu’à Trézène, il n’y a pas de plaisir ?

Au moment où débute la pièce, Hippolyte cherche pourtant à fuir la ville. Est-ce en raison de l’hostilité que lui manifeste Phèdre, sa belle-mère ?
De son côté, Phèdre déclare vouloir mettre fin à ses jours.
Bigre, il y a de l’eau dans le gaz !

La raison des deux attitudes est à chercher du côté de l’amour impossible, éternel ressort de la tragédie.

Hippolyte qu’on croit pourtant rebelle à l’amour, aime Aricie tandis que Phèdre, aime son beau-fils.
On retrouve les éléments indispensables : le destin, la volonté des dieux, la passion, les lois sociales et celles du sang.

En voulant s’aimer, Hippolyte et Arcicie, entraînent inéluctablement la vengeance du cœur délaissé et jaloux.

Phèdre aidée/trahie par sa nourrice, laissera croire à son mari, que son fils est coupable de pensées incestueuses.
Le drame devient inexorable quand Thésée demande à Poséidon* de châtier Hippolyte. Définitivement.

Phèdre est d’une perfection rare dans son déroulement : les confidences aux proches, les aveux réciproques et l’affrontement.
Les moments de bravoure ne manquent pas, les rôles sont forts, les sentiments ambivalents amènent des rebondissements inattendus. La déclaration d’abord voilée de Phèdre ou le récit de la mort d’Hippolyte sont parmi les plus beaux moments de la littérature.

Thésée qui a passé sa vie à combattre les monstres, ne voient pas ceux qui l’entourent.
Hippolyte est devenu un monstre pour Phèdre (" je le vois comme un monstre effroyable à mes yeux ˮ) et pour Thésée. (" Monstre qu’a trop longtemps épargné le tonnerre ˮ)
Phèdre est tout aussi monstrueuse aux yeux d’Hippolyte (" ...d’un sang, Seigneur, vous le savez trop bien, De toutes ces horreurs plus rempli que le mien ˮ). Et enfin, Phèdre maudit sa servante Oenone. (" Va-t’en monstre exécrable...")

Pourtant, en dépit des toutes ses qualités, cette pièce contient des passages qui m’empêchent de la préférer à d'autres :

- Le caractère de Phèdre.
Certes, Phèdre est le jouet des dieux : " Un dieu cruel a perdu ta famille ˮ**
Certes, dans une tragédie, on doit accepter la démesure et l’exacerbation des sens. Que Phèdre s’abîme dans une passion violente, et brûle de se venger, est admissible. (surtout qu’elle découvre qu’Hippolyte qu’elle croyait détaché sentimentalement : " il a pour tout le sexe une haine fatale ˮ, " il oppose à l’amour un cœur inaccessible ˮ, n’est pas si insensible que ça...)

En revanche, on peut trouver peu glorieux qu’elle fuit un moment, ses responsabilités. Car Phèdre se montre mesquine en renvoyant avec une violence incroyable sa fidèle nourrice qui n’a fait que la servir et n’a intrigué qu’avec son accord tacite. ("  Puisse le juste ciel dignement te payer ! Et puisse ton supplice à jamais effrayer... ˮ)
Surtout qu'il s’agit bien d’un choix de Racine, de privilégier le rang social de Phèdre en rendant Oenone responsable de la dramatique calomnie alors qu’Euripide et Sénèque attribuaient ce forfait à sa maîtresse.
Chez Euripide (dans " Hippolyte ˮ), Phèdre laissait derrière elle, des tablettes accusatrices  : " Pour Phèdre, craignant de se voir trahie , elle a écrit ces lettres calomnieuses qui ont perdu ton fils, et auxquelles tu as ajouté foi. ˮ ***
Chez Sénèque, elle calomnie de vive voix : " C'est l'homme que vous en soupçonneriez le moins. " 

- Le caractère de Thésée.
Thésée est trop obtus pour être vraiment crédible, refusant de voir les nombreux signes qui lui indiqueraient la vérité. Il maudit son fils sans une ombre de réflexion.

- la pudibonderie d’Aricie.
Alors que l’on évoque l’adultère, l’inceste, les meurtres, les accouplements avec taureau...Aricie amoureuse, refuse de suivre Hippolyte avant d’être mariée (" Me puis-je avec honneur dérober avec vous ? ˮ).
Chochotte !

*Racine parle de Neptune, Vénus, Jupiter, càd les équivalents latins
** la famille de Phèdre était mal embarquée. Aphrodite cherche à se venger d’Hélios qui a cafté auprès de son époux Héphaïstos la relation adultérine qu’elle entretient avec Arès. Elle maudit donc sa descendance, c'est-à-dire Pasiphaé la mère et ses filles Ariane et Phèdre.
Du côté paternel, ce n’est pas mieux puisque Poséidon a maudit Minos, qui ne lui avait pas sacrifié le taureau blanc. Du coup, si on peut dire, le dieu de la mer, fit monter Pasiphaé par le dit-taureau. (oui, la mythologie grecque ne recule devant rien)
*** Euripide est quand même à l’origine d’une des répliques les plus ridiculement décalées du théâtre. Imaginez un fils qui va voir son père et qui découvre sa belle mère morte à côté : ˮMais que vois-je ? ton épouse sans vie ? Voilà qui est bien surprenant : je viens de la quitter vivante, il y a peu de temps." 


To Be or Not to Be - Jeux dangereux [Blu-ray]
To Be or Not to Be - Jeux dangereux [Blu-ray]
DVD ~ Carole Lombard
Prix : EUR 19,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A la fin de l'envoi, Lubitsch touche !, 5 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : To Be or Not to Be - Jeux dangereux [Blu-ray] (Blu-ray)
L'engagement d'Hollywood dans la propagande anti-nazie n'a pas été immédiat, c'est le moins que l'on puisse dire.
Dans les années 30, les intérêts financiers priment d'autant plus que les grands studios ne croient pas à l'inéluctable. C'est ainsi que la MGM achète des War Bonds allemands (son patron Irving Thalberg aurait déclaré : "Hitler et l'hitlérisme passeront, mais les Juifs, eux, resteront"), ou que Zukor de la Paramount affirme qu'Hollywood ne devrait pas "se préoccuper d''autre chose que de divertir".

Mais dès le début des hostilités en Europe, le ton change et Hollywood se lance dans l'entreprise de dénonciation.
Les œuvres ainsi orientées ne sont pas toutes d'intérêt égal et si Hitchcock présente "Correspondant 17" en 1940 et "Life Boat" en 1943, il faut attendre le formidable "Casablanca" de Curtiz en 1942, pour atteindre le parfait équilibre entre forme et fond.

Du côté de l'humour, dont le maniement s'avère délicat en la matière, on peut relever plusieurs tentatives.
En 1942, le génie Tex Avery propose l'époustouflant "Blitz Wolf" et un an plus tard, Walt Disney produira un étonnant "Der Fuehrer's Face"" (qu'on ne reverra en vidéo qu'en 2004 -On the Front Lines [Import USA Zone 1], pour cause d'apparition traumatique de Donald en uniforme nazi ).

Mais s'il ne fallait retenir que deux exemples des ravages bénéfiques de l'humour, il faudrait bien sûr citer "Le Dictateur" de Chaplin en 1940...et To Be Or Not To Be" d'Ernst Lubitsch en 1943.

Nous sommes à Varsovie en 1939. La censure vient de frapper pour interdire aux comédiens du Théâtre Polski, la représentation de leur pièce intitulée "Gestapo". Les acteurs reviennent alors à un répertoire plus classique : Hamlet et son fameux "To Be Or Not To Be".
L'entrée des allemands dans Varsovie et le parachutage d'un jeune polonais pilote de bombardier chargé de récupérer une importante liste détenue par les nazis, va faire basculer leur destin.
Pour cela, ils vont utiliser toute leur science (parfois relative) du jeu et du déguisement.

Le film mêle astucieusement la comédie de mœurs (le parachuté est amoureux de la belle actrice principale au mari jaloux) et la dénonciation de la barbarie qui s'approche.

Cette comédie est un bijou d'orfèvre. Par un effet de miroir, Lubitsch montre que c'est bien le régime nazi qui joue, une pièce macabre, d'une théâtralité absurde et criminelle, avec l'infatué "Colonel -Concentration Camp-Ehrhardt" ou l'opportuniste Professor Siletsky qui ne connait pour "bon côté", que le "côté gagnant". Tout ce qui est vrai paraît faux, à l'inverse, tous les acteurs sont vrais, héros ordinaires, humains avec leurs forces et faiblesses.
Etre ou ne pas Etre ?

Il y a dans cette comédie, des moments exceptionnels : le gimmick qui accompagne chaque prestation de Joseph Tura, le formidable "Heil Myself" lancé par le faux Hitler, le jugement d'un officier nazi sur le jeu de Tura ("Il a fait à Shakespeare ce que nous faisons à la Pologne") ou l'œil rêveur de Maria Tura quand le pilote qui la courtise lui affirme qu'il peut "lâcher trois tonnes de dynamites en deux minutes"...

A voir et revoir.

Le Blu-ray offre une très belle image, avec juste quelques passages plus déteriorés. Ce n'est pas une restauration ultime, mais ça reste très satisfaisant. Au niveau son, le français est épouvantable, la VOST est bien claire par contre.
Les bonus sont intéressants :
- un entretien avec une historienne d'UCLA et un journaliste de Positif,
- des images d'archives de Ciné Club,
- un entretien avec Joe Dante,
- un regard sur le film de Jean Douchet.
Le coffret cartonné contient aussi un petit livret de 20 pages, en français, avec une présentation du film par Jacqueline Nacache (prof d'études cinématographiques) et un extrait d'un texte de Werner Südendorf, directeur des collections de la cinémathèque allemande de Berlin.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 7, 2015 10:52 PM MEST


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