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Contenu rédigé par ecce.om
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ecce.om
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La tête en arrière
La tête en arrière
Prix : EUR 5,49

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Ces Luke mêlent en sons, 17 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La tête en arrière (CD)
J'avais tout pour ne pas apprécier Luke.

Tout d'abord, quand un groupe vient de Bordeaux, qu'il propose une musique pêchue et des textes abscons, une ampoule s'allume aussitôt dans mon cerveau : "Attention clone de Noir Désir" !

Et, pour des raisons futiles sans doute, je n'aime pas Noir Désir.
Que voulez vous, le côté poète torturé-Jim Morrison du Cannelé/mustang indompté/refus des compromis...ne m'attire pas plus que ça.
Et surtout, surtout, je ne suis jamais arrivé à leur pardonner un jeu de mots aussi embarrassant que "Sombres héros de l'amer" !

Parce que franchement, si même les pros de l'écriture pondent des niaiseries pareilles, il me reste quoi, hein, je vous le demande ?

Par ailleurs et dans un même ordre d'idée, j'avoue également que je n'ai pas apprécié que les gars de Luke ne profitent pas des incessants changements de personnels au sein du groupe, pour se retrouver à 5.
J'avais tout un tas de calembours minables autour des "écrits de cinq Luke gravés dans le Rock", j'en salivais d'avance...mais ils ne sont que 4.
Tant pis, je fais avec.

Et pourtant, alors que Luke se présentait mal à mes oreilles, contre toute attente, j'écoute encore ce disque de 2004, régulièrement et avec plaisir.

En moins de 40' et en 11 titres dont un seul dépasse (à peine) les 4', les Luke balance un rock enthousiasmant, fait de murs de guitares et d'une batterie de parpaings.

"Comme un Homme", "Soledad", "La Sentinelle", "Hasta siempre"...Luke n'a peut être pas inventé la poudre rock, mais il sait la faire parler.

Ne croyez pas pour autant que l'album adopte un ton monocorde. Le groupe sait aussi calmer le jeu sur "Le Reste du monde", les très beaux "L'espèce humaine", "Seveso" ou "Zoé".

Boulard balance ses textes avec force et conviction, même si je lui sais gré de ne pas les rendre trop explicites, ce qui évite de chercher la petite bête (comme par exemple, les paroles un peu scolaires de "tout va bien" : "...si vos logos sont des emblèmes, j'irai planter mon drapeau noir").

Mais ce sont des broutilles.

"La tête en arrière" est un disque qui fait du bien, qui rappelle qu'on a été jeune (là, je parle pour tous), naïf (là, je parle pour vous) et beau (là, je parle pour moi).

Je ne sais pas ce que le groupe est devenu. Des nouvelles, quelqu'un ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 18, 2014 10:15 AM MEST


Vert-de-gris
Vert-de-gris
par Philip Kerr
Edition : Broché
Prix : EUR 20,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 L'ex-pion qui mimait, 10 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vert-de-gris (Broché)
Voici la 7ème "aventure" de Bernie Gunther, l'ex-flic de la Kripo berlinoise.
Son parcours l'avait déjà conduit d'Allemagne à Cuba, en passant par l'Argentine, entraîné dans la tourmente de la débâcle allemande, tour à tour flic, soldat, SS, mafieux...

Cette fois ci, des circonstances imprévues l'éloignent des Mojitos et autres Cuba Libre et lui font reprendre contact avec le sol de l'amère patrie.

Là, il se retrouve entre les mains des différents réseaux d'espionnage qui se partagent les places dans la Gross Berlin. Chaque pays tour à tour, va essayer de le manipuler.
C'est mal connaître Gunther, qui ne se laisse pas facilement abuser et qui sait aussi, jouer à faire semblant.

Le roman est bâti sur une série d'histoires racontées lors des différents interrogatoires auxquels Gunther est soumis. On revient ainsi sur certaines étapes de son parcours, avec des détails pour la plupart ignorés jusque là du lecteur fidèle. Je pense notamment à ses excursions aux camps français de Gurs et du Vernet ou aux séjours avec ses collègues à l'air SS, en Russie.

Cette revue de détails, ces retours en arrière réservent sans doute ce livre à ceux qui sont déjà familiarisés avec le parcours du "héros".

Sous cette réserve, je trouve qu'il s'agit du meilleur roman de la sage Bernie Gunther entamée avec la "Trilogie berlinoise".
L'écriture est resserrée, le déroulement est clair, cohérent et le cynisme de Gunther, mieux canalisé, moins démonstratif que par le passé. Et bien sûr, Gunther conserve cet humour mordant qui agace tous ses interlocuteurs mais ravit le lecteur.

Reste cette personnalité complexe , tour à tour victime et coupable, détestant aussi bien les nazis que les communistes, les Français que les Américains.

Bernie est surtout las d'être considéré comme un pion : "je suis fatigué de tout ce foutu cirque. Pendant 20 ans, j'ai été forcé de travailler pour des gens que je ne pouvais pas sentir. Heydrich. Le SD. Les nazis. Le CIC. Les Peron. La mafia. La police secrète cubaine. Les Français. La CIA. La seule chose que j'ai envie de faire, c'est de lire le journal et de jouer aux échecs".

Philip Kerr dresse un constat aussi passionnant que lucide. C'est le SOS, d'un terrien en SS qui découvre le Berlin de l'après-guerre et les manœuvres des puissances occupantes, l'incroyable clémence dont ont pu bénéficier les pires criminels, la survie dans un pays dévasté…

Environ 600 pages, sans gras superflu.
Très recommandable.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 11, 2014 9:09 AM MEST


Blast - tome 4 - Pourvu que les Bouddhistes se trompent (4)
Blast - tome 4 - Pourvu que les Bouddhistes se trompent (4)
par Manu Larcenet
Edition : Broché
Prix : EUR 21,76

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un fondu au noir, 5 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blast - tome 4 - Pourvu que les Bouddhistes se trompent (4) (Broché)
A une époque où on manie le superlatif et l'encensoir sans beaucoup de retenue, on pourrait se montrer méfiant face à la reconnaissance unanime du talent de Larcenet et au qualificatif de chef d'oeuvre accolé à "Blast".

On aurait tort.

"Blast" est une formidable réussite et probablement une des plus importantes bandes dessinées de ces dernières années.

Ce 4ème et dernier tome répond aux dernières questions soulevées lors de l'interrogatoire policier de ce mystérieux Polza Mancini et nous révèle ce qui s'est réellement passé durant les "blasts", ces "endroits où la souffrance n'existe pas".

Ce récit parvient à nous entraîner près de la frontière fragile entre les hommes qui s'accoutument (c'est à dire vous et moi) et les autres : les monstres, les déments*, ceux qui cherchent comment ne plus souffrir sans trouver d'autres réponses que les plus terribles, ceux qui foncent "la tête la première", pour arrêter de trop réfléchir.
Et ce voyage au bout de la nuit est d'autant plus fascinant, que Larcenet utilise une palette graphique parfaite. Son dessin le plus souvent en N&B, les collages, les insertions...rien n'est gratuit, rien ne laisse penser à une volonté d’esbroufe "arty". Tout est évident.

Il est sans doute injuste que le talent de Larcenet ne soit reconnu qu’aujourd’hui alors qu'il était pourtant déjà présent dans des perles comme "Bill Baroud" (annonciateur d'OSS 117 !), dans les drolissimes "Cosmonautes du futur", "Super héros", "Loi des séries", "Nic Oumouk", dans le formidable "Le temps de chien" (Freud au Far West) ou "Robin des Bois" (moins convaincant par contre, dans "Fléau de Dieu" ou "Guide de survie en entreprise"...).

Mais c'est quand Larcenet a quitté le registre uniquement comique, en collaboration avec Ferri ("Retour à la Terre") ou seul ("Le combat ordinaire"), que l'évidence est apparue à tous.
Peu importe au fond, c'est le lot classique des comiques à qui on ne s'intéresse qu'au moment où ils abordent des thèmes "sérieux".

L'essentiel est que désormais la BD compte un auteur indispensable de plus.

NB.
Chaque volume n'est pas donné (23 € environ), mais l'ouvrage est de qualité (couverture épaisse, plus de 200 pages d'un grammage respectable...).
Avec ce n°4, vous disposez d'un code pour bénéficier de sa version numérique pendant 3 mois.

* dément ? Dans le 3ème volume, Polza qui est interné, cogne comme un sourd sur une infirmière qui fredonne du Zaz avec un perpétuel sourire niais. Quel individu normal n'en aurait pas fait autant ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (28) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 10, 2014 7:11 PM MEST


Billy Bat T10
Billy Bat T10
par Takashi Nagasaki
Edition : Broché
Prix : EUR 7,65

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pas encore au bout du rouleau, 3 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Billy Bat T10 (Broché)
Naoki Urasawa et son compère Takashi Nagasaki poursuivent l'histoire entamée depuis déjà 10 volumes.

Le récit d'environ 200 pages, est découpé en 2 parties.
La 1ère se déroule en 1924 à Los Angeles où une personne inconnue tue à coup de sabre, des ressortissants d'origine japonaise.
La 2ème partie a lieu au Japon en 1964, dans le village jusqu'ici paisible de Kômori qui semble pris d'une sorte de frénésie liée à la recherche d'un mystérieux rouleau.

Ça parait compliqué ? Pourtant, ce 10ème volume se montre plutôt mesuré en matière de références et d'aller-retour temporels. Une relecture du tome 9 peut toutefois s'avérer nécessaire.

Cette suite offre donc une pause relative et il est probable que les auteurs apporteront de nouveaux rebondissements dès le numéro suivant.

En attendant, cette série continue à offrir un niveau de qualité sans faille, même s'il est encore trop tôt pour estimer à quel niveau se situera l'ensemble, dans la mesure où Urasawa, nous a parfois déçu quand il s'agissait de conclure.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 9, 2014 10:24 PM MEST


La guerre des parrains corses
La guerre des parrains corses
par Jacques Follorou
Edition : Broché
Prix : EUR 19,95

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Hè notte ceca, 28 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La guerre des parrains corses (Broché)
Oui, il fait nuit noire sur ce petit territoire.

Le livre de Jacques Follorou jette enfin une lumière crue sur la réalité de l' Ile de Beauté que beaucoup s’obstinent encore à ne pas voir : des dizaines de morts chaque année, un niveau de corruption phénoménal, des accointances coupables entre les milieux du crime, de la politique traditionnelle, des affaires et des mouvements indépendantistes, des interventions erratiques et inconstantes de l'Etat...et la peur, justifiée, de la population prise en otage.

Ce livre qui débute par les guerres fratricides entre clans de 1992, n'est qu'un immense avis de décès qui égrène ses noms au fil des pages qui décrivent la période de recomposition du paysage criminel.

Dans n'importe quelle autre région, cette situation serait jugée insupportable.

Ici, les Corses n'ont droit qu'aux coups de mentons officiels quand un nom plus connu que d'autres, rejoint la liste. Mais les "plus jamais ça" restent lettres mortes elles aussi tandis que la chape de plomb et de silence retombent.

Vient alors le temps des souverains poncifs : la Vendetta, les bandits d'honneur, la loi du sang, l'omerta, le "lascia corre" généralisé...

La réalité est toute autre et bien plus sordide. La mafia est aux commandes. Elle utilise certaines spécificités de cette île où tout le monde connait tout le monde, mais il ne s'agit pas d'une PME locale. Non, cette Corse là, exporte !
L'économie corse est gangrenée, mais les ramifications de la pieuvre sont immenses : casinos partout sur la planète, machines à sous, cercles de jeux, trafic de drogues, braquages, assassinats, terreur, extorsions...

Alors que par le passé, les parrains corses réalisaient l'essentiel de leurs méfaits ailleurs, se contentant de recueillir dans leur fief l'hommage de leurs affidés, aujourd'hui, toutes les règles ont volé en éclats et la lutte pour l'argent et le pouvoir n'épargne plus ces paysages de carte postale.

Situation terrible et désespérante quand on lit des phrases telles que : "En Corse, les marginaux et ceux qui leur sont redevables sont majoritaires par rapport à ceux qui travaillent et respectent les lois de la République".

Pourquoi 3 étoiles seulement, alors ?

Parce ce que ce livre extrêmement bien documenté à partir de l'analyse de procès verbaux notamment, ne se lit pas comme un roman (contrairement à ce qu'on peut lire dans certains commentaires).
Sur près de 350 pages, c'est une terrible litanie : Pierre qui tue Antoine qui a tué Jean, proche de Michel qui assassine Mathieu qui se débarrasse de Francis qui s'est vengé d'Ange qui avait parlé à Charles ami de Jean-Noël, cousin de Jacques...
Par moments, on perd un peu le fil en même temps que l'espoir et l'accumulation de détails devient un peu ennuyeuse.

Un excellent travail d'enquête, un constat lucide, un questionnement pertinent, mais à lire à petites doses.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (12) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 1, 2014 2:02 PM MEST


Tell Mama the Complete Muscle Shoals Sessions
Tell Mama the Complete Muscle Shoals Sessions
Proposé par moviemars-amerique
Prix : EUR 5,38

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'école des FAME, 27 mars 2014
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tell Mama the Complete Muscle Shoals Sessions (CD)
Nous sommes en 67 et l'étoile d'Etta a bien pâli depuis ses derniers succès qui remontent à plusieurs années.

Pour y remédier, Leonard Chess , inspiré sans doute par l'exemple Aretha Franklin de l'écurie Wexler, décide d'offrir à sa protégée un voyage vers la terre promise de Muscle Shoals.

Etta James, enceinte, arrive donc en août aux studios Fame de Rick Hall, où les murs résonnent encore du passage récent (janvier) d'Aretha.

Et une nouvelle fois, le miracle s'accomplit.

Ce disque sorti en 68 retrace la totalité des enregistrements réalisés en 67 et lors d'un 2ème séjour en 68.

A chaque fois, Etta bénéficie évidemment, de la fine fleur des musiciens du mythique studio : Jimmy Ray Johnson (g), Roger Hawkins (d) -curieusement appelé Dawkins sur le livret- David Hood (b), Bary Beckett (k) pas encore partis fonder le studio rival (MSSS) , mais aussi Albert Lowe, Carl Banks, Dewery Oldham et bien d'autres. (La liste des musiciens donne tellement le tournis que le détail précis des accompagnateurs n'est pas connu sur certains titres de 68 et que Billy Foster qui apparaît pourtant sur des photos du livret, n'est pas cité dans les crédits. Autres absentes des mentions du livret, les dames qui font les chœurs).

Quoi qu'il en soit, la voix d'Etta, elle, est bien présente.

Le disque offre donc :
- les 12 titres enregistrés en août et novembre/décembre 1967 ;
- en bonus, les 10 titres enregistrés en novembre et août 68, dont 6 inédits.

Ceux qui se sont arrêtés à l'Etta de ses derniers succès ("At Last" ! de 61) vont être surpris : ici, c'est du blues râpeux et de la soul rugueuse qui jaillit des sillons.

"Tell Mama" qui ouvre le bal met d'emblée la barre au plus haut : les cuivres de la section "Bowlegs" Miller/Chalmers/Varnell/Newman combinés à l'impeccable machine rythmique des Swampers allument un feu que des merveilles comme "I'd Rather Go Blind", "Watch Dog" ou The Love Of My man"… alimentent en continu.

Etta acceptera à peine de baisser le tirage sur "I'm Gonna Take What He's Got" ou "The same Rope", compositions tirant davantage vers la soul...mais c'est pour mieux relancer la machine.

Ainsi, à l'écoute de sa reprise du "Security" d'Otis Redding, on se dit que si M Pitful avait pu l'entendre (il est mort trop tôt) , il aurait cru à une malédiction. Etta James lui "vole" le titre comme Aretha l'avait fait avec "Respect".

"My Mother In Law" et sa guitare funky, le déchirant "It Hurts Me So Much"…En fait, il faudrait tout citer; tant le chant de James s'épanouit dans cette configuration où sa voix rappelle qu'elle est une des rares à pouvoir être appelée aussi "Queen of Soul", sans paraître ridicule (quand bien même elle apparait comme ici -cf. photos du livret- affublée d'une hideuse robe-blouse psychédélique et surmontée d'une invraisemblable choucroute blonde).

Et puis, il y a les bonus.

Parmi ces 10 titres, tous intéressants, certains sont vraiment formidables.
Commençons par les 2 versions de "Do Right Woman, Do Right Man" (il faut quand même noter qu'Etta James s'y frotte en 67, alors qu'Aretha vient à peine de la sortir).
Sur la 1ère version figure d'étonnants passages de flûte, mais l'ensemble reste décapant. La 2ème est plus classique, mais tout aussi rude (plus de flûte et plus de chœurs).

Il faut aussi mettre en lumière sa reprise inédite* et musclée de "I Got You Babe", la scie de Sonny et Cher (elle aussi fera son pèlerinage à Muscle Shoals un peu plus tard), sa reprise de "Misty" rappelant ses influences du côté de Billie Holiday ou encore, sa splendide interprétation du "Fire" de Willie Dixon.

Bref, on pourrait s'éterniser sur chaque morceau, mais on perdrait de vue l'essentiel.

Si vous êtes un tant soit peu sensible à ce style de musique, un seul geste s'impose : cliquer sur "Ajouter au panier".
Sinon, cliquez quand même, car ce disque est le meilleur plaidoyer possible en faveur de la musique. Pas celle qui est vouée à être Pro Toolée et laissée entre les mains de marchands de mauvaise soupe. Non, celle qui vous fait entendre le pouls et l'âme des artistes.

Ultimes informations pour les derniers hésitants.
La remasterisation est à l'image du reste : remarquable. Réalisée avec les masters stéréo ou mono originaux, elle confirme l'inanité du débat vinyle/CD).
Le livret de 4 feuilles avec présentation et photos est bien fait.

* On la trouve aussi sur la formidable compilation "The Fame Studios Story 1961-1973 "
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (10) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 28, 2014 4:20 PM CET


Skynyrd's First : The Complete Muscle Shoals Album
Skynyrd's First : The Complete Muscle Shoals Album
Prix : EUR 14,59

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Lynyrd skynyrd : si tôt en Alabama (pronounced : Swouyte Ome Alabamä), 24 mars 2014
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Skynyrd's First : The Complete Muscle Shoals Album (CD)
Je vais être honnête : j'ai acquis ce disque autant pour la mention magique "Muscle Shoals", que pour Lĕh-'nérd 'skin-'nérd.

Je n'envisageais d'ailleurs pas de le commenter dans la mesure où, une fois n'est pas coutume, un amazonaute habituellement responsable d'articulets consacré à des combos punks (bruiteurs connus seulement de leur mère et sans pères identifiés), avait enfin produit un effort méritoire et livré un commentaire digne d'intérêt.
Mais la tentation a fini par être la plus forte.

Ce disque est le produit des sessions de Lynyrd Skynyrd aux fameux studios du 3614 Jackson Highway* dirigés par une partie de l'ancienne équipe de Fame : le producteur-guitariste Jimmy Johnson assisté de ses Swampers (Beckett, Hawkins et Hood).

A l'époque, LS n'a pas de maison de disques, un line-up encore instable, mais bénéficie avec Alan Walden, d'un manager relativement influent (le bonhomme côtoie quand même Otis Redding, Sam & Dave, Arthur Conley, Al Green, Joe Tex, Eddie Floyd, Etta James, et les préférés du pourtant difficile Shuffle, Percy Sledge et Boz Scaggs).
Walden parvient donc à trouver à ses protégés, un créneau en studio.

Là, Johnson et ses copains vont découvrir un groupe qui a encore besoin d'ajustements, mais qui révèle déjà son potentiel redoutable.

Les sessions initiales de 1971 vont couvrir 11 titres (dont "Freebird") qui serviront de maquette à LS dans le cadre de sa démarche de recherche de maison de disques.

Sans succès en raison notamment de morceaux jugés trop longs par les décideurs artistiques.

Du coup, en 1972, retour des musiciens en studio pour enregistrer 6 nouveaux titres.

Le groupe connait des chassés-croisés de personnels : le bassiste Greg T Walker (qui remplaçait déjà Larry Junstrom), s'en va avec le batteur chanteur Rickey Medlocke (qui lui même avait remplacé Bob Burns) et les 2 sont remplacés par Leon Wikeson et ...Bob Burns qui revient (ouïe, ouïe, ouïe...bobo la tête...), mais LS aligne "Gimme Three Steps", "Simple Man", "Trust", Gimme Back My Bullets", "Was I Right Or Wrong", "Down South Jukin'".

C'est alors un deuxième essai de placement d'une maquette auprès d'une maison de disques et un nouvel échec. Cette fois, il semble que la raison en soit un incident technique (la bande magnétique a été mal ré-enroulée et le son est déplorable !).

Cet incident non détecté à l'origine, est l'occasion d'une brouille entre Van Zant et Johnson, qui durera 6 mois......jusqu'à ce que le groupe parvienne enfin à arracher un contrat à MCA et réalise "Pronounced" en 1973.

En effet, c'est au cours de l'enregistrement de ce disque (produit par Al Kooper aux studios One des voisins géorgiens à Doraville, bastion des Atlanta Rhythm Section), que LS se rend compte du problème de bande, à l'écoute de la version primitive de "Simple Man".
Foutrebleu et Corne-de-Bouc se dit alors Van Zant ! Et il s'empresse d'appeler Johnson pour s'excuser. Bon esprit.

Voilà. On retrouvera sur "Pronounced" 5 des chansons testées aux Muscle Shoals (I Ain't the One, Gimme Three Steps, Simple Man, Things Goin' On et Free Bird) et avec sa scie "Freebird", LS va s'envoler pour la gloire. Le reste appartient à l'histoire.

Le chapitre Muscle Shoals n'est pas clos pour autant. LS y retournera à plusieurs reprises pour peaufiner les chansons originelles, notamment en ajoutant des chœurs, du Mellotron discret, des guitares...
De plus, entre 2 gamineries de goût douteux, LS va rendre hommage à l'apport de Johnson et de ses amis de Muscle Shoals dans "Sweet Home Alabama" où les Swampers sont cités.
Belle reconnaissance.

Certains des titres enregistrés au sein du studio mythique ont déjà fait l'objet d'une sortie sur "LS's First ...And...Last" ou sur des compilations, mais pour la 1ère fois, les 17 titres sont rassemblés sur un disque unique et dans leur continuité.

Le son (ils ont remis la bande à l'endroit) est excellent et c'est un plaisir d'écouter ces versions inédites de "Freebird" (superbe intro au piano), "Wino", "Simple man"... ou de retrouver "Gimme Three Steps" (qui commence comme du Creedence CR et anticipe le "Superman" des Kinks de 1979 -si, je vous jure, à 1'45), "Was I Right Or Wrong" ou l'élégante partie de piano de "Comin' Home".

Pêche, simplicité apparente, duels de guitares, voix de Van Zant (parfois de Medlocke, mais bon...), l'essentiel de LS est là.

Tout n'est pas renversant ("Preacher's daughter" ou "White Dove"par exemple), mais l'ensemble est hautement recommandable.

Une belle aventure humaine et musicale.

* Voir pour se faire une idée, la couverture de l'album "3614 Jackson Highway" de Cher.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (23) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 28, 2014 6:47 AM CET


L'Ami retrouvé
L'Ami retrouvé
par Fred Uhlman
Edition : Poche
Prix : EUR 5,89

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Souabe opéra, 21 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Ami retrouvé (Poche)
Comme beaucoup, j'ai acheté ce livre pour mes enfants, à la demande de leur professeur.
Je ne sais pas encore s'ils vont aimer, mais voici déjà mon opinion.

C'est l'histoire de deux jeunes allemands de 16 ans, dans l'Allemagne de 1932, à Stuttgart.
L'un, Hans Schwarz, est juif, fils de médecin. L'autre, Conrad Graf Von Hohenfels, est issu d'une des plus illustres familles de la noblesse du pays.

Tous les deux sont seuls et vont tomber en amitié comme on tombe en amour.
Mais l'Histoire et en marche, qui les séparera à jamais.

C'est un livre très court de 110 pages environ. L'écriture est soignée, mais je l'ai trouvée parfois un peu empruntée, voire pompeuse, avec un emploi du subjonctif qui crée une distance dommageable.

Les enfants (aux alentours de 13 ans me paraît le minimum) seront peut être désorientés devant certaines références, notamment littéraires ou face à l'emploi de mots allemands ("Heirein", "Literaturbund", " entrückt von Der Göttern", "meschugge", "Für unsere Heimat", "Der Kaffee ist serviert"...) ou d'expression latines ("dulce et decorum pro Germania mori", "profanum vulgus", " non scholae sed vitae discimus", "sub specie aeternitatis"...) curieusement , non traduits.

Reste que l'histoire est bien souvent émouvante avec des scènes fortes (la honte de Hans quand son père, impressionné, s'humilie devant le jeune aristocrate, l'irruption de la propagande aryenne à l'école...) et la fin est à mon avis, sobre et très réussie.

Livre prenant, qui présente la difficile équation allemande avec beaucoup d'intelligence et de sensibilité, décrivant un "autre" pays, celui des "collines bleuâtres de la Souabe, pleines de douceur et de sérénité, couvertes de vignobles et couronnées de châteaux", celui des "amandiers en fleur", ses "Vosges bleu lavande", ces opéras, terrasses de café...et "ce sentiment de paix, de confiance dans le présent et d'espoir en l'avenir".

Introduction d'Arthur Koestler qui dévoile malheureusement une partie de la fin.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (16) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 22, 2014 4:07 PM CET


Dusty In Memphis
Dusty In Memphis
Prix : EUR 10,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Poussière d'Etoile, 20 mars 2014
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dusty In Memphis (CD)
Dans "The Commitments", l'excellent (incroyable mais vrai) film d'Alan Parker tiré de l'excellent roman de Roddy Doyle, Jimmy Rabbitte, le manager du groupe assène cette phrase définitive pour vendre l'orientation Soul qu'il a retenue : "Les Irlandais sont les Noirs de l'Europe ! À Dublin on est les Noirs de l'Irlande et ceux des quartiers nord sont les Noirs de Dublin !"

Dans "Woman", Lennon affirme que les "femmes sont les nègres de l'Europe".

Dusty Springfield est une femme.
Dusty Springfield est irlandaise (elle est née en Angleterre mais son vrai nom : Mary Isabel Catherine Bernadette O'Brien ne laisse planer aucun doute).

Il ne manquerait plus qu'on lui prête une sexualité ambiguë !

Hein ? Ah bon.
Donc, Dusty avait toutes les mauvaises cartes en main qui font de la bonne soul.

De ses débuts, on retiendra surtout la VO ( I Only Want To Be With You) du tartignolle "A présent tu peux t'en aller" (rappelez-vous : Si seulement tu m'avais dit la vérité, nous ne serions pas sur le point de nous quitter…" chanté par Richard Anthony -qui atteindra son acmé dans le sublime forcément sublime et pléonastique "universelle panacée" - hé, hé !) et au moins 3 superbes chansons ("The Look of Love" et "I Just Don't Know What To Do With Myself" confectionnées par Burt Bacharach et "You Don't Have to Say You Love Me").
Mais circa 68, Dusty navigue à vue.

Pouvant difficilement mettre des flowers in her hair compte tenu de son embarrassante et emblématique choucroute capillaire, elle décide de creuser le sillon de ce qu'on appellera un peu curieusement, la Soul blanche.

Difficile de dire qu'elle ne met pas les atouts de son côté.
En rejoignant l'équipe d'Atlantic dont c'est la grande période (68), elle bénéficie d'un pack en or massif pour résoudre le Cluedo de la Soul : Jerry Wexler, Tom Dowd et Arif Mardin, dans les studios American Sound*, avec les Memphis Cats aux instruments, les Sweet Inspirations aux chœurs et des bouffées de Memphis Horns.

Accessoirement, elle bénéficie des compositions de Bacharach, Carole King/Gerry Goffin et Randy Newman, compositeurs qu'elle a déjà repris par le passé.

On le voit, tout est prêt pour le méga carton international.

Et c'est le flop !

Tentons donc de comprendre.

Dans cet album, il y a de l'ordinaire : "So Much Love", "Just One Smile", "In the Land of Make Believe", "No Easy Way Down" et "I Can't Make It Alone". Ces chansons se situent pour moi, sur une frontière pas suffisamment définie entre Soul et Variétés américaines très orchestrées. C'est toujours parfait dans l'exécution, mais pas vraiment emballant.

Par contre, "Just A Little Loving", "I Don't Want to Hear It Anymore", "Don't Forget about Me" et "Breakfast in Bed" sont magnifiques.

Restent 2 chansons.
"The Windmills of Your Mind" la version anglaise de la scie de Michel Legrand bénéficie en plus de la voix de Springfield, d'une orchestration tendance bossa nova, qui lui donne tout son sel.
Et surtout……

"Son of a Preacher Man".
Là, on touche au sublime.
Une voix unique, des accompagnateurs en état de grâce (la paire Tommy Cogbill (basse)/ Gene Chrisman (batterie) et les chœurs des Sweet Inspirations sont parfaits) et une composition extraordinaire.
Rien n'est à jeter ni à améliorer.
D'ailleurs, personne n'a jamais fait mieux avec cette chanson, même Aretha (qui fera pourtant quelques années après, sa version d'une chanson qu'elle avait refusée au départ).

Le tout, forme un disque qui selon la formule consacrée, gagne au fil des écoutes et là, pour une fois, c'est vrai.

Car la voix de Dusty n'a pas l'évidence accrocheuse de son modèle, Aretha.

Profitons en donc pour mettre le sujet sur la table : Dusty est-elle l'Aretha blanche ?

Non, bien sûr. Encore une de ces formules hâtives, un de ces raccourcis dévastateurs qui parsèment la littérature critique.

Aretha Franklin reste de loin, la plus grande interprète de Soul, qui s'empare d'une chanson et la fait sienne, rugissante, provocante. Sauvage. Incomparable.

Mais là où l'écoute prolongée du torrent Aretha peut lasser, celle de Dusty vous retient grâce à un équilibre entre la technique (ce phrasé coulé, cette articulation) et l'émotion, la sensualité.
Dés qu'on laisse tomber ses défenses, on est frappé par l'évidence de cette voix qui ne cherche jamais à vampiriser la chanson, qui reste simple, directe, souple et ondulante : indissociable du jeu des autres musiciens.
Ecoutez "Don't Forget About Me". Rien ne semble pouvoir se glisser entre le chant de Dusty, la guitare vibrionnante de Reggie Young et la ligne de basse.

Bref, Dusty a la simplicité et le talent qui font défaut à la plupart des brebis maniérées du R&B actuel.

Ce refus de l'ostentation explique selon moi, en grande partie l'échec de l'album qui a pu apparaitre trop lisse.
Admettons. Mais quid de "Son Of a Preacher Man" ?
Comment expliquer que ce tube ne dépassera jamais la 10ème place des charts de l'époque ?

C'est pourtant simple, même si cela peut paraître ahurissant aujourd'hui où on essaye de nous convaincre que "Get Lucky" est autre chose qu'un vague demi-tube discoïde : il y avait en 69, des titres hors norme à la pelle.

Vous êtes prêts ?
"Sugar, Sugar" (mouais…), "Let The Sunshine", "Honky Tonk Women", "Come Together", "Get Back", Everyday people", "Suspicious Minds", le tir groupé CCR "Proud Mary", "Fortunate Son", Green River", "Bad Moon Rising", "Lay Lady Lay", "The Boxer", "Everybody's Talking"….

Ah oui, quand même…

Un mot enfin, sur cette édition.
Elle comprend, sous sa jaquette anglaise (cadrage resserré), la totalité des titres dans leur version (bien) restaurée stéréo (que j'ai préférée, car plus aérée) et 8 de ces titres en mono d'origine. L'imposant et instructif livret (28 pages) est formidable, avec des notes d'Elvis (Costello, mais quand même), Wexel, Mardin, Dowd, Gary Moore (on se calme, c'est le responsable de ce remastering de 2002) et les notes de la pochette originale du pressage anglais, par Stanley Booth.
Il faut lire le récit incroyable de Dusty à Memphis, tétanisée par les statues de commandeurs (Aretha Franklin et Wilson Pickett) et incapable de sortir une note. Il faudra la transférer à NY pour que le miracle s'accomplisse, avec à sa demande, le volume du retour tellement fort que Dusty n'entend pas sa propre voix).
Joli travail.

*L'enregistrement devait initialement, se faire au Muscle Schoals, mais le temps que Dusty choisisse ses chansons, le studio était réservé par d'autres.
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Notre-Dame du Nil
Notre-Dame du Nil
par Scholastique Mukasonga
Edition : Poche
Prix : EUR 7,03

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Notre-Dame du Nihil, 20 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Notre-Dame du Nil (Poche)
Attention: si comme moi, vous n'avez jeté qu'un œil distrait à la 4ème de couverture, vous serez peut être surpris de découvrir que ce roman ne traite pas du génocide des Tutsis de 1994*, mais que l'action se déroule dans les années 70.

Ceci dit, la haine raciale qui allait atteindre son paroxysme lors du génocide puis des massacres qui l'ont suivi dans les pays voisins, affleurait déjà au Pays des Mille collines et il y avait là, de quoi nourrir un livre intéressant, comme peut l'être par exemple "Le Pays aux mille collines : Ma vie au Rwanda" de Rosamond Halsey Carr.

Hélas, ce roman ci suinte d'un ennui profond durant près de 280 pages.

Il raconte la vie de collégiennes dans un établissement isolé, réservé aux filles de bonne famille. Les Hutus y sont majoritaires et tolèrent difficilement les quelques élèves Tutsi bénéficiant d'un faible quota.

L'idée d'un lieu miroir de la société rwandaise où le microcosme servirait de lieu d'étude de ce qui allait entraîner le pays dans l'horreur absolue, était a priori, une approche intéressante.

Hélas, l'histoire s'étire paresseusement, confuse, alourdie de références enquillées sans soin, avant de connaître une conclusion aussi hâtive qu'attendue sans surprise.

Quel crève-cœur que de lire un livre aussi faible là où s'offraient tant de possibilités.

Je respecte profondément l'histoire et les drames personnels de Scholastique Mukasonga et c'est bien le dernier livre que j'aurais imaginé ne pas aimer.

Mais c'est une immense déception.

* Il faut rappeler inlassablement qu'environ 800 000 personnes essentiellement "Tutsis" ont été massacrées en quelques mois, dans un pays dont le régime aux mains des "Hutus" était "protégé" par la France (situation très complexe comme en témoignent les passionnants échanges que j'ai eus avec un intervenant sur mon commentaire de "Rwanda, les médias du génocide. Si vous êtes intéressé...)

Il faut aussi l'apprendre hélas, à ceux qui sont en charge de l'éducation de nos enfants. En décembre 2013, le corrigé d'un sujet de français envoyé par le Cned à des élèves de troisième a confondu les rôles des Hutus et des Tutsis dans le génocide rwandais....A la question "Est-il important de rappeler à la mémoire (sic) certains épisodes particulièrement noirs de l'histoire ?", le corrigé citait en exemple "le génocide des Hutus par les Tutsis au Rwanda".

Prochaine étape : le génocide des Turcs par les arméniens et la Shoah des Allemands par les Juifs ?
Il va devenir de plus en plus compliqué de prendre la défense du mammouth.
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