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Contenu rédigé par Arnaud
Classement des meilleurs critiques: 212.189
Votes utiles : 448

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Commentaires écrits par
Arnaud (Le Blanc, France)

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The New Black
The New Black
Prix : EUR 8,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Blanc sur Noir !, 25 juillet 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : The New Black (CD)
Si je devais juger un disque uniquement à partir du single qui le précède, nul doute que certaines perles demeureraient inconnues à mes oreilles et c'est précisément le cas du dernier effort de Strapping Young Lad !

Pas que "You Suck" soit un mauvais titre, mais il est tellement conformiste de la part de S.Y.L. (du gros bourrin qui tache) que rien ne préfigurait de l'incroyable teneur de ce nouvel opus, car on ne va pas y aller par quatre chemins, mais celui-ci sera sûrement l'un des meilleurs albums sortis cette année et est déjà, sans nul doute, le meilleur album proposé par le groupe, de très très loin !

Pourquoi ? Parce que la vocation première de Strapping Young Lad est d'être un groupe complètement incontrôlable, le côté obscur ou l'exutoire d'un être avant tout versatile dans ses humeurs, bref le genre de groupe dont on attend l'inattendu ! Or, les deux derniers opus, néanmoins fort réussis, manquaient singulièrement de surprises, le côté incontrôlable ne se manifestant plus majoritairement que par une débauche de décibels et de hurlements qui semblaient de plus en plus forcés, au milieu de deux ou trois curiosités qui semblaient indiquer que le groupe, et donc surtout sa tête pensante Devin Townsend, avaient quand même envie de surprendre l'auditeur sans toutefois prendre trop de risques !

Bref, la folie furieuse de S.Y.L. était devenue un gimmick, en d'autres termes un "argument commercial" qui garantissait à l'auditeur avide de bourrinage intensif de trouver son lot de rythmes frénétiques avant tout et rien de plus !..

Et on peut dire, avec The New Black, que le groupe s'est de manière presque inespérée totalement lâché, à tel point qu'il risque de perdre pas mal de fans en route ! Car hormis le "You Suck" précédemment cité et la tornade hypnotisante "Wrong Side" (magnifique titre !), RIEN dans la forme ne ressemble au Strapping Young Lad que l'on connait si bien ! Le groupe multiplie les audaces, et si le chant clair est de plus en plus mis en évidence, ce qui rend encore plus pertinentes les interventions en chant crié, c'est avant-tout l'incroyable diversité de l'ensemble des titres qui fera chavirer l'auditeur en attente "d'autre chose" sur le plan musical.

Que ce soit le break jazzy de "Anti Product", le dansant "Monument", le final inattendu et hypnotique du pesant "Hope", le très pop et génial "Fucker", dont le premier couplet est chanté par Bif Naked, ou ces infiniment beaux (!!!) moments que sont "Almost Again" ou l'intro du morceau-titre "Polyphony" (mais où donc Townsend va-t-il chercher de telles mélodies ?), tous les titres, au-delà de l'incroyable surprise qu'ils suscitent par leur côté plus "calme", révèlent ENFIN au grand jour, et sans jamais la dénaturer, l'essence définitivement malsaine de ce projet inclassable ! Culte !


For The Love Of Art And The Making
For The Love Of Art And The Making
Proposé par plattengurufr
Prix : EUR 12,00

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Gloire à l'Art !!!, 18 juin 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : For The Love Of Art And The Making (CD)
Décidément, il y aura toujours, dans le petit monde du metal, des artistes qui n'en finiront jamais de me surprendre ! Le dernier en date: le Danois Finn Zierler, du groupe Beyond Twilight qui, en véritable chef d'orchestre, ou metteur en scène, comme vous voulez (les deux appellations lui allant à ravir), en tout cas assurément un génie, vient de signer avec ce disque hors-normes l'une des oeuvres les plus ambitieuses de l'histoire du heavy-metal, ni plus ni moins !

Entièrement composé, mixé, produit par l'homme qui se trouve être derrière les claviers, cet album, qui trouve son sens dans son nom (littéralement Pour l'amour de l'Art et le processus de création), est composé d'une seule et unique pièce d'environ 38 minutes divisée en... 43 sections !!!

Ces plages ne sont pas des chansons à proprement parler mais simplement des ambiances jouées, des humeurs chantées, en quelque sorte des pièces d'un puzzle, mises bout-à-bout, complètement différentes d'un strict point de vue musical - ici une ligne de piano rococo précède une ouverture théâtrale du plus grand effet, là une mélodie mystique fait suite à un martèlement de riffs dramatiquement heavy - mais qui s'enchaînent merveilleusement, si naturellement que, passées les premières écoutes qui demandent une certaine accoutumance tant tout ceci nous tombe dessus sans prévenir, on s'amuse à deviner ce qui va succéder au morceau que l'on est en train d'écouter par la suite.

D'autant plus que ces intermèdes se révèlent particulièrement inspirés. Bénéficiant d'une production absolument titanesque en la matière (un grand coup de chapeau à Zinn à ce propos), chacun de ces passages a en effet été conséquemment travaillé, d'un point de vue mélodique d'une part, la plupart des morceaux étant empreint du souffle des grands jeux d'aventure (la saga des Final Fantasy en tête), et d'un strict point de vue instrumental et technique d'autre part, principalement les guitares et les claviers (évidemment), dont les interventions flirtent avec la grande classe ! Bref, la courte durée des intermèdes a obligé leur auteur à les travailler avec un amour non-dissimulé, chacun se révélant, sans exception, absolument incontournable dans sa catégorie !

Mais le véritable coup de grâce, qui finit de vous convaincre que cette rondelle est l'oeuvre d'un véritable sorcier du son (d'ailleurs, Finn a de faux airs de gentil Saroumane avec ses longs cheveux blancs), c'est lorsque vous apprendrez que toutes les pièces de ce puzzle peuvent être mélangées afin d'être rangées par l'auditeur dans le but de créer d'autres mélodies. Si j'ai bien compris, il existe en fait trois grandes sections qu'il faut reconstituer à l'aide des 43 intermèdes proposés ici. L'idée est géniale et je me suis rendu compte qu'effectivement, certaines parties se suivaient de manière très naturelle quand on les mettait les unes au bout des autres.

On regrettera que certaines pistes aient visiblement été découpées par un stagiaire alcoolique: par exemple, il arrive qu'un intermède se termine à l'entame de l'autre, ça passe inaperçu dans le déroulement logique de l'album, mais beaucoup moins lorsqu'on écoute les morceaux en "shuffle". Mais ce serait néanmoins faire la fine bouche, tant la grande fresque originale qui nous est proposée ici se suffit très largement à elle-même pour que la claque laisse ses empreintes pour l'éternité !..


Paradise
Paradise
Proposé par mariejyd
Prix : EUR 18,00

12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Décevant..., 18 juin 2006
Amusant:2.0 étoiles sur 5 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paradise (CD-Rom)
Sans être mauvais, ce jeu reste néanmoins bâclé de tous les côtés: scenario autopiloté et inachevé, jouabilité exécrable avec un curseur pas assez précis et peu coopératif (il n'est pas rare de devoir cliquer plusieurs fois pour se faire entendre), réalisation moyenne (déplacements hachés et trop de bugs même avec une bonne configuration), est-ce réellement la même équipe responsable des splendides Sybéria ?

Même les dessins de Benoit Sokal s'avèrent peu inspirés au fur et à mesure qu'on progresse. Hormis le palais de la première partie du jeu (la plus intéressante d'ailleurs), les décors sont en effet d'un classicisme absolu: village dans les arbres, mine, repaire qui ressemble à une usine avec ses murs unis et gris... L'héroïne manque également totalement de charisme... Et son but est bien moins noble que celui de Kate Walker de Sybéria...

Une erreur de parcours donc, mais cela n'empêche pas le jeu d'être suffisamment intéressant pour qu'on ait envie de progresser pour en admirer la fin... M'enfin, n'attendez rien de ce côté-là non plus car elle s'avère totalement bâclée, à tel point qu'on se demande si elle n'a pas été décidée sur un coup de tête !

On espère que le prochain Sokal sera plus inspiré !


In The Arms Of Devestation
In The Arms Of Devestation
Prix : EUR 18,58

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 En route pour la dévastation !!!, 1 mai 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : In The Arms Of Devestation (CD)
Le son tout d'abord; massif, il met admirablement en valeur la batterie de Max Duhamel, dont les martèlements speed et ultra-carrés ne pourront que séduire les amateurs de death-metal syncopé ! Les guitares, grasses à souhait, bénéficient elle aussi d'une production très travaillée, et contribuent largement à l'efficacité de l'ensemble.

Vient ensuite la voix. Ne trahissant aucunement les fondations-même du genre dans ce domaine, Maurizio Iacono dispose de suffisamment de personnalité et d'étendue dans le registre pour ne pas être comparé à un énième hurleur du genre. Avec un timbre granité à souhait, le bonhomme se montre particulièrement terrifiant dans les passages les plus gutturaux des morceaux, mais reste parfaitement (c'est bien là sa force) compréhensible à chacune de ses interventions, même lorsqu'il s'essaie à des vocaux très typés black-metal, ce qui n'est pas un mince exploit dans un style qui a vite fait de tourner à l'égorgement de poulet pur et simple !

Les compositions, malgré une linéarité plus qu'évidente, restent malgré tout assez variées, passant du gros morceau brut qui tache ("Crippled & Broken" et "It Turns to Rust") au death mélodique et épique ("The Road to Devastation"), conférant à l'ensemble du disque un plaisir d'écoute bien réel, tant on sent que les musiciens ont mis du coeur à la conception de cet album.

Las, il manque quelque chose d'essentiel à ce disque: le grain de folie qui fait la différence ! Ce "petit truc en plus" qui permet à un excellent disque de devenir un incontournable du genre. Ce soupçon de magie dont ont réussi à s'emparer des tonnes de groupes existant, cette patte qui leur a permis d'être les géniteurs d'un style dont la pérennité se traduit par son statut enviable d'influence, de modèle à suivre pour les nouvelles générations. Et c'est malheureusement au rang d'élève, certes doué mais élève quand même, que Kataklysm reste cantonné...


Christ O
Christ O
Proposé par musea
Prix : EUR 17,99

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Etat de grâce !, 1 mai 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Christ O (CD)
Cet album conceptuel, inspiré par Le Comte de Monte Cristo d'Alexandre Dumas, révèle des compositions soignées, complexes mais au déroulement agréable, variées mais homogènes, et rendues encore plus agréables à l'oreille par une production incroyablement bien ciselée et qui met particulièrement en valeur aussi bien le chant toujours aussi impliqué et beau d'Andy Kuntz que la personnalité de musiciens au sommet de leur art (mention spéciale à Stephan Lill aux guitares et surtout à Günter Verno, qui nous fait part ici de parties de claviers aussi réjouissantes que remarquablement inspirées, aussi bien dans les sonorités que dans les mélodies), sans oublier quelques choeurs de-ci de-là, judicieusement disséminés et insufflant aux morceaux une émotion qui les porte vers les cieux.

Tous les titres passent comme une lettre à la poste et ne cessent de nous révéler toujours plus de beauté et de richesse au fil d'écoutes toujours plus passionnantes. Inutile de vous parler de tel ou tel titre puisque tous sont du même niveau (au fort parfum de passion) et que tous ont bénéficié d'une attention toute particulière, qu'ils soient très metal, progressifs, épiques ou plus doux, d'autant plus qu'ils se révèlent sans exception très diversifiés en leur sein et surtout d'une réelle beauté, témoin d'une liberté artistique et d'une absence de pression totales, et d'une passion de la musique vraiment communicative ! D'ailleurs, même le bonus-track sur l'édition limitée s'avère remarquable, que dire de plus ?

Je recommande ce disque aussi bien aux metalleux acharnés qu'aux novices qui souhaitent découvrir le genre tout en douceur, de même qu'aux réfractaires qui en prendraient ici pour leurs frais en s'étonnant que le metal ne se résume pas qu'à Marilyn Manson !


Monday morning apocalypse
Monday morning apocalypse
Prix : EUR 12,50

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 L'apocalypse n'aura pas lieu..., 1 mai 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Monday morning apocalypse (CD)
Malgré un ensemble qui passe comme une lettre à la poste et des titres franchement plaisants, on constate après de nombreuses écoutes que le groupe ne parvient pas à toucher l'auditeur, tant tout ceci parait, au final, un peu trop formaté pour plaire à un large public, sans que l'on sente que le groupe s'est pleinement investi dans l'écriture de ses morceaux.

Une impression un peu amère qui se voit confirmée par les propos du chanteur-guitariste Tom S.Englund dans l'excellent magazine Rock Hard, je cite: "Il serait stupide de sortir un album comme celui-ci avec pour objectif de n'en vendre "que" 50.000"... Sans vouloir prétendre que le groupe verse dans le commercial bas-de-gamme, on ne peut que déplorer une démarche qui nuit finalement à la musique, surtout lorsqu'on sait que beaucoup de groupes sont parvenus à réellement convaincre tous les publics avec malgré tout le désir de vendre des camions d'albums (Metallica en tête avec son monumental album éponyme, mondialement connu sous le nom de Black Album). Là, rien de tel, puisqu'on a plus l'impression de survoler l'album que de réellement s'y plonger, malgré une absence d'ennui totale, qui est quand même loin d'engendrer des passions.

Alors certes, c'est bien joué, bien produit, certains morceaux restent marquants (surtout "Still in the Water" et ses choeurs majestueux, qui font énormément penser au "Spring" de Rammstein, dans un genre qui n'a pourtant rien à voir), mais pour un temps seulement... Bref, sûrement pas l'album de la révélation à mes yeux malgré, là encore, quelques bonnes idées pas assez exploitées ça-et-là...


La Guerre des mondes [Édition Spéciale]
La Guerre des mondes [Édition Spéciale]
DVD ~ Tom Cruise
Proposé par Funkingdom
Prix : EUR 29,00

30 internautes sur 57 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Aah... Hollywood !, 3 février 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Guerre des mondes [Édition Spéciale] (DVD)
Plutôt qu'une chronique complète, lisez plutôt ceci, qui résume le film dans sa globalité:

"Oui, allô ?
- Bonjour, Steven, c'est Colin Wilson de la Paramount à l'appareil, tu vas bien ?
- Ah ! Salut, Colin, ça va très bien merci ! En quoi puis-je t'être utile ?
- Hé bien, écoute, je suis un peu à la dèche en ce moment, et la Paramount n'est pas vraiment au meilleur de sa forme. Tu aurais assez de temps libre pour réaliser un film pour nous ?
- Mmh, j'aimerais bien mais, franchement, je suis à court d'idées en ce moment...
- [le coupant] Pas de souci, j'ai déjà pensé à quelque chose. Ca fait un paquet d'années maintenant qu'on n'a pas fait de film à gros budget sur les extra-terrestres. Comme tu es très fort dans ce domaine, on s'est dit que ce serait l'occasion de remettre ça au goût du jour, qu'en penses-tu ?
- [hésitant] Oui, pourquoi pas... Mais bon, ça fait plus de vingt ans que je ne me suis pas penché sur le sujet. Il faudrait que ce soit assez original...
- [le coupant à nouveau] Allons, Steven, tu te fais vieux ! Ca fait longtemps que l'originalité est passée de mode à Hollywood ! Tu veux nous couler ou quoi (rires) ? Tiens, si tu veux, histoire de te changer des extra-terrestres gentils à la E.T ou Rencontres du Troisième Type, tu n'as qu'à faire une histoire basée sur l'invasion des Etats-Unis par des extra-terrestres super méchants comme dans Independance Day. On s'en fiche de leurs intentions ou de leurs objectifs, on veut juste qu'ils massacrent tout le monde, ça marche toujours ça !
- [le coupant net] Ah oui, mais non ! J'aime écrire de belles histoires originales moi, ce n'est pas vraiment mon truc de faire ce qui a déjà été fait...
- Justement, j'y viens ! Tiens, pour le personnage principal, tu n'as qu'à partir d'un loser qui va devenir un héros aux yeux de ses enfants à la fin de l'histoire, c'est pas mal ça hein ? Pour l'histoire, te tracasse pas, ILM s'occupe de tout. Alors, même si le script est naze et bateau au possible, y'aura du spectacle à l'écran ! A la limite, tu n'as qu'à mettre une scène avec un peu de suspense, style cache-cache avec les aliens, mais vers la fin du film seulement, pour relever un peu le niveau de tout ça quand même (rires) ! Et puis ce serait sympa de faire allusion au terrorisme. Pas trop, bien sûr, il ne faut pas trop gaver les Européens avec ça, mais suffisamment pour que les critiques Américains fassent une super promo pour le film et que tu sois nominé aux Oscars !
- Oui, mais les critiques Européens vont le descendre, ce film...
- T'inquiète pas Steven ! On a choisi Tom Cruise pour assurer la promo, histoire que les journalistes Européens aient plus à cracher sur lui et la scientologie que sur le film lui-même ! Alors, tu marches ?
- [un peu amer] Bon, d'accord, mais c'est vraiment parce que tu as produit Amistad et que je te suis redevable du bide qu'il a fait à l'époque, alors...
- Parfait, Steven ! Je te remercie. A plus, mon pote !"

Voilà, vous avez ici un parfait condensé de mes pensées sur ce film :)
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 18, 2011 6:10 PM MEST


Inhuman Rampage
Inhuman Rampage
Prix : EUR 9,99

16 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Bip Bip Metal !, 25 janvier 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inhuman Rampage (CD)
Dans la catégorie "curiosités qui valent le détour", j'ai l'honneur de vous présenter DragonForce ! Anglaise, la formation officie dans un power metal de prime abord classique, à savoir une succession de morceaux très mélodiques et aux cavalcades effreinées, comme le veut le style. Sauf que là, ce n'est même plus de cavalcades dont il s'agit mais bien d'explosion du mur du son !
De mémoire de metalleux, je n'avais encore jamais entendu ça ! L'exécution des morceaux est non seulement ultra-rapide, mais elle est également sans faille, ce qui est réellement surprenant étant donné le déluge de notes qui s'abat délicieusement dans nos oreilles, qui en voient décidément de toutes les couleurs ! Mélodies qui vous caressent dans le sens du poil, rythmique de tueurs, qui autorise souvent de savants breaks assassins (notamment sur l'excellent "Storming the Burning Fields"), solos interminables qui font la part belle à des duels de guitares ahurissants, tout est fait pour combler de bonheur les amateurs du style, car c'est à une véritable démesure paradoxalement parfaitement cohérente à laquelle on a affaire, d'autant plus que les morceaux sont étonnamment longs pour des titres aussi rapides (l'album dépasse les 56 minutes pour seulement huit morceaux: faites le calcul).

On pourrait s'interroger, à long terme, sur la qualité artistique d'un tel album. Les morceaux ne sont-ils juste pas juste un prétexte à une technique au final plus démonstratrice qu'autre chose ? La réponse est négative, mais vraiment de justesse, car on sent tout de même que le groupe est moins à l'aise dès lors qu'il ralentit le tempo sur la power-ballade "Trail of Broken Hearts" ! Cependant, les mélodies sont suffisamment accrocheuses et variées pour que l'ensemble soit digne d'intérêt en plus d'être parfaitement digeste ! De plus, une multitude de petits détails pas forcément perceptibles aux premières écoutes (un très bon signe) mais pourtant bien présents enrichissent encore plus les titres de ce disque vraiment étonnant ("Operation Ground and Pound" et "Body Breakdown") !
Petit bémol: le tout reste du domaine du power-metal classique, le groupe n'ayant pas cherché à révolutionner le genre, mais simplement à sortir son épingle du jeu. Mission accomplie de ce côté-là, mais on souhaite juste pour le prochain album que DragonForce aille au-delà d'une technique certes infaillible mais qui ne se suffira sûrement plus à elle-même à l'avenir.


Symmetric In Design
Symmetric In Design
Prix : EUR 10,00

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Design Inachevé ?, 24 janvier 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symmetric In Design (CD)
Dernier-né dans la famille des groupes de thrash moderne à tendance mélodique made in Sweden, Scar Simmetry est peut-être le groupe où l'alternance entre agressivité et mélodie est la plus saisissante, surtout d'un point de vue vocal où la voix death très death le dispute à une voix mélodique à la limite du chétif (s'agit-il du même chanteur ?).
C'est à-vrai-dire le principal défaut de la formation, et c'est en cela que mon avis concernant cet album sera bien différent de celui de mon potonaute Canadien Marc, qui m'a fait découvrir cette formation, et qui lui en est littéralement tombé amoureux !
Il y a de quoi car les morceaux sont globalement très réussis, très bien exécutés, plutôt variés dans leur genre et, surtout, les contrastes des humeurs confèrent énormément de couleur à l'ensemble.
Toutefois, il manque quelque chose d'essentiel au disque: de l'émotion ! Celle, palpabe, qui vous prend littéralement aux tripes dans les passages les plus forts, et c'est en grosse partie à cause des vocaux: les "grunts" (voix death), bien qu'impressionnants, s'avèrent vraiment très communs. Quant à la voix claire, là encore, elle s'avère trop fragile et pas assez chargée en émotions pour marquer les esprits. On est loin de l'investissement vocal de Björn Strid (Soilwork), Anders Fridén (In Flames) ou encore Mikael Stanne (Dark Tranquillity) et c'est en cela qu'on se rend compte que la voix est indissociable de la musique chez ce genre de groupes.
Qu'on ne se méprenne pas toutefois, l'album est de très bon niveau ! Des titres comme "Chaosweaver", "Reborn", "Obscure Alliance" ou "The Eleventh Sphere" sont franchement réussis. Et puis il s'agit du premier album du groupe et, en ce sens, la barre est quand même placée haut.
Simplement, à l'heure ou le genre est en train d'atteindre sa pleine maturité, il devient de plus en plus difficile pour les jeunes groupes d'avoir une identité ET d'être convaincants en même temps.
Souhaitons pour les Suédois que leur prochain essai, déjà enregistré (!!!) les voit s'affirmer davantage.


Symphony X Paradise Lost
Symphony X Paradise Lost
Proposé par roundMediaUK
Prix : EUR 10,43

9 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Tous les goûts sont dans la Nature ..., 24 janvier 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphony X Paradise Lost (CD)
Lorsqu'est sorti Ocean Machine en 1997, tout le monde a crié à juste titre au génie ! Ce disque, monumentale ode à l'infinité de l'océan, fut en effet une incontestable réussite artistique, tant le Canadien avait su capturer sans problème l'essence même de ce à quoi il rendait hommage afin de le graver sur disque.
Des tonnes de participations et plusieurs albums plus tard avec ses différents projets, Devin Townsend n'a jamais réussi à faire mieux, quand bien même certains albums, dont son dernier effort en date, l'excellent Accelerated Evolution, demeurent fondamentalement riches.
Synchestra n'est toujours pas ce miracle que l'on attendait de la part du Canadien, mais il faut avouer qu'il est surprenant et intéressant à plus d'un titre. Ce nouvel opus est peut-être même ce que le Canadien a osé de plus aventureux tant, malgré son incontestable beauté, il se fait beaucoup moins accessible que ses prédécesseurs.
Ce disque est en effet le fruit de quelqu'un qui a avant tout cherché à se faire plaisir quitte à déstabiliser complètement l'auditeur.
Car cet album n'est pas composé de chansons à proprement parler mais plutôt d'ambiances. Vous connaissez ces disques de relaxation qui ont été enregistrés dans la Nature, genre les cascades d'eau avec les oiseaux qui gazouillent ou les prises de son dans les bois où l'on entend le bruissement des feuilles et le pas des chevreuils ? Hé bien, ajoutez des instruments et des chants et vous aurez une vague idée de ce voyage auquel nous convie le Canadien !
Car c'est bien de voyage dont il s'agit ici. N'écoutez pas un morceau pour vous faire une idée, car vous n'y trouveriez absolument aucun intérêt, chaque titre n'étant pas une chanson à proprement parler mais plutôt une ambiance qui s'ajoute aux autres.
Si la réussite est indéniable, la qualité de ce type d'album représente malheureusement son plus gros défaut: très expérimental, le disque, qui multiplie les ambiances et saute du coq-à-l'âne sans prévenir (on passe du death metal à... la country !!! Le plus naturellement du monde ceci-dit), ne dispose pas d'entité propre, donne au final l'impression qu'il n'est pas achevé et, c'est bien dommage, ressemble plus à un disque de transition qu'autre chose... En attendant la suite, quoi ! Quand on sait que l'on a attendu quand même trois ans pour enfin poser une oreille sur cet album, la pilule reste assez dure à avaler.
Quoiqu'il en soit, l'expérience est unique et le plaisir d'écoute bien présent ! C'est finalement bien là le principal.


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