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Contenu rédigé par Arnaud
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Commentaires écrits par
Arnaud (Le Blanc, France)

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Come Clarity [Deluxe Edition]
Come Clarity [Deluxe Edition]

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Retour de Flammes !, 24 janvier 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Come Clarity [Deluxe Edition] (CD)
Dans la carrière d'In Flames, il y a eu un avant et un après Clayman. Ce disque, sorti en 2001, a en effet représenté un aboutissement dans la discographie du groupe, celui-ci ayant mûri d'album en album. Couronné d'un succès tant artistique que commercial, les Suédois ont pris un double risque par la suite: changer de style musical, et devenir bien plus agressifs, le groupe passant d'un death metal mélodique bourré d'effets à un thrash moderne venimeux et épuré au possible !
Une audace qui aura payé car In Flames a vu son audience décuplée à la sortie de ses deux derniers albums, les excellents Reroute To Remain et le presque universel Soundtrack To Your Escape.
Style différent mais même démarche, le groupe ayant évolué là encore petit-à-petit, jusqu'à atteindre de nouveau la maturité avec ce Come Clarity tout simplement impeccable ! Ce disque, bien plus complexe que son prédécesseur, reste néanmoins toujours aussi accrocheur alors que, paradoxalement, les morceaux sont encore plus agressifs qu'à l'accoutumée (mais c'est monnaie courante chez les Suédois de composer des morceaux qui vous font immédiatement tendre l'oreille), la magnifique ballade "Come Clarity" (le plus beau morceau jamais écrit par In Flames ?) représentant le seul moment de répit de l'album qui, je vous rassure, ne baigne pas pour autant dans la violence gratuite, le groupe ayant pris grand soin à diversifier chacun de ses morceaux, conférant à ceux-ci une identité bien marquée: "Reflect the Storm" et son refrain imparable, "Dead End" et son chant féminin dans les couplets ou encore "Crawl Through Knives", mon morceau préféré et son riff génial invitent l'auditeur à une écoute tant plaisante que passionnante, pour révéler au final ce qui constitue son meilleur album à ce jour !


Hypnotize - (inclus 1 DVD)
Hypnotize - (inclus 1 DVD)
Proposé par DISCO91
Prix : EUR 11,99

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Mission accomplie !, 29 novembre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hypnotize - (inclus 1 DVD) (CD)
Dès le départ, le ton est donné ! Votre plafond s'est écroulé suite aux écoutes répétées de Mezmerize ? Hé bien, j'espère pour vous que vous n'avez pas engagé de frais trop importants pour le restaurer car c'est exactement ce qui se produira dès l'entame de ce second opus qui, s'il confirme sa gémellité avec Mezmerize dans le style pratiqué par le groupe, s'avère en revanche beaucoup plus radical !
La preuve avec la doublette qui intronise cet Hypnotize pêchu, puis d'autres titres disséminés par-ci par-là avec une énergie folle, le tout au service d'une musique qui s'avère toujours aussi fine dans son ensemble. Par un Daron Malakian d'abord, qui chante réellement bien lorsqu'il seconde un Serj Tankian toujours au top vocalement, et ne se contente donc plus de hurler comme un damné comme c'était le cas sur Mezmerize. Par ces influences Arméniennes plus quelques autres subtilités ensuite, qui apportent énormément de couleur à l'ensemble du disque avec des titres comme "Kill Rock N'Roll", "Hypnotize", "U-Fig", "Tentative", "Vicinity of Obscenity" et "She's Like Heroin". Par cette capacité, enfin, à vous pondre des titres vraiment beaux à pleurer, comme tous ceux suscités qui, même s'ils gardent une grande part d'agressivité, concervent toujours cette part importante de rancoeur contenue qui vous fera à coup sûr verser votre petite larme, de même que ces pures merveilles que sont les moments forts comme "Lonely Day" et "Holy Mountains", mon titre préféré, qui est fort bien amené par la fin du titre précédent et vous donne envie de vous receuillir.
Le seul défaut de cet album est finalement d'être sorti beaucoup trop de temps après le précédent, le titre "Soldier Side" qui conclut le disque et fait donc suite à l'intro qui lui était accordée sur Mezmerize perdant un peu de sa force et s'avérant un poil décevant par rapport à ce que l'on était en droit d'en attendre.
M'enfin, malgré ce petit défaut, outre celui qui consiste à avoir fait deux disques là où tout aurait pu tenir sur un seul, System of a Down a sorti l'une des perles de l'année, et peut se targuer de faire taire les grincheux pour qui tout ce qui est populaire est forcément dénié d'intérêt. Bravo Messieurs, et vivement la suite !


The sickness within
The sickness within
Prix : EUR 12,96

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Bon disque !, 26 octobre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : The sickness within (CD)
Me voici en mesure de chroniquer un album de Hatesphere, une des dernières sensations nées de cette scène Scandinave dont le statut d'incountournabilité n'est déjà plus à démontrer.

Selon la presse spécialisée, The Sickness Within représente un tournant dans la carrière des Danois, dans la mesure où ceux-ci enrichissent dorénavant leur thrash aseptisé brutal d'une bonne dose de mélodies qui semblaient faire défaut dans leurs précédentes réalisations. A écouter cet album, il semble évident que cette tendance se confirme.

Effectivement, sans pour autant déroger au leitmotiv linéaire qui consiste à éxécuter les sempiternels couplets-refrains-bazar-au-milieu-couplet-refrain propres à ce style musical précis, chaque morceau a néanmoins été conçu de manière à fréquemment faire tendre l'oreille à l'auditeur blasé. Ainsi, à côté des nombreuses tueries véloces et thrashisantes qui parsèment l'album ("The White Fever", "Sickness Within" et "Murderous Intent"), d'autres morceaux font la part belle aux ralentissements de tempos, versant ostensiblement vers un death metal bien senti, jusqu'aux vocaux du sieur Jacob Bredhal, manifestement à l'aise dans tous les registres (les entêtants "Reaper of Life", "Seeds of Shame" et "Chamber Master"). Mais les véritables surprises sont à trouver du côtés des excellents "The Fallen Shall Rise in a River of Blood", "The Coming of Chaos" et "Heaven is Ready to Fall", où les mélodies se font si présentes qu'elles tendent parfois vers le metal atmosphérique le plus poignant. Le véritable tour de force des Danois est d'avoir su si bien intégrer ces variations et ces touches mélodiques précieuses que le tout se fait du coup de manière parfaitement naturelle, certes assez surprenante mais sans pour autant dénaturer l'essence même des morceaux, assurant ainsi une parfaite homogénéité à l'ensemble.

Seul bémol, le fait que le tout ne révolutionne pas vraiment le genre. Mais il reste indéniable que Hatesphere est un de ces groupes qui tirent habilement leur épingle du jeu par une personnalité bien trempée qui leur permet sans problème de ne pas se perdre dans la masse d'une scène active, foncièrement moderne et de plus en plus florissante.
Assurément un groupe à suivre de très près !


Spirou et Fantasio - tome 48 - L'Homme qui ne voulait pas mourir
Spirou et Fantasio - tome 48 - L'Homme qui ne voulait pas mourir
par Nemiri
Edition : Relié
Prix : EUR 10,60

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 C'est la bonne !, 26 octobre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Spirou et Fantasio - tome 48 - L'Homme qui ne voulait pas mourir (Relié)
Sans doute affectés par les critiques négatives de leur précédent opus, Morvan et Munuera sortent déjà un nouvel album à la rentrée 2005. Et que dire sinon que L'homme qui ne voulait pas mourir va réconcilier les inconditionnels avec ces nouveaux auteurs ?

Dessin particulièrement soigné, couleurs tout simplement magnifiques et permettant de bien discerner chaque moment de l'histoire, nouveaux personnages fort attachants et nombreuses références aux auteurs précédents, cet opus dispose d'un scénario absolument passionnant qui, bouton d'or sur la toque du groom, s'étend cette fois-ci non plus sur 44 mais sur 54 planches !

Très ancrée dans la réalité sur les premières pages et faisant directement référence à l'album Les Héritiers (le numéro 4, ce qui ne nous rajeunit guère), l'histoire, qui raconte le voyage de nos héros en Amérique du Sud à la recherche d'une mystérieuse source de jouvence, évolue vers un registre de plus en plus fantastique au fur et à mesure que l'on tourne les pages. On sent à quel point les auteurs sont à l'aise car, non-contents de chambouler le background des Héritiers en faisant intervenir un personnage que l'on croyait mort, les personnages prennent réellement vie sous nos yeux, le trait bien plus soigné et assuré de Morvan y étant pour beaucoup, sentiment décuplé par le scénario solide d'un Munuera en pleine forme, qui se permet même un clin d'oeil bédéphile des plus pertinents à la toute dernière image !

Les trouvailles scénaristiques sont légion, et on ne peut que féliciter les auteurs d'avoir intégré un sujet rarement abordé dans le milieu de la B.D.: le sort de centaines de milliers d'Indiens dans notre civilsation.
Vous l'aurez compris, L'homme qui ne voulait pas mourir est une franche surprise et peut même se targuer d'être un des tout meilleurs épisodes de cette saga décidément increvable !


Consign to Oblivion
Consign to Oblivion

26 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Beau concept, bel album !, 30 juillet 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Consign to Oblivion (CD)
Autant l'avouer: si Epica n'avait joui de cet incroyable engouement de la part de la presse spécialisée et du public, je n'aurais jamais porté une oreille sur le second effort de ce groupe (je n'ai à ce titre toujours pas écouté le premier effort du groupe). Non pas que je sois hermétique aux artistes qui ont du succès (il y a quand même des limites à la bêtise humaine) mais simplement parce que les groupes de metal symphonique ne sont pas réellement ma tasse de thé, hormis des exceptions telles que Dimmu Borgir, Rhapsody ou Therion, qui ont réussi à réinventer le style, quoiqu'on en dise.

Puis le dernier Leaves'Eyes m'a tellement fait tomber de ma chaise à plusieurs reprises que je me suis dit: "pourquoi pas ?" et me suis finalement, et tardivement quand on voit la date de sortie de l'album, décidé à jeter une oreille sur ce que le groupe avait à proposer.

Les premières écoutes furent tout simplement catastrophiques, pour la simple et bonne raison que j'avais l'impression d'entendre une énième copie de Nightwish, en moins bien évidemment. J'ai laissé l'album de côté environ une semaine, puis je m'y suis repenché car malgré tout, j'avais envie d'en découvrir un peu plus; après tout, je l'avais écouté peu de fois.

Et là, première surprise: même si musicalement, l'album ne me semblait pas spécialement inspiré, j'avais toutefois l'agréable surprise de constater que le style proposé par les Hollandais n'était en aucun cas pompeux, ce qui n'est franchement pas facile à éviter dans ce type de musique.

Suffisamment intrigué par cette caractéristique qui demande une maîtrise musicale absolue de la part de ses géniteurs, je regarde l'excellent documentaire qui accompagne le CD sur l'édition limitée de l'album. Et là, le déclic ! Différents extraits de l'album accompagnent en effet, en fond sonore, les nombreuses interventions de chaque membre du groupe, ce genre d'extraits dont on ne se rend pas compte lorsqu'on écoute le disque en une fois, car ce sont surtout les ambiances qui marquent les esprits. Leur particularité, et surtout leur force, est qu'ils sont très travaillés et surtout très variés ! Il n'en faut pas plus pour me pencher davantage sur cet album, aidé par ces repères qui s'insèrent parfaitement dans le squelette des morceaux qui se révèlent ainsi sous un autre angle.

Et c'est là que d'innombrables pépites se dévoilent au grand jour: les magnifiques orchestrations sur la majorité des morceaux qui ponctuent une rythmique en tout point exemplaire, mais mise suffisamment en retrait pour que celle-ci nous parvienne uniquement lorsqu'on se concentre sur la musique, qui réclame ainsi une attention toute particulière de la part de l'auditeur, et nous convainc de la finesse instrumentale de l'ensemble. Egalement la voix de la chanteuse qui, si elle se montre assez mal à l'aise sur les passages les plus rapides de l'album (le début de "Dance of Fate" en est la plus parfaite illustration, alors que "Mother of Light" lui semble étrangement beaucoup plus abordable), fait preuve d'une maîtrise parfaite dès qu'elle pose son timbre mezzo-soprano sur les titres les plus majestueux de l'album: écoutez "Solitary Ground", "Blank Infinity" et surtout les très beaux "Quietus" et "Trois Vierges", chanté en duo avec Khan du groupe Kamelot, pour vous en convaincre.

Les musiciens savent faire également parler la poudre: des morceaux comme "Force of the Shore" sont tout simplement des tueries, dans la mesure ou Mark Jansen, le guitariste, dispose d'une voix death absolument monstrueuse (sans conteste les meilleurs vocaux death que j'ai entendus depuis belle lurette) qui contraste de manière inhabituelle avec le chant tout en douceur de la belle Simone Simons.

Le disque fait ainsi montre d'une diversité peu commune dans l'ensemble: aucun morceau ne ressemble en effet à un autre, tant les ambiances proposées ici sont uniques en leur genre. Mais c'est le morceau-titre qui conclut l'album qui met réellement tout le monde d'accord: c'est bien simple, TOUS les styles qui parsèment l'oeuvre se retrouvent dans cet ultime morceau qui mélange habilement speed, sympho, heavy, death et black metal de la manière la plus naturelle qui soit tout au long des 9:45 qui le parcourent, achevant ainsi le disque de la plus belle manière qui soit pour un album de ce style.

On sent à la fin de l'album quelle pièce de choix celui-ci représente, ce qui est véritablement impressionnant de la part d'un groupe dont c'est ici seulement le deuxième album et qui est en train de se constituer une fan base ultra-solide et de plus en plus grandissante. La réussite artistique de ce second effort tombe donc à point nommé, et il y a fort à parier qu'Epica sera demain LE groupe de metal symphonique sur lequel il faudra compter !


this godless endeavor
this godless endeavor
Proposé par Media Hessen
Prix : EUR 27,90

9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Heureuse surprise !!!, 26 juillet 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : this godless endeavor (CD)
Ah, on peut dire que j'aurais mis le temps à chroniquer la dernière oeuvre des Californiens de Nevermore. Normal, ce disque demande de nombreuses écoutes pour être assimilé et, du temps, j'en ai un peu manqué dernièrement...

Après son monumental Dead Heart in a Dead World, sorti en 2000 et qui m'avait permis de découvrir et surtout d'énormément apprécier le style proposé par les Américains, ces derniers m'avaient grandement déçu avec leur Enemies of Reality, sorti deux ans plus tard et qui manquait cruellement d'inspiration. La faute apparemment avec une fin de contrat avec leur maison de disques qui ne leur avait pas alloué l'attention et surtout le budget nécessaire à la réalisation de cet opus. Résultat: un album moyen au son épouvantable, qui ne rendait en rien justice à la formation de Seattle.

Trois ans plus tard, le groupe réintègre sa maison de disques qui, pour lui prouver son soutien, remixe entièrement l'album avec un son enfin correct (ce qui est quand même rare dans ce milieu et qui prouve à quel point Nevermore est un groupe talentueux qu'on n'a pas vraiment envie de laisser partir).

Puis arrive enfin le nouvel album du groupe: This Godless Endeavor, qui voit celui-ci renouer enfin avec une musique de très grande qualité.

Oh, pas de grand changement, le groupe n'a pas souhaité évoluer dans son style, ce qui n'est pas plus mal étant donné qu'il propose une musique moderne, novatrice, aux limites de l'avant-gardisme ! Non, le groupe a simplement souhaité se remettre sur les rails, et on peut dire, avec un tel album, qu'il y est parvenu haut la main !

Dès le premier morceau, "Born", on sait déjà qu'on a affaire à un retour absolument fracassant: son d'enfer (il faut dire que c'est l'infatigable Andy Sneap derrière les manettes), rythmique impeccable, un Jeff Loomis qui fait à nouveau des miracles sur sa six-cordes (non, mais, écoutez moi ces soli de la mort) et bien évidemment un Warrell Dane au timbre unique dans le genre derrière le micro.

S'ensuivent ensuite une floppée d'excellents morceaux: "Acid Words" et son thrash alambiqué, "Sentient", power ballade à l'intensité grandissante et au final explosif (superbe riff), "Medicated Nation" avec son riff principal assassin, tout comme celui de "Psalm of Lydia". Au milieu de tout ça, quelques perles: "Final Product", absolument génial et accessoirement mon titre préféré du disque, et les deux derniers morceaux de l'album: "A Future Uncertain", inventif au possible et annonçant de façon magistrale "This Godless Endeavor", le morceau éponyme de l'album qui, tout au long de ses 8:55, nous enchante par ses multiples breaks et à nouveau ces riffs surpuissants qui nous font tendre l'autre joue !

Si l'objectif principal du groupe était de rassurer ses fans, on peut dire que la mission est accomplie haut-la-main, voire qu'il a fait bien plus que ce qu'on était en droit d'attendre de lui.

Ajoutez à l'ensemble une pochette absolument splendide, réalisée par un Hugh Syme au sommet de son art, et vous comprendrez que vous ne pourrez pas vous priver d'un objet aussi somptueux !

Welcome home, guys !


Where Twilight Dwells
Where Twilight Dwells
Prix : EUR 22,01

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un peu décevant..., 26 juillet 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Where Twilight Dwells (CD)
Encore un album que j'ai mis quelques siècles à me procurer ! La raison est simple, le dernier album de Leaves'Eyes n'est sorti que fin mai, et il m'a tellement enchanté que c'est seulement après que je me suis destiné à me procurer ce premier effort de Midnattsol (en Anglais: Midnight Sun). Quel rapport, me demanderez-vous ? Hé bien, il s'avère que la chanteuse de ce groupe, Carmen Espanaes, n'est autre que la petite soeur de... Liv Kristine, chanteuse de Leaves'Eyes ! Vous comprenez mieux maintenant ?

Bref, la petite soeur fait-elle au moins aussi bien que la grande ? Après de nombreuses écoutes, la réponse est... non, malheureusement. Mais rien de dramatique pour autant, c'est quand même le tout premier album du groupe et il est normal qu'il n'ait pas encore la carrure de ceux qui ont une carrière bien remplie.

La première surprise, de taille, c'est la voix de la chanteuse: quand on connait le timbre de voix délicat de Liv, on peut légitimement penser à entendre plus ou moins la même chose de la part de la jeune chanteuse, en plus fluet encore vu qu'elle a quand même dix ans de moins. Hé bien, tout faux ! Non seulement la voix de Carmen est d'un naturel confondant, mais elle est également bien plus mature que celle de Liv, même si elle manque encore un poil d'assurance.

Certains morceaux sont particulièrement réussis: "Lament", aux forts relents Misanthropiques dans son intro, est un excellent titre, tout comme les très bons "Tårefall", "Infinite Fairytale", "På Leting" ou encore le très beau "Tapt Ao Håp", qui conclut l'album.

Malheureusement, le disque bénéficie d'une production un peu quelconque qui ne met pas suffisamment en valeur les nombreux très bons moments qui le parsèment, le rendant même par trop homogène dans l'ensemble, donnant l'impression que chaque morceau ressemble plus ou moins à celui qui l'a précédé, et surtout renforçant le côté "premier jet" de l'ensemble. C'est vraiment dommage, car il est évident que ce groupe dispose d'un potentiel énorme qu'il ne peut pas concrétiser à l'heure actuelle.

Souhaitons franchement que le groupe se voit gratifié d'un meilleur son à l'avenir, car, avec une telle personnalité, il a les moyens de devenir un grand groupe !


Layers Of Lies
Layers Of Lies
Prix : EUR 17,47

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Vive la Suède !!!, 27 juin 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Layers Of Lies (CD)
Après un Expanding Senses fort remarqué, les Suédois de Darkane reviennent trois ans plus tard avec ce Layer of Lies beaucoup plus réussi que son prédécesseur !
Le précédent opus du groupe était certes bon à mes yeux, mais, malgré le potentiel évident des musiciens qui en ont accouché, il y manquait le petit quelque chose qui l'aurait rendu incontournable. Hé bien ,ce nouvel effort leur permet enfin d'entrer dans la cour des grands, tant par la solidité de l'ensemble que par les trésors d'imagination qui fourmillent dans la tête de ses géniteurs.
Tout commence par une introduction très orchestrale qui annonce petit à petit qu'on va s'en prendre plein la gueule ! Et le titre qui suit, le monstrueux "Secondary Effects", premier single et disponible dans la rubrique "vidéoclips" de mon blog, confirme la chose de manière radicale ! Production impeccable, gros riff gras particulièrement véloce et technique qui nous saute à la figure sur fond de batterie bien speed, puis enfin le chant de Andreas Sydow, aussi bestial qu'irrésistiblement accrocheur, qui se pose à la perfection sur l'ensemble. Ce premier véritable morceau, sans temps mort et de surcroît très varié dans son déroulement, est une totale réussite !
Les autres titres, même s'ils restent plus ou moins dans la même veine, s'avèrent suffisamment variés pour ne jamais lasser l'auditeur. Quelques trésors se dévoilent instantanément à nos oreilles dès la première écoute: "Layers of Lies", "Vision of Degradation" et "Contaminated" sont des modèles de compositions agressives et raffinées à la fois, avec leurs refrains ultra-efficaces et mélodiques sur fond de musique particulièrement belliqueuse, dynamique et très inspirée qui nous donne la chair de poule !
D'autres morceaux recquièrent plus d'écoutes pour être appréciés à leur juste valeur, c'est le cas des excellents "Fading Dimensions", "Godforsaken Universe", et également des plus traditionnels mais très réjouissants "Decadent Messiah" et "The Creation Insane", qui clôt l'album de fort belle manière et nous laisse sur le... popotin !!!
On regrette toutefois la présence de deux titres assez dispensables, tels "Klaustrophobic Hibernation" et ses 36 secondes sans réel intérêt (c'est en fait la courte intro du titre suivant, pas besoin d'en faire une piste à part entière) et l'instrumental "Maelstrom Crisis", sympatoche mais quand même un cran en dessous de tout le reste du disque.
C'est à peine croyable, mais il reste le sentiment que Darkane ne nous a pas encore livré le meilleur de lui-même (ce qui reste cependant très relatif vu la teneur de l'ensemble de l'album). On le sent, ces mecs-là ont un potentiel incroyable qu'ils sont sur le point de concrétiser. Peut-être le prochain album ?
Malgré tout, Darkane reste l'un des seuls groupe Suédois à proposer ce thrash moderne furieux, pas forcément de manière innovante mais rendant le plus justice au style, en le dévoilant sous son meilleur jour, Soilwork ayant évolué vers un thrash-pop dont vous savez toutefois tout le bien que je pense ( ), The Haunted ayant adopté un virage beaucoup plus punk et In Flames se fourvoyant dans une espèce de pop-death franchement discutable.
Vivement le prochain album !!!


catch 33
catch 33
Prix : EUR 14,89

9 internautes sur 40 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Tout simplement sans intérêt !, 27 juin 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : catch 33 (CD)
Il existe des groupes dont je ne comprendrai jamais pourquoi ils sont considérés comme des groupes cultes par la communauté metal. Meshuggah fait incontestablement partie de cette catégorie.
Après un Nothing sorti en 2001 qui m'avait permis de découvrir le groupe et qui m'avait déjà pas mal refroidi malgré des chroniques élogieuses dans la presse spécialisée, je me suis procuré ce Catch Thirtythree, convaincu que je changerais d'avis concernant ce groupe Suédois. Hé bien, même pas !!!
Ce disque est constitué d'un seul morceau découpé en plusieurs chapitres, un concept plutôt ambitieux même s'il a déjà été pratiqué par d'autres groupes avant lui, comme Fates Warning (dans un tout autre style) sur A Pleasant Shade of Grey, sorti en 1997.
Le problème, c'est que si ces derniers ont proposé une oeuvre construite et passionnante du début à la fin, il en est tout autrement dans le cas de Meshuggah. Mélodiquement sans intérêt, l'oeuvre présentée ici semble être une improvisation intégrale, avec tous les désagréments que cela implique: pilotage automatique permanent, nombreux flottements où le groupe semble chercher à tout prix à rallonger le morceau de manière artificielle (en répétant une note pendant plus de cinq minutes, par exemple, vive le foutage de gueule !!!), découpage des morceaux relevant du grand n'importe quoi (les trois premiers chapitres sont en fait constitués d'un seul riff au leitmotiv assourdissant)... bref, tout donne ici l'impression que le groupe n'a rien composé à l'avance et s'est contenté de balancer la purée et, quel que soit le résultat, a enregistré le tout vite-fait-bien-fait parce que quatre ans d'absence, ça ne faisait vraiment pas sérieux.
Au final, je vous conseille fortement de pencher une oreille sur cet album avant de dépenser inutilement votre argent durement acquis, afin de ne pas avoir le sentiment, comme moi, d'avoir été victime d'une des arnaques de l'année ! Affligeant !!!


Vinland Saga
Vinland Saga
Prix : EUR 15,43

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Envoutant et magique !, 27 juin 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vinland Saga (CD)
On dit souvent qu'un malheur ne vient jamais seul. Dans le cas de la belle Liv Kristine, cette maxime n'a plus lieu d'être. Fraichement éjectée du groupe Theater of Tragedy, dont je ne possède qu'un album qui est loin de m'avoir renversé (Musique, sorti en 2000), Liv a choisi de poursuivre une carrière avec un tout nouveau groupe, qui lui permet de laisser libre court à son imagination, puisqu'elle en est la fondatrice.
Après un Lovelorn que je n'ai pas encore eu l'opportunité d'écouter, Liv et sa troupe reviennent à peine un an plus tard avec cet album conceptuel tout simplement majestueux. Librement inspiré d'une histoire appartenant à la mythologie Scandinave, les textes racontent l'odyssée de Tyrkir, parti en croisade avec le Viking Leif Eriksson et tout son équipage, en direction du Groenland. Liv a choisi d'y intégrer une histoire d'amour entre Tyrkir et sa femme désespérant de le voir revenir de cette dangereuse expédition, et y introduit donc une dimension romantique présente tout au long de l'album.
On pourrait rapprocher la musique de Leaves' Eyes à celle de Therion, excellent groupe Suédois que je vous recommande chaudement, à travers cette musique qui mélange de manière naturelle le folk Norvégien au metal Scandinave le plus pur. L'invitation au voyage est réelle, aidée en cela par la voix absolument magnifique de Liv, posée sur une musique aux forts relents de bande originale de film (on pense par moments au Seigneur des Anneaux) et secondée régulièrement par un chant death metal, malheureusement peu original mais ne nuisant en aucun cas à la qualité générale de l'ensemble, de par le choix judicieux de ne la mettre en valeur qu'en de rares occasions.
Certains titres sont ainsi de purs bijoux de romantisme, comme les merveilleux et épiques "Vinland Saga", "Farewell Proud Men" ou encore "Amhram (Song of the Winds", mais surtout les fantastiques "The Thorn", "Misseri (Turn Green Meadows into Grey)", "Mourning Tree" et "Ankomst", qui clôt l'album, tous beaux à pleurer. J'ai d'ailleurs versé quelques larmes sur certains de ces titres, tant l'émotion est bien palpable.
On pourrait reprocher que les morceaux ne sont pas d'une durée conséquente (ils dépassent rarement les quatre minutes), ou que les instruments sont mis quelque peu en retrait par rapport à l'orchestre (très bien mis en valeur et favorisant de somptueux arrangements), mais l'ensemble est d'une qualité si irréprochable que tous ces petits défauts sont balayés sans problème, tant la richesse est ailleurs.
Une des plus grandes surprises de l'année, un album magique, conçu grâce à l'amour avec un grand A.


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