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Contenu rédigé par Arnaud
Classement des meilleurs critiques: 640.435
Votes utiles : 470

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Commentaires écrits par
Arnaud (Le Blanc, France)

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Octavarium
Octavarium
Prix : EUR 10,34

9 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Une déception... une de plus venant de ce groupe., 24 juin 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Octavarium (CD)
Dream Theater est vraiment un groupe prolifique ! Pensez, trois albums en moins de trois ans, il faut quand même le faire ! Malheureusement, le groupe a tendance, depuis ces trois albums justement, à privilégier la quantité à la qualité, et ce n'est pas cet Octavarium qui dérogera à la règle.
Ca démarrait pourtant franchement bien dès l'intro du disque, qui reprend le thème final de "This Dying Soul", dont il est la suite logique, qui figurait sur le précédent effort du groupe, l'ultra-metal Train of Thought (ultra-Metallica devrait-on même dire, tant certains riffs et certaines ambiances étaient honteusement pompées sur ce qu'ont pu réaliser les Four Horsemen). La montée en puissance et surtout en pression de la batterie fait penser à un film d'action militaire, au moment des grandes manoeuvres. Las, le morceau qui lui succède fait retomber sacrément le soufflé, tant il s'avère d'une banalité à laquelle le groupe nous habitue malheureusement depuis quelque temps. De même, le groupe utilise toujours cet infâme son gras qui ne lui correspond pas du tout, mais dont il abuse depuis le très sur-estimé Six Degrees of Inner Turbulence.
La suite n'est malheureusement pas plus réjouissante, la ballade "The Answer Lies Within" est un modèle de mièvrerie franchement indigne d'un tel groupe. Mais que se passe-t-il donc dans le Théâtre du Rêve, à qui l'on doit des merveilles telles que "Another Day", "Space-Dye Vest" ou encore "Trough Her Eyes" ? Ne parlons même pas des titres suivants: "These Walls", "I Walk Beside You", "Panic Attack" et "Never Enough" souffrent du syndrôme "aussitôt écouté, aussitôt oublié". Pire, on n'a même pas envie de s'attarder sur ces morceaux tant on a l'impression d'avoir déjà entendu ça des centaines de fois de la part du groupe, et de bien d'autres d'ailleurs. Le niveau remonte avec "Sacrificed Sons", sans doute le meilleur titre de ce nouvel album, pour malgré tout retomber dans l'indifférence totale avec le regrettablement plat "Octavarium", sensé être le point d'orgue du disque et qui nous ennuie profondément avec ses 25 minutes plates au possible, malgré une introduction fort réussie dont le son et l'intensité rappellent le "Welcome to the Machine" de Pink Floyd. Alors oui, techniquement parlant, ça dépote sévère (quoique la guitare de John Pettrucci se fait beaucoup moins présente sur cet album), mais quel intérêt de nous balancer des milliards de notes à la seconde et de pondre des morceaux aussi longs pour aboutir à un tel résultat ?
Rien à faire donc, ce n'est pas encore avec cet opus que Dream Theater va remonter dans mon estime. Images and Words et Awake sont bien loin maintenant... Réveillez-vous, les gars !!!


Slave Design
Slave Design
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 151,16

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 A surveiller !, 24 juin 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Slave Design (CD)
Voici donc la toute dernière sensation metal du moment venue de Suisse et incluant un chanteur Français (Ben). Je ne vais pas y aller par quatre chemins: je ne suis pas particulièrement fan de la musique de Sybreed, que tout le monde me décrit comme exceptionnelle.
M'en a-t-on trop parlé, justement, pour que la déception soit si grande ? Je ne pense pas, car certains morceaux m'ont quand même réellement impressionné.
L'album commence par un "Bioactive" excellent ! Un son très lourd, des samples classiques mais qui introduisent parfaitement un climat très industriel, des guitares bien heavy, avec des cavalcades et des riffs syncopés en décalage total avec la rythmique de base (jouissif au possible !), une batterie qui martèle avec une précision métronomique les différents passages de ce titre particulièrement varié. Ce titre fait immédiatement penser à LA référence en matière de "cyber metal" (terme assez pompeux, ce genre de formations pratiquant plus à mon sens du neo-thrash avec des samples): Fear Factory, bien évidemment ! Mais le rythme assez mid-tempo proposé ici, et surtout le chant, font davantage penser au tout premier effort du groupe Mnemic, en plus réussi cependant, le premier jet des Danois m'ayant en effet peu convaincu, contrairement au deuxième album que je vous ordonne de vous procurer !!! Bref, l'album est introduit de fort belle manière par ce morceau très efficace.
C'est malheureusement dès le deuxième titre que le soufflé en metal fondu retombe quelque peu: "ReEvolution", avec son rythme trop lancinant, s'avère particulièrement répétitif et gonflant pour l'auditeur. "Decoy", le troisième titre s'avère cependant être un petit bijou de finesse et de mélodies bien ciselées, où la voix de Ben commence à faire chavirer les coeurs. Mais l'intérêt retombe de nouveau sur l'agaçant "Synthetic Breed", où le son beaucoup trop heavy ne correspond pas du tout à ce type de morceaux assez véloces.
Ce sont en fait les deux plus gros défauts de l'album: le son, qui est certes lourd mais manque malheureusement de pêche, ce qui se ressent particulièrement dès qu'arrive le huitième titre, "Rusted", qui effectivemet nous rouille complètement, tant la production achève de nous assommer. C'est dommage car ce titre est vraiment une réussite. Mais c'est surtout la qualité de l'ensemble qui laisse un goût amer: un titre sur deux est vraiment réussi, et il assez frustrant de passer d'un titre excellent à un autre assez anecdotique. Dommage donc, mais cela n'empêche pas de se prendre quelques claques dantesques par-ci par-là, comme avec le très beau "Next Day Will Never Come" et surtout le géniallissime "Take The Red Pill" (référence à Matrix ?), où le déclage entre riff génial et rythmique de base ultra-plombée est le plus flagrant: monumental ! C'est d'ailleurs mon titre préféré !
Au final, on a donc un premier jet plutôt concluant dans l'ensemble, pas transcendant et encore moins révolutionnaire, mais qui laisse espérer un futur album plutôt réussi, si le groupe fait preuve de plus d'homogénéité en terme de qualité et s'il revoit sa production, en la variant un peu plus.


Visionnaire (Digipack)
Visionnaire (Digipack)

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Excellent disque !, 2 mai 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Visionnaire (Digipack) (CD)
Que dire si ce n'est que la marge de progression entre cet album et l'album suivant (Libertine Humiliations) est flagrante ? Attention, je ne dis pas que ce disque est mauvais, mais alors pas du tout !!! Non, simplement, le style que propose le groupe ici est vraiment différent du metal extrême que le groupe propose par la suite. On a en effet droit dans le cas présent à un thrash/death de très haute tenue, sur lequel pointait déjà l'originalité propre à ce groupe hors-norme. Les morceaux sont étonnamment longs (onze morceaux pour plus de 71 minutes de musique, faites le calcul) et tranchent véritablement avec la concision dont fait preuve le groupe sur ses réalisations actuelles. Ils n'en sont pas inintéressants pour autant, au contraire, le tout passe comme une lettre à la poste et révèle encore une autre facette de la formation.
Certains titres sont vraiment impressionnants, de par ces trouvailles musicales qui leur accorde à tous leur part d'originalité et les différencie sans problème les uns des autres. Si Bâtisseur de Cathédrales est le morceau le plus théâtral proposé sur ce disque, Hypochondrium Forces est un grand moment de thrash/death plombé, tandis que le très pervers La Dandy, aux textes qui incitent presque à l'homosexualité, officie plus volontiers dans le doom le plus sombre. De même, on a droit à de purs riffs thrash metal sur les excellents Irrévérencieux et Visionnaire, judicieusement placés en fin de disque, mais également à des titres beaucoup plus subtils qu'il n'y paraît de prime abord: l'excellent Le Silence des Grottes, le futur standard Futile Future, mais également Impermanence et Illumination, génialement brutal mais très agréable à l'écoute et aux textes très inspirés, Hands of the Pupeteers avec son break tout en finesse et bienvenu, et enfin le très... jazzy (!!!) La Rencontre Rêvée, déroutant mais malgré tout sublime.
Bref, il est agréable de constater que ce groupe, non content de proposer des albums aussi intéressants que variés en leur sein, a su prendre des risques incroyables en sortant l'année suivante un album complètement différent dans la forme, au risque de se mettre à dos une bonne frange de metalleux qui ne jurent que par un thrash metal alambiqué.
Et avec quelle grâce, de surcroît !!!


Alien
Alien
Proposé par moviemars-amerique
Prix : EUR 11,18

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Presque parfait !.., 2 mai 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alien (CD)
Ouf !!!
Oui, ouf, car l'on était en droit de s'inquiéter de ce que le projet extrême de Devin TOWNSEND allait nous proposer tant le dernier opus éponyme de la bande était fade et visiblement réalisé sans réelle motivation.
Oublié, tout ça, la dernière louchée de la bande s'avérant être en effet un excellent cru !
Passée "Imperial", l'intro très typée black-metal, où Devin chante de manière absolument monstrueuse (rappelant parfois très fortement SHAGRATH de DIMMU BORGIR), le groupe déboule à 500 à l'heure dès le deuxième titre, le déjà classique "Skeksis" avec son intro de 2'15 absolument renversante: blast-beats à tous les étages, mur du son épais comme une purée sans lait et l'apparition géniale d'une guitare au son grave et groovy qui arrive sans prévenir et qui va être d'une certaine manière le fil rouge de cet album complètement barré: le grand Devin est de retour !!!
Première impression largement confirmée par la teneur générale de l'album: varié, intense, magique par moments, ce disque atteint sans problème l'objectif premier d'un tel projet: révéler la face sombre et être l'exutoire d'un esprit dérangé obligé de se contenir en temps normal, ni plus, ni moins !
On s'en prend ainsi absolument plein la gueule avec l'excellent "Shitstorm", et son break ultra-brutal, dont la montée en puissance s'accompagne de mélodies aux synthés qui rendent cette explosion sonore presque atmosphérique, à la limite de la trance; le splendide "Love?", où Devin nous fait part de son incroyable diversité musicale au travers de rythmiques syncopées et d'un refrain tout simplement beau; mais également avec ce qui reste le meilleur titre de l'album, le complètement fou et ultra-speed "We Ride", une boucherie où tout le génie du chanteur-guitariste est condensé en à peine 2'40, notamment à travers ce solo complètement déglingué qui apparaît sur des rythmiques thrash survitaminées qui explosent littéralement en fin de parcours ! Ce titre est d'ailleurs, à l'instar de "Shitstorm", et c'est bien là le tour de force de cet album, totalement représentatif du titre du disque: Alien. On a en effet l'impression qu'une guerre nucléaire fait rage sur la planète Mars !
D'autres titres viennent confirmer cet état de fait: l'excellent "Shine", dont l'ambiance particulièrement cosmique vous fait littéralement voyager dans l'espace, malgré un côté heavy surplombé qui aurait plutôt tendance à vouloir vous maintenir sur Terre. Etonnant ! Egalement le surprenant "Two Weeks": entièrement joué à la guitare acoustique, ce titre, fortement inspiré du "The Twin Ice" de PINK FLOYD, a vite fait de vous emmener dans l'infini universel...
Plus indirectement, tout l'album est parsemé de-ci de-là d'éléments qui tendent à démontrer que les auteurs de ce disque ne sont pas humains: Devin TOWNSEND, avec une double personnalité et une voix pareilles n'est pas humain: mince, ce gars parvient à hurler comme un damné, à atteindre des aigus inaccessibles où bon nombre d'entre-nous s'éclateraient les cordes vocales, à être aussi à l'aise dans le registre du black-metal que celui de la pop-music, à passer d'un registre à l'autre, justement, sans aucune difficulté, le tout en jouant simultanément et divinement bien de la gratte !!!... De même, Gene HOGLAN, le batteur, avec ses huit bras et ses quatre jambes, ne peut pas être humain, tout comme aucun humain ne peut, lors d'un refrain parsemé de gros riffs assassins sur fond d'apocalypse, faire gazouiller... une chorale d'enfants innocents sur l'immense "Possessions" !!! Enfin, intituler "Zen" un morceau d'une violence inouïe qui réussit le pari insensé de faire planer l'auditeur par son leitmotiv incessant et son refrain venu des étoiles ne peut être que l'oeuvre d'entités biologiques extraterrestres ! Assurément dément !!!
Ce disque peut être presque apparenté, malgré une forme complètement différente, aux albums Biomech de OCEAN MACHINE ou Terria de Devin en solo dans la mesure où il est à l'espace ce que ces derniers sont à l'eau et à la terre.
Bref, cet album est presque un chef-d'oeuvre du genre. Pourquoi presque ? Tout simplement parce que cette merveille est malheureusement entachée par deux titres, situés de surcroît vers la fin de l'album, et qui font retomber quelque peu un soufflé qui ne demandait pourtant qu'à nous écater en pleine poire. Le premier titre est le déjà sus-cité "Two Weeks". Bien qu'il soit vraiment très réussi, plusieurs questions subsistent: pourquoi est-il si court ??? Pourquoi Devin ne l'a-t-il pas exploité de la même manière que les autres perles qui jonchent l'album ? Par peur de décevoir les fans de musique purement brutale ? Manquait-il d'inspiration ? N'en ressentait-il tout simplement pas le besoin ? Toujours est-il que ce titre n'est qu'une curiosité alors qu'il aurait pu être le point d'orgue de l'album ! Dommage, vraiment ! Quant à l'autre titre, "Thalamus", il est tout simplement sans intérêt; on se demande même ce qu'il fait précisément sur cet album, tant le manque d'inspiration est flagrant.
On a ainsi droit "qu" 'à un excellent disque, là où le groupe avait toutes les cartes en main pour nous pondre un GRAND album ! C'est vraiment regrettable !..
Malgré ces réserves, on ne peut que se réjouir du retour d'un groupe hors-normes, qui, même dans ses moments les plus foncièrement agressifs, parvient avec brio à réduire l'écart entre deux notions a priori incompatibles: la violence et la cohérence.
Chapeau bas !


Draconian Times
Draconian Times
Proposé par Smart-FR
Prix : EUR 11,14

16 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une merveille !, 2 mai 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Draconian Times (CD)
A l'occasion de la sortie du nouvel album de PARADISE LOST, il me semblait intéressant de revenir un peu en arrière (dix ans exactement) afin de vous parler du disque qui a propulsé la formation Anglaise au firmament des groupes les plus emblématiques du heavy metal en général: Draconian Times.
Pourquoi ce disque ? Deux raisons à cela: la première, c'est qu'il reste LE disque culte du groupe et son plus gros succès commercial, avant que, deux ans plus tard, le groupe, certainement trop confiant, ne sorte un album résolument suicidaire, le très sous-estimé One Second, une claque commerciale dont il ne se relèvera plus jamais par la suite.
Le deuxième raison est que ce disque est diamétralement opposé au dernier album en date du groupe, l'éponyme Paradise Lost. On pourrait même dire qu'il en est la parfaite antithèse, le seul point commun de ces deux disques étant le nom du groupe qui figure sur la pochette.
Si le dernier album bénéficie d'une production des plus sobres, celui-ci est monstrueusement produit. Pour preuve: dix ans après, le son reste toujours aussi actuel, à tel point qu'on pourrait gober le fait qu'il a été enregistré cette année. De même, autant il faut écouter plusieurs fois le dernier album pour s'en imprégner, autant celui-ci s'impose directement à nous, privilégiant largement les mélodies sur toute technique superficielle, même si, de ce côté-là, les musiciens ne sont pas non plus des manches. Egalement, si le dernier album tend à se rapprocher du rock Anglais actuel, Draconian Times est un disque foncièrement metal: les guitares sont tranchantes et limpides, les soli sont longs et nombreux, et la batterie est redoutable d'efficacité. Impression largement confirmée par Nick HOLMES, le chanteur: sa voix très naturelle et constamment claire sur le dernier album contraste totalement avec celle qu'il emploie sur ce disque, où l'on sent encore quelques relents death metal, même si le chanteur s'emploie à la rendre la plus puissante et la plus mélodique possible.
Ce disque, à bien des égards, peut de rapprocher de l'incontournable Black Album de METALLICA: qu'il s'agisse du son, impeccable, de certains vocaux, qui peuvent faire penser par moments à ceux de James HETFIELD, ou des mélodies, fort inspirées et procurant des frissons de plaisir à l'auditeur, cet album se révèle aussi majestueux que celui des four horsemen, et constitue, tout comme ce dernier, une sorte de point d'orgue, un sommet dans le genre, un pic qui se révèlera inaccessible par la suite.
La majorité des morceaux fait preuve d'un travail acharné, comme Enchantment, le morceau d'ouverture, long, lancinant, beau et envoûtant, un chef-d'oeuvre du metal gothique. Viennent ensuite mon titre préféré, le fantastique Hallowed Land, magnifique morceau de hard rock dont le solo final ne peut que faire s'envoler l'auditeur (j'en ai des frissons rien que de le mentionner, c'est dire), The Last Time, dont le refrain très hypnotique s'avère en même temps très inspiré et semble couler de source, puis le classique du groupe: le très intense et pesant Forever Failure, magique !
Tout le reste de l'album est un sans-faute total: les titres sont tous différents les uns des autres, mélodiquement irréprochables, et bénéficient chacun de ce quelque chose qui les dissocie des autres morceaux. On sent véritablement ici le souci pour les musiciens de surprendre l'auditeur par une approche musicale sans cesse remise en cause (une caractéristique fondamentale chez ce groupe d'ailleurs, d'un album à l'autre), mais de telle manière que l'on ne peut qu'être séduit à chaque fois par tant d'inventivité, et surtout de grâce. Elusive Cure, Shades of God, Hands of Reason ou encore I See Your Face sont les parfaits exemples de cette diversité musicale ahurissante.
L'album se clôt sur un Jaded de toute beauté, où l'on quitte le groupe petit à petit, au travers d'un solo de guitare tombé du ciel et à pleurer, avec toutefois l'envie irrépressible, tout comme sur la dernière livraison du groupe, de recommencer ce fabuleux voyage...


Paradise lost
Paradise lost
Proposé par Funkingdom
Prix : EUR 31,00

11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Wouaow !, 26 avril 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paradise lost (CD)
"Le retour des maitres du metal gothique", stipule la pochette ! Fans de Marilyn MANSON et autres EVANESCENCE, remballez vos tenues de carnaval noires et enlevez les croix en plastique que vous avez autour du cou ! On parle en effet ici exclusivement de musique, et c'est bien dans ce domaine que PARADISE LOST fait toute la différence avec les produits suscités.
Ce disque est splendide. Point.
Les premières écoutes révèlent un disque incroyablement sobre: le son est en effet très brut, sans effet particulier, et la voix de Nick HOLMES est d'un naturel confondant. Même les mélodies semblent avoir été écrites dans le seul but de faire passer à l'auditeur un agréable moment d'écoute, sans plus. Seule une certaine mélancolie teintée d'une beauté brumeuse semble ressurgir de ce disque qu'on attendait ainsi un peu plus aventureux, mais qui donne malgré tout l'envie d'en découvrir d'avantage.
C'est évidemment sans compter sur l'indéniable savoir-faire des Anglais: si un groupe comme SOILWORK vous scotche dès le départ au moyen de compositions qui vous pètent à la gueule et auxquelles vous ne pouvez adhérer qu'avec le plus grand des plaisirs, ici, c'est à l'auditeur de faire l'effort d'aller vers la musique, de l'apprivoiser, afin d'en déceler et d'en récolter toute la subtantifique moëlle, de telles manière que les chansons, agréables sans plus au premier abord, finissent par vous dévoiler toute leurs richesses au bout d'écoutes toujours plus passionnantes et qui vous donnent à chaque fois l'irrésistible envie d'appuyer sur la touche repeat de votre lecteur, afin de baigner d'avantage dans ce qui se révèle être un océan noir de beauté, magnifié par la voix superbe d'un chanteur qui sait parfaitement retranscrire les émotions qui le submergent, et des instruments qui portent en eux une grande part de vague-à-l'âme: des guitares tantôt très heavy, tantôt qui s'évanouissent suavement dans les profondeurs, de magnifiques claviers qui ne noient pas les morceaux et qui vous transportent loin vers l'horizon et enfin des choeurs distants qu'on ne perçoit pas forcément aux premières écoutes, mais qui finissent malgré tout par vous convaincre que la terre ferme est encore loin...
C'est ainsi que la totalité (!) des morceaux s'inscrit en vous au point de ne plus jamais vous lâcher. Pour la bonne cause car même après quarante écoutes, vous trouverez ce disque toujours plus beau.
Un écrin de cristal qui cache le plus beau des diamants...
Tentez l'expérience ;)
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 26, 2008 8:13 PM MEST


Ascendancy
Ascendancy
Prix : EUR 8,64

16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Très bonne surprise !, 28 mars 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ascendancy (CD)
Il est de bon adage de dire qu'il ne faut jamais se fier au contenu pour apprécier le contenant. C'est particulièrement vrai en ce qui concerne ce second album de TRIVIUM. Honnêtement, si je m'étais directement fié à la pochette du disque, j'aurais commis la grossière erreur de ne pas écouter ce que ce groupe avait à proposer.
TRIVIUM est un de ces groupes assimilés à la New Wave Of American Heavy Metal, un terme journalistique qui fait référence à la mythique New Wave Of British Heavy Metal des années 80 et qui ne veut absolument rien dire, tant on ne peut foncièrement parler de heavy metal dans le cas de ces nouveaux groupes qui émergent géographiquement d'un même endroit et qui proposent peu ou prou le même style musical.
Mais parlons de ce qui nous importe le plus, à savoir de musique !
Cela faisait un bon bout de temps que je ne m'étais pas penché sur la scène metal américaine. La vague scandinave apportait tellement de nouveautés de son côté que je ne m'intéressais plus qu'aux gros groupes en ce qui concerne l'Amérique du Nord, à savoir METALLICA, SLIPKNOT, ICED EARTH, FEAR FACTORY ou encore MACHINE HEAD.
TRIVIUM s'inspire un peu de tous ces groupes en ce qui concerne la manière d'aborder les mélodies, il se rapproche même à certaines occasions du neo-metal, si peu apprécié des metalheads les plus acharnés, mais il y apporte une touche européenne non-négligeable et franchement bienvenue et, surtout, représente ce qu'aurait pu être le véritable neo-metal si ce terme n'avait pas été galvaudé par des formations telles que LINKIN PARK ou LIMP BIZKIT (qui sont au bout du compte de simples groupes de rock avec un gros son), à savoir une musique intégrant de purs éléments bien particuliers au metal en général: de longs soli techniquement irréprochables qui n'auraient pas dépareillé sur un album de NEVERMORE, voire d'IRON MAIDEN pour certains morceaux, d'un son de batterie hyper-lourd et, là encore, ne souffrant absolument d'aucune faille d'un point de vue purement technique (Travis SMITH dispose à ce sujet d'un jeu véritablement impressionant), et enfin d'une maturité musicale que ne possèdent pas les groupes de "djeun's" tout juste sus-cités.
TRIVIUM est en effet influencé par beaucoup de styles musicaux. Tour-à-tour thrash old-school (SLAYER, le dernier KREATOR (si si !!!)), moderne (SOILWORK en tête de ligne, les vocaux de Matthew K.HEAFY rappelant à de nombreux endroits ceux de Björn STRID), neo-metal (principalement LOSTPROPHETS pour quelques morceaux lors de certains passages, notamment vocaux) et enfin heavy-metal (à nouveau NEVERMORE pour les soli, IRON MAIDEN pour certaines harmonies de guitares et deux-trois clichés bien typés eighties), TRIVIUM a formidablement intégré et digéré tous les groupes qui ont bercé l'enfance des quatre musiciens, à tel point que l'enchaînement de tous ces styles se fait de manière parfaitement naturelle et ne choque jamais l'auditeur.
Bref, ce disque s'avère être une totale réussite qui, je l'avoue, m'a réellement surpris de la part d'un groupe américain. La plus grosse surprise est sans doute la moyenne d'âge des musiciens: elle est à peine de 20 ans, ce qui est tout simplement incroyable de la part d'un groupe qui semble déjà avoir atteint une grande maturité au niveau de la composition des morceaux qu'il exécute avec une aisance qui force le respect, surtout au regard des nombreuses perles qui parsèment l'album sur lequel, de toute façon, absolument rien n'est à jeter, tant l'intégralité des titres proposés a été mitonnée aux petits oignons ! Franchement, bon nombre de vétérans n'ont toujours pas atteint un tel niveau. Respect !


Angel of Retribution (inclus 1 DVD)
Angel of Retribution (inclus 1 DVD)

6 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Forcément..., 14 mars 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Angel of Retribution (inclus 1 DVD) (CD)
Comme je le prévoyais, tous les soi-disant fans qui avaient boycotté la période OWENS se ruraient sur cet album et crieraient au génie même sans l'avoir écouté. Pourtant, force est de constater à quel point ce retour du fils prodigue n'est qu'une vaste fumisterie. Rien, sur cet album, ne justifie le retour de Rob HALFORD au micro. Les morceaux sont plats, déjà entendus des milliards et des milliards de fois auparavant et, surtout, on a le désagréable sentiment que les musiciens se sont totalement reposés sur le retour du chanteur le plus mythique du groupe. Après deux albums où il avait tout à prouver et où il s'était surpassé (excellents Jugulator et Demolition), le groupe choisit la voie de la facilité et s'offre une belle décrédibilisation auprès des vrais passionnés de musique. Peut-être le prochain ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 30, 2008 3:33 PM CET


Tales of Symphonia
Tales of Symphonia

3 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 "J'ai déjà vu ça quelque part...", 28 janvier 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tales of Symphonia (DVD-Rom)
Oui, l'histoire est intéressante, mais déjà jouée des dizaines et des dizaines de fois auparavant. Souvenez-vous de Final Fantasy VII, Dragon Quest, Wild Arms, Grandia, Legend of Dragoon... Tales of Symphonia est construit sur le même principe; mêmes environnements, même type de scénario: pêle-mêle des traîtres en pagaille, des voyages en bateau, un super méchant qui ressemble beaucoup à un certain Sephiroth, la classe en moins, une jeune fille désignée comme l'Elue qui doit effectuer un pèlerinage, entourée de ses gardiens, pour sauver le monde (dommage les gars, FF X l'a déjà exploité, ce scénar', en mieux), des membres de l'équipe qui ont un passé trouble qui sera évidemment révélé au bout de plusieurs heures de jeu, toujours ces invocations liées aux éléments (à ce sujet, l'invocation du Feu s'appelle Efreet, ça ne vous dit rien ?), un arbre source de félicité (merci FF IX), une carte du monde particulièrement laide que vous survolerez plus tard dans le jeu pour trouver des endroits secrets qui vous étaient inaccessibles auparavant, des Miaouz imbéciles qui m'ont fait penser à des Mogs (décidément, Final Fantasy a été une vraie source "d'inspiration")...
Bon, ce jeu a toutefois la particularité, sous ses aspects faussement naïfs, de dénoncer la discrimination sous toutes ses formes, et c'est plutôt bien fait (les fermes humaines devraient vous interpeller...).
Malgré tout, ce jeu n'est qu'un RPG de plus parmi tant d'autres, et ce ne sont pas ses graphismes en cel-shading (directement pompés sur Wild Arms 3) et ses décors pastels mal fignolés qui vont le sortir du lot.
Si vous n'avez jamais joué à un RPG de votre vie, foncez (d'autant plus, il est vrai, que c'est le seul jeu de ce type sur le Cube)! Mais si, comme moi, vous avez passé des nuits blanches sur les jeux sus-cités, et à moins de vouloir faire dans le luxe, gardez votre argent !


Enemy Of God
Enemy Of God
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 25,31

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Bof !.., 25 janvier 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Enemy Of God (CD)
Oui, la production est absolument renversante (un modèle de perfection), oui, les musiciens ont un niveau de maîtrise rarement atteint dans le domaine du thrash metal (Ventor est probablement l'un des meilleurs batteurs au monde avec ses huit bras), oui, Mille Petrozza a un timbre de voix véritablement impressionnant sur ce disque et oui, les compositions sont, dans leur grande majorité, très réussies.
Las, aucune étincelle de génie ne ressort de cet album (décevant pour du Kreator), comme c'était pourtant le cas sur le précédent méfait du groupe, l'excellentissime Violent Revolution et, malheureusement, l'originalité fait défaut, ce qui est regrettable quand on sait que ce groupe a innové et pris pas mal de risques du temps des superbes Renewal, Cause For Conflict ou encore Outcast.
Enfin, les morceaux se répètent assez souvent: les couplets de "Voices Of The Dead" et "When Death Takes It's Dominion" sont pratiquement les mêmes, et les loops de batterie sont quasi-identiques sur les morceaux pré-cités d'une part, mais également sur "World Anarchy" ou "The Ancient Plague" d'autres part. C'est d'autant plus dommage que tous ces morceaux sont vraiment excellents et fort intenses, malgré une certaine tendance à l'autopilotage où le groupe semble vouloir faire durer artificiellement ses compositions.
Cet album est présenté par la presse spécialisée comme une véritable bombe. Il semble que ce soit plus par le fait que Kreator renoue impeccablement avec ses racines (le tout est très brut, carré, concis, très homogène... un peu trop) que par réel souci de surprise et d'originalité...
Sans moi, je retourne de ce pas me plonger dans "Outcast" et "Endorama" !


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