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Contenu rédigé par Arnaud
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Commentaires écrits par
Arnaud (Le Blanc, France)

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Powerslave
Powerslave
Prix : EUR 17,99

7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Tout simplement énorme !, 17 août 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Powerslave (CD)
Depuis 1980, Iron Maiden sort un album par an ! Et il est impressionnant et jubilatoire de constater que, chez Steve Harris, quantité rime avec qualité !
Faisant suite au quelque peu décevant (mais pas mauvais pour autant) "Piece Of Mind", l'album débute avec la plus belle ouverture jamais enregistrée par le groupe: un "Aces High" proprement hallucinant de maîtrise, où agressivité et puissance mélodique vont de pair ! Ensuite, tout se bouscule: le groupe a privilégié la diversité et la mélodie sur tout le reste, comme en témoignent "Losfer Words (Big 'Orra)", l'un des meilleurs instrumentaux du groupe, le surpuissant "Back In The Village" (la suite de "The Prisoner", qui figurait sur "The Number Of The Beast"), le brillant et intense "Powerslave", avec sa rythmique très influencée par les sonorités Egyptiennes, l'épique et fort réussi "Rime Of The Ancient Mariner", avec ses passages narrés et ses treize minutes au compteur ! Enfin, le groupe parvient une fois de plus à insérer ce qui deviendra un de ses plus grands classiques, le redoutable "2 Minutes To Midnight" ! Les méconnus mais néanmoins superbes "Flash Of The Blade" (très speed metal dans son approche, notamment dans les couplets) et "The Duellists" (avec son long break instrumental) achèvent ce magnifique tableau !
Avec ce disque, artistiquement, Iron Maiden a atteint un sommet, tandis que commercialement, la popularité dont jouit le groupe est à son apogée. La pochette du disque représente Eddie, la mascotte du groupe, impérial et dominant le monde; simple dessin ou... métaphore prémonitoire ?


Number of the Beast
Number of the Beast
Prix : EUR 19,00

12 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un nouveau départ..., 17 août 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Number of the Beast (CD)
Après avoir évincé Paul Di'Anno lors de la tournée de Killers, Steve Harris, bassiste et leader d'Iron Maiden, jette son dévolu sur Bruce Dickinson, qui officiait jusque là dans le groupe Samson... et bien lui en prend !!! Disposant d'un registre vocal infiniment plus large que son prédecesseur, ce nouveau chanteur fort charismatique va permettre au groupe d'étendre son spectre musical vers des contrées inexplorées. Iron Maiden va ainsi graver sur ce disque à la pochette légendaire des morceaux qu'il n'aurait jamais pu se permettre d'enregistrer avec Paul Di'Anno: "The Prisoner", "Run To The Hills", "Hallowed Be Thy Name" et, bien sûr, "The Number Of The Beast", sont tout simplement des chefs-d'oeuvres, où le talent de composition de Steve Harris explose littéralement et où les textes de Bruce Dickinson, fort imagés, correspondent parfaitement à l'image renvoyée par Iron Maiden à cette époque. Le groupe rencontre un succès foudroyant, sa renommée est telle que non seulement elle lui permettra d'inaugurer la chaîne MTV Europe en 1982 avec le clip de "Run To The Hills", mais elle dépassera les frontières de l'Europe pour se propager outre-atlantique...
Définitivement une réussite, tant artistique que commerciale, qui propulsera Iron Maiden dans la cour des très très grands !


Iron Maiden
Iron Maiden
Prix : EUR 17,99

8 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Le premier jet d'une légende vivante !, 17 août 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Iron Maiden (CD)
Nous sommes en 1976. Face à la déferlante punk, et désireux de contrer un style qui est maintenant devenu une mode, un dénommé Steve Harris, Anglais de son état, épaulé par un certain Dave Murray, décident de bousculer la conformité ambiante et de marquer l'histoire de la musique en fondant Iron Maiden. 1980: l'album éponyme du groupe sort en même temps que sont révélés de nombreux nouveaux groupes Anglais comme Saxon, Praying Mantis ou encore Def Leppard. 2004: le groupe est toujours au top de sa popularité !
Iron Maiden, le disque, est une petite réussite ! Des morceaux comme "Running Free", "Phantom Of The Opera", "Transylvania" ou bien sûr, "Iron Maiden", révèlent à la face du monde l'immense talent de Steve Harris en matière de composition, qui compose pas moins de 7 des 8 superbes titres gravés sur ce disque, l'excellent "Charlotte The Harlot" étant écrit par le prodige Dave Murray.
Deux ombres au tableau: la production, qui a malheureusement mal vieilli, et le chant de Paul Di'Anno, techniquement assez limité. Toutefois, ces petits défauts n'enlèvent rien à la qualité des compositions qui, pour la plupart, sont devenues intemporelles !..
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 15, 2014 9:21 PM CET


Alive in Athens
Alive in Athens

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un concert mémorable !.., 16 août 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alive in Athens (CD)
Après avoir enfin accédé à un début de reconnaissance avec l'excellent Something Wicked This Way Comes, en 1998, le groupe met à profit ce passage à la notoriété en sortant ce phénoménal Alive In Athens un an plus tard. Rien à redire, qu'il s'agisse de la qualité des compositions interprétées (TOUTES, sans exception) sur les 3 CD (!!!) qui constituent ce live, ou de ces grands moments de bravoure que représentent les reprises sur scènes de monuments tels "Dante's Inferno", la trilogie "Angels Holocaust - Stormrider - Path I Choose" ou celle tirée du dorénavant inévitable Something Wicked... ("Prophecy - Birth Of The Wicked - The Coming Curse"). Le public Grec, totalement acquis à la cause du combo, accompagne le groupe aussi bien sur des morceaux fédérateurs comme "The Hunter", "Slave To The Dark" ou le magnifique "A Question Of Heaven", que sur les tueries que sont "Pure Evil", l'assomant "Violate" ou l'énorme "Travel In Stygian". Cerise sur le sarcophage, les 3 pochettes de cette véritable anthologie ont été dessinées par Travis Smith, dont on peut dire qu'il est au Hard Rock ce qu'Alan Lee est au Seigneur des Anneaux ! En définitive, dans le fond comme dans la forme, il s'agit selon moi du plus grand album live de tous les temps !


Syberia 2
Syberia 2
Proposé par mariejyd
Prix : EUR 22,92

21 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Suite et fin de l'un des meilleurs dyptiques vidéoludiques !, 3 août 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Syberia 2 (CD-Rom)
Suite logique de Sybéria (l'action se situe tout juste après la fin du premier épisode des aventures de Kate Walker), ce second volet est encore plus réussi que son prédécesseur.
Le monde dans lequel évolue l'héroïne est de plus en plus animé, et l'histoire est encore mieux troussée et plus immersive que le premier opus, qui avait pourtant placé la barre très haut de ce côté-là. De même, les décors sont encore plus beaux et les personnages ont d'avantage gagné en profondeur.
Deux points noirs cependant: le jeu est aussi court que son aîné (entre dix et quinze heures) et j'ai trouvé la fin un poil trop expéditive, même si l'émotion est bel et bien au rendez-vous.
Je vous conseille l'achat des deux épisodes: le sentiment de grande aventure en sera décuplé.


Syberia
Syberia

29 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Superbe !, 3 août 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Syberia (DVD-Rom)
Ce jeu d'aventure s'inscrit tout simplement comme l'un des meilleurs de ce début de millénaire: graphismes particulièrement beaux et soignés, personnages insolites et extrêmement attachants et, le plus important, une histoire magique et envoutante, qui en touchera plus d'un par sa poésie et son message presque universel, et surtout ce sentiment unique d'évoluer dans un monde réaliste et pourtant fascinant.
On pestera contre la durée de vie, encore une fois trop faible (comptez entre dix et quinze heures pour finir l'aventure), mais le jeu est tellement immersif et original que vous y reviendrez forcément.
Merci à Benoit SOKAL et à toute l'équipe de Microïds de nous avoir fait part de cette aventure inoubliable !


Runaway - Edition Collector
Runaway - Edition Collector
Proposé par Funkingdom
Prix : EUR 37,00

2.0 étoiles sur 5 Bon jeu, mais il y a bien mieux..., 3 août 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Runaway - Edition Collector (CD-Rom)
Certes, Runaway est très bien fait d'un point de vue graphique, les doublages en français sont très réussis et certaines énigmes sont particulièrement tordues. Malgré tout, de nombreux défauts viennent entacher ce titre: tout d'abord, le scénario, où le mélange entre mysticisme et aventure policière est complètement raté, la faute à des chapitres où l'on saute très souvent du coq-à-l'âne, et où la sensation de voyage se révèle inexistante. Ensuite, la durée de vie: à peine 10 heures pour finir un jeu, le terme "grande aventure" mis en avant par les concepteurs n'est ici pas du tout approprié. Enfin, le jeu semble de plus en plus bâclé à mesure que l'on s'approche de la fin: à partir du chapitre 5, les énigmes se révèlent trop évidentes, voire enfantines. Dommage...
On est très loin de LucasArts et de ses jeux cultes (Indiana Jones et surtout la géniale série des Monkey Island).
Malgré tout, certains personnages se révèlent attachants, et le jeu se parcourt sans déplaisir, je le conseillerais donc aux novices du genre.


The Glorious Burden (Digipack double CD)
The Glorious Burden (Digipack double CD)

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Quand le "bof" côtoie le "woaow"..., 15 juin 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Glorious Burden (Digipack double CD) (CD)
Enfin ! Après 3 ans d'attente, voici enfin venir le 7ème album studio du guitariste Jon Schaffer et de sa bande. Un album attendu avec une certaine appréhension: Matthew Barlow, le charismatique chanteur du groupe depuis l'obscur Burnt Offerings, a en effet quitté le groupe, préférant dorénavant officier dans une carrière judiciaire, qu'on lui souhaite bien évidemment positive. Bienvenue donc à Tim Owens, plus connu sous le doux pseudonyme de "Ripper" au sein de Judas Priest, le temps de deux brillants albums (Jugulator et Demolition).
La question se pose d'emblée: le timbre de voix du nouveau chanteur étant radicalement différent de celui de Matthew, quelles sont donc les répercussions sur les compositions de cette nouvelle galette ? Le résultat est sans équivoque: Tim a un chant qui colle remarquablement bien avec les nouveaux titres d'Iced Earth, même si l'on note que deux morceaux de cet album ("Attila" et "Waterloo") étaient vraiment destinés au chant si particulier de Matthew. Normal, il les a co-écrits avant de partir.
Après le chant vient le point le plus important: l'album en lui-même. Alors ? Le résultat, plus que positif, est néanmoins entaché par quelques points noirs, qui font pencher par moments la balance vers le bas.
En premier lieu, il faut savoir que l'album est sorti en 3 versions:
- l'édition américaine, qui compte l'intro "The Star-Spangled Banner" (l'hymne Américain), ainsi que le titre "Greenface". Cette édition est amputée de l'excellent titre "Waterloo",
- vient ensuite l'édition Européenne, où l'intro et "Greenface" se voient supprimés au profit de "Waterloo",
- enfin, lédition limitée 2CD, qui compte tous les titres.
On se doute que les titres ont été rajoutés ou retirés en fonction des continents auxquels ils sont destinés. "Greenface" vante en effet le côté destructeur des soldats Américains envoyés au Vietnam (sic), tandis que "Waterloo" relate la défaite d'un certain empereur un certain 18 juin 1815.
De même, selon les éditions, l'ordre des titres change...
Quant à l'édition 2 CD, elle commet la maladresse de faire répéter l'hymne Américain deux fois (l'intro mais également le début du tryptique "Gettysburg - 1863"). Il s'ensuit par-là même un fort sentiment de patriotisme, voire d'un pro-Américanisme aveuglant, tant certains morceaux semblent avoir été créés pour affirmer haut et fort que l'Amérique est seule juge de ce qui est bien ou mal.
L'album se révèle de même être un album à tiroirs, c'est-à-dire un disque où ne figure pas de lien précis entre les morceaux, où ceux-ci sont indépendants les uns des autres. Il sera ainsi décortiqué morceau par morceau, dans sa version la plus complète, l'édition double:
The Star-Spangled Banner: une excellente reprise de l'hymne Américain, à la guitare
Declaration Day: Il s'agit évidemment de la Declaration d'Indépendance des Etats-Unis déclarée en 1783 par la signature du Traité de Paris. Il s'agit ici d'un morceau traditionnel de Heavy Metal, où le point culminant est atteint dans le refrain, qu'on peut qualifier sans honte d'hymne véritable. C'est bien joué, et Tim Owens, qu'on découvré alors, nous livre ici une interprétation sans faille.
When The Eagles Cries: Premier faux pas. Il s'agit ici d'une balade qui relate ce jour terrible pour les Américains que fut le 11 septembre 2001. Malheureusement, le morceau se révèle être de la pure guimauve. Le groupe tente de tirer sur la corde sensible de ses auditeurs mais, faute d'une vraie mélodie, se plante totalement. Il est à noter que les balades sont, depuis Something Wicked This Way Comes sorti en 1998, devenues une sorte d'obligation pour le groupe, qui ne retire apparemment pas énormément de passion à en faire, ou alors la sensibilité Américaine est vraiment différente de la nôtre.
The Reckoning: Il s'agit du premier single de l'album. C'est un morceau typique d'Iced Earth dans les rythmiques (très tranchées, elles font immédiatement référence à de grands morceaux comme "Path I Choose" ou "Stormrider"). La voix de Tim Owens fait des merveilles, celui-ci atteint des aigus insoupçonnés, belle performance ! Toutefois, arrivé au refrain, le morceau tombe complètement à plat, et le break qui s'ensuit se révèle totalement inutile. Moyen donc...
Greenface: 2ème faux-pas du groupe, et de taille: le groupe vante les "vertus" Terminatrices d'un GI au Vietnam (il n'y a pourtant vraiment pas de quoi être fier). Le morceau est musicalement intéressant, car particulièrement menaçant (c'est sur qu'on ne s'attendait pas à un climat à "La Danse des Canards" mais bon, ça a le mérite d'être souligné). Tim chante bien et le groupe assure.
Attila: La première vraie tuerie de l'album, digne de ce que représentait le Fléau de Dieu, comme il fut surnommé. Le riff de ce morceau est vraiment adapté au sujet qui est traité ici: lourd, réellement oppressant, une baffe ! Le break en milieu de morceau amène celui-ci à son point culminant ! A noter que le guitariste a immédiatement entamé l'introduction de ce morceau après avoir vu un reportage sur Attila à la télévision (comme quoi, la télé peut avoir de bonnes influences !).
Red Baron / Blue Max: 2ème claque de l'album, sans conteste un de mes morceaux préférés d'Iced Earth. Ce morceau relate les exploits de Manfred Von Richtofen, aviateur Allemand de la Première Guerre Mondiale, surnommé le Baron Rouge, ayant abattu 80 avions alliés et étant tombé le 20 avril 1918 au-dessus du territoire Anglais. Le riff de guitare est tout simplement l'un des plus atypiques jamais entendus dans le domaine du Heavy Metal. Tim chante comme un Dieu (aah ce refrain !) et Jon casse la baraque sans problème avec ce riff magique !
Hollow Man: Morceau devant apparaître à l'origine sur Horror Show, précédente offrande du groupe, qui avait pour thème les monstres imaginaires de la littérature ou du cinéma fantastique. Jon avait trouvé ce morceau (qui traite quant à lui de l'homme invisible) tellement bon qu'il a attendu de changer de maison de disque afin de le ressortir. C'est chose faite mais, sincèrement, je ne vois pas du tout où se trouve le coup de géne de ce morceau. Malgré le soin apporté à la mise en scène et le chant d'Owens (surtout sur la fin), c'est encore une balade très ordinaire...
Valley Forge: Un morceau qui a pour vocation de faire comprendre aux gosses de riches Américains qui se moquent de l'Histoire de leur pays qu'ils ne jouiraient pas de leur liberté si leurs ancêtres n'avaient pas mené maints combats dans le passé. Un morceau à vocation louable mais cependant assez moyen, malgré la variété dont il fait montre (guitare accoustique galopante, beaux solos, basse mise en avant)...
Waterloo: Très bon morceau, assez épique, avec un break très efficace, et un chant encore une fois sans reproche. On devine toutefois que Matthew Barlow n'aurait pas dépareillé sur ce morceau qu'il a co-écrit.
Fin de la première partie. Dans l'ensemble, le disque se révèle plutôt de bonne facture, mais sans réelles surprises. C'est le moment de se pencher sur la 2ème partie de l'album, et là, l'extraordinaire se produit.
D'une durée totale d'environ 33 minutes, "Gettysburg - 1863", le tout dernier (gros) morceau de l'album nous relate, en 3 parties qui représentent autant de jours sur lesquels se situe l'action, l'une des batailles les plus meurtrières de la Guerre de Sécession, qui eut lieu du 1er au 3 juillet 1863. Elle marqua un tournant décisif car elle permit aux Nordistes du General Meade de prendre le dessus sur les Confédérés du Général Lee, dont les troupes ne purent plus, suite à cet affrontement, porter d'offensive vers le Nord. Ce véritable carnage fit près de 50000 morts.
Pour la petite histoire, c'est lors d'un voyage à Gettysburg en 2002 que Jon Schaffer a eu l'idée de concentrer la majeure partie de l'album d'Iced Earth sur les grandes batailles historiques, et plus particulièrement sur celle de Gettysburg. Inutile de dire que, pour ce tryptique, les grands moyens ont été déployés. Jon a entièrement composé ce morceau à lui tout seul, et quand on connait le talent du bonhomme à composer de grandes fresques (remember le magnifique "Dante's Inferno" sur Burnt Offerings), on est en droit de s'attendre à une merveille sur un thème qui le fascine. De même, il a entièrement composé les parties instrumentales omniprésentes de l'Orchestre Philarmonique de Prague, ce qui n'est pas rien.
Gettysburg - 1863 - The Devil To Pay: ce premier morceau s'ouvre à nouveau sur l'hymne Américain, cette fois-ci beaucoup plus ancré dans la période concernée puisqu'il est exécuté a l'aide de tambours et d'une sorte de banjo. Puis, après quelques coups de canons, la magie nous embarque... Couplets inspirés, héroïques, portés par des musiciens concernés et par un orchestre absolument énorme, le morceau nous entraîne en plein dans l'action. Hymnes instrumentaux (qu'on imagine sans mal repris lors des concerts), breaks savamment agencés (accalmies, tension, puis frissons !), ce titre nous transporte, 12 minutes durant, dans la matinée brumeuse et la fin de journée poisseuse de cette journée infernale. Tout simplement magnifique ! Le morceau (et la journée) s'achève sur un roulement pesant de tambour, qui s'étiole au fur et à mesure que prend place la seconde partie de cette merveille.
Gettysburg - 1863- Hold At All Coasts: à l'aube de la 2ème journée, le son lointain d'un instrument à vent qui joue ce qui constituera le refrain de ce deuxième épisode, puis apparition d'une guitare accoustique: une ambiance intimiste s'instaure... Deux amis d'enfance se parlent une dernière fois, avant de rejoindre les rangs de leur camp respectif, conscients qu'ils sont de devoir sacrifier une amitié commune pour la défense de leurs idéaux. Et là ! La prise de conscience de cette amitié éternelle nous est chantée dans ce refrain tout simplement su-bli-me ! Je ne vous cache pas avoir été ému et eu la chair de poule à l'écoute de ce refrain porteur au possible. Puis un break parfait, confrontant la rythmique "metallique" avec la rigueur symphonique, aucunement pompeux, exécuté avec grâce et classe, avant de repartir sur ce refrain magique, répété à l'unisson, distillant une ambiance magique au possible et au final particulièrement déchirant, avant une brusque interruption ! Il est temps de passer à la dernière offensive !
Gettysburg - 1863 - High Water Mark: Après la montée en puissance savamment orchestrée dans les deux premiers chapitres, cette troisième partie démarre sur les chapeaux de roue avec une batterie apocalyptique, surpuissante et pesante à l'extrème, on imagine sans problème la scène surplombée du haut des collines, avec les troupes qui prennent leur position. Puis arrive la guitare de Jon, héroîque à souhait, puis enfin l'Orchestre, qui achève et réhausse encore le tableau, jusqu'à l'amener à son point culminant. S'ensuit un dialogue entre le General Lee (interprété par Tim Owens) et le Général James Longstreet (interprété par...Jon Schaffer) où ce dernier fait part au premier que la bataille ne peut être gagnée. Obstination de Lee, qui s'apprête à lancer un assault ultime. On assiste alors, des deux côtés, à cet instant décisif, surtendu et poignant (il faut entendre Owens chanter ce passage) où deux armées vont réellement se "mettre sur la gueule", puis, enfin, à la charge héroïque, et au choc des armées, accompagnés de bruitages très révlateurs de l'action, mais suffisamment discrets pour laisser la musique prendre le dessus. Et là, le final, cette défaite cuisante pour le Général Lee qui ne peut que constater l'ampleur désastreuse de sa décision. Les dernières minutes sont tout simplement grandioses, Tim sait parfaitement ce qu'il à a retranscrire, et cette vision d'un pur holocauste ainsi que ce désespoir intense qu'a certainement ressenti Lee sur le champ de bataille sont tout simplement interprétés à la perfection par le chanteur, qui prouve à quel point son chant est diversifié. Rideau.
Inutile de se le cacher davantage: ce dernier morceau prouve que le groupe a fait le bon choix en recrutant Tim Owens au micro. Ce dernier se révèle en effet être le seul à même d'interpréter ce genre de morceaux, il est évident que ce monument était fait pour lui, et que Matt', malgré son talent indiscutable en la matière, n'aurait pas pu se mesurer à l'interprétation de cette apogée sonore.
Reste maintenant à juger de la qualité globale de l'album. Là encore, une merveille telle que ce tryptique éclipse quelque peu le reste du disque, notamment les compositions les moins réussies. Mais il n'en demeure pas moins que l'album en général fait montre d'une véritable personnalité (même si le patriotisme affiché du guitariste demeure discutable), et que, dans son entité, l'album a été le fruit d'un travail soigné, même dans ses moments les moins passionnants. Quant au packaging, c'est une totale réussite, chaque morceau se voyant accompagné d'une belle illustration dessinée à la main. De même, Jon Schaffer nous livre l'explication de toute la structure musicale de "Gettysburg" à la seconde près, et l'on est vraiment captivé par la vision qu'il l'a suivi tout au long du processus d'écriture. Enfin, "Gettysburg" est sans conteste la pièce épique la plus belle que j'ai jamais entendue de toute mon existence. Cet album enregistré dans l'urgence (Matthew a quitté le groupe à peine un an avant la sortie de cet album, ce qui a obligé Jon à réecrire de nombreuses parties afin qu'elles collent à la voix de Tim), se révèle donc au final largement au-dessus de nos espérances, et laisse augurer du meilleur quant à l'avenir du groupe !


Archetype
Archetype
Proposé par music-center
Prix : EUR 31,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Quand Fear Factory ressucite, il ne fait pas semblant !!!, 15 juin 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Archetype (CD)
Après un Digimortal (2000), réellement intéressant mais qui a complètement dérouté les fans de la première heure au point de s'être médiocrement vendu, et le split presque prévisible du groupe, en partie du à des divergences de personnalités entre le cyclothimique guitariste fondateur du combo (Dino CAZARES) et le reste de la bande, on pensait que la belle aventure de Fear Factory avait bel et bien pris fin.
Histoire de capitaliser sur son poulain, qui jouissait désormais d'un statut culte, la maison de disques Roadrunner avait sorti deux albums complètement inintéressants (Concrete, première démo du groupe,sorti en 2002, et Hatefiles, compilation regroupant quelques "raretés" et autres remixes inutiles, sortie en 2003).
Malgré tout, Fear Factory devait encore un album à Roadrunner, mais les musiciens ne voulant plus entendre parler du guitariste (qui a souvent été présenté comme l'instigateur du son particulier du groupe) et Burton C.BELL, le chanteur, s'impliquant dorénavant dans un projet de stoner-rock, on se doutait que cet album serait loin d'être un chef-d'oeuvre, pour rester poli...
Le groupe entre en studio afin de procéder à l'enregistrement de cet opus, malgré le désintérêt total de la part des médias et, il faut bien le reconnaître, des amateurs de heavy metal en général. Le line-up subit, pour l'occasion, quelques changements: si Burton C.BELL et Raymond HERRERA restent fidèles à leur poste respectif de chanteur et batteur, cette fois, c'est Christian Olde WOLBERS, jusque là bassiste, qui s'empare de la guitare, ce qui ne manque pas de susciter un regain d'intérêt de la part de tout le monde pour le groupe. Cette curiosité s'accentue d'avantage lorsque l'on apprend que le nouveau bassiste du combo n'est autre qu'un certain Byron STROUD, transfuge du projet culte de Devin TOWNSEND: Strapping Young Lad.
Le monde entier commence alors à sérieusement s'impatienter du résultat final, et c'est le 20 avril que l'on assiste à ce qui restera sûrement, dans le petit monde du heavy metal, comme la plus miraculeuse des résurrections: le dénommé Archetype !!!
Chaque titre étant indépendant l'un de l'autre, je vais vous présenter l'album morceau par morceau:
- Slave Labor: tout à fait le morceau qui rassure quant à l'état de santé du groupe, malgré le sujet dont il traîte, mais qui donne la part belle à l'ironie; en effet, le groupe y décrit la contrainte qu'il a vécue d'avoir eu à livrer cet album à sa maison de disques. Rien à redire sur ce morceau: il est typique de ce que sait faire Fear Factory: une intro laissant la part belle aux guitares et à la batterie, surplombée par une nappe de claviers qui, malgré le contraste qu'elle souligne, se fond parfaitement dans la musique du groupe. Premier constat: la guitare ! On note que Wolbers n'a aucune leçon à recevoir de personne, pas même de Dino CAZARES, tant sa maîtrise de l'instrument est hallucinante de précision ! On irait même jusqu'à dire que, si l'on n'était pas au courant de l'éviction de l'ancien guitariste, c'est Dino lui-même qui tient le manche ! Redoutable ! On note également, dès les premières notes de chant de Burton, que celui-ci a complètement délaissé le chant si particulier qu'il avait adopté sur Digimortal, pour reprendre celui, plus traditionnel, de Demanufacture (1995) et de l'excellentissime Obsolete (1998), mais avec une nette amélioration: si le chant brut se fait plus agressif, ses parties de chant clair sont encore mieux exploitées, et Burton parvient désormais à faire la transition entre ces deux styles sans avoir à baisser d'une octave, comme précédemment. Un excellent morceau, qui laisse augurer, presque sans crainte, du meilleur !
-Cyberwaste: indiscutablement le morceau le plus brutal de l'album mais, paradoxalement, le premier single du groupe, dont le clip a été tourné en Australie, dans une usine désaffectée, avec une centaine de metalheads. La batterie est mise à l'honneur sur ce morceau, notamment à travers ce break survitaminé où les fûts de Raymond HERRERA font des ravages, accompagnés par une guitare ultra-heavy qiu ne fait pas dans la dentelle ! Ultra-efficace !
-Act Of God: le premier grand moment du disque, avec cette intro monstrueuse, où le génial riff-mitraillette de Wolbers est secondé par une batterie apocalyptique. Le long couplet très agressif contraste sans problème avec ce refrain quasi-atmosphérique (même s'il ne fait pas non plus dans la dentelle), où Burton C.BELL fait des miracles ! Quant au "nouveau" guitariste, son jeu sur ce morceau est à ce point impressionnant qu'il nous fait totalement oublier Dino CAZARES. Un break très efficace intervient aux trois-quarts du morceau puis le refrain finit par nous achever ! Splendide !
-Drones: deuxième grand moment de l'album, même s'il est totalement différent du titre précédent au niveau de l'intensité. Ce morceau est en effet ultra-mélodique et varié, en partie grâce à la voix du chanteur, qui atteint ici des sommets, mais également à l'apparition des claviers dans le pré-refrain, qui tempèrent le morceau de façon subtile, et enfin le refrain à proprement parler, qui est sans conteste l'un des plus beaux moments de l'album, encore plus à la fin du morceau, où des choeurs discrets mais bien présents accompagnent le chanteur. Sans aucun doute l'un des meilleurs morceaux jamais composé par le groupe !
-Archetype: le morceau le plus immédiat et le plus accrocheur de l'album, grâce à son couplet où la guitare et la batterie se livrent à un duel très stimulant, et à l'apparition de ce refrain, là encore quasi-magique, où le chanteur fait à nouveau des miracles. Ultra-efficace, et dans la veine des meilleurs titres du combo !
-Corporate Cloning: encore un splendide morceau, où l'aggressivité et la mélodie se confondent ou se succèdent sans problème. Preuve en est le chant de Burton, qui alterne sans problème les parties quasi-hurlées du pré-refrain avec les moments mélodiques du refrain en lui-même, où il se voit à nouveau porté par de très beaux choeurs. A nouveau, WOLBERS fait des miracles dans ce morceau, et parvient à instaurer son style ! Superbe !
-Bite The Hand That Bleeds: le morceau le plus mélodique du disque et l'un des plus beaux. Burton chante exclusivement en voix claire, et les claviers sont très présents, sans aucunement nuire à la qualité de l'ensemble. Si la guitare se fait très lourde, elle n'en est pas pour autant envahissante, suivant simplement les lignes de chant. Le morceau se finit par un chant continu magistral.
-Undercurrent: troisième grand moment de l'album, c'est certainement le morceau où l'agressivité et la mélodie sont le plus contrastées, mais aussi le plus complices ! Preuve en est cette alternance entre les parties acérées du couplet et ce refrain, tout simplement magique autant qu'efficace ! Enfin, le morceau s'achève par une batterie à nouveau fort présente, mais qui se paie le luxe de se fondre parfaitement avec les claviers, les deux portant le refrain, répété à l'envi par le chanteur ! Grandiose !
-Default Judgement: un morceau ultra heavy, tant au niveau des guitares, très Rammsteinesques dans le couplet, que du chant, où Burton, décidément, n'en finit plus de nous impressionner par ses prouesses vocales exceptionnelles ! L'un des breaks les plus marquants de l'album fait ici son apparition ! Quant à la fin du morceau, elle est, elle aussi, magnifique, avec toujours ces choeurs discrets mais très porteurs, et en parfait contraste avec le début très plombé du morceau !
-Bonescreaper: le deuxième titre brutal de l'album, où la batterie est mise largement en avant, nous permettant ainsi de nous extasier sur le jeu particulièrement puissant de Raymond HERRERA, notamment lors du couplet et surtout du break qui intervient aux deux-tiers du morceau. Très efficace, ce titre est aussi le moins novateur de l'album, en regard de toutes les compositons réellement surprenantes qui parsèment le disque. Redoutable néanmpins et très largement au-dessus de la moyenne actuelle !
-Human Shields: le plus grand moment du disque, sans conteste ! D'une puissance mo-nu-men-tale en continu et quasi-atmosphérique, ce titre parle d'un sujet actuel très sensible: le conflit en Irak, où les membres du groupe, Américains, demandent à leur pays de cesser toute violence ("no more violence in our name"). Les paroles, simples, n'en demeurent pas moins lourdes de sens et s'avèrent être d'une émotion et d'une intensité sans pareilles ! C'est peut-être même le plus beau morceau jamais composé par le combo ! Inouï !
-Ascension: une très longue outro où le groupe reprend le thème du morceau précédent. Uniquement interprété par les claviers, elle donne l'impression d'être dans un rêve, mais, vu le titre et le thème auxquels elle se réfère, il est aisé de deviner à quoi elle fait référence...
Cet album restera sans doute pour longtemps comme la plus belle résurrection jamais observée dans le petit monde du heavy metal. Plus qu'avoir remis le groupe sur les rails dorés qui l'ont mené au statut prestigieux qu'il a atteint aujourd'hui, il semblerait, même sans le recul nécessaire, qu'il devienne lui aussi une référence absolue dans le domaine du thrash-metal (oublions ce terme pompeux de cyber-metal, qui ne veut finalement pas dire grand chose...), comme le fut en son temps l'album Demanufacture. Avant de définitivement se prononcer, on peut toutefois prédire sans aucune frilosité qu'il s'agit ici de l'album de l'année 2004 ! Bravo messieurs !


The Wretched Spawn
The Wretched Spawn

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2.0 étoiles sur 5 Oui mais non !.., 13 juin 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Wretched Spawn (CD)
Apres l'inutile Gore Obsessed (sorti en 2002), les affreux cannibales nous reviennent en pleine forme avec cet album où l'on constate que les musiciens ont progressé à tous les niveaux: Georges "Corpsegrinder" Fisher nous démontre, de par ses prouesses vocales réellement impressionnantes, qu'il reste un redoutable hurleur, tandis que tous les musiciens (la paire Owen - O'Brien en tête) se révêlent d'une efficacité et d'une technicité remarquables. Quant aux morceaux (le plus important, après tout), ils sont simplement conformes à ce que le groupe sait faire de mieux... et c'est bien là tout le problème !!! En effet, le groupe, fort de son statut de plus gros vendeur de Death Metal, à trop vouloir donner le meilleur de lui-même d'un point de vue instrumental, n'a pas cherché à innover au niveau des compositions en elles-mêmes, si bien que le disque, à l'inverse de cette pochette répugnante, sonne presque comme trop convenu. Qu'on ne se méprenne pas, certains morceaux sont vraiment superbes, comme les excellents "Decency Defied", "Nothing Left To Mutilate" et "Rotted Body Landslide", mais l'album dans son ensemble s'avère au bout du compte sans surprises, sans réel grain de folie et, de la part d'un groupe peu conventionnel de la trempe de Cannibal Corpse, forcément regrettable...


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