ARRAY(0xb20ce774)
 
Profil de Arnaud > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Arnaud
Classement des meilleurs critiques: 166.975
Votes utiles : 442

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Arnaud (Le Blanc, France)

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8
pixel
Objectif: thunes
Objectif: thunes
Prix : EUR 18,00

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Galette et Gros Morceaux, 3 octobre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Objectif: thunes (CD)
C'est sûrement parce qu'à la base, le metal, c'est pas fait pour rigoler, que ce disque fait autant figure d'OVNI dans un genre qui influence à ce point les fans que ceux-ci aiment se suicider, profaner des tombes et brûler des églises au nom de Satan (c'est TF1 et M6 qui le disent donc c'est vrai !).

Ultra Vomit est un groupe de metal parodique. Vous allez me dire que des groupes parodiques dans le metal, il en existe déjà pas mal: les Italiens de Nanowar en tête de ligne, mais aussi Terror 2000 et Gronibard. On pourrait rapprocher la démarche d'Ultra Vomit de celle de Nanowar sur son album Others Bands Play, Nanowar Gay!, Terror 2000 étant trop "pro" musicalement (je vous conseille néanmoins de poser une oreille sur l'excellent Terror for Sale) et Gronibard étant tout simplement nul à chier.

Proche de Nanowar donc, dans cette façon de parodier le metal comme Zucker, Abrahams et Zucker ont parodié le cinéma Hollywoodien en multipliant les clins d'oeil avec la série des Y a-t-il... ? En effet, sur Objectif : Thunes, Ultra Vomit reprend des moments cultes de la chanson populaire, française ou autre, à la sauce metal et n'hésite pas à brillamment imiter ses contemporains afin de diversifier son propos (Immortal, Gojira ou Lemmy Kilmister par exemple). L'évolution du groupe avec son premier album sorti quatre ans auparavant est saisissante: du grindcore sans intérêt de M.Patate, on passe à un metal burné qui riffe sec et aux références bien plus perceptibles. Même les compos originales donnent lieu à des hymnes, comme en témoigne le tube de l'album, l'irrésistible "Je Collectionne des Canards (Vivants)", dont le final restera gravé dans la tête de tous les auditeurs.

Toutefois, là où Ultra Vomit gagne encore plus de points sur Nanowar, c'est qu'en plus de se montrer musicalement plus diversifié, il cause dans sa langue natale et mine de rien, pour les bêtes auditeurs français que nous sommes, c'est un atout majeur, d'autant que Fetus, le vocaliste, assure brillamment dans tous les registres: impossible du coup pour les allergiques de death, de black, voire de hardcore de ne pas succomber aux titres les plus virulents de l'album, les paroles vraiment drôles restant parfaitement audibles même dans le cadre de styles aussi extrêmes. Je ne saurais d'ailleurs trop vous conseiller d'écouter la chanson "Mountains of Maths" sur le MySpace du groupe, un titre qui relate une situation dramatiquement banale et que vous avez sûrement tous connue, et qui ne pouvait être musicalement illustrée de meilleure façon.

J'aurais voulu vous parler plus en détail de cet album mais révéler son contenu ne ferait que vous gâcher l'effet de surprise. Je m'en tiendrais donc là.

Tout ce que je peux rajouter, c'est qu'avec ce patchwork multigenres et vraiment rigolo, Ultra Vomit vient de sortir une usine à tubes et je leur souhaite que les paroles débiles qui l'imprègnent soient aussi référentielles que certains extraits de sketches des Nuls ou des Inconnus sur lesquels on aimait bien rigoler dans les cours d'école.

Un grand bravo à Fetus, Manard et Flokos pour ce moment de rigolade déjà culte dans le coeur des metalheads.


Saints Of Los Angeles
Saints Of Los Angeles

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Motherfuckers of the Year ?, 2 octobre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Saints Of Los Angeles (CD)
Retour du line-up "légendaire" de Mötley Crüe sur cet album qui, mine de rien, arrive huit ans après un New Tattoo tellement mauvais qu'on aurait pu croire qu'il s'agirait d'un triste chant du cygne (quoiqu'il eut été dur pour le cygne de chanter sachant qu'il était déjà en coma prolongé depuis deux albums). Cette nouvelle livraison aurait pu être une carte de visite pour la maison de retraite des Vieilles Stars Déchues.
Sauf que ça n'est pas vraiment le cas. Déjà, le titre éponyme: un pur hit dans l'âme, immédiat, accrocheur et bon. Le genre de tube qui, en concert, fera s'époumoner les gars et se dévoiler les poumons des filles.
Ensuite, le reste: pas exceptionnel (hormis le très bon "MF of the Year"), mais foutrement plaisant à l'écoute. Riffs rock n'roll bien balancés et refrains facilement mémorisables pour des chansons pas inoubliables mais au capital sympathie assez élevé. Le genre de disques qu'on se repasse régulièrement et qui témoigne d'un réveil en assez bonne forme.
Dans la droite lignée d'un de ses meilleurs albums intronisant un mystérieux docteur, Mötley Crüe feels good.


The Crucible of Man (Something Wicked Part II)
The Crucible of Man (Something Wicked Part II)
Prix : EUR 17,94

6 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Quelque chose de pourri - Part 2, 2 octobre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Crucible of Man (Something Wicked Part II) (CD)
Question: était-il possible de faire pire que Framing Armageddon ? La réponse est oui, avec The Crucible of Man. Deuxième partie du concept fumeux de Jon Schaffer, et qui voit le retour du messie Matthew Barlow derrière le micro, cette deuxième partie sent le bâclé à plein nez: chanteur différent (ben ouais, un concept étant censé être cohérent du début à la fin, ça la fout mal dès le départ), 15 minutes de moins que la première partie, comme si Schaffer avait décidé d'en finir rapidement, des titres absolument sans-queue-ni-tête où rien ne se passe... Les meilleures idées de l'album ne sont que des reprises des thèmes originaux de la trilogie initiale sortie voilà 10 ans, c'est vous dire le haut degré d'inspiration qui imprègne cet opus. Comme par hasard, ces résurgences d'anciens thèmes sont plus présentes que dans le premier volet, comme pour faire office de cache-misère. Ah si, le riff de "The Dimension Gauntlet" nous fait lever la tête, avant qu'on se remette illico à piquer du nez. Gare ! Car l'expression "bailler jusqu'à s'en décrocher la mâchoire" pourrait ici s'illustrer de manière concrête.


Ultra Beat Down
Ultra Beat Down
Prix : EUR 7,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 La panne, 2 octobre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ultra Beat Down (CD)
La cause du succès foudroyant de DragonForce a un nom: Guitar Hero III. Ou le jeu qui contient LE titre impossible à reprendre en mode expert: "Through the Fire and Flames" de l'album précédent, Inhuman Rampage. Presque victimes de leur succès, les Anglais nous pondent un album ou ils ont un peu le cul entre deux chaises: d'un côté, les tendances toujours ultra-speed qui avaient pourtant atteint leur paroxysme sur l'album précédent (et on imagine sans problème que RoadRunner les a encouragés à poursuivre dans cette voie... lucrative), de l'autre, un certain souci "d'évolution", où le groupe ralentit le tempo. Dans un cas comme dans l'autre, le résultat est décevant. Les furies speed ressemblent vraiment trop à ce qu'on avait déjà entendu sur Inhuman Rampage (on peut même parler d'auto-plagiat par moments), tandis que les passages plus "posés" convainquent rarement, tombant même souvent comme un cheveu sur la soupe et plombant plus qu'autre chose les morceaux. Autrement dit, grosse panne d'inspiration pour le coup. Z'auraient mieux fait d'appeler leur album Ultra Breakdown.


Nostradamus
Nostradamus
Prix : EUR 16,71

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Imprévisibles, 2 octobre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nostradamus (CD)
L'un des plus grands fers-de-lance du heavy metal made in England verrait-il sa lame s'émousser ? C'est ce que j'ai été tenté de croire la première fois que j'ai écouté cet album conceptuel intégralement inspiré de la vie du célèbre "visionnaire" Michel de Nostredame: trop long (1h42 au compteur !), trop mou (beaucoup de titres lents) et donc au final trop ennuyeux. Le retour du Metal God Rob Halford n'était-il qu'une fumisterie, ce que m'avait laissé entrevoir le précédent album, Angel of Retribution, trop... bof ?
Une écoute dans ma voiture, dans ma bulle, l'oreille entièrement consacrée à ce double-album, a totalement inversé la tendance: j'étais littéralement prisonnier de cette grande forge où étaient façonnées quelques belles lames bien affûtées, certaines étant même incrustées de perles ensorcelées: l'héroïque "Plague and Pestilence" et la poignante "Alone"; d'autres, plus nombreuses, moins bien aiguisées mais tout de même de qualité. Puis les écoutes suivantes furent plus inégales: un coup, j'étais de nouveau sous le charme, un coup non.
C'est le problème des albums du genre, ces gros blocs qu'on doit s'enfiler d'un trait: ils sont tellement longs, tellement (sur)chargés qu'il faut trouver le bon endroit et le bon moment pour pleinement y entrer; les longueurs, inévitables, étant appréhendées différemment selon nos dispositions. Un concept plutôt réussi au final, mais qui demande un minimum d'investissement de la part de l'auditeur.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 2, 2008 5:28 PM MEST


Death Magnetic (Edition limitée - Digipack)
Death Magnetic (Edition limitée - Digipack)
Prix : EUR 14,33

7 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Beaucoup de bruit pour rien., 12 septembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Death Magnetic (Edition limitée - Digipack) (CD)
Pour faire court: Death Magnetic est à peine moyen. Plutôt efficace dans sa première partie (mention spéciale au riff empli de groove de "Broken, Beat & Scarred" et à certains passages qui donnent envie de headbanguer, certes sans génie, mais bon), mortellement ennuyeux et mal fagoté dans la seconde, tout ce semblant de gnaque retrouvée sonne au bout du compte forcé par manque d'inspiration générale. Aucun titre de l'album n'est réussi dans son intégralité, il faut se contenter de quelques passages sympas par-ci par-là. Hormis avec "The Day that Never Comes", premier single de l'album (tiens, tiens...), avec ses deux parties très contrastées mais aussi prenantes l'une que l'autre. Manque de bol, "One" avait déjà tout dit dans le domaine 20 ans auparavant. Metallica n'a-t-il plus rien à dire ? Finalement, au lieu de ce vilain fond blanc au fond du cercueil, z'auraient mieux fait d'y glisser la photo du groupe.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 19, 2009 6:39 PM CET


Kings of Metal
Kings of Metal
Prix : EUR 7,00

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Les Rois du Metal, 13 juillet 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kings of Metal (CD)
Kings of Metal a été plus qu'une baffe, ça a été un véritable choc en ce qui me concerne, ce genre de séisme interne qui bouleverse votre être et qui vous fait vous sentir non pas quelqu'un d'autre, mais quelqu'un qui se révèle. Ce disque m'a littéralement chamboulé. Car avant d'être une mine de bonnes compos, il propose avant-tout un véritable florilège d'émotions, mais vous ne faites pas que les ressentir, vous les vivez ! Kings of Metal est un disque qui vous donne le sentiment d'être plus grand, plus fort et accessoirement plus beau. Kings of Metal, c'est la puissance sous toutes ses formes. Primaire, celle qui vous fait vous lâcher en mettant le son à fond, avec le titre introductif "Wheels of Fire" et "Sting of the Bumblebee", la "reprise" instrumentale du "Vol du Bourdon". Guerrière, celle qui vous fait soulever des montagnes et vous donne du courage dans les moments durs, avec des brûlots comme "Kings of Metal" et "Hail and Kill". Emotionnelle, avec d'intenses mélopées comme "Heart of Steel" et "The Crown and the Ring", des chansons que vous ne pouvez vous empêcher de reprendre le poing levé et la main sur le coeur, en compagnie de milliers de compagnons d'arme, le torse bombé, la gorge nouée et les larmes aux yeux.

Toutes ces chansons ont en commun ce côté rassembleur, avec les frissons de rigueur, qui nous donne envie de nous battre pour la cause Metal. Nous battre contre qui ? Et que représente cette cause ? J'en sais rien et je m'en moque. "Other Bands Play, ManOwaR Kill !".


Holographic Universe
Holographic Universe
Prix : EUR 12,16

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Juste une illusion ?, 23 juin 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Holographic Universe (CD)
Avec Holographic Universe, son premier album conceptuel, le groupe a choisi d'accentuer son côté mélodique. Une évolution logique finalement: un premier album direct et agressif, un deuxième qui alternait deux humeurs bien distinctes (agressivité/mélodies) et un troisième où les mélodies ressortent davantage. Les parties agressives restent bien sûr de la partie avec une fois de plus des riffs qui marquent les esprits, n'empêche qu'une fois l'album terminé, ce que l'on retient le plus, ce sont ces refrains chantés en voix claire (remarquable performance de Christian Ävelstam au passage, redoutable de versatilité), ces solos racés dégoulinant de mélodies qui se taillent la part du lion sur cet album, s'insérant au sein des couplets ou venant ponctuer un riff, et ces claviers prédominants qui confèrent une saveur éthérée à l'ensemble de cette galette.

Holographic Universe se montre du coup moins percutant (c'est son défaut) mais aussi plus homogène que son superbe prédécesseur. Pas de caresse dans le sens inverse du poil, ici, les breaks coulent de source, les chansons s'enchaînent sans accroc, l'ensemble est d'une fluidité exemplaire... et le groupe y gagne encore en personnalité. Peut-on encore parler de "death metal mélodique" ici ? Selon moi, le groupe évolue plus dans le registre du metal mélodique tout court. Si je devais le comparer à un autre groupe, ce serait sûrement Arch Enemy: une musique mélodique avec une voix d'écorché vif, sauf que Christian Ävelstam propose un registre vocal bien plus varié que la beugleuse saoulante Angela Gossow et que l'ensemble est bien moins inégal que le groupe des frères Amott. Pas vraiment de titre en dessous des autres sur Holographic Universe (ainsi que sur les deux précédents opus), tout est solide et cohérent du début à la fin.

Certes, je ne nie pas que le groupe arrive avec cet album au bon moment. En regard de la scène dont il est censé faire partie et qui se casse furieusement la figure à défaut d'une vraie concurrence, le groupe a tout le champ libre pour s'imposer sur un territoire qui reste à reconquérir. Mais il est incontestable que l'argument le plus valable pour vanter les mérites de cet opus reste la qualité de son contenu.


Runnin' Wild
Runnin' Wild
Prix : EUR 7,00

2 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Courant d'air..., 15 juin 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Runnin' Wild (CD)
Sans grand intérêt ce groupe, sympatoche sans plus. Clône d'AC/DC jusqu'à la moëlle, les hymnes en moins... Une curiosité actuellement en regard du manque de concurrence dans le genre, destinée à se faire oublier quand AC/DC sortira enfin son disque.


Collision Course
Collision Course
Prix : EUR 18,69

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Opus Royal, 13 juin 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Collision Course (CD)
L'album, conceptuel, nous évoque les guerres de religions, un sujet d'actualité qui plus est, et remarquablement mis en musique. Si vous aimez les belles chansons puissantes emplies de souffle, ce disque est fait pour vous. Soutenues par des nappes de claviers massifs qui vous happent et vous entrainent dans un océan chargé d'émotions, les mélodies n'en finissent plus d'atteindre le coeur de l'auditeur, qui se sent littéralement pousser des ailes et foncer à travers les nuages, baissant par moments furtivement la tête pour percevoir d'un seul regard toute la violence du monde.

Car c'est bien là la force de cet album: proposer sur un rythme effréné (les compos s'enchaînent merveilleusement bien et n'accordent aucun temps de répit), des chansons exprimant toute l'incompréhension du monde mais laissant filtrer l'espoir de part en part. Une course menant à une collision d'émotions paradoxales, un choc émotionnel aux traces lacrymales, Collision Course - Paradox II émeut et fait serrer du poing.


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8