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Cousin Hub "Cousin Hub"
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The Diary
The Diary
Prix : EUR 14,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Lucassen a (vraiment) de l'idée, 29 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Diary (CD)
Le commentateur précédent a tout dit concernant l'excellence de cet album. Je complèterai en signalant que le grand (2m10 tout de même!) Arjen Lucassen trouve encore le moyen d'innover 20 ans après le premier album d'Ayreon, le transcendant "The Final Experiment". Cette fois ci, ce n'est pas par un casting impressionnant de chanteurs que The Gentle Storm se caractérise, mais par l'idée géniale de présenter deux disques reprenant chacun les mêmes morceaux (11 en tout) mais orchestrés de manière différente. Le premier (Gentle) offre une instrumentation douce et baroque à grand renforts de cordes, flutes, percussions diverses. Le second (Storm) propose les mêmes titres orchestrés de façon plus puissante, épique et symphonique avec grosses guitares, synthés et batterie appuyée. A ma connaissance, cela n'avait jamais été proposé jusqu'alors. On a par conséquent l'impression d'écouter deux disques distincts et différents qui peuvent chacun trouver leur public. C'est comme si vous aviez un disque de Blackmore's Night et un autre de Within Temptation dans le même fourreau! Quelle est la meilleure version? Impossible de le dire car Arjen et Anneke Van Giesbergen (puisque c'est elle qui chante sur "The Diary") sont au top de leur talent sur les deux versions. Arjen a réalisé un travail titanesque sur les arrangements (sur la version acoustique, il a même réalisé un tour de force en rameutant une flopée de musiciens talentueux) et Anneke a réussi la gageure d'offrir toutes les facettes de ses qualités vocales (douceur sur le 1er volet, virtuosité sur le second). Seconde bonne idée, le couple par cet album rend hommage à leur pays - la Hollande- en relatant l'histoire d'amour d'un couple au 17ème siècle (l'âge d'or des Pays Bas) du temps de la navigation marchande. J'étais personnellement dubitatif à la première écoute (je trouvais tout cela bien mou), mais dès la seconde j'ai compris que "The Diary" deviendrait l'un des incontournable de 2015. The Gentle Storm se bonifie au fil des écoutes et la déclinaison en deux versions opposée permettra à "The Diary" de vivre plus longtemps. Bravo!


Speak Of The Devil
Speak Of The Devil
Prix : EUR 7,99

4.0 étoiles sur 5 Ozzy rechausse ses savates noires, 28 mars 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Speak Of The Devil (CD)
Alors que Black Sabbath avec Ronnie James Dio sortait "Live Evil", Ozzy de son côté pour se consoler de la perte de Randy Rhoads offrait lui aussi sa version personnelle du répertoire sabbatien en live. Accompagné d'un groupe de tueurs, il nous live des versions explosives de ces vieux titres qui ont fait sa renommée. Ca dépote, mais ça ne vaut pas les originaux, beaucoup plus malsains. Une parenthèse salutaire pour le chanteur fou...


Nuclear Burn
Nuclear Burn
Prix : EUR 23,98

5.0 étoiles sur 5 Classé X, 28 mars 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Nuclear Burn (CD)
Ne zappez surtout pas cette chronique ! Ce coffret 4 cds regroupant les 6 premiers albums de Brand X (accompagnés de quelques sessions inédites) est tout bonnement indispensable à tout mélomane qui se respecte. Encore faut-il aimer la fusion bien évidemment… J'ai découvert Brand X par hasard, en trouvant un vinyle soldé chez un disquaire situé à quelques mètres du Forum des Halles. La pochette avait attiré mon attention : une tête de femme en burqa (c'était encore exotique à l'époque) ! L'album s'intitulait « Masques » (le 4ème album -3ème en studio- sorti en 1978) et j'ai acheté l'album à la gueule des musiciens chevelus qui jouaient dessus et surtout au nom du batteur, le seul type de la bande que je connaissais. Il s'agissait de… Eh non raté, pas Phil Collins ! Ah ah, c'est le seul des 6 disques de Brand X du coffret sur lequel Philou ne joue pas !! Le batteur de « Masques », c'était Chuck Burgi qui accompagne Rainbow sur « Bent Out Of Shape ». En rentrant chez moi, je m'attendais à entendre du Hard-Rock ou tout du moins du Rock FM (Burgi avait également joué avec Billy Joel). Mais non, la musique était complètement barrée : 6 titres extensifs de jazz-rock/fusion qui aurait fait fuir la ménagère de moins de 50 ans. Peu à peu je me suis mis à aimer ce disque qui a beaucoup tourné sur la platine de ma chambre de bonne parisienne. C'est lorsque j'ai été muté dans le Gers que j'ai trouvé chez un disquaire de Auch le second album « Maroccan Roll » (1977) ainsi que le 5ème, « Product » (1979). Là encore, le choc, d'autant que sur ces deux albums figurait la figure emblématique de Brand X, l'extraordinaire batteur anglais, j'ai nommé… Phil Collins ! Et en plus l'animal chantait. Sur « Maroccan Roll » il vocalisait en sanskrit « Sun In The Night » et sur « Product » il entonnait « Don't make waves » et « soho ». Du pur bonheur pour le jeune homme que j'étais. Plus tard, un pote m'a prêté « Livestock » (1977), le 3ème disque qui comme son titre le suppose est enregistré en public. L'intérêt de cet album est de compter sur ses 5 morceaux 3 inédits.
Lorsque j'ai vu le coffret « Nuclear Burn » en vente, je me suis rué dessus car n'écoutant plus de vinyle et de cassette audio depuis un certain temps, je ne me souvenais plus trop du contenu musical de ces albums. J'ai bien fait de l'acquérir, car le son y est excellent et que le tout premier album, « Unorthodox Behaviour » (1975) est le meilleur de tous, et celui-là je ne l'avais pas ! Créé au départ comme un « jam band », Brand X était l'occasion pour Phil Collins de sortir du train-train quotidien et des morceaux « très écrits » de Genesis pour s'amuser et de défouler avec des copains. C'est ainsi que voulaient aussi « travailler » le guitariste John Goodsall (ex Atomic Rooster), le bassiste Percy Jones (basse) et Robin Lumley (claviers). Pas étonnant alors qu' « Unorthodox Behaviour » offre une musique improvisée sortant des sentiers battus, pas très orthodoxe. Dès l'album suivant, Brand X recrute un musicien supplémentaire en la personne du percussionniste Morris Pert. Sur 1 titre de « Livestock », un autre batteur (Kenwood Dennard) fait son apparition car Collins, occupé avec Genesis, n'avait pu terminer la tournée. Puis il a été remplacé par Chuck Burgi pour « Masques » (alors que Lumley était remplacé par l'ex Quatermass Peter Robinson). Pour faire face à l'instabilité grandissante de son line-up, Brand X a pris dès « Product » l'initiative de devenir une nébuleuse où les musiciens jouaient au gré des morceaux. Ainsi, John Goodsall restait le seul membre fixe, la basse pouvant être assurée aussi bien par Percy Jones que John Giblin, les claviers par Pete Robinson ou Robin Lumley, la batterie par Phil Collins ou Mike Clarke, Morris Pert n'intervenant que sur quelques titres avant son départ définitif. Bref, Brand X connaissait plusieurs incarnations et ce sur un même album. Sur scène, du coup, cela devenait beaucoup plus simple car ne jouaient que ceux qui étaient disponibles au moment voulu. Dommage pour les amateurs de Phil Collins qui devaient se résigner à prendre le risque de prendre leur billet sans être sur de voir leur vedette. Sur le dernier album, « Do They Hurt ? » (1980) deux formations différentes entourent Goodsall  avec la volonté de la maison de disques d'offrir les deux facettes de la musique de Brand X : la plus aventureuse et la plus accessible. Mais quoi qu'on veuille, il sera bien difficile de transformer un jam band en une machine à tubes. En tous cas, il n'était pas dans l'intention de Phil Collins d'écrire des bluettes pour Brand X qui était une récréation pour lui. A l'aube des années 80, Brand X, devant l'insuccès de ses albums, est obligé de jeter l'éponge. « Nuclear Burn » est le testament de sa première époque, la plus intéressante et créative, celle qui voyaient collaborer de jeunes musiciens talentueux et bourrés d'humour. Un très chouette coffret…


Scorpions Revisited
Scorpions Revisited
Prix : EUR 15,99

5.0 étoiles sur 5 Quand Ulrich Roth, les Scorpions piquent, 28 mars 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Scorpions Revisited (CD)
Pas trop tôt ! Cela fait des années que j'attends qu'Uli revisite son passé plutôt de sortir des albums de Hard Rock Hendrixien (qui n'intéressent personne) et de classico-rock pompeux (qui font chier tout le monde).Aujourd'hui, la plupart de ses compositions pour les Scorps, oubliées depuis des lustres puisque Scorpions ne les joue pas, retrouvent une nouvelle jeunesse avec « Scorpions Revisited ». Ce double-album est indispensable à plus d'un titre (en fait il y en a 19… titres). La quasi totalité des morceaux écrits par Uli (à l'exception des excellents « I've Got To Be Free » et « Your Light » du non moins excellent « Taken By Force » : étonnant et dommage) figurent ici, accompagnés de 4 chansons qu'il n'a pas composées mais qui figurent parmi ses préférées. Tous ces titres sont interprétés de manière magistrale, en version extensive avec des solos de guitare à foison. Le groupe qui accompagne le maître est très bon, surtout le chanteur qui met la pâtée à Klaus Meine, de sa voix plutôt grave et rocailleuse, d'une amplitude extrême, capable de monter très haut dans les aigus. Ce phénomène s'appelle Nathan James et il s'est fait connaître en participant à une émission de télé-réalité anglaise, reprenant des standards de pop-rock et hard-rock des années 70. Il accompagne actuellement la troupe de Transiberian Orchestra.
De « Fly To The Rainbow », Roth reprend le suite éponyme de 11mn rehaussée d'un prélude acoustique magnifique de 4mn, ainsi que le blues aérien « Drifing Sun » (6'40). 6 titres (sur 10) de « In Trance » sont interprétés et c'est sur le morceau titre, co écrit par Schenker et Meine, que Roth et son groupe enlumine dans une version de 6'44 qui monte en intensité et qui se termine de manière orgiaque avec les cris magnifiques de Nathan James. La version rallongée de « Dark Lady » vaut également son pesant de cacahuètes en 8'19 de fornication guitaristique. Toutefois, ce sont sur ses morceaux de « Virgin Killer » (7 extraits sur les 9 que compte l'album!!!) que le style Uli Jon Roth donne sa pleine mesure avec les bizarres « Virgin Killer » et « Hell Cat » (meilleur que l'original car Uli chante beaucoup mieux aujourd'hui de sa voix de vieillard enrhumé), « Polar Night » dans une version dantesque de 7mn (là aussi, encore meilleure que l'originale et la version live de « Tokyo Tapes », du fait d'un chant mieux assuré),et surtout les grandes ballades progressives que sont « Yellow Raven » et « Crying days » (cette dernière étant du fait de Schenker/Meine, mais très empreinte du style Roth). A noter une version décevante de « Pictured life », chantée par une chanteuse à la voix hommasse du nom de Liz Vandall, et un « Catch Your Train » (une compo de Schenker/Meine) efficace mais trop fidèle à l'original. « Taken By Force » est, comme nous l'avons dit, moins bien traité par l'absence de deux de ses morceaux phares, mais les deux titres retenus, sont les meilleurs de ce « Scorpions Revisited ». « The Sails Of Charon » est sans doute la plus grande composition d'Ulrich Roth toutes époques confondues avec son riff arabisant et son très long solo d'ouverture. Nathan James, de sa voix puissante, donne au titre un dimension supplémentaire et le groupe offre une digression instrumentale qui porte le titre à près de 9mn ! Autre moment d'anthologie, la version « à la Child In Time » de « We'll Burn The Sky », l'une des meilleures compositions de Rudolf Schenker, dont le texte a été écrit par Monika Dannermann (femme de Roth et dernière compagne d'Hendrix. Elle a d'ailleurs été soupçonnée de l'avoir empoisonné. Elle a mis fin à ses jours en 1996). 8'33 de montées en puissance, de baisses d'intensité, de péripéties vocales à faire blêmir Ian Gillan. « All Night Long », l'un des deux inédits de « Tokyo Tapes » complète le track listing mais fait figure de « filler » au milieu de tant de merveilles.
Pour la petite anecdote, « Scorpions Revisited » a été enregistré « live » sans public, dans la salle du Lycée où Scorpions répétait à l'époque. Cette salle a été mise à disposition par Achim Kirshning, ex Down Road (le groupe de Roth qui a fusionné avec Schenker et Meine pour aboutir au Scorpions de 1974) , claviériste sur « Fly To The Rainbow » et « In Trance », actuel proviseur et prof de math de ce Lycée ! Etait également présent lors de l'enregistrement, Lothar Heimberg, ex bassiste des Scorps sur… « Lonesome Crow » (1972). Ca ne nous rajeunit pas !
Allez, achat obligatoire…


Banks Of Eden - Edition Limitée (2 CD)
Banks Of Eden - Edition Limitée (2 CD)
Prix : EUR 14,99

4.0 étoiles sur 5 Retour gagnant!, 28 mars 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Banks Of Eden - Edition Limitée (2 CD) (CD)
Après 5 ans de silence, les Flower Kings reviennent comme si de rien était avec un nouvel album, double dans son édition limitée (avec un CD bonus décontracté de 21mn). Le chanteur Hasse fröberg m'a récemment avoué qu'il ne pensait pas que le groupe pourrait se reformer alors que tous ses membres étaient tous occupés à d'autres projets (Karmakanic, Agents Of Mercy, Transatlantic, Hasse Fröberg and Musical Companion, Eggs and Dogs...). Banks of Eden ne fait pas sauter la banque, mais c'est plutôt un bon album où le talent de guitariste et de song writer de Roine Stolt n'a pas pris une ride. Je ne sais si ce disque est meilleur ou moins bon que les albums antérieurs à 2007, mais il s'écoute avec plaisir sans qu'aucun des titres ne s'élève au rang de "classique". On retiendra bien entendu la suite introductive de 25mn ("Numbers") dans la pure tradition progressive, mais tout le premier CD d'une durée de 54mn en 5 titres est un pur ravissement. Si "Banks of Eden" n'est pas l'album des Kings que je conseillerais en priorité ("Stardust We Are" me semble plus approprié), il symbolise un retour en forme des suédois sur le devant de la scène "prog".


Hfmc
Hfmc
Prix : EUR 27,71

5.0 étoiles sur 5 Premier album et premier coup de maitre!, 25 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hfmc (CD)
En seulement 4 ans, notre ami Hasse Fröberg, acolyte de longue date de Roine Stolt au sein des Flower Kings (en charge du chant haut perché et des guitares d'accompagnement), nous propose déjà le 3ème album de son groupe au nom un peu ronflant de Hasse Fröberg And Musical Companion. Sachant que durant la même période, les Flower Kings ont accouché de deux albums, on remarquera que notre généreux frontman n'a pas chômé une seconde ! Surtout quand on sait que le bonhomme s'était artistiquement laissé vivre pendant une bonne vingtaine d'année, se contentant d'écrire une chanson par-ci par-là pour TFK, attendant tranquillement le coup de tel son de son ami Roine lui annonçant l'entrée en studio et des dates de tournées auxquelles il répondait présent. C'est donc à l'amorce de la cinquantaine, qu'Hasse a enfin décidé de prendre son destin en main, profitant du break que Stolt avait imposé aux Flower Kings à la fin des années 2000. En 2011, j'avais porté aux nues le 1er opus d'HFMC « Future Past ». L'année suivante, il sortait « Powerplay », qu'étrangement j'avais zappé pour des raisons mystérieuses, mais je vais de ce pas réparer cette injustice car les critiques lues sur le net sont toutes bonnes.
Bref, nous voilà en 2015 et HFMC nous propose l'album du même nom, orné d'une magnifique pochette qui donne envie de le découvrir (ce n'était le cas ni de « Future Past », ni de « Powerplay » malheureusement). Je peux vous le dire d'emblée : « HFMC » est un très grand disque de rock progressif, à la fois complexe et mélodique, envoûtant et pêchu comme il faut, susceptible de satisfaire grand nombre de nos lecteurs. Ainsi, si vous aimez à la fois Transatlantic et les Flower Kings, Yes et ELP, Toto et Supertramp, Mahavishnu Orchestra et Return To Forever, Deep Purple et Led Zeppelin, cet album devrait beaucoup vous plaire. Vu comme cela, vous pourriez penser que Fröberg part dans tous les sens, ce qui n'est pas le cas fort heureusement. Si sur « Future Past », on pouvait avoir l'impression d'un collage d'influences disparates, « HFMC » propose des compositions majestueuses de prog-rock symphonique du meilleur tonneau, directement héritées de 40 ans d'expérience dans le genre. Les musiciens qui accompagnent Hasse sont tous excellents, notamment le jeune guitariste blond Anton Lindsjo au jeu très fusion, du genre Alan Holdsworth, et l'énorme claviériste poilu Kjell Haraldsson au toucher à la fois délicat dans les atmosphères (« seconds », l'intro pianistique d' « In The Warmth Of Everything ») et virtuose lorsqu'il se lance dans des envolées solistes. La section rythmique est composée de Ola Strandberg (batterie) et de Thomas Thomsson (basse), compagnons (ah ah) de longue date de Fröberg lorsqu'ils jouaient tous ensemble au milieu des années 80 dans le combo de Hair Metal, Spellbound (sorte de sous Vengeance où Hasse, à la coiffure peroxydée et frisée, s'évertuait à brailler tel un Robert Plant en rut. Pour le fun, je vous engage à mater quelques vidéo sur Youtube). De mon point de vue, Fröberg est un excellent chanteur (certains trouvant qu'il chante « à bout de voix », toujours à la limite de la rupture), HFMC est une bande de musiciens soudés et homogènes dans leur ambition et motivation qui en 63mn nous délivre le meilleur rock-prog qui soit en 2015. Certes une des mélodies d' « In The Warmth Of Everything » rappelle « The Whirlwind » de Transatlantic et un passage de « Pages » est un clin d'oeil furtif à « Does it really happen ? » de Yes, mais ce n'est pas bien méchant.
3 morceaux excèdent les 10mn, avec au premier chef l'immense suite de 15mn « Pages », écrite -paraît-il- par le batteur : un morceau d'anthologie à tiroir qui pourrait bien marquer le genre. Les deux autres epics durent respectivement 10mn chacun. « In The Warmth Of Everything » est le plus délicat et symphonique d'entre tous avec ses forts relents de The Flower Kings et une courte section pouvant même évoquer Supertramp, Fröberg chantant sur des accords saccadés de Fender Rhodes. Magnifique ! « Someone Else Faut » est quant à lui plus contrasté oscillant entre le symphonisme de Yes et un côté plus bluesy et rugueux à la Purple/Kansas : génial bien entendu ! Les morceaux plus courts sont tout aussi bons, à commencer par l'opener de 7'22 «  Can't Stop The Clock », mélodique et musclé comme il faut, qui pourrait bien être le titre phare de l'album (en d'autres temps, on aurait appelé cela un « tube potentiel », mais ce n'est plus ce qui passe sur les ondes aujourd'hui), d'autant qu'il a été choisi pour figurer en clip vidéo (visionnable sur Youtube également). A un riff presque prog metal, du genre Spock's Beard sous amphétamines, succède un chant très nuancé à la Alan Reed qui titille les oreilles du prog addict, sensible aux voix haut perchées. « Evething Can Change » (5'13) est le titre le plus léger et sautillant du disque, très représentatif des petites chansons que Fröberg a composé pour TFK, dans un peu genre précieux à la Queen/Supertramp, mais avec de superbes envolées solistes jazzy de guitare et de piano en fin de morceau qui lui donnent toute sa valeur. « Genius » (5'48) est la ballade semi-acoustique de « HFMC » et on sait que Fröberg excelle dans le genre. Une respiration dans un disque très dense… « Something Worth Dying For » (5'31) est à l'opposé, la composition la plus rentre-dedans du disque qui me met dans tous mes états : un véritable orgasme prog-metal, bien lourd où l'on sent l'alchimie qui règne dans le groupe, tant dans la maîtrise du riff que dans les échauffourées solistes à toute barzingue.
Voilà mes amis j'espère vous en avoir dit assez sur cet album qui devrait marquer 2015.


Thick As a Brick Live in Iceland
Thick As a Brick Live in Iceland
Prix : EUR 26,24

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Rien à jeter chez ces rotules..., 4 janvier 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Thick As a Brick Live in Iceland (CD)
Jamais je n'aurais cru prendre autant de plaisir à l'écoute d'un "nouvel" album de Jethro Tull en 2014! Même s' il s'agit du contestable Jethro Tull's Ian Anderson, c'est à dire du légendaire chanteur/flûtiste/guitariste accompagné d'illustres inconnus. Rassurez-vous, Martin Barre (qui tourne de son côté avec sa propre set-list tullienne) ou Doane Perry ne manquent pas le moins du monde car les musiciens choisis par notre échassier préféré sont tous très compétents, à commencer par le guitariste allemand Florian Apahle qui l'accompagne depuis un certain temps déjà. John O'hara (claviers et accordéon), David Goodier (basse) et Scott Hammond (batterie et percussions) sont à l'image de tous les musiciens qui ont traversé le Tull: subtils et fidèles dans leur interprétation au service de sa majesté. Quant au répertoire interprété ce soir de 2013 en Islande, c'est du pur bonheur: l'intégralité des deux volets de "Thick As A Brick", espacés seulement d'un court entracte de 20mn, le temps qu' Ian Anderson aille soulager sa vessie comme il nous l'explique en long, en large et en travers lors d'un exposé supposé comique sur le cancer de la prostate. Cette digression malheureuse figure en plein milieu de "Thick As A Brick" -premier du nom- qui occupe le 1er CD. J'avoue avoir redécouvert cette œuvre car, étrangement, ce n'était pas un album du Tull que j'affectionnais particulièrement. Par méconnaissance sans doute, car c'est effectivement excellent. Cependant, j'aime tout autant (voire plus) "Thick As A Brick 2", paru 40 ans (sic) après, permettant à Ian Anderson de renouer avec l'excellence musicale des années 70 car les derniers opus de Jethro Tull (de "Catfish Rising" à "Dot.Com" en passant par "Roots For Branches") n'étaient franchement pas transcendants. Les retrouvailles avec Gerald Bastock furent donc l'occasion de raviver l'inspiration de l'artiste. Je n'ai d'ailleurs pas compris les chroniques mitigées car ce disque paru en 2012 figure parmi mes préférés du Tull. L'interprétation en concert de ces deux albums exigeants (rappelons qu'Anderson avait composé le premier volet en 1972 dans le but de se moquer du rock progressif, sans penser une seconde qu'il deviendrait un classique du genre) aurait pu se révéler une entreprise désastreuse si Ian Anderson n'avait eu la lumineuse idée de recruter un excellent chanteur additionnel. Outre le fait d'être un acteur, danseur et mime talentueux Ryan O'donnell (qui arpente la scène en donnant la répartie à Anderson) a le mérite d'avoir une voix assez proche (mais plus onctueuse et moins nasale) de celle du vieux grigou. Cela permettant à Ian de préserver sa voix sur la tournée marathon de 176 dates à raison de 2 heures d'un show très chanté. Il pouvait alors davantage se consacrer à sa flûte pendant que sa doublure chantait, évitant ainsi l'utilisation de bandes préenregistrées. A noter qu'une violoniste, Anna Phoebe s'est chaque soir, en direct de chez elle à Londres, connectée au groupe, rajoutant quelques parties de ci de là. Une anecdote que Ian Anderson relate dans le livret. En CD, comme en DVD, ce témoignage live (moins hermétique, à mon avis, que les versions studio) est bien évidemment essentiel à tout amateur de musique.


The Endless River
The Endless River
Prix : EUR 14,99

30 internautes sur 39 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 album mineur... qui a le mérite d'exister, 12 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Endless River (CD)
Ca y est, je me suis décidé: j'ai acheté le dernier Pink Floyd en sachant pertinemment que je risquais d'être déçu... J'écris "dernier" et pas "nouveau", parce que -aux dires de Gilmour et de Mason- il n'y en aura pas d'autre, et parce qu'il s'agit de musiques enregistrées il y a plus de vingt ans durant les séances de "The Division Bell". De là à penser que nous avons à faire à de sombres chutes de studio, il n'y a qu'un pas... que je ne franchirai pas. En effet, "The Endless River", s'il n'est pas un album exceptionnel du Floyd, n'a rien à voir avec un ramassis de bonus pourris, inachevés et mal enregistrés comme on peut le lire de-ci de-là. D'ailleurs, il n'a que peu de choses à voir avec son prédécesseur. Il s'agit plutôt d'un projet parallèle, un long voyage instrumental (excepté le dernier morceau, chanté, prétexte à un clip vidéo émouvant aux vertus écologistes) de 53mn en 4 suites de petites plages judicieusement enchaînées. Personnellement, je trouve ce disque très plaisant à écouter, particulièrement goûteux, bien que manquant singulièrement de dynamisme. Nous avons ici à faire au Floyd planant, celui des passages instrumentaux de "Shine On You Crazy Diamond", d' "Echoes" voire de "Divison bell", ce groupe dont beaucoup adorent. Rien à voir avec "The Wall", "The Final Cut", ni même "A Momentary Lapse Of Reason" ! Oui, c'est bien du Pink Floyd et pas du Gilmour solo (je me suis réécouté le 1er album solo du guitariste, datant de 1978, et même "The Momentary Lapse Of Reason": ça n'a vraiment rien à voir). D'aucuns peuvent penser que "The Endless River" est une "escroquerie"... Je m'inscris en faux, car il s'agit d'un émouvant hommage au défunt Rick Wright dont l'esprit plane tout au long de ce trip de moins d' une heure. Gilmour et Mason ont travaillé 2 ans pour faire de ce projet -des heures et des heures de musique quasi improvisée- un album écoutable et bien ficelé, taillant dans le lard et rajoutant de nouvelles parties. Rick n'a jamais été un violent (cf l'intro de "Shine On" ou son album ambient "Broken China" auquel "The Endless River" peut s'apparenter) et c'est logique que le dernier Floyd ressemble plus à la bande-son d'un documentaire d'Arte sur les libellules qu'à un "vrai grand" album Floydien contrasté et conceptuel comme pouvaient l'être "Dark Side Of The Moon", "Wish You Were" et "The Wall". Un disque complémentaire donc, aux saveurs ambient... Atmosphérique. De la musique d'ambiance, qui déstresse, qui pourrait trouver sa place chez "Nature Et Découvertes"... Attention, ce n'est pas de la musique d'ascenseur, le talent de guitariste de Gilmour évitant -de justesse- cet écueil. Alors déçu ou pas déçu? Je m'attendais à pire compte-tenu des bouts écoutés sur le net qui ne rendent pas hommage au disque, car "The Endless River" doit s'appréhender comme un tout. Par conséquent, c'est plutôt une bonne surprise. La preuve? J'ai écouté 4 fois d'affilée l'album après son achat et le lendemain, je remettais le couvert! Je pense que nous serons nombreux à apprécier le retour de cette alchimie sonore entre guitares de Gilmour, claviers multiples et raffinés de Wright et percussions intelligentes de Mason. Le côté "déjà entendu" nous brosse dans le sens du poil. Du coup, a contrario, la musique s'en retrouve exempte d'originalité, plutôt molle et lancinante. Il faut donc être dans de bonnes disponibilités pour l'apprécier: allongé, les yeux mi-clos pour évacuer le stress de la journée, ou alors lire en même temps (ça ne perturbe nullement). Par contre, évitez ce disque en voiture si ne voulez pas finir dans un platane! A déconseiller également pendant votre ménage, car vous risquez de ne pas avancer bien vite dans vos tâches ménagères. "The Endless River", à défaut d'être un chef d'œuvre, plus proche d'une BOF (à classer auprès des disques mineurs du Floyd tels "Obscured By Clouds" et "More"), s'avère pourtant un album salutaire qui a pour mérite d'arrêter le temps. Ce n'est pas rien dans l'époque frénétique que nous traversons.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 13, 2014 9:18 PM CET


Desolation Rose
Desolation Rose
Prix : EUR 17,78

4.0 étoiles sur 5 Du Flower Kings très digeste, 8 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Desolation Rose (CD)
Après avoir été très fan du groupe de Roine Stolt dans les années 90 et début 2000, je l'avais laissé tomber trouvant qu'il tournait en rond avec ses compositions parfois prétentieuses. Stolt lui-même avait mis en sommeil les Flower Kings en 2007. Et puis, j'ai eu envie d'acheter cet album... Et je n'ai pas été déçu car le groupe fait le choix de simplifier son propos, ce qui est -à mon avis- salutaire. Par contre, cette galette manque singulièrement d'originalité par comparaison aux premiers albums, de "The Flower King" à "Flower Power". Du bon rock regressif, ça fait du bien de temps en temps pour tous les amateurs de GeneYes.


The Alchemist
The Alchemist
Prix : EUR 20,96

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Home sweet home, 8 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Alchemist (CD)
Si comme moi, vous aimez Wishbone Ash et que vous vous demandez ce que Laurie Wisefield faisait avant d'intégrer le groupe légendaire, découvrez Home avec son troisième album (le meilleur). The Alchemist est un concept album exigeant, à la production impeccable avec un chanteur de grand talent, de super solos de gratte et la présence de parties de synthétiseurs, de piano et de mellotron qui enrichissent le propos. Typique du rock progressif anglais du milieu de années 70, cet album de Home se situe à mi-chemin entre Wishbone Ash (tiens, tiens) et King Crimson (première époque). Conseillé...


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