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Contenu rédigé par Cousin Hub
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Cousin Hub "Cousin Hub"
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Indian Summer
Indian Summer

5.0 étoiles sur 5 Inconnu mais tellement bon!, 22 mars 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Indian Summer (CD)
En 2011, le fabuleux label allemand Repertoire rééditait sous format paper sleeve un album orphelin de 40 ans d’âge : « Indian Summer » du groupe du même nom. « On ira, où tu voudras quand tu voudras »… Jamais notre quatuor anglais (et non indien), originaire de Coventry, n’aura jamais aussi bien symbolisé l’esprit d’aventure voulu par Joe Dassin dans « L’Eté Indien », car cet album est tout simplement –et je pèse mes mots- l’un des tous meilleurs albums de rock progressif de la première moitié des seventies… « Oh l’ot’, y va pas bien des fois ! » s’écrient en choeurs les lecteurs de Koid9 bondissant de leur fauteuil molletonné. Et bien oui mes amis, « Indian Summer », plus encore que « Czar », est un album à posséder impérativement. Immédiatement à la première écoute ce sont l’omniprésence des claviers et la voix outrée du chanteur qui nous sautent aux oreilles. Pas étonnant que le leader du groupe, Bob Jackson soit le chanteur/claviériste. Fondé en 1969, Indian Summer consiste également en Colin Williams aux guitares, Malcolm Harker à la basse et Paul Hooper à la batterie. Ils sont remarqués par Jim Simpsons, manager de Black Sabbath, originaire des Midlands. Si le look menaçant de nos indiens estivaux n’est pas éloigné de celui de leurs compères de Black Sabbath, force est de reconnaître que leur musique est aux antipodes, beaucoup plus aérienne et mélodique. Le style musical proposé par le quatuor n’est pas si loin des premiers Atomic Rooster, du Crazy World Of Arthur Brown, du Deep Purple MKI… mais en beaucoup mieux ! Jackson chante de manière intense en lançant parfois des hurlements possédés tel Ian Gillan, Arthur Brown ou David Byron. Plus j’écoute Indian Summer plus je constate que les petits suédois de Black Bonzo lui doivent tout. L’album n’est sorti qu’en 1971, bien qu’enregistré beaucoup plus tôt, pour ne pas gêner l’essor de Black Sabbath : dommage car Indian Summer a loupé le coche à quelques mois près. En 8 morceaux « Indian Summer » réussit à emporter l’auditeur exigeant. Le pompeux et clairement anticonformiste « God Is The Dog » annonce la couleur avec ses chœurs et ses claviers à la Uriah Heep, son chant dramatique et chargé d’émotion, ses changements climatiques, sa montée en puissance et ses digressions instrumentales. « Emotions Of Men » est à l’image de son titre, tandis que “Glimpse” s’annonce comme une épopée lyrique où le batteur s’en donne à coeur joie pour suivre les trépidations du gardien des clés Bob Jackson. « Half Changed Again » s’annonce à pas feutrés et, là encore, ce sont les percussions délicates de Paul Hooper qui font de l’effet alors que Jackson vocalise et que Williams égrène des arpèges acoustiques de haute volée. Mais attention ce n’est qu’un leurre : voilà que ça s’emballe et que gronde une basse bien burnée quand Jackson pousse ses hurlements puis fait ronfler son orgue, tel un Jon Lord sous amphétamines, pendant de longues minutes. Puis c’est le thème final, beau comme un soir d’été, interprété par la guitare et l’orgue à la tierce, soutenus par une grosse dose de Mellotron. Bon, je pourrais continuer longtemps, vous dire que « Black Sunshine » est du même tonneau. Que « From The Film Of The Same Name » est un instrumental passionnant, explosif, bien jazzy, un peu hippie sur les bord. Que « Secret Reflected » est d’une émotion et douceur extrême avec un Mellotron, une mélodie à pleurer, avec des percussions subtiles et peu banales. L’album pourrait se terminer là qu’on en serait déjà content, mais il y a « Another Tree Will Grow » qui confirme tout le bien qu’on pensait déjà de ce disque, offrant une accélération providentielle inattendue et une occasion à Colin Williams de se lancer dans un très très long solo, sur une rythmique percussive inventive. Un 8ème titre permettant à « Indian Summer » d’approcher les 50mn. Malheureusement, aucune promotion ne va être donné à l’album et Indian Summer va rendre l’âme en 1972. Bob Jackson va assurer ses arrières en jouant avec John Entwistle, puis avec Ross, Badfinger, David Byron. Depuis 1995, il est membre du vieux groupe pop The Fortunes où il a retrouvé Paul Hooper, le batteur de Indian Summer.


Still
Still
Prix : EUR 24,13

4.0 étoiles sur 5 Pas essentiel, mais attachant, 22 mars 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Still (CD)
Peter Sinfield (né en 1943), reconnu comme l’un des rares poètes du rock (avec peut-être Keith Reid de Procol Harum) est influencé par Shakespeare, William Blake, Kahlil Gibran et Enid Blyton. A l’école, il découvre la magie des mots, mais l’abandonne à l’âge de 16 ans pour devenir agent de voyage. Fan de Dylan et de Donovan, il se met à la guitare et décide en 1967 de monter un groupe avec lequel il pourrait chanter ses chansons folk. Un des musiciens avec qui il joue, un certain Ian Mc Donald, le dissuade de poursuivre dans le chant et l’incite à se spécialiser dans l’écriture de textes. Ensemble, ils intègrent King Crimson et Sinfield va petit à petit accroître son aura sur la nébuleuse. Outre le fait qu’il s’occupe des textes, des pochettes, des lumières, Sinfield est frustré de ne pouvoir contribuer musicalement au groupe, ses idées étant toutes rejetées par Robert Fripp, alors que jamais il n’est invité à chanter ou jouer de la guitare sur l’un des albums. Sa voix n’est pas assez bonne pour Robert qui lui a même préféré le piètre Gordon Haskell (sur « Lizard »). La seule tolérance de Fripp envers Sinfield fut de le laisser pianoter les synthétiseurs de temps à autre. Le 1er janvier 1972, lassé des textes de Sinfield, Fripp le congédie l’autorisant toutefois à travailler pour EG Records, avec qui il va produire le 1er album de Roxy Music. En 72 toujours, il écrit les paroles pour « Photos Of Ghosts » de PFM, produit par le label de ELP Manticore. C’est sur ce label qu’il va sortir en 1973 son premier album solo dans lequel il chante et joue (guitare 12 cordes et synthétiseurs) ses propres chansons. On craint le pire compte-tenu des appréciations de McDonald et Fripp sur ses talents musicaux… A tort, car « Still » est un album très honorable. Il faut avouer que Peter y est sous tutelle, accompagné par une tripotée d’artistes. Les ex et futur Crimson, Greg Lake (guitare et chant en duo sur « Still »), Mel Collins (flute et sax), Robin Miller (cor anglais), Boz burrell (basse), Ian Wallace (batterie), Keith Tippett (piano) et John Wetton (basse) sont présents pour épauler le poète. Plein d’autres gars également, comme BJ Cole (steel guitar) de Cochise, Snuffy (guitare), Stan Roderick et Greg Dowden (trompettes)… Malgré tout, « Still » est un album intimiste et très personnel, d’une émotion à fleur de peau dans lequel il faut rentrer pour percevoir les subtilités et l’apprécier à sa juste valeur. Sinfield chante très juste, mais son timbre de voix nasillard, aigu et maniéré n’est pas particulièrement agréable (ni horrible d’ailleurs). On se rend compte de la différence avec Greg Lake lorsqu’il se partagent le chant sur la chanson « Still »… Globalement, ce disque se rapproche de certaines ambiances feutrées de « Islands » avec quelques réminiscences jazz de « Lizard ». La qualité des instrumentistes (les joueurs de cuivres notamment, mais aussi les rythmiques subtiles) sont pour beaucoup dans la réussite de l’album. Le guitariste Richard Brunton, le pianiste Phil Jump, ainsi que Mel Collins et Ian Mc Donald ont aidé Sinfield à composer plusieurs des 9 morceaux présents. « Still » est une œuvre solo à ranger aux côtés des « Olias Of Sunhillow » et autre « Geese And The Ghost ». La réédition 2009 d’Esoteric, très soignée, propose un CD bonus avec des mix différents de 8 des 9 titres et surtout 2 morceaux inédits : « Hanging fire » et « Can you forgive a fool ? ». L’album, comme celui de McDonald & Giles ne connaitra pas un grand succès et dès lors, Sinfield se contentera d’écrire des textes pour les autres (Greg Lake, ELP, Angelo Branduardi, Buck’s Fizz, Celine Dion, Leo Sayer). Il s’est aujourd’hui retiré du business, s’adonnant à sa passion pour l’herboristerie, les médecines douces, la cuisine et le jardinage.


Early Stages: The Highlights (The Official Bootleg Collection 1982-1988)
Early Stages: The Highlights (The Official Bootleg Collection 1982-1988)
Prix : EUR 10,98

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4.0 étoiles sur 5 Souvenirs..., 22 mars 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Early Stages: The Highlights (The Official Bootleg Collection 1982-1988) (CD)
En 2008 est paru un coffret 6 disques, regroupant 5 concerts presqu’entiers de septembre 1982 à novembre 1987. Si « Early Stages » peut sembler un peu redondant pour le non fan, il en existe une version double CD « digest », titré « Early Stages – The Highlights » sortie en 2013. Ca tombe bien car le coffret est depuis, épuisé. A noter une version ancestrale de « She chameleon » qui n’a absolument rien à voir avec celle de « Fugazi » et une interprétation en avant-première de la première face de « Misplaced Childhood », étrangement sans « Lavender ». L’intérêt de ce double-album réside donc dans des versions souvent différentes de celles que l’on connaît.


Black Sabbath Live. Gathered in Their Masses
Black Sabbath Live. Gathered in Their Masses
DVD ~ Black Sabbath
Prix : EUR 27,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 God is dead? Black Sabbath isn"t, 22 mars 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Sabbath Live. Gathered in Their Masses (DVD)
“Il faut battre le fer quand il est chaud ». Le Sab semble avoir bien compris cet adage, puisqu’à peine 3 mois après la publication du très bon (mais peu surprenant) « 13 », la bande à Tony Iommi nous livre déjà un DVD live augmenté d’un CD bonus du même concert. Enregistré à Melbourne les 29 avril et 1er mai 2013, ce package est excellent, ce qui est pour le moins… surprenant. Pourquoi, me direz-vous ? Ayant visionné plusieurs vidéos d’audience de cette tournée sur Youtube, j’avais été horrifié par l’incapacité d’Ozzy Osbourne de chanter juste et correctement ses classiques. Tel un zombie blafard, on le voyait déambuler lourdement de gauche à droite, tandis que les deux métallurgistes moustachus (Iommi et Butler) restaient impavides, de part et d’autre, faisant le strict minimum. Bref, ça ne donnait pas envie… On avait mal pour Ozzy, regrettant d’autant plus l’absence définitive de Ronnie James Dio. Pourtant, ce DVD est excellent… Bravo à la technique, vraiment ! Les cameramen ont réussi à donner de la vie à la prestation, par une alternance de gros plans, des travellings. Et surtout l’ingénieur du son a réussi la prouesse de faire bien chanter Ozzy. Ce dernier a t-il rechanté ses parties en studio ou bien sa voix a-t-elle été retravaillée a posteriori ? On ne le saura sans doute jamais, mais le résultat est là : le chant est impeccable, contre toute attente. Le son est bien entendu parfait, loin du maelström sonore habituel, laissant entendre de magnifiques lignes de basse (Geezer Butler est un bassiste inventif) et des solos propres et ciselés de maître Iommi. Mais ce qui me plait le plus dans ce DVD est le jeu outré du batteur Tommy Clufetos, qui remplace « haut la main » (il joue les bras en l’air en faisant de grands moulinets, c’est assez étonnant) le démissionnaire Bill Ward, ainsi que Brad Wilk (qui officiait sur « 13 »). Le livret annonce également Adam Wakeman aux claviers et à la guitare rythmique, mais on ne le voit pas une seconde, car il joue « derrière le rideau ». Sans temps mort, Black Sabbath interprète 16 morceaux, dont 4 de « 13 » : l’efficace « Loner », l’agressif «Methademic » et les deux suites plus progressives « End of the beginning » et « God is dead ? ». Les autres morceaux sont les classiques des 4 premiers albums (parus entre 1970 et 1972) auxquels se rajoute une version instrumentale du virulent « Symptom of the universe » (de « Sabotage »), prétexte à un (trop) long solo de batterie. Ozzy paraît sur ce DVD en assez bonne forme physique sautant sur place, comme s’il était monté sur ressort. Pourtant, il paraît qu’après des années d’abstinence, il ait replongé dans les drogues dures durant la tournée… Triste… Ce DVD est une sorte de testament pour Black Sabbath qui fait ici son dernier tour de piste comme pour conjurer l’avenir. En effet, Tony lutte contre un lymphome depuis 2 ans déjà, tandis qu’Ozzy est un mort-vivant depuis des lustres. Apprécions ce concert (le CD -simple- ne propose que 2/3 du set) comme il se doit, Black Sabbath étant l’un des 10 groupes de rock les plus influents.


Stockholm 1970
Stockholm 1970
Prix : EUR 15,99

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Cette collection de rééditions live de Deep Purple tient toutes ses promesses!, 22 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stockholm 1970 (CD)
Après « Paris 1975 » et « Copenhagen 1972 », voici le temps du cultissime « Stockholm 1970 », déjà paru par deux fois sur les labels Connoisseur et Purple Records. Enregistré durant la tournée « In Rock », ce concert furieux articulé autour de seulement 7 titres est largement constitué d’improvisations, beaucoup plus longues que celles (déjà conséquentes) de « Made In Japan ». Le Deep Purple Mark II de 1970, très jazz-psyché, se révèle différent de celui de 1972, plus typiquement « hard rock ». Pas de « Highway star », de « Strange kind of woman », ni de « Smoke on the water » ici : normal, ces chansons n’avaient pas encore été composées ! C’est donc logiquement sur le répertoire de la Mark I (avec Rod Evans et Nick Simper), d’extraits d’ « In Rock » et de reprises que reposaient les prestations, passant du simple au double selon l’inspiration du moment. A Stockholm, le quintet britannique devait être bigrement inspiré pour que l’instrumental « Wring that neck » et « Mandrake root » durent 31mn chacun ! Un temps suffisant pour que le chanteur Ian Gillan puisse tranquillement trousser en loge quelques groupies suédoises pendant les solos extensifs. Même le classique « Child in time », dont l’interprétation est la meilleure qui soit, dure 19mn, soit deux fois plus que la version studio. Gillan la chante particulièrement bien et le développement instrumental est beau, à des années-lumière de l’accélération bourrine des années 80. Paice et Glover impulsent un groove jazzy ; Jon Lord et Ritchie Blackmore conversent de manière très cool… « Speed king », qui ouvre le show, affiche 11mn au compteur, laissant également les solistes bavarder gentiment. Si « Into the fire » et le tube du moment « Black night », respectivement de 5 et 7 minutes, sont d’un format plus raisonnable, ce n’est pas le cas des trois autres morceaux, « Wring that neck » (de « Book Of Taliesyn »), « Mandrake root » (de « Shades Of Deep Purple ») et la reprise instrumentale des Stones « Paint in Black » (12’12), prétexte à un solo de batterie interminable. Intéressant… mais parfois insupportable, il faut bien l’admettre !
La présente édition de « Stockholm 70 » s’avère plus attractive que les deux précédentes par la présence en bonus de versions inédites de « Wring that neck » et de « Mandrake root », capturées à la taverne de l’Olympia de Paris et qui, respectivement, ne durent que 11 et 14mn. Ouf ! Un DVD accompagne le double CD où l’on retrouve le fameux document de 25 mn « Deep Purple Doing Their Thing – Live At Granada TV ». Seul « Child In Time » figure en entier, les versions de « Speed king », « Wring that neck » et « Mandrake root » étant malheureusement tronquées. A l’époque, les cameramen ne filmaient que le temps nécessaire au reportage, sans garder aucune archive du reste, ce qui est bien dommage. Soyons déjà heureux que posséder ce document rare qui complète parfaitement le concert de « Stockholm », l’un des plus représentatifs de l’art de Deep Purple en 1970. Moins de 15 euros pour tout ça, c’est cadeau !


Into the Maelstrom
Into the Maelstrom
Prix : EUR 20,42

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le revanche des damnés, 7 mars 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Into the Maelstrom (CD)
On croyait Bigelf disparu à jamais, sacrifié sur l’autel commercial. Effectivement, il s’en est fallu de peu que le déjanté Damon Fox (chant, claviers et guitares) raccroche définitivement les gants après les ventes décevantes du pourtant exceptionnel « Cheat The Gallows » (2008) et la tournée mondiale de 2010 en première partie de Dream Theater. En fait, Bigelf était depuis entré en phase d’hibernation… C’est Mike Portnoy, fraichement limogé du Théâtre Des Rêves qui a convaincu Damon Fox de remettre le couvert. Et pour que ce « retour » soit plus fort, lui a proposé de jouer sur l’album. Une offre que Fox ne pouvait refuser. C’est ainsi que le présent « Into The Maelstrom » est le résultat de la collaboration entre le multi instrumentiste exalté et le batteur fou. Sur la moitié des titres ne figurent d’ailleurs que les deux musiciens, tandis que sur les 6 autres se rajoutent Duffy Snowhill (le bassiste scandinave qui officiait sur « Cheat The Gallows ») et parfois l’ex Cairo Luis Maldonado à la guitare solo. « Into The Maelstrom » est typique de l’art de Bigelf, c’est à dire un gros mélange de Black Sabbath, King Crimson, The Beatles, Wizzard, Queen, Atomic Rooster et Alice Cooper. Du Stoner psychédélique, du Doom Progressif, du Metal beatlesien où riffs lourd, Mellotron épais, chant nasillard, voix démultipliées, orgue azimuté font bon ménage. Si « Into The Malstrom » est moins sophistiqué et complexe que « Cheat The Gallows », il se révèle toutefois plus percutant. A cause de compositions plus accrocheuses et rentre-dedans (le single « Control freak »), mais aussi et surtout du fait du jeu de batterie extraverti, précis et explosif de maître Portnoy. Bigelf reste toujours aussi barré et il faut aimer être bousculé, tant par les sonorités tantôt acides, tantôt graveleuses, que par la diversité d’influences et d’ambiances distillés par Fox et Portnoy. Il faut aimer aussi le chant outrancier, malsain et clownesque de Damon Fox, très proche de celui d’Alice Cooper (époque « Welcome To My Nightmare ») qui peut rebuter les âmes sensibles. Perso, j’adore Bigelf dans sa globalité et après plusieurs écoute en boucle d’ « Into The Maelstrom », je crois même le préférer au plus difficile d’accès « Cheat The Gallows ». Produit par Alain Johannes (Queen Of The Stone Age, Them Crooked Vultures, Chris Cornell), ce disque à la fois très seventies et très moderne devrait trouver un public plus large que ses prédécesseurs. Et puis il y a Mike Portnoy... Il se trouve également qu’Alicia Keys clame haut et fort son amour de Bigelf (Damon Fox joue d’ailleurs sur l’un de ses albums). Présent sur la scène musicale depuis 1991, celui qu’on qualifiait autrefois de fer de lance du Stoner de Los Angeles est devenu le groupe le plus inclassable du moment. Plongez dans ce maelstrom sonore ! L’édition limitée contient un CD bonus de 7 titres, démos ou versions alternatives de l’album.


Timeline
Timeline
Prix : EUR 32,87

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Essentiel !, 22 décembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Timeline (CD)
« Et s'il n'en fallait qu'un ? » . Question difficile car chaque album d'Ayreon recèle des trésors sonores. Comme ça, je serais tenté de dire « Into The Electric Castle » pour sa diversité de chanteurs et d'ambiances au sein du même titre, mais j'adore aussi « The Final Experiment » pour son emphase. De même, je ne peux me passer de morceaux comme « Abbey of synn » et « Computer eyes » (« Actual fantasy ») ; « Dawn of a million souls » et « Into the black hole » (« Flight Of The Migrator »). Ensuite, j'apprécie énormément l'ambiance générale de « Dream Sequencer », « The Human Equation » et « 010111001 »... Bref, je ne peux me contenter d'un seul album d'Ayreon. Dire au néophyte de choisir celui-ci plutôt que celui-là est un exercice difficile. En 2008, Arjen Lucassen s'est décidé de sortir un best-of après « 010111001 » qui terminait un cycle dans les aventures d'Ayreon. Ce triple CD, accompagné d'un DVD est un excellent résumé des 13 ans de carrière. Il contient les meilleurs morceaux (on peut regretter l'absence de certains, mais c'est le lot des compilations), classés dans l'ordre de parution des albums. Une impression de continuité s'installe à l'écoute des 3 cds, de telle sorte qu'on a l'impression d'une seule et même histoire, les différents morceaux s'enchaînant harmonieusement. Arjen en producteur perfectionniste a « créé » un nouvel album à partir d'un matériel ancien et, personnellement, je redécouvre les morceaux sous un angle différent. Je ne me concentre plus sur les intervenants (musiciens et chanteurs trop nombreux pour savoir qui fait quoi), mais sur les compositions elles même ! Ainsi, lorsque sur le CD2, Arjen alterne les titres du très beau « Dream Sequencer » avec ceux plus rentre-dedans de « Flight Of The Migrator », le résultat n'en est que plus fort et s'intègre parfaitement entre les extraits de « Into The Electric Castle » et de « The Human Equation ». Un morceau bonus nous est offert en guise d'épilogue de ce voyage intergalactique : « The memory remains », chanté par Jasper Stevertinck en guise de présentation du prochain projet de Lucassen : Guilt Machine.
Le DVD, quant à lui, reprend 4 extraits de « Live In The New Real » de Stream Of Passion » (dont le fameux « Computer eyes » et 3 passages de « Human Equation ») et du « Live On Earth » de Star One (3 morceaux d' « Into The Electric Castle) + les vidéos de « Stranger from within », « Loser » et quelques teasers réalisés par Lucassen. Que du bonheur me faisant penser que « s'il n'en fallait qu'un », ce serait ce coffret rétrospectif, d'autant que le livret -copieux- contient toutes les paroles, les crédits et des photos. Le néophyte pourra alors tenir quelques temps, avant qu'il se décide (ou non) d'acquérir tous les albums...


Pictures in a Dream
Pictures in a Dream
Prix : EUR 30,43

5.0 étoiles sur 5 Omelette norvégienne, 20 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pictures in a Dream (CD)
J'avoue... Je ne connaissais pas ce groupe norvégien jusqu'alors et c'est un grand tort car Arabs In Aspic recèle tous les ingrédients que j'adore en matière de rock progressif. Des sonorités seventies très marquées avec volutes de synthétiseurs et orgue hammond bien épais (excellent Stig Arve Jorgensen) ; une guitare tantôt aérienne (à la manière de Gilmour et Latimer) avec utilisation intelligente de l'acoustique, tantôt plombée façon Tony Iommi (sublime Jostein Smeby) ; un chant à plusieurs voix tout à fait remarquable (le guitariste, le claviériste et le bassiste chantent tous les trois !!) qui peut évoquer Uriah Heep ; une rythmique (Eskil Nyhus à la batterie et Erik Paulsen aux basses - dont l'extravagante fretless) au diapason des mélodies et de l'ambition instrumentales des solistes... Bref, tout est réuni à mon sens pour passer un très bon moment à l'écoute de « Pictures In A Dream » qui combine intelligemment Classic Prog (Floyd, ELP, Yes) et Heavy Rock (Uriah Heep, Black Sabbath et Hendrix notamment). Jamais nous ne ressentons un effet quelconque de lourdeur dans les propos toujours délicats et nuancés d'Arabs In Aspic. Je rapprocherais ce groupe des suédois de Black Bonzo aux influences identiques. A cela près qu'Arabs In Aspic joue plus encore sur la mélancolie et la tristesse à un point tel qu'on croirait parfois entendre les espagnols de Triana (le côté arabisant est bien là) ou le vieux groupe underground Gracious. Cet album conceptuel est en réalité une longue suite (presque) ininterrompue de 12 morceaux (dont deux sont chantés en norvégien, sans que ça nuise au concept) intelligemment emboités les uns aux autres à la façon du 1er Captain Beyond (qui, sans aucun doute, doit également être l'une des influences majeures du groupe). Après « Foar Out In Aradabia » en 2004 et « Strange Frame Of Mind » en 2012, Arabs In Aspic vient de marquer un grand coup avec ce 3ème album qui rentre sans difficulté dans mon top 10 de l'année 2013. Même la pochette est magnifique !! Le label italien Black Widow ne cessera de me surprendre par la diversité et la qualité de ses productions récentes...


Echoes from the Deep
Echoes from the Deep
Prix : EUR 28,14

5.0 étoiles sur 5 Ca sonne vieux mais ça sonne bien !, 2 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Echoes from the Deep (CD)
Le Rock Progressif est un sous-genre musical dont les fondements se trouvent à la fin des années 60. Si les bases viennent de l'année 1967 grâce à des artistes comme les Beatles, les Moody Blues ou Procol Harum, c'est avec « In The Court Of Crimson King » en 1969 que cette musique est réellement née en tant que telle. Je ne vous apprend rien, mais il est quand même bon de rappeler de temps en temps que le Prog, est le fruit d'une époque : les années 70. Et encore dès 1977 et l'avènement du Punk, c'était déjà fini. Donc, il est totalement normal que les groupes se réclamant à ce genre, sonnent « seventies ». C'est particulièrement le cas de Psycho Praxis, excellent groupe italien de l'écurie Black Widow. Inutile donc de chercher une quelconque originalité chez ce quintette originaire de Brescia en Lombardie, fondé en 2004 mais qui ne s'est orienté vers le prog symphonique que depuis 2011 (ils faisaient du Metal jusqu'alors). Psycho Praxis offre un synthèse de tout ce qui se faisait de bien au début des années 70, en passant par King Crimson pour l'aspect symphonique, Jethro Tull pour le côté « flûté », Atomic Rooster (le 1er album) pour la grandiloquence vocale, Pink Floyd pour les influences aériennes, Traffic pour son orgue chaleureux ou encore Caravan pour sa couleur « canterburienne ». En seulement 6 titres pour 46mn, Psycho Praxis nous fait remonter le temps. Le chanteur Andrea Calzoni embouche sa flûte, alors que les deux Matteo (Marini à la basse et Tognazzi à la batterie) se lancent dans des cavalcades enjouées où les deux Paolo (Vaccelli à la guitare et Tognazzi aux claviers) wah-wahtent, arpègent et égrainent de subtiles notes de farfisa et de glockenspiel. C'est magnifique, envoûtant, tourbillonnant, au final très fluide et absolument pas lourd comme pouvait l'être Wicked Minds (autre groupe italien nostalgique des seventies) par exemple. Je vous encourage à découvrir d'urgence « Echoes From The Deep », le meilleur album progressif qu'il m'a été donné d'entendre cette année. Miam-miam...


Who Cares
Who Cares
Prix : EUR 16,66

4.0 étoiles sur 5 Paranoid in the water, 2 novembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Who Cares (CD)
J'avais jusqu'à présent résisté à la tentation d'acheter ce double-album, croyant -à tort- déjà posséder la majorité des titres qu'il contient. Il aura fallu que paraissent « NOW What ?! » et « 13 » pour que je saute le pas... Je ne le regrette pas une seconde ! Cette compilation disparate et mal fagotée contient 18 morceaux enregistrés de-ci, de-là par Gillan et Iommi, parfois ensemble, mais la plupart du temps séparément. En réalité, le projet est essentiellement porté par Ian Gillan, les contributions de Tony Iommi n'étant qu' épisodiques. Ce disque caritatif a pour but de financer la reconstruction d'une école de musique en Arménie, terre qui a toujours réservé à Gillan un accueil chaleureux. Que trouve t-on dans « Who cares » ? Déjà, figurent les deux excellents morceaux (« Out of my mind » et « Holy water ») enregistrés par les deux protagonistes pour le single du même nom (avec Jon Lord, Nicko Mc Brain et Jason Newsteed). Egalement, retrouvons-nous 3 titres de Black Sabbath : « Zero the hero » et « Trashed » (avec Gillan au chant), ainsi que « Anno mundi » chanté par Tony Martin. La contribution de Iommi s'étend également sur deux autres morceaux jamais publiés jusqu'alors, de l'époque « Fused », l'un des albums qu'il avait enregistré avec Glenn Hughes. Tout le reste provient de la carrière de Gillan. Comme cette étrange session avec un minet grec nommé Mihalis Rahintzis (« Get away »), celle avec Dr John et Roger Glover (« Can't belive you wanna leave me ») ou encore ses projets alternatifs à Deep Purple : The Javelins (« Can I get a witness »), Garth Rockett & The Moonshiners (« No laughing in heaven ») et Repo Depo (« Easy come easy go »). Quelques inédits solo (« She thinks it's a crime », « Hole in my vest », une version acoustique de « When a blind man cries »), ainsi que le tube en puissance « Don't hold me back » agrémentent cette sélection qui, cerise sur le gâteau contient également deux morceaux de Deep Purple. Le sempiternel « Smoke on the water », accompagné du London Symphony Orchestra, en duo avec feu Ronnie James Dio, et la très rare jam Dick Pimple, datant de l'époque « Purpendicular ». Une compilation très sympa de morceaux plutôt rares, commentés par les deux amis dans le livret.


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