Profil de PoplarTunes > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par PoplarTunes
Classement des meilleurs critiques: 80.916
Votes utiles : 37

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
PoplarTunes (France)

Afficher :  
Page : 1 | 2
pixel
Intégrale /Vol.10 : 1959-1960
Intégrale /Vol.10 : 1959-1960
Prix : EUR 20,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La voix qui donne envie de croire en Dieu, 5 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Intégrale /Vol.10 : 1959-1960 (CD)
Paradoxe. La dernière fois que j'ai écouté Mahalia Jackson, j'ai eu une soudaine envie de meurtre. Lorsque mon charmant voisin a décidé en cet ensoleillé samedi d'avril de tondre sa pelouse au tout début de "I believe". Un bruit de moteur venant parasiter la voix de Mahalia Jackson ? Sacrilège ! Cette voix profonde donnerait l'envie de croire en Dieu au plus convaincu des agnostiques !

Le premier couplet d'Amazing Grace, a capella, mérite à lui seul l'achat d'un album dont le prix est inversement proportionnel aux frissons qui nous parcourent à chaque écoute. Quelques notes et nous voilà partis pour un voyage dans le temps et l'espace. Destination : les années 30, une vieille église en bois blanc au fin fond de la Louisiane ou du Mississipi un dimanche matin. Les hommes en costumes aux coudes élimés, les femmes en robe colorée, gants blancs et chapeau à voilette. Un long cortège qui s'installe bruyamment sur les bancs de l'église. Le pasteur lève les bras en souriant pour faire taire l'assemblée. Un petit sermon. Le pasteur se recule. Le piano annonce le premier chant. Puis le silence, qu'une voix vient briser. Mahalia Jackson entame "If you see my savior", toute sa foi envahit l'église et retombe sur des fidèles aux yeux fermés, se balançant lentement en rythme dans une intense communion... Tout est dans cet album. Un must.


Zaz
Zaz
Prix : EUR 9,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Qu'est-ce que ça fait du bien !, 5 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Zaz (CD)
Quelle bonne surprise ! Enfin un courant d'air frais dynamique dans la chanson française !
Premières "notes" des Passants. Une petite boîte à musique qui laisse bien vite la place à la voix un petit peu cassée, juste ce qu'il faut, d'une jeune chanteuse qui m'a définitivement séduite à l'écoute de Le long de la route.

Pas évident de se frotter à Piaf sur Dans ma rue. Mais le défi est relevé et plutôt bien relevé même !

J'avoue tout de même avoir ressenti une petite angoisse avant d'écouter La Fée. Pensez-donc, un titre écrit par Raphaël ! Ca a de quoi faire peur non ? Oui, désolée, ce gars m'énerve. Mais c'est une opinion toute personnelle. Donc, petite angoisse... et bonne surprise ! Là aussi, j'adhère.

Comme à l'ensemble de l'album ? Non, pas vraiment... Eblouie par la nuit, dernier titre de l'album, me laisse sur une mauvaise impression. Où est passée cette voix grave qui m'avait tant plu sur tous les autres morceaux ? Disparue ! Je fais l'effort de ré-écouter... Non décidément, ça ne passe pas.

Mais quand même : dix bons morceaux sur un album qui en compte onze, c'est un sacré bon ratio !


Storm & Grace
Storm & Grace
Prix : EUR 18,56

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Lisa Marie s'est trouvée !, 5 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Storm & Grace (CD)
Pas facile de se lancer dans la musique quand on s'appelle Presley, tant l'héritage est lourd à porter.

Lisa Marie nous avait déjà gratifié de deux albums plutôt réussis, plus marqués pop rock que celui-ci.

Cette fois, elle a vraiment trouvé son style. La collaboration avec T Bone Burnett a donné naissance à un album mêlant à la fois les racines musicales du sud et des sons plus modernes. Certes, Lisa Marie n'a peut-être pas LA technique vocale qu'on apprend dans les conservatoires, celle que certains considèrent comme indispensable, mais elle chante juste et sa voix transmet de l'émotion. Que demander de plus ?

Le talent est là et cet album est à conseiller sans modération. Le meilleur des trois.


My Folks Don't Want Me to Talk About Slavery
My Folks Don't Want Me to Talk About Slavery
par Belinda Hurmence
Edition : Broché
Prix : EUR 6,94

5.0 étoiles sur 5 L'esclavage, par ceux qui l'ont connu, 5 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : My Folks Don't Want Me to Talk About Slavery (Broché)
Première chose impérative : il faut bien sûr lire l'anglais, sinon inutile d'acheter ce livre. Ca semble évident mais j'insiste, il faut vraiment bien lire l'anglais car ce livre couche sur papier les témoignages d'anciens esclaves. C'est du langage parlé mis sur papier, avec les fautes de syntaxe et autres mots déformés. Après quelques pages, pas de souci, vous êtes dans le rythme !
Et vous pouvez alors découvrir ces témoignages décrivant la vie quotidienne des esclaves du sud des Etats Unis. Loin des clichés, des histoires romancées qu'a pu nous offrir Hollywood : la vérité est là, simple, crue et parfois cruelle. Parfois seulement car il arrive à certains, libres au moment du témoignage, de presque regretter l'époque où ils étaient esclaves.
A recommander.


American VI: Ain't No Grave (Limited Digipak)
American VI: Ain't No Grave (Limited Digipak)
Prix : EUR 14,65

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pas le meilleur mais..., 15 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : American VI: Ain't No Grave (Limited Digipak) (CD)
Evacuons d'entrée le fâcheux : cet album n'est pas - et de loin - le meilleur de la série des American Recordings. Vous ne connaissez pas Johnny Cash ? Ne choisissez pas cet American Recording VI pour débuter votre parcours initiatique ! Optez plutôt pour le triptyque (forcément subjectif) : At San Quentin - Duets - A Hundred Highways qui vous offrira déjà un panorama intéressant.

A Hundred Highways (American Recordings V) étant justement, à mon humble petit avis, l'album le plus prenant de la série (aaaaah ce Help Me... aaaaaah ce If you could read my mind... aaaaah ce On the evening train.... quels frissons !), son successeur n'en était que plus attendu. Parler de déception serait sans doute un peu exagéré, même si cet épisode VI s'avère moins cohérent que le précédent, où la voix usée de l'Homme en Noir vous déchirait le coeur. Une voix encore plus fragile sur ce sixième volet qui s'ouvre sur Ain't no grave. S'ensuit une reprise de Sheryl Crow, Redemption Day. La tombe, les anges, la rédemption...ça y est, vous situez bien l'ambiance là ? Une version personnelle qui n'atteint toutefois pas les sommets où sont désormais perchées d'autre reprises de Cash comme Hurt. Le For the Good times de Kris Kristofferson vient quelque peu casser l'ambiance. Non que la chanson soit inintéressante, au contraire. Mais, si elle parle elle aussi de départ (quand même), elle n'atteint pas la gravité des morceaux précédents.

Comme écrit plus tôt (mais si, tout au début de la chronique ! fais un effort quand même !), Ain't No Grave n'est pas le meilleur de la série. Mais il s'avère indispensable pour une raison : I corinthians 15:55. L'unique morceau écrit et composé par Cash sur cet album. Un petit bijou, encore plus poignant chanté par cet homme à quelques semaines de la mort. "Oh Death, where is thy sting ?" Plus très loin, malheureusement... Mais avant que cette aiguille mortelle ne vienne le piquer, Cash nous a livré ces morceaux, dans un dernier souffle. Un petit adieu hawaiien avec Aloha Oe de Lili'uokalani - encore une histoire de départ - et la musique s'éteint. Et l'on se prend tout de même à espérer que la série des American Recordings se poursuive. Sûr qu'il y a encore quelques petits trésors cachés... Allez quoi, cherchez bien !

[...]


Cheyenne Song
Cheyenne Song
Proposé par CD-Blitzversand
Prix : EUR 9,95

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Quelle agréable surprise !, 9 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cheyenne Song (CD)
La curiosité n'est pas toujours un vilain défaut... C'est en fouinant dans la CDthèque d'un ami que je suis tombée par hasard sur l'album de Gaëtane Abrial. Un an après sa sortie, il était temps ! J'avoue, je ne me précipite pas vraiment - euphémisme - sur les opus de la "nouvelle scène française". Encore moins lorsqu'il s'agit d'anciens candidats de télé-réalité dont, reconnaissons-le, les albums sont souvent bâclés, rythme marketing oblige.
Derrière moi, j'entends un "Ecoute, c'est vraiment pas mal !" enthousiaste.

Je me laisse tenter, pas franchement convaincue.

J'ouvre donc le boitier et je glisse le CD dans le lecteur, avec un a priori peu favorable. Les premières notes de Cheyenne Song m'intriguent. Le son des guitares touche une corde sensible. Mes satanés préjugés s'effritent puis s'envolent alors que Je suis contre débute. Rythme plus calme, fort jolie voix parfois un brin fragile. "Que du bonheur !" pour citer ce philosophe des temps modernes, Benjamin Castaldi. 68.2008 : un vrai coup de coeur pour ce morceau entraînant. Pardon ? C'était le premier single ? Ben oui désolée mais ma radio est essentiellement réglée sur RMC ou France Info, fréquences où la musique se fait rare. Pas besoin d'en écouter plus, la magie musicale a opéré ! Direction l'ordinateur pour acheter l'album, dont je découvre la suite deux jours plus tard mais quelques minutes à peine - quelle impatience - après le passage du facteur. Ambiance dominante folk/country, planante sur Initiales DD, fantaisie rafraîchissante pour La fille qui dit zut ou atmosphère plus sautillante et jazzy style années 30 pour un Spleen du Calamar réjouissant.
De l'humour, de l'amour, du second degré, de l'originalité... Sans hésitation, et même un an après, un album à conseiller !

[...]


Day After Tomorrow
Day After Tomorrow
Prix : EUR 22,00

5.0 étoiles sur 5 Talent, classe et simplicité, 9 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Day After Tomorrow (CD)
Joan Baez entre dans une catégorie très restreinte d'artistes. Ceux dont on peut acheter les nouveaux albums les yeux fermés, sans écoute préalable : ce sera forcément bon.
L'album Day after tomorrow est, comme attendu, une petite merveille. Toujours le même registre un peu folk, avec des textes qui ont du sens et des guitares toujours aussi maîtrisées.

En ouverture, God is God plante le décor avec un texte universel. Une foi que l'on retrouve dans Rose of Sharon. Comme Joan Baez l'explique sur scène, avec les années, sa voix est devenu plus grave. Ce n'est que pour mieux interpréter des textes que l'on ressent comme très personnels.
Scarlet Tide (non rien à voir avec Autant en emporte le vent) aborde un sujet grave, la guerre. On peut ne pas adhérer, mais la simplicité des mots et de l'interprétation font éclater tous les préjugés. L'émotion de Henry Russell's Last Words ne peut laisser indifférent, pas plus que la douceur de Mary. Pas besoin de partager cette foi religieuse pour que les frissons vous envahissent.

Que dire sur cet album qui se referme sur Jericho Road, un peu plus rythmé que l'ensemble tout en étant très dépouillé, quasiment a capella ? Simplement qu'il est indispensable à tous ceux qui n'ont pas encore la chance de connaître Joan Baez. Incontournable. Même s'il ne dispense pas de s'intéresser également à l'intégralité de sa carrière.


Soul
Soul
Prix : EUR 9,98

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Exercice jamais évident, 8 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Soul (CD)
Graphiquement, la pochette de ce CD est intéréssante, je dirais même attirante. En noir et blanc, un micro old style dans la main, Seal prend une pose qui colle bien avec le titre de l'album. Mais un CD, c'est avant tout de la musique, alors passons sur le livret qui, en dehors de la cover, n'a franchement rien de passionnant.

La musique donc. Un album de reprises est toujours un exercice casse gueule. Même si l'on essaye de ne pas comparer avec les originaux, on ne peut s'en empêcher. A ce petit jeu, un constat : les VO restent sans conteste supérieures aux versions que nous livre Seal.

Pourtant, je m'étais mise dans les meilleures conditions pour écouter ce CD. Lumières tamisées, un petit verre dans la main, confortablement installée dans un fauteuil tout mou. Les oreilles grandes ouvertes pour me délecter d'un album soul... qui n'a rien de soul en fait. Seal reprend des standards, un peu à sa sauce mais pas trop. Et voilà le problème ! Lorsqu'on veut faire un album de reprises, il faut tout de même y amener un minimum sa touche personnelle. Et ce n'est pas vraiment le cas.

Allez, tout n'est pas à jeter dans cet album, loin de là. J'avoue une faiblesse (ou plutôt un amour imodéré) pour I've been loving you too long. Une chanson merveilleuse à l'origine qui est plutôt bien reprise. Pour le coup, je l'écouterais en boucle dans ma voiture, histoire de rester zen dans les embouteillages. Ensuite, ben c'est une question de goût quoi. Quand on n'aime pas les originaux de Here I am ou Knock on wood, difficile d'apprécier ces versions pseudo modernes. Stand by me, énième version, reste une belle chanson malgré tout.
L'écoute de l'album n'est pas désagréable, loin de là. Mais c'est tellement loin de ce que l'ont pouvait attendre. Une belle occasion manquée mais un disque qui tient quand même la route, ne faisons pas trop la fine bouche.

[...]


I Dreamed a Dream
I Dreamed a Dream
Prix : EUR 8,49

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 A la hauteur, 8 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : I Dreamed a Dream (CD)
Impossible ! Vous n'avez pas pu échapper à Susan Boyle ! Ni à la video de son passage dans l'émission Britain's got talent, visionnée des millions et des millions de fois sur internet.
Comme tout le monde, j'ai été bluffée par sa voix. L'album serait-il à la hauteur ? La réponse tombe dès les premiers accords...

Un CD en noir et or. Un livret reprenant les paroles des chansons avec, sous chaque titre, un petit mot manuscrit où Susan Boyle explique sa façon de ressentir le titre. Pourquoi pas.
Du côté de la tracklist, il y a du lourd. Le disque s'ouvre sur Wild Horses, reprise des Rolling Stones qui avait été lancé comme single avant la sortie de l'album. Ok, je ne ferai pas de comparaison avec l'original parce que, déjà, il n'y a pas la guitare de Keith Richards... Ici la version débute avec un piano/voix avant que les violons ne viennent se joindre à la fête. Un scénario récurrent tout au long de l'album.
Vient ensuite I dreamed a dream, qui donne son nom à l'opus, le titre qui l'a révélé au monde entier. Puis un Cry me a river avec lequel elle est très familière pour l'avoir déjà chanté en public il y a quelques années. Très agréable.

Le How Great Thou art qui suit achève de conquérir l'auditeur. La voix de Susan Boyle, cette voix si pure, est bien mise en valeur, même lors de la partie "choeur d'église" (sic) qui arrive au dernier tiers du morceau avant un final quasiment a capella. Après les Stones, Madonna avec You'll see. Décidément, elle ne doute de rien... et elle a bien raison ! Sa version tient sans problème la comparaison avec celle de la Madonne.
Amazing Grace, un classique, débute plutôt bien avec un accompagnement très discret. Mais - il fallait bien un mais quelque part - les choeurs qui débarquent à mi-morceau viennent couvrir un peu trop la voix de Boyle. Question de goût. J'ai aimé, d'autres "auditeurs témoins" moins.

Who I was born to be est un morceau touchant, même s'il a tendance à verser dans le pseudo lyrique qu'on retrouve généralement dans les comédies musicales. Vous voyez le genre ?
Pour refermer l'album, une chanson de saison, Silent Night. Encore le même scénario : d'abord, Susan Boyle qui chante seule et réussi à faire passer l'émotion... et puis les choeurs qui reviennent. Moins gênants toutefois que sur Amazing Grace.

Hormis le manque de morceaux originaux, pas grand chose à reprocher à cet album, qui détient le record de pré-ventes sur le web. Je mets une petite pièce sur le fait que la grande majorité des pré-acheteurs, tombé sous le charme de cette incroyable voix, ne seront pas déçus. La voix est là. Pari gagné.

[...]


Grand Ecran
Grand Ecran
Proposé par BERSERK MEDIA
Prix : EUR 5,99

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 un ticket s'il vous plait !, 8 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Grand Ecran (CD)
Juste avant Noël, en rentrant du boulot un samedi soir, j'allume machinalement la télé. Sur la mosaique, j'aperçois Eddy Mitchell sur France 2. Hop, je zappe. Monsieur Eddy était en effet invité chez Ruquier où il était en train de subir la critique de son dernier album par l'inénarrable Eric Zemmour. Vous connaissez Zemmour ? Ce pseudo journaliste au pseudo journal Le Figaro. Ce type qui n'aime rien ni personne à part lui - et encore - expliquait qu'il n'avait pas franchement apprécié l'album Grand Ecran parce que, dans le style, c'était du Eddy Mitchell ! Eh tu t'attendais à entendre quoi, pauvre cake ? Du Grand Corps Malade ou du Diams ?

Oui, dans le style, c'est du Eddy Mitchell et c'est justement ce qu'on attend et espère en achetant l'un de ses albums. Dans l'Express, le journaliste écrivait que l'artiste ne s'était pas foulé et qu'il avait surtout pensé à se faire plaisir. Peut-être. Mais pas égoiste le Eddy, ce plaisir il le partage avec ceux qui l'écoutent. Pour commencer, Frappe aux Portes du Paradis, adaptation de Knockin' on Heaven's door. Oubliez la version électrique des Guns and Roses. Le premier morceau de cet album reprend la version plus accoustique de Bob Dylan dans "Billy The Kid". L'album s'appelle Grand Ecran non ?

(J'ouvre une parenthèse qui n'a rien à voir avec l'album : saviez-vous qu'en Australie, les deux chansons les plus jouées aux enterrements sont Knockin' on Heaven's door et Another one bites the dust ?)

Retour à l'album. Toute la pluie tombe sur moi dans une adaptation forcément très moderne par rapport à l'original. Pas déplaisant mais je ne suis pas fan du morceau au départ donc... Joker ! Je t'appartiens. J'y peux rien, avec cette chanson, je n'arrive pas à décrocher du Let it be me d'Elvis Presley. Donc, pour la seconde fois consécutive : joker !
On enchaine : Comme un étranger dans la ville, adaptation de Everybody's Talking d'Harry Nilsson. Pour le coup, c'est une réussite. Poser des paroles françaises sur un titre en anglais est toujours un exercice compliqué. Ces quarante, voire cinquante dernières années nous en ont offert des centaines d'exemples. Sur ce titre, aucun problème. Les arrangements musicaux rappellent ceux de Nilsson, tout en s'en détachant suffisamment pour faire de cette version un titre à part entière.
Eddy côté crooner sur Les Feuilles Mortes, avec peut-être un peu trop d'effets de voix qui peuvent en gêner certains. Pas moi, j'adore sa voix !
Surprise sur Hier encore. Rien à voir avec la version de Charles Aznavour, qui flirte toujours avec le triste et le mélo. Là, le rythme est plus élevé, ce qui donne au texte une tout autre coloration. J'adhère. Tout comme sur Garde moi la dernière danse (Save the last dance for me), dynamique et enlevé, avec une intro au piono à la Jerry Lee Lewis. Je file droit adaptation de I walk the Line de Johnny Cash démarre un ton (ou un demi ton, j'en sais rien j'suis pas spécialiste) de la version originale et sur un rythme un peu plus ralenti. Pas mal quand même.
Un petit duo avec Melody Gardot pour Derrière l'arc en ciel/Over the Rainbow. Le problème de ces chansons maintes et maintes fois reprises, c'est lorsqu'une version nous a accroché, difficile de s'en détacher. Pour moi, c'est celle d'Israel Kamakawiwo'ole et sa voix d'ange. Elle surpasse toutes les autres, y compris celle présente sur cet album qui a parfois des petits airs de bossa nova pourtant pas désagréables.
Pour clôre l'album, une nouvelle version de la Dernière Séance. Eddy revu par Mitchell. A choisir, je vote pour l'original mais cette séance version 2009 n'est pas inintéressante, avec ses guitares bien présentes.

Pour résumer, ne vous attendez pas à une énorme surprise ou à une grande claque en glissant cet album sur votre platine. C'est simplement du Eddy Mitchell. Et franchement, c'est bon !

[...]
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 30, 2011 9:53 PM MEST


Page : 1 | 2