Profil de Reza Ghavamzadeh > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Reza Ghavamzadeh
Classement des meilleurs critiques: 330.450
Votes utiles : 306

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Reza Ghavamzadeh "ghreza" (France)
(VRAI NOM)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4
pixel
The Astounding Eyes Of Rita
The Astounding Eyes Of Rita
Prix : EUR 18,99

10 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Entre tristesse et ennui., 16 novembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Astounding Eyes Of Rita (CD)
Même s'il est douloureux de l'admettre, le commentaire précédent dit bien ce qu'il y a à dire. Les disques de Brahem jusqu'à présent avait tous été dignes d'intérêts, des instants de profondeur et de beauté qui arrivaient en plus à ne pas tomber dans l'exotisme facile. Mais là, la déception est de taille, les compositions ( à part le premier titre et le titre éponyme à la rigueur) sont d'une faiblesse insigne, l'instrumentation est d'une platitude affligeante et le tout respire l'ennui à plein nez. A éviter!


Point Of Departure (RVG Edition)
Point Of Departure (RVG Edition)
Prix : EUR 9,99

10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Cathédrale, 3 juin 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Point Of Departure (RVG Edition) (CD)
Parmi les innovateurs qui firent exploser les canons stylistiques du jazz durant les années 60, Andrew Hill a une place de choix,place qui lui fut longtemps dénié, les critiques lui préférant le plus radical Cecil Taylor, le plus intimiste Paul Bley ou qui sais-je encore. Andrew Hill s'attacha autant à l'arrangement et à la composition qu'à l'improvisation elle-même. En cela, "Point of Departure" est un excellent point de départ justement pour le néophyte, les compositions ici présentes étant d'une grande homogénéité, parfaitement interprétées et laissant tout de même place à des improvisations de haut vol, le casting prestigieux faisant honneur à sa réputation. Si ce disque ne doit pas obscurcir e reste d'une discographie incroyablement riche, il demeure un essentiel à quiconque veut explorer une des plus belles époques du jazz.


One Down One Up (Live At The Half Note)
One Down One Up (Live At The Half Note)
Prix : EUR 26,28

19 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Sur un nuage perché., 9 décembre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : One Down One Up (Live At The Half Note) (CD)
1965: l'année impensable, encore et toujours. Coltrane, possedé (ou possesseur, au choix) par une inspiration incessante, obsédé par le "dire", n'arrête pas "rejouer" ce que l'on pensait définitivement gravé et défini. Ces enregistrements légendaires, tous les saxophonistes le savent, étaient déjà, sous une forme ou une autre, en possession des coltraniens. Ils nous reviennent avec un son bien meilleur (quelques baisses de niveau à remarquer et le son de sax un peu étouffée sur "Afro-Blue") et surtout la musique revient tout mettre en cause. Que dire du duo Coltrane-Jones durant quinze minutes d'un "One Down, One Up" où Elvin peut bien relancer, Coltrane ne s'en laisse jamais compter. Entre l'etreinte et l'affrontement, avec un Jones qui finit par marteler sa batterie comme un forgeron, et un Coltrane aérien et frénétique. Ensuite, un "Afro-Blue" qui nous laisse entendre un McCoyTyner stratosphérique, qui semble être en liaison télépathique avec Jones et Garrison. Et Coltrane revient. Version interrompue malheureusement au moment l'on entend une furie créatrice atteindre un nouveau stade, que l'on ne pensait pas possible. Ensuite, "Song of Praise", sans l'intro d'origine de Garrison, pour une version plus sanguine, moins apaisée que celle en studio. Tyner encore une fois est phénoménale. Et comme une façon de dire l'inarrétable recherche coltranienne, "My Favorite Things", comme si ce morceau ne saurait être "terminer", comme le fil d'Ariane d'une oeuvre qui chante toujours sa soif d' un ailleurs qu'elle definit déjà comme sans le savoir.


The Complete Live Performances On Savoy (Royal Roost 1948-1949, Carnegie Hall 1947, Chicago 1950)
The Complete Live Performances On Savoy (Royal Roost 1948-1949, Carnegie Hall 1947, Chicago 1950)
Proposé par Fulfillment Express
Prix : EUR 47,40

15 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Zenith au Savoy, 1 décembre 2005
Plus encore que les enregistrements studio sur Savoy et Dial, les live Savoy n'en finissent plus de nourrir (et de hanter parfois) la création jazzistique. L'oeuvre parkerienne, raison historique oblige, ne saurait offrir l'unité de celle d'un Miles, d'un Coltrane ou d'un Ornette qui bénéficiérent de différentes méthodes de production (le concept d'album était passé par là). C'est donc dans son foisonnement qu'il faut se plonger, et ces enregistrements montrent une unité hallucinante. Parker ne fut jamais plus grand qu'entre 1947 et 1950. Encore en pleine possession de ses moyens, on entend ici un musicien au prise avec sa propre inspiration, d'une énergie volcanique, pétrissant le language be-bop en temps réel, le dépassant allégrement pour annoncer tout le jazz à venir. Car c'est bien ici qu'est la source où se sont abreuvés Dolphy, Ornette, Jimmy Lyons, Sam Rivers, Anthony Braxton et tant d'autres. Le jazz comme language, le language comme fusion incessante, la fusion comme vie.


Clifford Brown - Max Roach
Clifford Brown - Max Roach
Prix : EUR 18,90

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Clifford, tu nous manques., 11 juillet 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Clifford Brown - Max Roach (CD)
Dans l'interstice entre be-bop et hard-bop, voici un disque à emmener sur une île déserte, un pur moment de joie, un truc qui vous mettra la banane même par jour de pluie, une extase qui allie élégance et sensualité. Clifford Brown est bien l'héritier de Fats Navarro, d'une clareté tranchante, virtuose non-gratuit, habité par une inspiration incessante. Max Roach fait appel à toutes les possibilités de la batterie, tour à tour tribal ou ultra-sophistiqué, et on comprend d'où vient Ed Blackwell après ça. Des orientalisants "Delilah" (on peut imaginer ce que ça devait donner en club tellement ça swingue) et "Daahoud" à la pure frénésie be-bop de "Parisian Thoroughfare" et de "The Blues Walk", du bondissant "Joy Spring" à la cultissime version du "Jordu" de Duke Jordan, ce disque est absolument indispensable à quiconque veut prétendre aimer le jazz. A noter les extraordinaires performances d'Harold Land (incroyablement sous-éstimé, allez jeter une oreille à ses enregistrements sur Contemporary), Richie Powell (petit frère de Bud) et du toujours très sur George Morrow.


Relationship Of Command
Relationship Of Command

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Etoiles filantes., 8 juillet 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Relationship Of Command (CD)
A l'apogée ne peut que succéder que la décadence. Du moins, c'est ce que les membres d'ATDI ont du se dire, à juste raison probablement. Car leur musique atteint ici une forme d'hypertrophie. La production, plus clean que d'habitude, pourrait rendre réfractaires les fans les plus obtus. Mais elle restitue également une dynamique qui était souvent étouffée précedemment. Les compositions se sont complexifiées, et on comprend bien l'aventure Mars Volta à l'écoute de ce disque. ATDI réussit un tour de fore rare en devenant plus mélodique tout en évinçant certains éléments pops qui teintaient In Casino/Out. Peut-être que le coté "heavy-rock" plus prononcé se fait au détriment du coté "punk" mais on est loin d'avoir à faire à une machine à jouer dans les stades. Le trio de morceaux "Quarantined", "Cosmonaut" et "Non-Zero Possibility" est époustouflant. En un sens, ce disque est à écouter en paralléle à son prédecesseur "Vaya", glorieux EP et plus punk. Pour le titre de meilleur disque d'ATDI, entre les deux mon coeur balance.


Components
Components

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Typiquement génial., 8 juillet 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Components (CD)
Sorte de synthèse de ce que Blue Note avait à offrir durant les années 60, "Components" se compose de deux chapitres de quatre scènes/morceaux chacun, le premier étant consacré aux compositions de Hutcherson lui-même, le second dédié à celles de Joe Chambers (batterie infiniment sous-estimé et excellent compositeur également). La première partie explore les facettes du jazz que l'on nommait un peu pompeusement "Avant-Garde" à l'époque. Exploration qui aimait autant complexifier le hard-bop en y mélant des thèmes anguleux ("Components") que chercher une légéreté buccolique sur une strcture harmonique riche ("Little B's Poem"). La deuxième partie se démarque plus de l'héritage post-bop pour se rapprocher de l'esthétique free (surtout sur "Air") "Pastoral" menant un retour vers un jazz contemplatif, marqué par le modalisme. La formation est exceptionnelle, chaque soliste étant inspiré, et interagissant parfaitement avec l'ensembke. Hancock au piano, Hubbard à la trompette, Spaulding au sax alto (comment comprendre que cet homme ne soit pas mieux connu?), Ron Carter à la contrebasse et le sus-nommé Joe Chambers à la batteire. A découvrir pour chavirer.


Machine Gun
Machine Gun

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Déferlement., 6 juillet 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Machine Gun (CD)
Si vous avez le coeur bien accroché et que pour vous la musique n'a pas pour but d'adoucir les moeurs mais bien plutôt de faire naître des émotions sans cesse renouvelées, alors n'hésitez pas et procurez-vous "Machine Gun". Souvent présenté comme un des premiers manifestes du free-jazz européen, cet opus est avant tout un défi lancé à la musique elle-même. Brotzmann et ses compères ( Van Hove, Evan Parker, Breuker, Kowald entre autres, excusez du peu!) sont là pour repousser les pré-conceptions que l'on pourrait avoir de ce que la musique peut exprimer et des conventions esthétiques qui dicteraient comment les exprimer. Donc préparez-vous à un assaut sonore d'une intensité rare, un véritable tremblement de terre musical qui renverrait à ses études n'importe quel groupe de Black-Métal norvégien. Il serait érroné de penser que cette musique n'est que chaos et qu'elle n'a pour but que de déclarer l'indépendance "jazzistique" de l'Europe vis-à-vis des Américains (les influences de Ayler et de Cecil Taylor sont là et parfaitement assumés). Brotzmann vient nous rappeller que la musique est avant tout une expérience vécu dans nos corps, épreuve physique dont l'on sort grandit. Viscéral.


Conquistador
Conquistador

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le Feu., 5 juillet 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Conquistador (CD)
Architecte incandescent, Cecil Taylor poursuit les explorations déjà en chantier sur "Unit Structures". La formation est un peu plus réduite que sur le précédent opus, Ken McIntyre n'etant pas présent, et Bill Dixon en lieu et place d'Eddie Gale. Ce dernier changement est essentiel à la couleur de cette session, le jeu plus aérien et ouvert de Dixon étant décisif dans l'organisation des sons. Le duo de basses Grimes/ Silva continue de propulser l'ensemble, dont les fondations sont toujours dictées par Taylor, compositeur en temps réel. L'adjonction de parties écrites n'entament en rien la spontanéité. Au contraire, elle permet la respiration. Lyons est comme d'habitude impérial, résonnance essentielle à la voix de Taylor. Musique d'une densité presque insoutenable mais qui recèle une tendresse qui lui est propre.


Nefertiti, The Beautiful One Has Come
Nefertiti, The Beautiful One Has Come
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 96,16

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le Lyons et la Tempête., 5 juillet 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nefertiti, The Beautiful One Has Come (CD)
Indispensable réedition de ce concert enregistré au Café Montmartre à Copenhagen, Danemark. Dès 1962 donc, Cecil Taylor nous rend évident à quel point sa musique s'est émancipé de ses influences (Ellington et Monk au premier rang). Une musique à nulle autre pareille, pleine de bruit et de fureur mais qui signifie énormement. Sunny Murray colore le temps avec sa batterie et surtout ici, c'est Jimmy Lyons qui subjugue. Son chant brisé, labyrinthique, ne cesse jamais de dire son amour pour Charlie Parker. Tour à tour acide, suave, précipité ou languissant souverainement au-dessus du tempo, Lyons s'impose comme l'alter ego absolu de Taylor, qui façonne et structure le chaos à même le piano. Essentiel donc.


Page : 1 | 2 | 3 | 4