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Contenu rédigé par vavle
Classement des meilleurs critiques: 997.448
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Commentaires écrits par
vavle "vavle" (Paris, France)

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Fingerprince
Fingerprince

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un projet trop extravagant pour être possible, 31 août 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fingerprince (CD)
A l'origine, Fingerprince devait etre le premier album à trois faces. Malheureusement, le producteur du groupe n'a pas voulu tenter le risque. En cd, il retrouve sa longueur voulue, son aspect authentique (il aurait alors fallu l'appeller de son véritable nom, "Tourniquet of Roses." En tout cas, c'est une pièce certes très étrange, mais qui parle à son auditeur comme à quelqu'un de très proche: la première fois que l'on entend les chuchotements de "Walter Westinghouse", on a très peur et on plonge en quatre secondes dans un monde très malsain mais passionnant. Entrez chez les malades mentaux, visitez leurs cerveaux pleins de couleurs, et laissez donc les doigts humides vous effleurer la peau...


Commercial Album
Commercial Album

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Life is just a game, 14 juillet 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Commercial Album (CD)
Beaucoup de choses en 40 minutes. trop de choses en 40 minutes. 40 mélodies aux rythmes traversés par la peur, loe traumatisme et l'enfance. Une musique qui, au moins, exhibe son originaltié à son point le plus fort. Oui, "life is simple", c'est vrai. Tout peut se faire plus simplement et ce n'est pas parceque la vie ne dure qu'une minute qu'elle n'est pas forcément idiote. Ecoutez "Easter Woman" 40 fois, ça ne cessera de vous monter à la tête. Bientôt, vous parlerez avec une voix d'aliéné qui chantera: "Quand nous étions enfants, nous jouions avec des marionettes qui nous mangeaient nos yeux" (regardez aussi, avec beaucoup d'attention, la pochette de Pore Knows Grafics). Tout est concept, jeu. Tout est travaillé et systématique ("Troubled Man" c'est un homme qui est devenu une machine à femmes), les mélodies douces et amères en deviennent elles aussi percutantes ("Perfect Love" c'est bien l'amour, ça). Au delà de la satire, au delà du désir en lui-même ("The Commercial Album" est la plus belle invitation à l'amour), la musique des Residents est bien au dessus de tout ce qu'on connaît. Mais elle reste secrète, et c'est cela le principal.


Geogaddi
Geogaddi
Proposé par DVD Overstocks UK
Prix : EUR 15,10

5 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Dans un soleil aveugle, 3 juillet 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Geogaddi (CD)
Geogaddi est quelque chose qui boulverse autant qu'elle dérange profondément. Il y a ces notes très déroutantes ? In the Annexe est entièrement fondé là dessus ? et ces mélodies qui font penser à des vagues d'émotions, à des houles de stupeur et d'instantanné ? Dawn Chorus. Tout cela contraste avec une science de l'abstrait, un plaisir qu'ont deux Ecossais ? habitant sous un totem ? à déformer le réel pour en sortir des sons jamais entendus auparavant et qui se rattachent étrangement à l'art de la vidéo ? super 8, art qu'ils pratiquaient jadis. Là où Music Has the Right To Children était un regard inquiétant sur l'enfance, ses aspects malsains et angoissés, Geogaddi pénètre des sujets moins sombres mais encore plus lointains et énigmatiques. Peu de musiciens à ce que je connais ? à part peut-être Terry Riley, la Monte Young ou Radiohead ? n'ont réussi à mettre en sons le monde de l'abstraction et la "pensée" au sens propre. La pensée, la réflexion, le questionnement, l'introspection sont des sensations qui s'expriment en criant de toutes leurs forces dans des morceaux comme The Beach At Redpoint (le plus impressionant de tous), Alpha & Omega et surtout Corsair, qui est, à mon avis, l'une des plus belles choses qu'un humain ait pû réaliser. Boards of Canada s'intéresse également au psychédélisme et renoue avec les sons des années 60: 1969 justement, oscille entre la musique répétitive de Terry Riley et les sons de Funkadelic ou de Jimi Hendrix. En plongeant là dedans, on découvre que, même si Geogaddi paraît si nouveau, il fait référence à beaucoup de choses, et atteint le contenu d'un album complet, universel, ou sont cachées (il faut l'écouter plusieurs fois) énormément d'idées et d'images ? songez à toutes les images que peuvent procurer des morceaux comme Dawn Chorus: en l'écoutant, j'imagine le cri d'une femme entrain de se noyer.

Mais il reste une dernière chose dont il ne faut pas parler avant mais qu'il faut laisser pour la fin, et c'est Julie and Candy. Car ici, je ne trouve aucune référence. Tout est nouveau et ce morceau est totalement indépendant. Indescriptible. Je ne pourrais que vous donner quelques bribes d'images ? ou de couleurs, plutôt ? et des pensées (pas d'émotions, non): Julie and Candy, c'est beaucoup de souvenirs. Des pensées amassées les unes sur les autres. Deux filles. Deux personnes inconnues, que l'on veut toucher, mais qu'on ne peut pas. L'invisible. Le cauchemar. La tromperie. Le jeu (elles se cachent et rigolent parcequ'elles savent qu'on ne peut pas les voir). Julie et Candy sont invisibles et elles se cachent dans la forêt des pensées. Plus ça avance, plus elles se colorent et rouge, jaune, orange et disparaîssent.


Black Moses
Black Moses

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le Prophète Liquide, 15 juin 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Moses (CD)
Liquide, infini... tel est la musique d'Isaac Hayes. "Black Moses", c'est un bijoux de la soul étirée, aussi ésotérique et sensuelle que l'amour et possédant un arrière côté divin et mystique. "Never Can Say Goodbye", c'est le funk tiède et clean, "Help Me Love", c'est le discours Phoenix philosophique et sage. Tout cela en fusion dans cette symphonie classico-mélancolique qu'est cette oeuvre, pleine de grace et de puissance, qui s'écoute aujourd'hui encore comme quelque chose de nouveau et qui restera éternel.


Let's Take It to the Stage
Let's Take It to the Stage
Prix : EUR 28,74

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Oublier tout et rester fasciné, 12 juin 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Let's Take It to the Stage (CD)
Danser (Good To Your Earhole), Jubiler (Better By The Pound), halluciner (Be Me Beach), frémir (Baby I Own You Something Good) ou rentrer en contact avec le monde des morts et de l'au-delà (Atmosphere), voilà tout ce que vous réserve ou vous propose ouvertement cet album totalement libre, qui laisse de côté toute ligne directrice pour donner le meilleur de ce groupe fulgurant que fut Funkadelic. Et j'aimerais insister sur la beauté fébrile et maternelle d'Atmosphere. En tout cas, c'est ici l'un des albums les plus indispensables du groupe.


Unknown Pleasures
Unknown Pleasures
Prix : EUR 6,99

11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Impressionant, 6 juin 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Unknown Pleasures (CD)
Glacées, ces lignes de survie. Une voix grave. ténèbreux. Musique spécialement en profondeur. DOWN, DOWN... Plus profond encore... Oui très près de la fin. Ca me désole. Ca pénètre très profond. Jusqu'aux battements du cœur. Une musique qui s'empare de tout ce qui m'entoure. Qui agresse tout en restant dans le monde de l'au-delà. Grand. Très grand.


The Shape Of Jazz To Come - Digipack
The Shape Of Jazz To Come - Digipack
Prix : EUR 7,99

10 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La déclaration d'indépendance du langage, 3 mai 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Shape Of Jazz To Come - Digipack (CD)
Sons dégoulinant de sueur créatrice, Haden joue de façon sublime sur "Peace". Don Cherry s'excite sur sa pocket trumpet et Ornette fait d'un saxo en plastique de merde un objet d'art et d'innovation, un instrument de pur feeling qui dégage des sensations remuées par le souffle de la liberté expressive. "Shape" est donc un album expressioniste, délirant, mais possédant une poésie intérieure très forte, dotée de sensibilité: car dans ces envolées de sons violentes et parfois dérangeantes se cache une douceur innée, un sens très humain du langage.

"The Shape of Jazz" est bien un album sur le langage, et peut-être le seul, avec peut-être quelques oeuvres de Mingus, à traiter ce sujet et à la faire ressortir. C'est une recherche: à la quête d'une nouvelle façon de prononcer les choses. Jamais un disque m'a autant parlé avec des sons.

Et j'avoue, je répèterai jusqu'à la mort que "Lonely Woman" est le plus beau morceau d'Ornette Coleman et la plus belle plainte amoureuse de l'histoire de la musique.


Richard D. James
Richard D. James

3.0 étoiles sur 5 Symphonie électronique frénétique, 3 mai 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Richard D. James (CD)
J'aime beaucoup Aphex Twin et je le considère comme un très grand de la musique électronique. Mais à chaque fois, dans ses albums, je suis parfois lassé par l'excès de rythmes frénétiques dans lesquels l'auteur se complait parfois. Cela ne m'empêche pas d'admirer son travail souvent marquant, ésotérique et très personnel. En ne négligeant pas que cet album est une référence.


Ecstasy
Ecstasy
Prix : EUR 13,12

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Re-destruction, 1 mai 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ecstasy (CD)
Bon sang ! Lou reed ne s'arrêtera donc jamais ? A certains artistes qui stagnent depuis plus de 10 ans on pourrait se plaindre, mais à Reed qui continue d'innover comme si il devait recommencer un cycle, jamais satisfait de soi-même, il y a de quoi être reconnaissant. "Ecstasy" est une oeuvre forte et sombre, aux couleurs rouges de sang et de douleuir, bien que l'ironie soit à son extrême. La pièce qui m'a le plus impressioné est bien évidement l'immense "Like A Possum", le plus long morceau de tout el carrière de Lou Reed, dont les mélodies distordues font frémir. Voilà encore un album plein d'émotions, d'inventions et d'intimité: Reed ne cessera d'évoluer et de se remettre en question. Et c'est pourquoi il a toujours l'air de venir de sortir du ventre de sa mère.


Maggot Brain
Maggot Brain
Prix : EUR 21,39

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Maggotation, 30 avril 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Maggot Brain (CD)
Cet album est un hommage à Jimi Hendrix.

Le premier morceau, une impro de 10 minutes du génial guitariste Eddie Hazel, est quelque chose qu'à la première écoute est tout à fait envoûtante. Mais peu à peu, elle nous plonge dans une méditation dans le subconscient des créateurs du P-funk. Jamais la beauté, dans la musique, ne s'est manifestée avec tant d'étrangeté et de noirceur. car, comme l'indique le crâne mort sur le dos de la pochette, Maggot Brain est une rencontre avec le monde du subconscient, celui des rêves et de l'après-vie, si calme, si doux, et en même temps si violent. Les notes de Hazel transportent comme un rêve, font presque pleurer par leur force et leur profondeur. Maggot Brain est le seul album que je connaisse qui réussise à pénètret les âmes. Ce morceau perce dans votre cerveau un petit trou qui ne se rebouchera jamais. C'est tout de même incroyable, non ?

NB: les autres morceaux du disques sont excellents: c'est du P-funk délirant de solos de guitare fantaisistes, toujours en hommage éclatant à Jimi: "Super Stupid", "Hit it And Quick It" sont extraordinaires, et "War of Armagedon", avec le combat de pets est totalement déroutant et unique au monde.


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