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Contenu rédigé par Glenn75
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Commentaires écrits par
Glenn75 "Glenn75" (France)

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Massacre à Furnace Creek [Édition Spéciale]
Massacre à Furnace Creek [Édition Spéciale]
DVD ~ Victor Mature
Prix : EUR 13,00

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une bande d'apaches qui massacre par vengeance., 18 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Massacre à Furnace Creek [Édition Spéciale] (DVD)
« Massacre à Furnace Creek - Fury at Furnace Creek » est un western américain de H. Bruce Humberstone (1948-1h28) N/B
Scenario : Charles G. Booth, Winston Miller et David Garth (pour l'histoire).
Photo : Harry Jackson / Musique : Davis Raksin / Montage : Robert L. Simpson.

Casting : Victor Mature (Cash Blackwell), Coleen Gray (Molly Baxter), Glenn Langan (Capt. Rufe Blackwell), Reginald Gardiner (Capt. Grover A. Walsh), Albert Dekker (Leverett), Fred Clark (Bird), Robert Warwick (Gen. Fletcher Blackwell), George Cleveland (Judge), Roy Roberts (Al Shanks), Willard Robertson (Gen. Leads), Griff Barnett (Appleby), Charles Kemper (Peaceful Jones)...

Synopsis : Décennie 1880 en Arizona un convoi de pionniers qui se rend au Fort Furnace Creek, traverse le territoire apache, escorté par le Capitaine Walsh et ses hommes. Un messager rejoint le convoi pour délivrer un message du général Blackwell ordonnant à Walsh de rejoindre, sur le champ, la ville voisine. Celui-ci s'exécute et laisse le convoi sans protection. Les apaches en profitent pour attaquer le convoi et tuent tous les pionniers puis, déguisés en pionniers, avec les charriots, ils s'introduisent dans le Fort et massacrent la garnison. Le général Blackwell est traduit en cour martiale où il se voit condamner pour trahison. Ses fils vont alors tenter de réhabiliter leur père...

Une film qui se laisse voir avec un certain plaisir car, sans être un virtuose de la réalisation, Bruce Humberstone (1901-1984) n'a à son actif que trois westerns : 1940 « Lucky Cisco Kid », 1948 « Massacre à Furnace Creek », 1955 « Dix hommes à abattre » et quelques épisodes westerns pour la télé, il représente le metteur en scène typique, de série B, de cette période faste du western américain.

Victor Mature (1913-1999) n'aura tourné que cinq westerns : 1946 « La Poursuite infernale (My Darling Clementine) », 1948 « Massacre à Furnace Creek », 1955 « Le grand chef » et « La Charge des tuniques bleues » puis, le dernier, « Escorte pour l'Oregon ». Ce grand gaillard d'un mètre quatre vingt dix touchera à tous les genres avec une prédilection pour les péplums où sa musculature l'avantage particulièrement.

J'ai vu ce western, il y a quelques années, sur une chaîne de cinéma avec une bande son française qui, je l'espère, sera reprise pour le DVD. Ce n'est pourtant pas indiqué sur l'information d'Amazon qui ne mentionne que les sous-titres, en français.

Conclusion : un bon western d'un bon réalisateur qui connait et maîtrise parfaitement son sujet. Certes ce n'est pas un des grands noms du genre mais ce western se laisse voir avec beaucoup de plaisir.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 5, 2012 3:46 PM CET


L'Homme Sport Eau De Toilette Vaporisateur - 100 ml
L'Homme Sport Eau De Toilette Vaporisateur - 100 ml
Proposé par imperialstore2012
Prix : EUR 25,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'emblème sportif du parfum : le tennisman Raphaël Nadal, 13 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Homme Sport Eau De Toilette Vaporisateur - 100 ml (Divers)
Je viens de recevoir, en cadeau, le parfum Lanvin l'homme sport. Cette très vieille maison de couture a connue une longue vie profitable sous l'égide de sa créatrice de mode, Jeanne Lanvin qui, au préalable, s`était fait connaitre comme chapelière, rappelant quelque peu, en cela, l'histoire de Coco Chanel. En 2009, Lanvin fête son centenaire après plusieurs ventes et reventes de la marque et créé à l'occasion le parfum « Lanvin l'homme sport ». Un parfum masculin à senteur fraiche à base de citron, de bergamote poivré, un fond de lavande et de délicates notes boisées et patchouli, parrainé par le tennisman Raphaël Nadal. Le tout dans le flacon d'un bleu intense, celui que Jeanne Lanvin avait choisie comme sa couleur fétiche. C'est un parfum que j'apprécie pour sa fragrance virile et fruitée.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 15, 2012 7:37 PM CET


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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Mes craintes, pour ce produit et le vendeur, n'étaient pas justifiées !, 11 décembre 2011
Tout d'abord réticent à commander ce genre d'article fragile j'ai surmonté mes craintes et passé commande. Le colis m'est arrivé en parfait état grâce au professionalisme du vendeur qui n'a pas hésité à empaqueter les ampoules avec du plastique à bulles d'air, celles-ci étant remises dans son emballage de carton souple puis, deux par deux, les ampoules sont de nouveau protégées du film plastique à bulles d'air.Cette protection a résisté au transport par la poste, ce qui est un bon point, lorsque l'on sait que les paquets sont jetés, parfois de plusieur mètres, dans les bacs de tri.

Les ampoules, qui fonctionnaient toutes à la livraison, sont d'un prix très abordable pour ce genre de produit basse consommation habituellement assez chers en magasin. Très satisfait de mon achat.


Appelez Nord 777
Appelez Nord 777
DVD ~ James Stewart
Proposé par DVD_EN_STOCK
Prix : EUR 24,99

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un film noir de Henry Hathaway rehaussé par le jeu de James Stewart !, 11 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Appelez Nord 777 (DVD)
« Appelez nord 777 - Call Northside 777 » est un film noir américain de Henry Hathaway (1948-1h51) en N/B
Scénario : Jerome Cady, Jay Dratler / Adaptation : Léonard Hoffman, Quentin Reynolds / D'après un article du journaliste James P. Mc Guire / Photo : Jo Mac Donald / Musique : Alfred Newman /Montage : Watson Webb Jr.

Casting : James Stewart (McNeal, reporter du Chicago Times), Richard Conte (Frank Wiecek), Lee J. Cobb (Brian Kelly, rédacteur du Chicago Times), Helen Walker (Laura Mc Neal), Betty Garde (Wanda Skutnik, propriétaire de l'épicerie), Kasia Orzazewski (Tillie Wiecek)...

Synopsis : Lors du cambriolage d'une épicerie un policier est tué. Sur la foi du témoignage de la propriétaire de l'épicerie, Frank Wiecek et Tomek Zaleska sont arrêtés et la justice prononce à leur encontre une peine à perpétuité. Onze ans plus tard, en 1943, la mère de Frank convaincue de l'innocence de son fils, passe une annonce dans le quotidien de la ville le Chicago Times offrant 5000 $ pour trouver des éléments nouveaux en faveur du condamné. Intrigué par l'annonce, le rédacteur en chef du journal demande au reporter Mc Neal de mener une enquête...

Edité dans la collection Polars de l'excellent éditeur CARLOTTA, ce film y tient une place de choix au milieu d'autres très bon films noirs : « Les Forbans de la nuit», « La Proie », « Panique dans la rue », « Le Carrefour de la mort », « Le Mystérieux Dr Korvo », « Crime passionnel »... Henry Hathaway, qui avait déjà réalisé son premier film noir « L'Impasse tragique » en 1946 et « le carrefour de la mort » en 1947, prouve une fois de plus sa maîtrise et son intérêt pour ce type de films qui sera, avec le western, son genre de prédilection. Une précédente tentative, en 1940, pour « Tyrone Power Collection 2 [Import USA Zone 1] » s'était soldé par un film mal défini qui jonglait entre drame, romance et légèrement teinté de noir et « La maison de la 92eme rue » en 1945 qui ressemble beaucoup plus à un film d'espionnage et de propagande pour le FBI qu'à un pur film noir. Pour « Appelez nord 777 » Hathaway nous a concocté un film tiré de l'histoire vraie que le journaliste James P. Mc Guire, du Chicago Times, a écrite en publiant son enquête.

La photo en noir et blanc de Joseph Mac Donald est parfaite pour un film de cette époque et la musique d'Alfred Newman est de circonstance aidant à accentuer les moments dramatiques. Sur un mode documentaire, le film nous met dans l'ambiance de cette époque troublée par la prohibition et les meurtres dont les policiers font les frais également. Les prises de vues extérieures nous font découvrir les quartiers populaires où la communauté polonaise vit misérablement. Très vite le meurtre du policier dans la boutique de Wanda nous fait entrer dans ce qui va devenir l'affaire pour laquelle le journal et son rédacteur en chef vont tout mettre en oeuvre pour établir la vérité. Entre alors en scène le reporter (James Stewart) qui, tout d'abord méfiant et réticent, va se lancer dans cette aventure engrangeant des indices concordant en faveur du condamné. James Stewart est la pièce maîtresse de Hathaway qui va construire son film avec et autour du reporter.

Conclusion : Un film noir parfaitement bien maîtrisé par Henry Hathaway et qui était assez peu connu du grand public avant la parution des DVD chez Carlotta films. Langue : anglais VOSTF et version française. Une présentation de l'oeuvre par Patrick Brion et deux bandes annonces : celle du film et celle de la collection « Polars ».


Jacques Fath Green Water Eau de toilette 100 ml
Jacques Fath Green Water Eau de toilette 100 ml
Proposé par BeautyFrench
Prix : EUR 37,00

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 « Green Water » un parfum devenu rare car difficile à trouver !, 4 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jacques Fath Green Water Eau de toilette 100 ml (Beauté et hygiène)
La création de ce parfum pour homme est en chantier dès 1947 et sera l'un des premiers parfums pour homme de la jeune maison de couture « Jacques Fath » dès l'ouverture de la boutique parfums en 1950. La mort du couturier à l'âge de 42 ans en 1954 provoquera l'arrêt définitif en 1957. Après un long sommeil, la maison de couture est relancée en 1992 et le parfum « Green Water » va alors bénéficier d'une seconde jeunesse et remis sur le marché en 1994. J'ai acheté « Green Water » pour la première fois dans les années 1960 et j'y suis resté fidèle jusqu'à sa disparition commerciale. Aujourd'hui on le trouve de nouveau mais encore très difficilement en boutique. Ce parfum fruité inimitable me rappelle ma jeunesse et, en quelque sorte, c'est un peu de celle-ci que je retrouve avec « Green Water ».
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 9, 2011 1:10 AM CET


Randolph Scott - Budd Boetticher : Un duo de légende - Coffret 6 films
Randolph Scott - Budd Boetticher : Un duo de légende - Coffret 6 films
DVD ~ Randolph Scott
Proposé par GRAND ECRAN
Prix : EUR 24,58

11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un coffret de 6 bons westerns pour un prix HYPER compétitif !, 25 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Randolph Scott - Budd Boetticher : Un duo de légende - Coffret 6 films (DVD)
1) 4 étoiles **** "HOMME DE L'ARIZONA (L') - The Tall T" western américain de Budd Boetticher (1956-1h18)
Scénario : Burt Kennedy et Elmore Leonard (d'après son histoire)
Photo : Charles Lawton Jr. / Musique : Heinz Roemheld

avec : Randolph Scott (Pat Brennan), Richard Boone (Frank Usher), Maureen O'Sullivan (Doretta Mims), Arthur Hunnicutt (Ed Rintoon), Skip Homeier (Billy Jack), Henry Silva (Chink), John Hubbard (Willard Mims)...

Synopsis : A la suite d'un pari perdu, Pat Brennan (Randolph Scott) se retrouve sans cheval. Heureusement qu'une diligence passe tout près, il peut alors monter à bord et se retrouve avec le conducteur Ed Rintoon (Arthur Hunnicutt) et en compagnie de jeunes mariés, en voyage de noces, Willard (John Hubbard) et Doretta Mims (Maureen O`Sullivan). Lors d'un arrêt, les passagers tombent aux mains de trois hors-la-loi. Lorsque Frank Usher (Richard Boone) le chef, apprend que Doretta n'est autre que la fille d'un riche propriétaire, il décide de demander une rançon pour sa libération. La tension monte durant les 24 heures qui suivent dans l'attente de la réponse. Dans le même temps, Doretta est loin d'être insensible à Pat...

Conclusion : un western qui ose montrer ou suggérer des séquences d'une rare violence pour l'époque. Un coup de fusil, dans la tête, à bout-portant. Un enfant abattu (hors champ) et jeté dans un puit. Des cadrages de toutes beautés, un découpage innovant pour un montage nerveux. Bref un film parfait sur toute la ligne.
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2) 4 étoiles **** "DECISION A SUNDOWN" est un western américain de Budd Boetticher (1957-1h17) Scénario : Charles Lang et Vernon Fluharty (pour l'histoire)
Photo : Burnett Guffey / Musique : Heinz Roemheld

avec : Randolph Scott (Bart Allison), John Carroll (Tate Kimbrough), Karen Steele (Lucy Summerton), Valerie French (Ruby James), Noah Beery (Sam), John Archer (Dr. John Storrow), Andrew Duggan (Sheriff Swede Hansen)...

Synopsis : Depuis trois longues années, Bart Allison, un ancien héros Sudiste de la Guerre de Sécession s'attache aux traces de Tate Kimbrough, le meurtrier de sa femme. Il le retrouve enfin et l'avertit qu'il va bientôt l'abattre, mais la tâche ne sera pas facile car Tate Kimbrough contrôle toute la ville en comptant aussi le Shériff...

Boetticher maitrise totalement l'espace et le temps et sa mise en scène dépouillée du superflu va se concentrer sur l'essentiel. Randy Scott sort de son impassibilité légendaire pour nous composer un cowboy coléreux, cynique et entêté qui colle parfaitement au personnage. De bons dialogues, peu d'actions, mais des recherches de cadrages très novateurs, pour l'époque, qui inspireront quelques années plus tard les westerns spaghetti. Cet excellent western a été injustement maltraité par la critique française à sa sortie en salle. Sa sortie en DVD le remet en selle et ce n'est que justice.
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3) 4 étoiles **** "AVENTURIER DU TEXAS (L') - Buchanan Rides Alone" western américain de Budd Boetticher (1958-1h18. Scénario : Charles Lang et Jonas Ward (roman). Photo : Lucien Ballard / Musique : Frank Tuttle

avec : Randolph Scott (Tom Buchanan), Craig Stevens (Abe Carbo), Barry Kelley (Shérif Lew Agry), Tol Avery (Le juge Simon Agry), Peter Whitney (Amos Agry), Manuel Rojas (Juan de la Vega), L. Q. Jones (Pecos Hill)...

Synopsis : De retour du Mexique où il a participé, comme mercenaire, à la révolution, Tom Buchanan retourne dans son Texas natal, ou il compte s'installer et pour ce faire il ramène la coquette somme de 2000 dollars d'économies. De passage dans la petite ville d'Agry Town, proche de la frontière du Mexique, il constate que tous les postes clés sont tenus par une seule famille les Agry. Lew est shérif, Amos tient l'hôtel, Simon est le juge et Roy le fils du juge est un coureur de jupons. Ce dernier a encore eu maille à partir avec une femme car il rentre en ville, le visage en sang, poursuivi par, Juan, un mexicain furieux qui abat le jeune homme dans le saloon. Le shérif arrive immédiatement avec ses hommes et frappe le tueur. Buchanan tente de le défendre mais il se trouve rapidement ceinturé et jeté en prison avec le mexicain...

Conclusion : Lorsque l'on pense que la plupart des westerns de Budd Boetticher sont réalisés en moins de deux semaines, avec un prix de revient imbattable, une durée d'environ 1h20, avec une qualité presque égale sur chacun... ça laisse rêveur. "L'aventurier du Texas" sort de l'ordinaire dans le cycle des western de Budd, c'est un régal d'humour avec un surprenant Randy qui semble beaucoup s'y amuser !
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4) 4 étoiles **** "CHEVAUCHEE DE LA VENGEANCE (LA° - Ride Lonesome" est un western américain de Budd Boetticher (1959-1h15). Scénario : Burt Kennedy / Photo : Charles Lawton Jr. / Musique : Heinz Roemheld.

Casting : Randolph Scott (Ben Brigade), Karen Steele (Carrie Lane), James Best (Billy John), Pernell Roberts (Sam Boone), Lee Van Cleef (Frank), James Coburn (Whit)...

Synopsis : Le chasseur de primes Ben Brigade (Randolph Scott) recherche Frank (Lee Van Cleef) le bandit qui a tué sa femme. Calculateur et le Coeur plein de haine, Ben va se servir de Billy, le frère de Frank, pour servir d'appât. Ben prépare la corde pour pendre Billy et si Frank ne vient pas délivrer son frère, ce dernier sera pendu...

Conclusion : Un western court et dense qui annonce très vite la couleur. Les personnages et la trame des films de Boetticher sont souvent la violence de l'homme qui cherche à venger une femme dans un décor aride. Le justicier est droit, obstiné et va jusqu'au bout de sa mission. Ce dvd fait partie intégrante de la saga Boetticher.
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5) 5 étoiles ***** "COMANCHE STATION" western de Budd Boetticher (1959-1h14)
Scenario : Burt Kennedy (et auteur de l`histoire) /
Photo : Charles Lawton Jr. / Musique : Mischa Bakaleinikoff

Casting : Randolph Scott (Jefferson Cody), Nancy Gates (Nancy Lowe), Claude Akins (Ben Lane), Skip Homeier (Frank), Richard Rust (Dobie), Rand Brooks (Station Man), Dyke Johnson (John Lowe)...

Synopsis : Un cowboy solitaire, Jefferson Cody, achète aux Indiens, une femme blanche, Mrs Lowe, afin de la ramener auprès de son mari, sans savoir que celui-ci offre une prime de 5 000 dollars à qui la retrouvera. Mais en route, ils sont attaqués par trois chasseurs de primes qui entendent bien toucher la récompense...

Comanche Station est un western pessimiste et dur. Jefferson Cody ne se fait plus d'illusion sur le sort de sa femme et contrairement à "La chevauchée de la vengeance" ses compagnons n'auront pas le même échappatoire. Cody est fatigué et le visage de Randolph Scott reflète bien cet état physique par la sévérité des traits burinés. De longs dialogues et quelques longues minutes de chevauchées à travers des paysages spectaculaires ne parviennent pas à nous ennuyer car ce sont des plages de calme plutôt bienvenues comme pour apaiser les violentes scènes d'actions. Jouant de toutes les ficelles de son métier, le réalisateur nous surprend sans cesse, tel le long traveling sur Scott en contre-jour sur un plan d'ensemble où la silhouette du cow-boy à cheval se découpe sur l'horizon.

Conclusion : Le dernier western du duo Boetticher / Scott qui clos la série des sept est à voir, comme tous les autres d'ailleurs, pour le plaisir de retrouver l'univers particulier d'un grand réalisateur, longtemps mésestimé qui a su se faire une place (particulière) parmi les plus grands.
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6)4 étoiles **** "L'Homme du Nevada - The Nevadan" est un western américain de Gordon Douglas (1950-1h21)
Scénario : Rowland Brown et George W. George ainsi que George F. Slavin (pour l'histoire).
Photo : Charles Lawton Jr / Musique : Arthur Morton

Avec Randolph Scott (Marshall Andrew `Andy' Barclay), Dorothy Malone (Karen Galt), Forrest Tucker (Tom Tanner), Frank Faylen (Jeff), George Macready (Edward Galt), Charles Kemper (Shériff Dyke Merrick), Jeff Corey (Bart), Tom Powers (Bill Martin), Jock Mahoney (Sandy)...

Synopsis : Afin d'essayer de récupérer un chargement d'or volé, un shérif laisse filer le suspect Tom Tanner (Forrest Tucker), bandit notoire, pour le faire suivre par le Marshal Barclay (Randolph Scott). Sans révéler son identité, Barclay gagne la confiance de Tanner en le sauvant de deux truands. Mais Tanner réussit à disparaître. En voulant acheter un autre cheval, Barclay fait la connaissance de Karen Galt (Dorothy Malone). Il reprend la route pour Twin Forks, petite ville de l'Ouest tenue de manière autoritaire par le puissant éleveur Edward Galt (George Macready), le père de Karen, il y retrouve Tanner. L'appât de l'or aidant, les esprits s'échauffent à Twin Forks...

Conclusion : Vu à plusieurs reprises depuis sa sortie car, comme grand amateur de westerns, j'ai eu la sagesse de faire une copie VHS à un passage télé (dans les années 70). Ce « The Nevadan » se laisse voir comme un bon spectacle très divertissant. Toutefois, le DVD qui va paraitre s'adresse avant tout aux inconditionnels des westerns, en général, et ceux de Randy en particulier. Pour ceux-là le DVD devient indispensable.
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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 3, 2011 8:39 AM CET


CHEVAUCHEE DE LA VENGEANCE (LA° [Édition Spéciale]
CHEVAUCHEE DE LA VENGEANCE (LA° [Édition Spéciale]
DVD ~ Randolph Scott
Prix : EUR 13,00

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un bon western du duo Boetticher/Scott !, 25 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : CHEVAUCHEE DE LA VENGEANCE (LA° [Édition Spéciale] (DVD)
"La chevauchée de la vengeance - Ride Lonesome" est un western américain de Budd Boetticher (1959-1h15)
Scénario : Burt Kennedy / Photo : Charles Lawton Jr. / Musique : Heinz Roemheld / Montage : Jerome Thoms

Casting : Randolph Scott (Ben Brigade), Karen Steele (Carrie Lane), James Best (Billy John), Pernell Roberts (Sam Boone), Lee Van Cleef (Frank), James Coburn (Whit)...

Synopsis : Le chasseur de primes Ben Brigade (Randolph Scott) recherche Frank (Lee Van Cleef) le bandit qui a tué sa femme. Calculateur et le Coeur plein de haine, Ben va se servir de Billy, le frère de Frank, pour servir d'appât. Ben prépare la corde pour pendre Billy et si Frank ne vient pas délivrer son frère, ce dernier sera pendu...

Conclusion : Un western court et dense qui annonce très vite la couleur. Les personnages et la trame des films de Boetticher sont souvent la violence de l'homme qui cherche à venger une femme dans un décor aride. Le justicier est droit, obstiné et va jusqu'au bout de sa mission. Ce dvd fait partie intégrante de la saga Boetticher.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 25, 2011 10:22 PM CET


Le Shérif [Édition Spéciale]
Le Shérif [Édition Spéciale]
DVD ~ Robert Ryan
Prix : EUR 13,00

11 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magnifique western qui rivalise avec les meilleurs !, 25 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Shérif [Édition Spéciale] (DVD)
"Le sherif - Proud Ones" est un western américain de Robert D. Webb (1956-1h30) en couleurs
Scénario : Edmund North et Joseph Patracca, d'après le roman de Verne Athanas.
Photo : Lucien Ballard / Musique : Lionel Newman

Casting : Robert Ryan (Le shérif Cass Silver), Virginia Mayo (Sally), Jeffrey Hunter (Thad Anderson), Robert Middleton (John Barrett, le propriétaire du Palace Saloon), Walter Brennan (Jake, le geôlier adjoint), Arthur O'Connell (Jim Dexter, l'adjoint du shérif de Flat Rock)...

Synopsis : La petite ville de Flat Rock, dans le Kansas, est une cité prospère sans histoire. Son sherif, Cass Silver, est
respecté de tous et mène une vie paisible au côté de Sally, qu'il envisage d'épouser. Un jour de marché au bétail, Cass voit arriver une bande cowboys qui, après des semaines de pistes n'ont qu'un désir, boire et s'amuser. Parmi-eux se trouve Thad Anderson un jeune homme dont le père a, jadis, été tué par le sherif Cass. Il en nourrit un désir de vengeance...

Ce film est un très grand et très bon western, de la trempe des "Rio Bravo" et "Le Train sifflera trois fois". « Le shérif » n'en a guère eu la renommée, sans doute en raison du modeste et peu connu réalisateur Robert Webb, qui ne peu rivaliser avec Howard Hawks et Fred Zinnemman en réputation. Mais en ce qui concerne les qualités de ce western elles sont largement du même niveau voire même, à mon gout, légèrement supérieures. Il faut dire qu'avec Lucien Ballard à la photo et Lionel Newman pour la musique, « Le sherif » a bien des atouts. L'incontournable Walter Brennan est encore une fois le géolier de service dont le personnage similaire, dans « Rio Bravo », sera toutefois beaucoup plus savoureux. L'air principal sifflé n'est pas une nouveauté et sera utilisé assez souvent mais rarement, tout de même sous cette forme, tout au long du film.

Pour ce qui concerne les westerns :
Jeffrey Hunter a 30 ans en 1956. Il tournera, cette année-là, en plus du « Le sherif », "La Prisonnière du désert" de John Ford et "L'Infernale poursuite" de Sam Fuller. Il tient parfaitement bien le rôle de Thad.
Virginia Mayo, 36 ans cette année-là est déjà une actrice reconnue à Hollywood. Elle tournera 13 westerns dont : "Le courrier de l'or" de Budd Boetticher, "Sur la piste des comanches" de Gordon Douglas, "Violence dans la vallèe" de Thomas Carr, "Les loups dans la vallée" de Gordon Douglas, "L'Or et l'amour" de Jacques Tourneur, "La maitresse de fer" de Gordon Douglas... Walter Brennan, le doyen, porte bien ses 62 ans pour le rôle de Jake. C'est un recordman des westerns (plus de 50 à son actif) pour un second rôle. Les acteurs sont, dans l'ensemble, très bien choisis. A tout seigneur tout honneur, Robert Ryan est l'incontestable vedette du film. Il va tenir son rôle avec vraisemblance et l'évolution du personnage va lui donner l'occasion de montrer son immense talent.

Conclusion : Un surprenant western, d'un non moins surprenant réalisateur, qui nous offre une large palette de très grande qualité pour rivaliser et peut-être même devancer certains grands westerns des maîtres du genre.
NB : J'ai vu ce film dans les années 60-70 et revu en 2009-2010 sur une chaîne de cinéma. Ce qui ne me permet pas de préciser si la bande son française du VHS sera reprise pour le DVD ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 20, 2012 9:29 AM CET


COFFRET JEAN GABIN :     Le baron de l'écluse - Les grandes familles
COFFRET JEAN GABIN : Le baron de l'écluse - Les grandes familles
DVD ~ Jean Gabin

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un coffret, à saisir de suite, des deux DVD pour à peine plus cher qu'un seul., 17 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : COFFRET JEAN GABIN : Le baron de l'écluse - Les grandes familles (DVD)
**** "Le baron de l'écluse" est une comédie dramatique franco-italienne de Jean Delannoy (1959-1h35) en N/B.
Scénario : Maurice Druon, Jean Delannoy, Michel Audiard (dialogues), Georges Simenon (pour l'histoire).
Photo : Louis Page / Musique : Jean Prodomidès / Montage : Henri Taverna.

Casting : Jean Gabin (Baron Jérôme...), Micheline Presle (Perle Germain-Joubert), Jean Desailly (Maurice Montbernon), Blanchette Brunoy (Maria Vilandier), Jacques Castelot (Marquis de Villamayor), Jean Constantin (Prince Sadokkan), Louis Seigner (Léon Duval), Aimée Mortimer (Gabrielle Bonetang), Robert Dalban (Guillaume, le responsable de l'aéro-club)...

Synopsis : Un héros de la Première Guerre Mondiale donne des baptêmes de l'air pour gagner un peu d'argent alors qu'ancien aristocrate, le Baron Jérôme Napoléon Antoine, est sans un sou. Elégant, séducteur, il vit au dépend de ses amis fortunés et perçoit parfois, au jeu, de quoi se refaire en payant ses dettes. Il gagne aux cartes un superbe bateau, plus une importante somme d'argent. Il emmène une ancienne conquête, avec lui, à Rotterdam prendre possession du bateau et part aussitôt sur les canaux et cours d'eau pour rejoindre Monte-Carlo. Il va tomber en panne de carburant et d'argent à proximité de l'écluse de Vernisy où se trouve le « Café de la Marine » tenue par Maria Vilandier.

LE BARON DE L'ECLUSE est beaucoup plus une comédie qu'un drame et fait, à ce titre, partie des films récréatifs que Jean Gabin appréciait beaucoup. Avec des dialogues sur mesure de Michel Audiard qui savait trouver les répliques les plus savoureuses pour son illustre ami Jean, le film trouve assez vite son tempo. La vie des nantis, blasés de tout, qui passent leur temps à dépenser de l'argent pour ne pas s'ennuyer, n'est certes pas la partie la plus attractive mais c'est un passage obligé pour situer le début d'une histoire qui, à ce moment-là, se situe, à Deauville, au casino, dans un hôtel de luxe et sur les planches où l'on assiste à un concert de cors donné en l'honneur du Baron au monocle distingué. Le film prend son envol à partir de la navigation d'un bateau gagné par le Baron, capitaine d'occasion mais, standing oblige, la casquette blanche et le blazer bleu marine qui vont jeter le trouble sur les canaux parcourus. La confrontation du petit peuple de mariniers d'une écluse, de la patronne du Café de la Marine et du baron accompagné de sa « dame » vaut son pesant, d'autant que fauchés et sans carburant le Baron et Perle vont devoir se débrouiller. Pour ceux qui aiment et connaissent les films avec Gabin reconnaitront les habitués, Albert Michel, Alexandre Rignault, Charles Bouillaud...

Conclusion : Une comédie, qui n'a rien de dramatique, met en scène Jean Gabin et Micheline Presle pour notre plus grand plaisir. L'acteur « caméléon » se métamorphose une fois de plus. Cette fois en aristocrate ruiné et en capitaine de yacht, toujours avec la même aisance que pour toute la panoplie de personnages qu'il a endossé durant toute sa carrière.
Ce baron, l'écluse, Micheline Presle et Blanchette Brunoy, vont vous divertir au point de trouver le film trop court.
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***** 5 étoiles "Les grandes familles" est une comédie dramatique de Denys de la Patellière (1958-1h30) en N/B.
Scénario : Denys de La Patellière, Michel Audiard (dialogues) et Maurice Druon (d'après son roman)
Photo : Louis Page / Musique : Maurice Thiriet

Casting : Jean Gabin (Noël Schoudler), Annie Ducaux (Adéle Schoudler), Jean Desailly (François Schoudler), Françoise Christophe (Jacqueline Schoudler), Patrick Millow (Jean-Noël Schoulder), Aimé Clariond (Gérard de La Monnerie), Jeran Murat (Le général Robert de La Monnerie), Françoise Delbart (Isabelle de la Monnerie), Pierre Brasseur (Lucien Maublanc), Bernard Blier (Simon Lachaume)...

Synopsis : Noel Schoulder (Jean Gabin) pèse un poids considérable sur l'industrie, la presse et sur tous les milieux de la finance. Il a bâtit sa fortune sur le sucre et fait rapidement fructifier ses autres acquisitions. Sa puissance est telle, qu'il ne supporte pas la contestation et il peut influer la politique pour mettre à mal les ministères. Ses origines de petite paysannerie laborieuse sont vite oubliées par un mariage à la hauteur de ses ambitions. Il épouse une de la Monnerie et entre, ainsi, dans une aristocratique famille dont il va très vite devenir le personnage principal puisqu`il détient les cordons de la bourse.

Les grandes familles: Le film commence sur l'oraison funèbre du père de Lesquendieu (Julien Bertheau) à la mort de l'aîné des de la Monnerie. Toute la famille est présente de Gérard (Aimé Clariond), le diplomate, à Robert (Jean Murat), le général, en passant par Adèle (Annie Ducaux), la femme de Noel... jusqu'au cousin Lucien Maublanc (Pierre Brasseur), « Lulu », le riche noceur, honte de la famille. Les dialogues de Michel Audiard font mouche surtout dans la bouche d'un Pierre Brasseur qui se révèle, une fois de plus, comme un formidable acteur. Jean Gabin est un chef d'industrie, despote et arrogant qui m'enthousiasme, une fois de plus, car cet acteur est capable de jouer n'importe quel personnage avec une aisance incroyable.

Conclusion : un très bon film de Denys de la Patellière, taillé sur mesure pour un Gabin surprenant chef d'industrie et financier. La partie divertissement assurée par un autre géant du cinéma français Pierre Brasseur. A voir sans hésiter.
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Un coffret qui est à peine plus cher que chacun des DVD... Comparez ! Une affaire à ne pas louper pour deux très bons films.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 16, 2011 7:28 PM CET


LE BARON DE L'ECLUSE
LE BARON DE L'ECLUSE
DVD ~ Jean Gabin
Proposé par MEDIA BOX
Prix : EUR 11,99

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une écluse et une auberge sympathique pour le Baron fauché !, 16 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : LE BARON DE L'ECLUSE (DVD)
"Le baron de l'écluse" est une comédie dramatique franco-italienne de Jean Delannoy (1959-1h35) en noir et blanc.
Scénario : Maurice Druon, Jean Delannoy, Michel Audiard (dialogues), Georges Simenon (pour l'histoire).
Photo : Louis Page / Musique : Jean Prodomidès / Montage : Henri Taverna.

Casting : Jean Gabin (Baron Jérôme...), Micheline Presle (Perle Germain-Joubert), Jean Desailly (Maurice Montbernon), Blanchette Brunoy (Maria Vilandier), Jacques Castelot (Marquis de Villamayor), Jean Constantin (Prince Sadokkan), Louis Seigner (Léon Duval), Aimée Mortimer (Gabrielle Bonetang), Robert Dalban (Guillaume, le responsable de l'aéro-club)...

Synopsis : Un héros de la Première Guerre Mondiale donne des baptêmes de l'air pour gagner un peu d'argent alors qu'ancien aristocrate, le Baron Jérôme Napoléon Antoine, est sans un sou. Elégant, séducteur, il vit au dépend de ses amis fortunés et perçoit parfois, au jeu, de quoi se refaire en payant ses dettes. Il gagne aux cartes un superbe bateau, plus une importante somme d'argent. Il emmène une ancienne conquête, avec lui, à Rotterdam prendre possession du bateau et part aussitôt sur les canaux et cours d'eau pour rejoindre Monte-Carlo. Il va tomber en panne de carburant et d'argent à proximité de l'écluse de Vernisy où se trouve le « Café de la Marine » tenue par Maria Vilandier.

Jean Delannoy (1908-2008) était soucieux de la qualité, d'ailleurs ses films les plus aboutis sont ceux réalisés à partir d'oeuvres littéraires mais ils sont aussi, très souvent, un peu rébarbatifs par le manque d'action et un lyrisme pesant : "L'éternel retour" , "La Symphonie pastorale" , "Bernadette" et "La passion de Bernadette"... A côté de ceux-là, il va se lancer dans une série de films avec Jean Gabin et son équipe habituelle : 1942 "La minute de vérité" avec Michèle Morgan, 1955 "Chiens perdus sans collier" avec Robert Dalban, 1957 "Maigret tend un piège" avec Annie Girardot, 1959 "Maigret et l'affaire Saint-Fiacre" avec Michel Auclair, 1960 Le baron de l'écluse avec Micheline Presle et en 1967 "Le Soleil des voyous" avec Robert Stack. Il subit dans les années 1950-1960, comme la plupart des réalisateurs ayant du succès, les attaques des critiques de cinéma de la « nouvelle vague » qui leur reprochent de faire des films populaires et sans aucun génie. Delannoy laissera dire et continuera à faire son cinéma habituel pour le plaisir de son vaste public.

Pour Micheline Presle (1922) l'année 1939 va s'avérée profitable pour cette jeune actrice qui enchaine plusieurs films d'affilés : "Jeunes Filles en Détresse" et "Paradis perdu". Encore quelques films moyens durant la guerre dont "Falbalas" en 1945 puis "Boule de suif" et surtout "Le Diable au corps" avec Gérard Philippe. Elle va tourner, jusqu'à ce jour, 178 films, téléfilms et séries TV.

Le Baron de l'écluse est beaucoup plus une comédie qu'un drame et fait, à ce titre, partie des films récréatifs que Jean Gabin appréciait beaucoup. Avec des dialogues sur mesure de Michel Audiard qui savait trouver les répliques les plus savoureuses pour son illustre ami Jean, le film trouve assez vite son tempo. La vie des nantis, blasés de tout, qui passent leur temps à dépenser de l'argent pour ne pas s'ennuyer, n'est certes pas la partie la plus attractive mais c'est un passage obligé pour situer le début d'une histoire qui, à ce moment-là, se situe, à Deauville, au casino, dans un hôtel de luxe et sur les planches où l'on assiste à un concert de cors donné en l'honneur du Baron au monocle distingué. Le film prend son envol à partir de la navigation d'un bateau gagné par le Baron, capitaine d'occasion mais, standing oblige, la casquette blanche et le blazer bleu marine qui vont jeter le trouble sur les canaux parcourus. La confrontation du petit peuple de mariniers d'une écluse, de la patronne du Café de la Marine et du baron accompagné de sa « dame » vaut son pesant, d'autant que fauchés et sans carburant le Baron et Perle vont devoir se débrouiller. Pour ceux qui aiment et connaissent les films avec Gabin reconnaitront les habitués, Albert Michel, Alexandre Rignault, Charles Bouillaud...

Conclusion : Une comédie, qui n'a rien de dramatique, met en scène Jean Gabin et Micheline Presle pour notre plus grand plaisir. L'acteur « caméléon » se métamorphose une fois de plus. Cette fois en aristocrate ruiné et en capitaine de yacht, toujours avec la même aisance que pour toute la panoplie de personnages qu'il a endossé durant toute sa carrière.
Ce baron, l'écluse, Micheline Presle et Blanchette Brunoy, vont vous divertir au point de trouver le film trop court.


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