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Contenu rédigé par Aligonda
Classement des meilleurs critiques: 6.116
Votes utiles : 64
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Commentaires écrits par Aligonda
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Indispensable pour comprendre l'usage thérapeutiques des psychédéliques, 2 novembre 2011
Cet ouvrage brillant réalise un état des lieux sur l'usage thérapeutique des psychédéliques -' alcoolisme, héroïnomanie, psychothérapie '- et leur action sur le corps humain. Il s'agit du premier ouvrage du genre en français. L'auteur, un psychiatre au départ réfractaire aux psychédéliques, a revu son opinion suite aux résultats faramineux des psychédéliques en thérapie. En outre, il est ouvert aux travaux d'anthropologues, au contraire de bon nombre de ses collègues. A lire absolument.
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4.0 étoiles sur 5
Un joli conte de fées dans une ruralité contemporaine, 2 novembre 2011
Ce roman léger raconte la touchante histoire d'une femme au foyer dans un village sur une île grecque. A force de patience, cette villageoise insignifiante devient championne d'échecs en apprenant ce jeu chez son vieux professeur de primaires. Sa participation à un tournoi lui attire la considération de son village, fier qu'elle le représente après s'en être moqué. Outre le plaisir ressenti à observer un modeste personnage féminin progresser sans qu'un coup d'éclat soit nécessaire, la lecture donne l'irrésistible envie au lecteur de jouer aussi.
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Salina
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par Laurent Gaudé Edition : Poche |
| Prix : EUR 4,94 |
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4.0 étoiles sur 5
Magnifique à la Gaudé, 2 novembre 2011
Salina est adoptée par une communauté nomade et aime Kano, mais elle doit épouser son frère Saro. Elle le laisse mourir sur le champ de bataille en espérant épouser Kano mais elle est bannie et engendre un enfant auto-fécondé supposé être son bras de vengeance. Elle conserve les vertèbres de Sissoko, le père des deux hommes, pour empêcher qu'il connaisse le repos et finit par se rendre. Le style de cette histoire de Gaudé est moins envolé et moins magistral que dans ses autres oeuvres mais il comporte des rebondissements spectaculaires et s'anime de personnages attachants qui évoluent dans un certain suspense. La fin s'alourdit quelque peu.
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5.0 étoiles sur 5
Un ouvrage fondamental sur la photographie exotique et touristique, 2 novembre 2011
Cet excellent ouvrage est à la hauteur de son ambition annoncée dans les remerciements : "une collection de perspectives sur les relations entre la photographie et le tourisme" (p.xi). À travers des travaux entrepris sous des optiques aussi variées que les photographies coloniales des colonisés, la photographie de monuments, les priorités des touristes taïwanais ou les prises de vues de jeunes Juifs américains lors de leur premier voyage en Israël, les articles présentés passent en revue la littérature coloniale, la littérature de voyage, les photos soutenant les théories des races et la publicité touristique. Outre l'introduction généraliste de Robinson et Picard, certains articles sortent du lot pour leur apport informatif et la qualité de leur analyse. Nous retiendrons l''article de Brian Cohen et d''Ilyssa Manspeizer sur l'histoire de l'exploitation de la photographie de "L'Autre" dans le "show business ethnologique" selon l'expression de Stan Frankland (p.100), celui de Matthew Martinez et Patricia Albers sur la photo touristique des Indiens Pueblo du Nouveau Mexique et celui de Stan Frankland sur ce qu'il nomme la "consommation boulimique" des pygmées. Les trois articles ont en commun une mise en perspective de l'exotisation des populations à des fins de colonisation ou de préservation avec un recadrage du point de vue des populations de cette image construite de l'extérieur. Toutefois, le lecteur aurait probablement souhaité explorer certaines facettes de la photo touristique décrites par Robinson et Picard (p.2), telles que les rituels accompagnant la photo touristique ou le lien entre la photo touristique et l'art. L'ouvrage parle beaucoup du tourisme comme pratique sociale, sans étudier celle-ci au stade ultérieur à la prise de vue, dans l'usage fait de ses clichés par le touriste. À cet égard, l'article de Joyce Hsiu-yen Yeh donne une ébauche de réponse à travers à une étude que l'on aurait souhaité voir s'étendre au cercle familial des touristes étudiés. Une analyse des photos produites par les agents de voyage aurait également sa place ici. Ces aspects pourraient justifier un nouvel ouvrage, celui-ci étant concentré sur le moment de la prise de vue. La principale ombre au tableau est probablement l'inégalité des contributions, des travaux argumentés en côtoyant d'autres d'un apport modeste ou inachevé. En outre, certains articles ne sont pas toujours à la hauteur des ambitions annoncées. Que ces quelques reproches ne dissuadent pas le lecteur potentiel de parcourir les pages de cet incontournable. A ne manquer sous aucun prétexte.
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3.0 étoiles sur 5
Enfin un manuel d'enquête utilisable, 2 novembre 2011
Réaliser un manuel d'enquête ethnologique en aussi peu de pages est ambitieux, et Copans relève le défi. Toutefois, des sujets fondamentaux font défaut : la préparation au terrain, le choix du terrain et de la problématique, la question de recherche, le projet de recherche, le passage à l'écriture, les perspectives d'avenir de l'apprenti ethnologie et les considérations propres aux sociétés orales (qui, quoi que certains en disent, demeurent dans certaines régions du monde). En outre, sous une apparence de structure, l'ouvrage est peu structuré et se présente comme un fouillis savamment orchestré. Le lecteur appréciera les nombreux exemples et conseils intéressants.
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2.0 étoiles sur 5
Un bon outil de travail sociologique, 2 novembre 2011
Rédigé dans un style plutôt rigide, l'ouvrage est une illustration des différences de méthodes entre la sociologie et l'anthropologie. Il peut être intéressant pour des sociologues mais résolument pas pour des anthropologues.
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1.0 étoiles sur 5
Un roman exotique mal ficelé, 2 novembre 2011
Ce roman raconte des pérégrinations dans la forêt amazonienne dans un style néocolonial ("le Blanc"). Le lecteur à peine à suivre le cheminement de l'auteur tant certaines phrases sont chaotiques, voire incompréhensibles. L'histoire est assez décousue dans l'ensemble.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un incontournable de la psy transculturelle, 2 novembre 2011
L'ouvrage décrit les expériences de terrain de l'auteur dans différentes régions du monde dans le but de décrire le travail ethnographique à la façon d'une autobiographie. Il compare le travail de l'ethnologue à celui du psy et conseille de se méfier du contre-transfert, fruit - présenté comme inévitable, ce qui manque quelque peu de nuance - des fantasmes de l'ethnologue. On pourrait ici reprocher à l'auteur un excès de réflexivité. L'approche est résolument psychologique, pas anthropologique. Ceci conduit l'auteur à des énormités telles que "les sciences humaines sont moins des sciences que les sciences dures" et à utiliser des expressions telles que "animisme" ou "penseur primitif", des décennies après le consensus sur l'invalidité des théories de Lévi-Bruhl. Toutefois, de nombreuses idées sont intéressantes et l'ouvrage foisonne "d'observations" ou commentaires sur la propre ethnographie de l'auteur. Devereux est le père de l'ethnopsychiatrie, et un grand savant.
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3.0 étoiles sur 5
Un ton néocolonial pour une jolie plume, 2 novembre 2011
Cet ouvrage de méthodes d'enquête en Océanie décrivant les pour et les contre d'un terrain anthropologique dans cette région du monde fourmille d'idées mais présentées sans la moindre structure, ce qui le rend difficilement utilisable tel quel. Certains passages sont irritants et fatalistes tels que "les peuples ont presque toujours le destin qu'ils méritent" (p.123). L'auteur compare les "primitifs" aux enfants dans leur rapport avec la nature (p.153), à la façon de ses prédécesseurs un siècle plus tôt. Il a parfois tendance à teinter ses propos d'un mépris à la limite du pamphlet. On peut aussi regretter un excès de points d'interrogation et d'exclamation et sa désignation des Occidentaux par l'expression coloniale "le Blanc". En outre, il relègue les traditions au passé (p.116), qu'il oppose aux luttes politiques contemporaines comme si leur coexistence n'était pas envisageable. Il faut toutefois reconnaître le courage de la démarche (les ouvrages de méthode ne sont pas si nombreux), les magnifiques métaphores et l'habileté de la plume. Enfin, pour l'Océanie, il est le seul dans le genre.
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3.0 étoiles sur 5
Un sujet qui se fait désirer, 2 novembre 2011
Pendant plusieurs dizaines de pages, le lecteur se demande s'il s'agit d'un ouvrage de méthode d'enquête ; le cheminement fait penser à une belle histoire racontée par un étudiant à son directeur de recherche. L'histoire du terrain est détaillée sans que l'auteur précise vraiment ses résultats. Le sujet du livre se fait attendre et commence p.41 (pour un total de 118 pages). La description du rôle des substances corporelles dans les ethnothéories de la construire renseigne peu sur leur action les unes par rapport aux autres. L'analyse est réservée à la fin du livre. Sinon le style est clair et cohérent et l'approche sympathique.
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