ARRAY(0xac0f8e64)
 
Profil de Seraphina > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Seraphina
Classement des meilleurs critiques: 16.122
Votes utiles : 29

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Seraphina

Afficher :  
Page : 1 | 2
pixel
The Best of All Possible Worlds
The Best of All Possible Worlds
Prix : EUR 4,20

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magnifique !, 5 février 2014
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Best of All Possible Worlds (Format Kindle)
J’ai adoré ce roman.

Je l’ai lu en envisageant dès les premiers chapitres tout le plaisir que j’aurais à le relire un jour. Une fois achevé, j’ai vaguement feuilleté un autre livre, et puis j’ai craqué, j’ai repris The Best of All Possible Worlds, et je l’ai relu, intégralement, sans sauter une ligne, avec un plaisir plus intense encore que la première fois.

Bien sûr, comme tout un chacun, j’aime relire certains très bons romans, mais il m’arrive assez rarement de rencontrer un auteur qui m’emporte à ce point que je ne puisse quitter son monde et ses personnages, et c’est ce qu’a réussi Karen Lord.

On a ici un roman d’une richesse exceptionnelle, qui fait que j’ai un peu de mal à le qualifier…
C’est de la science-fiction, mais aussi une romance touchante, d’une qualité rare, toute empreinte de pudeur et de délicatesse, et profondément émouvante, un livre qui évoque le déracinement d’un peuple qui a tout perdu, y compris ses femmes, et sa difficulté à retrouver ses marques dans un monde qui n’est pas le sien, une réflexion sur l’importance de l’acceptation du métissage pour la survie, mais aussi une évocation souvent pleine d’humour sur les langues et leurs différences, sur les drôleries de la traduction…

Et l’auteur joue constamment avec nous, nous interpellant parfois, nous livrant des éléments essentiels pour l’intrigue par bribes et allusions, suggérant toujours, mais nous laissant le bonheur de deviner et comprendre où elle veut en venir. J’ai beaucoup apprécié le rythme très lent, mais toujours tonique, de la narration (l’histoire se déroule sur deux années), avec des ellipses de plusieurs semaines ou plusieurs mois, qui rendent l’évolution des personnages très crédible.

Et quels personnages ! Ils offrent tous au lecteur, même les secondaires, une profondeur et une complexité qui font qu’on s’attache à eux comme à des personnes qu’on viendrait à rencontrer, pour lesquelles on n’éprouve d’abord qu’une certaine curiosité bienveillante, mais que l’on aime de plus en plus au fur et à mesure qu’on les connaît mieux.

Et je n’ai pas parlé du ton, souvent empreint d’humour, de la poésie de certains passages, très beaux…

Vous savez quoi ? j’ai bien envie de le relire…
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 6, 2014 8:41 PM CET


Lysandre Chalkhill - Livre 1 : "Filigranes"
Lysandre Chalkhill - Livre 1 : "Filigranes"
Prix : EUR 4,30

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une jeune vétérinaire face aux redoutables Intelligences Artificielles…, 15 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lysandre Chalkhill - Livre 1 : "Filigranes" (Format Kindle)
Il s’agit du premier tome des aventures de Lysandre Chalkhill, jeune vétérinaire bretonne d’un monde futur plutôt inquiétant : les humains sont sous la dépendance d’êtres redoutables, les Intelligences Artificielles Biologiques, ils ont perdu (définitivement ? la question reste posée…) toute créativité, et se contentent de reproduire la technologie des années 50.
Lysandre va devoir affronter un de ces êtres, entre répulsion et séduction, et les dernières lignes laissent présager d’autres rencontres entre ces deux personnages.
Une des grandes réussites de ce roman : les « néo-races », des êtres étonnants, humains à caractéristiques animales ou végétales, avec des scènes très poétiques : la découverte des particularités de Lysandre, par exemple, constitue un très joli moment au début du roman. Il y a aussi de belles inventions du côté des animaux, avec les « chats-velours », par exemple, des petites merveilles…
J’ai beaucoup aimé certains personnages, Lysandre, bien sûr (si bien mise en valeur par le dessin de couverture – magnifique !), mais surtout la petite Naïs, très émouvante, et son père adoptif, le charmant Népomucène, qui sort si facilement ses griffes quand on s’en prend à ceux qu’il aime… La romance à peine esquissée donne une jolie tonalité au roman.
Un monde qui se met fort bien en place, entre l’intelligence froide des Résidents, un quotidien à la fois proche du nôtre et plein d’une poésie liée à son étrangeté, des personnages qu’on a envie de retrouver – à quand la suite des aventures de Lysandre ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 16, 2013 6:01 PM CET


La passe-miroir (Livre 1) - Les Fiancés de l'hiver
La passe-miroir (Livre 1) - Les Fiancés de l'hiver
Prix : EUR 12,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chef d’œuvre !, 28 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La passe-miroir (Livre 1) - Les Fiancés de l'hiver (Format Kindle)
Voilà un roman où j’ai mis le nez à la suite des recommandations et du commentaire enthousiaste d’une autre internaute. J’ai d’abord tâté de l’extrait proposé en e-book, compris dès les premières lignes la raison de son engouement pour cette lecture, et puis… et puis j’ai plongé, sans retenue, et avec délices.

L’auteur nous introduit avec une grande aisance dans un monde imaginaire, postérieur au nôtre ; on apprend que tout a changé sur Terre après « la Déchirure », et que seules quelques parties du monde sont encore habitables, les Arches. Le décor est planté avec subtilité, et une grande maîtrise.
Les habitants de ce monde maîtrisent des objets qui paraissent appartenir au début du XXème siècle, comme le dirigeable, par exemple, mais semblent dotés de pouvoirs extraordinaires, qui diffèrent selon les Arches et les familles. Ainsi, l’héroïne, Ophélie, une toute petite jeune fille d’apparence insignifiante, qui se cache derrière ses cheveux et ses lunettes de myope, possède-t-elle plusieurs talents remarquables : passer les miroirs en est un, elle a comme toute sa famille le pouvoir d’animer les objets (elle a une écharpe… extraordinaire !), mais elle a surtout des mains de "liseuse".

Le début du roman nous la présente accablée par la nouvelle de son prochain mariage. Elle a déjà refusé deux propositions venant de lointains cousins, aussi sa mère est-elle ravie qu’on lui ait enfin arrangé un mariage qui semble mirifique. Ophélie devra quitter son Arche pour celle du Pôle, et le peu qu’elle peut découvrir sur ses mystérieux habitants semble assez inquiétant. Et quand son fiancé, Thorn, (une belle trouvaille, bien loin de toute la littérature romanesque habituelle !) vient la chercher pour la ramener chez lui, son apparence et son attitude envers elle ne peuvent que renforcer Ophélie dans l’impression qu’on lui cache beaucoup de choses. Elle va vivre des semaines douloureuses, cachée, punie, humiliée sans vraiment comprendre pourquoi…
Peu à peu, on va découvrir que son apparente insignifiance dissimule une personnalité attachante, pleine de vaillance, ardente, volontaire, et aux capacités d’adaptation remarquables.

J’ai beaucoup aimé les personnages de ce roman : les personnalités sont bien dessinées, avec suffisamment de profondeur pour que leur évolution soit parfaitement acceptable, et que certains, détestables, finissent par presque trouver grâce aux yeux du lecteur comme à ceux d’Ophélie. L’auteur nous fait passer de la famille de la jeune fille, aimante, bruyante, parfois bien encombrante par ses excès, à celles, bien plus dangereuses, qui l’attendent au Pôle, où sa seule alliée certaine est sa tante Roseline, chaperon tout droit sorti des romans victoriens.

Ophélie va connaître des aventures auxquelles elle n’était pas préparée, et devra affronter de puissants et redoutables personnages de cour. Le récit est vif et bien mené, jamais ennuyeux, et l’esquisse de la romance est tout en délicatesse. On attend vraiment avec beaucoup d’impatience le second tome !

Enfin, j’ai beaucoup apprécié la langue, très belle, mais qui n’est que plaisir pour le lecteur. J’y ai trouvé la même délectation que devant un plat d’une qualité exceptionnelle, où l’on se doit de savourer chaque bouchée pour rendre justice à son concepteur. Si on tente d’aller un peu plus loin, « pour voir comment c’est fait », on trouve un goût des mots justes, beaucoup de trouvailles (« il y avait aussi les ronflements de la cafetière, les gargouillis du poêle… », par exemple, au début du roman : voilà une phrase qui tire l’œil, ou l’oreille peut-être, du lecteur, parce que les mots ont été judicieusement inversés). Beaucoup d’images dans cette écriture, mais peu sont banales ou attendues, et très souvent éclairent le ressenti des personnages. J’ai beaucoup aimé la poésie qui se dégage des descriptions, jamais lourdes ou ennuyeuses, mais merveilleusement évocatrices.

Et j’ai, moi aussi, avant même d’avoir terminé ce roman, ressenti le besoin de commencer à l’offrir autour de moi, pressée de partager ce bijou…
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 30, 2013 11:27 AM MEST


The Ivy Tree
The Ivy Tree
par Mary Stewart
Edition : Broché
Prix : EUR 10,20

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 So wonderfully and cleverly written, 17 juillet 2013
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Ivy Tree (Broché)
J’ai lu avec un plaisir étonnamment intense ce roman ancien (une bonne cinquantaine d’années – il a été publié en 1961).

Je l’avais découvert il y a bien longtemps en français, dans une version malheureusement très abrégée, sous le titre « L’autre Annabel ». Cette publication (visant des lecteurs pressés ou paresseux) n’avait gardé que l’essentiel de l’intrigue, comme c’est l’usage, privant ainsi les lecteurs d’une grande partie de ce qui fait le charme du roman.

Il y a d’abord l’histoire en elle-même, passionnante : une jeune Canadienne, Mary Grey, venue passer quelque temps en Angleterre, est remarquée par un homme d’une grande beauté, Connor Winslow, qui la prend pour sa cousine disparue depuis huit ans, et probablement morte. Après une entrevue étrange, qui oscille entre menaces tacites et remarques à double sens, elle parvient à le persuader de son identité.

Il lui propose alors un « travail », bien rétribué, qui consiste à se faire passer pour Annabel Winslow, la disparue, jusqu’à ce que le grand-père de celle-ci, un vieil homme malade, ait fait son testament en sa faveur. Elle devra après sa mort céder légalement à Connor la propriété ainsi que l’argent qui l’accompagne. Après beaucoup d’hésitations, elle finit par accepter, et toute la première partie, passionnante, nous montre « l’entraînement » de Mary par Connor et sa demi-sœur Lisa, puis son arrivée à la ferme familiale, et les premiers jours, riches en rencontres, qui l’obligent à une attention de tous les instants pour ne pas se trahir.

Le récit est écrit à la première personne, et l'auteur a su rendre de manière remarquable, et avec une habileté diabolique, les émotions contradictoires de son héroïne. Celle-ci découvre peu à peu les secrets d’Annabel par le biais des remarques de ses proches, et la tension va monter au fil des pages et des jours, avec des menaces de plus en plus précises, jusqu’au dénouement, incroyablement surprenant pour le lecteur.

Mais il y a aussi tout le reste, ce qui fait à mon avis de ce roman un chef d’œuvre. Comme dans un excellent roman policier à l’horlogerie d’une précision helvétique, le lecteur ne comprend que dans les dernières pages que l’auteur lui a absolument tout dit, dès le tout début, sans jamais rien lui cacher, tout en le menant exactement où elle le voulait…

C’est aussi un roman très littéraire, et menant une réflexion remarquable sur les intrigues romanesques, comme l’a parfaitement mis en valeur une autre internaute… C’est également un livre sur les livres, constamment émaillé de citations jamais pédantes, qui donnent envie au lecteur d’aller chercher les textes cités.

C’est enfin, en plus de l’intrigue si habilement tissée, une très belle composition de personnages, tous remarquables, certains extraordinairement attachants, et qu’on aimerait bien rencontrer… Et il faudrait parler aussi des descriptions, toujours à bon escient, jamais gratuites, apportant une touche et une atmosphère particulière au moment où elles sont faites.

Mary Stewart ? un auteur incomparable, à mes yeux.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 17, 2013 9:29 PM MEST


Daddy-Long-Legs
Daddy-Long-Legs
Prix : EUR 0,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un très vieux mais très jeune et bien joli roman..., 30 mai 2013
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Daddy-Long-Legs (Format Kindle)
Que voilà un joli petit roman !

C'est en fait un roman tout à fait respectable par son âge (un bon siècle d'existence, il a été publié en 1912), mais son ton frais et léger ne trahit pas cette ancienneté. Quelques notations tout au plus pourraient surprendre ou gêner le lecteur contemporain (le terme de "negro" qualifiant des serveurs, par exemple), mais tout le reste est parfaitement accessible, sans rappeler l'époque d'écriture.

A l'exception du prologue, qui va mettre en scène et en situation le personnage principal, il s'agit d'un roman épistolaire. Eh oui, espèce dangereusement menacée d’extinction aujourd'hui...
La jeune Jerusha Abbott (18 ans) a passé toute sa vie dans un orphelinat, dont elle doit s'occuper à présent des plus jeunes. Un jour, elle apprend qu'un mécène qui souhaite rester anonyme lui offre les frais de scolarité et une petite pension mensuelle qui lui permettront d'accéder à l'université (on est quand même en 1912 !). En échange, il n'exige qu'une seule chose : une lettre mensuelle qui raconte la vie quotidienne de la jeune fille. Le roman est constitué des lettres de Jerusha (prénom à coucher dehors, qu'elle s'empressera d'abandonner, heureusement pour elle !) exclusivement, le mécène en question se refusant catégoriquement à répondre. Le titre un peu étonnant du roman est le surnom qu'elle va donner à son bienfaiteur, aperçu une seule fois de loin et de dos, si grand et maigre qu'il évoque pour elle un "faucheux" à longues pattes maladroites - et lui permettra de lui donner du "daddy" (c'est une orpheline, désespérément en quête d'affection, et qui a parfois des lignes très émouvantes pour lui demander d'"incarner" toute une famille).

Dès sa première lettre, on découvre une demoiselle à l'imagination débordante, pleine de fraîcheur, un style remarquable, et surtout un ton étonnant. C'est une toute jeune fille, qui découvre un monde inconnu (ah, la riche Julia Pendleton et ses bas de soie...), dans lequel elle commet quelques gaffes, mais elle a l'esprit vif, l’œil acéré - y compris pour ses propres erreurs, ce qui la rend plus attachante encore -, et un humour phénoménal. Elle est capable de changer de style d'une lettre à l'autre, s'amusant parfois à écrire une "vraie" lettre de demoiselle bien élevée - et quel contraste !!
On suit son évolution au cours des 4 années qu'elle va passer à l'université, et on ne peut s'empêcher de l'aimer très vite au fil de la lecture. Je me demandais constamment comment son mécène pouvait réagir - ou ne pas réagir, d'ailleurs !! - à de telles lettres !

Il y a en plus la découverte du sentiment amoureux, mais là, on est bien (et c'est tant mieux) dans un roman du début du XXème siècle : on nous laisse deviner, tout est dans l'art délicat et magistralement mené de la suggestion, et que c'est agréable, après tout ce que la littérature "sentimentale" contemporaine nous assène !

Bref, un très bon moment de lecture, pour lectrices sensibles à de jolis petits romans, et ce, dès l'adolescence (l'édition française, Papa-Longues-Jambes est chez Folio Junior).
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (20) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 16, 2013 5:12 PM MEST


A Winter's Child (Bello)
A Winter's Child (Bello)
Prix : EUR 3,13

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un roman remarquable, de ceux qu'on a du mal à oublier..., 22 mai 2013
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Winter's Child (Bello) (Format Kindle)
L'édition en e-book m'a permis de lire enfin en anglais un roman que j'avais lu il y a très longtemps en traduction (sous le titre la Chambre bleue), et qui m'avait déjà permis d'apprécier les qualités de l'auteur.

Il s'agit en effet d'un très bon roman, parfaitement mené.

L'histoire ? elle se passe en 1919 et 1920 et nous montre une très jeune femme, Claire, jeune veuve de guerre, traumatisée par son expérience d'infirmière volontaire en France, au cœur des combats. De retour dans la petite ville industrielle anglaise où vivent sa mère et la famille de son mari, elle va devoir apprendre à vivre de nouveau "normalement", et affronter notamment le regard pas toujours bienveillant de tous ceux qui ont vécu la guerre de très loin (privés de beurre et de sucre, quelle horreur !), et n'ont qu'une idée, oublier au plus vite, et chasser très loin tout ce qui pourrait évoquer des souvenirs gênants.

L'écriture est belle et soignée, les personnages bien construits - même les secondaires, et j'ai beaucoup aimé le fait d'être dans la tête de plusieurs personnages, pas seulement l'héroïne, et de les "entendre" penser, avec leurs mots et leurs expressions. Il y a en particulier un "Edouard" très réussi dans sa mesquinerie et sa petitesse de pensée...

De la belle romance (l'héroïne sera confrontée à plusieurs amours "possibles" et devra apprendre à faire des choix, ce dont elle est incapable au début), de qualité, de celles qui nous font réfléchir. Une évocation remarquable également de ce que doivent subir tous ceux qu'on envoie au combat, et des difficultés rencontrées à leur retour.

Un seul (petit) regret : l'édition en e-book n'est pas toujours très soignée, beaucoup de "coquilles", de mots mal orthographiés, mal coupés, avec une typographie parfois surprenante (lettres empruntées à d'autres alphabets..). C'est dommage !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 22, 2013 12:01 PM MEST


The Ides of April: Falco: The New Generation - Flavia Albia 1
The Ides of April: Falco: The New Generation - Flavia Albia 1
par Lindsey Davis
Edition : Relié
Prix : EUR 21,47

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un très bon cru !, 27 avril 2013
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Ides of April: Falco: The New Generation - Flavia Albia 1 (Relié)
Un nouveau Lindsey Davis, et un très bon roman !
Il y a eu l'excellente et impressionnante série des Falco, où l'auteur mêle avec bonheur l'humour, des intrigues bien maîtrisées, des personnages attachants évoluant d'un livre à l'autre, et une crédibilité historique à toute épreuve.
Et puis a été annoncé ce nouveau roman, toujours à la première personne, mais avec une nouvelle voix, celle de Flavia Albia, la fille de Falco, elle aussi détective. J'avoue m'être demandée avec un peu d'inquiétude si ce Falco en jupons, pardon en stola, ne serait pas qu'un pâle "copié-collé" de la série précédente.
Eh bien non ! c'est une nouvelle voix, vraiment, ce n'est plus Falco qui parle. C'est une jeune femme de 29 ans, veuve depuis plusieurs années, un peu amère, un peu déçue par la vie, méfiante, mais aussi naïve et un peu trop sensible au charme masculin. L'humour est là, mais plus ténu, un écho de Falco, mais un écho seulement.
Le roman est tout aussi solidement ancré dans l'histoire que les précédents, mais on sent Flavia Albia très loin de la vie politique, contrairement à son père. Par contre, le lecteur est mené de main de maître dans un premier siècle romain très crédible, odorant, grouillant de vie, et très discrètement "pédagogique".
L'intrigue ? un policier classique, où le lecteur a toujours un peu d'avance sur l'enquête, mais un charme certain, sans violence inutile, le traitement épouvantable réservé aux renards pour les fêtes de Cérès à part - mais c'est récurrent chez Lindsey Davis, qui a toujours montré un cœur tendre pour les animaux, et a créé quelques chèvres, boeufs, chiens... inoubliables !
J'ai beaucoup aimé aussi les allusions à la famille : Flavia Albia en parle suffisamment pour que le lecteur soit ravi de les retrouver, mais sans plus : c'est "son" histoire à elle, et elle manifeste aussi une impatience compréhensible devant leur inquiétude ou leur volonté d'intervenir.
A noter enfin : un personnage masculin intéressant, suffisamment attachant et complexe pour qu'on sente qu'il sera sans doute très important.
La fin laisse attendre une nouvelle série... que j'attends avec impatience !


A Knight in Shining Armor
A Knight in Shining Armor
Prix : EUR 4,20

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 romantique, mais quelle nunuche !, 7 avril 2013
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Knight in Shining Armor (Format Kindle)
C'est un roman assez ancien, et que j'avais découvert adolescente. J'avais adoré ! Il m'en restait le souvenir d'un héros attachant et d'allers et retours entre notre époque et un XVIème siècle fascinant et plutôt bien documenté. L'héroïne ? je l'avais oubliée.
Et puis j'ai trouvé par hasard les références du roman en VO, et le résumé m'a rappelé de jolis souvenirs... Je l'ai donc relu bien des années plus tard, me demandant si je serais déçue ou de nouveau passionnée.

L'histoire : Dougless, américaine, part en "pré-voyage de noces" - c'est ce qu'elle se dit tout bas - en Angleterre avec son petit ami et, mauvaise surprise, la fille de 13 ans de celui-ci, qui la déteste. Elle se retrouve abandonnée par eux sans argent ni papiers dans une église, près de la tombe d'un chevalier médiéval, et ses pleurs sans fin font venir à son aide depuis le XVIème siècle Nicholas, le chevalier en question. Dougless à son tour ira le retrouver à son époque pour l'aider à sauver sa tête et sa famille.

Une vingtaine d'années plus tard, je suis moins enthousiaste. L'intrigue est toujours aussi passionnante, les voyages dans le temps amusants en raison de la difficulté des héros à s'adapter à une époque qui n'est pas la leur (et que ferions-nous nous-mêmes si...), mais...
Mais ? Voilà deux fois que je relis la VO et deux fois que les mêmes défauts me sautent aux yeux !

C'est très très mal écrit... ce qui est d'autant plus surprenant que l'auteur indique avoir repris ce roman, son préféré, 14 ans après la publication pour l'améliorer et le rendre plus crédible. Les répétitions sont incessantes (les noms des personnages sont constamment repris, par exemple, parfois deux ou trois fois par phrase - les lectrices sont-elles si stupides ?), la psychologie des héros si laborieuse, leur évolution si lourde qu'on a envie par moments de réécrire le texte, un comble quand on aimerait se laisser emporter par l'histoire !
L'héroïne ? son côté "paillasson" devant l'homme qu'elle s'est persuadée aimer peut être crédible, tant elle recherche le mariage à tout prix, en tant qu'accomplissement et valorisation vis à vis de trois sœurs "parfaites", mais son côté larmoyant est difficile à supporter ! Quoi qu'il lui arrive, elle pleure, le jour, la nuit, et même trois jours et nuits sans jamais cesser... Elle est stupide, répétant pendant 100 pages au moins la même chose (non, je ne le crois pas, c'est un acteur, c'est un étudiant d'histoire qui joue un rôle, etc, sans jamais changer d'argument ou évoluer). Et puis que de pages consacrées à ses vêtements, à son maquillage, à ses rouleaux de voyage pour ses bouclettes ! Difficile de s'identifier à elle, elle est si nunuche qu'on a plutôt envie de la secouer !
Un autre point qui m'a dérangée, l'histoire se passe en Angleterre, et l'héroïne est américaine, comme l'auteur. J'ignore ce qu'une lectrice britannique peut ressentir à cette lecture, mais j'ai été gênée par l'américanisation outrancière de l'histoire. Le héros découvre la mode masculine du XXème siècle ? C'est en lisant des magazines américains ! Il joue du piano ? La propriétaire du B&B lui passe des partitions américaines - bien sûr, son mari était américain ! Il goûte la cuisine d'aujourd'hui ? Les basiques américains... On va au cinéma à Bath ? Un cinéma américain, où on se goinfre de beurre de cacahuète, de pop corn et de coca...
Pourquoi ne pas avoir amené carrément le héros du XVIème aux Etats-Unis ? Je comprends que l'auteur veuille parler de ce qu'elle connaît et aime, mais tant d'"américanismes" dérangent - on est vraiment encore en Angleterre ?

Et pourtant, malgré tous ces points, c'est une histoire qui tient la route, plutôt agréable à lire. Je ne peux m'empêcher de penser que mieux écrit, avec des personnages plus profonds et crédibles psychologiquement, et une héroïne moins sotte (et moins donneuse de leçons made in America lors de son passage au XVIème siècle !), ce roman ne serait pas loin du petit chef d'oeuvre...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 1, 2013 2:39 PM MEST


The Making of Pride and Prejudice
The Making of Pride and Prejudice
par Sue Birtwistle
Edition : Broché
Prix : EUR 10,64

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une lecture passionnante, et qui apporte vraiment beaucoup, au spectateur, comme au lecteur !, 21 février 2013
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Making of Pride and Prejudice (Broché)
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt ce making of. C'est un livre remarquablement bien conçu, et fort joliment illustré. Des informations intéressantes, mais surtout des explications très pertinentes sur les choix de scènes, de situations, d'acteurs... qui éclairent la série d'un jour nouveau et m'ont permis de la revoir avec un œil neuf.
Et, relisant actuellement pour la vingt-cinquième fois peut-être (bon, je n'ai pas compté, mais je n'en suis probablement pas très loin) Pride & Prejudice, je me rends compte que ma (re)lecture tient compte de certaines des interprétations du Making of. C'est donc vraiment excellent, puisque remarquablement enrichissant, y compris pour les fanatiques du roman...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (11) | Permalien | Remarque la plus récente : May 4, 2013 6:52 PM MEST


Heyer sylvester
Heyer sylvester
Prix : EUR 14,84

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Quel acteur ! mais pourquoi une version abrégée ?, 21 février 2013
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Heyer sylvester (CD)
Voilà un roman que j'ai beaucoup aimé ! Oui, on devine dès la page 5 quelle sera la fin (évidemment heureuse), oui, c'est de la romance, dans tous les sens du terme, oui, c'est un monde irréaliste, sans fausse note, surtout pas grise ou noire... mais ? Mais c'est la grande Georgette Heyer, avec une très belle langue, parfaitement maîtrisée, et un humour, un humour extraordinaire ! Il y a des personnages secondaires exceptionnels de drôlerie, des situations hilarantes, et tout au long de ses meilleurs romans, un sourire qui ne quitte pas le visage du lecteur.
Ayant lu et relu avec bonheur le roman, je me suis laissée tenter par l'audiobook. Richard Armitage est un excellent acteur, avec une belle voix (ce qui ne gâte rien, reconnaissons-le !), bien placée, capable de faire ressentir des nuances très fines à l'oreille. Ses "voix" - puisqu'il change de voix pour chaque personnage - sont très convaincantes, et il a clairement envie de faire partager à son auditeur tout son plaisir de lire ce texte. Il a également une diction assez claire, une élocution suffisamment lente pour être compréhensible même pour un auditeur étranger...
Mais qui a bien pu avoir l'idée saugrenue de mutiler le roman en le tronquant de manière aussi sauvage ? Cela permet évidemment d'en faire tenir la totalité en moins de 5 heures, mais à part cette brièveté, quel intérêt ? L'intrigue est réduite au minima, et elle en devient un peu ridicule. Disparus, tous les personnages secondaires si drôles, les dialogues si "witty", le chargé de découpage du roman n'ayant parfois gardé que la première et la dernière réplique d'un dialogue - c'est insensé !
C'est encore du Georgette Heyer, grâce à une lecture sensible et intelligente, mais le pauvre texte a bien souffert...
Alors ? 5 étoiles pour la lecture - à recommander, c'est délicieux, comme un bon gros toffee... - mais 3 étoiles pour avoir charcuté le roman, dont 4 en moyenne. Bon, j'aime beaucoup quand même, mais quel dommage !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (11) | Permalien | Remarque la plus récente : May 5, 2013 7:50 PM MEST


Page : 1 | 2