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Nostromo

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La Horde sauvage [Édition Simple]
La Horde sauvage [Édition Simple]
DVD ~ William Holden
Proposé par MEDIA PRO
Prix : EUR 5,90

21 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La fin d'un monde, 28 novembre 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Horde sauvage [Édition Simple] (DVD)
Rappelons tout d'abord l'histoire: Au début du 20ème siècle, Pike Bishop et sa bande attaquent un bureau des chemins de fer, tombent dans un traquenard organisé par la Compagnie du Train. Le piège tourne au massacre et tout le reste du film est la longue fuite de Pike et des survivants de sa bande, sur fond de révolution mexicaine.

La horde sauvage est sans aucun doute mon film préféré. J'aime particulièrement Melville mais je ne peux qu'être atterré de ce qu'il écrivit à la sortie du film: "Nous traversons en ce moment une période de folie dévastatrice en ce qui concerne une des formes les plus belles du cinéma. Le spaghetti a tué le western." et je passe sur les propos désobligeants qu'il réservait à William Holden et à Sam Peckinpah. Melville ne fut pas le seul à éreinter ce chef d'oeuvre (il fut suivi ou précédé par une grande partie de la presse américaine, par Tavernier et beaucoup d'autres). Il commet là néanmoins un énorme contresens. La horde sauvage n'a rien d'un western spaghetti; c'est au contraire un prodigieux hommage au cinéma du dernier Ford, une vision désenchantée de la conquête de l'Ouest, du temps qui passe et qui emporte hommes, sociétés et valeurs, un chant, funèbre certes, mais un chant tout de même pour célébrer encore une fois la grandeur du western classique.

Et puis, il y a toute la profondeur de la comédie humaine, le courage et la ladrerie, le refus de tout manichéisme; même les pires en apparence des personnages de ce film ont leurs instants de fragilité; tout est parfait dans cette oeuvre; la narration y est d'une cohérence et d'une densité exceptionnelles; la photographie y est d'une constante et rare beauté. Les acteurs sont au sommet et William Holden est sublime de fatigue désabusée et n'a rien de "cette outre à vin et à alcool, avec les yeux abîmés" que décrit, dans une phrase aussi bête que réductrice, Jean-Pierre Melville.

A l'époque, la critique n'a voulu voir dans "la horde" qu'une orgie de sang et de violence; aujourd'hui, ce film a enfin pris sa place dans le panthéon des grands classiques du cinéma et c'est tant mieux!

Un DVD un peu indigent. Dommage...


La Horde sauvage [Édition Collector]
La Horde sauvage [Édition Collector]
DVD ~ William Holden
Proposé par BERSERK MEDIA
Prix : EUR 8,99

18 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Et s'il n'en restait qu'un ce serait celui-là, 31 août 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Horde sauvage [Édition Collector] (DVD)
Rappelons tout d'abord l'histoire: Au début du 20ème siècle, Pike Bishop et sa bande attaquent un bureau des chemins de fer, tombent dans un traquenard organisé par la Compagnie du Train. Le piège tourne au massacre et tout le reste du film est la longue fuite de Pike et des survivants de sa bande, sur fond de révolution mexicaine.

La horde sauvage est sans aucun doute mon film préféré. J'aime particulièrement Melville mais je ne peux qu'être atterré de ce qu'il écrivit à la sortie du film: "Nous traversons en ce moment une période de folie dévastatrice en ce qui concerne une des formes les plus belles du cinéma. Le spaghetti a tué le western." et je passe sur les propos désobligeants qu'il réservait à William Holden et à Sam Peckinpah. Melville ne fut pas le seul à éreinter ce chef d'oeuvre (il fut suivi ou précédé par une grande partie de la presse américaine, par Tavernier et beaucoup d'autres). Il commet là néanmoins un énorme contresens. La horde sauvage n'a rien d'un western spaghetti; c'est au contraire un prodigieux hommage au cinéma du dernier Ford, une vision désenchantée de la conquête de l'Ouest, du temps qui passe et qui emporte hommes, sociétés et valeurs, un chant, funèbre certes, mais un chant tout de même pour célébrer encore une fois la grandeur du western classique.

Et puis, il y a toute la profondeur de la comédie humaine, le courage et la ladrerie, le refus de tout manichéisme; même les pires en apparence des personnages de ce film ont leurs instants de fragilité; tout est parfait dans cette oeuvre; la narration y est d'une cohérence et d'une densité exceptionnelles; la photographie y est d'une constante et rare beauté. Les acteurs sont au sommet et William Holden est sublime de fatigue désabusée et n'a rien de "cette outre à vin et à alcool, avec les yeux abîmés" que décrit, dans une phrase aussi bête que réductrice, Jean-Pierre Melville.

A l'époque, la critique n'a voulu voir dans "la horde" qu'une orgie de sang et de violence; aujourd'hui, ce film a enfin pris sa place dans le panthéon des grands classiques du cinéma et c'est tant mieux!


Batailles : Scènes de guerre de la Table ronde aux Tranchées
Batailles : Scènes de guerre de la Table ronde aux Tranchées
par Hervé Drévillon
Edition : Broché
Prix : EUR 22,30

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Remarquable essai d'histoire globale, 28 août 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batailles : Scènes de guerre de la Table ronde aux Tranchées (Broché)
Remarquable essai, qui suscite un intérêt nouveau pour l'histoire-bataille, resituée dans un contexte global, social, politique et culturel.

De nombreux points de vue sont ici adoptés: l'usage guerrier des découvertes techniques et scientifiques (artillerie...), les différentes conceptions de la geste héroïque du chevalier, les avatars de l'écriture de l'histoire (exaltation symbolique, occultations, création narrative d'événements fondateurs...)etc.

Un ouvrage très bien écrit (ce qui est le cas des autres livres de Drévillon - l'impôt du sang ou sa contribution au superbe "Croiser le fer" paru chez Champ Vallon), parfaitement cohérent, qui s'inscrit avec intelligence et brio dans le mouvement de renouveau des études historiques illustré par Denis Crouzet, Olivier Chaline (la bataille de la montagne blanche)...


Le Massacre, objet d'histoire
Le Massacre, objet d'histoire
par David El Kenz
Edition : Poche
Prix : EUR 12,30

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un ouvrage qui manque d'unité, 28 août 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Massacre, objet d'histoire (Poche)
J'ai trouvé cet ouvrage globalement assez décevant. Il manque clairement d'unité, la cause en étant vraisemblablement l'insuffisance du travail éditorial; il s'agit plus d'un ensemble d'articles juxtaposés que d'un ouvrage collectif analysant son objet de manière systématique et cohérente, d'où l'impression de désordre produit par l'ensemble.

De plus, certaines monographies sont assez faibles (notamment celle sur Caracalla), particulièrement mal écrites et donnent l'impression d'avoir été bâclées.

A retenir toutefois le remarquable chapitre de Bernard Eck sur les massacres en Grèce classique et les très bonnes études sur les vêpres siciliennes et les guerres d'Italie.

Dans l'ensemble, une tentative louable mais approximative dans sa réalisation.


L'Aliéniste
L'Aliéniste
par Joachim-Maria Machado de Assis
Edition : Poche

11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'insignifiance du réel, 30 juillet 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Aliéniste (Poche)
De retour d'Europe, un médecin, pensant oeuvrer pour le Bien Public, entreprend de fonder un asile d'aliénés (la Maison Verte) où seront enfermés les déments de sa ville natale, Itaguaï, au Brésil. Il souhaite ainsi étudier leur comportement et découvrir les racines de leur folie; son projet se réalisera, mais dégénèrera en une espèce de tyrannie de la Raison.

Les éditions Métaillé poursuivent la publication des romans de Machado de Assis, écrivain brésilien mort en 1908, et nous livrent là son chef d'oeuvre, dans une belle traduction. Je suis pour ma part plus circonspect sur l'avant propos de Pierre Brunel, qui n'est qu'une paraphrase superficielle et assez plate du roman, saupoudrée de références de circonstance à Foucault, Serres et Deleuze. Pour faire court, Brunel analyse en effet la nouvelle comme étant, en premier lieu, typique d'un certain discours sur la folie tel qu'il se développe au 19ème siècle et, en second lieu, comme une réflexion sur le pouvoir et la tyrannie. Certes, ces deux aspects sont bien présents dans l'Aliéniste, mais il me semble que le propos de Machado de Assis est beaucoup plus profond et porte beaucoup plus loin que cette interprétation trop évidente.

Ce dont il est ici question, c'est du rapport de l'homme au réel, de la philosophie considérée comme en opposition permanente à l'acceptation brute du réel. Une longue tradition de la pensée occidentale, de Platon à Heidegger (en passant par Aristote, Descartes, Hegel etc) consiste à récuser que seul ce qui existe existe, et rien d'autre ; pour celà, cette tradition a créé les concepts de Nature, Raison, Esprit, Histoire et tout un ensemble de systèmes dont la vocation ultime est de mettre en évidence un « au-delà » de la réalité, qui lui donne un sens et la justifie. Ainsi la vie ne serait-elle pas juste une « histoire pleine de bruit et de fureur et qui ne signifie rien », mais la manifestation sensible d'un Système, d'un grand Dessein porteur de sens.

Ce que recherche l'Aliéniste, c'est bien l'Idée, la Nature de la folie (et, par là même de la normalité), un concept pur qui donnerait un but, une justification à l'existence. Il s'inscrit donc pleinement dans cette tradition de la pensée occidentale. Pour preuve son expression favorite (De l'avant, toujours de l'avant) qui rejoint l'idée exprimée par Descartes dans le Discours de la Méthode selon laquelle il faut toujours que la pensée aille de l'avant pour arriver quelque part. La première théorie qu'il élabore échoue, car, par sa mise en pratique, la plupart des habitants d'Itaguaï se retrouvent enfermés dans la Maison Verte (ce qui est en contradiction avec le principe minoritaire de la folie, par définition exceptionnelle); en conséquence, il inverse complètement et démentiellement les termes de sa théorie, libère les fous supposés et interne le reste de la population, c'est-à-dire, ceux qu'il estimait jusque-là sains d'esprit. Ces derniers guérissent tous ; la Maison Verte se vide intégralement et l'Aliéniste se retrouve face à un second échec. S'il n'y a plus de fous à Itaguaï, c'est qu'il n'y a ni folie, ni normalité; il n'y a plus que ce qui existe, dans sa diversité hasardeuse ; toute sa quête s'effondre ; il est en proie à l'angoisse décrite par Clément Rosset, l'angoisse de l'homme devant l'inanité de sa vie, l'angoisse de l'homme qui refuse d'admettre que "tout celà" existe pour rien. Dernier sursaut : pour trouver une ultime justification à sa recherche, il se fera reconnaître par la communauté comme le seul dément de la ville, s'internera lui-même dans la Maison Verte où il mourra quelques mois plus tard.

En bref, un somptueux roman sur le réel et l'illusion scientifique et philosophique.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 5, 2008 7:13 PM MEST


Tirano Banderas : Roman
Tirano Banderas : Roman
par Ramon del Valle-Inclan
Edition : Poche

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La parade des bouffons, 19 juillet 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tirano Banderas : Roman (Poche)
Ce livre décrit le crépuscule d'un principicule sanguinaire et vaguement grotesque dans un pays d'Amérique Latine. Ecrit en 1926 par un écrivain espagnol, il peut être considéré comme le point de départ de toute une littérature hispanophone mettant en scène la figure du tyran (Roa Bastos, Garcia Marquez, Asturias, Vargas Llosa...). Personnage cynique, méprisant et doté d'un détestable esprit boutiquier, le petit Santos Banderas, à la fois corrompu et corrupteur, utilise toutes les "ficelles" de son métier de dictateur: les discours légalistes, la répression la plus impitoyable, les tentatives d'acheter ses opposants (avec ce qu'il appelle les balles d'argent, celles qui n'ont pas de poudre et ne font pas de bruit). Le tout en s'amusant, avec son éternel rictus cruel de momie verdâtre, de la parade des bouffons sinistres qui l'entourent et le courtisent.

Un roman fondateur, remarquablement structuré, ironique à souhait, écrit dans une langue d'une indéniable poésie; très belle traduction.


La Fuite sans fin
La Fuite sans fin
par Joseph Roth
Edition : Poche
Prix : EUR 8,65

12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un roman noir et profond... et tellement actuel., 21 mai 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Fuite sans fin (Poche)
Franz Tunda, un jeune officier autrichien, laisse derrière lui sa fiancée pour participer à la première guerre mondiale. Débute un long chemin d'errance ; il est fait prisonnier par l'armée rouge, dont il intègre les rangs, participe aux guerres civiles de la toute jeune union soviétique, tout en demeurant attaché aux principes aristocratiques de l'Empire austro-hongrois ; cet écartèlement entre des valeurs antagonistes se manifeste dans ses relations amoureuses avec une jeune russe, qui lui préfère finalement l'image qu'elle se fait de la révolution. Il parvient à rejoindre l'Autriche, où il ne trouve plus ses repères d'autrefois ; son regard sur le monde devient de plus en plus désabusé, pessimiste. Kierkegaard écrit en substance quelque part que l'homme qui croit en Dieu, au destin ou à une quelconque entité supérieure (sociale ou religieuse), peut ressentir le tragique de son existence, mais il sait que ce côté tragique ne lui est pas exclusivement imputable; quand il ne croit plus en rien et se sent personnellement responsable de tout ce qui lui arrive, il perd le sens du tragique et sombre dans le désespoir, qui est une maladie mortelle. C'est ce qui arrive à Franz Tunda, que son ancienne fiancée qu'il croise par hasard, ne reconnaît même plus et qui demeure figé dans l'éternité de sa solitude. Un roman foisonnant, supérieurement intelligent sur lequel Enrique Vila-Matas a écrit quelques pages remarquables, une oeuvre passionnante, encore empreinte des questions sociales (et toujours actuelles) typiques de la première manière de l'auteur (« l'idée que le petit bourgeois se fait de la pauvreté, c'est que le pauvre a désiré la pauvreté dans l'intention de faire du tort à son prochain à l'aide de cette pauvreté ») et où explose le pessimisme de Josef Roth, grand peintre de ces êtres perdus dans un monde qui leur échappe, pessimisme qui culmine dans la phrase qui clôt le roman : « Il n'avait pas de profession, pas d'amour, pas d'envie, pas d'espoir, pas d'ambition et même pas d'égoïsme. Il n'y avait personne d'aussi superflu au monde ». Un livre très émouvant.


Le Conseil d'Égypte
Le Conseil d'Égypte
par Leonardo Sciascia
Edition : Broché
Prix : EUR 17,25

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un manuscrit, évidemment..., 27 novembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Conseil d'Égypte (Broché)
Dans une langue classique épurée, Leonardo Sciascia nous convie à un voyage en Sicile à la fin du 18ème siècle. Un moine obscur, originaire de Malte, Giuseppe Vella, profite de ses quelques connaissances de l'arabe pour monter une imposture et faire passer un manuscrit (en fait une banale vie du prophète) pour une histoire de la Sicile musulmane rédigée par un chroniqueur arabe, falsification qu'il réitère un peu plus tard en créant de toutes pièces un ouvrage qui devrait permettre au roi et au vice-roi d'affirmer le droit de la couronne sur les possessions des barons locaux. Giuseppe Vella, homme indifférent et méprisant, espère en tirer un bénéfice substantiel et il en fait de fait un commerce lucratif.

Le tout sur fond d'agitations politiques consécutives à la révolution française et de complot pour renverser l'ordre établi et assurer le triomphe de la raison.

Un petit livre brillant et une réflexion subtile sur les rapports qu'entretiennent fiction, histoire et réalité.

Excellente idée de réédition en volume séparé de ce texte par ailleurs disponible dans les oeuvres complètes en trois tomes de Sciascia.


L'age de glace 2
L'age de glace 2
DVD ~ Gérard Lanvin
Proposé par DVDMAX
Prix : EUR 6,75

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le retour du mammouth, 13 novembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'age de glace 2 (DVD)
Le retour de Manny, Sid et Diego.

Après l'excellent premier volet, voici une suite parfaitement satisfaisante.

Bien entendu, on retrouve les mêmes caractères, un humour et une invention visuelle très proches de ceux du premier épisode; bien sur, l'histoire est assez classique (une course contre le temps pour traverser la vallée et éviter d'être submergé par une catastrophe imminente).

Et alors?

C'est pour toutes ces raisons qu'on avait aimé l'âge de glace 1 et je trouve ce deuxième opus tout à fait jubilatoire; belle performance de l'avoir réussi dans le même esprit ludique que le précédent. On ne s'ennuie jamais. Plaisir garanti à tout âge!

Image et son de grande qualité.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 25, 2009 12:50 AM CET


Open Range [Édition Simple]
Open Range [Édition Simple]
DVD ~ Robert Duvall
Prix : EUR 8,59

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Des barbelés sur la prairie..., 10 novembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Open Range [Édition Simple] (DVD)
Boss Spearman (Robert Duvall) et Charley Waite (Kevin Costner) accompagnés de deux autres cow-boys conduisent des troupeaux de bétail à travers l'ouest américain.

Leur manière de vivre correspond de moins en moins à un monde en train de se sédentariser et d'évoluer vers la modernité. Ils se retrouvent confrontés à Denton Baxter, un riche patron de ranch qui règne en maître absolu sur la ville de Harmonville et ne tolère pas le passage de ces troupeaux sur ce qu'il considère comme son territoire.

Aussi, assisté par le shérif corrompu et totalement à sa solde et à ses ordres, il fait battre puis assassiner l'un des quatre cow boys; Spearman et Waite, après de nombreuses hésitations, décident de se venger.

Une intrigue très classique, du genre de celles qu'on a toujours plaisir à retrouver au cinéma. Un traitement efficace; beaucoup de nostalgie et de mélancolie de la part des personnages qui voient leur mode de vie disparaître progressivement. Les scènes finales sont d'une rare violence tant elles sont sèchement filmées et rappellent à la fois Mann et Peckinpah. Grande réussite visuelle. Du très beau cinéma.

DVD d'excellente qualité; bonus un peu pauvres sur cette édition simple.


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