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Contenu rédigé par john
Classement des meilleurs critiques: 31.140
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Commentaires écrits par
john "jo" (hillion, france)

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Shout!
Shout!
Prix : EUR 17,59

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Extra., 1 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shout! (CD)
C'est un album "qui envoie du pâté" comme on dit dans mon jargon, de l'heavy blues parfois funky, avec une voix rauque et geignarde, dans la grande tradition du rock sudiste. Tel un Greg Allman, avec qui il joue régulièrement d'ailleurs, sa voix laisse penser qu'il a là son meilleur atout. Dès qu'elle s'élève, on saisit toute sa portée. Mais quand la guitare s'en mêle, on ...comprend bien des choses. Pourquoi Warren Haynes a été pressenti puis embauché par les Allman Brothers par exemple.


Le Cercle Rouge [Import anglais]
Le Cercle Rouge [Import anglais]
Prix : EUR 19,11

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 C'est noir, très noir..., 17 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Cercle Rouge [Import anglais] (DVD)
C'est un polar noir comme on n'en fait plus en France depuis si longtemps' et qui permet de constater ce qu'était le film noir il y a déjà 40 ans. Le film est un sommet du genre, dans le plus pur style "Melvillien", les acteurs sont assez nonchalants, prennent le temps de répondre, un « non » est dit avec respect, honneur, et de manière virile. Les acteurs sont sombres, désabusés, ce qui renforce le côté sinistre et même ténébreux, de cette œuvre culte. Les scènes d'actions, rares, surgissent de manière brutale, avec un cynisme de la part de certains personnages rarement affiché à l'écran, tel le personnage d'Alain Delon, qui, à peine sorti de prison, s'aligne un gars pour se défendre certes, mais avec une désillusion déconcertante. On peut dire de Delon qu'il colle parfaitement au « genre » glacial du film de gangster à la Melville puisque ce dernier n'utilisait le film policier qu'en tant que support voire même en tant que prétexte pour mieux montrer les relations entre les hommes (très peu de femmes dans ses films), l'intériorité, la retenue, la solitude, le calme, ce que Delon exprime magnifiquement.
Jean-Pierre Grumbach, de son vrai nom (il décida de s'appeler Melville d'après Herman Melville, puisqu'il considérait l'écrivain, notamment, comme étant le plus grand de tous les temps), connu le Pigalle d'avant-guerre, avec son lot de prostituées, de maquereaux et de gangsters, et côtoya ces derniers de très près. Il a su transposer des personnages typiquement américains sur le support de la vie à Pigalle et à Montmartre. Son expérience de la seconde guerre mondiale, et la profondeur des relations entre les soldats, inhérente au conflit, qu'il admirait tant, lui permis encore de creuser ses sujets de prédilection qui allaient par la suite devenir grâce à la caméra ce que le cinéma français a offert de plus pur en matière de polar noir.
Mais la véritable découverte de ce film, la perle même, c'est Bourvil, génial en flic désabusé, « à qui on ne la fait pas », débrouillard, ayant son réseau d'indics, bon tireur, ayant les meilleurs états de service, etc. De la définition d'un excellent acteur : est excellent acteur celui qui, après avoir joué voire même s'être confirmé dans un rôle ou un registre en particulier, par exemple la comédie, s'est brusquement découvert dans un autre registre que celui qui lui était peut-être « trop affilié », un registre diamétralement opposé, en l'occurrence dans cet exemple le drame.
C'est à voir et à revoir, et malgré certains plans qui ont mal vieilli (le traditionnel plan de voiture, avec le projecteur à l'arrière, difficilement assumé, quintessence de la faiblesse technique cinématographique de l'époque, un incontournable.)
Parrain de la nouvelle vague française, Jean-Pierre Melville fut très satisfait à la sortie de ce film (1970), puisque ce fut son plus grand succès.


Les 1001 albums qu'il faut avoir écoutés dans sa vie : Rock, Hip Hop, Soul, Dance, World Music, Pop, Techno...
Les 1001 albums qu'il faut avoir écoutés dans sa vie : Rock, Hip Hop, Soul, Dance, World Music, Pop, Techno...
par Robert Dimery
Edition : Broché
Prix : EUR 19,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Décevant, 1 janvier 2011
"1001 disques..." me paraît décevant dans l'ensemble parce que trop calqué sur "1001 films à voir avant de mourir" ; qu'une image prenne toute la page dans un livre me paraît légitime lorsque l'on traite du cinéma, mais pour ce qui est de la musique c'est autre chose ; la critique d'un disque devrait pouvoir donner envie d'écouter ce dernier sans forcément utiliser d'images, à la rigueur la pochette du dit album d'accord. Par contre lorsque la critique ne dit rien du tout sur la musique, les rythmes, les sons, le pouvoir d'évocation de telle ou telle musique, comme c'est le cas dans ce livre pour l'album Buena Vista Social Club, on est en droit de se demander où réside l'intérêt de ce livre. Dans l'exhaustivité de l'ouvrage peut-être? Le dictionnaire du rock épuise le sujet d'une meilleure manière, plus complète, plus subtile, et objective que ce "1001 disques(...)". D'ailleurs, Michka Assayas, par ailleurs frère du cinéaste Olivier Assayas, a écrit la préface du livre et fait une intervention intéressante en faisant remarquer qu'il y a très peu de disques français qui sont référés dans l'ouvrage. Et c'est ainsi qu'il nous donne sa liste personnelle de chefs-d'oeuvres oubliés, insistant aussi sur le fait volontairement ou malgré lui qu'une discothèque idéale n'est ni celle qui est proposé dans ce livre, encore moins celle de Philippe Manoeuvre mais notre propre collection de disques, et que ces ouvrages peuvent contribuer à la composer. Là réside l'intérêt de la chose : on peut découvrir des disques qui nous intriguent, et que nous pouvons finir par écouter. Telle la pochette de Bitches Brew de Miles Davis (1970), qui m'a tout de suite donné envie d'écouter le disque. Donc ce livre a un minimum d'utilité mais n'est pas indispensable.


Hoffa
Hoffa
DVD ~ Danny Devito

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Nicholson magistral, ..., 16 juillet 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hoffa (DVD)
Il faut pouvoir se rendre compte de la spectaculaire ressemblance de Jack Nicholson avec Jimmy Hoffa. La composition américaine classique, à la Brando, De Niro, ou plus récemment Daniel Day-Lewis est trés bien représentée ici.

Hoffa. (1992.) ; ce film de Danny De Vito bénéficie de l'excellente performance et composition d'acteur de Jack Nicholson. Le rôle est taillé pour lui, et même si il est toujours aussi souriant et cabotin, il n'empêche que l'on peut entr'apercevoir à certains moments une forme de sobriété que l'on peut retrouver dans d'autres rôles tel que le personnage qu'il interprète dans The Pledge (2000.) de Sean Penn. Même sans l'avoir vu dans ce dernier, toutes les critiques s'accordent à dire qu'il a rarement fait preuve d'autant de sobriété. Mais ce n'est tout de même pas le cas de « Hoffa », on peut peut-être dire, affirmer qu'il est dans un juste milieu des choses en quelque sorte, juste milieu relatif dans un antagonisme : entre composition à l'américaine « classique », à la Lee Strasberg (Donc composition de personnage qui se fait dans la chair et démesure à l'américaine.), et sobriété opaque.

L'histoire : tout commence sur un parking (Et tout se finit sur ce parking, très exactement en 1975...), avec les personnages de Danny De Vito et de Jack Nicholson, qui attendent tous deux l'arrivée d'un ponte de la mafia qui ne vient pas. Commence alors une série de flash-backs qui constituent l'histoire et qui, au fur et à mesure du film, nous révèlent presque tout de l'histoire de Jimmy Hoffa, puissant leader puis patron du syndicat des camionneurs. De son ascension à sa chute, le scénario en béton de David Mamet, par ailleurs scénariste d'Hannibal de Ridley Scott, en étant « construit à coups de flash-backs », tel que l'a dit un critique du magazine Télérama, « ressemble à un puzzle ». Brillante composition de Jack Nicholson, réalisation soignée de Danny De Vito, scénario en béton de David Mamet, on rentre facilement dans ce film où l'engagement social d'un homme pour des ouvriers camionneurs le mène à une chute inéluctable. De plus, on peut apprendre un certain nombre de choses, comme par exemple que Jimmy Hoffa a été gracié par Richard Nixon lorsque ce dernier a été élu président des Etats-Unis. Les quelques seconds rôles ne sont pas non plus dénués d'intérêts : outre Dany De Vito qui interprète Bobby Ciaro, l'associé de Jimmy Hoffa, il y a aussi John C. Reilly ;


Wolf
Wolf
DVD ~ Jack Nicholson
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 6,33

1 internaute sur 5 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 wolf : wouf!! wouf!!, 13 juillet 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wolf (DVD)
Wolf.

Que dire de ce film ? / Sorti en 1994, il est avant tout un film commercial, très facile d'accès et facilement vendable. L'histoire : une nuit de pleine lune, alors qu'il roule sur une route très enneigée de la Nouvelle-Angleterre, Will Randall (Jack Nicholson.), parce qu'il n'y voit rien à travers son pare-brise, heurte un loup. Il s'arrête pour aller voir si l'animal est encore vivant et lorsqu'il s'apprête à déplacer la bête dans le fossé il se fait mordre furtivement. Peu de temps après, il constate qu'il a d'étranges pouvoirs, ou plutôt, disons que ses sens sont d'une remarquable acuité, et ajoutons qu'il se sent en pleine forme, normal, puisqu'il se sent puissant tel « un loup ». Cependant, à l'approche de la nuit il est sujet à des crises et va même jusqu'à tuer. Mais à chaque matin, il ne se rappelle rien de la nuit précédente, complètement amnésique. Il ne peut que constater ce qu'il a « sans doute dû faire », en constatant par exemple qu'il a fait très mal à quelqu'un la nuit précédente, puisqu'il retrouve à son bureau dans sa poche de veste ...deux doigts qui ont été purement arrachés. N''en disons pas plus, de toute façon il n'y a rien de dévoilé.

Nichols qui tourne avec Nicholson, alléchant ? / Pas plus que ça... à part « Le Lauréat » (1967.), avec Dustin Hoffmann et Anne Bancroft, la carrière de Mike Nichols est semée d'embuches, d'échecs artistiques. Mike Nichols n'est pas un grand réalisateur, il avait commencé par réaliser tant bien que mal « Who's afraid of Virginia Woolf ? » (1966.), en récoltant une pluie d'oscars et en grande partie, l'on peut dire que le film était « sauvé » par les prestations (du pur cabotinage.) très « américaines » du couple Taylor - Burton. Comme le dit bien d'ailleurs Jean Tulard dans son dictionnaire du cinéma, ce premier film de Nichols est « du théâtre filmé et joué par deux « cabots » insupportables » interprétant peut-être aussi ce qui pouvait se passer ou ce qui se passa par la suite dans leur vie quotidienne mouvementée. Ce qui fit d'ailleurs leur popularité. Mais, refermons la digression et revenons à nos moutons, ou plutôt nos loups : James Spader, Michelle Pfeiffer, Jack Nicholson : pleins de stars, assurant ou non. En fait le film vaut surtout pour l'interprétation de Nicholson, qui joue là un rôle qu'il a pu faire maintes fois : l'anti-héros par excellence, subissant une malédiction, un sort, ou autre. Se débrouillant bon gré mal gré. Encore une fois, il s'en sort bien dans le rôle du marginal.

Si le divertissement (relatif.) de ce film, mais surtout l'interprétation de Jack Nicholson valent le coup, le film reste un échec artistique car ne renouvèle pas le thème du loup-garou avec brio, ne renouvèle rien d'ailleurs, n'atteint pas la qualité des films des années 40 qui traitaient du sujet. Dommage évidemment parce que les acteurs apportent un petit quelque chose, tel James Spader, en parfait sournois à double faces, qui joue parfaitement le jeune ambitieux. Michelle Pfeiffer pour la touche féminine, belle plante certes, mais qui ne développe pas plus que cela son jeu. Peut-être que Mike Nichols l'ayant vue en dangereuse féline dans Batman - Le défi (1991.), de Tim Burton, a cru bon de l'utiliser à nouveau pour qu'elle s'exprime dans un univers un peu animalier, réflexion un peu futile. Sinon la musique est catastrophique à souhait : une bande-son horrible, sirupeuse, superficielle, genre années 80's, très faible, évoquant trop la ville, le côté urbain avec le saxo un peu jazzy mais qui manque complètement de profondeur. Musique aussi dégoulinante que la bande-son de « Dawn of the Dead » (Sorti en France sous le titre « Zombie » (1978.)), de Georges A. Romero, sauf que là c'est assumé, et qui plus est, ça a une explication, un sens. Dans Wolf, quand il y a un peu de suspense, il y a une mélodie un brun caricaturale, en tout cas composée de manière un peu fumiste par rien moins que ..Ennio Moricone. L'on peut dire que sa réputation l'a un peu trop précédée. Si sa musique avait pu tout simplement être un peu plus ..canine. Une note ? / 11/20 je pense, allez.. un 12, mais pas plus.


La nuit nous appartient
La nuit nous appartient
DVD ~ Joaquin Phoenix

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La nuit n'appartient à personne, ..., 3 juillet 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : La nuit nous appartient (DVD)
Une perle noire. Je m'attendais à quelque chose d'assez terre-à-terre, banal, voire grandiloquent ; J'avais trop retenu la phrase de quelqu'un ayant vu le film « Pas mal, mais bon... » / En réalité c'était trop vague, certes, mais je me disais que ce réalisateur faisait suffisamment parler de lui, surtout avec « Two Lovers » (2008.) et, dans une moindre mesure avec « The Yards » (2000.) ; Ce qui est rare comme impression c'est que : malgré l'académisme du sujet, que l'on puisse ressentir autant d'intensité dans un film. Cette intensité doit beaucoup à mon sens au jeu de Joaquin Phoenix, dont Gray a su également tirer profit en le filmant notamment de très près, ce qui permet de rentrer dans l'espace privé du personnage, et au spectateur de se rapprocher de lui ; à ces plans rapprochés s'opposent de manière quasi-antagoniste mais également avec une réelle maîtrise, des plans beaucoup plus lointains,, distancés où Gray prend de la hauteur, pour mieux situer les personnages dans leur(s) espace(s) respectifs, dans leur(s) environnement(s), et l'émotion que ce jeune réalisateur essaie de faire passer fonctionne.
Un autre élément important de son cinéma est qu'il aime filmer les quartiers où il a grandi, comme dans The Yards, qu'il avait tourné 7 ans plus tôt, tels le Queens, dans lequel il a grandit, ou encore Harlem. On est très loin du Manhattan de Woody Allen, évidemment.
Une réflexion intéressante sur l'expression « We own the night » (« La nuit nous appartient »), une phrase symbolique gravée sur les insignes de police de la criminelle de New York. La nuit appartient aux flics, ou plutôt la nuit n'appartient pas aux flics mais ils préfèrent se l'approprier « en droit », ce qui est symptomatique d'une certaine impuissance, de leur frustration, car ils perdent beaucoup de gars. Il n'empêche, en fonction des faits, la nuit appartient tantôt à la flicaille, tantôt à la mafia russe.
Dans le film il est question d'honneur, de choix difficiles mais de choix, décisions inhérents à la famille, autre thème cher et même central du film mais de aussi de l'œuvre de manière plus générale de Gray. On aime voir les difficultés relationnelles entre les membres de la famille, surtout liées à l'antagonisme absolu entre leurs professions respectives. L'on peut très vite observer que tout les opposent, l'on peut facilement se dire aussi que tout cela va mal se terminer et qu'il est impossible pour eux de communiquer. Et puis l'on constate très vite qu'ils s'aiment, logiquement. Comme un axiome, Gray nous impose cette réalité, cette évidence, sans mélo, sans prétention, qui fait qu'un père aime son fils et inversement. Et que deux frères que tout oppose s'aiment aussi. Jamais cela ne bascule dans les habituelles concessions banales et mélodramatiques qu'un réalisateur moins talentueux que Gray aurait pu faire apparaître dans le film avec un sujet aussi convenu et facile, et pour finir... plutôt difficile.
Il y a beaucoup de références aussi : Tout d'abord, quel est l'un des meilleurs films policiers qui soit et qui a d'ailleurs reçu une pluie de récompenses, dont celle, à juste titre, de l'oscar du meilleur film ? / « French Connection » (1971.), de William Friedkin. Entre la fin du film de Gray, très noire, sombre et qui rejoint directement celle du classique de Friedkin, et celle plus opaque et pessimiste de Friedkin, justement, la référence est évidente. Les deux films se terminent tous deux dans un entrepôt, à quelque chose près. Le personnage de Mark Walhberg se prend une balle dans la joue et manque de se faire tuer : comment ne pas penser à « Serpico » (1973.), de Sydney Lumet, dans lequel Al Pacino se prend une balle exactement au même endroit, dans la joue ? /
Nb : James Gray voulait Robert Duvall dès le départ pour son film, mais celui-ci étant sur un autre projet, en tant que producteur, il ne pouvait se libérer. Gray fait alors appel à Christopher Walken qui « ne convenait pas vraiment au rôle et projet » et, finalement, Robert Duvall se libère plus tôt que prévu, et Gray a dû se « coltiner » la lourde tâche, très difficile de rappeler Walken pour lui dire qu'il tournait plus dans le film. Cependant, il a pu aussi ajouter que « c'est le genre de choses qu'un réalisateur est amené à faire lorsqu'il croît en son film, et souhaite le sauver. » / Quand on voit Christopher Walken, l'on peut l'imaginer par exemple dans « The King Of New York » (1990.) d'Abel Ferrara, et on est presque en droit de se demander, de se dire que Gray n'avait peut-être pas tout à fait tort de ne pas prendre ce génial acteur pour son œuvre.


Coffret 3 DVD thriller : American history X / A history of violence / La peur au ventre
Coffret 3 DVD thriller : American history X / A history of violence / La peur au ventre
DVD ~ Edward Norton

Aucun internaute (sur 5) n'a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Un coffret qui n'a rien d'homogène... et c'est bien dommage ma foi., 2 juillet 2010
Ce coffret aurait pu être intéressant s'il y avait eu avec "A history of violence" (2005.) de David Cronenberg un autre film du même auteur, tel que "Les promesses de l'ombre" (2007.), ç'aurait été vraiment plus intéressant mais surtout moins hétérogène et plus pertinent. "American History X" ? / "La peur au ventre" ? / Ce coffret est intéressant pour ceux qui veulent à tout prix avoir tous ces films, sinon ça ne sert à rien.


Insomnia
Insomnia
DVD ~ Al Pacino
Prix : EUR 8,97

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Critique d'Insomnia, sans titre à mon commentaire, c'est comme ça..., 1 juillet 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Insomnia (DVD)
Une merveille. Un diamant noir. Longtemps après avoir vu « The Dark Knight » (2008.) de Christopher Nolan, j'ai failli jubiler lorsque j'ai lu l'intrigue « d'Insomnia » (2002.), du même réalisateur et que j'ai vu quels acteurs jouaient dans ce film noir, déjà un classique du cinéma. L'ambiance est irréprochable, film noir malgré le jour, omniprésent puisque le contexte est une Alaska mémorable, avec des paysages à couper le souffle, mais où le soleil ne se couche jamais (Pour donner un exemple, « à Fairbanks en Alaska, 23h de Soleil!!» est très courant et représentatif des « journées de nuits », ou de « nuits ensoleillées ») ; La nuit solaire est peut-être l'un des personnages principaux du film en fait, telle la neige dans "John Mc Cabe" (1971.) de Robert Altman, et les oxymores pleuvent pour définir l'ambiance du film, le contexte, et aussi les insomnies du personnage interprété par Al Pacino : « La clarté de la nuit » par exemple, serait assez illustrant et pertinent.

L'histoire : Will Dormer (Al Pacino.), un as de la Section Criminelle, arrive en Alaska en compagnie de son coéquipier, beaucoup plus jeune, pour résoudre le meurtre d'une jeune fille, avec bien sûr l'aide des policiers locaux, pas forcément aussi truculents qu'on pourrait les imaginer mais en tout cas vifs et volontaires, à l'image de la pétillante Ellie Burr, officier de la police locale, interprétée par Hilary Swank, géniale actrice de composition. Will Dormer (« Dormeur » est-ce que Christopher Nolan aurait fait exprès de coller au personnage d'Al Pacino qui ne dort pas du tout un nom qui sonne très français « Dormer » ?) peut aussi prendre le large puisqu'il est poursuivit par le « Bœuf-Carotte », c'est-à-dire la police de polices, qui remue un peu son passé et qui surtout a des soupçons sur l'officier quant à ses méthodes dans certaines enquêtes et essaie de lui tirer les vers du nez, attirée par sa réputation et l'envie de l'avilir, l'anéantir.
Très vite, à l'aide des policiers locaux, il met en place un plan pour piéger le meurtrier présumé, qui aurait oublié le sac de la jeune fille assassinée dans le chalet où il a commis son meurtre sordide. Mais après une erreur, ils sont repérés par le meurtrier/fugitif qui les emmène dans un endroit plein de brume, là où Will Dormer commet la tragique erreur de tuer accidentellement son coéquipier, qui devait comme par hasard et par devoir, collaborer avec la police des polices. Bien évidemment, et malgré son intégrité, l'officier Dormer prétend que son coéquipier a été tué par le fugitif. Mais ce dernier à vu ce qu'il s'est passé et propose un marché à l'officier.

Le film regorge d'idées magnifiques, telle celle de confier le rôle du personnage sournois à Robin Williams, impeccable. Même s'il paraît évident de confier par ailleurs le rôle principal du flic parfait, blasé, avec un passé bien rempli à Al Pacino, il est encore plus pertinent d'utiliser cette ganache symptomatique d'insomnies et autres stigmates. Evidemment Al est génial, et le film vaut le coup rien que pour son rôle, la solitude du personnage. Hilary Swank apporte la touche féminine qu'il faut et apporte beaucoup de son professionnalisme. L'intrigue est très insidieuse en cela qu'elle « trompe » le classicisme du genre : ce n'est pas à proprement parlé du mobile du tueur dont il est question mais plus de l'interaction entre le personnage de R.Williams et Al Pacino, ainsi que du contexte, très important aussi.
La photographie aussi apporte beaucoup embellissant un peu plus les paysages et l'horizon superbes de l'Alaska.

Autre chose : comme tout bon Dvd qui se respecte, il y a des bonus : quelques « coulisses de tournage » mais trop court, heureusement, il y a cette conversation intéressante entre le réalisateur Christopher Nolan et Al Pacino, façon « Cinéma Cinémas » de Claude Ventura, Anne Andreu, Michel Bouju, mais moins cinématographique et séduisante que la célèbre et meilleure émission de cinéma française qui soit. Il n'empêche, on apprend pleins de trucs : notamment que Al Pacino avait commencé par le théâtre et qu'il n'était pas trop déstabilisé par la caméra au moment de jouer ses premiers rôles puisqu'il a débuté avec Francis Ford Coppola et Sydney Lumet et que ces réalisateurs faisaient beaucoup répéter leurs acteurs, comme au théâtre. On apprend aussi pourquoi sur telle ou telle scène, Nolan souhaitait rapprocher la caméra : pour se rapprocher de l'intimité du personnage, etc...on apprend un certain nombre de choses qui peut fortement intéresser le cinéphile moyen.

Bon film, « y'a pas de danger. »


Total Recall
Total Recall
DVD ~ Arnold Schwarzenegger
Proposé par LUDIBAY
Prix : EUR 8,69

4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Total - ement jubilatoire et intelligent ;, 29 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Total Recall (DVD)
Après "Robocop" (1987.), Verhoeven enchaîne les bons films : "Total Recall" (1990.), "Basic Instinct" (1992.), etc.
Ce Total Recall est un petit bijou de science-fiction, une petite merveille de jubilation et d'intelligence incontournable pour qui dit connaître le genre.
"Schwarzy" est impeccable et marrant en Douglas Quaid, ce héros qui subit "tout" au milieu du XXIème siècle, tout droit sorti d'un ouvrage de Philip K.Dick ; L'histoire : En 2048, Douglas Quaid fait chaque nuit le même cauchemar : en compagnie d'une belle jeune femme brune, il est victime, sur Mars, d'un accident mortel. A défaut de se rendre sur cette planète pour élucider la cause de cette obsession, il opte pour la solution la plus économique de la société Recall : on lui implante dans le cerveau des souvenirs aussi précis et vivants que s'il avait vraiment passé un séjour là-bas. Comme dans "Robocop", Verhoeven fait une énorme, amusante et jouissive même, critique de la société de consommation : même si l'on se retrouve dans une dimension spatio-temporelle lointaine et que la technologie est très avancée, le pire est là : sur Mars, on paie l'oxygène, comme on paie l'électricité et l'eau sur terre. La cupidité et le cynisme (voire le nihilisme, et même l'ultra-nihilisme d'ailleurs.) des dirigeants, des gouvernants sur Mars ou ailleurs est l'une des pires jamais montrée à l'écran. La même que dans Robocop d'ailleurs, les films se ressemblent beaucoup a tel point que s'en est troublant : il ne faut pas s'arrêter à la forme, ou bien il n'est pas possible de comprendre. Beaucoup de scènes d'actions, dans Total Recall sont en réalité des réadaptations de son Robocop. Disséquez (Oui, le mot convient bien.) la scène d'action dans l'escalator, lorsque "Doug'" Quaid est poursuivit, et vous retrouvez des éléments d'une scène de Robocop. Le dirigeant en chef, qui trompe tout le monde, est tout simplement le même acteur que l'autre dirigeant véreux et arriviste que l'on retrouve dans le film policier d'anticipation. Et ça ne s'arrête pas là : le bras droit du grand manitou est aussi bon et pourri que l'autre, dans R. Et sa mort, observez-la bien aussi : il ne faut pas manquer ce "truc" lorsqu'il se fait littéralement couper les bras en deux.
En plus Sharon Stone est impeccable et rajoute la touche glamour nécessaire pour faire de ce film un classique S-F. Bonne séance, avec l'un des réalisateur les plus sulfureux et gênant de l'histoire du cinéma.


Silverado [Édition Collector]
Silverado [Édition Collector]
DVD ~ Kevin Kline
Prix : EUR 9,99

4 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 C'est bien dommage..., 19 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Silverado [Édition Collector] (DVD)
Réalisé en 1985, quatre ans après le noir, érotique et caniculaire "La Fièvre Au Corps", qui constitue l'un des meilleurs débuts de cinéastes de l'histoire, "Silverado" est un western commercial et divertissant mais dont l'intrigue est quasiment inexistante de par sa médiocrité et sa banalité, disons même par son manque d'originalité absolu. Les liens qui réunissent les quatre "héros" (Qu'ont-ils d'héroïque?) sont presque inexistants, si l'on oublie un tant soit peu la fratrie qui relie le personnage interprété par Scott Glenn et celui interprété par Kévin Costner.
"Tout à coup" les quatre sont reliés entre eux, comme s'ils avaient été amis par télépathie depuis toujours. Moi je n'y ai pas cru. D'ailleurs, pendant que j'écris cette critique j'ai décidé d'enlever une étoile. C'est beaucoup plus fidèle à ce que je dis. Si c'était une note, je mettrai 10/20, ou plutôt 9/20.
Il y a de bonnes choses tout de même : on ne peut pas enlever à Lawrence Kasdan son talent de réalisation. Par contre, pour le scénariste de "L'empire contre-attaque" et "Les aventuriers de l'arche perdu", se contenter d'un scénario aussi plat est une ignominie. Tout est prévisible, jusqu'à l'affrontement final entre le personnage interprété par Kévin Kline et l'un de ses anciens complices. Prévu, convenu.
La production a sans doute eu une empreinte trop forte sur ce film. Rosanna Arquette est complètement sous-exploitée : on la voit essayer de flirter avec Scott Glenn et Kévin Kline mais se retirer finalement. C'est comme si elle n'était pas là. Dommage. Le mot qui convient le mieux pour ce film est "dommage". Disons que la première partie du film, jusqu'à ce que les héros sortent d'une ville dont la sécurité est assurée par un shériff interprété par John Cleese est regardable. La simple écoute de son accent et de sa voix sont drôles à souhait. Après, encore une fois, tout est convenu. Au final, on peut le voir, mais il n'y a aucune raison, à mon sens, de le revoir une seconde fois.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 6, 2010 7:23 PM MEST


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