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Contenu rédigé par Poignant
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Commentaires écrits par
Poignant (Poitiers France)
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La Mariée était en noir
La Mariée était en noir
par William Irish
Edition : Poche
Prix : EUR 7,50

5.0 étoiles sur 5 La panthère noire, 15 juillet 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Mariée était en noir (Poche)
Voilà bien longtemps que je n’ai pas vu le film deTruffaut, et j’ignorais qu’il était l’adaptation d’un roman noir américain. William Irish ? Vaguement entendu parler. Un roman noir pour supporter la canicule ? Pourquoi pas …
Et là c’est la grosse claque. L’intensité et la finesse, je pensais que c’était Truffaut. Eh bien non. Tout cela est déjà dans le roman (ce qui n’enlève rien au talent de notre François national). Quel style et quelle maestria pour gérer le suspense !
Ce bouquin date de 1940, mais on pourrait penser qu’il a 25 ans de moins. Il semble plus moderne que du Raymond Chandler ou du Dashiel Hammett, même si la misogynie est la même.
L’écriture est aussi élégante que la veuve fatale qui venge son mari avec la souplesse et la détermination d’un fauve.
Bref c’est un pur moment de bonheur littéraire. Et William Irish est un sacré romancier, dont le style et la légende noire sont trop méconnus.
Découvrez-les à l’ombre d’un parasol…


Batterie d'origine Wiko 2000 mAh pour Wiko Rainbow
Batterie d'origine Wiko 2000 mAh pour Wiko Rainbow

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Livraison rapide, résultat satisfaisant, 12 juillet 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Batterie d'origine Wiko 2000 mAh pour Wiko Rainbow (Appareils électroniques)
Le Wiko Rainbow de mon fils, après seulement 10 mois d'utilisation, commençait a décliner sérieusement au niveau autonomie.
Cette batterie livrée rapidement lui a redonné toute sa jeunesse. Le produit est un peu cher par rapport à d'autres marques de portables (Samsung...). Mais le produit donne une entière satisfaction.
Dommage que le même produit n'existe toujours pas pour mon Wiko Birdy.


Les chemins de Katmandou
Les chemins de Katmandou
par Rene Barjavel
Edition : Poche

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La désillusion, 14 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les chemins de Katmandou (Poche)
1968. L'Europe est en ébullition. La jeunesse se révolte à Paris ou rêve à Londres Qu'elle soit en conflit avec ses parents comme Jane ou qu'elle ne trouve pas de sens à sa vie, comme Olivier, une attirance teintée d'idéalisme et de recherche de spiritualité la pousse sur les chemins de Katmandou. Ils vont mener trop souvent en enfer'

Cela fait une éternité que je n'avais plus lu du Barjavel. C'est le tremblement de terre au Népal et la résurgence de V.O du film par Serge Gainsbourg qui m'ont poussé à enfin lire ce bouquin qui trainait depuis si longtemps sur mes étagères.
Ce qui m'a d'abord surpris, c'est le retour dans une ambiance aujourd'hui surannée (Les chemins de ' a été écrit en 1969) qui fait de ce texte une sorte de reportage dans le temps.
On ressent vite que derrière le roman il y a un scénario. Et effectivement, on imagine tout de suite Gainsbourg et Jane Birking comme figures emblématiques du film.
Et comme dans « La nuit des temps » Barjavel y décline une histoire d'amour impossible. Trop de pourriture, de drogue et de cynisme vont anéantir le rêve.

Ce n'est pas un grand livre, mais sa lecture est réellement agréable et vous transpose dans une autre époque. A faire lire aux jeunes pour s'imprégner d'un morceau de notre histoire moderne.


Les Chemins de Katmandou
Les Chemins de Katmandou
par René BARJAVEL
Edition : Poche
Prix : EUR 6,80

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Les désillusions, 14 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Chemins de Katmandou (Poche)
1968. L’Europe est en ébullition. La jeunesse se révolte à Paris ou rêve à Londres Qu’elle soit en conflit avec ses parents comme Jane ou qu’elle ne trouve pas de sens à sa vie, comme Olivier, une attirance teintée d’idéalisme et de recherche de spiritualité la pousse sur les chemins de Katmandou. Ils vont mener trop souvent en enfer…

Cela fait une éternité que je n’avais plus lu du Barjavel. C’est le tremblement de terre au Népal et la résurgence de V.O du film par Serge Gainsbourg qui m’ont poussé à enfin lire ce bouquin qui trainait depuis si longtemps sur mes étagères.
Ce qui m’a d’abord surpris, c’est le retour dans une ambiance aujourd’hui surannée (Les chemins de … a été écrit en 1969) qui fait de ce texte une sorte de reportage dans le temps.
On ressent vite que derrière le roman il y a un scénario. Et effectivement, on imagine tout de suite Gainsbourg et Jane Birking comme figures emblématiques du film.
Et comme dans « La nuit des temps » Barjavel y décline une histoire d’amour impossible.

Ce n’est pas un grand livre, mais sa lecture est réellement agréable et vous transpose dans une autre époque. A faire lire aux jeunes pour s’imprégner d’un morceau de notre histoire moderne.


Derniers messages
Derniers messages
par Stefan Zweig
Edition : Poche

3.0 étoiles sur 5 Crépuscule irréel, 31 mai 2015
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11 textes datés de 1924 à 1940. Les thèmes sont divers et vont de réflexions sur l’art à des essais sur l’Europe de l’entre deux guerres, en passant par des écrits biographiques sur Tolstoï ou Byron.

Un peu déçu par ce recueil. Je croyais avoir réellement affaire aux derniers écrits de Zweig. Seule la moitié des textes datent des 5 dernières années de sa vie.
Déçu aussi par la qualité du contenu. A mon goût, une bonne moitié est sans intérêt, et en tout cas très inférieur à la production littéraire du Zweig de l’époque.

En fait ce qui est intéressant, mais aussi très triste, c’est de côtoyer l’insurmontable nostalgie de cet auteur exceptionnel. On ne peut être que touché par sa sensibilité, son idéalisme, la pureté de ses sentiments européens. Mais on est aussi stupéfait de son incapacité mélancolique à vivre dans le présent, alors qu’autour de lui la tempête se déchaîne. Ecrire en 1937 sur la pureté des idéaux de Tolstoï alors que Staline met en place son univers totalitaire a quelque chose d’irréel. Tout comme la conférence sur Vienne d'avant 1914 faite à Paris en avril 1940, quelques semaines semaines avant l'invasion nazie...

Ce recueil est touchant, mais à mon sens réservé seulement aux inconditionnels de Zweig.
Son vrai testament, ce sont ses mémoires « Le monde d’hier » et sa nouvelle « Le joueur d’échec ».


Voyage au bout de la nuit
Voyage au bout de la nuit
par Louis-Ferdinand Céline
Edition : Poche
Prix : EUR 9,50

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Parfaite ordure, 8 mai 2015
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Voyage au bout de l'enfer, ce sont les pérégrinations de Ferdinand Bardamu.
Engagé dans l'armée, blessé à la tête, long à la rémission, Bardamu part alors en Afrique sur un rafiot. Ce sera alors la fièvre de la jungle, puis la misère à New York avant un retour à Paris dans les bas-fonds, là où l'odeur de choux se mêle à l'ignorance'

Paru en 1932, « Voyage ' » frôle le Goncourt.
Il est écrit dans une langue gouailleuse jamais vue qui inaugure des temps modernes. Mais cette modernité est d'une noirceur éclatante et désabusée, sans aucune illusion sur l'immonde bestiole qu'est l'homme.
Pour éclairer les ténèbres, la douce pute américaine Molly ou le brave gamin Bébert sont les derniers rayons d''une pureté happée par le néant de la bêtise, de l''égoïsme et de l''indifférence. Robinson et Madelon, quoiqu''originellement sympathiques, mais pas futés, vont finir par contribuer activement à la bassesse ambiante.
« Voyage' », produit d'une époque trouble, est le prélude aux enfers totalitaires qui vont submerger l'Europe.
Céline fut une belle ordure antisémite, capable de dépasser en bassesse ses ignobles personnages. Mais on ne peut qu'admirer son génie et sa folie, qui ont décapé la langue française au vitriol. Il a su agréger l'argot des tranchées de Dorgelès, le cynisme anarchiste et désabusé du soldat Chveïk et le pessimisme absurde de Kafka.
Un seul bémol, l'essoufflement du rythme, qui fait qu'à la fin, ce voyage devient trop souvent barbant. Mais il est incontournable si vous supportez l'acide, l'amer, la crasse, mais pas l'indifférence.
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Les grands cimetières sous la lune
Les grands cimetières sous la lune
par Georges Bernanos
Edition : Poche
Prix : EUR 8,80

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le chrétien révolté, 5 avril 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les grands cimetières sous la lune (Poche)
1938. La guerre civile ravage l’Espagne.
Bernanos le catholique, camelot du roi dans sa jeunesse, s’est bien éloigné de Maurras. Il exprime sa révolte face à une classe politique française inconséquente, un capitalisme avide et inhumain, un communisme dont la dimension totalitaire supplante l’idéalisme.
Mais l’indignation du moment, c’est la récupération du catholicisme traditionnel par le franquisme, qui fusille des innocents à la chaine avec la bénédiction d’un clergé qui s’est fourvoyé dans l’ignominie…

Cet essai est souvent chaotique.
Sur 300 pages s’assemblent et se défont des phrases grandiloquentes poussées par une énergie volcanique et une pensée inflexible.
On y retrouve quelques soupçons de mauvaise foi, et un antisémitisme dérangeant. Puis retenti le désarroi face aux valeurs chrétiennes bafouées par ceux qui devraient les défendre, mais qui préfèrent sauver leurs privilèges au prix d’une alliance monstrueuse avec le fascisme mussolinien et l’Allemagne hitlérienne.
Vient alors le cri d’alerte prémonitoire contre le danger nazi, pas entendu par des élites françaises qui ne font que se déchirer.

Moins accessible que « L’espoir » de Malraux, « Les cimetières sous la lune » c’est le cri désespéré d’un homme de droite intègre, écorché vif, pris dans le tourbillon funeste des évènements des années30.
Tel Cassandre, il prédit la défaite de 1940 et la bassesse du régime de Vichy. On comprend avec deux ans d’avance pourquoi Bernanos suivra De Gaulle et la France libre.

Ce texte difficile à lire, mais troublant d’authenticité, est à mon sens à réserver aux amoureux d’histoire ou de littérature des années 30. Le fond vaut 5 étoiles, mais la forme déroutante seulement 3.
A lire en connaissance de cause.
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Journal d'un poilu
Journal d'un poilu
par Henri Laporte
Edition : Poche
Prix : EUR 3,60

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La Guerre à 20 ans, 16 février 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Journal d'un poilu (Poche)
La guerre 14-18, Henri Laporte la vit intensément dès le début, en fuyant avec sa mère et ses sœurs la frontière belge sous la poussée des armées allemandes.
Il la retrouve dès le printemps 1915 en tant que soldat dans l’infanterie. Il va connaitre l’Argonne, la Champagne, la Somme et surtout l’enfer de Verdun, où sa compagnie sera décimée.
Ce petit fascicule n’est pas un monument de la littérature de guerre. Mais il est la juste illustration du vécu du poilu moyen entre l’horreur et la camaraderie, la mort et une énergie vitale inaltérable. Pas de pathos, pas de politique, juste quelques mots pleins de pudeur.
D'une écriture simple et agréable, à faire lire aux jeunes, pour ne pas oublier les morts et faire triompher la vie.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 16, 2015 3:59 PM MEST


La guerre comme expérience intérieure
La guerre comme expérience intérieure
par Ernst Jünger
Edition : Broché
Prix : EUR 6,10

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le Surhomme et la guerre, 16 février 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La guerre comme expérience intérieure (Broché)
Après 4 ans de batailles, 14 blessures, couvert de décorations et de citations, Ernst Jünger a écrit dès 1920 sa guerre dans « Orages d’acier ».
Ce roman est troublant par sa description clinique de l’horreur et le détachement stoïque de son héros.
Jünger a repris sa plume pour publier deux ans après « La guerre comme expérience intérieure ». Il s’agit d’un essai structuré par thèmes autour desquels l’auteur livre ses pensées.

Cette construction impressionniste révèle progressivement sa fascination pour la condition des soldats des troupes d’élite, libérés des contraintes de la vie (l’argent, les projets, le confort…), faisant face à l’horreur avec calme, méprisant le danger, profitant de chaque montée d’adrénaline avant l’attaque comme de chaque verre de Bourgogne ou de chaque caresse sexuelle d’une prostituée.
Ce statut de surhomme Nietzschéen, d’archange de l’enfer, Jünger le vit avec exaltation et une improbable nostalgie (seul moyen de survivre à l’absurdité de la boucherie ?).
Plus encore qu’avec Orages d’acier, il va totalement à contre-courant du pacifisme ambiant. Cette idéalisation de la guerre est dépourvue de haine. L’ennemi est un camarade de jeu qui peut nous tuer, ou va mourir.
Mais cette approche de la guerre et du vécu du soldat va hélas alimenter les nationalismes de tout poil ou le mysticisme dévoyé d’un Hitler, donnant à Jünger une aura fascisante qu’il ne mérite pas.

Si vous avez aimé « Orages d’acier », découvrez cet essai qui permet de mieux comprendre la personnalité et la psychologie de cet auteur exceptionnel, héros chevaleresque qui a bravé 1000 fois la mort.


Au-dessus de la mêlée
Au-dessus de la mêlée
par Romain Rolland
Edition : Poche
Prix : EUR 8,15

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La voix de la raison, 12 février 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Au-dessus de la mêlée (Poche)
Août 1914. Romain Rolland est en Suisse quand la guerre se déclare.
Normalien, il est alors un des principaux porte-parole de l’élite littéraire française. Il a publié de 1904 à 1912 sa suite romanesque Jean-Christophe, dont le héros est un musicien allemand, et qui exalte une quête vers une humanité réconciliée.
Romain Rolland, non mobilisable, décide de rester en Suisse et s’engage dans la Croix Rouge.
Dès fin Août 1914, il publie dans « La Tribune de Genève » des articles où il dénonce l’hystérie collective qui s’est emparée de l’Europe et va la conduire à la ruine…

Je n’ai pas lu « Jean-Christophe » et découvre donc Romain Rolland avec « Au-dessus de la mêlée ». Je m’attendais à des écrits d’un pacifisme passionné et peut-être irraisonné, et bien ce n’est pas cela du tout.
Romain Rolland aime profondément la culture allemande d’un Goethe, Beethoven ou Nietzsche. Il est terriblement meurtri par le déclenchement de la guerre et s’en prend très vivement à l’impérialisme des classes dirigeantes allemandes. Il critique également l’intelligentsia de ce pays dont les postures nationalistes justifient l’invasion de la Belgique, la destruction de Louvain ou le bombardement de la cathédrale de Reims (le droit du plus fort).

Bref, nous avons affaire à un français qui dès le début de la guerre défend la culture allemande (non les allemands ne sont pas les huns !) mais fustige les dirigeants européens qui se vautrent dans un nationalisme de caniveau.
Romain Rolland refuse de se rouler dans la bêtise ambiante et pousse les intellectuels de tous les pays à élever le débat pour créer les conditions d’un retour à la paix équilibré, sans rancœurs, sans annexions mais sur la base du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Dans les derniers articles, il laisse la parole aux combattants. Qui mieux qu’eux peut décrire la boucherie fratricide en cours ?
Mais il sait aussi très bien qu’il ne peut pas demander la désobéissance ou un arrêt des combats unilatéral. La démobilisation d’un pays provoquerait sa défaite et son asservissement par le vainqueur.
Sa position raisonnable et lucide, si rare à l’époque, lui vaudra le prix Nobel de littérature en 1915, la haine des nationalistes français et le dédain des intellectuels allemands.
Humaniste éclairé et visionnaire, prototype de l’européen moderne, Romain Rolland est sans doute aujourd’hui trop oublié.
En ces temps où l’Europe est à nouveau secouée par des crises nationalistes, « Au-dessus de la mêlée » est à lire, relire, et à faire lire.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 14, 2015 8:48 PM CET


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