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Contenu rédigé par Poignant
Classement des meilleurs critiques: 196
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Commentaires écrits par
Poignant (Poitiers France)
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Vendée : du génocide au mémoricide : Mécanique d'un crime légal contre l'humanité
Vendée : du génocide au mémoricide : Mécanique d'un crime légal contre l'humanité
par Hélène Piralian
Edition : Broché
Prix : EUR 24,00

5.0 étoiles sur 5 Sujet tabou à oublier, 17 août 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Absolument toute ma famille est originaire du bocage Bressuirais.
Je descends d'un guillotiné, d'un mort dans les cachots de la république, d'une « tuée durant les troubles de Vendée » et d'un officier de l'armée catholique et royale récompensé pour services rendus. Ça, c'est pour le côté blanc.
Du côté bleu, un de mes lointains cousins a été assassiné par les « brigands ».
Et je peux aussi parler de l'absence sur mon arbre généalogique d'actes de décès d'hommes, de femmes, nés entre 1740 et 1780. Cela touche une personne sur quatre' Quand sont-ils morts ? Où ? Dans quelles circonstances ?
Et je vous passe les listes des victimes, dressées par des tribunaux expéditifs, manifestement truffées d'erreurs. Les prénoms, les âges retranscrits ne sont pas les bons.
Avec un tel pedigree, je pense être légitime pour m'exprimer.

Reynald Sécher c'est pour moi avant tout l'auteur du « Génocide Franco-Français » paru en 1986.
Je l'ai découvert avec 10 ans de retard. Un cousin de mon père nous avait informé de la participation d'un de mes ancêtres aux guerres de Vendée'
Et là j'ai débuté un arbre généalogique et j'ai pris une claque : j'ai pris conscience que je ne savais rien. Et pourtant, je croyais avoir des connaissances historiques très au-dessus de la moyenne'

Je n'apprécie pas tout à propos de Reynald Sécher et de ses proches. Cette bienveillance pour Napoléon, cette proximité avec une certaine droite dans laquelle je ne me reconnais absolument pas. Beaucoup de choses me dérangent.
On peut être totalement sensible à l'abomination des guerres de Vendée, être descendant de victimes et malgré tout républicain, aller au feu d'artifice le 14 juillet et chanter la Marseillaise.

Mais là où je suis immensément reconnaissant à Sécher et de Villiers, c'est que sans eux il n'y aurait plus rien. Plus de mémoire, le vide sidéral de l'oubli.
Les Vendéens seraient restés ces êtres frustes, manipulés par des prêtres et des nobles qui auraient abusé de leur crédulité. Leur malheur aurait été de se révolter au mauvais moment, alors que la Convention Montagnarde était obligée de ne pas faire dans la dentelle pour sauver la révolution, ses valeurs universelles, les droits de l'homme.
Mais en cherchant, j'ai constaté que mon aïeulle savait lire et écrire, ce qui, pour une paysanne de l'époque était exceptionnel. Elle n'avait apparemment rien d'une bête sauvage et abrutie. Un autre membre de ma famille est décrit par le préfet Dupin, époux de la veuve de Danton, comme un homme industrieux, d'un exemple utile, car il s'est battu pour développer la culture de la pomme de terre dans le Poitou. Il a fini guillotiné. Un autre aussi guillotiné pour pillage lors de la prise de Parthenay. Aucune mort d'homme ne lui était reprochée. Bon, je m'arrête là...

« Du génocide au mémoricide » est à mon sens moins abordable que « Le génocide franco-français ». D'une construction plus compliquée, moins compréhensible pour le novice. Mais les témoignages juifs et arméniens m'ont interpellé.
Au-delà du débat sur le génocide (quand un gouvernement prend la décision de tuer sans aucune distinction sur un territoire donné, c'est quoi ?) il pose la question fondamentale de la mémoire. Quel sens a le respect de nos ancêtres, quand insidieusement, la pensée majoritaire vise à relativiser, minorer, excuser pour aboutir à une bouillie officielle qui n'est plus la vérité.
Mon père né en 1923 avait baigné dans une légende familiale de guillotine. Mais il pensait que ses ancêtres avaient été victimes de nobles égoïstes et sanguinaires. Ayant quitté l'école à 13 ans, c'est ce qu'il avait retenu de l'histoire officielle. Au bout de 4 générations, l''enseignement républicain de l'école a inversé les faits, anéanti la tradition familiale.
Peu de lieux de commémoration dans le bocage bressuirais. Peu de gens savent précisément ce qui s'est passé. Et pourtant, c'est là que tout a commencé en août 1792. Que des paysans se sont révoltés, excédés par les promesses non tenues, les hausses d'impôts, la menace de la mobilisation de leurs enfants, la chute de la royauté, et surtout par les mesures répressives à l'égard de leur prêtres. Ils ont marché sur Bressuire. 10 à 15 gardes nationaux ont été tués. Au moins dix fois plus de victimes chez les paysans. Et déjà des vainqueurs ont découpé des nez, des oreilles et des lambeaux de chair humaine. Ils ont porté ces sinistres trophées au bout de leurs baïonnettes. Ils ont exécuté des blessés, des prisonniers'
Des membres de ma famille y étaient. Sans Reynald Sécher, je ne l'aurai jamais su.


Les Pays du Bocage. Bressuire - Cerizay - Mauléon - Moncoutant. Editions du terroir, Niort. Histoire des communes des Deux-Sèvres. 1981. (Deux-Sèvres, Bocage, Histoire)
Les Pays du Bocage. Bressuire - Cerizay - Mauléon - Moncoutant. Editions du terroir, Niort. Histoire des communes des Deux-Sèvres. 1981. (Deux-Sèvres, Bocage, Histoire)
par POIGNAT Maurice
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 Racines, 7 août 2015
Enfant, je dévorais les articles historiques de Maurice Poignat dans le « Courrier de l'Ouest ». Ce lointain cousin né à la Chapelle Saint Laurent a contribué à révéler ma passion pour l'histoire. Et puis le bocage, c'est là où sont nés et ont grandi mes parents, mais aussi 95% de mon arbre généalogique. Une bonne dizaine de mes ancêtres ou de leurs proches est mentionnée dans cette chronique construite par commune.
Bref, ce livre est pour moi du pur bonheur.

D'une façon plus objective, il faut bien intégrer que Maurice Poignat était un historien amateur passionné qui a travaillé avec les moyens de son époque et le temps que ses autres activités lui ont laissé.
Tout n'est donc pas rigoureusement exact. Mon ancêtre Joseph est ainsi appelé Jacques et son beau-frère traité de cocher embourgeoisé. Certains événements y sont aussi oubliés. Mais bon, cela n'enlève rien à l'immense intérêt de ce livre et au talent de son auteur.
Un seul bémol : les prix extravagants auxquels on trouve parfois ce livre ancien.


Chanteloup : Une paroisse du Bocage bressuirais au xviiie siècle
Chanteloup : Une paroisse du Bocage bressuirais au xviiie siècle
par Pascal Paineau
Edition : Reliure inconnue

4.0 étoiles sur 5 Voyage dans le passé, 7 août 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Chanteloup : Une paroisse du Bocage bressuirais au xviiie siècle
Chanteloup, c'est le lieu de naissance de mon père et l'endroit où a vécu toute une partie de mon arbre généalogique depuis le XVIème siècle.
Ce livre a donc la particularité d'évoquer régulièrement mes ancêtres, ce qui en fait pour moi un véritable trésor.

Mais au-delà de cet attachement familial, c'est un excellent observatoire de la vie économique et sociale d'une bourgade rurale de l'ouest avant la révolution. Réalisé dans le cadre d'un mémoire de maîtrise d'histoire, les descriptions faites par Pascal Paineau sont faciles à aborder, même si parfois un peu techniques.
Un seul regret, rien sur la persécution des protestants au début du XVIIIème dans la dans la paroisse voisine de Moncoutant à moins de « deux lieues ».
Et puis une dernière frustration, c'est que cette étude s'arrête au seuil des guerres de Vendée, qui ont tant bouleversé la région. Mais il s'agit déjà d'une autre histoire'


La Mariée était en noir
La Mariée était en noir
par William Irish
Edition : Poche
Prix : EUR 7,50

5.0 étoiles sur 5 La panthère noire, 15 juillet 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Mariée était en noir (Poche)
Voilà bien longtemps que je n’ai pas vu le film deTruffaut, et j’ignorais qu’il était l’adaptation d’un roman noir américain. William Irish ? Vaguement entendu parler. Un roman noir pour supporter la canicule ? Pourquoi pas …
Et là c’est la grosse claque. L’intensité et la finesse, je pensais que c’était Truffaut. Eh bien non. Tout cela est déjà dans le roman (ce qui n’enlève rien au talent de notre François national). Quel style et quelle maestria pour gérer le suspense !
Ce bouquin date de 1940, mais on pourrait penser qu’il a 25 ans de moins. Il semble plus moderne que du Raymond Chandler ou du Dashiel Hammett, même si la misogynie est la même.
L’écriture est aussi élégante que la veuve fatale qui venge son mari avec la souplesse et la détermination d’un fauve.
Bref c’est un pur moment de bonheur littéraire. Et William Irish est un sacré romancier, dont le style et la légende noire sont trop méconnus.
Découvrez-les à l’ombre d’un parasol…


Batterie d'origine Wiko 2000 mAh pour Wiko Rainbow
Batterie d'origine Wiko 2000 mAh pour Wiko Rainbow
Proposé par Coquediscount
Prix : EUR 38,80

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Livraison rapide, résultat satisfaisant, 12 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batterie d'origine Wiko 2000 mAh pour Wiko Rainbow (Appareils électroniques)
Le Wiko Rainbow de mon fils, après seulement 10 mois d'utilisation, commençait a décliner sérieusement au niveau autonomie.
Cette batterie livrée rapidement lui a redonné toute sa jeunesse. Le produit est un peu cher par rapport à d'autres marques de portables (Samsung...). Mais le produit donne une entière satisfaction.
Dommage que le même produit n'existe toujours pas pour mon Wiko Birdy.


Les chemins de Katmandou
Les chemins de Katmandou
par Rene Barjavel
Edition : Poche

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La désillusion, 14 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les chemins de Katmandou (Poche)
1968. L'Europe est en ébullition. La jeunesse se révolte à Paris ou rêve à Londres Qu'elle soit en conflit avec ses parents comme Jane ou qu'elle ne trouve pas de sens à sa vie, comme Olivier, une attirance teintée d'idéalisme et de recherche de spiritualité la pousse sur les chemins de Katmandou. Ils vont mener trop souvent en enfer'

Cela fait une éternité que je n'avais plus lu du Barjavel. C'est le tremblement de terre au Népal et la résurgence de V.O du film par Serge Gainsbourg qui m'ont poussé à enfin lire ce bouquin qui trainait depuis si longtemps sur mes étagères.
Ce qui m'a d'abord surpris, c'est le retour dans une ambiance aujourd'hui surannée (Les chemins de ' a été écrit en 1969) qui fait de ce texte une sorte de reportage dans le temps.
On ressent vite que derrière le roman il y a un scénario. Et effectivement, on imagine tout de suite Gainsbourg et Jane Birking comme figures emblématiques du film.
Et comme dans « La nuit des temps » Barjavel y décline une histoire d'amour impossible. Trop de pourriture, de drogue et de cynisme vont anéantir le rêve.

Ce n'est pas un grand livre, mais sa lecture est réellement agréable et vous transpose dans une autre époque. A faire lire aux jeunes pour s'imprégner d'un morceau de notre histoire moderne.


Les Chemins de Katmandou
Les Chemins de Katmandou
par René BARJAVEL
Edition : Poche
Prix : EUR 6,80

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Les désillusions, 14 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Chemins de Katmandou (Poche)
1968. L’Europe est en ébullition. La jeunesse se révolte à Paris ou rêve à Londres Qu’elle soit en conflit avec ses parents comme Jane ou qu’elle ne trouve pas de sens à sa vie, comme Olivier, une attirance teintée d’idéalisme et de recherche de spiritualité la pousse sur les chemins de Katmandou. Ils vont mener trop souvent en enfer…

Cela fait une éternité que je n’avais plus lu du Barjavel. C’est le tremblement de terre au Népal et la résurgence de V.O du film par Serge Gainsbourg qui m’ont poussé à enfin lire ce bouquin qui trainait depuis si longtemps sur mes étagères.
Ce qui m’a d’abord surpris, c’est le retour dans une ambiance aujourd’hui surannée (Les chemins de … a été écrit en 1969) qui fait de ce texte une sorte de reportage dans le temps.
On ressent vite que derrière le roman il y a un scénario. Et effectivement, on imagine tout de suite Gainsbourg et Jane Birking comme figures emblématiques du film.
Et comme dans « La nuit des temps » Barjavel y décline une histoire d’amour impossible.

Ce n’est pas un grand livre, mais sa lecture est réellement agréable et vous transpose dans une autre époque. A faire lire aux jeunes pour s’imprégner d’un morceau de notre histoire moderne.


Derniers messages
Derniers messages
par Stefan Zweig
Edition : Poche

3.0 étoiles sur 5 Crépuscule irréel, 31 mai 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Derniers messages (Poche)
11 textes datés de 1924 à 1940. Les thèmes sont divers et vont de réflexions sur l’art à des essais sur l’Europe de l’entre deux guerres, en passant par des écrits biographiques sur Tolstoï ou Byron.

Un peu déçu par ce recueil. Je croyais avoir réellement affaire aux derniers écrits de Zweig. Seule la moitié des textes datent des 5 dernières années de sa vie.
Déçu aussi par la qualité du contenu. A mon goût, une bonne moitié est sans intérêt, et en tout cas très inférieur à la production littéraire du Zweig de l’époque.

En fait ce qui est intéressant, mais aussi très triste, c’est de côtoyer l’insurmontable nostalgie de cet auteur exceptionnel. On ne peut être que touché par sa sensibilité, son idéalisme, la pureté de ses sentiments européens. Mais on est aussi stupéfait de son incapacité mélancolique à vivre dans le présent, alors qu’autour de lui la tempête se déchaîne. Ecrire en 1937 sur la pureté des idéaux de Tolstoï alors que Staline met en place son univers totalitaire a quelque chose d’irréel. Tout comme la conférence sur Vienne d'avant 1914 faite à Paris en avril 1940, quelques semaines semaines avant l'invasion nazie...

Ce recueil est touchant, mais à mon sens réservé seulement aux inconditionnels de Zweig.
Son vrai testament, ce sont ses mémoires « Le monde d’hier » et sa nouvelle « Le joueur d’échec ».


Voyage au bout de la nuit
Voyage au bout de la nuit
par Louis-Ferdinand Céline
Edition : Poche
Prix : EUR 9,50

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Parfaite ordure, 8 mai 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Voyage au bout de la nuit (Poche)
Voyage au bout de l'enfer, ce sont les pérégrinations de Ferdinand Bardamu.
Engagé dans l'armée, blessé à la tête, long à la rémission, Bardamu part alors en Afrique sur un rafiot. Ce sera alors la fièvre de la jungle, puis la misère à New York avant un retour à Paris dans les bas-fonds, là où l'odeur de choux se mêle à l'ignorance'

Paru en 1932, « Voyage ' » frôle le Goncourt.
Il est écrit dans une langue gouailleuse jamais vue qui inaugure des temps modernes. Mais cette modernité est d'une noirceur éclatante et désabusée, sans aucune illusion sur l'immonde bestiole qu'est l'homme.
Pour éclairer les ténèbres, la douce pute américaine Molly ou le brave gamin Bébert sont les derniers rayons d''une pureté happée par le néant de la bêtise, de l''égoïsme et de l''indifférence. Robinson et Madelon, quoiqu''originellement sympathiques, mais pas futés, vont finir par contribuer activement à la bassesse ambiante.
« Voyage' », produit d'une époque trouble, est le prélude aux enfers totalitaires qui vont submerger l'Europe.
Céline fut une belle ordure antisémite, capable de dépasser en bassesse ses ignobles personnages. Mais on ne peut qu'admirer son génie et sa folie, qui ont décapé la langue française au vitriol. Il a su agréger l'argot des tranchées de Dorgelès, le cynisme anarchiste et désabusé du soldat Chveïk et le pessimisme absurde de Kafka.
Un seul bémol, l'essoufflement du rythme, qui fait qu'à la fin, ce voyage devient trop souvent barbant. Mais il est incontournable si vous supportez l'acide, l'amer, la crasse, mais pas l'indifférence.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 21, 2015 9:42 PM MEST


Les grands cimetières sous la lune
Les grands cimetières sous la lune
par Georges Bernanos
Edition : Poche
Prix : EUR 8,80

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le chrétien révolté, 5 avril 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les grands cimetières sous la lune (Poche)
1938. La guerre civile ravage l’Espagne.
Bernanos le catholique, camelot du roi dans sa jeunesse, s’est bien éloigné de Maurras. Il exprime sa révolte face à une classe politique française inconséquente, un capitalisme avide et inhumain, un communisme dont la dimension totalitaire supplante l’idéalisme.
Mais l’indignation du moment, c’est la récupération du catholicisme traditionnel par le franquisme, qui fusille des innocents à la chaine avec la bénédiction d’un clergé qui s’est fourvoyé dans l’ignominie…

Cet essai est souvent chaotique.
Sur 300 pages s’assemblent et se défont des phrases grandiloquentes poussées par une énergie volcanique et une pensée inflexible.
On y retrouve quelques soupçons de mauvaise foi, et un antisémitisme dérangeant. Puis retenti le désarroi face aux valeurs chrétiennes bafouées par ceux qui devraient les défendre, mais qui préfèrent sauver leurs privilèges au prix d’une alliance monstrueuse avec le fascisme mussolinien et l’Allemagne hitlérienne.
Vient alors le cri d’alerte prémonitoire contre le danger nazi, pas entendu par des élites françaises qui ne font que se déchirer.

Moins accessible que « L’espoir » de Malraux, « Les cimetières sous la lune » c’est le cri désespéré d’un homme de droite intègre, écorché vif, pris dans le tourbillon funeste des évènements des années30.
Tel Cassandre, il prédit la défaite de 1940 et la bassesse du régime de Vichy. On comprend avec deux ans d’avance pourquoi Bernanos suivra De Gaulle et la France libre.

Ce texte difficile à lire, mais troublant d’authenticité, est à mon sens à réserver aux amoureux d’histoire ou de littérature des années 30. Le fond vaut 5 étoiles, mais la forme déroutante seulement 3.
A lire en connaissance de cause.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 26, 2015 10:45 PM MEST


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