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Contenu rédigé par Jovi
Classement des meilleurs critiques: 2.685
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Commentaires écrits par
Jovi

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Sils Maria [Blu-ray]
Sils Maria [Blu-ray]
DVD ~ Juliette Binoche
Prix : EUR 12,79

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une superbe variation sur le temps et l'esprit (qui ici habite les femmes, très séduisantes par ailleurs), 11 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sils Maria [Blu-ray] (Blu-ray)
Maria Enders (Juliette Binoche) a interprété dans sa jeunesse un rôle qui a assuré sa célébrité. La voici, vieillie, confrontée à une épreuve à la fois professionnelle et personnelle : elle doit maintenant interpréter le rôle de la femme mûre à laquelle elle s'est opposée (dans la pièce) et qu'elle a conduite au suicide. L'argument aurait pu donner naissance à un film navrant, il a permis à Assayas de réaliser un film magnifique. On y est certes loin du rythme des thrillers américains qui font le buzz, on est dans le temps et dans la réflexion, dans un film riche où s'entremêlent la vie réelle et la vie factice du théâtre, la jeunesse et la maturité, les confrontations de sensibilité et de personnalités. Un peu comme Nuri Bilge Ceylan dans son Winter Sleep primé à Cannes, Assayas met ses personnages face à leur richesse, qui est aussi leurs contradictions. Aucun dogmatisme, pourtant, Maria est parfois bousculée dans ses convictions - reflets de la sensibilité de sa personne et de sa génération - mais elle a l'esprit ouvert et comprend sans pouvoir les partager entièrement (elle ne les vit pas) les convictions des deux jeunes femmes auxquelles elle est confrontée : son assistante (Kristen Stewart) et la jeune actrice qui va la remplacer dans le rôle où elle s'est illustrée (Chloë Grace Moretz), qui est l'illustration tapageuse d'une nouvelle époque, qui voit bien sûr les choses autrement. Evidemment, Maria ne sort pas totalement indemne de cette prise de conscience, son vieillissement et sa relégation dans un groupe social face à un autre qui n'est plus le sien, mais aussi la contestation de sa vision des personnages de la pièce. L'interprétation est splendide. Les trois actrices sont parfaites dans leur rôle et parfaitement filmées, le paysage qui sert de toile de fond au film est lui aussi de toute beauté.

On ne peut pas dire qu'on ait beaucoup salué la sortie de ce film, jugé pourtant excellent par les critiques du Monde. Et cela m'agace prodigieusement : tant de tapage pour le dernier navet de Tarantino ou le dernier James Bond, des films imbéciles où on reprend les sempiternels éléments qui constituent la trame de ce genre de film, et l'anonymat presque total pour un film si beau et si intelligent.

Mon choix est fait : merci, Monsieur Assayas, j'aurai plaisir à revoir votre film.


Mommy [Blu-ray]
Mommy [Blu-ray]
DVD ~ Anne Dorval
Prix : EUR 10,99

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Puissant, prenant, le plus grand film de ces dernières années, 15 octobre 2015
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Ce film est à coup sûr la grande révélation de ces dernières années. Je ne reviendrai pas sur l'histoire, suffisamment décrite par ailleurs et qui aurait pu donner lieu à la réalisation d'un film larmoyant et insupportable. Si Mommy est ce qu'il est, un film qu'on prend dans la figure comme une succession de claques (salvatrices), c'est parce qu'il est l'oeuvre d'un cinéaste parvenu à une maîtrise époustouflante de son art. A ce titre, il est une merveilleuse illustration de cette vérité absolue : ce n'est pas la qualité de l'histoire qui fait la qualité d'un film ou d'un roman, mais la qualité du style de son auteur. Si, avec des histoires aussi crasses, Faulkner a écrit les pages les plus extraordinaires de la littérature du 20e siècle, c'est parce que son style, toujours renouvelé et radicalement neuf, insuffle aux plus belles de ses oeuvres une puissance qui nous tient en haleine et nous bouleverse. C'est aussi grâce à sa maîtrise technique, à un style très personnel et d'une force incroyable, que le Dolan de Mommy insuffle à son film une puissance qui nous tient pareillement en haleine et nous bouleverse. J'avoue que j'ai été un peu agacé par tout le bruit qu'a fait la critique lors de sa présentation au festival de Cannes et lors de l'annonce de l'attribution de la palme d'or à Winter Sleep, Mommy devant se contenter de la récompense inférieure ; c'est donc avec un a priori plutôt défavorable que j'ai abordé ce film. Et j'avoue parallèlement que mon a priori était une lourde erreur, vite corrigée dès les premiers plans. Comme la plupart des commentateurs du film ici présents, j'ai été embarqué dans le tourbillon, bousculé, violenté, laissé abasourdi par une telle démonstration et avide de renouveler l'expérience avec le prochain film de Dolan, que j'espère du même niveau, et à tout le moins avec celui-ci, auquel, c'est sûr, je reviendrai souvent.


Le Cheval de Turin
Le Cheval de Turin
DVD ~ Erika Bók
Prix : EUR 23,48

5.0 étoiles sur 5 Mystère et poésie du dénuement, 8 octobre 2015
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Ce film est magnifique. Comme tout chef-d'oeuvre, il bénéficie d'une image splendide et se révèle d'un accès ardu, gardant une part de mystère et laissant après son visionnage une impression forte, le sentiment d'avoir vécu quelque chose d'important, qui nous dépasse, mais aussi l'impression qu'une part nous en a échappé. Excellent moyen d'y revenir, on ne se lasse pas de ces films, les revoir est toujours un nouvel enrichissement.

Une remarque : tous les chefs d'oeuvre sont des oeuvres exigeantes, elles ne se donnent pas, il faut se rendre disponible pour les recevoir. Tout le monde n'en est manifestement pas capable. Quand on a un horizon cinématographique qui se limite à de gentils navets style famille Bélier, Titanic ou les western, et qu'on est incapable de saisir l'intérêt d'un film comme celui-ci, pourquoi manifester son dépit en invoquant toujours les "bobos parisiens". Je ne suis ni bobo, ni parisien, la majeure partie des gens qui ont aimé ce film non plus. Au lieu de cracher son mépris de cette manière imbécile, il serait plus utile de se remettre en cause. en essayant précisément de se rendre disponible et en se disant que si tant de gens ont aimé, c'est qu'il y a une raison.


Canon EOS 750D Appareil photo numérique Réflex 24 Mpix Boîtier + Objectif 18-55 mm
Canon EOS 750D Appareil photo numérique Réflex 24 Mpix Boîtier + Objectif 18-55 mm
Prix : EUR 689,00

65 internautes sur 81 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un appareil qui aurait pu être formidable, mais..., 7 septembre 2015
Ce nouvel appareil s'est fait attendre, surtout après la sortie de son prédécesseur, le décevant 700D qui, hormis quelques innovations mineures, n'a pas apporté grand changement au 650D. Après cette déception, qui contrastait avec les bouleversements apportés par les 600 et 650D, on s'attendait à une petite révolution. Ce n'est pas le cas. La seule révolution se résume au fait que Canon présente son nouveau modèle sous deux variantes, le 750D, évolution logique de ses prédécesseurs, et le 760D doté de quelques perfectionnements et d'un prix majoré. Les perfectionnements en question ne sont pas totalement négligeables, ils ne me paraissent toutefois pas présenter un intérêt capital, et la différence de prix, même relativement modérée n'est quand même pas négligeable, surtout quand il touche un appareil handicapé par des lacunes qui risquent de le faire vite ranger dans les appareils à remplacer parce que dépassés (voir ci-dessous, notamment la partie vidéo).

Disons le tout de suite, le 650D a été une machine formidable, les 700D et les 750 et 760D, qui en reprennent l'essentiel en ajoutant quelques progrès, permettent également de travailler dans d'excellentes conditions. Travailler en cadrant à partir de l'écran et faire la mise au point sur l'écran tactile est un vrai bonheur dans des conditions de faible lumière où la mise au point via le viseur est devenue difficile et quelque peu aléatoire. L'appareil étant monté sur un pied, le cadrage à partir de l'écran permet un travail très précis (possibilité qui nous est refusée par le viseur au champ trop étroit). Riche en fonctionnalités et souple d'emploi, notamment grâce à son écran tactile orientable en tous sens, à ses flashs sans fils pilotés par le flash intégré au boîtier, pouvant être doté de la collection d'objectifs la plus riche du marché - et avec des optiques qui comptent parmi ce que l'on fait de meilleur - ce boîtier fait de la photographie un authentique plaisir. À ce titre, on serait tenté d'accorder au 750D les cinq étoiles d'une parfaite satisfaction, qui viendraient justement récompenser un appareil aux possibilités fabuleuses.

Hélas, ce beau tableau est vite terni. Avant même de déballer l'appareil, à la simple lecture de ses caractéristiques, on voit poindre des défauts inadmissibles.

Ce boîtier, mis en service mi-2015 et destiné à être utilisé pendant plusieurs années, ne permet que la vidéo en HD, standard qui appartient déjà au passé. Certes, la plupart des gens sont encore équipés d'un téléviseur HD. On sait très bien qu'il suffira que les émissions de télévision soient diffusées en UHD (ou 4K) - ce qui devrait ne plus trop tarder, car il y a une forte demande - pour que la grande masse se rallie en un temps record au nouveau standard (plus si nouveau que ça, pas mal de gens sont déjà équipés). On peut parier que leurs vidéos tournées en HD leur paraîtront alors bien misérables. J'avoue ne pas comprendre l'attitude stupide des deux poids lourds de la photographie, Canon et Nikon, unis par le recroquevillement sur le passé pour mieux entamer le futur. Sans doute est-ce leur cœur généreux qui les conduit à laisser le champ libre à Panasonic ou Sony, qui ne font pas la fine bouche, eux, et rivalisent de bonnes idées sur l'utilisation de la 4K. Canon et Nikon veulent-ils se condamner à être deux dinosaures bientôt promis au même sort que Kodak par cette bêtise commerciale qui consiste à se reposer sur ses acquis en étant incapable d'anticiper les marchés à venir ?

Toujours en consultant les caractéristiques, on note avec dépit et colère que le GPS fait toujours défaut. Comble, comme pour narguer l'acheteur, on trouve dans les menus une touche pour actionner le GPS absent. Le pire, c'est que c'était déjà le cas dans les menus du 650D !

On aurait aussi aimé trouver certains petits gadgets parfois fort utiles, comme le mode panorama, disponible dans d'innombrables petits compacts ou téléphones portables, comme le GPS du reste. Certes, on a maintenant la reconnaissance des visages et une option de suivi, c'est très appréciable.

Bien sûr, on apprécie le passage à 24 Mp (qui est désormais la norme chez tous les constructeurs), la petite amélioration de la sensibilité (mais les progrès dans ce domaine sont lents chez tous les constructeurs) et l'introduction du wifi, qui mettent au moins dans ces domaines l'appareil au niveau de ce qu'on pouvait souhaiter.

Venons-en à l'utilisation.

On commence par ouvrir le carton. Première surprise, le mode d'emploi a disparu. Il a fait place à un petit manuel de mise en service qui nous offre des renseignements parfois très basiques - les acheteurs de ces appareils reflex sont-ils tellement ignares ? - et aussi indispensables que "comment disposer ses pieds et tenir son appareil pour avoir une meilleure stabilité", mais néglige de nous décrire les aspects les plus pointus, et donc les plus importants, du fonctionnement et des réglages, ceux qui, précisément, nécessitaient le plus des explications. Canon me fera remarquer qu'un mode d'emploi est livré sous forme de DVD et qu'il suffit de l'imprimer. Sauf qu'il sera alors gros, lourd, peu maniable (des feuilles volantes prêtes à s'envoler au premier coup de vent) et qu'on ne pourra pas le transporter dans son fourre-tout pour résoudre sur le terrain un problème imprévu. Une économie de bout de chandelle rendant en quelque sorte impossible l'usage qui devrait être le sien, c'est lamentable (et pas sûr que la concurrence fasse mieux, vu le respect du client manifesté actuellement par toutes les grosses boîtes).

Au premier abord, le revêtement rêche est désagréable. On peut se consoler en se disant que sa rugosité permettra une prise en main plus assurée, dans la mesure où ce qui est plus doux au toucher peut s'avérer également plus glissant. De toute façon, l'usage a raison du désagrément, au fil des utilisations, le revêtement perd de son côté rêche pour davantage ressembler à celui des EOS précédents.

On est tout de suite gêné par le manque de fiabilité de l'écran. La première vue que je fais est certes superbement détaillée, mais elle paraît nettement trop claire (d'autres aussi, par la suite). J'enlève 1/3 d'IL, bien peu de chose en vérité. Sauf sur l'écran, où la vue devient tout de suite nettement trop sombre. Parfois, c'est l'inverse qui se produit, une correction d'un tiers ne se voit pas, on corrige de deux tiers, la différence ne se voit toujours pas. À trois tiers, elle reste encore quasiment indécelable. Parfois encore, l'écran est fidèle. À quoi se fier, dans ces conditions ? L'incertitude dans laquelle on se trouve est très gênante. Il faudrait pratiquement bracketer en permanence pour être plus sûr, et utiliser trois fois plus de mémoire par image, un sacré problème pour ceux qui travaillent en RAW. Et on n'aurait encore aucune assurance.

Pour ne rien arranger, le nouveau système de mesure et de mise au point, s'il est incontestablement beaucoup plus pratique que l'ancien (il arrivait trop souvent qu'aucun des collimateurs ne corresponde à la zone à prendre en compte, ce n'est plus le cas avec les collimateurs groupés), présente lui aussi de fâcheuses bizarreries. Il arrive qu'on passe d'une vue franchement surexposée à une vue lourdement sous-exposée en changeant de groupe de collimateurs sans que cela puisse vraiment s'expliquer. De la même façon, en n'utilisant qu'un seul collimateur, il arrive qu'on obtienne la même exposition qu'on le pointe sur une zone très claire ou qu'on le pointe sur une zone très sombre, alors qu'à d'autres moments la vue sera trop sombre dans le premier cas et trop claire dans le second, comme il est normal.

Autre problème d'exposition qui s'avère gênant : la faible dynamique. L'appareil manquant de souplesse entre zones sombres et zones claires, les zones claires sont trop facilement grillées, ce qui oblige à sous-exposer dans bien des cas, avec les inconvénients que cela comporte.

Le viseur s'est amélioré au fil des modèles. Il serait maintenant réellement agréable s'il était moins petit et s'il donnait une vision de l'ensemble du champ photographié. Malheureusement, ce champ est un peu rogné, et plus d'un côté que de l'autre. Quand on est sur pied, on a donc tout intérêt à cadrer à travers l'écran, du moins tant qu'on ne tombe pas en panne de courant, ce qui arrive beaucoup trop vite, on aura l'occasion d'en reparler.

Le 750D a été doté d'un système de "prise de scènes de nuit (main levée) censé permettre de meilleurs résultats dans le cas de prises de vue nocturnes en amalgamant quatre vues prises en continu. On ne peut que s'en féliciter, le principe paraît prometteur. Mais l'utilisation de ce système s'est révélée décevante. Après avoir fait des vues de la ville la nuit, j'ai constaté que, dans tous les cas, les photos que j'ai faites en ayant recours à ce réglage ont été moins bonnes que les photos faites de façon classique en Av, sensibilité augmentée à 1600, 3200 ou 6400 ISO avec correction (-2/3 à -4/3). Mais peut-être y a-t-il des cas où le système s'avère plus performant.

Canon avait ajouté la possibilité d'ajouter un quadrillage pour faciliter le cadrage par l'écran. Il permet maintenant de faire la même chose quand on cadre par l'intermédiaire du viseur. C'est une nouveauté particulièrement bien venue. Les lignes affichées restent très discrètes, on serait tenté de dire trop, mais des lignes trop visibles seraient sans doute gênantes. Rassurez-vous, cela n'empêche pas de faire des vues de travers, mais cela fait partie de la glorieuse incertitude du sport photographique.

Sans doute pour justifier l'utilité de son 760D, Canon a regroupé en haut à droite du capot la molette de sélection des modes et les touches de l'affichage (DISP), du sélecteur de sensibilité ISO et du sélecteur de zone AF. Le tout est concentré dans un espace trop restreint, ce qui conduit à des confusions quand on travaille dans l'urgence. Il faut donc surveiller l'affichage pour être sûr que la molette de sélection des modes (qui, contrairement à celle du 760D, ne peut pas être verrouillée) n'a pas fortuitement tourné sur un autre cran. Il ne faut pas s'affoler si l'écran arrière reste noir, il est probable qu'il ne s'agit pas d'une panne, mais simplement d'une pression involontaire sur le bouton DISP, fréquente quand on manipule l'appareil pour le sortir de son sac ou changer d'objectif. Quant à la confusion entre boutons du sélecteur de sensibilité ISO et du sélecteur de zone AF, elle se produit trop facilement quand on a besoin dans la hâte de changer l'un ou l'autre des paramètres. Leur toucher permet de les distinguer, c'est très utile... quand on peut prendre assez de temps pour cela, ce qui n'est pas toujours le cas. Bref, cette promiscuité n'est pas heureuse, il faudrait faire subir au 750D les modifications dont bénéficie le 760D, tout déporter sur la gauche, moins exposée aux manipulations involontaires forcément intempestives, du moins chez les droitiers, et permettre le verrouillage de la molette de sélection des modes. Mais cela ôterait un attrait au 760D.

Parallèlement, les boutons Q (contrôle rapide) et Av +/- (correction d'exposition) nourrissent une proximité coupable générant bien des désagréments. L'espace entre eux est si mince qu'il arrive trop souvent qu'on change un paramètre sur Q en voulant effectuer une correction de l'exposition. Certes, les dimensions très réduites du boîtier (qui sont une de ses grandes qualités à mes yeux - ou plutôt à mes mains) peuvent expliquer ces défauts, peut-être serait-il néanmoins possible d'améliorer ces points sur le futur 800D.

En guise de conclusion, disons que ce nouveau boîtier aurait pu être vraiment formidable. On aura compris qu'il est loin de l'être toujours. Deux reproches essentiels viennent gâter le plaisir : le caractère déjà quelque peu obsolète de sa conception (vidéo HD, absence de GPS et de mode panorama surtout), de graves imperfections, notamment en ce qui concerne l'exposition et son contrôle, qui révèlent un développement bâclé. Vu le temps qu'a mis Canon à le concocter, on peine à comprendre comment un spécialiste aussi aguerri s'avère incapable de livrer au terme d'une aussi longue gestation un produit qui, au lieu de corriger certains petits défauts de ses prédécesseurs, arrive au contraire à les accentuer. Tel qu'il nous est livré, le 750D n'est pas vraiment mature, c'est plus que regrettable. La sortie de l'appareil a été reportée, il y a eu des flottements dus à des problèmes de capteur, il est regrettable qu'il ait malgré tout été mis en vente à ce stade de mise au point inachevée.

Mais le comble reste pour moi le changement d'accu. Plusieurs générations des EOS à trois chiffres ont utilisé avec succès le LP-E8, qui offrait une autonomie convenable. Canon a changé au profit d'un nouveau type d'accu, le LP-17. Pourquoi ? Pas, comme on aurait pu s'y attendre, pour augmenter l'autonomie ou réussir à la conserver sur un appareil plus exigeant. Le LP-17 prend un peu moins de place, ce pourrait être un avantage. Certainement pas sur un appareil doté de tant de fonctions énergivores. Dès ma première utilisation du 750D, j'ai vu apparaître le signal indiquant qu'une recharge devenait nécessaire. Il avait fallu moins de deux heures pour cela, et j'étais furieux. Cette mésaventure n'avait rien d'anormal, elle s'est systématiquement reproduite. Il va donc falloir s'équiper d'une batterie d'accus (si je peux m'exprimer ainsi) pour pallier les défaillances de celui qui est en cours d'utilisation, avec tous les inconvénients que cela implique (place, prix, nécessité de changer d'accu dans des conditions parfois défavorables - manque de temps ou temps pourri). Le cache plastique destiné à protéger les contacts tient très mal, il arrive souvent que les contacts se trouvent à nu, le cache étant tombé de son emplacement ; il tenait parfaitement sur les LP-E8, Bien sûr, vous l'avez deviné, cet accu aux performances minables est vendu sensiblement plus cher que les LP-E8, il faut donc débourser environ 20 % de plus pour avoir une perte d'au moins 40 %, quel progrès ! Travailler en cadrant à partir de l'écran revient à se condamner à tomber en panne de courant, c'est ce qui m'est arrivé à chaque fois que j'ai procédé ainsi, car l'autonomie est tout simplement ridicule. Et encore n'ai-je jamais actionné le wi-fi ! On peut comprendre que, dans ces conditions, le GPS aurait été une catastrophe.

Alors, non, les cinq étoiles ne sont vraiment pas méritées ! Tous les ratages mentionnés font que le plaisir est singulièrement gâché. Cet appareil, que j'attendais avec impatience, m'a terriblement déçu.

PS - il y a quelques années, Canon a sorti un appareil professionnel affligé d'un grave défaut. Et tout fait pour étouffer le problème, jusqu'à ce que sa position de déni ne soit plus tenable. Quelques années plus tard, Nikon sortait un boîtier dont le capteur était un véritable aspirateur à poussières. Et faisait tout pour étouffer le problème, jusqu'à ce que sa position de déni ne soit plus tenable. Lors de la sortie des 750-760D, il s'avérait que leur capteur présentait des défauts. Aussitôt, Canon arrêtait sa diffusion, remédiait au problème et communiquait, annonçant qu'il prendrait en charge les conséquences du problème même bien au delà de l'expiration de la garantie. Enfin une attitude responsable ! On pouvait croire que la direction de Canon avait enfin compris qu'on ne règne pas contre les clients mécontents, mais avec eux pour résoudre les problèmes qui ne peuvent que nuire à la carrière d'un produit. Cela aurait été trop beau. Sur le site de Canon (canon.com) figure une rubrique "avis". J'y ai fait état de ma déception et des raisons qui la motivent. Canon a refusé cet avis, seuls y sont autorisés les avis positifs. On dépasse là les bornes de la décence. Je ne pensais pas qu'une grande firme comme Canon pouvait se comporter de manière aussi peu honnête et aussi méprisable. Le seul avis publié fait état de la satisfaction d'un client (réel ou fictif, on en vient à se poser la question) passé du 350D au 750D. On est en plein ridicule. La joie d'un photographe passant d'un pionnier de l'époque des balbutiements du numérique à un appareil moderne, c'est celle qu'éprouverait un automobiliste passant d'une 2 CV au dernier modèle de Ferrari ou de Rolls Royce. Mais, même si c'est énorme, c'est sans doute encore trop subtil pour l'esprit borné d'un responsable de marketing !
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Hoya Pro1D UVPD72 Filtre UV Ø 72.0 mm
Hoya Pro1D UVPD72 Filtre UV Ø 72.0 mm
Prix : EUR 27,70

5.0 étoiles sur 5 L'ami invisible, 31 juillet 2015
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Le propre d'un filtre de ce genre est de protéger la lentille de l'objectif et de se faire oublier. Celui-ci remplit parfaitement son rôle.


Filtre UV Ø67,0mm Pro1D HOYA
Filtre UV Ø67,0mm Pro1D HOYA
Prix : EUR 26,22

5.0 étoiles sur 5 L'ami invisible, 31 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
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Le propre d'un filtre de ce genre est de protéger la lentille de l'objectif et de se faire oublier. Celui-ci remplit parfaitement son rôle.


Weiss - LP-E8 - Batterie Li-Ion pour Canon - 1120 mAh
Weiss - LP-E8 - Batterie Li-Ion pour Canon - 1120 mAh
Proposé par Das Gute Geschäft
Prix : EUR 14,49

2.0 étoiles sur 5 qualité très aléatoire, 31 juillet 2015
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J'ai acheté une batterie LP-E8 Weiss, et j'en ai été très content. Je ne sais pas si elle était exactement aussi résistante que les batteries Canon, mais je n'ai pas vu de différence notoire, si ce n'est que le prix était très nettement moins élevé. J'en ai commandé trois autres. Sur les trois, l'une est aussi bonne que la première, les deux autres sont d'une nullité extrême, elles ne tiennent pas le cinquième du temps normal. Sachez donc, si vous êtes tenté, que vous dépenserez moins, pour avoir une batterie de qualité si vous avez de la chance, pour avoir une batterie quasiment inutile si vous n'en avez pas et que, dans ce dernier cas, vos économies vous coûteront cher.


Il conformista [Import anglais]
Il conformista [Import anglais]
DVD ~ Jean-Louis Trintignant
Prix : EUR 12,85

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Fausse gloire d'un film vaniteux qui noie son sujet, 3 juillet 2015
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Certains ont fait des gorges chaudes au sujet de ce film. Conforme à ce que je connais de Bertolucci (le dernier tango à Paris), ce film est très esthétisant, mais sa recherche formelle n'apporte rien, ce qui est plutôt rare, elle retranche en revanche beaucoup, plongeant le film dans la confusion et l'ennui. Cet individu qui n'a qu'un désir, se mouler dans le moule, va organiser (ou participer à) l'assassinat de son maître pourtant admiré, réfugié politique à l'étranger (Paris). Hélas, tout ceci est noyé dans une succession de scènes qui n'apportent rien (sinon des contradictions : le maître communiste et sa jeune femme vivent dans un monde qui fleure bon le monde de la publicité pour les grandes marques, tout comme l'image que l'on croirait sortie tout droit des pages de pub de M le Monde. Ce côté artificiel nuit gravement au propos du film, On ne sait même pas s'il faut y voir un reflet des sentiments du personnage principal, dont la vie de cafard n'est effectivement faite que d'un conformisme ennuyeux. Les acteurs sont des grosses pointures, il est pourtant triste de constater que Stefania Sandrelli, si craquante ailleurs, soit ici aussi moche et insignifiante, que Dominique Sanda, si merveilleuse ailleurs, semble ici aussi empruntée, et que Trintignant soit réduit à n'être qu'une sorte de non-être à une dimension, aussi présent que lorsqu'on le voit tout plat sur l'affiche, alors qu'il a su si superbement, et avec tant de finesse, incarner ailleurs l'ambiguïté de ses personnages. L'ambiguïté de celui-ci était pourtant ô combien riche !
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La Source [Édition Collector]
La Source [Édition Collector]
DVD ~ Max von Sydow
Prix : EUR 21,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un enchantement, 31 janvier 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Source [Édition Collector] (Blu-ray)
L'histoire est simple, c'est celle d'une vieille saga du Moyen Âge. Elle peut constituer une petite gêne, le "tout ça pour ça", en raison même de sa simplicité. Mais quelle leçon de cinéma ! Les images sont absolument splendides, le monde humain est parfaitement dans son cadre, on n'a jamais vu un film "d'époque" qui paraisse aussi authentique. Au bout du compte, il n'y a pas grand chose à dire, sinon qu'au bout du conte nous restons enchantés. La restauration est exemplaire.


Le Secret derrière la porte [Blu-ray]
Le Secret derrière la porte [Blu-ray]
DVD ~ Joan Bennett
Prix : EUR 18,49

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les tourments derrière le masque, 31 janvier 2015
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L'histoire est aussi invraisemblable que celle de la majeure partie des films américains de l'époque. Ce film aurait donc pu être un vrai naufrage, comme tant d'autres, y compris parmi les plus célèbres. Il y faut l'extraordinaire génie de Fritz Lang pour faire oublier ses bizarreries et nous captiver d'un bout à l'autre. Les images - superbes bien que peu spectaculaires - y contribuent beaucoup, le rythme également. Une histoire passablement abracadabrante, donc, mais un très grand film qui ramène - cela contribue aussi à sa réussite - aux interrogations de Lang sur la complexité de l'âme humaine.


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