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Amazon clientèle "stronibein" (Conflans Ste Honorine)
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Circonstances atténuantes [VHS]
Circonstances atténuantes [VHS]
VHS

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 5 étoiles pour le film QUAND IL SORTIRA EN DVD , même pas une pour la cassette !, 22 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Circonstances atténuantes [VHS] (Cassette vidéo)
Un petit bijou qui n'a pas droit aux honneurs du DVD !

Difficile de ne pas rire devant cette merveille intemporelle du cinéma français! Après "Fric-Frac", voici les retrouvailles d'Arletty et de Michel Simon! Et la France de fredonner "Comme de bien entendu", la chanson culte du film!

Réalisé par Jean Boyer qui va faire de cette expression juridique, un grand moment de cinéma, "Circonstances atténuantes" est un petit miracle de la comédie populaire des années 30 avec des trognes inoubliables! Michel Simon dit La Sentence, Arletty dite Marie qu'a d'ça, Dorville dit Mr Jules (Aaah le bistrot "Aux Bons Vivants"où l'on est "mieux qu'en face" -en face, c'est un cimetière...), Suzanne Dantès dit Mme Gaëtan, Andrex dit Le môme de Dieu...

La composition parodique et nonchalante d'Arletty, l'austérité de Michel Simon donnent beaucoup de piquant à ce spectacle bon enfant, avec cet argot de toute une époque! .

Un chef d'oeuvre à voir et à revoir comme de bien entendu... Seulement voilà, pas de DVD, uniquement des cassettes vidéos d'occase. Et hors de prix. Ne parlons même pas de Blu ray. Et tout comme pour d'autres merveilles du cinéma (je pense notamment à "La Belle Equipe" de Duvivier, ou à certains films de Pagnol (La Femme du Boulanger, Regain, Jofroi, Angèle) qui n'ont jamais eu les honneurs du DVD, la Télé, qui nous gave de films plus stupides ou plus abscons les uns que les autres et qui multiplie les rediffusions, a cessé de les programmer, même sur les ciné-clubs.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 22, 2015 10:07 PM MEST


La Rumeur
La Rumeur
DVD ~ Audrey Hepburn
Prix : EUR 12,61

4.0 étoiles sur 5 Outreau avant la lettre, 3 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Rumeur (DVD)
Celui qui a dit que la vérité sortait de la bouche des enfants ne devait pas en connaître beaucoup. En tous cas, j'aurais eu énormément de plaisir à envoyer la gamine responsable du mensonge à l'origine de la "rumeur" faire un tour dans "Massacre à la tronçonneuse".

Pour en venir au film en lui-même, le résultat est très bon, voire même excellent. Un témoignage tout à fait saisissant sur la morale d'une époque. L'homosexualité féminine y est abordée de manière pudique (trop selon certains!) mais elle sert surtout de prétexte à une dénonciation en règle du puritanisme et des conséquences catastrophiques que peut avoir une rumeur non fondée. A ce titre, le scénario est un modèle d'efficacité avec des rebondissements placés très judicieusement de sorte que la tension ne se relâche jamais.

Efficacité qui caractérise aussi la réalisation de William Wyler, un très grand réalisateur "classique", un classicisme qui convient parfaitement à la manière dont il excelle dans le jeu des nons dits, dans la critique virulente d'une morale bourgeoise aussi hypocrite que dévoyée et dans sa peinture de la société américaine du début des années 60, encore empreinte de puritanisme protestant (la censure traquait le moindre baiser, le moinde centimètre carré de peau dénudée – ne parlons même pas des scènes de lit!) et d'intolérance ( le Maccarthysme n'est pas si loin que ça). La dernière scène où l'on voit les "bien-pensants" confrontés à leur médiocrité est très forte et achève magistralement cette oeuvre très réussie.

La réalisation est admirablement servie par des cadrages ingénieux et un montage intelligent, ainsi que par la beauté des décors et celle de la photographie.

Côté acteurs, on a fait fort. Dans les rôles principaux, le duo Shirley MacLaine (Martha) – Audrey Hepburn (Karen) fonctionne à la perfection. Toutes deux jeunes et belles, mais aussi grandes comédiennes. Avec, pour Audrey la divine, ce petit "plus" de grâce et de lumière qui l'a toujours caractérisée tout au long de ses 26 films, pour faire d'elle une immortelle légende d'Hollywood et l'une des plus grandes actrices que le cinéma ait connues.

Par un jeu particulièrement intense, Fay Bainter (la grand-mère de Mary, la gamine tête à claques mytho et menteuse) se distingue nettement dans les seconds rôles, alors que Miriam Hopkins (la théâtreuse ratée, tante de Martha), pas toujours naturelle dans la composition de son personnage décalé, en fait un peu trop. James Garner, le fiancé de Karen, campe un personnage certes solide, mais sans grand charisme.

Quant aux gamines, on pourra préférer le jeu retenu de la britannique Veronica Cartwright alias " Rosalie ", la kleptomane (et future " Lambert " d'Alien - Le huitième passager) à celui, très ostentatoire et un brin cabotin, de Karen Balkin, la " méchante Mary. "

Un film comme on n'ose plus en faire, surtout aux Etats-Unis... Deux actrices éblouissantes pour des thèmes "casse-gueule" (surtout à l'époque): l'homosexualité féminine et les mensonges d'enfants (oui, ça rappelle un peu l'affaire d'Outreau, comme quoi on n'a pas beaucoup progressé en quarante ans!)...


The Nun's Story [Import anglais]
The Nun's Story [Import anglais]
Prix : EUR 11,56

5.0 étoiles sur 5 Quand la Foi et l'Humanisme se disputent l'âme d'un ange..., 1 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Nun's Story [Import anglais] (DVD)
Sans l'ombre d'une longueur, Fred Zinnemann emmène le spectateur au coeur de la vie monacale avec ses épreuves cruelles, ses règles d'obéissance, ses doutes, et retrouve l'ambiance très particulière des couvents d'antan! L'initiation à la vie de religieuse a une valeur quasi documentaire et donne tout son sens à l'histoire avec des images qui échappent au temps!

Le roman de Kathryn Hulme fournit au metteur en scène un excellent matériau de base pour suivre l'itinéraire semé d'embûches et d'humiliations que va parcourir cette jeune fille de bonne famille belge! Fred Zinnemann, cinéaste à l'ancienne dans le meilleur sens du terme, a su faire de ce roman un classique de l'écran: mise en scène élégante, rigueur dans l'écriture scénaristique, sujet et personnages forts, rythme parfait, direction d'acteurs impeccable... C'est du beau cinéma, c'est du grand cinéma...

Certes, les jolies images du Congo belge colonial des années 30 font un peu carte postale, mais le film est interprété avec une telle retenue, une telle justesse, une telle force qu'il finit rapidement par capter l'attention grâce à son actrice principale! Lumineuse, bouleversante et pleine d'humanité, Audrey Hepburn trouve en Soeur Luc l'un de ses plus grands rôles au cinéma. Douloureuse quête mystique à plus d’un titre, qui va lui laisser bien des marques, des séquelles indélébiles! Avec cette sensibilité du regard qui n'appartenait qu'à elle, elle porte "The Nun’s Story" entièrement sur ses frêles épaules!

Avant que les mots "The End" s'inscrivent sur l'écran, il ne reste qu'une silhouette qui s'éloigne dans un plan final qui se conclut sur une ombre de mystère: celle d'Audrey Hepburn, qui s'est totalement investie dans son personnage! Aucune actrice n'aura autant qu'elle méritée le paradis...


Au risque de se perdre de Fred Zinnemann [ DVD zone 2 ] (1959) avec Audrey Hepburn, Peter Finch, Edith Evans..
Au risque de se perdre de Fred Zinnemann [ DVD zone 2 ] (1959) avec Audrey Hepburn, Peter Finch, Edith Evans..
DVD ~ Peter Finch, Edith Evans Audrey Hepburn
Proposé par envoi de Paris
Prix : EUR 18,94

5.0 étoiles sur 5 Quand la Foi et l'Humanisme se disputent l'âme d'un ange..., 1 avril 2015
Sans l'ombre d'une longueur, Fred Zinnemann emmène le spectateur au coeur de la vie monacale avec ses épreuves cruelles, ses règles d'obéissance, ses doutes, et retrouve l'ambiance très particulière des couvents d'antan! L'initiation à la vie de religieuse a une valeur quasi documentaire et donne tout son sens à l'histoire avec des images qui échappent au temps!

Le roman de Kathryn Hulme fournit au metteur en scène un excellent matériau de base pour suivre l'itinéraire semé d'embûches et d'humiliations que va parcourir cette jeune fille de bonne famille belge! Fred Zinnemann, cinéaste à l'ancienne dans le meilleur sens du terme, a su faire de ce roman un classique de l'écran: mise en scène élégante, rigueur dans l'écriture scénaristique, sujet et personnages forts, rythme parfait, direction d'acteurs impeccable... C'est du beau cinéma, c'est du grand cinéma...

Certes, les jolies images du Congo belge colonial des années 30 font un peu carte postale, mais le film est interprété avec une telle retenue, une telle justesse, une telle force qu'il finit rapidement par capter l'attention grâce à son actrice principale! Lumineuse, bouleversante et pleine d'humanité, Audrey Hepburn trouve en Soeur Luc l'un de ses plus grands rôles au cinéma. Douloureuse quête mystique à plus d’un titre, qui va lui laisser bien des marques, des séquelles indélébiles! Avec cette sensibilité du regard qui n'appartenait qu'à elle, elle porte "The Nun’s Story" entièrement sur ses frêles épaules!

Avant que les mots "The End" s'inscrivent sur l'écran, il ne reste qu'une silhouette qui s'éloigne dans un plan final qui se conclut sur une ombre de mystère: celle d'Audrey Hepburn, qui s'est totalement investie dans son personnage! Aucune actrice n'aura autant qu'elle méritée le paradis...


La trilogie berlinoise (cc)
La trilogie berlinoise (cc)
par Philip Kerr
Edition : Poche
Prix : EUR 9,60

5.0 étoiles sur 5 Passionnant, 28 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La trilogie berlinoise (cc) (Poche)
Trois magnifiques romans où on accompagne Bernie, policier puis détective privé dans des intrigues tout à fait bien ficelées. Le suspense, correct, est à chaque fois assorti de retournements qui ont lieu à tout moment, et pas forcément qu’à la fin d’un tome. Plus important : au-delà de l’histoire, Kerr est parvenu à rendre compte de l’ambiance de l’Allemagne hitlérienne et post nazie de manière magistrale et fort bien documentée (je n'ai relevé que deux erreurs minimes en plus de 1000 pages !).

Enfin, ça se lit d’autant mieux que le personnage de Bernie Gunther est savoureux à souhait. Cynique, à l’humour parfois corrosif, malgré ses métiers et les personnes qu’il amène parfois à fréquenter, le héros a un réel bon fond. Il le prouve à chaque opus, et pour le clin d’oeil au lecteur occidental, il n’hésite pas à taper méchamment sur les soviétiques.

Ecriture agréable à lire, très bonne traduction, beaucoup d'humour très British, avec des expressions de Gunther de temps en temps bien trouvées, jugez plutôt :

"La concierge était une pute en fin de carrière. Ses cheveux paraissaient aussi naturels qu’un défilé au pas de l’oie dans Wilhelmstrasse, et elle devait avoir une main enfouie dans un gant de boxe lorsqu’elle s’était appliqué son rouge à lèvres. "

Il faut lire ce pavé en 10 jours, voire deux semaines : au-delà, c’est que vous n’avez pas accroché et ça ne sert à rien de continuer au risque de perdre le fil du scénario.

Pour ma part, les 1 053 pages sont passées comme une lettre à la poste. Ma seule réserve concerne l'utilisation abusive de cadavres féminins. A part sa légitime, ça ne porte pas chances aux femmes de fréquenter le héros !


Goldfinger [Blu-ray]
Goldfinger [Blu-ray]
DVD ~ Sean Connery
Proposé par KAPPA MEDIA
Prix : EUR 11,80

4.0 étoiles sur 5 Le mythe James Bond est lancé !, 28 mars 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Goldfinger [Blu-ray] (Blu-ray)
J'avoue ne pas avoir vu les autres James Bond, et n'ai dans ma vidéothèque que les trois premiers: Dr No, Bons baisers de Russie et Goldfinger, celui qui fit de James Bond un mythe, et l'un des plus connus même par les non fans. Ce troisième opus concentre en lui tout ce qui a fait le succès de la saga à tel point que ça en devient presque caricatural. Rien que l'Aston Martin hyper gadgétisée fait aujourd'hui partie du patrimoine du cinéma, Goldfinger marquant d'ailleurs un tournant dans la série avec une place de plus en plus importante faite à la High Tech. Coté casting, c'est parfait, depuis Connery toujours aussi à l'aise, en passant par les deux gros méchants (l'excellent Gert Fröbe dans le rôle titre, Harold Sakata et son chapeau meurtrier), jusqu'à la scandaleuse Pussy Galore, nom flemingien indécent qu'Honor Blackman se plaisait à clamer haut et fort. C'est dans ce film que le chef décorateur Ken Adam laissa le plus libre cours a son imagination notamment en créant la "cathédrale d'or" de l'intérieur de Fort Knox auquel il n'a pas eu accès. La scène du laser manquant de découper Bond reste aussi (aaaarrrgghhh!) l'un des supense les plus insoutenables de la série alors que la vision mythique de la "femme en or"(Shirley Eaton) reste une image intemporelle pour tout cinéphile. Comme les autres Bond, film de pure distraction, mais une distraction de qualité. D'après ce que j'en sais, les films suivants n'ont pas toujours été à la hauteur…
Côté technique, le Blu ray est de très bonne facture. Mes deux autres James Bond sont de simples DVD et la différence de qualité de l'image saute aux yeux. L'édition reçue n'est pas celle de la photo, mais le produit est nickel.
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Un mur à Berlin
Un mur à Berlin
DVD ~ Patrick Rotman
Prix : EUR 13,00

5.0 étoiles sur 5 Une magistrale leçon d'Histoire contemporaine, 23 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un mur à Berlin (DVD)
Un Mur à Berlin raconte l’histoire de Berlin de la chute du nazisme à la chute du communisme : les deux Allemagnes, les raisons de la construction du Mur, la vie à l’ombre du Mur, les évasions et les morts, l’arrivée au Kremlin de Gorbatchev, les craquements de l’Europe de l’Est jusqu’à l’année 89, l’effondrement final de l’automne 89 et se termine par la soirée historique du 9 novembre 89, avec des images bouleversantes à en pleurer.

Ce documentaire réunit témoins et acteurs politiques de la chute du Mur et déroule sur 50 ans des archives spectaculaires et en partie inédites. Avec, comme toujours, un habile dosage de témoignages forts et d’images d’archives passionnantes et surtout un sens de la dramaturgie qui rend son récit captivant de bout en bout, Patrick Rotman décrit et analyse parfaitement les enjeux humains et politiques de la construction du Mur.
Parsemé d’images rares et fortes, extrêmement émouvantes (comme ces familles qui tentent de communiquer de chaque côté, ou encore ces réunions semi-clandestines dans les églises protestantes de Leipzig quelques mois avant la chute du mur), le film montre de manière implacable comment le piège, l’étau soviétique se referma, laissant les allemands de l'Est prisonniers de leur pays pendant plus de 30 ans.
Un très grand moment de télé !


pane e cioccolata
pane e cioccolata
DVD ~ nino manfredi
Proposé par moviemars-amerique
Prix : EUR 13,73

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 ENFIN UN DVD QUI REND HOMMAGE A CE CHEF D'OEUVRE !, 3 mars 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : pane e cioccolata (DVD)
Comme nombre de ses pairs, Nino Garofoli (époustouflant Nino Manfredi) a quitté son Italie natale dans l’espoir de faire fortune en Suisse qui,dans l’imagination des émigrés, est un pays riche et hospitalier, où il est possible de faire fortune car il y a du travail en abondance pour tout le monde. Mais la réalité est différente : les émigrés trouvent du travail, mais il s’agit presque tout le temps de travail dur où la concurrence est rude parmi les différentes nationalités.

Après avoir perdu son emploi de serveur dans un restaurant pour une peccadille ( avoir uriné en public –nous sommes en Suisse), Nino s’obstine à rester en Helvétie. Expulsé une première fois, il quitte le train au dernier moment, affolé par la convivialité bruyante de ses compatriotes, et se réfugie chez sa voisine Elena, une émigrée grecque (douce et jolie Anna Karina) qui cache un fils dans son appartement .

Désormais clandestin et dans l'impossibilité de faire venir sa famille, le voilà contraint de travailler “au noir". Il s'accroche pourtant, allant de déconvenues en désillusions, mais sans se résoudre au retour. Chaque moment de bonheur sera détruit, ainsi l'amorce de romance avec Elena, stoppée net par la liaison de celle-ci avec un agent de l'immigration qui va faciliter son installation et celle de son fils dans le pays.

Sa rencontre avec un richissime compatriote évadé fiscal (Paolo Turco) va le sauver, mais hélas, son mécène est solitaire et dépressif. Lors d'une cruelle séquence, on le découvre abandonné par sa femme et ses enfants qui préfèrent retourner en pension que passer du temps avec lui. Il se suicide et Nino repart à zéro, ayant même perdu son indemnité de licenciement. Il va provisoirement se faire héberger par un ami qui travaille sur un chantier de construction. Nouvelle tentative de prendre le train pour l'Italie, mais, au dernier moment, et à nouveau devant devant le spectacle de ses compatriotes, il renonce. Poursuivant sa déchéance il va travailler au noir dans une communauté agricole où la tâche abrutissante a fait régresser les travailleurs italiens à un rang quasi animal. Intronisé tueur de poulets en série, il n’est guère mieux traité que les pauvres volatiles qu’il trucide à longueur de journée. L'un des temps forts du film est ce moment poignant où, avec des mines ahuries, ils observent, derrière les grillages de leur grange/cage, de jeunes garçons et filles suisses, blonds, aux corps parfaits et en plein hédonisme, nus dans une nature idyllique. On est dans "L'Or du Rhin" de Wagner: Les Dieux blonds du Walhalla, maîtres du monde d'un côté, et les Nibelungen, les gnomes souterrains, esclaves d'Alberich, de l'autre.

Malgré ce fond dramatique, Brusati illustre avec chaleur la solidarité animant cette communauté italienne dans de belles séquences comme le spectacle improvisé dans les baraquements d'ouvriers où ils raillent leur situation dans une chanson, même si les larmes ne sont jamais bien loin du rire. Il parvient à ne jamais être totalement dépressif dans son propos grâce à l'humour et au volontarisme de son héros touchant le fond pour toujours tenter de remonter, y compris en se teignant en blond et en essayant d'être plus Suisse que les Suisses. En vain. Cela fonctionne jusqu'à la scène du café bondé d'Helvètes où, regardant avec eux un match de football Suisse-Italie, il explose de joie quand l'Italie marque au score. Pris d'un coup de cafard, il fracasse de sa tête le miroir qui lui renvoie l'image du faux blond qu'il est devenu et du déraciné qu'il est resté. Jeté dehors, il se retrouve, à la suite de ce scandale sur la voie publique, à nouveau expulsé. Dégoûté, il renonce à l'aide que lui offre l'ami d'Elena et, la mort dans l'âme, monte pour la troisième fois dans le train pour l'Italie, toujours bourré d'Italiens bruyants et frustes, L'histoire se conclut alors sur un ultime faux départ. Il tire le signal d'alarme dans le tunnel du Lötschberg et réapparaît avec sa valise à la sortie. Côté nord. Après tout, il a en main l'annulation de l'arrêté d'expulsion et la prolongation de 6 mois de son permis de séjour que lui a procuré Elena, désormais mariée au fonctionnaire de l'immigration. Cela va lui permettre de chercher un nouvel emploi. Rien ne nous indique que cela ira mieux mais tout nous le laisse espérer.

Ultime chef-d’œuvre de la comédie “à l’italienne” (son chant du cygne en quelque sorte), le film de Franco Brusati a conservé tout son impact plus de trente ans après sa sortie. “Pain et chocolat” décrit avec une tendre férocité les difficultés d'insertion dans un autre pays que celui d'origine… Plusieurs films italiens traitent de ce thème de l’émigration. Cette exode massif, surtout des Italiens du sud pour des raisons économiques au cours du XXème siècle, est traité dans plusieurs comédies, dont un autre classique joué par Nino Manfredi, "Affreux, sales et méchants" (1976) d'Ettore Scola.

Encore s'agissait-il pour l'essentiel, à la différence de ce que l'on constate de nos jours, d'une immigration d'origine européenne, pacifique, chrétienne, issue de la civilisation gréco-latine, dont le seul but était de s'intégrer au pays d'accueil en y travaillant, sans vivre de l'assistanat et encore moins d'y commettre crimes et délits. On ne reconnaît aujourd'hui en France les immigrés italiens ou polonais du siècle dernier que par la consonance de leur nom de famille.

Comme l’a si bien écrit le regretté Jacques Siclier, critique au quotidien “Le Monde”, "impossible de coller une étiquette à ce film qui glisse constamment de l’humour à l’émotion, de l’émotion à l’humour en se gardant bien d’en tirer des effets"…

Le voilà enfin sorti en DVD zone 2 dans une version restaurée, avec des sous titres français. Allez, amis italiens, encore un effort et puisque la France dédaigne ses propres chefs d'œuvre, donnez nous une version originale de "La Belle Equipe" de Duvivier, dont il n'existe pour l'instant qu'une version en italien.


Blade Runner [Édition Spéciale]
Blade Runner [Édition Spéciale]
DVD ~ Harrison Ford
Proposé par VipBluray
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Fulgurant !, 21 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blade Runner [Édition Spéciale] (Blu-ray)
Comme tous les chefs-d'oeuvre ,"Blade runner" n'a pas d'âge. Car c'est véritablement un chef-d'oeuvre de science fiction, admirablement filmé, bouleversant par son atmosphère lumineuse et obscure à la fois, dans un Los Angeles nocturne d'apocalypse qui rappelle, du moins par son ambiance flippante, le Tokyo de "Lost in translation ". Les acteurs sont tous convaincants - Sean Young sublime en icône glaciale cachant à peine sa vulnérabilité derrière ce masque d'une beauté parfaite . Et, comme "2001", le scénario pose des questions fondamentales sur l'intelligence artificielle que peut - ou que va- créer la science. De Frankenstein aux Réplicants en passant par Hal revient le thème lancinant de la créature qui se révolte contre son créateur. Dans "Blade Runner", la frontière entre robots et humains est étrangement mince... Alors que dans "Alien", le personnage de Ash est antipathique d'un bout à l'autre, ici, Rachel (bouleversante Sean Young) nous séduit et la "mort" de Roy, à la fin, nous arrache une larme. Choses inanimées, avez-vous donc une âme", disait Lamartine... Et les choses animées, alors ???

La mise en scène emportée par la musique lancinante, presque torturée, mais si prenante de Vangelis, les décors qui font penser au "Métropolis" de Lang, les costumes, les effets spéciaux, TOUT dans ce film captive l'attention, la réflexion et marque la mémoire. Plus de 20 ans après sa sortie, "Blade runner" n'a jamais été égalé, dit-on, et je le crois volontiers . A noter que cette version définitive est celle choisie par le réalisateur lui-même.

Grâce au Blu-ray Disc, on prend toute la mesure de l'excellence de la restauration: elle offre notamment une séquence d'ouverture très impressionnante dans sa dimension quasi 3D: les détails de chaque petite fenêtre des buildings sont distincts, et chaque passage d'une navette aérienne offre une sensation de relief. La colorimétrie est saisissante lors des séquences nocturnes, durant lesquelles les néons multicolores pullulent avec une classe incroyable (les couleurs ne bavent pas, restant bien calées dans les contours de l'image). La retranscription des visages est également étonnante, notamment la face grimée de Daryl Hannah qui, même en basse lumière, reste très présente. Les rues pluvieuses et les panneaux publicitaires sont magiquement retranscrits, à l'instar de la scène finale durant laquelle Roy Batty lâche la colombe comme on libère son âme. La pluie ne trouble pas le spectacle, mais l'accompagne car le télécinéma rend l'ensemble très distinct. Une réussite méritoire qui rend hommage au Directeur de la photo.
Côté son, la VO s'en sort largement haut la main car elle offre une dynamique et une sensation de clarté générale inconnues à la VF. Les timbres, les effets 5.1 et la retranscription des dialogues sont comme « libérés » de toute entrave, et pleinement expansifs. A l'instar des pistes Dolby Digital, la VO en TrueHD affirme sa présence avec un rendu du grave surprenant.

Le seul supplément, sur le disque 2, n'est autre qu'un gigantesque Making of de plus de 3 heures qui passe au crible la gestation de l'œuvre (dans la douleur), la casting, les anecdotes et révélations, les doutes, les effets spéciaux et la vision de Ridley Scott.

Conclusion: Je n'avais jamais vu ce film avant que l'on m'offre le Blu ray. J'ai été séduit d'emblée. Le propre d'un chef d'oeuvre et d'un cinéaste de génie est de transcender un genre et de le rendre accessible, admirable même, pour un non initié comme moi.


Jean Gabin - Coffret : La bête humaine + La grande illusion + Le jour se lève + Le quai des brumes [Blu-ray]
Jean Gabin - Coffret : La bête humaine + La grande illusion + Le jour se lève + Le quai des brumes [Blu-ray]
DVD ~ Jean Gabin
Prix : EUR 39,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Blurays ok, coffret nul ., 21 février 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ayant déjà publié mon avis sur les quatre chefs d'oeuvre du cinéma que sont ces films, je ne reviendrai pas sur leur qualité artistique.

Que nous apporte leur report en HD ? C'est très variable.

- LA BÊTE HUMAINE: Image au format 4/3 d’origine. Bien que le fourmillement soit presque inexistant la texture argentique a été respectée. Une soigneuse restauration a éliminé toute tache ou rayure. On reprochera, cependant, de trop faibles contrastes et des noirs qui ont tendance à se boucher. Quelques sauts d’image étaient probablement irréparables.

Le son est propre, exempt de souffle, et il restitue clairement les dialogues. Quelques saturations dans les forte de l’accompagnement musical et un déficit des graves. Mais, vu l’âge du film, il était vraisemblablement difficile de faire beaucoup mieux. Un seul supplément, mais quel supplément ! " La Bête humaine : une mort aux trousses", un passionnant documentaire de 63 minutes réalisé par Dominique Maillet.

LA GRANDE ILLUSION: Image: Le film renaît littéralement devant nos yeux ébahis. La stabilité (y compris sur les fondus enchainés), la densité des contrastes, la luminosité, le piqué, les détails foisonnants, la richesse du noir et blanc , le relief, tout contribue à faire de ce master HD l’une des, voire LA référence de la restauration ultime d’un des chefs d’oeuvres du patrimoine cinématographique. Proposée dans son format plein cadre original, la copie est si belle qu’on en aurait presque les larmes aux yeux.

Son: Sur la piste française, les dialogues sont plutôt grinçants, certaines saturations demeurent inévitables tandis que d’autres voix demeurent sensiblement couvertes. Néanmoins, l’ensemble demeure clair et les ambiances sonores appuyées, surtout la musique de Kosma.

Nombreux suppléments, dont le magnifique "La Petite Marchande d’allumettes", film muet de Renoir, un petit joyau. A noter également la passionnante histoire du négatif de La Grande Illusion et ses péripéties.

LE QUAI DES BRUMES: Rapiécé, remonté au plus proche de la version de Marcel Carné et restauré par la Cinémathèque française et l'éditeur, le film ne profite pas vraiment des largesses et des bienfaits du support haute définition, mais toutes les collures, rayures, poinçons et autres défauts ont été effacés. Les plans en extérieur sur le port du Havre sont d'une grande beauté formelle et regorgent de détails. Alors, même si l'ensemble reste brumeux, souvent granuleux et parfois imprécis, il s'agit là de la plus belle copie qu'il nous ait été donnée de voir, d'autant que cette nébulosité a été en grande partie voulue par Carné.

Le son mono d'origine a également été restauré et il est excellent. Les dialogues et la musique ont été époussetés et embellis, les ambiances s'avèrent prenantes et l'ensemble se propage avec douceur et fluidité sur les deux canaux disponibles. Mieux vaut un bon mono qu'un médiocre 5:1 trafiqué.

3 suppléments qui permettent de tout savoir du film, son tournage, son accueil par le public et la censure de l'époque, jusqu'à sa restauration pour cette version Blu-Ray.

LE JOUR SE LEVE: Un bref visionnage du DVD précédemment édité en 2001 permet de se remémorer à quel point "Le Jour se lève" méritait une restauration de grande ampleur. L'équipe de restauration a réalisé un véritable travail d'orfèvre. On se félicite de la discrétion des manipulations numériques, qui redonnent à l'image sa stabilité et la débarrassent de ses scories, sans lui apporter les défauts rédhibitoires liés à un usage trop poussé des outils informatiques. On ne déplore ainsi ni surlignage artificiel des contours, ni lissage excessif. De même, l'effacement des taches et des rayures n'entraîne pas pour autant d'aplats disgracieux ou de traces évidentes de correction numérique. Contraste, richesse des gris, tout a été géré de main de maître. Aucun faciès cireux ou silhouettes détourées ne sont à déplorer ici. Nous avons affaire ici à une restauration de premier ordre, aussi scrupuleuse que respectueuse, qui redonne toute sa splendeur à ce chef-d'oeuvre absolu auquel on a restitué les brèves scènes censurées par Vichy lors de la ressortie du film durant l'occupation (dont celle où la superbe Arletty apparaît nue comme la Vérité qui sort du puit ).

La restauration du son est aussi spectaculaire que celle opérée sur l'image. Le souffle a été gommé, ainsi que certains défauts d'époque comme la circulation automobile à côté du studio de tournage ou des bruits intempestifs de caméra. Pour autant, il n'a pas été question de moderniser la bande-son: si la musique renaît et les dialogues deviennent enfin parfaitement clairs, on retrouve la tessiture sonore propre à un film de 1939.

Suppléments: Outre les scènes censurées par Vichy, on trouve un bref documentaire sur la restauration du film et un beaucoup plus long sur les derniers feux du front populaire. Mais la très intéressante interview de Gabin qu'offrait le DVD n'a pas été reprise

Alors... Que du bonheur? Hélas, non. Tout d'abord, les livrets illustrés des Blu rays en versions séparées ont disparu . Mais bon, c'est acceptable, vu le prix très avantageux de cette édition.
Non, la catastrophe vient du coffret lui-même, qui se présente comme un livre. Il se déplie en 4 volets: 2 pour les photos et commentaires, et 2 pour les 4 disques, en overlap, donc chaque face comportant 2 rosaces décalées pour que 2 disques puissent se chevaucher. Technique déjà douteuse à l'origine, certains disques présentant une fâcheuse tendance à quitter leur support. On a voulu y remédier, mais là, on atteint l'absurde car le remède est pire que le mal.
Pour dégager le disque, il faut en effet presser une petite touche latérale en plastique mou; ça fonctionne quand ça a le temps, et on est obligé de tirer sur le disque pour le sortir du slot, au risque de le voiler ou même de le casser. Je trouve cela purement SCANDALEUX. Ça leur aurait coûté quoi, à Studiocanal, une pochette cartonnée contenant 4 boîtiers slims ? Ils l'ont bien fait pour leurs DVDs de ces mêmes films ! J'ai mis le coffret à la poubelle et réutilisé les boîtiers des DVDs.

Au final: 5 étoiles pour les disques, 0 pour le coffret.


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