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Contenu rédigé par Stefy
Classement des meilleurs critiques: 602
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Commentaires écrits par
Stefy
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Quelbe & Calypso 1956-1960
Quelbe & Calypso 1956-1960
Prix : EUR 30,00

5.0 étoiles sur 5 Terrain vierge à découvrir au plus vite, 27 mai 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Quelbe & Calypso 1956-1960 (CD)
Vous avez déjà un paquet de musique démente jamaïcaine et vous désespérez de trouver quelque chose d'aussi bon. Eh bien ne cherchez plus, cette fantastique compilation de 2 CDs, 55 morceaux et plus de deux heures de musique, est la super bonne adresse. Frémeaux et Associés font vraiment très très fort ici en sortant ce double CD magique et envoutant, totalement réussi, cernant le quelbe et le calypso des Iles Vierges entre 1956 et 1960. C'est qu'on est loin d'un folklore traditionnel et gentiment exotique ici. Les Iles Vierges, comme la Jamaïque, ont largement été influencées par la musique américaine régnant en maitre sur les radios locales. Pour pouvoir rivaliser, comme en Jamaïque, les artistes locaux ont donc adapté leur propre tradition sur la déferlante américaine. On est donc largement en terrain connu ici: les cuivres pulsant, généreux pourvoyeurs de solos parfaitement jazz, comme dans le ska jamaïcain donc, mais aussi les structures des morceaux, accumulant couplets et refrains de façon on ne peut plus classique. Les titres couvrent la seconde partie des années 50, on n'est donc guère surpris de cela. Il y a même un morceau intitulé "Don't Blame It On Elvis" (for shaking his pelvis !) tout-à-fait pertinent et évocateur. Le truc, si je peux me permettre, c'est que les motifs rythmiques propres à ces enregistrements sont bien plus subtils et chaloupés que le très marqué contrepoint jamaïcain. C'est moins puissant et moins simple mais les nuances ici sont particulièrement délicieuses. Dès le premier morceau, le fabuleux "Rookombay" de Lloyd Prince Thomas, à la fois gai et triste, on se retrouve transporté par une musique élégante et pudique, enjouée et digne, belle et tranquille, toujours pourvoyeuse de mélodies intraitables, légère et enivrante, un nectar raffiné mais pourtant d'une saine simplicité éloquente, toujours porté par des rythmes sensuels et primesautiers. En gros, ça coule tranquillement tout seul. Les paroles sont également délicieuses, croquant les travers de la société et évoquant l'omniprésence écrasante du géant américain. Il y a un nombre incroyable de morceaux déments et, de toute façon, c'est au minimum excellent tout le temps. Que de découvertes car, évidemment, on ne possède aucun doublon ici, ce serait difficile. Par contre, donc, une avalanche de découvertes dantesques qui vous collent une banane gigantesque. C'est énorme. Alors, si vous êtes amateurs de musique jamaïcaine mais aussi sensibles aux fragrances brésiliennes, aux joyeusetés cubaines ou autres envoutements néo-orléanais, cette musique inédite a tout pour vous séduire. On peut quand-même, pour finir, légitimement se demander: pour les Antilles, l'influence française donne la Compagnie Créole et Zouk Machine tandis que l'influence américaine se traduit par Bob Marley et Lee Perry. Au Canada, c'est Roch Voisine et Céline Dion face à Neil Young et Leonard Cohen... Y a un problème, quand-même, quelque part...


Very Best of,the
Very Best of,the
Prix : EUR 18,17

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 J'aime Vincent, 26 mai 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Very Best of,the (CD)
Gene Vincent n'avait pas la voix d'Elvis. C'était un compositeur moins foudroyant que Buddy Holly. Il ne possédait pas la modernité incomparable des arrangements cruciaux d'Eddie Cochran. Mais voilà, Gene Vincent était sans doute le plus simple, le plus humain, le plus proche de nous finalement, des rockers fifties.

Sa voix était pure et exsudait d'innocence et de toute l'adolescence du monde. Que ce soit sur les up-tempos endiablés, les mid-tempos lascifs ou les ballades à fleur de peau. Accompagné d'un bon groupe, les Blue Caps, qui ont un son bien à eux, là encore pur mais aussi tendu et économe, un peu le son de chez Capitol puisqu'on le retrouve chez sa partenaire de label Wanda Jackson, Gene Vincent a publié quantité de très bons morceaux voire d'incunables du rock'n'roll.

Le petit plus étant sans doute la présence du guitariste funambule Cliff Gallup, bretteur de première bourre, l'un des tous meilleurs dans son domaine. Surtout qu'à l'époque, il n'était pas rare de défourailler deux solos par morceau, et Gallup ne s'en prive joyeusement pas. Solos annoncés fièrement et furieusement (c'est l'époque qui veut ça) par force hurlements les précédant. Eh bien tout cela conjugué vous garantit un excellent moment sans surdose de gras, un plaisir authentique et sain, sans adjuvant ni colorant d'aucune sorte. Un espèce d'idéal du genre, sans chichi ni prêchi-prêcha, on fonce tête baissée bien au contraire et on donne tout ce qu'on a.

Les morceaux sont donc courts et concis comme il se doit, allant droit au but, distillant tout de suite une ambiance et n'en démordant plus jusqu'à la fin sans laisser le soufflé retomber. Ça file comme il faut et il n'y a pas besoin d'explication, la démonstration est limpide, ludique. Alors, ce "Very Best Of" est impeccable, alignant sur deux CDs 40 morceaux du Gene dont, il faut le dire, un paquet d'incontournables et en tout cas absolument rien à jeter. C'est fou mais on n'est pas près de retrouver cet accès de fièvre et cet allant frondeur (hum) sur les productions actuelles. Là, ça vit, ça vibre, ça gigote, ça frétille, ça transpire et ça hoquète (l'époque, encore une fois...).

Le son est remarquable, remasterisation parfaite puisqu'elle ne trahit pas non plus le son des originaux, on n'a pas essayé ici de bodybuilder ce son frêle et égrillard en même temps puissamment élastique, précis et dynamique. Et, je tiens à le préciser, sur les 40 morceaux, on peut même largement arguer qu'il manque tout de même quelques titres du répertoire de Gégène. Eh oui, quelque part, cette compilation ne suffit pas. Mais elle demeure quand-même parfaitement valable et on pourra la compléter plus tard. Pour l'heure, elle est totalement jouissive et se révèle donc pas loin d'être obligatoire pour tous ceux qui n'auraient rien de la légende Gene Vincent à la maison. Non mais.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : May 27, 2016 7:17 PM MEST


Les Hommes d'une autre planète - Mars Men - Edition collector
Les Hommes d'une autre planète - Mars Men - Edition collector
DVD ~ Chiang-lung Wen
Proposé par Bach Films
Prix : EUR 15,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un film d'une autre dimension, 21 mai 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Hommes d'une autre planète - Mars Men - Edition collector (DVD)
Dans les nanars, il existe deux catégories. Il y a les films gentiment loupés et marrants qu'on regarde d'un œil torve et navré. Et puis il y a les vrais délires insensés où on ne peut s'empêcher de se frotter les yeux pour y croire. "Les Hommes D'une Autre Planète" appartient franchement à la deuxième catégorie. Rien que le titre, déjà, on savoure... Le film se déroule quasiment en deux parties. Il y a d'abord la mise en place et, donc, la tension qui monte tandis que le scénar (sic) installe le postulat (hum): une mystérieuse statuette retrouvée dans une grotte d'une part et des extraterrestres belliqueux de l'autre. C'est débile, sans lien, ahurissant de bêtise et franchement hilarant. Mais le pire reste à venir: la statuette va prendre son envol et devenir super grande (sans qu'on sache vraiment pourquoi) et va affronter les extraterrestres (géants eux-aussi) aidé par un robot (géant, hein, faut suivre) américain. Et là, ça bastonne grave entre des figurants en costume sur une planète de carton-pâte avec un papier-peint d'étoiles arrêtées en arrière-plan. Ca pue le caoutchouc et le latex, les méchants appelant même à la rescousse deux dinosaures. Quand les deux monstres apparaissent, c'est peut-être le summum du film tant les deux bestioles ne ressemblent à rien et surtout pas à des dinosaures. Tout cela étant constamment carrément indigne des pires épisodes des Power Rangers qui paraissent bien maitrisés et réalisés en comparaison. Il n'y a pas de VO coréenne, elle n'existe d'ailleurs plus, et on suppose que les doubleurs français se sont régalés tant les dialogues sont aberrants et supra mal joués. Une pépite dans le genre, franchement, tant de médiocrité et de débilité éhontée méritant franchement le respect. A noter l'excellent packaging de Bach Films pour une jolie édition d'un film (oui, bon...) incroyablement mauvais, enchainant sans vergogne les pires tares du genre. C'est plutôt rare et, à ce niveau, on peut légitimement parler d'œuvre d'art. Brut. Tragique et désolant, certes, mais alors, pour le coup, on hallucine assez constamment devant son écran. Un grand nanar, un grand moment.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (14) | Permalien | Remarque la plus récente : May 25, 2016 6:25 PM MEST


Swordfishtrombones
Swordfishtrombones
Proposé par DVD Overstocks UK
Prix : EUR 21,89

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Tom Waits n'attend plus: il est maintenant parti, 21 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Swordfishtrombones (CD)
L'album de la mue. Et ce de façon assez incroyable. Tom Waits apparaissait jusqu'alors comme un gars pétri de talent mais qui avait semble-t-il trouvé une niche bien tranquille et confortable même si hors des sentiers battus: jazz de piano-bar à cocktail qui va bientôt fermer, monsieur, il faut rentrer chez vous, ce genre. Mais, sans prévenir, en 1983, Tom Waits nous sort ça, ce truc, insensé, puissant, jubilatoire. Le titre de l'album donne le ton, la pochette quelque peu aussi, le premier morceau carrément: un chanteur hirsute et imbibé vocifère sur fond de marimba basse, de sax baryton. Tom Waits a décidé de lâcher les chevaux, de ne plus se brider, c'est en avant toute dans la créativité la plus folle où tout serait permis. "Shore Leave" déboule, Tom Waits y déclame une petite histoire sur un ton confidentiel quand le refrain, bouleversant, vient déchirer la nuit tandis que trombone, marimbas et autres "metal aunglongs" (sorte de tambour africain) campent une ambiance infernale. Interlude avec un petit instrumental hystérique et tordu tout en Hammond et boo bam basse ! Tom Waits se pose ensuite sur la courte mais poignante ballade "Johnsburg, Illinois" où il retrouve ses accents d'antan mais en plus accompli et abouti: il lui faut ici 1minute trente pour faire mouche là où auparavant il lui en fallait des plombes. Il envoie ensuite la sauce sur "16 Shells From A 30.6", ça pulse direct, entrainé que c'est par une contrebasse puissante et alerte tandis que diverses percussions et un trombone alimentent la pression. Un magnifique "Town With No Cheer", à déchirer les cœurs, suit, à la superbe ambiance taciturne et fataliste, avec cornemuse et harmonium. C'est à la fois majestueux et tout en mesure. Ca s'enchaine avec les flonflons de la fanfare (riche en trombones, bien sûr) de "In The Neighborhood": le défilé est digne et plein de chaleur, une autre merveille. Déjà, là, on a compris: Tom Waits mélange les époques, les pays, les idiomes, pour se faire le chantre d'une Amérique totalement fantasmée. Car cette musique n'existe pas: elle n'existe que dans l'esprit de son créateur qui, désormais, décide de se plonger dedans et de se laisser porter au gré du courant. Et il nous entraine à sa suite, de tripots louches en bouges miteux, en plein milieu de la nuit ou aux petites heures du matin blafard, empruntant toutes les ruelles de traverse possibles et imaginables. Ce faisant, chaque chanson prend donc corps, vie, et campe son histoire et son ambiance, comme autant de vignettes aux teintes fanées ayant chacune son parfum et sa véracité. Car quand je cite les instruments foutraques utilisés sur chaque morceau, ce n'est pas pour rien: ces instruments ne se fondent pas dans la masse du reste, ils sont souvent largement mis en avant pour mieux porter le morceau vers sa destination. L'espèce de cloche de vache qui tempête le tempo sur "16 Shells..." est la raison pour laquelle ce morceau sonne si singulièrement et trouve toute sa pleine mesure. Quand on ajoute à tout ça, toute cette intelligence musicale, le fait que Tom Waits n'oublie aucunement, en chemin, de composer de superbes morceaux, le fête est complète. Il n'a plus qu'à enrober le tout de sa voix chaude et enrouée et on sent le souffle du whisky qui plane et ondule sous les lumières des plafonniers hagards, sans cesse balayé et renvoyé par les ventilateurs fatigués. Et le reste de l'album va confirmer haut (en couleurs) et fort (en gueule) tout cela. "Just Another Sucker On The Vine" est un instrumental magnifique, une ritournelle belle et triste à l'harmonium et à la trompette, on la rêve en BO d'un "Il Était Une Fois En Amérique", c'est dire. "Frank's Wild Years" campe de nouveau l'ambiance des piano-bars des débuts de carrière mais, là encore, en moins de deux minutes. Un morceau interlude et, de toute façon, Tom Waits enterrera définitivement bientôt ce gimmick en enregistrant sous le même nom son album le plus factice et théâtral. "Swordfishtrombone" suit, comme un manifeste, une déclaration d'intention, et c'est magistral, magique: une contrebasse sexy ornementé d'un marimba, d'un conga, d'un tambour basse et d'un tambour dabuki vous plonge dans une ambiance toute en retenue tandis que Waits nous refourgue son histoire sur une mélodique sinueuse et subtile. Ca repart de plus belle avec "Down, Down, Down", boogie enfiévré déballé sur un train d'enfer. Puis, simplement soutenu par une contrebasse empathique et d'un piano mélancolique, Tom Waits nous bouleverse encore et nous tire les larmes sur un "Soldier's Things" délivré dans un souffle. "Gin Soaked Boy" ressuscite carrément les Rolling Stones après un trop long séjour passé chez les AA: c'est un mid-tempo poisseux et alangui, vicieux et électrique, aux déhanchements vénéneux. Puis "Trouble's Braids" éclate sous le réverbère blafard, contrebasse affolée et percus en syncope, comme une course effrénée dans les rues endormies pour échapper à Dieu sait quoi... "Rainbirds" clôt ce disque superbe et magistral, aux mille saveurs, instrumental générique de fin avec piano, contrebasse et harmonica de verre. On sort du rêve sur la pointe des pieds... Il y a des rêves foisonnants, semblant plus intenses que la vraie vie. Cet album est de ceux-là...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : May 23, 2016 12:35 PM MEST


Blue City by Warner Bros.
Blue City by Warner Bros.
Proposé par Mega Bookstore
Prix : EUR 134,30

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Une BO sûre du bon Ry, 20 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blue City by Warner Bros. (CD)
Ce n'est certes pas, et loin de là, un album essentiel de Ry Cooder. Mais voilà, l'homme est un magicien, un vrai musicien dans le sens noble du terme, de telle sorte qu'il ne peut décemment livrer de disques médiocres. Et puis rajouter une petite BO dans la discographie personnelle du monsieur ne peut assurément pas faire de mal. Et c'est exactement cela qu'on trouve avec ce CD d'à peine 35 minutes pour 11 morceaux. Ces 11 titres, environ moitié-moitié instrumentaux et morceaux chantés, sont tous de bonne qualité. On appréciera plus particulièrement les instrumentaux, distillant une ambiance tout en proposant de réelles mélodies. Les morceaux chantés, eux, sont à tendance énergiques, mais plus quelconques. Plus énergiques sans doute pour être en phase avec le film (qui l'a vu ? En tout cas, moi pas) qui semble être un policier assez bateau voire bien faiblard se passant en bord de mer... Alors, pour ces instrumentaux, on se fait ses propres images et ça marche. Le talent et la grâce de Ry Cooder sont suffisants pour pouvoir enfanter cela. Et quand il se fait épuré et tendre, ça donne même le très beau thème "Billy And Annie" esquissé avec sensibilité majestueuse sur sa guitare gracile et pudique. Un grand moment. D'autres fois, sans doute là-aussi liés au thème du film, les morceaux se parent de légères et exotiques sonorités des Bermudes ("Elevation 13 Ft", "Not Even Key West"). On notera également une reprise débonnaire du "Don't Take Your Guns To Town" de Johnny Cash, ce qui ne peut être désagréable. Un très bon disque avec un petit bémol: le film date de 1986 et semblerait viser un public plutôt jeune dans un but divertissant avant tout. 1986: peut-être une des pires années pour le son des disques. Et donc impossible ici d'éviter les synthés et les boites-à-rythmes. Ry Cooder ne s'en laisse bien sûr pas compter et n'est pas non plus homme à refuser systématiquement les avancées. La force du bonhomme est justement de puiser aux racines de la musique américaine mais de lui ouvrir dans le même temps les horizons les plus variés et sans forceps. Par conséquent les instruments boisés et naturels sont tout de même bien présents et vivaces. C'est juste que la production est bien typée eighties et que ce n'est pas exactement une bonne nouvelle. Cela reste un défaut mineur, comme j'ai dit, et que cela ne vous empêche pas de vous plonger dans cet album à la fois constamment fort plaisant et toujours intéressant. Certes pas indispensable, donc, mais un bon ajout dans l'œuvre de Ry dont on aurait finalement tort de se priver.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : May 25, 2016 6:27 PM MEST


Black Cadillac
Black Cadillac
Prix : EUR 21,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Rien à cacher, 19 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Cadillac (CD)
Voilà un fort bel album de Rosanne Cash, fille du man in black issue de son premier mariage. Cet album s'intitule d'ailleurs "Black Cadillac" et pour cause puisqu'il fut enregistré peu de temps après le décès de son père. Loin d'être larmoyant, l'album fait la part belle à une saine quiétude et une catharsis lucide et humaine, sans colère ni rage, le tout tourné plutôt vers le présent qu'on doit affronter sereinement plutôt qu'aux regrets éternels. Et l'album se révèle touchant et plaisant, Rosanne trouvant les mots et le ton juste, toujours très dignes et humains. Rosanne possède par ailleurs un joli timbre de voix et délivre des compositions fort correctes, parfois même vraiment bonnes, et, surtout, assez variées. Il y a des ballades mais aussi des mid-tempos bien accrocheurs, ce qui en fait un album suffisamment plein et riche pour l'auditeur exigeant. Bon, en même temps, rien de profondément original ou de follement personnel ici, on navigue entre country et folk de manière assez balisée mais le disque fait très correctement le job en ce sens qu'il ne propose que ça mais le fait bien. Alors, sans être un grand album ni un ravissement de tous les instants, on se laisse embarquer dans ce périple de douze chansons propres et totalement assumées. On pourra reprocher une production un peu trop lisse, quelque peu FM mais, dans le même temps, elle ne bride jamais le vrai son des instruments, bien réels et organiques quand-même. Ça passe donc sans problème même si on peut aisément imaginer ce que cela aurait donné avec un son plus roots, soit un album encore plus sensible, délicat, subtil et attachant. On tient là tout de même un album très solide et agréable, qu'on ressort avec tendresse et plaisir de temps en temps. Et ça ne se refuse finalement pas, ce genre de petit plaisir, il en faut aussi de temps en temps.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : May 21, 2016 11:16 AM MEST


Alleluia
Alleluia
DVD ~ Laurent Lucas
Prix : EUR 15,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Petit miracle, 18 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alleluia (DVD)
Dans tous ses films, une chose obsède le réalisateur Fabrice Du Welz: le fait de s'enfoncer dans la folie pour s'accommoder d'une réalité qu'on préfère réfuter. C'était le cas dans "Calvaire", dans "Vynian", tous deux excellents, et c'est encore le cas dans son dernier, "Alléluia", peut-être son meilleur. Car ici c'est d'amour fou qu'il s'agit. Basé sur "Les Tueurs De La Lune De Miel", le réalisateur va vite en faire une œuvre hyper personnelle, foisonnante et dérangeante. Plus le film avance, plus le propos se fait intense et désespéré. Une plongée en apnée dans les méandres de cerveaux décalés et de moins en moins en phase mais qui iront jusqu'au bout. L'amour et la mort sont ici indissociables et étroitement mêlés comme si l'un amenait fatalement l'autre. Outre les plans très stylisés et pensés de Du Welz (qui est, soit-dit au passage, l'un des meilleurs réalisateurs actuels avec Pascal Laugier et Gaspar Noé, il faut le dire et le crier), on appréciera forcément le choix d'une pellicule au grain très très gros. Tellement gros qu'elle ferait passer celle de "Massacre A La Tronçonneuse" pour du HD 4K ! Le film est donc sale, suintant et dégoulinant, baveux. Il souligne entre autre une certaine irréalité, cet onirisme cher à tous les amateurs de vrai cinéma. Il faut également citer les deux acteurs principaux, tous deux formidables et pour beaucoup aussi donc dans la grande réussite formelle de ce film hors-norme et aberrant. On retrouve avec plaisir Laurent Lucas qu'on avait déjà rencontré dans "Calvaire". Il est encore meilleur ici, inquiétant tout en étant nonchalant. Mais la palme revient incontestablement à Lola Duenas, totale inconnue pour moi, mais qui campe de façon totalement habitée et hallucinante l'amourée transie prête à tout. Elle fait peur autant qu'elle attendrit et ses yeux plein de passion dévorante en surplus ainsi que son sourire sincère et désarmant mais également plein de fièvre vous hanteront longtemps après la fin du film. Une superbe réussite, un film ovni jusqu'au-boutiste dont on ne sort pas indemne.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : May 21, 2016 11:14 AM MEST


Nighthawks at the Diner by Asylum (1980-01-01)
Nighthawks at the Diner by Asylum (1980-01-01)
Proposé par Mega Bookstore
Prix : EUR 22,08

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Manger avec Edward Hopper, 18 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nighthawks at the Diner by Asylum (1980-01-01) (CD)
Dans la première partie de sa carrière, Tom Waits avait mis en place son petit numéro assez irritant de Charles Bukowski de piano-bar. En même temps, il le faisait plutôt bien, preuve en est ce CD de concert de 1975, enregistrement donnant par ailleurs tout son sens à l'entreprise. Cet album est bon dans le genre, ambiance fin de soirée délétère empestant le tabac froid et le mauvais whisky, et on avouera en posséder finalement peu dans le genre. L'ambiance est assurément jazzy, voluptueuse contrebasse à l'appui. Alors, pourquoi "irritant" comme je l'ai dit plus haut ? Le problème, c'est que ce numéro, très factice d'une part, accapare tellement notre bonhomme qu'il en oublie parfois de composer des chansons. Le piège est évident et Tom Waits ne peut s'y soustraire. Il faut avouer que le bougre est bon dans l'art de raconter des histoires et, ici, il ne cesse de déblatérer à qui-mieux-mieux, balançant des vannes et contant mille historiettes croustillantes. Les intros sont longues mais, parfois, c'est carrément le morceau qui est comme ça. Et quand ça dure plus de 10 minutes, comme pour "Nighthawk Postcards", bon, c'est sympa mais, quand-même, j'aime bien quand il y a une compo, voyez ? Et c'est un peu trop comme ça tout de même sur cet album qui fait donc la part belle à l'ambiance. Ce qui est dommage car notre homme sait parfaitement, aussi, proposer de vrais beaux morceaux. Il y en a ici tout de même: "On A Foggy Night" est superbe, nocturne vaporeux pas du tout fumeux, ou encore l'exceptionnel "Eggs And Sausage" où Tom Waits met bien pour le coup les petits plats dans les grands. Il y a aussi cette reprise magique, "Big Joe And Phantom 309", conte blafard et morbide et surnaturel, assurément bien balancé. Notons d'ailleurs que sur ce morceau, comme sur "On A Foggy Night", Tom Waits est à la guitare plutôt qu'au piano et que ça permet de varier de façon fort concluante l'ambiance. Pour le reste, "Better Off Without A Wife" tient bien debout et "Warm Beer And Cold Women", ne serait-ce que pour son titre, rafle également gentiment la mise. sur "Nobody", par contre, Tom Waits se plante en voulant trop étroitement singer les standards. Après, c'est ce que j'ai dit plus haut. Dans le genre, les plus réussis doivent être "Putnam County" et la première partie de "Spare Parts". Sur ceux-ci, les accompagnateurs sont très bons, distillant avec tact, mesure et retenue un beau thème par-derrière en faisant leur Nefertiti. Au final, un bon disque car forcément plutôt original, et il faut avouer que le numéro est impressionnant, Tom Waits ne cessant, bien présent et dans son rôle, d'haranguer de façon cossue son public. Les paroles sont dans le livret du CD, ce qui est vraiment une bonne chose pour mieux en apprécier tous les atours.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 19, 2016 10:55 AM MEST


Guitars Cadillacs [Deluxe]
Guitars Cadillacs [Deluxe]
Prix : EUR 34,14

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Hillbilly deluxe, 17 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Guitars Cadillacs [Deluxe] (CD)
Quand Dwight Yoakam sortit cet album, en 1986, le bougre ne faisait rien moins que permettre à la country de revivre à nouveau. Car cette musique, émasculée depuis trop longtemps par Nashville, n'était vraiment plus que l'ombre d'elle-même, un véhicule exsangue porteur d'émotions sclérosées qui ne faisaient plus du tout sens. Yoakam va redonner du sang, de la sueur, des larmes, du corps, de la vie, quoi, en sortant ce petit classique de la country eighties (et il n'y en aura pas beaucoup dans le genre). Ce premier album débute par le "Honky Tonk Man" de Johnny Horton. Johnny Horton, le gars qui n'hésitait pas à blinder sa country de grosses effluves rockab', comme pour signifier qu'ici, la country est vue sous l'angle du rock. Autres reprises sur l'album: "Ring Of Fire" et "Heartaches By The Number". Et puis les compos du Dwight. Car Yoakam possède les chansons: du trot "It Won't Hurt" au galop "I'll Be Gone" en passant par le rodéo "Guitars, Cadillacs", il maitrise l'idiome sous tous ses aspects. Il faut écouter ces petits classiques, comme le sont aussi le poignant "South Of Cincinnati", le savoureux "Twenty Years" ou l'épuré "Miner's Prayer". Il y a également un fort sympathique duo avec Maria McKee (qui se ressemble...) où ils sonnent comme de nouveaux, jeunes et punks Gram Parsons et Emmylou Harris. Dwight Yoakam se situe là en fait dans la lignée des Merle Haggard et Buck Owens. Surtout qu'il possède aussi le son, ce son de Bakersfield, méchant et frondeur, avec sa guitare twang et son violon enfiévré, proche de l'os, à mille lieues des pièces-montées poisseuses et trop sucrées des productions nashvilliennes. C'est donc un groupe réduit mais resserré et qui dépote qui accompagne Yoakam. Dont ce guitariste tranchant et incisif, déliant de longues sinuosités toute rockabilly dans des déboulés en piqué et en trombe, un certain Pete Anderson qu'on retrouvera sous peu avec une certaine Michelle Shocked. Enfin, Dwight Yoakam possède la voix. Une voix chaude et veloutée traversée de ces spasmes et autres hoquets tout en yodel qui en font tout le grain de maïs. Et pis voilà ! Sur cette édition Deluxe, avant ce petit classique de hillbilly moderne mais ancré dans la tradition (c'est là l'intérêt) sont proposées les 10 premières démos enregistrés par Yoakam en... 1981. On peut dire que le gars a ramé pas mal, jugé trop rock pour certains et trop country pour d'autres et, donc, personne pour le signer. 5 de ces titres réapparaissent sur l'album et 4 autres seront réenregistrés également. Faut dire qu'on ne se sépare évidemment pas d'une perle comme "This Drinkin' Will Kill Me" qui ouvre ici brillamment le bal. Ces démos sont fraiches, franches et directes, remarquables: Yoakam y a déjà les chansons et la voix mais pas encore tout-à-fait le son. Ca manque de l'ampleur des versions définitives, à la fois plus aérées et plus acérées. L'interprétation est certes instinctive et très présente mais elle ne prend guère le loisir de se fondre comme il faut dans le morceau pour lui donner vie, se contentant juste de le jouer de façon assez systématique d'un titre à l'autre. Un seul exemple: 5 ans plus tard, "Miner's Prayer" n'est pas juste balancé comme ça. L'initiative a été prise de le jouer dans un contexte totalement acoustique et sans batterie. Le morceau prend alors vraiment vie, trouvant ainsi sa voie et sa raison d'être. Enfin, un second CD nous fait part de 12 titres en concert bien envoyés alors que l'album vient juste de sortir. C'est vivant et tonique, le Dwight enfonçant son clou avec deux autres reprises de Bill Monroe bien secouées, une autre de Hank Williams très enlevée et enfin un "Mystery Train" appuyé. Enfin, le titre de l'album est "Guitars, Cadillacs, etc., etc.". Mais, dans la chanson, c'est "Guitars, cadillacs and hillbilly music" ("And lonely, lonely streets that I call home" pour ceux qui veulent la suite de l'histoire). Donc, c'est clair, là, non ? En tout cas, ça le fait. Et grave, comme disent les jeunes à côté de leur tombe.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : May 20, 2016 12:50 PM MEST


Who'S Wrong ?
Who'S Wrong ?
Prix : EUR 15,89

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4.0 étoiles sur 5 Toute la vérité, rien que, 17 mai 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Who'S Wrong ? (CD)
Mince, on n'en finit plus de déterrer et donc de (re)découvrir des super trucs de ces insensées et hallucinées sixties magiques. Car encore une fois, avec ce CD de The Truth, c'est du tout bon. Le groupe défouraille d'entrée un corrosif "Baby You've Got It" puis va enquiller sur du rhythm'n'blues frénétique, de la ballade soul somptueuse ou encore de la pop baroque ou spectorienne mais aussi du freakbeat un poil psyché décapant. 18 morceaux excellents, tous, enregistrés entre 1965 et 1969. C'est peut-être leur absence de style musical identifiable qui leur a fait défaut à l'époque mais, plus de 40 ans plus tard, ce côté touche-à-tout éclectique est proprement jouissif tant le groupe semble à l'aise systématiquement (à un moment, ils sonnent carrément comme des Everly Brothers tout juste repêchés de la Tamise !). Un duo en fait, rehaussé de musiciens de studio (ils auront droit à une des nombreuses sessions dirigées par Jimmy Page à l'époque). Leur défaut étant peut-être aussi de ne pas écrire leurs morceaux, d'autres s'en chargeant (producteur, collaborateurs divers), les laissant à la merci du matériau. Mais c'est donc constamment bon ici, les morceaux filent, directs, frais, habités, des compos toujours solides et efficaces et chantantes. Il faut dire aussi que le duo comporte un chanteur extraordinaire, voix rocailleuse et pleine, qu'il sait parfaitement utiliser. Quand on sait qu'ils reprennent ici "I Can't Make It Alone" popularisé par les Righteous Brothers et qu'ils s'en sortent largement avec les honneurs, c'est dire ! En parlant des reprises, d'ailleurs, The Truth ne fait pas dans le truc habituel en s'attaquant à du très très gros: "I Go To Sleep" des Kinks, "Girl" des Beatles ou encore "Walk Away Renee" de The Left Banke. Et, à chaque fois, loin d'être ridicules, les garçons se réapproprient avec classe le morceau. C'est donc une très bonne découverte, pour un disque excellent et, ce, tout du long. Amateurs de Small Faces, foncez sans hésiter ainsi que tout amateur de pop rock mod swingin' London style: on y est, en plein dedans, et c'est bon.
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