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Contenu rédigé par Stefy
Classement des meilleurs critiques: 618
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Commentaires écrits par
Stefy
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Trojan Mod Reggae Box Set
Trojan Mod Reggae Box Set
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 107,41

5.0 étoiles sur 5 A la mod de chez moi, 5 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trojan Mod Reggae Box Set (CD)
Comme ils étaient sympas, ces petits coffrets Trojan sortis au début des années 2000. 50 morceaux répartis sur trois CD pour 15 euros et, donc, régulièrement, on s'en prenait un, comme ça, pour le plaisir (n'y cherchez aucune référence à Herbert Léonard). Visiblement, les prix ont flambés depuis, ce qui est un peu dommage pour ceux qui les auraient loupés. Je recommande chaudement le coffret "Rude Boy" et le "Skinhead" mais le meilleur, à mon sens, est celui-ci, le "Mod". Faut dire que ça commence on ne peut mieux avec le divin "Ali Baba" de John Holt et que ça enquille direct ensuite avec le torride "Riverton City" de Tommy McCook. Et ça ne va plus s'arrêter, le coffret empilant petit bonheur après petit bonheur pour les 48 morceaux qui vont suivre. On va passer ainsi d'un ska aux forts relents de jazz à un rocksteady gorgé de soul sans oublier un reggae limpide et ensoleillé, soit une relecture unique de la musique noire américaine vue initialement sous le prisme de sa version néoorléanaise. C'est d'une richesse confondante, un vrai débordement de créativité débridée qui semble ne connaitre aucune limite. L'agencement des morceaux est redoutable, alignant les petites merveilles, ménageant un peu de respiration avec d'autres titres seulement excellents ou très très bons mais la qualité est constante. C'est pimpant et pétillant tout du long, ca file, ça glisse, tout seul, avec naturel et classe, c'est simple mais subtil, gai et tonique, une perpétuelle invitation à la danse, à la vie, à l'envie de la célébrer, d'y mordre dedans à pleines dents, éloge du moment et du jour présent, de ces petits moments tout bêtes qu'on s'octroie parfois dans la vie, quand on se met légèrement de côté pour pouvoir la regarder passer tandis qu'elle ne cesse de ne filer sous le nez, quand on prend tranquillement un café en terrasse un beau jour de printemps et qu'on regarde les jolies filles passer, d'un pas décidé et fier. Ca frétille perpétuellement dans ce magique coffret gorgé de bonnes vibrations et de bonnes intentions. Les morceaux sont très majoritairement issus de la deuxième moitié des années 60, ils sont courts, incisifs et sans chichi et à mille lieux des pleurnicheries et autres atermoiements nombrilistes des rastafariens écroulés. Voilà une musique qui se tient debout, une musique digne et toujours joyeuse. Parce qu'on n'a finalement pas le temps de se lamenter. Cette musique n'est rien d'autre qu'une célébration. Let's dance ! Demain est un autre jour ! La force de ces coffrets réside également sur le fait de répartir les 50 morceaux sur trois CDs. Soit moins de 50 minutes par CD: on n'a pas le temps de fatiguer en étirant plus que de raison l'écoute. Parfait en ce sens car dans l'esprit de la musique. Aux deux tiers du premier CD, on a droit à un morceau des divines Gaylets (dont je ne me lasse pas), le fabuleux "Lonely Feeling", une inestimable pépite à la croisée de la soul, de la pop et du reggae. Mais, vraiment, ça fourmille de partout dans ce dément coffret qui fait tourner la tête dans tous les sens. The Message, les Skatakites, les Gladiators, les Zodiacs, Harry J All Stars, le Baba Brooks Band, les Vagabonds, les Heptones, Laurel Aitken, Don Drummond, Roland Alphonso, Derrick and Patsy mais aussi Lee Perry et Jimmy Cliff, déjà là, les Maytals, of course, sans oublier le vétéran Lord Kitchener. Un festival, un feu d'artifices, un appel aux sens. Magique !


RoboCop
RoboCop
DVD ~ Joel Kinnaman
Proposé par MEDIA PRO
Prix : EUR 7,11

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Remake très honorable, 4 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : RoboCop (DVD)
Un remake de "Robocop" ? C'est vrai que le film de Verhoeven date déjà de près de trente ans et, donc, pourquoi pas ? Or, bien sûr, ce remake ne tient pas vraiment la comparaison avec l'original (pourtant pas un chef d'œuvre mais totalement maitrisé et aux sous-couches de lecture perverses redoutables). Là, déjà, il faut le dire, la réalisation est d'une grande platitude. Le film se regarde sympathiquement mais ne possède pas un souffle habité. Le casting n'est pas terrible si ce n'est Michael Keaton et Samuel Jackson qui cabotinent mollement sans vraiment rien apporter. En face d'eux, les autres acteurs sont de toute façon par trop pâlichons et blets. Malgré cela, le film se laisse gentiment regarder, disais-je. Parce qu'il conserve une certaine noirceur, tout de même, inhérente à l'intérêt du film et ils ont donc bien fait de ne pas l'éluder. De plus, le film pose également quelques questions bien senties et n'est donc pas un produit totalement inoffensif et creux. Ce qui, au final, n'est absolument pas rien. On n'a pas là affaire à un simple divertissement facile et sans aspérité. Alors voilà, sans être une réelle œuvre cinématographique, malgré sa narration trop linéaire et sans surprise, le film propose un ton acerbe et légèrement acide très bien vu qui lui permet de se distinguer très honorablement des purs produits de consommation. Sans être génial, "Robocop" est recommandable au moins pour ça. Très correct, donc.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : May 5, 2016 8:49 PM MEST


Trio Of Doom
Trio Of Doom
Prix : EUR 8,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Fatal trio, 4 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trio Of Doom (CD)
Un trio qui n'aura pas duré longtemps et qui de fait à l'époque (1979) participa à un festival et enregistra en studio trois morceaux. Pas de quoi sortir quelque chose sur le coup mais finalement on ressort tout ce qu'on a sous le coude 30 ans plus tard, morceaux live et titres studio, parce que quand-même, quel trio ! McLaughlin, Tony Williams et Pastorius ! Wow, c'est du très lourd. Et à l'écoute cela ne déçoit pas. Bon, bien sûr, le trio n'a pas eu le temps de fomenter une vraie cohérence de groupe, une réelle unité de ton, faute de temps. Ca ressemble plus à une rencontre fortuite où chacun se salue ici avec respect et déférence. Mais vu le talent plutôt énorme des trois gus, la rencontre tient ses promesses et les passages brillants se succèdent, de haute tenue musicale. Ca commence par le live avec d'abord Tony Williams en solo, qui introduit donc tout seul le trio en faisant chauffer ses peaux. C'est puissant, comme d'habitude avec Williams et ça n'augure que du bon, entrée en matière faisant monter la tension et nous laissant plein d'expectatives. Une compo de McLaughlin suit, "Dark Prince", furieuse et débridée où les trois mousquetaires envoient la sauce avec hargne et fougue. Ensuite, on a droit à l'aérien et atmosphérique "Continuum" de Pastorius. L'ambiance est toute autre et le groupe s'y montre tout aussi à l'aise que sur le précédent morceau. Tony Williams contribue lui aussi avec "Para Oriente", morceau tout en brisures mais bien groovy, teinté de funk. C'est également très bon. McLaughlin propose enfin une deuxième composition, "Are You The One, Are You The One ?" qui nous replonge dans les bourrasques de son premier titre. La force du disque est finalement de nous proposer des morceaux aux parfums très différents mais le trio s'en empare totalement avec flamme et autorité. Enfin, "Dark Prince", "Continuum" et "Para Oriente" (avec deux faux départs) nous sont assénés en version studio. Des versions plus travaillées, plus subtiles, plus abouties et sans doute mieux cernées. 40 petites minutes en tout mais de la musique très vivace et libre et toujours intéressante. On aurait aimé que le groupe puisse trouver son chemin et déboucher ainsi sur de véritables horizons nouveaux et novateurs mais ce qu'on possède là est déjà très éloquent et délectable.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : May 5, 2016 9:01 PM MEST


Jimi, All Is By My Side [Blu-ray]
Jimi, All Is By My Side [Blu-ray]
DVD ~ André Benjamin
Proposé par AAWATA59
Prix : EUR 10,75

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un à-côté précieux et précis, 3 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jimi, All Is By My Side [Blu-ray] (Blu-ray)
Bon, évidemment, sans l'aval des ayant-droits, cela devient compliqué: faire un film sur Hendrix mais sans pouvoir utiliser la musique, sans même pouvoir citer les titres des morceaux... Autant dire que ça part mal, cette affaire. Mais voilà, avec du talent et de l'envie, on arrive à faire quelque chose. Mieux, même, cela nous évite le classique biopic hollywoodien, construit systématiquement de la même façon (la jeunesse, perturbée, l'ascension vers la gloire, le sommet, puis la redescente, plus dure sera la chute, suivie de la rédemption). Alors, au lieu d'un film hyper prévisible, d'un produit extrêmement calibré et policé, on tient là finalement une belle pelloche penchant vers le cinéma d'auteur. D'ailleurs, ce film n'est aucunement un biopic: il se focalise sur un court instant de la vie de Jimi Hendrix mais bien entendu c'est 'une période charnière et cruciale. Le film démarre donc quand Jimi accompagne encore Curtis Knight et se termine quand le gaucher de Seattle va revenir aux US participer au festival de Monterey après avoir ébloui le tout-Londres. Partant de là, le film n'est, quelque part, pas fait pour le grand public. Car le réalisateur, indépendant par la force des choses, va bien rester fièrement campé sur ses positions. C'est ce qui permet au film de ne jamais être pris en défaut. Et le film se fait donc hyper précis sur les informations qu'il divulgue, jamais ne cherche à romancer son sujet. Un film sans éclat, sans pathos, et c'est bel et bien sa force. Or, il ne peut réellement enthousiasmer, pour les mêmes raisons, que ceux qui sont déjà très intéressés par le sujet. En général, les passionnés de musique trouvent les biopics sympas mais aussi très superficiels. Normal, les films qu'on a eu sur Ray Charles, Johnny Cash ou James Brown sont avant tout destiné au grand public, soit des gens pas forcément concernés à la base. Eh bien là, miracle, ce petit film brillant et bourré d'anecdotes et de passages savoureux pour les connaisseurs s'adresse, pour une fois, à ces connaisseurs, justement. Le film est donc un vrai plaisir pour initiés, on s'y repait égoïstement à plaisir, se délectant de tel ou tel clin d’œil aligné comme ça malignement. Surtout que la réalisation est sobre, s’appuyant sur un récit solide et bien documenté. Le casting est, de plus, extraordinaire, tous les acteurs de l'époque étant très bien représentés, parfois de façon assez hallucinante, même. A ce sujet, énorme coup de chapeau à Andre 3000, absolument époustouflant dans sa composition fort bluffante d'un Hendrix totalement vraisemblable. Il retrouve formidablement l'élégante nonchalance cool du guitariste, ce jusque dans les intonations de la voix lorsqu'il parle. Alors oui on n'entend pas Hendrix mais on possède les disques ! Et puis on entend Dylan, les Small Faces, les Seeds... Excellent donc mais surtout si vous êtes déjà familier du sujet. C'est, de fait, une exception dans le genre, et c'est suffisamment rare pour le souligner.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (12) | Permalien | Remarque la plus récente : May 5, 2016 11:02 AM MEST


Crown of madness
Crown of madness
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 10,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Honnête, 2 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Crown of madness (CD)
Après un premier album sympathique qui contenait quelques très bons morceaux mais aussi du remplissage, Dave Stewart a rempilé pour un second dans la continuité mais peut-être enregistré à la va-vite. Le problème: des compositions très moyennes dans l'ensemble. Sur ce maxi tiré de ce deuxième album, on retrouve le morceau "Crown Of Madness", un morceau très correct mais franchement un peu faible pour en faire un single (preuve de la relative faiblesse de l'album). L'intérêt réside dans les deux inédits qui suivent. Il y a tout d'abord le mid-tempo "Frustration" puis le plus énergique "If That's Love". Des morceaux qui n'auraient pas déparé sur l'album: ils sont plutôt solides sans être particulièrement non plus super inspirés. Ils sont également dans la lignée de cet album: la compo n'est pas grandiose mais la production est intéressante. Nanti de moins bonnes compositions, le second album proposait un Stewart plus bidouilleur et porté sur les sons. Résultat, cela tire tout de même les chansons vers le haut. Stewart a su garder un son de groupe (les Spiritual Cowboys, tout un programme, quand-même), assez rock, empilant les couches de guitares (pour un gros son mais pas trop). Mais il y rajoute, plus que sur le premier album, d'incongrues sonorités, avec notamment des synthés très différents d'un morceau à l'autre. Sur "Crown Of Madness", par exemple, il se fait ocarina espiègle tandis qu'il sonne clavecin délié sur "If That's Love". Si l'album "Honest" peut décevoir sur la longueur et son manque patent de mélodies fortes, les deux inédits du même tonneau sur ce maxi, certes pas remarquables, sont tout à fait corrects dans la mesure où ils ont été écarté dudit album. En tant que chutes de studio, étant égales aux autres titres du disque, elles sont par conséquent de bon niveau. Et cela permet, quelque part, d'y voir la bouteille à moitié pleine. Loin d'être indispensable, c'est sûr, mais deux inédits très sympas, tout de même.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 3, 2016 4:10 PM MEST


Seven Swords [Édition Simple]
Seven Swords [Édition Simple]
DVD ~ Leon Lai
Proposé par dadadvd2006
Prix : EUR 6,85

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Logiquement un poil rasoir sur la longueur, 1 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Seven Swords [Édition Simple] (DVD)
Tsui Hark est forcément un génie quelque part. Pour autant il est incapable de maitriser un film de A à Z correctement. Dans sa vaste filmographie, "Seven Swords" compte assurément parmi ses bons films. Belle mise en scène, réalisation impressionnante et maestria époustouflante en ce qui concerne les scènes de combat, d'une grande inventivité. Vrai, chaque plan est esthétisant comme rarement et le film est tout du long d'une grande beauté formelle. Mais au bout d'une heure trente (le film dure deux heures trente), coup de mou. C'est bien beau de vouloir peindre une grande fresque épique et chevaleresque mais le fait est que Tsui Hark en perd le fil (le film ?). Le scénario se complique inutilement et Hark peine à insuffler de la vie à ses différents personnages. Le film est basé sur sept caractères très singuliers qui s'expriment au moyen de sept sabres très personnels. Le film est basé sur un roman mais Hark ne parvient pas à dépeindre précisément les sept protagonistes, s'emmêlant quelque peu en voulant les différencier. Ces deux problèmes, scénario confus et personnages mal dégrossis, sont assez récurrents chez Tsui Hark. Et au lieu de réussir son coup à ce niveau, Hark tombe dans un autre travers, celui-ci typique des films hongkongais: le sentimentalisme mièvre, pour ne pas dire niais. Le film se termine heureusement sur une bonne dernière demi-heure, avec des combats fantastiques au final. Le film est sans doute trop long mais l'essentiel demeure: magnifique à regarder constamment, de vrais choix de réalisateur tout du long pour l'habiller comme il se doit: prises de vue, palette chromatique judicieusement déployée. On assiste à un beau spectacle impressionnant, on en prend plein les mirettes comme il faut. Au passage, Tsui Hark s'appuie sur une certaine tradition du film d'aventure, de celle qui fait remonter d'agréables souvenirs, ceux de ces films qu'on regardait enfant, émerveillé car il nous emmenait ailleurs le temps de 90 minutes (et pas 150 !), avec des gentils qui survivaient à mille trahisons face à de redoutables méchants patibulaires à souhait. Mais il transfigure cette tradition en lui insufflant une modernité à couper le souffle par ses combats virtuoses, bien sûr, mais aussi par la vision d'un réalisateur de son temps, qui s'exprime dans les choix que j'ai énumérés plus haut. On ne va donc pas bouder son plaisir: même si le film pêche par certains côtés mal maitrisés, l'ensemble est suffisamment féérique pour enchanter le spectateur comme il se doit.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : May 3, 2016 4:12 PM MEST


Prince : The Undertaker [VHS]
Prince : The Undertaker [VHS]
VHS

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Ce qu'on entend est passionant mais ce qu'on voit tangue trop..., 30 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Prince : The Undertaker [VHS] (Cassette vidéo)
Dans cette VHS, pas rééditée depuis, sortie en 1995 en même temps que "The Sacrifice Of Victor", Prince nous conviait chez lui pour un set bien rock où il n'était accompagné que par Michael B à la batterie et Sonny T à la basse. C'est bien tout l'intérêt de cette cassette que de nous présenter un Prince dans une configuration minimale, en trio, bien loin des albums plus léchés.

Ca commence avec l'excellent blues-funk "The Ride", bien long et asséné avec force solos de guitare. Il faut noter que de toute façon, sur chaque morceau, Prince prend de longs solos très électriques et rock. S'il n'est pas un très grand guitariste, il possède néanmoins son son et son style, ce qui est sans doute plus important et le rend fort compétent à l'arrivée. Ici, il est clairement dans une approche bruitiste et violente plus proche de Hendrix que de Santana, son autre grosse influence guitaristique.

Va suivre un juteux et moite "Poor Goo", funk en mid-tempo bien balancé. Puis Prince se fait plaisir en reprenant "Honty Tonk Woman" qu'il va faire suivre par un bouillant et énervé "Bambi" tiré du second album. Il revient ensuite à un funk-blues rageur avec "The Undertaker". Et donc, partout, ces giclures d'électricité sous forme de solos balancés telles des fusées dans la nuit pourpre. On passera sur le dernier morceau, le très moche "Dolphin" (ça, c'est Prince quand il rate son coup) car il est très court et sans intérêt.

Voilà, mode trio, un Prince brut et assez inhabituel mais un truc qu'il sait, bien sûr, brillamment faire et qu'il partage donc ici avec nous. On notera bien entendu l'excellence de ses deux accompagnateurs, pourtant quelque peu sous-utilisés ici. Car il faut entendre ces deux-là sur l'excellent disque de Jeff Lee Johnson, guitariste de jazz venant lui aussi de Minneapolis et bien moins limité techniquement que Prince. Sur cet album, on peut réellement entendre la qualité swinguante et bondissante de Michael B et Sonny T et leur jeu est plus riche et plus nuancé. Pour autant, évidemment, avec Prince, Michael B possède bien une frappe gigantesque et Sonny T dégoupille des lignes de basse démoniaques, jamais pris en défaut.

Bon, maintenant, les trucs qui fâchent... Au lieu de filmer tout cela normalement, un soi-disant réalisateur pare le film de penchants artistico-prétentieux. Déjà, il y a 5 minutes introductives totalement absconses présentant une jolie donzelle un peu paumée qui erre ici sans qu'on ne sache trop pourquoi. Le vrai problème, c'est qu'ensuite, on va continuer à la voir, constamment, en train d'errer, en alternance avec les images du groupe en live ou carrément en surimpression. Surimpression à tendance psyché arty, images colorées, étirées, kaléïdoscopées, trafiquées sans arrêt. Surtout que la caméra, même quand elle filme notre cher trio, ne cesse de bouger dans tous les sens, de façon totalement épileptique. Genre la fille errante est dans un rêve psyché, tout ça, tout ça... Mais le résultat, c'est que c'est extrêmement fatigant à regarder (en plus d'être carrément tarte).

En somme, si ce qu'on entend est vraiment très bon, ce qu'il y a à regarder est passablement navrant. D'autant que le son, prise directe sur la console Dat, est assez époustouflant, surtout pour une VHS. A l'écoute, c'est donc soufflant mais une vidéo, ça se regarde, non, à la base ? Et là, c'est raté. Enfin, la cassette dure 40 minutes... C'est bien court, c'est frustrant. A compléter donc impérativement avec "The Sacrifice Of Victor" qui présentait Prince en live dans un petit club lors d'un aftershow, souvent en sideman de luxe, là encore une facette non dévoilée sur les albums. On tient alors là deux témoignages complémentaires et éclairants sur le petit Prince et son grand talent et on arrive à une durée conjuguée plus concluante d'une heure trente. Maintenant, ces deux VHS, devenues rares, coutent un bras...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 1, 2016 11:14 AM MEST


Légendes vivantes (Anchorman 2 : la légende continue)
Légendes vivantes (Anchorman 2 : la légende continue)
DVD ~ Will Ferrell
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Humour vivace appelé à devenir légendaire, 24 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Légendes vivantes (Anchorman 2 : la légende continue) (DVD)
Quand est sorti sur les écrans "La Légende De Ron Brugundy" en 2004, c'était tout simplement la meilleure comédie depuis 10 ans voire plus. Alors quand finalement un second film sort, on se méfie quelque peu mais on fonce essayer quand même. Parce que Will Ferrell, dans ce rôle-là, était impayable. Mais il est vrai que si tous ses films sont invariablement sympathiques, ce ne sont clairement pas tous des chefs-d'œuvre. Surtout que dans le registre de l'humour, c'est très difficile.

Or donc, ce second opus, qui sort 10 ans après le premier, est la meilleure comédie depuis 10 ans, c'est-à-dire depuis le premier "Ron Burgundy" ! Bon, je mens un peu, il y a tout de même eu le très déjanté "My Movie Project" des frères Farrelly entretemps mais bon, le personnage créé par Will Ferrell est immense, marquant, fait partie finalement des personnages mythiques créés au cinéma. Il méritait largement ce second film.

Un film fou, surréaliste, où les gags absurdes mais irrésistibles s'enchainent les uns aux autres sans qu'on ait le temps de souffler, ça file à toute berzingue dans un délire impossible. Mais le film ne fait pas qu'enchainer les gags hilarants: il réussit à maintenir le fil de son histoire tout du long, aménageant même de sensationnels rebondissements (tordants) dans son intrigue. Et le film se permet même de largement égratigner la télé-poubelle ainsi que le goût du public (car c'est quand même lui fait les taux d'audience).

En parlant de public, c'est rien de dire qu'en France, Will Ferrell n'a clairement pas la renommée qu'il mériterait. C'est qu'ici, Christian Clavier et Frank Dubosc sont les champions de l'humour. Il faut s'y faire et supporter comme on peut. Will Ferrell, c'est autre chose, l'école Saturday Night Live, on peut le rapprocher des comédies de Judd Apatow (responsable, par ailleurs, du premier "Ron Burgundy") ou des frères Farrelly déjà cités. Mais Ferrell ne cherche jamais à faire réellement un constat social comme l'un et est moins trash que les deux autres. Chez Ferrell, on est vraiment dans l'humour à fond, absurde, proche du cartoon, du délire.

Ben Stiller, finalement, sans doute à cause de ses comédies plus familiales, a su trouvé le public français. Pas Ferrell et ce n'est pas ce "Légendes Vivantes" bien foufou et hystérique, archi-dingo et à mourir de rire qui devrait y changer quoi que ce soit. Trop fou, trop fun, trop hilarant, en fait. Mention spéciale à Steve Carell dans le film, absolument désopilant et bien barré. Immense film d'humour contagieux.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 27, 2016 10:55 AM MEST


More French Girl Singers of the 1960s
More French Girl Singers of the 1960s
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 13,17

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Et bath et sensass !, 21 avril 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : More French Girl Singers of the 1960s (CD)
Mince, et dire que c'est des Anglais qui sortent ça ! Les gars ont fait le tri et dépotent de manière assez hallucinante 24 titres incroyables chantées par de jeunes et jolies donzelles dans les sixties dans la langue de Molière. C'est constamment délicieux et on tombe même bien souvent sur de géniales pépites. Le truc, c'est que tous les morceaux sont frais, insouciants, naïfs et fun et, surtout, groovy. A part deux incongruités un peu plus folk chantées en anglais par Gillian Hills (la jolie fille sur la pochette), le reste est invariablement pop, parfois à tendance psyché (ah, l'année 1967) mais toujours swinguant. Il y a bien sûr quelques gainsbourgeries: les très connues "Comment Te Dire Adieu" par Françoise Hardy, "Les Papillons Noirs" par Michèle Arnaud ou encore "Sous Le Soleil Exactement" par Anna Karina qui clôt idéalement la compilation mais aussi les plus obscures "Attends Ou Va-t'en" par France Gall (très très bon) et "Au Risque De Te Déplaire" par Marie-Blanche Vergne. La grande Jacqueline Taïeb est également de la fête avec un incroyable "Bravo" ou une adaptation en anglais de son grand classique "7 Heures Du Matin" qui devient "7 Am". Citons aussi Pussy Cat pour un irrésistible "Hymne Au Soleil" et sa reprise des Small Faces "Sha La La La Lee" transformé en "Ce N'est Pas Une Vie". En parlant de reprise, il y a également cette incroyable et magique version du "In The Past" des méconnus mais pourtant excellents We The People (foncez vous procurer le Cd "Too Much Noise" pour découvrir cet immense groupe) sous le titre "La Fermeture-éclair" par Delphine. Grandiose et irrésistible. Gillian Hills nous propose un troisième morceau excellent, très Jacqueline Taïeb (rappelons que cette dernière écrit entièrement, paroles et musiques, ses chansons), "Tut, Tut, Tut, Tut". On peut encore citer Violaine pour deux excellents titres, "J''ai Des Problèmes Décidément", délicieux, et "Il N'a Que Des Chansons". On ne fait pas l'impasse sur Brigitte Bardot avec son croquignolet "Je Danse Donc Je Suis" mais en vérité on pourrait tout citer. Les arrangements sont souvent de haut vol et on se dit qu'on savait donc faire de bien belles choses ici aussi. Pas la moindre des surprises dans ce disque est de nous faire aimer France Gall: il y a le morceau de Gainsbourg déjà cité mais également un incroyable "Jazz A Gogo" (cosigné par Alain Goraguer). Certes, France Gall n'est pas Ella mais elle sidère sur ce titre par rapport à ce qu'on connait d'elle habituellement. Enfin, l'agencement des morceaux est très bien vu: on passe d'un titre à l'autre comme dans un rêve, on est sans cesse ébahis, allant de surprise en surprise, de morceau incroyable à un autre tout aussi sensationnel, ça fait mouche constamment. Ah, cet exquis "Le Même Jour" de Valérie Lagrange". Oh, cet adorable "Pas De Taxi" par Annie Philippe (son "On M'a Toujours Dit" qui ouvre la compile est tout-à-fait charmant également). Il faudrait tout citer, vous dis-je ! Vraiment excellent (et c'est le deuxième volume, ça, madame). Bon, en attendant, il parait que les L5 se reforment. Qui ? Oui, moi aussi, ça m'a fait ça...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 27, 2016 10:51 AM MEST


Transplants
Transplants
Prix : EUR 10,05

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Bonne opération, 20 avril 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Transplants (CD)
Depuis que je possède ce disque (2003, tout de même), je le ressors régulièrement avec grand plaisir. C'est que c'est une franche réussite; s'il n'y avait pas un ou deux morceaux un ton en-dessous du reste, je parlerais même de chef-d'œuvre. Car dans le genre fusion rap/rock, on ne voit tout simplement pas mieux (Beastie Boys hors concours). Le premier titre donne l'ambiance: tendue, avec un son à la fois puissant mais avec des respirations. Dès le deuxième titre, l'énorme "Tall Cans In The Air", on sait que Tim Armstrong, leader de Rancid, a tout bon, et ce pour plusieurs raisons. L'homme a compris l'essence du rap, son côté ambiance très important qui permet au morceau d'avoir une couleur, un timbre. D'autres se contentent d'ahaner des lyrics, ce qui n'est pas suffisant. L'habillage est important et Armstrong le sait. Il va donc chiader les arrangements. D'autre part, les Transplants ne versent jamais dans le hard rock, grosse erreur de tous (TOUS) les autres groupes qui s'essaient au mariage rock/rap. Armstrong vient du punk et ne nous fait jamais le coup des guitares criardes aux riffs géométriques. Il préfère les gros sons de tronçonneuse bien épais et efficaces, les accords lâchés avec hargne ou morgue selon l'humeur. Ce que va prouver toute la suite du disque, très variée et bien écrite. Car en plus des deux points forts mentionnés, Armstrong va particulièrement soigner les compositions. Preuve en est le magnifique refrain triste et désabusé, en mode mineur, de "D.J. D.J.". Déboule ensuite un "Diamonds And Guns" hyper efficace qui tient sur un diabolique et entêtant riff de piano avec des chœurs à la "Sympathy For The Devil". Ca baisse d'un petit ton avec "Quick Death", punk et abrasif mais pas inoubliable non plus mais ça repart de plus belle avec la superbe et bien nommée "Sad But True" qui démarre comme une ballade triste, donc, on pense aux Pogues, il y a un orgue d'église pas gai et puis finalement la rage revient avec un refrain killer à la Joe Strummer. Encore une grande réussite. "Weigh On My Mind" qui suit est encore un mid-tempo hargneux comme il faut puis vient l'énergique et débraillé "One Seventeen", court et concis. La fin de l'album est très bonne: "California Babylon" étonne et détonne avec un piano honky-tonk sautillant, le morceau swingue avec morgue et surprend, avec encore les chœurs de "Sympathy For The Devil" ! Arrive le sublime hymne déglingue "We Trusted You" porté par un dégoût puissant et une colère froide. Constat: les Transplants sonnent vrais et ridiculisent en un seul morceau tous les Rage Against The Machine qui se la jouent énervés en fomentant la révolution avec des slogans de bac à sable. "D.R.E.AM." se place en avant-dernière position, le morceau le plus hip hop du disque, ambiance urbaine oppressante. Et on termine en grande pompe avec le superbe "Down In Oakland" à l'ambiance de western spaghetti comme un générique de fin qui sentirait la rouille et l'os. L'album est donc riche, puissant, bien torché et envoyé, fort de morceaux ayant tous leur personnalité. Je l'ai déjà dit: on a frôlé ici le chef-d'œuvre. Une réussite incontestable et qui jure formidablement avec les piteuses productions actuelles...
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