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Contenu rédigé par Stefy
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Commentaires écrits par
Stefy
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Pandémie
Pandémie
DVD ~ Hyuk Jang
Prix : EUR 9,98

5.0 étoiles sur 5 Pan dans le mille, 10 février 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pandémie (DVD)
Avec ce film, encore une fois, les Coréens démontrent qu'ils sont peut-être bien le pays à suivre actuellement en cinéma. Car voilà un film ultra efficace, au rythme jamais démenti. Avec les Américains, à l'heure actuelle, on aurait eu droit à un blockbuster poussif et morne. Ce n'est pas du tout le cas ici. On rentre vite dans l'histoire grâce à un étalage efficient des principaux personnages. Dès lors vont s'enchainer les séquences, de plus en plus déliées, chacune contribuant à créer une tension de plus en plus fébrile jusqu'à un final d'un fort climax. On n'a pas le temps de souffler, on est pris dans l'engrenage, de plus en plus serré et noueux de l'intrigue. Qui se déroule certes selon des codes parfaitement éprouvés et normés mais surtout totalement maitrisés. Le film ne se veut ni arty ni poseur, ne fait donc pas son intéressant, ni ne tente d'être original. Il veut juste vous embarquer durant près de deux heures dans un maelström d'action et d'émotion. Et l'équilibre est parfaitement atteint entre l'action qui ne cesse d'aller crescendo tandis que l'émotion gagne elle aussi au fur et à mesure de l'histoire. Le réalisateur n'hésite même pas à taper sur les doigts des Américains et à rejeter leur hégémonie (politique mais aussi qu'on peut facilement voir de manière symbolique quant au sujet du cinéma). Le film fonctionne à fond et est haletant d'un bout à l'autre puisqu'à peine est-on entré dans l'histoire qu'on est de plus en plus scotché par son déroulement immuable à travers de nombreuses scènes d'action de plus en plus frénétiques, sa tension de plus en plus menaçante créant un suspense de plus en plus insoutenable et une émotion grandissante nous envahissant de plus en plus à mesure que le drame se noue. Bon, ça fait beaucoup de "de plus en plus" mais c'est parce que c'est exactement ça. Le film est construit et réalisé royalement pour happer sans problème le spectateur et ne plus le lâcher. Efficacité redoutable, émotion et grand spectacle, on en sort le souffle court. Super valable.


Pushin' Too Hard: The Best of The Seeds by The Seeds Import edition (2007) Audio CD
Pushin' Too Hard: The Best of The Seeds by The Seeds Import edition (2007) Audio CD

5.0 étoiles sur 5 Les Seeds égrènent, égrènent, égrènent..., 10 février 2016
C'est marqué best of mais c'est vraiment plus que ça: 49 morceaux sur deux CDs soit la quasi totalité des 4 premiers albums studio et 6 extraits du live qui suivit, le tout sorti en deux petites années, 1966 et 1967. C'est l'éclate car les Seeds, ce n'était franchement pas rien.

Brutaux, limités techniquement, le groupe enfonçait volontiers toujours le même clou mais alors, quel clou ! Encore maintenant, dès les premières mesures de "Pushin' Too Hard" qui ouvre cette anthologie (et la clôt dans une version live bien coruscante), impossible de ne pas grimper aux rideaux. Paroles déclamées/débitées sur fond de rythmique martelée frénétiquement, brisures de guitares anguleuses nimbées, c'est leur botte secrète, d'un orgue distillant un diablotin motif répétitif et aguicheur.

Les variations autour de ce concept pétaradant, délivrant un garage serré et nerveux aux émanations rampantes et dangereuses, toujours sur la brèche, sont très souvent réussies, le groupe, avec son leader fou Sky Saxon en tête, trouvant invariablement la petite mélodie, simple et entêtante, rehaussée d'arrangements limpides, là encore simples mais grandement addictifs et bien sentis.

Quand ils s'attaquent à une ballade, leur mètre étalon se nomme alors "Can't Seem To Make You Mine", un modèle de rage adolescente renfermée et vicieuse, qui baigne dans des non-dits funestes et délétères. Là encore, ils sauront décliner le concept. Ce faisant, ils influenceront autant les Stooges que les Doors et bien au-delà tant cette musique sonne aussi sauvage et irradiée de nos jours.

Le premier CD se cale sur les deux premiers albums (plus deux live) en 24 morceaux, manifestes garage fonçant droit dans le mur, tandis que le second CD, en 25 morceaux (dont 4 live) se focalise sur le troisième LP où les Seeds embrassent avec effusion la cause psychédélique. Il suffit de lire les titres des morceaux pour se donner une idée. Surtout, ce troisième album regorge d'arrangements déments dans, disons-le, surtout le premier sens du mot. Ceci permet aux Seeds de se réinventer quelque peu ou, en tout cas, d'évoluer de manière fort significative et réussie. On a droit enfin au quatrième album, une sorte de retour aux racines, un recentrage plus traditionnellement rock'n'roll basique et sans (trop) de fioritures, où le groupe cherche à sonner comme Chuck Berry ou comme un groupe de blues chicagoan. Ils s'essaient même à un exercice country, c'est dire. Ce ressourcement n'aurait bien sûr jamais vu le jour sans le psyché cramoisi du troisième album. Et tout ça en deux petites années.

Résultat des courses, c'est énorme très souvent et gouleyant tout le temps. Le groupe dépote et épate continuellement, alignant les petites pépites vrombissantes sans vraiment mollir. Un garage sale et méchant, vicié, parfois éberluant, toujours grisant. Une superbe somme pour un groupe très typé mais parfaitement à son affaire, sans réel équivalent finalement, qui avait su faire de ses faiblesses des atouts et créer un style bien à lui. Un grand groupe sait toujours délimiter un territoire.


Magic of Glenn Miller by Glenn Miller
Magic of Glenn Miller by Glenn Miller

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Perles (à rebours), 8 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Magic of Glenn Miller by Glenn Miller (CD)
Les puristes du jazz (ça commence bien... ) ignorent/méprisent totalement Glenn Miller. Certes, le gars est loin d'être un monstre de swing et son band joue très carré. A vrai dire, lui-même devait le savoir parfaitement et devait s'en soucier comme d'une gigue. Son propos était de proposer une musique suave et duveteuse, faite pour séduire le grand public et le faire gentiment tanguer.

De fait, le style du bonhomme est unique, il possède bien un son, avec son grand orchestre, qui n'appartient qu'à lui. Une sombre histoire de clarinette jouant à l'unisson mais à l'octave supérieure la partie du sax ténor. Sans doute. Le fait est qu'on ne peut que reconnaitre le son Glenn Miller: c'est douceureux et bienveillant, d'une élégance sobre et droite.

88 morceaux dans ce coffret qui représente un parfait résumé de la carrière de Miller, plus de quatre heures trente de musique où Glenn et ses comparses enfilent les gemmes. On a beau dire, on a beau lutter, les titres sont imparables, d'une délicatesse bien ourlée, à la sonorité enjôleuse. Un charme suranné opère sans coup férir et on se retrouve projeté dans une toute autre époque.

Madame a soigneusement revêtu ses gants en satin (doll plus que lol) et a sorti négligemment son porte-cigarette qu'elle s'apprête à porter à ses lèvres avec préciosité, un sourire en coin. Monsieur sort alors prestement son briquet d'un geste ferme mais non brusque. Il venait de se resservir un martini avec deux olives et repositionnait machinalement le pochette de son costume. Clairement, à l'écoute de Glenn Miller, un monde disparu resurgit, un monde fantasmé où l'élégance et la courtoisie sont de mise, un monde où tenir la porte à la dame n'éveillait ni sexisme ni ridicule. Sans doute déplacées à l'heure actuelle, il est pourtant agréable de ressentir de nouveaux ces sensations, pas tout à fait étrangères, finalement, à nos mœurs bien humaines pour peu que la haine de l'autre et le rejet de toute pensée évolutive ne fassent pas partie des vos prérogatives.

Le coffret est sous-titré "The Magic Of Glenn Miller" et est parfaitement en adéquation avec la musique distillée. C'est un plaisir rare que de retrouver tout ce charme d'un autre temps, d'écouter aujourd'hui, en se demandant comment de telles qualités humaines pouvaient ainsi être mises en avant tant le règne de la médiocrité a désormais tout plongé vers le bas, cette musique à la fois digne et élégante. Cette musique est aussi indélébilement liée à la fin de la guerre, à la joie de la paix enfin retrouvée. Déferlante américaine qu'il ne faut pas idéalisée, bien sûr, mais bien réelle également, cette fascination, qui allait de pair avec les films de l'âge d'or hollywoodien.

Des gemmes, vous disais-je. Sachez également que Glenn Miller était capable de reprendre aussi bien du Verdi qu'une chanson issue du folklore russe en sus de ses nombreux classiques et standards. Universelle, cette musique représentait bien (et ça le fait toujours) une espèce d'idéal, une foi imputrescible en l'humanité et les valeurs que l'être humain se doit partager avec tous. Des valeurs, oui, parfaitement.

Les puristes du jazz (il est grand temps d'en finir...) ont rarement raison. Cela dit, OK, je file me remettre un live d'Hendrix. Pas de soucis. C'est juste que Glenn Miller, malgré sa tronche de premier de la classe, son côté ringard guindé, bon sang, c'était quelque chose. Sa musique représente vraiment quelque chose. Elle veut dire quelque chose. Et ça, ce n'est pas donné à tous. Et, par-delà le cockpit, l'horizon s'embrase à l'infini tandis que la musique ne cesse de nous bercer et de nous promettre les étoiles pour l'éternité.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (10) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 10, 2016 4:07 PM CET


Looking Ahead by Mcintyre, Dolphy (1994) Audio CD
Looking Ahead by Mcintyre, Dolphy (1994) Audio CD

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Regarder devant, oui, mais sans oublier ses racines, là derrière tout cela, derrière ce présent, 5 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Looking Ahead by Mcintyre, Dolphy (1994) Audio CD (CD)
Le problème avec Eric Dolphy, c'est qu'il nous a quitté bien trop tôt. C'était l'un des rares à approfondir réellement l'héritage d'un Charlie Parker et d'avoir su créer un style bien à lui. Or donc, ses enregistrements ne sont finalement pas légion. Le voici associé à l'inconnu Ken McIntyre pour un excellent album datant de 1960. Six morceaux dont cinq thèmes de McIntyre car c'est quand-même son album à lui. Eric Dolphy est écrit en plus petit sur la pochette. McIntyre est un saxophoniste alto qui, comme Dolphy, se saisit parfois de la flûte. Il y a bien entendu, en plus pour Dolphy, la clarinette basse. A l'écoute, c'est très très bon: McIntyre tient la dragée haute à un Dolphy égal à lui-même, c'est-à-dire souvent génial. Moins exubérant et moins accompli que son acolyte, certes, mais McIntyre propose un jeu très alerte et délié, un bop moderne aux contours donc un peu free. En tout cas, la communion est complète: les deux larrons virevoltent à qui-mieux-mieux, on parlera ici plus de dialogues musicaux que de solos tant l'un relance inlassablement l'autre dans un plaisir évident et une joie de vivre communicative. McIntyre et Dolphy se complètent donc ici idéalement et délivrent un album très complet, bourré de bons moments, fort d'une musique pétillante et altière conjuguant le bonheur de vivre. Le bonheur serait total s'il n'y avait un petit bémol (9, of course): la section rythmique, à côtés de nos deux allumés, parait bien pâlotte. Oh, les gars font le boulot, et correctement, mais ils s'en tiennent uniquement à cela, semblant ne pas trop participer, finalement, à la fête. On inclut dans ce constat, même si dans une moindre mesure, le pianiste, qui prends certes des solos mais ces derniers n'ont ni la fougue ni le souffle (justement) des deux saxophonistes. Quant au contrebassiste et au batteur, eux, c'est franchement minimum syndical. Aucune prise de risque, ils maintiennent juste gaillardement le tempo sans trop se mouiller. Et de fait, incapables d'élever le débat, ils transforment un album qui aurait alors été exceptionnel, survolté, voire apocalyptique (oui, je m'emporte un peu, là, d'accord) en un album seulement excellent. On imagine si la section rythmique avait boosté encore plus nos deux valeureux et héroïques soufflants, les dynamisant comme il faut, leur insufflant un soupçon d'énergie supplémentaire, voire en les poussant dans leurs derniers retranchements. C'aurait été vraiment fabuleux. Bon, cela reste un super disque, attention, la qualité des interventions de Dolphy (plus à démontrer) et de McIntyre (agréablement surprenante car totalement épatante, ce type aurait du enregistrer bien plus, il avait visiblement des choses à dire) ainsi que leur parfaite adéquation garantissent un petit bonheur pour tous les amateurs de jazz vivant et signifiant. Ces deux-là jouaient bien et, en plus, se sont parfaitement trouvés. Ca s'entend, la musique qui sort de leurs binious est magnifique et suinte de vie. Quand le jazz sonne comme ça, il est irrésistible, tout simplement.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (11) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 10, 2016 1:20 PM CET


Lost & Found
Lost & Found
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 31,11

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un très bon Scott branché sur du 110, 3 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lost & Found (CD)
On connait les musiciens qui veulent rivaliser de vitesse. Dans le rap, il y a aussi eu ceux qui avaient le plus gros débit et qui taclaient la concurrence en assénant que c'étaient eux qui allaient le plus vite (Young MC pour ceux que ça intéresse). Jimmy Scott, lui, c'est tout l'inverse: c'est le chanteur le plus lent du monde. Il étire la mélodie, fait durer chaque syllabe comme pas permis, distillant chaque note méticuleusement, comme un funambule en équilibre toujours précaire et proche de la chute. Avec sa voix très spéciale dans le genre castrat, Scott est bien un chanteur totalement atypique et hors norme. Et fabuleux. Tout un art que le chant chez cet extraterrestre relancé sur le tard par... David Lynch. Parlez de bizarrerie ! Concernant ses morceaux enregistrés à la fin de sa carrière, je suis d'ailleurs très mitigé. Jimmy Scott y chante en roue libre, déroulant ses tics et ses manies, engoncé et à l'étroit dans des reprises pop qui, si elles sonnent de manière très originale, n'émeuvent pas, fleurant trop le pur exercice de style un peu vain. C'est comme s'il récitait le bottin et cela prouve encore l'ineptie de la formule. Mais sur ce disque, on a affaire à deux séances incroyables d'intensité datant l'une de 1969 et l'autre de 1972. Jimmy Scott s'accapare ici des standards jazz, accompagnés par de très bons musiciens (jazz), à l'écoute, tels Ray Bryant, très bon, Ron Carter ou encore Billy Cobham. Du lourd. Mais léger comme tout ici, donnant toute la place à la voix de Scott, accompagnant réellement le chanteur, le suivant dans ses circonvolutions et ses envolées. Un chanteur qui émeut dès les premières notes lâchées, tels des sanglots. Longs. Des violons viendront ensuite faire monter la mayonnaise. Car les morceaux vont aller crescendo, montant lentement, pour atteindre un pic d'intensité, un pur climax, avant que le soufflé ne retombe, en chaudes larmes alors, gorge serrée et genoux à terre. Le silence qui suivra chaque morceau n'en sera que plus éloquent. Les 10 morceaux de ce disque sont à tomber, chacun propre à vous tirer les larmes. La plus connue est peut-être (sans doute) la fameuse "Unchained Melody" et il faut entendre comment le petit Jimmy Scott essore littéralement, en prenant son temps, patiemment, la jolie rengaine, pour en extraire un monstre de douleurs et de blessures. Du grand art, une version inoubliable. A noter également une magnifique et terrassante reprise du traditionnel "Sometimes I Feel Like A Motherless Child" d'une humanité titanesque vous remuant au plus profond. Mais si je devais n'en citer qu'une (bien que, je le répète, tous les morceaux ici sont proches du divin), j'opterais sans doute pour "Exodus" (non, pas le morceau de Marley...): si vous ne pleurez pas à l'écoute de cet enregistrement incroyable d'intensité dramatique, c'est que vous n'êtes pas humain, tout simplement. Car c'est toute la douleur de venir au monde puis d'exister, de demeurer vivant, qui est exprimée par cette voix, l'une des plus remarquables qui soient. Et, bien sûr, paradoxalement, elle nous fait du bien car on se reconnait dans ces fêlures de l'âme. Lou Reed, pourtant avare en compliments, confessait bien volontiers que Jimmy Scott était son chanteur préféré. Ultime précision sur les violons dont j'ai parlés tout à l'heure: arrangements d'Eumir Deodato sur 5 titres et d'Arif Mardin sur 3. Ca parlera à ceux qui savent et c'est une indication supplémentaire de l'excellence de la musique proposée ici. Tout simplement renversante.
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Cry To Me (Best Of) - Edition Digipack collector
Cry To Me (Best Of) - Edition Digipack collector

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un très bon Scott en continu, 2 février 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Cry To Me (Best Of) - Edition Digipack collector (CD)
Ça commence par "Are You Lonely For Me Baby", petit classique et petite pépite de soul sixties imbattable. Déjà, si vous ne possédez pas ce morceau sur une quelconque compilation soul, l'achat de ce CD est largement envisageable. Mais il ne faudrait pas réduire Freddie Scott à cet unique morceau, si formidable soit-il. Car suit une version de "Cry To Me", morceau associé généralement à Solomon Burke. Là où ce dernier délivrait une charmante lecture un peu pop et plutôt enlevée, Scott ralentit délibérément le tempo pour la transformer en une belle ballade. Et le reste est à l'avenant: ballades deep-soul, mid-tempos lascifs et rampants ainsi que quelques stompers plus frénétiques, Scott récite une soul 24 carats, aidé en cela par une voix chaude et rocailleuse absolument parfaite pour l'idiome. Clairement, l'homme vient du Sud, ses inflexions vocales l'attestent allègrement. Ces morceaux ont été enregistrés entre 1966 et 1968 à New York mais l'accompagnement lorgne également vers l'épure stylistique sudiste école Muscle Shoals / Fame. On pourra regretter l'omniprésence un peu trop envahissante des chœurs féminins sur les morceaux de Freddie Scott, mais c'est aussi paradoxalement ce qui confère leur cachet à ses enregistrements: ligne sudiste épurée à l'assise rythmique terrestre mais rehaussée d'une petite touche de sophistication urbaine qui rend sa soul un peu plus flashy et glamour. Certes, on peut préférer une plus pure approche du genre, comme le son Goldwax d'un James Carr, mais les vingt morceaux de ce disque se situent juste un tout petit cran en dessous de ces légendaires enregistrements. Ils constituent dans tous les cas une pleine approche, stylée et racée, du genre dans son âge d'or. Freddie Scott: encore un géant de la soul à déterrer pour notre bonheur. Ses enregistrements brillent ici de mille feux, sans forcer. Épatant.
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Flash Gordon [Édition Collector]
Flash Gordon [Édition Collector]
DVD ~ Sam J. Jones

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Le summum du kitsch, 1 février 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Flash Gordon [Édition Collector] (CD)
Ouah, le truc ! "Flash Gordon", un film ? Oui mais faut expliquer un peu: dans le genre kitsch intégral, difficile de faire mieux (pire). Car tout y est, pour le coup: mauvais acteurs (je ne sais pas où ils ont déniché leur Flash Gordon mais c'est assurément une perle), réalisation mollassonne et maladroite, décors en carton et polystyrène, technicolor pétant qui finit par piquer grave les yeux, trucages d'un autre temps, histoire nulle, jusqu'au coup de génie de la BO de Queen, cerise royale sur le cheese cake, en adéquation totale avec la bouffonnerie sur l'écran. Si on n'avait pas compris Toto pour "Dune", on adoube largement Queen pour "Flash Gordon". Et "Dune" était carrément raté (Toto !). "Flash Gordon", c'est bien entendu une autre affaire: amusé, on regarde avec un plaisir pervers ce pataquès insipide et débile, absolument monstrueux de bêtise mais qui est d'une telle kitscherie effrontée qu'il en devient fascinant. A se procurer dans l'édition, au joli packaging ringard mais coloré (of course), qui contient le CD de la BO pour prolonger la fête. Flash, ah ah: oui, c'est pour rire.
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Studio One Rocksteady
Studio One Rocksteady
Proposé par dodax-online-fr
Prix : EUR 12,71

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Trop cool, 1 février 2016
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Dès le premier morceau, groove alangui superbe, débordant de sensualité et d'élégance, on y est: voici une compilation super classe mitonnée par Soul Jazz qui va piocher de bien délicieux morceaux dans le grandiose et fourni catalogue de Studio One.

Si j'aime l'exubérance et la vitalité du ska, force est de reconnaitre que le rocksteady est sans doute la période jamaïcaine que je préfère. Le tempo s'est ralenti, pas encore écroulé comme pour le reggae roots, et les influences soul prédominent, loin des pleurnicheries rasta à venir. Oasis sonore ici idéalement accompagnée par des musiciens toujours sobres, les 18 morceaux proposés sont de la même trempe: mid-tempos délicats et subtils imparables, distillant une ambiance chaleureuse et chaloupée, hyper relaxante.

Jamais ces titres ne tentent de s'imposer par la force: pas de vocaux hurlés, pas de solos impressionnants, pas de refrains faciles. Mais des voix qui susurrent, des instruments comme sur du velours, des compos tout en nuances, en finesse. On se love dans les méandres bienfaiteurs et hyper positifs de cette musique pleine et chaude, vibrante, douce et belle, généreuse.

Et si tous les morceaux ne sont pas déments, cela reste au minimum très bon, voire très souvent excellent, et surtout la compilation est d'une grande cohérence, chaque morceau se révélant être une belle continuité du précédent. Une autre très belle réussite de cette série, assez phénoménale, on aurait tort de s'en priver, les morceaux étant relativement obscurs. On retrouve tout de même des gars de la trempe de John Holt (magnifique, comme d'habitude), les Heptones, Alton Ellis, Ken Boothe, l'indispensable Jackie Mittoo ou encore un super morceau par Dennis Brown. Magnifique.


Studio One Dj's
Studio One Dj's
Prix : EUR 20,01

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Dynamique, 31 janvier 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Studio One Dj's (CD)
Compilation énorme sur le sujet. Comme souvent, Soul Jazz propose un disque irrésistible. Voici donc un reggae dynamique mais dans le bon sens du terme, c'est à dire pas forcément joyeux mais plutôt énergique: les DJ haranguaient les foules et on est loin du style écroulé du reggae roots. C'est même parfois vindicatif mais toujours dansant. Chaque morceau possède un "truc", un gimmick, un petit quelque chose qui le rend appréciable et remarquable. Un excellent disque, idéal pour tout amateur de musique atypique (car ça l'est). Enorme et définitif dans le genre: la compilation de référence.
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Footsteps and Heartbeats by Rory McLeod
Footsteps and Heartbeats by Rory McLeod

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Only a hobo mais un super bon, 29 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Footsteps and Heartbeats by Rory McLeod (CD)
Il faut avoir vu Rory McLeod sur scène. Si ce n'est pas le cas, ce disque pourra compenser car il propose un très bon panorama de l'artiste. Sur scène, le gars était tout seul mais ourdissait une fête de tous les diables. Harmoniciste foudroyant, guitariste très compétent, il martelait de ses pieds la rythmique tout en pouvant soudain vous faire un solo de cuillères ou dégainer sans prévenir un trombone (pourtant dur à cacher). On trouve sur ce disque, qui restitue le mieux possible cette ambiance, 9 morceaux, tous de lui, très différents mais tous fièrement acoustiques et folk. Quelques copains viennent lui donner un coup de main parfois mais Rory abat lui-même le gros du travail. Folk ouvert à tous les horizons, on va croiser de l'oud ou des cornemuses selon le morceau. Mais toujours dans cette ambiance très roots et chaleureuse qui est propre à McLeod. Car nul besoin d'électricité chez lui pour donner envie de danser. Son folk est pétillant, toujours, débordant de vitalité, pour ne pas dire exubérant bien souvent, doté d'une belle énergie communicative et d'une bonne humeur étourdissante. Une fête. Le folk est par nature la musique du peuple et, loin des puristes ennuyeux et des tacherons scolaires, Rory McLeod chante et joue la vie et ses petits bonheurs ainsi que toutes se rencontres qui jalonnent nos parcours et qui font que nous sommes tous, simplement, des hommes. Cette expérience de vie, ce partage, c'est bien de ça qu'il est question avec la musique de Rory McLeod. Elle irradie d'humanité simple et chaleureuse. Qu'il soit si peu connu alors qu'il y a tant de stars à deux balles reste pour moi un profond mystère. Vous aimez la musique, vivante, vibrante, vraie ? Rory McLeod et cet album jubilatoire sont faits pour vous. Une fête, je vous dis.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 30, 2016 11:45 AM CET


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