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Commentaires écrits par
Stefy
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Townes by Steve Earle (2009) Audio CD
Townes by Steve Earle (2009) Audio CD
Proposé par M&E Store-USA
Prix : EUR 27,66

3.0 étoiles sur 5 Hommage pudique, 17 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Townes by Steve Earle (2009) Audio CD (CD)
Après pas mal d'albums qui n'apportaient finalement pas grand chose de plus à sa discographie, Steve Earle a la bonne idée de faire un album entièrement composé de reprises d'une de ses figures tutélaires, l'immense Townes Van Zandt. Bille en tête, Earle débute son album par le plus connu des morceaux de Van Zandt, "Pancho and Lefty". Et il le fait à sa manière, bourrue et bringuebalante. D'entrée, Earle prévient: dans le fond, c'est du Van Zandt mais dans la forme, ce ne sera que du pur Steve Earle. Bien sûr, les deux hommes appartiennent à la même famille musicale mais la country ascétique et désertique de Van Zandt n'est pas forcément ce qu'il y a de mieux pour le bouillant et emporté Earle. Intelligemment, Earle respecte beaucoup les morceaux: trop les dénaturer serait stupide, ces morceaux ne peuvent être interprétés qu'au premier degré car ils ne trichent jamais, et une relecture trop audacieuse ou éloignée de l'original risquerait fort d'être un parfait ratage (genre Don Henley ou Elton John reprenant Leonard Cohen, j'en ai déjà parlé ailleurs...). Chaque chanson est alors exigeante, requérant l'attention de l'auditeur, pour apprécier les arrangements subtils d'une instrumentation très majoritairement traditionnelle utilisant toutes les ressources des nombreux instruments à cordes différents que l'on peut retrouver dans la musique américaine. Pas entièrement un coup d'épée dans l'eau, l'album est donc très agréable, proposant des relectures exigeantes et réfléchies, avec goût et tact. Earle se fait humble, porte néanmoins les morceaux du mieux qu'il peut, même si, comme dit plus haut, son tempérament combatif frotte quelque peu avec le fatalisme dont sont empreints les compositions de Van Zandt. Cet album ne vaudra jamais un très bon album d'Earle ou de Van Zandt mais demeure un très bon disque tout de même et c'est mieux qu'un énième Steve Earle ronronnant. C'est d'ailleurs son meilleur album depuis, neuf ans plus tôt déjà, le très bon "Transcendental Blues". Depuis, on espère, sans trop y croire (l'homme a tout de même déjà beaucoup donné) un nouveau sursaut de rage ou de flamme.


Transcendental Blues by Steve Earle [Music CD]
Transcendental Blues by Steve Earle [Music CD]
Proposé par Mega Bookstore
Prix : EUR 51,08

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Vivant, 13 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Transcendental Blues by Steve Earle [Music CD] (CD)
Bon, sans doute, et ce pour plusieurs raisons, ce n'est pas le meilleur album de Steve Earle. Sorti en 2000, ce disque est l'œuvre d'un homme (déjà) revenu de tout, qui a beaucoup donné, et qui délivre désormais ses morceaux sans urgence ni force envie d'en découdre. Il est par contre dans le même temps plus adulte, plus sûr de sa force, aguerri, sûr également de son style propre. Alors, ce qu'on perd d'un côté (l'urgence), on le gagne d'un autre (la maturité). En quelque sorte. Force est de reconnaitre également que l'album est riche: 15 titres, tous différents, qui démontrent toute la palette de l'homme, rock, country, ballades, touches celtiques (il y a même ici, sur le premier morceau entre autres qui donne son titre à l'album quelques timides incursions psychés indiennes, preuve que Earle sait encore innover tout de même), tous titres bien imprégnés du style, donc désormais chevronné et maitrisé parfaitement, du bonhomme. Rien à jeter d'ailleurs dans cet album: les morceaux sont plutôt courts (seuls deux dépassent légèrement les 4 minutes) et toujours concis, efficaces, dignes. Digne, c'est le mot: Earle est bien ce gars tutélaire d'un certain sceau et sens du songwriting américain. Rien ici n'entrave cet idéal. On pourra certes regretter une production un peu trop lourde. Non pas qu'elle polisse le propos, au contraire, elle tend à l'envelopper d'un voile de mystère pas fait pour les radios. Mais voilà: le propos d'Earle, ses chansons, sa musique, ne sonneront jamais que le plus simplement, le plus naturellement possible (même si cela peut nécessiter des techniques de production peut naturelles et truqueuses: seul le résultat compte). A l'arrivée, donc, 15 morceaux, du pur Earle, avec ces paroles toujours intelligentes et limpides, cette musique pile-poil à équidistance du rock (pour la hargne) et de la country (pour les chansons), véhiculant et charriant son lot d'émotions car ne parlant que de ça: les émotions que peuvent vivre et reconnaitre tout un chacun, parce que c'est la vie, tout simplement, qui irrigue et s'échappe de ces morceaux. Earle nous balance donc avec cet album une bonne tranche de vie, de celle qui contient des hauts et des bas, car c'est de celles-là qu'en est fait tout le sel.
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Love & Theft
Love & Theft
Prix : EUR 12,24

5.0 étoiles sur 5 Dylan, encore et toujours, 11 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Love & Theft (CD)
Cet album est sorti le 11 septembre 2001... Dylan et l'Amérique se tiennent par la main. Au delà de l'anecdote, Dylan entre dans le nouveau millénaire en rendant un hommage au... 20ème siécle. Et pré-rock'n'roll avec ça, on ne parle pas ici d'une musique de vieux mais d'une musique de morts, qui n'existe plus. Blues, country, le tout servi par un groupe sobre mais efficace, pour tout dire parfaitement exemplaire et surtout la voix du Zim, totalement décharnée et proche du croassement mais pleine de nuances. J'ai toujours pensé que Dylan était un immense chanteur, n'en déplaise à ses nombreux détracteurs, car totalement unique en son genre et il en a influencé (et décomplexé sans doute aussi) plus d'un. Mais ici, son chant éraillé comme en provenance d'outre-tombe est tout simplement parfait pour ces chansons. Et quelles chansons ! Si certains ne sont qu'une litanie assumée, mais avec beaucoup de vigueur et de swing, Dylan surprend son monde en balançant quelques shuffles furieusement jazzy, ressemblant carrémént à des standards de Broadway des années 20, 30 ou 40, tout simplement délicieuses, aux modulations (dans les ponts, c'es dément) fines et délicates, mélodies où sa voix, encore une fois, joue les équilibristes avec une maestria incroyable ("Bye and Bye", "Moonlight", "Po'Boy" sont des morceaux purement incroyables). Dylan se paie également le luxe de terminer l'album avec une superbe ballade. Depuis, Dylan n'a pas fait mieux et cet album se tient dans les grands disques du monsieur, même s'il ne peut rivaliser, noblesse oblige, avec ses grands classiques. Il n'empêche, en l'an 2000 et au-delà, Dylan se fait gardien de la flamme et d'une certaine tradition. Et qui d'autre propose ça ? Qui peut le faire ? De bonnes chansons, semble indiquer Dylan, ne peuvent venir que d'un certain savoir-faire et d'une longue histoire. Pas de gimmicks creux et d'électronique gadget et surtout cache-misère. Un disque qui fait donc irrémédiablement sens et semble hors du temps. Dylan avait fait un album qui s'appelait "Out Of Time", celui qui suivra "Love and Theft" s'intitulera carrément "Modern Times" ! Qui creusera, en moins bon (moins de bonnes compos), le même sillon, mais qui vaut aussi le coup pour son énorme dernier morceau. En attendant, "Love and Theft" demeure l'un des grands albums de la première décennie du millénaire. Magnifique album et témoignage.
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Killer
Killer
Prix : EUR 5,00

4.0 étoiles sur 5 Un classique, un vrai, 9 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Killer (CD)
Ce qu'on appelle un classique. Parce qu'Alice Cooper est ici encore et toujours un groupe. Et tout ce qui a été travaillé auparavant porte sur cet album ses fruits. Le groupe est soudé, cohérent, en forme, au taquet, inspiré et avec un leader très en verve, incarnant son personnage à la perfection. Le tout rehaussé par la production impeccable pour le groupe de Bob Ezrin. Si le début de la face 2 (initiallement, sur le vynile) marque un peu le pas, l'album dans son ensemble demeure une redoutable réussite: shock rock volubile, au théatre ce soir, touches glam pour les morceaux courts, tendance progressive pour les plus longs mais sans les travers car toujours pleins de hargne, les morceaux sont donc globalement très bons et impeccables. Tout fait sens et souvent mouche. On regrettera le fait qu'il n'existe toujours pas une bonne version CD remasterisée à ce jour (assez scandaleux tout de même pour ce groupe où le son est important) mais c'est bel et bien l'un des meilleurs albums d'Alice Cooper, un classique, on vous dit.


Loud Fast & Out Of Control - The Wild Sounds Of 50's Rock
Loud Fast & Out Of Control - The Wild Sounds Of 50's Rock

5.0 étoiles sur 5 Un must les doigts dans le nez (ou dans la prise), 7 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Loud Fast & Out Of Control - The Wild Sounds Of 50's Rock (CD)
Plus de 100 morceaux répartis sur 4 CDs. Et que tenons-nous là ? Rien moins qu'une sorte de Bible, les Tables de la Loi du rock'n'roll. Car tout y est: les tubes, les morceaux mythiques, légendaires, des titres rares aussi, tout ici étant fondamental et on ne voit pas bien comment on pourrait déjà tout avoir. C'est un coffret donc énorme, monumental, disons-le définitif, absolument indispensable: les années 50 comme si vous y étiez avec ses morceaux les plus rocks. Les titres défilent, énergiques, virulents, pétaradants, ça file à toute berzingue, après chaque nouveau morceau on se dit: non, c'est bon là, ça va s'essouffler. Eh bien non, c'est vraiment un coffret terminal, chaque CD se terminant par un morceau plus cool mais tout aussi emblématique de l'époque ("Be Bop A Lula", "Harlem Nocturne", ce genre). Certes, on possède ailleurs déjà de nombreux titres mais, comme je l'ai dit, pas tous, loin de là. Ajoutez à cela un packaging superbe et une très bonne remasterisation, et voilà, ce coffret fait partie, sans sourciller, du top 3. C'est imparable et définitif. En fait, Rhino a sorti un peu plus tard un volume deux, avec plus d'obscurités bien sûr, et c'était encore à tomber (coffret "Rockin' Bones"). Pour les débutants comme pour les passionnés, ce premier coffret est cependant insurpassable et incontournable.


What the World Needs Now is Jackie de shannon, the Definitive Collection
What the World Needs Now is Jackie de shannon, the Definitive Collection
Prix : EUR 9,15

5.0 étoiles sur 5 Véritable icône, 4 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : What the World Needs Now is Jackie de shannon, the Definitive Collection (CD)
Une figure emblématique des sixties. Ne serait-ce que pour deux morceaux immortels: "Needles Ans Pins", repris par les Ramones, carrément, et "When You Walk In The Room", spectorien en diable. Des morceaux d'un niveau énorme. Jackie DeShannon, interprète racée, était également une songwriteuse (oui, bon) hors pair. A elle seule, elle rivalise avec tous les tandems de l'époque (King-Barry, Mann-Weil) sans problème. Ici, outre les deux titres divins déjà cités, en un seul CD, 26 autres morceaux, tous de haut vol, des débuts jusqu'à l'orée des seventies, plus folk, mais, judicieusement choisis, toujours bons. Quand elle n'écrivait pas elle-même ses morceaux, il faut lui reconnaitre un talent pour choisir ses reprises. En bref, Jackie DeShannon est incontournable: voilà le CD idéal pour débuter (et terminal aussi: tous les meilleurs morceaux sont là) même si on aura aussi envie d'aller plus loin et de le compléter par d'autres disques. Ici, c'est une compilation, qui remplit parfaitement son rôle, et qui est tout simplement top niveau. Rappelons enfin que certains morceaux apparaissaient sur cette compilation pour la première fois car, bien qu'enregistrés par Jackie, ils n'étaient pas sortis à leur époque pour ne pas faire doublon avec des artistes qui interprétaient ces chansons. Car, on le répète, DeShannon, grande chanteuse, mais aussi et surtout auteure-compositrice (pas vraiment mieux...) alliée à une femme de goût. Bref: indispensdable.


Great Eastern
Great Eastern
Prix : EUR 14,82

3.0 étoiles sur 5 Des Ecosais tristounets mais qui savent emballer, 1 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Great Eastern (CD)
Les Delgados n'évitent pas, loin de là, les poncifs du rock indé mais ils proposent ici quelques excellentes compos ("Accused Of Stealing" propose plusieurs mélodies qui se chevauchent avec changements de rythme: dans le genre, c'est réussi) même si d'autres sont plus banales. Ce qui les sauve vraiment et les extirpent du lot, ce sont d'abord les arrangements, réellement impressionnants et inventifs, toujours mélodieux, qui tirent chaque morceau vers le haut. Ces arrangements sont de surcroit, et c'est le deuxième atout, réalisés par une pléthore d'instruments variés. En effet, le groupe n'hésite pas à utiliser des cordes et autres instruments d'orchestre pour rehausser, toujours finement et musicalement, et enrober les morceaux. C'est là la richesse de l'album, ces morceaux dont on tire ainsi toute la quintessence par de judicieux arrangements et une richesse instrumentale réellement palpable. A l'arrivée, voilà donc bien un disque de pop aux teintes pastels (mais pas toujours, le disque réserve, justement, son lot de surprises), empli d'une quiétude sourde, très ambianceux sans jamais se départir de mélodies, toujours accessible, jamais brouillon, assez majestueux et plein. Sans forcément casser trois pattes à un canard (ce qui ne sert pas vraiment à grand chose, il faut bien l'admettre), l'album est donc une jolie réussite dans le genre et supporte allègrement plusieurs écoutes. Joli.


Back from hell (1990)
Back from hell (1990)
Prix : EUR 12,42

3.0 étoiles sur 5 Retour ni glorieux ni honteux, 30 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Back from hell (1990) (CD)
En 1990, les Run DMC sont dépassés. Car tout allait très vite, à l'époque, en rap. Ils étaient des pionniers mais voilà: Public Enemy les a ringardisés tout comme Eric B et Rakim, plus novateurs, plus en phase avec l'époque, les tenants du rap cool (A Tribe Called Quest, De La Soul, etc.) les font encore plus paraître dépassés et voilà que le gangsta rap alors tout frais les envoie résolument loin derrière. Run DMC balance cet album de près d'une heure, se prétendant "Back From Hell", donc, comme un retour gagnant après des années de purgatoire. Ils font ce qu'ils peuvent ici pour rester à la page mais, et ce n'est vraiment plus un défaut 25 ans après les faits, demeurent assez rigoureusement old school. Oui, son heure est passée et on ne trouvera rien sur ce disque qui pourra égaler les réussites passées. Cela dit, l'album comporte son lot de morceaux très corrects (et même parfois très bons) malgré aussi pas mal de remplissage. Alors voilà: un disque de rap sans conséquence, largement écoutable, mais qu'on ne conseillera qu'aux fans du groupe ou aux complétistes en tout genre. Ce n'est pas un mauvais disque, c'est sûr, mais il y en a d'autres des plus brulants et des plus urgents à se caler dans les esgourdes avant de s'enfiler celui-ci.


On Tar Beach
On Tar Beach
Prix : EUR 18,96

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Réhabilitation de toute urgence: ceci est un (très) grand album, 28 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : On Tar Beach (CD)
Jamais réédité depuis sa sortie au début des années 80, c'est peu dire qu'on attendait impatiemment la resortie de cet album qui illumina tout simplement le début de cette décennie. Dans la mouvance du revival rockabilly lancé par les Stray Cats, les Deadbeats se distinguaient d'autres rétrogrades par leur forte influence girl groups: mélanger aussi assurément rockabilly furieux et viril avec la tendresse et la naïveté du son girl group, voilà bien un fait qui les distinguait des autres et on ne pouvait dès lors plus trop parler, justement, d'attitude rétrograde. Surtout que l'album transpirait la joie de jouer, sonnait merveilleusement naturel, le groupe jouant avec aisance sur les deux tableaux, comme s'il n'avait rien fait d'autre toute leur vie; bref, ça coulait tout seul. Et ça continue plus de trente après: l'album parait toujours aussi frais, intemporel comme pas permis, les guitares électriques sonnant comme des guitares électriques, la contrebasse pesant comme il faut de tout son poids pour bien visser le tout sur ses deux pieds, la batterie enfonçant le clou. Toutefois, tout cela ne serait rien sans la qualité d'écriture de Suzy May: que des bons morceaux et quelques grandioses (les plus girl groups). La chanteuse préfigurait en fait Amy Winehouse (à la différence près que cette dernière était orientée soul et non rockabilly, ce qui était bien moins original au final que ce proposent ici les Deadbeats). Suzy n'a certes pas la voix d'Amy mais il est clair qu'on aurait adoré entendre certaines merveilles de cet album, comme la magnifique "New Girl", chantée par Winehouse. A placer à côté de "Back To Black" (le morceau). Oui, c'est de ce niveau. Sur "Johnny Reb", Lisa May chique carrément aux Pretenders de son époque (définitivement pas rien). Huit morceaux en bonus viennent confirmer le gachis de l'histoire (un peu de succès en... France, mais rien de tangible et Lisa May ne fera plus rien d'autre) mais n'ajoutent rien de particulier: c'est bel et bien l'album original de 10 titres, d'une cohérence et d'une richesse imparables, qui nous collent encore et toujours la banane. Alors merci, chère Lisa May, votre album demeure précieux et les curieux qui y jetteront une oreille ne devraient pas le regretter. C'est à mon avis l'une des grandes réussites des années 80, l'un des rares disques ayant un minimum de sens à l'époque. Car les Deadbeats ne singeaient pas les pionniers du rock: ils s'appuyaient tout simplement, comme une évidence, sur les bases, pour créer vraiment leur propre truc (un peu, donc, encore une fois, qu'Amy Winehouse).


Stoned And Dethroned
Stoned And Dethroned

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Leur grand disque américain, 26 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stoned And Dethroned (CD)
Pas toujours, l'album correspond parfaitement à sa pochette. C'est ici le cas. Sans sonner totalement comme de l'americana, les Jesus and Mary Chain délaissent les nuages bas et lourds écossais qui déversent leur pluie froide et lugubre pour une odeur de poussière du désert qui encadre les grandes étendues américaines. Dès le premier morceau (avec slide guitar). En 94, on n'attend en fait plus grand chose du duo: au mieux, c'est un vestige bienveillant car salutaire des eighties trop tocs alors qu'eux nous maintenaient dans une saine électricité rampante et sombre. Le groupe en profite donc pour balancer un album sans complexe, au titre sans équivoque. Ils grandissent, loin de leurs postures quelque peu ados des précédents disques, et jouent la carte de l'émotion, en version adulte. L'album contient une palanquée de superbes morceaux désenchantés et au goût amer, plein de regrets. Il y a ce morceau, d'une pureté, d'une limpidité, d'une évidence et d'une justesse incroyable, "Sometimes Always", en duo avec la chanteuse de Mazzy Starr. Totalement à nue et universelle, d'une tendresse folle, cette chanson sur deux amants qui s'aiment et se repoussent à la fois, s'entredéchirant autant qu'ils peuvent s'aimer, va droit au cœur, comme la meilleure des chansons country (ctte simplicité...). Pour ce joyau seul, le disque vaut l'acquisition. Il y en a d'autres très réussies dans le genre. Il y a aussi, comme toujours chez les Jesus and Mary Chain, vu que leurs compos tournent toujours autour des mêmes accords, des plus oubliables et quelconques. Cela dit elles ne sont jamais vilaines et le groupe ne dépasse jamais les quatre minutes par morceau (un excellent point). 17 morceaux pour moins de cinquante minutes, l'album file lentement, comme les paysages américains par la fenêtre du pick-up. L'album est fortement cohérent, entier, et représente une réussite, le groupe, sans se réinventer (leurs compos demeurent très reconnaissables), décide, semble-t-il, de se lâcher et de livrer le grand album qu'ils n'osaient faire, car trop cyniques de nature. Vu que tout le monde s'en cogne, autant balancer un grand album, non ? La réponse est définitivement oui.
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