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Contenu rédigé par Stan FREDO
Classement des meilleurs critiques: 192
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Commentaires écrits par
Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Peanut Butter
Peanut Butter
Proposé par zoreno-france
Prix : EUR 15,44

2.0 étoiles sur 5 Joanna Tiresome, 29 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Peanut Butter (Album vinyle)
Voici le 2è LP, après 'Weird Sister' (2013), de ce quintette gallois, formé à Cardiff en 2010 autour de la chanteuse Alanna McArdle, qui a quitté le groupe peu après la publication de ce disque.
Comme pour le premier album, la recette est clairement punk pop, les chansons pour la plupart vives (sauf la ballade 'Hey! I Wanna Be Yr Best Friend' qui clôt le disque) étant composées avec trois accords mais sans beaucoup de distorsion dans les guitares, 'Crayon' mis à part.
La production, ou l'absence de production, plonge le son dans une forme de brouillard qui non seulement dissimule les mélodies - moins évidentes que pour le 1er LP - mais qui dénie une personnalité au groupe au sein de la légion des combos qui opte pour le "shoegazing", le son "dream" et autres avatars du "brouillard" sonore.
Alanna McArdle chante de sa petite voix mixée en retrait, élevant parfois le ton sous forme de parlé-chanté-crié.
L'ensemble tourne à 45 tours pour une petite vingtaine de minutes d'écoute.
En bref, le syndrome du deuxième album pas réussi a une nouvelle fois frappé...


Master Keaton Deluxe Vol.7
Master Keaton Deluxe Vol.7
par Naoki Urasawa
Edition : Broché
Prix : EUR 15,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Ce tome de Keaton ne détonne pas dans la série, 28 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Master Keaton Deluxe Vol.7 (Broché)
Âgé d'un peu plus de 35 ans, né d'une mère anglaise et d'un père japonais, Taichi HIRAGA KEATON est diplômé d'Oxford en archéologie, mais le travail sur son idée de thèse et sa carrière d'enseignant à l'université sont mis entre parenthèses. En effet, KEATON est également un ancien sous-officier du SAS (Special Air Service), au sein duquel il est notamment devenu expert en techniques de survie. Il doit ses revenus principaux à son activité d'enquêteur indépendant pour des affaires internationales d'assurances. Ses aventures se situent au moment de la publication originelle de la série, entre 1988 et 1994.

Pour ce 7è recueil des aventures de Master KEATON, qui prennent place dans les premières années 1990, contrairement à ce qu'annonce amazon.fr, le dessinateur Naoki URASAWA ne s'appuie plus sur Takashi NAGASAKI pour les scénarios mais sur le seul Hokusei KATSUSHIKA. Douze récits sont proposés, dans une suite chronologique mais sans lien véritable les uns avec les autres.

Pour 'Sous le masque', KEATON a "arrêté" Eugene FOSTER, en villégiature aux Îles Canaries après une arnaque à l'assurance-vie. Le vol de l'avion vers Londres donne lieu à d'importants incidents mécaniques qui conduisent FOSTER et KEATON a prendre des initiatives anti-panique...

Dans 'Fugue écolo', on retrouve KEATON en "République fédérale tchèque et slovaque", défendant un jeune homme qui entend dénoncer des scandales à la pollution à base de déchets industriels. Une course poursuite, 4x4 Mercedes contre Trabant (!), puis à pied en pleine forêt va opposer KEATON et son protégé tous deux sans arme à trois gros bras armés...

A l'occasion de 'La Malédiction d'Isis', KEATON est en compagnie de connaissances universitaires, en Angleterre, à Marlborough, pour l'anniversaire du duc du même nom, à l'invitation du fils, son ami. Il s'agit d'un "whodunnit" à la Agatha CHRISTIE, sur fond - comme le titre l'indique - de malheurs abattus sur des explorateurs de tombeaux égyptiens. A défaut d'être furieusement innovant, ce récit se lit avec plaisir.

'Blue Friday' prend place à Londres, et commence dans les bureaux de l'agence KEATON & O'CONNELL, sise à Baker Street. Daniel O'CONNELL, l'associé de KEATON, est amoureux d'une très jolie Louise BROWN, nettement plus jeune que lui. Il y a "something fishy" que KEATON va découvrir à l'occasion d'une enquête qui va le conduire dans des endroits "rock'n'roll" au sens littéral du terme.

'Dans l'ombre de la victoire' ramène KEATON au quartier général du SAS à Londres, à l'occasion d'une fête célébrant le succès de l'opération "Tempête du Désert". Menée du 17 janvier au 28 février 1991 par les USA dans le cadre d'une coalition internationale missionnée par les Nations Unies, cette opération a mis fin à l'occupation du Koweït par l'Irak. KEATON retrouve un vétéran SAS comme lui des Malouines, le caporal WEISZ, et fait connaissancve grâce à lui d'officiers et sous-officiers plus jeunes du SAS. Mais KEATON est là avant tout dans le cadre d'une enquête sur l'assassinat du sergent du SAS James CLARK, dont le visage a été défiguré.

Pas de KEATON pour 'Le village du Whisky Cat', qui prend place à Cardow, dans la vallée de la Spey en Ecosse, mais c'est son père le professeur HIRAGA qui est à la manoeuvre, principalement d'ailleurs en tant que témoin d'une tranche de vie locale, même s'il y a aussi un aspect policier à cette histoire.

Pour 'La tapisserie aux prières', KEATON est à Kyôto où il va rencontrer, dans un musée, un noble espagnol du nom de Salvador RIBERA. C'est l'occasion d'évoquer les échanges entre Japon et Espagne au XVIè siècle et d'expliquer le message de cette fameuse tapisserie d'époque exposée au Japon.

'Après la pluie, la chance' se déroule en Toscane, où KEATON va à la rencontre de son ami archéologue James ASHTON, qui conduit des fouilles afin de trouver un lieu de vie étrusque. L'hôtel où vivent ASHTON et KEATON est géré par la jeune et belle Elena, dont le papa anti-anglais reste toutefois très présent. Il y a pour ASHTON un intérêt vital que ses fouilles réussissent car il pourra ainsi être "à la hauteur" afin de se marier avec Elena.

'Retour au pays' se situe en ex Allemagne de l'Est, dans le petit village côtier de Warnemünde, et nous y faisons connaissance de Josef HARTMANN, un vétéran du militantisme communiste devenu marin-pécheur, et de son fils Franz converti aux "affaires".

Dans 'Les ailes de l'ange', qui prend place à Londres, il s'agit du jeune Edgar GIBBONS, le jeune fils, qui a embrassé la même carrière de policier maître-chien que son père, qui fût un enquêteur de légende avec son chien Rex. Edgar, avec son chien Allen issu de Rex, est à son tour confronté à une enquête délicate qui met en cause le frère de son amie Pamela.

Pour 'L'erreur du truqueur', qui se déroule également à Londres, KEATON vient au secours d'un professeur candidat à la présidence de l'université de Lambeth et victime d'une arnaque à l'accident de la route.

'La forteresse d'acier' se passe à Castel Del Bojano, village de pierres moyenâgeux et vide, où l'archéologue KEATON se retrouve porter secours à un juge anti-mafia pris au piège par trois dangereux tueurs.

L'ensemble se lit avec plaisir et curiosité, comme les précédents tomes, et même si certains ressorts scénaristiques ont un air de déjà vu, il y a suffisamment d'attention portée aux situations et aux personnages pour que l'intérêt à l'égard de la série ne faiblisse pas. Toutefois, on aurait aimé voir plus Yuriko, la fille adolescente, dégourdie et sympathique de Master KEATON, qu'au détour d'une case, à la fin de 'La tapisserie aux prières', page 178 !


Long Distance
Long Distance
Prix : EUR 19,76

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Tient la distance, 27 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Long Distance (Album vinyle)
Née à Londres en 1966, la chanteuse, guitariste et auteur de chansons britannique Holly Golightly Smith (ce sont ses vrais prénoms, reçus en référence bien sûr au personnage principal du roman de Truman Capote, 'Breakfast at Tiffany's'), a commencé sa carrière musicale dès 1991, au sein du groupe The Headcoatees avant de prendre son envol en solo, tout en réalisant aussi des LPs avec son compagnon Lawyer Dave sous le nom de "Holly Golightly & The Brokeoffs" - ou, comme ici "Holly Golightly featuring The Brokeoffs" -, portant le total du nombre des albums a son actif à une trentaine (selon discogs).
Pour ce disque principalement d'inspiration blues, quatre des chansons sont de la plume de Holly, les autres constituant le plus souvent des reprises de classiques de la musique afro-américaine (Memphis Slim, Ike Turner...). On ne le détecte pas à l'écoute tant la qualité de composition et d'interprétation est constante. Comme d'habitude avec ces artistes, l'ambiance est "old school" mais pas nostal-toc, sans fioriture mais pas sans finesse, "roots" mais sans vouloir nous faire croire à un enregistrement exhumé du fond Sun, Chess ou Okey Records. Pour le final 'Big Boss Man', qui est un "hit" du blues (il a été repris notamment par Eddy Mitchell, c'est dire !), l'arrangement est délibérément folk-blues, avec guitare bien sûr mais avec aussi les instruments de percussion qui tombent sous la main.
Cet album au fort goût de "revenez-y" diffuse un profond respect de la musique blues et ne peut de ce fait qu'inspirer en retour respect et reconnaissance.


Arts And Crafts
Arts And Crafts
Prix : EUR 19,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Ni Blues Barbie Ni Hobo Ken, 26 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Arts And Crafts (Album vinyle)
Marie (Rieffly) et Mathieu (Cazanave) ont fondé leur duo Hoboken Division dans leur belle ville de Nancy (Meurthe-et-Moselle) en 2011, et cet album 'Arts & Crafts' (1) est leur premier après un EP et un single pour s'échauffer.

Pour l'inaugural 'Shoot That Chicken', M&M sortent la grosse artillerie pour un blues zébré de riffs de guitare bottleneck lourds inspiré du blues électrique de Chicago et de celui des White Stripes première manière, en passant par le Jimmy Page de Led Zeppelin. La voix de Marie est couverte par le bruit et je ne saispas dire si c'est elle qui vers la fin se venge avec son harmonica. 'The Mighty Mistress' lève son chapeau pour le versant "boogie" du blues. 'Run!' offre la version uptempo du blues. A contrario, 'Everything's Fine' opte pour le downtempo, le piano et l'absence de batterie. 'Sugardaddy - The Analog Version' conclut la Face A dans la veine blues-rock.

'Desertion' introduit le fiston du blues, le rock'n'roll avec riff de guitare. 'Late Night Riot' reste dans cette orientation, en ralentissant un peu le tempo. 'The Coffee Song' remet la pression tout en ramenant le blues. Unique reprise du disque, 'Shake 'Em On Down' (R.L. Burnside) est traité en mode heavy blues. 'The Blue Devils' termine la galette en mode courte ballade.

La production et les arrangements tentent au pont entre les White Stripes d'avant la gloire et les Killers, la voix de Marie évoque celle de Karen O, la figure de proue des Yeah Yeah Yeahs. Mon commentaire donne le sentiment d'un groupe empressé d'appuyer sur tous les bons boutons pour attirer la lumière mais en réalité Marie et Mathieu transcendent leurs influences et proposent un résultat maîtrisé et digne (ils ne tentent pas de nous faire croire qu'ils sont nés dans le Mississippi, notamment), à défaut d'être hyper innovant.

L'album vinylique sur lequel repose ce commentaire est un bel objet, avec pochette extérieure et enveloppe intérieure solides, les crédits, les paroles et les thank yous. Le vinyle est coloré, avec du bleu "splattered" sur fond blanc.

(1) Selon wikipedia, "Le mouvement Arts & Crafts, littéralement « Arts et artisanats », est un mouvement artistique réformateur dans les domaines de l'architecture, des arts décoratifs, de la peinture et de la sculpture, né en Angleterre dans les années 1860 et qui se développa durant les années 1880 à 1910, à la fin de l'époque victorienne. Il peut être considéré comme l'initiateur du modern style, concurrent anglo-saxon de l'Art nouveau français et belge (Henry van de Velde et Victor Horta)."


Wash
Wash
Prix : EUR 7,26

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Dulcis Lex sed Lex, 25 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wash (Album vinyle)
High Lucia, c'est le jeune producteur britannique Leo Marcus, sis à Brighton - au moins au moment de la publication de ce disque -, bien que né mancunien. Il a sévi auparavant sous le nom de Pále, indique sa biographie, mais sur ce point je prends un joker.

Pour cette première galette, un maxi EP ou bien un mini LP qui pour l'instant n'a pas eu de suite, en tout cas sous ce nom et dans ce format, High Lucia explore plutôt habilement la relation entre musique électronique et dream pop.

'Park Vista' (3:44) pourrait être un manifeste de la convergence dubstep/grime et dream, avec ses notes de basse profonde, son breakbeat synthétique et ses nappes floutées de synthétiseur. 'Dark Ages' (4:22) donne dans la dream pop downtempo, tendance légèrement "gloomy" avec une éclaircie à la fin du premier tiers du morceau avant un refoidissement pour la fin. La face se conclut avec un 'Riding Fine, Twenty Five' curieusement très court (1:46), alors que sa conception d'abord planante puis trip hop et même pop aurait pu aisément lui permettre de passer les 5 minutes !

'Afar' (4:19) est une dream pop song downtempo, avec chant féminin, et notes atténuées par le reverb. 'Dull Reverie' (5:00) donne dans l'ambient dub version "dream" mais comporte lui aussi du chant. Pour conclure, 'Opal/Forever' (4:22) est une chanson dream pop (chant féminin), avec en plus un rap (masculin) et pour terminer une guitare seule.

A défaut de véritablement casser trois pattes à un canard - on ne se roulera pas par terre en excipant de son caractère génial -, l'ensemble est de bonne tenue et se réécoute sans déplaisir. ***1/2


The Very Special World of Lee Hazlewood
The Very Special World of Lee Hazlewood
Prix : EUR 25,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une belle pièce pour une discothèque qui se respecte !, 24 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Very Special World of Lee Hazlewood (Album vinyle)
Au moment où il publie ce disque, le premier de trois LPs pour la MGM, Lee Hazlewood (1929–2007), vétéran de la Guerre de Corée, va sur ses 37 ans. Il a connu le succès en tant que songwriter et producteur dans la seconde moitié des années 1950 avec notamment le guitariste Duane Eddy. Il connu un certain succès avec son 1er LP solo (cf. 'Trouble Is A Lonesome Town', 1963), mais les deux suivants ayant fait un flop, il s'est retiré quelques mois avant d'être sollicité par les Sinatra père et fille. Avec cette dernière, Nancy, il va taper dans le mille avec une première salve de succès dont 'These Boots Are Made For Walkin'', ce qui va lui permettre de signer avec la MGM !
Ce disque est en quelque sorte une forme de "best of" de son travail de songwriter jusque là, sauf qu'il s'agit d'enregistrements nouveaux et non pas des versions originales. Les arrangements de Billy Strange appuient sur les violons et les cuivres, donnant à ces chansons - principalement des ballades, des chansons uptempo, une bossa ('Not The Lovin' Kind') et une C&W ('Bugles In The Afternoon') -, une patine "easy listening". Toutes les chansons, sont plusieurs ont donc été des hits significatifs, ont une mélodie distinctive à laquelle il faut ajouter les qualités de plume de Lee Hazlewood. Chez lui, les rimes sont souvent riches. Ajoutons que les musiciens de ces sessions de fin 1965, début 1966 comptent la crème de la crème des studios de Los Angeles (un nom, un seul ? Hal Blaine !). 'Boots' est plus "easy listening" (les cordes...) et moins vive que la version pop de référence avec Nancy S. L'album compte les 11 sélections du couplage original, plus une version de 'Summer Wine' (autre succès obtenu avec Nancy Sinatra), ici interprété avec sa compagne Suzi Jane Hokom.
Il faut souligner les remarquables qualités d'interprète de Lee Hazlewood qui, à défaut d'être un "chanteur à voix", possède un timbre immédiatement reconnaissable : grave, un peu métallique avec ce reverb qui ajoute au charme de la voix. La diction est excellente, le ton est très juste, vivant, humoristique avec auto-dérision.
La maison étatsunienne Light In The Attic, à qui on doit cette réédition, propose l'album dans une version remastérisée, avec un pressage vinylique de grande qualité, sous une pochette ouvrante en carton épais, qui accueille aussi un grand livret de 8 pages avec de belles photographies (Suzi Jane en Ford GT 40...), des textes très intéressants (la rencontre entre Lee et Sinatra Sr. ; Lee est-il plutôt "Beatles" ou plutôt "Stones", à votre avis ? Comment 'Boots' a-t-il été écrit et proposé à Nancy ? etc.) et les crédits complets des enregistrements. Le tout couvert d'un "obi strip" et d'un blister. Un très bel objet, recommandé bien entendu ! Les suivants, également réédités par Light In The Attic, sont me semblent-ils moins bons, y compris dans l'interprétation de Lee Hazlewood, qui se livre à de drôles de "scats", bien disgracieux...


Paper Moon
Paper Moon
Prix : EUR 8,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Americana mais pop, avec un zeste gothique et une pincée "dream", 23 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paper Moon (Téléchargement MP3)
Georgiana Starlington (1) est le projet commun de Julie et Jack Hines, soeur et frère, tous deux membres du groupe K-Holes, sachant que Jack est également un ex Black Lips. 'Paper Moon' est leur premier LP, et ce commentaire se fonde sur la version vinylique publiée par HoZac Records en 2013.

'Hard Grave' est une ballade Americana avec guitares et reverb, que Julie chante d'une voix plate et non pas selon les canons "country". 'Mirage' est comme un prolongement instrumental et hillbilly. 'Bravewolf' est chanté en duo, avec Jack qui joue le rôle de Lee Hazlewood pour une ballade avec guitare fifties. 'Louise, Louise' est aussi une ballade mais sur un rythme plus enlevé et chantée par Jack. 'The Great Divide' est une ballade chantée par Julie, sur un rythme chaloupé, avec guitares acoustique et électrique, sachant que cette dernière donne des notes éthérées et étirées. 'The Ocean' est une ballade dont le refrain est chanté en choeur.

'Gust' est une ballade chantée en duo, avec reverb, rythme sur les toms à la Maureen Tucker et guitares évaporées. 'In The Night' lui emboîte le pas pour un supplément des mêmes guitares. 'Dry As A Bone' est une ballade pop, de tempo moyen, mi gothique mi Americana, chantée par Julie. 'The Legendary Wreck' est une ballade avec twangy guitare et harmonica, chantée par Jack. 'Days Of Heaven' est une ballade Americana uptempo mais avec des interventions de guitare électrique solo distordue. Julie chante. Comme pour 'Moonlight', une ballade avec guitares acoustique et lapsteel ainsi que des grillons, en accompagnement tout du long et en solo pour la fin ! 'I'm Coming Down' est un "bonus track" non annoncé sur la pochette de l'album vinylique. C'est une ballade en duo.

L'ensemble des compositions est signé par Julie et Jack. 'Hard Grave', 'Bravewolf', 'The Great Divide', 'Gust' et 'Days Of Heaven' figurent parmi les plus belles réussites d'un disque qui n'a rien de révolutionnaire ni d'essentiel, mais qui est sans chichi et qui fonctionne très bien. ***2/3

(1) un autre jeune groupe américain portait jusqu'à il y a peu le même nom mais il se produit désormais sous le nom de Dear Georgiana.


MIRACLEMAN T04
MIRACLEMAN T04
par Neil Gaiman
Edition : Relié
Prix : EUR 18,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Une mise en images hélas loin d'être miraculeuse, 22 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : MIRACLEMAN T04 (Relié)
Le personnage de Miracleman n'est pas un personnage comme un autre du "Marvel Comics Universe". Il a une histoire compliquée, faite de procès et de menaces de procès, que l'on peut résumer en indiquant qu'à l'origine se situe le personnage de Captain Marvel de l'éditeur étatsunien Fawcett, qu'une maison britannique publiait au Royaume-Uni. Fawcett cessa la publication de son personnage sous la pression de DC Comics et l'éditeur britannique confia en 1954 à Mike Anglo d'assurer la suite de la série, sous le nom de Marvelman. La série s'arrête en 1960 à l'initiative de l'éditeur Britannique mais Mike Anglo poursuit quelques temps avec une série intitulée Captain Miracle.
La série est relancée au Royaume-Uni en 1982, et Alan Moore s'en voit confier le scénario, avec pour dessinateurs Garry Leach et Alan Davis. En 1985, l'éditeur étatsunien Eclipse adapte la série pour le marché américain, avec des couleurs et un autre format, puis assure la publication de nouveaux récits toujours écrits par Alan Moore mais avec d'autres dessinateurs (Chuck Austen, Rick Veitch et John Totleben).
Puis, en 1988, Neil Gaiman prend la suite pour le scénario, avec Mark Buckingham aux dessins et avec l'idée d'un triptyque qu'il ne pourra pas terminer, s'arrêtant au début de la deuxième partie en 1994 du fait de la faillite d'Eclipse. Une bagarre juridique suit en Gaiman et Todd McFarlane, qui avait racheté le fond Eclipse, pour la propriété du personnage de Miracleman jusqu'à ce qu'il soit démontré que le propriétaire restait... Mike Anglo. En 2009, Marvel Comics rachète le personnage et le "back catalogue". La réédition commence au début de l'année 2014, en comic books mensuels, puis en recueil "hard covers" aux USA, directement en albums en France. La période "Alan Moore" (mais il ne veut pas qu'on l'en crédite) a fait l'objet des trois tomes précédents (cf. Miracleman tomes 1, 2 et 3, commentés par mes soins) qu'il faut impérativement avoir lus pour être en mesure d'apprécier ce 4è tome.
Ce recueil regroupe la matière de six comic books, qui forment l'arc intitulé "L'Age d'Or" par Neil Gaiman. Le récit prend place 8 à 9 ans après que Miracleman ait pris le destin du monde en main, suite aux horreurs causées par Kid Miracleman, un ancien compagnon d'aventures devenu fou. Miracleman, Kid Miracleman et un autre personnage sont le produit secret d'une expérience conduite par un savant du nom d'Emil Gargunza qui a employé des technologies extra-terrestres pour en faire des surhommes. A ce stade du récit, Miracleman représente pour le monde, et en particulier l'Angleterre, à la fois la divinité suprême d'une nouvelle Olympe et le despote éclairé. Gaiman propose différents angles de vue sur ce que représente le fait pour la population de vivre sous domination bienveillante de Miracleman pour une série de personnages "de la vraie vie" ou plus surnaturels.
Passé le court prologue, le premier chapitre s'intéresse, à travers le récit de l'un d'entre eux, au destin de quatre pèlerins, trois hommes et une femme, qui font une interminable ascension pour faire une demande à Miracleman. Pour deux d'entre eux, la demande est un "miracle" au sens propre et à cette occasion Miracleman s'exprime tel un nouveau Jésus. Le court récit suivant porte sur le jeune Jason, la nuit de son dépucellage, qui se remémore sa rencontre avec Miracleman. Puis c'est au tour de la rencontre d'un quadragénaire vivant seul au milieu d'un parc d'éoliennes dont il assure la maintenance, de faire la rencontre d'un membre de la nouvelle Olympe. Dans le récit suivant, ce sont des enfants dans une cour de récréation qui parlent des épreuves vécues quelques année auparavant, l'un d'entre eux étant fan du Kid Miracle. Puis, quelque part dans une forme de purgatoire détaché du monde mais aussi des hauteurs de l'Olympe, on trouve... Andy Warhol, décliné en 18 exemplaires, qui s'affaire à fabriquer des T-Shirts et des lithographies à l'effigie des personnages de la nouvelle Olympe. Là, Warhol rencontre une réincarnation plastifiée d'Emil Gargunza... En nous ne sommes qu'à la moitié de l'ouvrage !
Gaiman prend la suite de Moore en douceur, en littérateur habile et talentueux voire en philosophe, pour appréhender l'eden qu'est devenue la Terre. Mark Buckingham change son style graphique pour chacun des récits, et s'il ne fait pas de doute qu'il montre une grande aisance créative, le résultat reste toutefois techniquement et artistiquement moyen, pour la très grande majorité des pages. A titre d'exemple, ses dessins d'après photographies dégradées par un procédé de photocopie pour un des récits, ou bien sans dégradation pour un autre récit, sont loin de ce que put faire en France une Chantal Montellier (il me semble) ou bien les gens de Bazooka et, plus près de nous dans le temps, Alex Maleev. Dans le récit relatif aux enfants évoqué ci-dessus, il me semble détecter des citations des graphismes de Bill Watterson et de Jaime Hernandez, mais si c'est bien le cas, le résultat n'est pas particulièrement habile.
En bonus, toutes les couvertures des comic books de l'édition "Marvel" sont proposées, par des grands noms des comic books d'aujourd'hui. On nous annonce deux prochains tomes écrits par Gaiman, dont le dernier, sera intégralement écrit et dessiné de frais. ***1/2.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 25, 2016 6:40 PM MEST


Weather Codes
Weather Codes
Prix : EUR 12,20

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Chute de cheval, 21 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Weather Codes (Album vinyle)
Parce que j'avais particulièrement apprécié son premier LP, l'achat de l'album suivant, objet du présent commentaire, a représenté ce que les anglo-saxons qualifient de "no brainer".
Hélas, passé le riff de guitare blues écrasé de soleil de l'inaugural 'Apple', comme échappé de la B.O. du film 'Paris, Texas', et le plaisir de retrouver une voix à la Patti Smith fortement mâtinée de PJ Harvey des premières années, la suite, malgré la relative diversité des arrangements, déçoit par des compositions qui sont toutes peu ou prou des ballades, et pas très transcendantes avec ça.
'A Long Ride Home' est une ballade chant / piano seul. 'Ginger' est une ballade de type folk européen, un peu lysergique, avec violons. 'The Bullet Sinks' est une ballade sans batterie mais avec guitares et violons. 'Fancy' est une ballade au piano bluesy, au rythme chaloupé et avec violon. 'The Millers' est une ballade folk blues avec guitare. 'Westlake' est une ballade folk avec orgue.
'Strep Throat' est une ballade avec guitare et violon, et un motif répétitif. 'Thistlebomb' a un rythme breakbeat lent et un son "drone" avec orgue. Pour la ballade 'Six', le chant de Teresa rappelle un peu celui de Hope Sandoval. 'A Brick Hard Heart' est une ballade au piano. 'Weather Codes Part 2' est une ballade avec choeurs et orgue. 'Weather Codes Part 3' est une balmlade avec piano et violons. 'Pram' ferme la marche avec guitare et violon.
L'ensemble produit, au fil de l'écoute, un certain ennui ou bien une attente d'une chanson qui tranchera un peu... et qui ne vient pas. La version vinylique s'accompagne du CD de l'album et l'enveloppe intérieure du disque offre les paroles.


TOKYO GHOST tome 1 ED.N&B
TOKYO GHOST tome 1 ED.N&B
par Sean Murphy
Edition : Album
Prix : EUR 15,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Woman From Tokyo, 20 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : TOKYO GHOST tome 1 ED.N&B (Album)
L'annonce l'an dernier d'une série "creator owned" écrite par Rick Remender et dessinée par Sean Murphy, tout de suite après la (courte mais excellente) série "creator owned" 'Chrononauts' (apparemment pas encore publiée en French) écrite par Mark Millar et dessinée par Sean Murphy, a eu de quoi susciter de très fortes attentes !
Cet ouvrage propose le premier volet, en cinq chapitres (originellement, cinq comic books mensuels), de cette fameuse série, sous la forme d'un album totalement noir et blanc (la version couleurs de Matt Hollingsworth est également prévue), dans un format légèrement supérieur à celui de sa parution initiale.
'Tokyo Ghost' est un récit d'anticipation qui nous projette en 2089, à Los Angeles, après "The Big One" qui a fait de la faille de la San Andrea une mer et de la ville tentaculaire un archipel. La robotisation fait des Angelinos des oisifs totalement accro aux mondes virtuels, dans une ville conduite par Flak, un despote libidineux. Les héros sont un jeune couple fille/garçon qui se connait depuis l'enfance : Teddy "Led Dent" Dennis et Debora "Debbie" Clay. Fille d'un flic intègre, cette dernière est une "zero tech", qui n'adhère donc pas du tout aux TIC et qui garde à peu près totalement son libre arbitre et sa lucidité, mis à part son amour pour Teddy qui, lui, est un accro aux réseaux sociaux et autres images plus ou moins pornographiques, et qui, via les nanotechnologies, s'est transformé en un espèce de Hulk qui conduit pour le compte de Flak une justice à la Judge Dredd.
Teddy et Debbie mènent une dernière mission pour Flak, qui consiste à arrêter Davey Trauma, un dangereux malfaisant, fou de jeux électroniques qui a la capacité de prendre la possession de toute machine électronique ou personnage bionique. Tout le premier chapitre ou presque est consacré à la traque de Davey, et si elle réussit, Debbie pourra se retirer avec Teddy pour le désintoxiquer. C'est ce qu'elle a négocié avec Flak, mais ce dernier a un coup d'avance et demande au couple une toute dernière mission supplémentaire, à conduire à Tokyo pour mettre hors d'état de nuire des pirates...
Le récit connait de nombreux rebondissements et drames qui tiennent le lecteur en haleine, Murphy se chargeant d'apporter toute la dynamique de son trait et toute l'inventivité de ses décors et costumes... L'histoire a des éléments communs avec d'autres séries du moment signées Remender, 'Low' (tomes 1 et s.) et 'Black Science' (tomes 1 et s.), mais pour ce premier volet, ne se situe pas exactement au même degré de perfection que ces dernières. Et Matteo Scalera, dessinateur de 'Black Science', c'est tout à son honneur, est encore plus fort que Sean Murphy pour rendre la vitesse dans les poursuites !
Ayant acheté la série de comic books, j'ai acheté cet album noir et blanc par curiosité et pour relire l'histoire d'un seul trait (la meilleure manière de lire la série) et en français. Le graphisme de Murphy, on le sait au moins depuis le génial 'Punk Rock Jesus' s'accommode totalement du N&B complet, mais tout de même, le travail de Hollingsworth est de grande qualité pour la version couleurs, donc attention au moment d'acheter l'album !


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