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Contenu rédigé par Stan FREDO
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Commentaires écrits par
Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France)
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Art Official Age
Art Official Age
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 His name is Prince, and he is funky that much we already got... and, er, what else?, 12 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Art Official Age (CD)
Précédé d'un "buzz" et d'une campagne de teasing dignes de ceux mobilisés par Daft Punk pour son dernier album en date, 'Art Official Age' est au moins le 30è album de musique "studio" de Prince, ce dernier étant assurément un des plus grands musiciens et showman de la génération apparue à la fin des années 1970. En ce qui me concerne, c'est le premier album de Prince que j'ai acheté depuis 'The Rainbow Children', que je n'avais d'ailleurs pas aimé.

'Art Official Cage' (3:42) sonne un titre EDM avec en plus une funky guitar, une basse qui fait "toing toing" comme dans les années 1980, un break rappé à la Diplo et une intention princière mystérieuse faute de livret fournissant les textes. On imagine qu'il s'agit de se moquer de ces musiques souvent sans âme (?). cf. l'épigramme "there used 2 be a time when music was a spiritual healing 4 the body, soul & mind..." qui figure à l'intérieur de la pochette. 'Clouds' (4:34) est une chanson funk, au tempo moyen, à la production lisse, à la manière du Prince des années 1990. La basse fait encore "toing toing" et Prince nous gratifie d'un solo de guitare. Pas de quoi défriser son tout nouvel "afro". 'Breakdown' (4:04) suit le modèle archétypal du slow à la Prince. Mais ce n'est pas 'The Most Beautiful Girl In The World' d'un album qui, globalement, rappelle tout de même 'The Gold Experience'. 'The Gold Standard' (5:53) suit un autre archétype princier : celui de la chanson de danse pure à base groove funky inaltérable (cf. 'Housequake' et bien d'autres). 'U Know' (3:57) est un slow funk avec une musique synthétique comme si elle été co-produite avec Atom TM. A noter un effet idiot sur la voix. La musique de 'Breakfast Can Wait' (3:55) est plutôt jazz-funk mais un effet sur la voix (réglage sur babillage) gâche le tout.

'This Could Be Us' (5:12) est une chanson à la mode "slowie", syncopée et chaloupée. 'What It Feels Like' (3:54) est un peu sur le même mode. 'Affirmation I & II' (0:40) est un discours d'hôtesse. 'Way Back Home' (3:05) est encore un slow. 'Funknroll' (4:08) est une chanson bizarre qui réveille l'intérêt, à mi chemin entre le modèle "danse pure à base groove funky inaltérable" et un hit electro house comme on en entend des centaines. 'Time' (6:50) est encore un slow, avec rythme en avant et basse "toing toing". 'Affirmation III' (3:28) voit le retour de l'hôtesse, déposée cette fois sur un tapis de cordes, avant que n'arrive un beat électro et... une chanson lente.

Face à la déshumanisation de la musique, Prince oppose du Prince, selon les canons éprouvés qu'on lui doit avec la plus grande gratitude, mais dont désormais on possède quantité de meilleurs exemples qu'il nous a déjà fournis !


Akaliko
Akaliko
Prix : EUR 11,19

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Il bissa à Ibiza, 12 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Akaliko (CD)
Groupe britannique, Paqua est un des représentants du nouvel avatar de la musique "baléarique" (vue depuis les îles britanniques) : une fusion de rock californien de la première partie des années 1970 avec des sons funky, "latins", "ambient" et hindous dans de plus ou moins longues transes.

Ce premier album, d'une durée d'environ 51 minutes, propose huit sélections, dont quatre avaient vu le jour préalablement sous forme de 12" singles. Il constitue la 17è référence dans la liste des albums publiés par le label britannique Claremont 56 dirigé par Paul "Mudd" Murphy, l'un des pilotes de Paqua.

'Akaliko' (7:32) est un instrumental qui commence comme une soupe primitive musicale dans laquelle les instruments se cherchent avant qu'un riff de guitare n'émerge et qu'un groove ne s'installe, servant de support à un solo de guitare. 'We Came Far' (5:06) avec l'affirmation 'Life's what you make it' de ses paroles, évoque à juste titre le groupe britannique des années 1980 Talk Talk, en plus funky. 'We Are What We Are' (5:51), qui fut une B-Side de maxi-single, fait la part belle aux guitares, acoustique au début puis électrique mais sans risque de concurrencer le Neil Young de 'Cortez The Killer'. Autre B-Side, 'The Visitor' (5:37) est plus funky mais reste calme avec des synthés discrets derrière la guitare, la basse, les percussions... 'These Things Come' (5:00) se lance sur un riff de guitare à la Keziah Jones et se maintient dans une ambiance proche du "blu-funk" inauguré par ce chanteur nigérian. 'Late Train', une face A de maxi-single, commence comme une chanson disco-funk (rythme binaire, percussions, funky guitar...) avant l'installation d'un groove minimal, tendu, à base de batterie/basse, réglé comme le régulateur de vitesse pour une autoroute en longue ligne droite. Un solo du guitare électrique vient compléter le paysage mais avec une durée de 10:34, le temps semble long. Autre A-Side, 'Dinosaur Zappa' (6:04) évoque une chanson de rock "groovy" à la Doobie Brothers sous quaaludes mais se révèle finalement moins intéressant que ce commentaire peut le laisser supposer ! Pour conclure, 'Ruby Running Faker' (5:13) s'inspire d'abord du groove funk et incessant de Hamilton Bohannon (beat uptempo, funk guitare) avant d'évoluer vers quelque chose de plus... pop-rock !

*** et 1/2


Ms. Marvel Volume 2: Generation Why
Ms. Marvel Volume 2: Generation Why
par G. Willow Wilson
Edition : Broché
Prix : EUR 17,57

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Their G-G-Generation!, 7 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ms. Marvel Volume 2: Generation Why (Broché)
L'apparition de cette nouvelle Ms. Marvel a été la très bonne surprise offerte l'année dernière par la maison Marvel (cf. 'Ms. Marvel Volume 1: No Normal') et elle a été saluée comme telle tant par le public, que par la critique ou les confrères et consoeurs des deux créateurs, la jeune journaliste, écrivaine et scénariste de comic books G. Willow Wilson et le dessinateur Adrian Alphona.

L'héroïne principale est une jeune adolescente de Jersey City, fan des Avengers, et notamment de Ms. Marvel / Capt. Marvel alias Carol Danvers. Cette jeune fille qui s'appelle Kamala Khan, est la plus jeune des deux enfants de Yusuf et Aisha Khan, un couple d'origine pakistanaise et de religion musulmane. Si Yusuf travaille dans une banque "classique" (qui prête avec intérêt), son épouse reste à la maison et son fils Aamir - le grand frère de Kamala - s'habille de manière traditionnelle et il est pour l'instant chômeur. Kamala ne porte pas de voile au contraire de sa meilleure amie Nakia, d'origine turque. Kamala apprécie bien le jeune Bruno, un collégien comme elle qui vend dans un magasin pour payer ses études. Kamala a le plus grand respect pour ses racines et ses parents, mais elle est une petite américaine. Un soir, elle fait "le mur" pour assister à une free party à laquelle vont ses ami(e)s de classe. L'expérience ne lui plaît pas et elle s'apprête à rentrer chez elle lorsqu'elle se retrouve prise dans un épais brouillard, puis enfermée dans un cocon. De ce fait, Kamala acquiert bien évidemment acquis des pouvoirs, mais ils ne sont pas ceux de Carol Danvers qui lui passe le témoin dans une apparition, d'où son nom de Ms. Marvel. Encore un autre secret à garder vis-à-vis de sa famille, de plus en plus inquiète. Dans le précédent tome, Kamala / Ms. Marvel s'est lancée, dans une Jersey City voisinnant avec la nouvelle cité des Inhumains, dans une vie de super-héroïne sans ancun entraînement mais avec beaucoup de témérité et aussi un peu d'entêtement.

Ce nouveau tome regroupe les comic books #6-11, tous écrits par G. Willow Wilson mais dont les deux premiers sont dessinés par Jacob Wyatt, Adrian Alphona revenant pour les quatre autres épisodes. L'ensemble du TPB constitue un "arc" dont le prélude figure dans le tome 1 mais il peut être lu sans avoir lu ce tome 1. Jacob Wyatt dessine d'un trait simple, mais reprend parfois quelques codes du manga. On lui préfère Alphona, même si Wyatt ne démérite pas.

Au cours des deux premiers chapitres, Ms. Marvel teams up avec le spécialiste de l'éducation des jeunes filles dotées de super-pouvoirs, j'ai nommé ? j'ai nommé... ? Logan, who else! qui était justement sur la piste d'une de ses élèves disparues lorsque Kamala l'a rencontré dans les égouts de Jersey City. Yeah, right! Le bon Wolvie recommande la jeune fille à un certain Captain de sa connaissance et aussi à une certaine rouquine reine d'Attilan. Les deux confèrent et décident d'envoyer... ce brave Lockjaw veiller sur la gamine.

Bien que se plaçant dans la continuité du Marvelverse, cette série se situe tout de même en marge. Elle aborde au fond un problème grave - le fossé entre les jeunes d'aujourd'hui et leurs aînés - sur un mode à la fois dramatique (il s'agit de disparition inexpliquée d'adolescents dans tout Jersey City) et quasi onirique et ironique tant la menace de l'Inventeur se présente de manière farfelue. Bref, on est loin du formatage réducteur de plus en plus preignant dans le monde des super-héros...

Pour ceux qui préfèrent les "hard covers" et qui peuvent patienter, signalons le 'Ms. Marvel Vol. 1' annoncé pour le mois d'août 2015, et qui reprendra l'intégralité des deux premiers TPB.


If I Could Only Remember My Name
If I Could Only Remember My Name

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 If I Only Could Remember My Punk Wars..., 6 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : If I Could Only Remember My Name (Album vinyle)
Acquis il y a peu, à l'occasion d'une réédition vinylique (réf. 8122-79866-6), ce disque qui transporte le Laurel Canyon angelino de 1971 dans le quartier du Haight Ashbury sanfranciscain de 1966-67 ! Disque "barré", d'époque mais qui traverse le temps grâce à de belles mélopées lancées à la guitare acoustique et bien accompagnées par le top du carnet d'adresses de David Crosby (chanteurs et musiciens), celui qui organisa la rencontre de John Coltrane et de la néo-folk des Byrds avec 'Eight Mile High' en 1966. Cet album est un "trip", oui, mais pas du tout du genre onaniste ! Cela sonne comme un boeuf continuel mais il reste un pilote dans l'avion, même s'il a oublié son nom ! 'Orleans' a été samplé en 2011 par le DJ britannique Psychemagik pour son magnifique 'Valley Of Paradise '. Tout le monde est le bien venu et est chaudement accueilli tout au long de ces deux faces réécoutées ce jour au soleil de Pâques 2015 !


Voyager
Voyager
Prix : EUR 17,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Son de Voyager, 4 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Voyager (CD)
On aime bien Jenny Lewis, dont jusqu'à présent, on a commenté pour amazon.fr les excursions avec son ami "Johnny" en 2010 (aka Jonathan Rice, tout de même encore un peu présent ici). Pour cet album solo co-produit par Ryan Adams dans les Pax Am Studios de ce dernier, Jenny rend hommage à une certaine pop-rock californienne dite "classique".

Ainsi, les deux premières chansons - 'Head Underwater' et 'She's Not Me' - sonnent quasiment comme la Linda Ronstadt de 'Simple Dreams' (1977) rencontrant le Fleetwood Mac de 'Rumours' (1977 aussi), les légendaires "requins de studio" en moins, les amis en plus. 'Just One Of The Guys' est plus folk-y, mais chaloupé et mélodiquement P-O-P. 'Slippery Slopes' est en revanche un rock mid-tempo avec un gros son basse/guitare élec./batterie (tout en gardant un axe pop) peut-être évocateur de tel opus d'Aimee Mann ? 'Late Bloomer' revient à la pop-rock, avec légèreté (lancement via une guitare acoustique) et avec des "Woo-Hoo Woo -Hoo" pour marquer la mélodie. 'You Can't Outrun 'Em' commence avec un riff gothique, à la The Cramps s'ils avaient enregistré aux studios Burbank, mais revient vite à un format pop-rock californien, peut-être cette fois plus primesautier que celui des stars californiennes précitées. Le moment pour 'The New You' de faire le lien avec les deux chansons du début... 'Aloha & The Three Johns' donne dans le pop-rock à guitares, un peu comme le précité 'Late Bloomer' mais avec un rythme tatapoum qui confirme l'ancrage majoritairement pop. 'Love U Forever' n'est pas une chanson de Prince, mais encore de la pop-rock à guitares, avec accent sur le côté rock. Pour conclure, la chanson-titre 'The Voyager' est une ballade à base de violons et de guitare acoustique avec des "Oh oh".

L'ensemble est livré sous forme d'un packaging "vinyl replica" avec pochette en carton qui s'ouvre ("gatefold"), étiquette "WB Records" classique des années 1970 pour décorer le CD, et livret en couleurs avec photographies de Jenny avec sa belle tenue arc-en-ciel pastel de chanteuse country, quelques paroles et quelques crédits pour hipsters (Beck Hansen, First Aid Kit, Benmont Tench parmi bien d'autres).

Il n'y a certes pour les ados pas de quoi fuguer pour se lancer à corps perdu dans un nouveau mouvement musical inouï mais un album réalisé avec cœur, soin et des amis fiables.

Un solide *** et 1/2


Physical Graffiti - Édition Deluxe (3 CD)
Physical Graffiti - Édition Deluxe (3 CD)
Prix : EUR 20,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Top Zep, 2 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Physical Graffiti - Édition Deluxe (3 CD) (CD)
'Physical Graffiti' est le premier double LP que j'ai acheté avec mes propres sous. Chez Carrefour. Il y a 40+ ans. C'est donc aussi le double LP que j'ai le plus écouté dans ma vie. Pas sûr que 'London Calling' l'ait rattrapé.

'Physical Graffiti' est un album que j'ai acheté quatre fois. D'abord l'original français donc, puis suite à l'usure de l'original, son remplaçant pressé en Allemagne de l'Ouest, puis la version dispersée façon puzzle des deux coffrets de CD "remasters" du début des années 1990 et enfin cette version 3 CD remastérisés de 2015, "vinyl replica" respectant tant faire se peut le packaging original, et ajoutant un livret de photographies.

S'agissant du son de ce disque, je ne vois franchement pas d'amélioration notable depuis le précédent remastering des titres concernés, sauf peut-être une plus grande clarté de l'introduction de 'In The Light' ? En ce qui concerne la musique, c'est bien évidemment un ***** pour la globalité des 15 sélections d'origine. Les quatre musiciens dominent alors leurs influences blues et folk, maîtrisent leurs intentions "heavy", contrôlent leurs tentations "prog" et soignent particulièrement riffs, mélodies, arrangements et chant. En clair, Led Zepp est au top de son "son" et de son apport spécifique à la musique rock. Même s'il pique un riff à Smokey Robinson & The Miracles (son 'Mickey's Monkey').

Mon Top 5 aujourd'hui : 'Night Flight' (je pourrais écouter Bonzo tout seul pour ce titre), 'Kashmir', 'Boogie With Stu', 'Down By The Seaside' qui m'évoque un peu les Stones jamaïcains de 'Goats Head Soup' (et l'été) et 'In my Time Of Dying'.

Le CD "bonus", qui est long de plus de 40 minutes, ne contient pas de chanson inconnue. Les versions proposées sont très proches des versions finales, bien que ces captations datent de 1971-1974. 'Brandy & Coke' est plus "rough" effectivement et peut-être aussi un poil plus funky que le 'Trampled Under Foot' final. 'Everybody Makes It Through' dérive le plus par rapport au 'In The Light' de référence. On est toujours très content de réécouter encore 'Boogie With Stu' et 'Kashmir'. On avait rêvé à d'autres "jams" du type de celle de 'Boogie" mais bon...

Le livret propose de nombreuses photographies, posées, "live", planches contact, N&B ou couleurs de l'époque de l'album. Il donne aussi les crédits des enregistrements et des photographies.

Un travail soigné pour un disque indispensable.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 2, 2015 9:24 PM MEST


In a Dream
In a Dream
Prix : EUR 15,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Destruktiv Mekanik Disco, 31 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : In a Dream (CD)
On aime The Juan Maclean, dont on a acheté les deux précédents albums et quelques maxi-singles, tous parus chez DFA Records, le label dance qui était cool au début du siècle. On a été content de voir Ms. Whang sur la photographie de la pochette (elle apparaît aussi à l'intérieur de cette pochette "gatefold" cartonnée), que l'on a beaucoup apprécié dans le film du concert d'adieu de LCD Soundsystem.

Mais on n'a pas tant apprécié que ça cet album, "dance" bien entendu mais qui met à l'excès l'accent sur le rythme et le groove répétitif au détriment notamment de la mélodie.

Pourtant, les inspirations des neuf plages proposées, toutes des chansons (avec John Maclean, Nancy Whang et d'autres au chant), sont diverses. Ainsi "A place called space" est plutôt space disco, en version hard en raison de la présence forte d'une guitare et d'un binaire particulièrement costaud. 'Here I am' est funky mais un peu tech-y et trop raide du bas du dos. Plutôt uptempo, 'Love stops here' évoque une certaine électro pop des années 1980, quelque part entre The Human League amorçant son virage pop et l'Ultravox qui vient d'avoir viré John Foxx. Pop, 'You were a runaway' propose un rythme chaloupé / syncopé mais se présente surtout les caractéristiques d'un "filler". 'Running back to you' s'ouvre sur un duo batterie/basse très funky mais avec par-dessus uniquement des claviers, plutôt glacés. 'I've waited for so long' revient sur le mode "space disco" mais en s'approchant aussi - à distance respectable tout de même - du 'Supernature' de notre compatriote récemment réédité Cerrone. 'Charlotte' propose une synth pop stéroïdée, et syncopée, plutôt uptempo, avec aussi des percussions et un solo de guitare électrique. 'A simple design' est une sélection funky-disco-pop à claviers proéminents. 'The sun will never set on our love' commence très calmement avant que n'arrive le beat et un tournant techno.

On a dit que les mélodies sont, sinon totalement absentes, au moins faiblardes. Que manque-t-il d'autre ? Un peu de "soul" que n'apporte pas le chant, mais aussi des gimmicks, des hooks, bref des trouvailles qui donnent envie de quitter le bar pour le dance-floor.


Kiss Of Fire
Kiss Of Fire
Prix : EUR 17,54

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Il était une fois Joëlle, 30 mars 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kiss Of Fire (CD)
On a déjà eu l'occasion de dire tout le bien que l'on pensait de la musique notre compatriote Florence Joelle après avoir acheté son deuxième LP, 'Stealing Flowers'. On ne va pas changer de disque au moment d'aborder son premier opus, prestement acquis dans sa version CD digipack compte tenu du cours actuel prohibitif du vinyle.

Enregistré en stéréo mais de manière analogique, avec une durée d'écoute inférieure à 33 minutes et dix chansons, cet album, comme son successeur, nous transporte dans des années 1950 de légende(s), avec des restes de jazz manouche qui traînent à l'arrière-plan de la pop rockabilly produite par un trio guitare-basse-batterie au sein duquel on trouve "Jean-Baptiste, dit La Grenouille, de l'inoubliable duo avec Walter Matthau, dans Pirates de Roman Polanski" (dixit wikipedia) mais qui revêt ici sa défroque de musicien.

Si amazon.fr tolérait encore les tags, on inscrirait volontiers holly golightly (la chanteuse britannique, pas le personnage de Truman Capote qui lui a inspiré son pseudo), amy winehouse et vaya con dios. Sauf exception, Florence Joelle est le seul auteur de son répertoire. Sans appartenir à la catégorie de celles qui murmurent à l'oreille des vieux grigous, elle n'est pas une chanteuse à voix. Son truc, c'est le climat, la couleur et l'ambiance musicaux un peu interlopes, parfaits pour les apaches et les lieux de perdition.

Plutôt rockab', 'Hell Be Damned And Look Out (You May Only Live Once)' repose sur un "rototom" constant proposé solidairement par la batterie et la basse tandis que la guitare accompagne la chanteuse de ses licks fifties inspirés de Link Wray. 'Stardust Merchant' reste dans le trip rockab', avec un rythme chaloupé à la 'Stray Cat Strut' mais la mélodie est bien différente. 'When I Get Low I Get High' est peut-être la chanson la plus mémorable du lot. 'I'll Come Running' recourt aussi à un rythme chaloupé, relevé de percussions discrète et d'un solo de guitare acoustique tandis que Florence sort son harmonica ! Oh, certes, elle n'est ni Jean-Jacques Milteau ni Toots Thielemans mais ce n'est pas l'objectif recherché ! 'Gypsy Boy' traîne sur les Ramblas de la rumba reine. 'True To Myself' est un rockab' propulsé par un "tatapoum" sur la caisse claire et Florence sort de nouveau son ruine-babines. 'Watermelon Gin' est une ballade au rythme chaloupé, avec un arrangement un peu exotique. La reprise du hit R&B 'Unchain My Heart' est alerte, sans matière grasse aucune et pas de risque que Florence s'aligne pour une imitation d'Oncle Ray... 'Never Thought I'd See The Day' repose sur le même rythme que 'True To Myself' et pour finir 'The Look In His Eyes' nous ballade avec une guitare qui sonne comme celle de 'Bang Bang (My Baby Shot Me Down)'.


Billy Bat T14
Billy Bat T14
par Takashi Nagasaki
Edition : Broché
Prix : EUR 8,05

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Bat-Yin et Bat-Yang, 29 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Billy Bat T14 (Broché)
Dans ce volume se dénouent un certain nombre d'intrigues et autres énigmes savamment disposées par les auteurs dans les tomes précédents. Les principaux protagonistes nous sont donc tous connus.

Le personnage principal de ce tome est M. Kurusu, dont nous est a rappelé, via des flashes, le parcours de vie désolant et criminel et qui va aller jusqu'au bout de son obsession pour la chauve-souris dans des conditions que l'on qualifiera de rocambolesques... Parvenu à l'endroit et au moment cruciaux vers lesquels toute sa vie désormais finissante a tendu, que va-t-il faire ? Pas de spoiler !

Mais l'autre personnage principal est sans nul doute Kevin Goodman, le nouveau dessinateur en titre du personnage de Billy Bat, dont l'aventure en cours de création est si proche de ce que vit M. Kurusu. Mais son ami Chuck Culkin le vrai, et Chuck Culkin le faux sont également bien en évidence, avec un "showdown" entre les deux attendu depuis le début. Mais comment cela va-t-il se passer ? Pas de spoiler ! Il faut aussi signaler l'importance du personnage de M. Smith.

Si je me suis bien renseigné, ce n'est pas encore la fin de la série, mais on a déjà bien avancé en matière de dénouement du récit avec ce n° 14 qui lève de nombreux mystères.


La BD est Charlie
La BD est Charlie
par Collectif d'auteurs
Edition : Broché

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Se battre pour le droit de faire le c..., 29 mars 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La BD est Charlie (Broché)
Ce recueil au profit des familles des victimes des attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015 contient, classés par ordre alphabétique selon le nom du dessinateur, de Al-Azar à Zep, un ensemble de dessins en couleurs ou en noir et blanc publiés en réaction aux attentats mais aussi aux manifestations du 11 janvier et... à la mobilisation massive pour acheter le "n° d'après" de Charlie qui ont suivi. Le générique est international, mais on trouve pour la majorité des auteurs de l'école franco-belge ou proches tels que les italiens Manara et Liberatore. Les comics sont représentés par Robert Crumb, Pia Guerra (Y: The Last Man. Beau dessin), Matt Kindt (Mind Mgmt. Itou), Guillem March (Cat-Woman. Pareil) et Stéphane Roux (Harley Quinn. Egalement).

Il y a deux citations, contradictoires, de Cavanna. Pour la première, "Le rire est la cruauté à l'état pur. Ce que l'on appelle l'humour n'est qu'un petit donneur de leçon, un moraliste châtré." Pour la seconde, "L'humour est un coup de poing dans la gueule." Les dessins oscillent entre la contestation avec effet graphique, l'expression de la tristesse, de la révolte ou de la rage, la moquerie ironique et le bien rare rire à la Cavanna. J'aime beaucoup les trois strips du nouveau dessinateur d'Astérix, Jean-Yves Ferri. Dans le dernier d'entre eux, on voit dans la première des trois cases quatre terroristes islamistes. L'un d'entre eux, esseulé au fond de la case, s'écrie "Oh non ! Pas Cabu, les gars !". Eploré, à genoux, il poursuit, dans l'indifférence des trois autres : "Cabu ! Récré A2 ! Le Club Dorothée !". Dans la dernière case, le premier des trois autres islamistes dit de l'inconsolable "C'est qui ?". Un des compagnons répond "Paul-Etienne, le nouveau...". Le dernier conclut "Il en fait des caisses".

**** et 1/2 pour le contenu. ***** pour le geste.


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