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Contenu rédigé par Stan FREDO
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Commentaires écrits par
Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France)
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In My Soul
In My Soul
Proposé par Giant Entertainment
Prix : EUR 11,32

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 L'application ne suffit pas, 11 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : In My Soul (CD)
Voila un groupe dont on aimerait soutenir le disque, son premier.

Née à Adelaide (Australie), la chanteuse Candice Monique a enregistré des démo à Atlanta dès 2003, avec Professor Griff (Public Enemy) en tant que producteur, puis en 2005 à Harlem avec le producteur Rich Medina (Jill Scott). Le résultat n'ayant à l'évidence pas été conclusif, elle est retournée en Australie, mais à Melbourne, où elle a conçu ce premier album avec un noyau dur de trois musiciens expérimentés du cru (guitare, basse, batterie) et plusieurs musiciens additionnels, notamment pour les claviers et les cuivres qui restent néanmoins très discrets.

Le disque a été produit par le batteur, Choi. Il a été publié par le label britannique Freestyle Records en février 2010. Le travail sur le deuxième album a commencé dès 2010 mais n'a pas donné lieu à ce jour au pressage d'un disque.

Au tout début de l'inaugural 'In My Soul', on craint un fugitif instant devoir souffrir une Amy Whitehouse de 2è zone. Il n'en est heureusement rien, car si l'inspiration est nettement R&B, elle lorgne plutôt du côté "soulquarian" d'Erykah Badu. Hélas, le résultat n'est absolument pas au niveau.

Ballade comme son prédécesseur, 'For All Time' a un refrain qui rappelle d'assez loin un succès de Stevie Wonder et, comme pour marquer le coup de cette (re-)trouvaille, c'est bien avec un acapella de ce refrain en mode ad lib que se clôt la chanson.

'Mama Don't Know' est plus syncopé, plus groovy avec un orgue. 'Feel The Vibe' monte encore d'un cran dans le feeling funky. 'Soul Dance' sonne un peu comme une démo, plutôt d'obédience pop/R&B mais avec un court solo de guitare wah wah. 'My Child' est une ballade mettant en valeur un duo voix féminine / guitare électrique. Idem pour 'Shave My Head' mais avec cette fois une suite plus dans le style "slow". 'Crazy Crazy Thing' est une ballade pop. 'Hypothetical' sonne comme un croisement entre bossa nova et '50 Ways To Leave Your Lover' mais le résultat est bien moins intéressant que cet énoncé. 'Revolution' comprend au début un peu de rap sur un rythme heurté avant d'arrondir les angles. Le final 'Wish I Was A Bass' est un groove funky, un peu jazz avec par-dessus un texte dit.

Globalement, on a constamment l'impression que le groupe tente de boxer dans une, voire plusieurs, catégorie(s) au-dessus de la sienne, pour un peu plus de 45' finalement à peine passables tant elles manquent d'élément distinctif et... de véritable groove.

** et 1/2


Die Unsichtbaren
Die Unsichtbaren
Prix : EUR 15,45

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Seconds couteaux, 10 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Die Unsichtbaren (CD)
Selon ce que j'ai pu reconstituer suite à des recherches sur le Web, Messer est un quatuor fondé en 2010 à Münster (Allemagne), par Hendrik Otremba (chant), Pascal Wagner (guitare), Bastian Ottenhus (bass) et Philipp Wulf (batterie). Ils ont été signés par le label indépendant de leur ville, This Charming Man Records (une quarantaine de références, à ce jour, dans leur catalogue), et 'Die Unsichtbaren' (2013, traduction "Les Invisibles") est leur deuxième album après 'Im Schwindel' (2012).

Messer propose une musique dont les canons ont été définis à la toute fin des années 1970 et au début des années 1980, au Royaume-Uni mais aussi en Allemagne et - un peu - en France : le post-punk à la Gang Of Four et à la Fehlfarben (le dernier LP que j'ai écouté de ce groupe de quinqua est même nettement plus dur !), mais aussi, en exagérant le trait, à la Marquis de Sade et à la Love & Rockets. Quelque part au milieu, suite - je l'admets - à une vague triangulation.

Ceci positionne aujourd'hui les quatre jeunes gens pas loin d'Interpol.

Posons-le d'emblée : le débat est définitivement tranché en faveur de la jeunesse. En vétéran des guerres "punk" et "post-punk", en arbitre des élégances d'il y a 35 ans, on peut toujours vitupérer que, sur disque, il y a bien mieux que ce 'Die Unsichtbaren', mais si, pour un(e) ado, il s'agit d'écouter ce type de musique en concert là maintenant en 2014, Messer a peu de concurrents crédibles.

'Angeschossen' pose en plus de 5 minutes le modèle d'un rock mid-tempo avec gros son de basse, reverb sur la guitare, le tout un peu "cold wave", avec un chant un peu "gueulé" par-dessus le vacarme.

'Die kapieren nicht' est plus uptempo et deux fois moins long que la plage précédente.

'Tollwut' s'ouvre sur l'interprétation "cold wave" de la "drone musique" psychédélique de type - en 2014 - Hookworms pour, après un break, se poursuivre sur un mode plus gothique des années Bauhaus.

'Neonlicht' a probablement emprunté son riff de basse à New Order. Et ajoute un peu de synthé pour faire bon poids.

'Das Versteck der Muräne' est plus vif, avec une rythmique cavalant gaillardement après la guitare.

'Tiefenrausch' est plus lent, plus "doom and gloom" aussi.

Sur un rythme "motorik" qui a le feu aux fesses, 'Es gibt etwas' ramène la guitare distordue et réverbérée repérée plus haut.

'Platzpatronen' commence avec la batterie et des sons de guitare spatiaux et planants avant de revenir à un arrangement sur le modèle post-punk.

L'introduction de 'Süßer Tee' évoque le Joy Division d''Unknown Pleasures' et la suite rejoint le moule post-punk pour 6 bonnes minutes.

Le tout tient en moins de 40 minutes, ramassées dans un digipack, avec au verso le portrait peint, non pas de Joan Crawford mais de... Romy Schneider. Romy que l'on retrouve en photographie à l'intérieur.

J'aime l'ensemble, qui est sympathique (d'autant plus si on est allé écouter sur soundcloud leur version en français des 'Bonnie & Clyde' de Serge Gainsbourg !) mais qui est loin d'être indispensable.

*** et 1/2


Seasons of Your Day
Seasons of Your Day
Prix : EUR 17,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Espé est de retour !, 9 juin 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Seasons of Your Day (CD)
Mazzy Star offre ici son 4è album et, au regard des trois précédents, il n'a qu'un seul défaut : avoir mis tant de temps à arriver !

Musicalement idéal pour les après-midi d'été caniculaires passées à l'ombre dans la cantina, il propose 10 chansons aux arrangements le plus souvent dépouillés, avec comme instrument pilote pour toutes les sélections la guitare acoustique.

'In The Kingdom' commence avec un orgue un peu "churchy" avant l'arrivée de la guitare (dont 'bottleneck' ou équivalent) et de la rythmique. 'California' n'est accompagné qu'à la guitare folk (Bert Jansch ? Les notes de pochette n'en disent pas assez), au son qui rappellera Led Zeppelin. La musique de la ballade americana 'I've Gotta Stop' paraît échappée de l'album 'Sticky Fingers' des Rolling Stones, entre 'Sister Morphine' et 'Wild Horses'. Dans la continuité immédiate, se place 'Does Someone Have Your Baby Now?'. 'Common Burn' est plus folk, plus ensoleillé aussi, avec harmonica et vibraphone. 'Seasons Of Your Day' fait figurer un violoncelle. 'Lay Myself Down' réunit de nouveau le groupe, dans un registre americana avec lapsteel en avant. 'Sparrow' est tout en guitare(s). 'Spoon' aussi, mais encore plus "bluesy". 'Flying Low' convoque de nouveau le groupe pour un bœuf dans le registre "ghost blues", ou "dust blues", avec harmonica en reverb.

Tout du long, Hope Sandoval chante comme elle le faisait dès la fin des années 1980, avec une voix un peu grave mais portant juvénile après laquelle Vanessa Paradis court depuis 30 ans sans l'attraper.


Original Album Series
Original Album Series
Prix : EUR 19,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La réponse de Chicago aux génies de la Motown, 9 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Original Album Series (CD)
Curtis Mayfield (1942-1999) débute sa carrière musicale lorsque, avec Jerry Butler, il intègre en 1958 le groupe des Roosters récemment arrivés à Chicago (Illinois) depuis le Tennessee. Le groupe devient les Impressions, qui figure parmi les meilleurs groupes soul des années 1960. Curtis Mayfield quitte le groupe en 1970 pour commencer une carrière solo d'auteur, compositeur, interprète mais aussi de producteur, d'arrangeur et de business man en créant dans le même mouvement son label indépendant Curtom Records à Atlanta (Géorgie).

Ce coffret de 5 CD regroupe les 5 premiers albums solo de Curtis Mayfield, publiés entre 1970 et 1974, à l'exception de celui consacré à la bande musicale originale du film 'Superfly'.

CD1 : Enregistré entre mai et juillet 1970, et publié en septembre 1970, 'Curtis' a plusieurs mois d'avance sur les albums 'Where I'm Coming from' de Stevie Wonder (Avril 1971) et 'What's Going On' de Marvin Gaye (Mai 1971) qui signalèrent à la fois l'émancipation de ces deux artistes de premier plan par rapport aux "canons" de la Motown, et l'arrivée des "concept albums" d'obédience socio-politique dans la musique afro-américaine. Mayfield propose ici le modèle de la musique qu'il proposera tout au long de cette première partie des années 1970 : du groove très orchestré (cordes, cuivres), funky avec un soupçon d'improvisation jazz, avec des paroles engagées dans la vie sociale. 'Curtis' contient notamment deux des meilleures chansons de Curtis Mayfield : l'inaugural '(don't worry) If there's hell below we're all gonna go' (modèle de 5 ou 6 autres chansons par la suite) et 'Move On Up', tous deux ici en version "extended" par rapport aux versions "45 tours" que l'on trouve dans les compilations. Mais le reste n'a rien de "fillers". La chanson 'We the people who are darker than blue' est un mini blues opéra à elle tout seule, avec solo de percussions et de harpe inclus. 'The making of you' est une ballade avec force violons. 'Miss Black America' est charmante. Etc.
**** et 1/2

CD2 : Enregistré dans un club de New York en janvier 1971, 'Curtis Live' comprend un quintet incluant un percussionniste (congas, tumbas) mais ni cuivre, ni piano, ni a fortiori violon. Le répertoire plonge dans la discographie des Impressions, avec notamment 'Gypsy Woman' et 'People Get Ready', ainsi que dans le tout juste publié 'Curtis'. L'ambiance est décontractée, Curtis parle au public tous les 2,3 morceaux. L'introductif 'Mighty Mighty (Spade And Whitey)', parlé / rappé, est une mise en jambes particulièrement funky. Mais le concert comprend aussi son lot de ballades, "à textes" ('I Plan To Stay A Believer') ou sentimentales ('The Makings Of You'). Le final est particulièrement "funk" avec notamment des versions totalement réarrangées ('We the people who are darker than blue') ou plus débridées ('(don't worry) If there's hell below we're all gonna go').
****

CD3 : Publié en octobre 1971, et probablement enregistré en même temps que 'Superfly'(*****), qui reste l'album le plus célébré et le plus connu de Curtis Mayfield, 'Roots' sonne comme un "compagnon" de la célèbre musique de film. 'Get Down' est sur le même moule rythmique que 'Hell' ou 'Pusherman', avec presque un petit côté 'Oye Come Va' de Santana dans la guitare. 'Keep On Keeping On' est une chanson soul pop incluant des sons électroniques. 'We Got to Have Peace' est particulièrement "uplifting" et comprend à la fin un beau solo de saxophone. 'Beautiful Brother of Mine' recolle également au modèle 'Hell', de manière plus psychédélique avec son solo de clavinet. 'Now You're Gone' est un blues lent. Le final 'Love to Keep You in My Mind' est une chanson soul-pop tous violons en avant.
****

CD4 : 'Back to the World' est paru initialement en mai 1973, à peine 10 mois après 'Superfly'. Ce "retour au monde" (ou à la réalité) se montre comme à l'habitude entre soul ('If I were only a child again') et funk ('Future shock'), sans oublier une ballade pop avec violons ('Keep on trippin''). Avec l'intro à la funky guitare acoustique de 'Right on for the darkness', Curtis Mayfield invente le "blufunk" de Keziah Jones.
****

CD5 : 'Sweet Exorcist' est publié au cours d'une année particulièrement active (tournée, albums en public, musique de film etc.) et, s'il poursuit dans la veine sonore de ses prédecesseurs, il peine à s'en démarquer. Tant 'Ain't got time' que 'Make me believe in you' reprennent le rythme de '(don't worry) If there's hell below we're all gonna go' sans égaler ni même beaucoup renouveler le modèle. 'Sweet exorcist' est une ballade, funky mais délicate (ou délicate, mais funky), 'To be invisible' est une ballade pop sentimentale, 'Power to the people' est une chanson soul pop orchestrale, 'Kung fu' réchauffe habilement le plat "blaxploitation" avec orgue et sirènes de police, 'Suffer' est un slow. Le tout est bouclé en 32'07.
*** et 1/2

Ce coffret low cost ne comprend probablement pas les versions remastérisées (ou en tout cas pas remastérisées de frais) et n'inclut pas les "bonus tracks" que certaines éditions de chaque album prises isolément contiennent. Chaque disque est rangé dans une enveloppe en carton reproduisant les recto/verso d'origine et le tout est serré dans une enveloppe en carton.

****

PS : il circule chez amazon.fr une autre version officielle de ce coffret, "Original Album Series", dans laquelle l'album 'Superfly' remplace 'Sweet Exorcist'. Cet autre coffret est donc plus recommandé à celles et ceux qui n'ont pas déjà 'Superfly'.


Miracleman tome 1
Miracleman tome 1
par Julian Writer
Edition : Broché
Prix : EUR 14,95

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pas un miracle, mais un solide exemple d'art séquentiel, 9 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miracleman tome 1 (Broché)
Ce recueil regroupe les 4 premiers numéros d'une série de comic books lancée en cette année 2014 aux USA par la maison Marvel Comics. Mais les récits datent de 1982 et appartiennent au patrimoine BD britannique, bien que le fait générateur de la création du personnage de Miracleman soit lié à la perte d'une licence d'exploitation d'un personnage étatsunien.

Mais en fait, tout ce "blurb" autour du fait que Miracleman est né du Captain Marvel US est peu intéressant et quasi inutile pour la compréhension du récit commencé dans cet ouvrage.

En vérité, c'est l'association, à laquelle se refuse aujourd'hui l'intéressé lui-même, avec le grand scénariste de comics qu'est l'auteur des 'Watchmen', de 'Tom Strong' et de 'Top 10', qui génère tout le buzz et cette réédition elle-même, dans une véritable course aux "inédits" d'une superstar que notre époque connaît bien.

Dès le début de 1982, Miracleman annonce l'ère du super-héroïsme suspect, méga-menaçant et - effectivement - destructeur auquel nous sommes désormais bien habitués, de "Dark Knight Returns" à "Irredeemable". Il renouvelle dans le même temps la "marvel touch" qui consiste à donner de l'épaisseur aux alter ego des super-héros, en faisant de Michael MORAN un quadragénaire, tirant le diable par la queue compte tenu de son métier de pigiste, et menant une vie bien terre-à-terre même si dans la compagnie de son épouse illustratrice Liz, 36 ans. Le contraste est d'autant plus saisissant que MM est quasi omnipotent.

Le "scénariste-précédemment-désigné-ouvertement sous le-nom-de... je-peux-pas-l'écrire-car-je-n'ai-pas-les-moyens-du-procès-qu'Alan-MOORE-me... oh-zut !" récupère un personnage né dans les années 1950 et tombé en désuétude pour en proposer une relecture à la lumière des années 1980 lugubres (crise économique massive, menace de guerre nucléaire...) et revenues de tout. Parfois un peu verbeux ou sentencieux, le résultat fonctionne, en tout cas aux yeux et neurones d'un fan aguerri de comic books. Les deux derniers chapitres, avec les "Warpsmiths", font décoller le tout dans un univers particulièrement "space" et créatif.

Marvel a remonté les vieilles planches initialement N&B, les a recolorées avec les canons et outils d'aujourd'hui et a peut-être aussi re-séquencé les épisodes. D'où peut-être l'abdication de you-know-who en tant que scénariste du bazar.

Les dessins de Gary LEACH et Alan DAVIS sont très "années 1980", malgré une volonté de donner un coup de chapeau au créateur de Dan DARE.

Il y a de nombreux "extras", avec en particulier des études de Gary LEACH et un très grand nombre de dessins / peintures de couverture, d'époque (1982 et s.) ou d'aujourd'hui, avec dans ce dernier cas un who's who des meilleurs dessinateurs actuellement en contrat avec la Maison des Idées.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 5, 2014 12:51 PM MEST


Home - Hidden
Home - Hidden
Prix : EUR 16,12

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Pas tout-à-fait un "trésor caché", 8 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Home - Hidden (CD)
Charlie Alex March est un compositeur, producteur et fabricant de synthétiseurs londonien.

Ce court album (moins de 33') millésimé 2009 fait suite à deux EP publiés respectivement en 2006 et 2007. Instrumental, il se place se place à mi-chemin entre le néo-classique (de Hauschka à Agnes Obel), l'électro et une musique de bibliothèque moderne.

L'inaugural 'Plan 9' évoque la mélodie de la chanson jamesbondienne 'You Only Live Twice' avec en instrument solo une guitare ou un synthé sonnant comme une guitare. 'Francisca's Theme' marie sons carillonnants, synthétiseur et cordes (arrangées par Sean O'Hagan, des High Llamas). 'Mao' est plus uniment électro. 'Cortot N˚7' reste dans le registre synthétique n ajoutant des percussions. 'Melodie', avec son rythme "tatapoum" et son mariage entre cordes et synthétiseurs est l'une des séléctions les plus pop du disque. 'Telephone Song' et 'Son Of A Joe' sont de belles compositions interprétées au piano solo. 'Cortot N˚6' est de nouveau une célébration des noces des cordes et des synthétiseurs. 'Kyoko's Broken Piano' est un duoi piano / synthétiseurs.

L'ensemble est rangé dans une pochette digipack en trois volets à illustrations sous-marines.

*** 1/2+


Wildewoman
Wildewoman
Proposé par Expédition Express
Prix : EUR 15,31

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 De-Lucius, 8 juin 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wildewoman (CD)
Lucius est un quintet fondé en 2011 à Brooklyn (New York). Le groupe se compose de trois garçons multi-instrumentistes et de deux filles - Jess et Holly - qui chantent et jouent également des claviers.

Pour ce premier album, publié chez le label indépendant MOM+POP, Lucius livre 11 chansons particulièrement bien écrites, interprétées et produites, dans un registre pop varié : folk-pop ('Wildewoman'), 1960' US Pop (le single 'Turn It Around'), bluesy-americana ('Go Home'), pop-rock avec piano ('Hey, Doreen'), ballade ('Two Of Us On The Run') etc. Avec ses tambours et son refrain, Nothing Ordinary' peut évoquer un 'Cloudbusting' des années 2010 indépendantes.

Les voix sont magnifiques, entre celles des Judds des débuts dans les années 1980 et celles des plus récentes First Aid Kit.

La pochette est en carton "gatefold" et ne comprend pas de livret.

Sur leur site Internet, ilovelucius[dot]com, 7 des chansons de l'album sont proposées en video. On constate une créativité visuelle qui correspond au côté "arty" de l'illustration de la pochette.

**** et 1/2


Dolce Claudia, suivi de Eloge de la starlette
Dolce Claudia, suivi de Eloge de la starlette
par Frédéric Schiffter
Edition : Broché
Prix : EUR 12,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 CC comme châssis et carrosserie millésimés 1958, 8 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dolce Claudia, suivi de Eloge de la starlette (Broché)
Ce petit livre au format d'un roman mais épais de seulement 80 pages, rassemble des photographies N&B de Claudia CARDINALE datant de 1958, faites à Rome par un photographe dont le nom s'est perdu mais qui ont été retrouvées dans le fonds du collectionneur Graziano ARICI.

La première série montre une très jolie JF de 20 ans, à l'œil noir, tout juste arrivée en Italie depuis la Tunisie, qui pose tout sourire ou en mode "boude" dans une série de clichés, revêtues des quelques tenues quelconques qui étaient dans sa valise. La seconde série, prise un peu plus tard dans la même année, à Venise, présente effectivement une "starlette" en mode JF en (robe à) fleurs.

CC est bien évidemment très belle et moderne, de bout en bout. Quelques mois plus tard, sa carrière de star internationale du cinéma était lancée.

Un témoignage de Frédéric SCHIFFTER est ajouté à la fin, intéressant mais d'un rapport éloigné du sujet principal du livre.


Celestial Music : 1978-2011
Celestial Music : 1978-2011
Prix : EUR 11,20

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Thèmes astraux pour l'ère du Verseau, 7 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Celestial Music : 1978-2011 (CD)
Né Edward Larry Gordon à Philadelphie en 1943, Laraaji Nanananda (son nom selon discogs) a longtemps été partagé entre des carrières d'ingénieur ou architecte, de stand-up comedian et de musicien.

C'est la musique qui a fini par l'emporter, ainsi qu'une philosophie mystico-cosmique de la vie.

Sa découverte du cithare l'a conduit à en jouer pour des associations et dans les rues à New York et à être découvert par Brian Eno, alors en plein trip "ambient" (1978).

Wikipedia décompte plus de 40 albums studio, sous le nom de Laraaji ou en collaboration.

Ce double CD digipack, doté d'un solide livret comportant une longue interview de Larraji, regroupe d'une part des "edits" de titres initialement publiés sous forme de cassettes audio à des fins d'aide à la méditation (cf. CD 1 : "Cosmic Tape Experiments") et d'autre part des compositions - souvent en collaboration - qui ont connu l'honneur de "vrais disques" (cf. CD 2 : "Music Of The Spheres").

La sélection est tour à tour, ou le plus souvent tout à la fois, "new age", planant, chill et ambient.

'Lotus Collage' donne le ton du son de ce cithare arrangé, qui évoque à la fois une guitare, une harpe, un synthétiseur et un vibraphone. En solo, avec "bourdon" et écho. 'Vision Song Suite' se démarque, en empruntant à la chanson folk puis à la ballade accompagnée d'un orgue. 'Sun Zither' ajoute au cithare des nappes de synthétiseurs, de variations de vitesses et de tension sur les cordes.

'All Pervading - Excerpt' est un modèle quasi cliché d'évocation de la musique accompagnant la méditation zen. 'The Dance No. 3' ajoute un coup de bourdon positif à cette recette. Synthétique, 'Quiet Space Pt. 2' sonne planant et zen. Chill, en un mot ! 'Kalimba' est un petit air de cet instrument également apprécié par Maurice White (E, W & F). 'Laraajingle' est un morceau "ambient dub" avec choeurs masculins. 'Airbass', avec ses carillons d'église dans le lointain, donne aussi dans une forme d'ambient. 'Staccato' ajoute un rythme prog house à la recette. 'As Light', et ses nappes entremélées de musique, est totalement chill. 'Astral Jam', à 17:18, sonne effectivement comme un "boeuf astral" comportant néanmoins un rythme quasi "motorik" et des percussions, après un début presque trip hop.

Il s'agit vraiment d'un album du dimanche matin, pour faire relâche après une semaine de prise de tête au boulot ou bien après la nuit précédente en rave party... Radical !


Infinity: Volume 1
Infinity: Volume 1
par Jonathan Hickman
Edition : Broché
Prix : EUR 21,25

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Vers l'infini et au-delà, 7 juin 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Infinity: Volume 1 (Broché)
Le présent commentaire porte sur le livre publié en février 2014 par Panini Comics UK, sous la référence ISBN 978-1-84653-566-6. On y trouve regroupés 8 (huit) comic books, les #1-3 de la mini-série "Infinity" proprement dite, les #18-20 de la série "Avengers" et les #9 et 10 de la série "New Avengers". Il s'agit de la présentation en trade paperback du premier ensemble des principaux chapitres du "crossover" ou "mega-event" de la Maison des Idées pour l'année 2013.

Tous les chapitres sont écrits par le même scénariste, Jonathan HICKMAN, en vogue depuis quelques années chez Marvel. Il peut s'appuyer sur par moins que cinq dessinateurs de haut niveau, en les personnes de Mike DEODATO Jr., Leinil FRANCIS YU et Jim CHEUNG, lui-même soutenu par Jérôme OPENA et Dustin WEAVER. Il faut aussi citer les remarquables coloristes : Justin PONSOR, Sunny GHO et Frank MARTIN.

Nous sommes bien entendu dans le registre "cosmique" voire "space opera" des comics de capés. Avec deux histoires enchevêtrées. Premièrement, Thanos est de retour et il cible la Terre avec au moins deux bonnes raisons. Mais, en plus, les "Builders" s'en prennent dans le même temps, de manière incompréhensible, à notre galaxie entière !

Tandis que l'union se fait entre ennemis Avengers (Captain America, Iron Man et Thor en tête), Sh'iar, Krees, Skrulls etc. contre la menace incommensurable des Builders, les Illuminati (avec Tony Stark) jouent face à Thanos, comme à leur habitude, leur partition inquiétante faite de manigances secrètes à l'efficacité douteuse... Parmi les Illuminati, Black Bolt (Flèche Noire) poursuit ses propres plans...

Ce récit à tiroirs fonctionne plutôt bien, dans un tout plutôt cohérent et intéressant. Le Cap' montre peut-être encore plus que d'habitude ses compétences de général multi-étoilé. Il est aussi, face aux Illuminati pleins de savants (sauf Namor ?), la preuve que "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme".


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