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Contenu rédigé par Stan FREDO
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Commentaires écrits par
Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France)
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Wolverine & the X-Men Volume 1: Tomorrow Never Learns
Wolverine & the X-Men Volume 1: Tomorrow Never Learns
par Jason Latour
Edition : Broché
Prix : EUR 16,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Le round de trop ?, 26 janvier 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Wolverine & the X-Men Volume 1: Tomorrow Never Learns (Broché)
La série mensuelle "Wolverine And The X-Men" a été créée en 2011 par le scénariste Jason Aaron et le dessinateur Chris Bachalo. Ce dernier a eu pour successeurs divers dessinateurs, tels que Nick Bradshaw et Pepe Larraz, mais le "run" de Jason Aaron s'est poursuivi avec succès, artistique et commercial, tout au long de 42 numéros, de fin 2011 à début 2014, regroupés en 6 TPB et un "Omnibus" (les #36-37 sont repris dans 'X-Men: Battle of the Atom').

Le "pitch", c'est que James "Logan" Howlett, en opposition notamment avec le leader mutant Scott "Slim" Summers, pense qu'il faut préparer les jeunes X-Men à vivre dans le monde des humains, et en bonne intelligence avec ces derniers. Suivant l'inspiration du professeur Charles Xavier, Wolverine fonde donc la Jane Grey School for Higher Learning. Elle accueille une brassée de jeunes mutants plus ou moins récemment apparus, avec pour personnel encadrant, Doop, Hank Mc Coy, Kitty Pride, Storm etc. Le "run" de Jason Aaron couvre la première année d'enseignement, plutôt mouvementée comme il fallait s'y attendre, avec son lot d'agressions extérieures, de trahisons, de disputes internes, d'"events" et autres crossovers. Sans parler de la disponibilité limitée du directeur et du turnover concernant les enseignants, dont certains ne sont pas remplacés !

Parmi les élèves, il y a Quentin Quire, le mutant aux pouvoirs mentaux considérables, qui agace Wolverine et Storm, et qui est peut-être destiné à devenir le nouveau Phoenix. Il y a aussi Evan Sabahnur, le protégé de Wolverine et de Fantomex (Evan considère ce dernier comme son "Oncle Cluster") mais qui est peut-être destiné à créer le nouvel Age de l'Apocaplypse. Le Phoenix et l'Apocalypse, les deux catastrophes principales de l'histoire des X-Men.

C'est Jason Latour, un dessinateur étatsunien complice de Jason Aaron, qui reprend le scénario de la série, ce qui représente un premier engagement notable chez une major sous cet autre facette de ses talents. La série, pour l'occasion, s'offre un redémarrage au n° 1. Aux dessins, c'est le turc Mahmud Asrar, de la même génération, qui est mobilisé (avec l'aide de quelques fill-in artists), le temps d'un tour de chauffe avant de rejoindre Brian Michael Bendis pour la série All-New X-Men.

J'ai lu deux fois de suite les 6 épisodes de ce TPB, et je ne suis pas sûr au final d'avoir compris ce dont il s'agit... Il y a conflit entre deux avenirs possibles, tous deux également terribles pour le monde tel que nous le connaissons : celui dans lequel Quentin devient le Phoenix et celui dans lequel Evan devient Apocalypse. Il n'y a guère plus que Wolvie (qui a perdu son pouvoir guérissant), Storm et Doop pour tenir l'école, avec l'appui d'Armor, une jeune diplômée de l'année passée. Logan va chercher l'aide de Fantomex mais ce dernier s'est retiré dans une prison extra-terrestre et n'est pas facile à convaincre. Les Bamfs sont encore plus iimprévisibles que d'habitude.

Divers personnages approchent Quentin Quire pour le manipuler ou l'éliminer : Faithful John, Edan Younge, une version future de Quentin Quire... Ce dernier tente de s'en remettre à Scott Summers pour y comprendre quelque chose... Mauvaise pioche.

Globalement, il s'agit d'une aventure compliquée (jusque dans les dialogues), tortueuse (avec notamment ces "flash forward" vers un futur qui sera, qui ne sera pas ?) et alambiquée comme le monde des X-Men sait nous en proposer treize à la douzaine, mais dont l'aspect amusant de la série précédente a presque totalement été débarqué, T-shirts de Quentin mis à part. Même Doop, que l'on voit à moment au chevet d'un personnage mourant qui ressemble à l'auteur-compositeur-interprète de country music Willie Nelson (?), et la page suivante chevauchant la même moto que Peter Fonda dans le film culte 'Easy Rider' (??), n'est pas rigolo du tout.

Les couleurs, d'Israel Silva, sont très belles. En "extra", il y a les couvertures alternatives (1er prix à Jorge Molina), des esquisses de Jason Latour (designs de personnages), ainsi que quelques "layouts" de Mahmud Asrar comparés aux pages encrées.


Bad Machinery Volume 3: The Case of the Simple Soul
Bad Machinery Volume 3: The Case of the Simple Soul
par John Allison
Edition : Broché
Prix : EUR 18,92

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 For Whom The Belles' Troll?, 17 janvier 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bad Machinery Volume 3: The Case of the Simple Soul (Broché)
On aime bien cette série de BD pour jeunes adolescents publiée depuis avril dernier dans une forme "print" par l'éditeur étatsunien Oni Press mais qui a commencé sous forme de webcomics depuis 2009. L'auteur, textes et dessins, est le britannique John Allison, né en 1976 et qui a commencé sa carrière dès 1998.

Après les déjà achetés, lus et commentés 'Bad Machinery Volume 1: The Case of the Team Spirit' (2013) et 'Bad Machinery Volume 2: The Case of the Good Boy' (2014), voici déjà le 3è épisode des aventures de ces enfants britanniques âgés d'une douzaine d'années, répartis en deux trios de collégiens de la Griswalds Grammar School de la ville anglaise et fictive de Tackleford : d'une part les filles Shauna Wickle, Charlotte "Lottie" Grote et Mildred "Mildew" Haversham, et d'autre part les garçons Jack Finch, Linton Baxter et Sonny Craven. Mais, depuis le précédent tome, Shauna et Jack se sont rapprochés et ont pris de la distance avec leur trio respectif. Comblent les rangs pour cet épisode Claire-la-fille-du-chef-des-pompiers-de-Tackleford d'un côté et l'inquiétant Colm O'Shaunessy côté garçon.

Comme à son habitude, Allison prend le temps d'installer son histoire et de faire fonctionner les interactions entre personnages qu'il s'agisse des trios, de leurs familles, des professeurs (avec la française Elodie), Claire, Colm etc. Dans ce qui a dû être un feuilleton lors de sa parution sur le Web, chaque page constitue une scène et se clôt sur son propre gag ou son propre dénouement. Mais cette fois, les mystères (le principal et le secondaire) mettent un moment à s'installer, ou à nous intéresser, enfin celma fonctionne moins bien que pour les deux épisodes précédents.

En cette fin d'année scolaire, pendant que Shauna et Jack ne sont pas sûrs de ce qu'ils doivent continuer à faire ensemble, les deux duos restants continuent de passer du temps chacun de leur côté. Ce sont Lotte et Mildred les premières (après Shauna et Jack, mais ces derniers sont moins soucieux de mystères) qui tombent sur un curieux géant vivant sous un pont dans la campagne et qu'elles vont baptiser "Troll". Via Colm qui en pince pour Lotte, Linton et Sonny vont eux aussi tomber sur le "Troll". Colm pense que le "Troll" est l'auteur de la série d'incendies dans les granges de la campagne environnante. Lotte et Mildred sont plutôt préoccupées d'insérer "Troll" dans la vie normale et lui font rencontrer l'une de leurs enseignantes... Il s'en suit des catastrophes, une foule vengeresse, un Trafalgar pour des pompiers idiots etc. Qui est l'auteur des incendies ? Quid de "Troll" ? Shauna et Jack sont-ils toujours ensemble ? Ce sont les mystères qui se dénoueront par la suite dans cet ouvrage.

Comme ses prédécesseurs, ce recueil est présenté en format "italien" ou "paysage". Il présente aussi un petit lexique humoristique à la fin dans lequel Lotte explique aux américains quelques particularismes linguistiques et culturels britanniques. En "extra", on peut aussi voir les amusants dessins de maris de rève ("ultimate men") faits par Lotte et Mildred au moment où on les retrouve dans les premières pages de cette aventure.

*** et 1/2


Batwoman Vol. 5: Webs (The New 52)
Batwoman Vol. 5: Webs (The New 52)
par Marc Andreyko
Edition : Broché
Prix : EUR 19,01

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 A faibles pouvoirs, grande irresponsabilité ?, 15 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batwoman Vol. 5: Webs (The New 52) (Broché)
Si le début des années 2010 a vu les maisons DC Comics et Marvel Comics procéder au "relaunch" de leurs principaux héros, il faut retenir au rang des grandes réussites artistiques de ces relances, celle du personnage de 'Batwoman', qui a en fait devancé de plusieurs mois la relance générale du fonds DC Comics dans le cadre de "The New 52!".

Sous l'impulsion du scénariste Greg Rucka et de J.H. Williams III en tant que dessinateur (Dave Stewart officie aux couleurs), la très recommandée mini-série 'Batwoman: Elegy' (2010-2011) a défini un tout nouveau personnage, même si le nom de "Batwoman" avait déjà été donné précédemment à d'autres incarnations. Dans cette nouvelle version, Kate Kane est une jeune femme issue d'une famille juive et aisée (papa est officier), d'intelligence vive (elle "fait" West Point), mais assez insouciante jusqu'à sa rencontre avec Batman, qui lui inspire de prendre l'identité de Batwoman. Mais un des points importants du personnage de Kate Kane est son orientation homosexuelle. Cette situation lui a d'ailleurs valu de se faire virer de West Point.

La série mensuelle de Batwoman est lancée dans le cadre de "The New 52!", sans Rucka mais bien avec le "co-créateur" J.H. Williams III qui, avec l'aide de W. Haden Blackman pour le scénario, signe les épisodes impressionnants du recueil 'Batwoman Vol. 1: Hydrology'. Williams III a reçu en outre l'appui d'autres dessinateurs, avec les relativement "débutants" Amy Reeder (cf. sa 'Rocket Girl') et Trevor McCarthy pour les n° repris dans 'Batwoman Vol. 2: To Drown the World'. Williams III revient aux dessins pour les comic books recueillis dans 'Batwoman Vol. 3: World's Finest' puis lâche de nouveau les pinceaux pour le 4è tome. C'est en l'occurrence Trevor McCarthy accompagné de trois encreurs différents qui fait les dessins avec un Guy Major aux couleurs.

Le 5è recueil (6è si on remonte à 'Elegy') a mis un long moment à venir, et qui plus est, il arrive directement sous la forme d'un TPB tandis que tous les précédents tomes ont d'abord été publiés en HC. Selon mes informations péchées chez comic vine, cela provient de ce que les auteurs Williams III et Blackman se sont vus interdire d'aller au bout de la logique bien actuelle et logique compte tenu des préférences sexuelles de Kane : son mariage avec son amie policière Maggie Sawyer. D'où une interruption brutale de l'image au #24 de la série mensuelle, sur un énorme cliffhanger, dans un "arc" intitulé "This Blood is Thick" qui devait intialement se poursuivre au long de deux n° de plus. C'est Marc Andreyko, un quadragénaire copain avec Brian Michael Bendis, qui opère pour DC Comics depuis une bonne dizaine d'années (en particulier pour le personnage du Manhunter), qui récupère la mission de maintenir à flot la série.

Pas simple de résumer les 4 précédents tomes. Batwoman est le jouet du D.E.O. (Department of Extranormal Operations), un S.H.I.E.L.D. au petit pied conduit par un squelette vivant du nom de... Bones qui en a après l'Homme Chauve-Souris. Bones propose à Batwoman un marché difficile pour elle à refuser - le sauvetage de sa soeur -, à la condition qu'elle démasque le Sombre Chevalier.

Ce 5è tome contient 10 n° de la série Batwoman (#25-34), publiés entre novembre 2013 et août 2014, ainsi que le Batwoman Annual #1 du juin 2014, soit la valeur de quasiment deux recueils d'épaisseur habituelle. Il s'ouvre logiquement sur la conclusion de l'arc initié par Williams III et Blackman, intitulé "This Blood is Thick", sachant que pour les lecteurs qui suivaient la série mensuelle, cette conclusion en fait été proposée plus de 6 mois plus tard, dans l'Annual précité. McCarthy et Major sont encore là, avec un certain Moritat en soutien pour l'histoire secondaire de ce fameux "arc". Il faut saluer la manière employée par Andreyko pour gérer l'opposition et même la bagarre des deux Bats suggérée par le cliffhanger du #24, en même temps que le devenir de la soeur de Kate Kane, l'identité révélée et le sort de Bones etc. Ce n'est plus du Williams III + Blackman, mais ce n'est pas totalement indigent, loin de là.

Suit le Batwoman #25, qui est en fait un "one shot" lié à l'événement "Zero Year" dont je ne sais rien. Quatre dessinateurs et deux encreurs sont crédités pour ce seul épisode et il ne m'est pas facile de "rendre à César..."

J'aime bien les 5 premières pages (dont je peux affirmer qu'elles ne sont pas signées McCarthy), même si le style en est un peu raide. S'agissant du scénario, Kate Kane pique une motocyclette à Bruce W. pour faire un tour à Gotham dans la nuit. Elle tombe sur un cambriolage en cours, se mêle d'y mettre fin, subit un sérieux revers avant de finir par être sauvée par la patrouille. Pas de quoi entrer en transe, tant en ce qui concerne le scénario que pour les dessins. Mais on note tout de même l'option volontariste prise par Andreyko qui consiste à se démarquer de la folie gothique de ses prédécesseurs.

Commence juste après un "arc" en 6 chapitres, intitulé "Webs", mobilisant principalement le dessinateur Jeremy Haun, avec le concours de Francis Manapul pour quelques pages cauchemardesques. Maggie et Kate retrouvent leur ami Evan, homosexuel, ex athlète, lors d'un cocktail. Batwoman et son amie Bette alias Hawkfire partent en patrouille et tombent sur Wolf Spider qui est en train de voler un tableau de petit maître gothamite. Wolf Spider fait mieux que s'en sortir et Batwoman voit le déroulé de sa vie en quelques secondes avant de miraculeusement échapper à la mort, au prix de causer une grosse frayeur à la fille de Maggie. Wolf Spider poursuit ses exploits de monte-en-l'air amateur d'art de seconde zone, Batwoman tente de comprendre sa logique mais son talent de détective n'est hélas pas suffisant pour vaincre ce nemesis, Maggie doit se défendre face à son ex mari pour garder sa fille, Kate voit régulièrement un "shrink" recommandé par Maggie mais ne lui révèle bien évidemment pas sa vie en tant que Batwoman...

Le mystère de cet "arc" reste presque entier tandis que les trois derniers chapitres voient Kate retrouver une ancienne petite amie du temps de West Point - devenue colonel ! - qui paraît empressée de renouer une relation, tandis que Batwoman s'affronte à Killshot et à des vampires (une influence du préposé aux couvertures, Rafael Albuquerque ?), avec des dessins de Jeremy Haun, du pas très affriolant Scott Kolins, de Moritat et d'une... Pia Guerra (cf. 'Y: The Last Man') plutôt méconnaissable !

Guy Major reste le coloriste attitré tout du long, peinant à apporter un élément substantiel de continuité au milieu d'une rotation impliquant plus d'une demi-douzaine de dessinateurs (-trices).

Avec Andreyko, c'est évidemment une autre Batwoman que celle que proposait Williams III, moins flamboyante et délirante, plus terre à terre aussi, mais pas forcément totalement plan-plan. Il y a en effet suffisamment d'abattage dans le story-telling pour maintenir un certain intérêt. En revanche, l'effet de noria au plan des dessins donne le tournis et ne favorise pas l'attachement à cette nouvelle ère du personnage.

Un *** et 1/2 de raison plus que de cœur.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 5, 2015 1:22 PM CET


The Complete Peanuts 1991-1994
The Complete Peanuts 1991-1994
par Charles M. Schulz
Edition : Relié
Prix : EUR 59,70

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Indispensable, what else?, 12 janvier 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Complete Peanuts 1991-1994 (Relié)
Le coffret annuel regroupant les deux volumes de cette édition intégrale N&B publiés dans l'année est ma lecture favorite de la période de fêtes de fin d'années depuis le premier de ces coffrets. A chaque fois, ce sont quatre années de strips quotidiens et de planches du dimanche, scannés à partir des meilleures sources et mis en valeur de belle manière par le designer Seth. Plus de 620 pages de lecture ! Avec quelques innovations à chaque fois (Ici, "Hello Mr. Joe Grunge!"), mais la plupart du temps de nouvelles approches de situations déjà vues, des "traditions", en quelque sorte. De 1991 à 1994, on retrouve bien entendu "The Great Pumpkin", le coup de pied annuel de Charlie Brown dans le ballon de foot tenu par Lucy, la saison désastreuse de l'équipe de base-ball managée par Charlie Brown (sauf que ce coup-ci...), Lucy psychologue, la petite fille rousse dans la classe de Charlie Brown, la couverture crasseuse de Linus, les divers avatars de Snoopy (avec ici le retour de Joe Cool mais aussi beaucoup de situations qui amuseront spécialement les golfeurs (-euses)). Et puis la paire Peppermint Patty et Marcie, mes favorites avec Snoopy. Si le trait de Charles M. Schulz se fait parfois plus ambitieux (décors, avec quelques strips ou pages du dimanche en une ou très peu de cases) mais aussi parfois plus tremblé, si deux ou trois fois on a l'impression d'avoir déjà lu le même gag dans un précédent volume de la collection, ce coffret ne déçoit absolument pas et reste bien entendu indispensable à toute bibliothèque d'homme / femme du monde du XXIè siècle ! Sans parler du message constant de tolérance et de vivre ensemble que porte ce strip !


La Piscine
La Piscine
Prix : EUR 8,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un morceau aussi culte que le film du même nom, 11 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Piscine (Téléchargement MP3)
Minimal Wave est un label étatsunien (New York) fondé par Veronica Vasicka en 2005 avec pour projet de publier la musique de groupes nés dans les années 1970 et 1980, et inspirés par les premiers instruments de musique électronique alors distribués. Minimal Wave localise ces artistes principalement européens, et publie leur musique, restée jusque là souvent inédite ou d'une diffusion confidentielle.

Ce maxi single (1) est le deuxième publié par Minimal Wave en ce qui concerne In Aeternam Vale, qui est originellement un groupe fondé à Lyon en 1983, avec un brief punk / post-punk incluant un guitariste et un bassiste. Depuis 1985, Laurent Prot - fanatique des sons obtenus par les synthétiseurs analogiques et les premières beatboxes - est seul aux commandes.

Pour ce maxi, Minimal Wave regroupe deux titres inédits jusque là, enregistrés en 1989 pour le premier et l'année suivante pour le second. Une période au cours de laquelle Laurent Prot commençait à être sous l'influence de la musique de danse électronique.

Face A, 'La Piscine' (14:17) est un exercice purement instrumental de transe techno, à la mise en place progressive, au ton "doom". Le rythme est implacable, accompagné d'un motif percussif lancinant et réhaussé de notes de synthétiseurs ainsi que de boucles, dont certaines, au milieu du morceau, évoquent l'acid house. Ce morceau sonne comme le "classique" de la techno minimale qu'il n'est pas puisqu'il vient seulement d'être publié ! **** 1/2

Face B, le tout aussi instrumental 'Calling Somewhere' (14:52) conserve le caractère répétitif mais opte cette fois pour un riff de synthé basse répété à l'infini (sauf effet "dub" au milieu du morceau). Le rythme est lent, mais L-E-N-T ! au point que vous vous prenez à vérifier si la vitesse est la bonne ! Mais oui, 45 Rpm ! Là aussi, des notes de synthétiseurs et des boucles tout aussi vintage que pour la Face A viennent réhausser l'ensemble, discrètement. ***

(1) ce commentaire se fonde sur la version vinylique, un pressage initialement limité à 999 exemplaires, dont les 500 premiers avec un vinyle de couleur jaune citron encore un peu vert.

Merci à discogs, wikipedia et au site Internet de Minimal Wave pour les précisions dont je me suis inspiré.


I Against I
I Against I
Prix : EUR 27,35

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Rallumage, 10 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : I Against I (Album vinyle)
Je réécoute ce soir mon exemplaire d'époque (1986), pressé au R.-U. dans une forme vinylique sous le label SST (distribution Pinnacle), de cet album d'un groupe vénéré par les Beastie Boys et par Dave Grohl. Un groupe authentiquement fondateur, une influence majeure de la Black Rock Coalition de Vernon Reid (Defunkt, Living Coloür) et consorts, mais en même temps, bien au-delà, du métissage musical off limits.
Pour cet album - leur troisième - , le quatuor de la Chocolate City (un chanteur, un guitariste, un bassiste, un batteur), rocke et post-rocke sur tous les tons. Le chanteur H.R. ne se sent absolument pas obligé de hurler (bien au contraire), quand bien même les trois autres pilonnent comme le peuvent des musicos trapus de leur acabit ! Ceci génère un climat de tension unique entre une musique parfois "hard-math-rock" (avec mélodie !), mais plus souvent au rythme mid tempo post hard core, et ce chant un peu nasillard qui flotte au-dessus de la musique !
Presque 30 ans plus tard, pas une ride n'apparaît ! L'indice infaillible que nous sommes en présence d'un album de légende !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 11, 2015 11:39 AM CET


Kraftwerquent
Kraftwerquent
Prix : EUR 27,44

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Metal on metal, 10 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kraftwerquent (Album vinyle)
Avec ce maxi EP, les Has Beens (un trio suisse, deux guitares et une basse, renforcé par un batteur et un percussionniste équipé d'un darbuka) proposent une relecture hard rock / punk de trois chansons classiques de l'exceptionnel quatuor allemand Kraftwerk. Le robot-mixer de la pochette contient des albums du MC5 et des Stooges, mais le son du disque proprement dit m'évoque d'autres inspirations, également mythiques.

Ainsi 'Schaufensterpuppen' ('Mannequins'), passé le riff inaugural retranscrit pour la guitare électrique, présente-t-il une rythmique maousse-costaud à la Motörhead des meilleures années (celles des albums allant d''Overkill' à 'Bomber'). 'Radio-Aktivität' ('Radioactivité') reste dans un trip hard rock, avec un autotune pour la voix. Enfin, face B, 'Autobahn' ('Autoroute'), mêle les sons et riffs de guitares de la version de 'I Fought The Law' du Clash ainsi que du 'God Save The Queen' des Sex Pistols aux intentions premières de Kraftwerk, pour une excursion d'une durée moitié moins longue (11:40) que la version originale.

On a peine à croire l'affirmation des notes de pochette selon laquelle le tout a été enregistré dans la seule journée du 17 mars 2012. L'opération a en tout cas été bien préparée, et la pochade dont il s'agit bien évidemment tient l'épreuve de nombreuses écoutes, en parfait hommage à la qualité de composition des originaux.


Logos
Logos
Prix : EUR 18,78

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "No Logo"? No! Yes to "Logos"!, 4 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Logos (CD)
Dans le cadre d'une grande opération de nettoyage de ma discothèque, je réécoute ce disque acheté dans la version vinylique de chez Kranky/4AD au moment de sa parution, qui a été accompagnée d'un grand lot de louanges.

Atlas Sound est le nom sous lequel Bradford Cox, le "frontman" du groupe indé étasunien Deerhunter, publie ses disques solo, qui sont au nombre de trois au moment de ce commentaire, 'Logos' étant le 2è.

La photographie de la pochette peut surprendre. Il s'agit du "pectus excavatum", "sternum en arrière", une des manifestations de la maladie de Marfan, une affection génétique du tissu conjonctif, qui atteint l'ensemble des organes du corps humain (merci wikipedia), et dont souffre Mr. Cox.

Cela dit, que trouve-t-on dans cet album ? Des chansons enregistrées entre décembre 2007 et juin 2009, définitivement indé voire lo-fi, entre "expérimental" et pop, mais finalement assez variées dans les styles.

L'inaugural 'The Light That Failed' est une ballade à la guitare accoustique mais avec des bruits divers et des paroles qui pourraient lui valoir de la part des Inrocks les épithètes "foutraque "et "malade". 'An Orchid' suit le même modèle, mais en plus "dreamy" et avec un solo de guitare gentiment noisy. 'Walkabout', qui a été retenu à l'époque pour la promotion du disque, est une collaboration avec Noah Lennox (de chez Animal Collective), aka Panda Bear. C'est une chanson pop, avec une rythmique, quelques passages "ambient" au début et au milieu (enfants qui jouent), et un chant choral notamment à la fin. 'Criminals' est à nouveau une ballade, mais avec une rythmique. 'Attic Lights' est aussi une ballade, mais avec pour accompagnement une guitare accoustique et quelques bruits dont certains font office de percussions discrètes. Un violon s'ajoute à l'équation. 'Shelia' est une ballade sur un mode plus enlevé que celle qui précède, avec une rythmique. De la pop quasi solaire, si les paroles n'évoquaient pas une "mort seul(s) ensemble".

Face B, 'Quick Canal' est un long morceau (8:42) dont la musique s'installe au long d'une longue introduction, avec un rythme quasi "motorik" dans son obstination à éviter les breaks, et qui a mi-parcours introduit une noisy guitar à la My Bloody Valentine. Notre compatriote Laetitia Sadier chante. 'My Halo' se définit comme plus calme au regard du titre qui précède mais reste un peu "barré". 'Kid Klimax', c'est idem avec un ryhthme moins présent. 'Washington School', c'est quasiment de la '"dream pop". 'Logos' ferme la marche en rythme et avec des guitares de type "shoegazing", versant pop.

Au final, cet album conserve toute sa pertinence 5 ou 6 ans plus tard, la "hype" étant maintenant bien refroidie. Je le garde !


Going Back Home
Going Back Home
Prix : EUR 10,74

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Retour à la musique de sa jeunesse ?, 3 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Going Back Home (Album vinyle)
Avec cet EP 3 titres, Arnaud Rebotini (seul aux commandes de Black Strobe depuis un moment), bacchantes rasées mais sombre banane toujours bien gominée (un look qui pourrait lui valoir de jouer aux côtés de Miami Steve Van Zandt dans une série TV bien connue), lâche le tigre rock'n'roll qui était en lui.
Face A, 'Going Back Home' est une chanson originale (donc pas une reprise du bon Dr. Feelgood), avec mélodie dont la production - particulièrement "hard disco" pour cet "extended mix" - va crânement crapahuter sur les terres désormais désertées par LCD Soundsystem.
Face B, 'The House Of Good Livin'', chanté par Arnaud Rebotini avec des Chamallows dans la bouche pour adoucir le ton, sonne comme si on avait passé les mânes du grand bluesman John Lee Hooker (1917-2001) à la moulinette de l'électro du XXIè siècle. Le très blues-rock 'Tigerman' sonne quant à lui comme une reprise d'une chanson d'Elvis Presley version "retour en cuir" interprétée par ZZ Top, à la manière de leur "cover" de 'Viva Las Vegas', en moins mastoc pour ce qui est du son et bien entendu sans le solo du bon Billy Gibbons.
Le design de la pochette et du logotype évoquent des albums CBS de la fin des années 1960 (Bob Dylan, Johnny Cash).
Le tout - on l'aura compris - est d'excellente tenue et chaudement recommandé.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 16, 2015 9:34 PM CET


Superman Unchained: Deluxe Edition (The New 52)
Superman Unchained: Deluxe Edition (The New 52)
par Jim Lee
Edition : Relié
Prix : EUR 28,23

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Unchain my super-hero, 1 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Superman Unchained: Deluxe Edition (The New 52) (Relié)
Ce livre recueille, directement dans une édition "DeLuxe" (hard cover avec dust cover), les neuf numéros d'une mini série lancée en juin 2013 dans le cadre de l'événement "The New 52!" mais surtout de la célébration des trois quarts de siècle du personnage de Superman. Le rythme de parution d'abord mensuel s'est relâché notamment au cours de l'année 2014, puisque le #9 porte comme "date de couverture" Janvier 2015, avec une mise en rayon début novembre 2014 seulement.

Pour l'occasion de cet "événement dans l'événement", l'éditeur DC Comics a mobilisé le jeune scénariste étatsunien Scott Snyder, tout auréolé du succès de sa série 'American Vampire' pour Vertigo et de son début de "run"/règne amorcé en 2011 sur le personnage de Batman mais peut-être un peu vite qualifié par le "press blurb" de DC Comics comme "le plus grand écrivain de comics". Quant au dessinateur, il s'agit de Jim Lee, néo-quinquagénaire étatsunien d'origine coréenne, légendaire co-fondateur des maisons Wildstorm et Image Comics dans les années 1990, dessinateur célébré de Batman ('Hush') et de Superman ('For Tomorrow') au début des années 2000. A nouveau, le texte publicitaire est peut-être tout de même exagéré qui le présente comme "le plus grand dessinateur de comics".

La publicité affirme également que Superman est "le plus grand héros des comics". En l'occurrence, cela se défend, dans le mesure où il est celui avec lequel toute l'offre de "capés" s'est développé, que son histoire éditoriale compte nombre d'arc célèbres tant au plan commercial qu'en matière artistique, qu'il est toujours là 75 ans plus tard dans les meilleures ventes de son créneau et - last but not least - qu'il est le plus costaud de tous les super-héros !

Pour cette célébration, nos auteurs ont voulu "déchaîner" Superman, un personnage généralement connu pour son caractère égal malgré les épreuves. Pour "déchaîner" Superman, il faut accumuler une pression phénoménale. Ramener Doomsday était peut-être trop téléphoné. Snyder a donc opté pour la création d'un confrère mystérieux de Superman, actif depuis 75 ans au service des seuls USA ou plus exactement d'un département secret de l'US Army baptisé "The Machine" et placé aujourd'hui sous le commandement du Général Sam Lane, le papa de Loïs Lane. Ce mystérieux alien du nom de Wraith, qui a même parfois donné un coup de main à Superman sans que ce dernier le sache, a des pouvoirs acquis selon le même principe que ceux de Superman, mais avec encore plus de puissance et l'expérience de 75 années de missions ! Sans compter que "The Machine" a accumulé un armement secret capable de faire du mal à Superman. Comment d'ailleurs, sinon, pourraient-ils tenir Wraith à carreau ?

Mais cela ne suffit pas. Il y a aussi la menace terroriste d'un groupe appelé "Ascension" qui vise un "reboot" de l'humanité afin notamment de la débarasser des aliens, et dispose de moyens redoutables pour prendre le contrôle des TIC et des ADM (armes de destruction massive) à l'échelle planétaire.

Il y a enfin Lex Luthor, à qui rien de tout cela n'échappe, et qui place ses pions avec toujours le même but : se débarrasser de Superman !

Tout ce "beau monde" en veut à Superman, ce "mega vigilante" dont on ne connaît pas l'agenda, qui n'est pas vraiment au service de son supposé pays et qui n'éradique jamais véritablement les problèmes auxquels il s'affronte.

Tout ceci (et des éléments que je ne révèlerai pas), va conduire à d'énormes catastrophes et bagarres à l'échelle du système solaire, dans la présentation desquelles Jim Lee et son équipe (encrage de Scott Williams, couleurs d'Alex Sinclair) va exceller, avec notamment des splash pages et mêmes des doubles splash pages, à un point que seul John Romita JR appuyé de ses meilleurs assistants peut atteindre.

Superman n'est pas seul : outre Loïs et Jimmy Olsen, il peut compter sur un certain paranoïaque gothamique et une certaine semi-déesse pour lui sauver la mise, mais au moment ultime, il faudra encore plus, bien plus que tout cela combiné pour sauver la Terre...

Bien sûr, il y a quelques facilités (Snyder se présente comme le roi des énormeqs conspirations secrètes jamais détectées jusque là, que ce soit par le meilleur détective du monde ou par un type qui a une vision transperçant tout sauf le plomb...), et il y a le flashback dramatique, à mon sens inutile, dessiné par Dustin Nguyen, mais l'objectif consistant à conforter le Superman de l'ère "The New 52!" grâce à un épisode homérique et digne des travaux d'Hercule - à la mesure des comic books - reste tout de même atteint. Mais il ne s'agit pas pour autant de la meilleure aventure de Superman de tous les temps (je préfère "la mort de Superman". J'aime bien "Superman contre Spider-Man". J'aime bien aussi "Birth Right", "Secret Identity". Il y en a d'autres), et il peut être probablement débattu - par des spécialistes que je ne suis pas - du sujet de la placer dans le Top 10.

Les "extras" comportent toutes les couvertures de la série, et notamment les nombreuses propositions alternatives commandées à un Who's Who des meilleurs dessinateurs du moment et du passé de DC Comics, plus des dessins complémentaires, plus le script du numéro 1 dans le "montage du metteur en scène". Je ne l'ai pas lu, je ne peux donc rien en dire.


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