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Contenu rédigé par Stan FREDO
Classement des meilleurs critiques: 226
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Commentaires écrits par
Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Daredevil Epic Collection: A Touch of Typhoid
Daredevil Epic Collection: A Touch of Typhoid
par Ann Nocenti
Edition : Broché
Prix : EUR 37,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Mary had a little lamb that lies down on Broadway, 12 juillet 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Daredevil Epic Collection: A Touch of Typhoid (Broché)
Parmi les "runs" marquants opérés par des scénaristes avec le personnage de Daredevil, celui d'Ann NOCENTI est en général cité après une bonne demi-douzaine d'autres. Elle n'a pas encore trente ans lorsque lui est confié le job, peu de temps après le dernier magazine de la série régulière de DD écrit par Frank MILLER (#233, août 1986), au #236 (novembre 1986), et elle écrira Daredevil jusqu'au #291 (avril 1991) pour céder sa place à Daniel G. CHICHESTER, qui l'a devancée dans l'honneur d'entrer dans la collection "Epic".
Jeune trentenaire, mais déjà très aguerri, John ROMITA JR rejoint Ann NOCENTI au n° 250 (janvier 1988), après un moment assez long d'instabilité du point de vue des dessinateurs. Il restera jusqu'au n° 282 (Juillet 1990).
Ce recueil reprend les meilleurs moments de ce "run" NOCENTI / ROMITA JR, du n° 253 au n° 270 de Daredevil, en incluant le n° 10 du mensuel du Punisher (scénario de Mike BARON, dessins pas jojos de Whilce PORTACIO) compte tenu d'un mini crossover des deux séries et deux "fill-ins" : celui du #258 (scénario OK de Fabian NICIEZA, dessins très moches de Ron LIM) et celui du #264, en raison du mariage de ROMITA JR (scénario médiocre de NOCENTI, dessins vieillis du vétéran Steve DITKO).
Pour l'essentiel, ce recueil présente trois grandes histoires.
La première, qui donne son titre à l'ouvrage, concerne le personnage de Mary WALKER, alias TYPHOID MARY. Il s'agit véritablement de deux personnes différentes qui habitent alternativement la même enveloppe corporelle, encore que chacune donne à cette enveloppe un aspect, une voix, une odeur etc. différents. Ceci fait que Matt MURDOCK / Daredevil - le premier cotoie Mary WALKER, le second TYPHOID MARY - ne fait pas la relation. La très jolie Mary sur commande de TYPHOID MARY qui est payée pour cela par le Caïd, séduit Matt MURDOCK. La seconde, qui est une tueuse sans coeur, dotée de quelques super-pouvoirs (elle peut déplacer des objets par la pensée, elle peut influencer les gens, elle peut mettre des objets voire une pièce en flammes), est sexy et elle en a après Daredevil. Dans les deux cas, il s'agit de venger le Caïd en brisant MURDOCK / Daredevil, à l'époque éloigné de son meilleur ami et associé Foggy NELSON mais en couple avec Karen PAGE.
La deuxième histoire commence dans le cadre de l'événement "Inferno" qui prend sa source dans une aventure d'une formation des X-Men et qui s'étend à tout New York et en particulier à Hell's Kitchen, le quartier de MURDOCK / Daredevil. La ville est envahie de diablotins venus de l'Enfer et qui causent toutes formes de destructions et de maléfices horribles. Daredevil, qui est lui-même quasiment de retour parmi les vivants, s'affronte à ce pandemonium et à tous ses désastres (ainsi qu'à un malheur bien plus grave causé par TYPHOID MARY) pour s'apercevoir que Mephisto en est à l'origine. Totalement désarçonné, MURDOCK lâche tout et en premier lieu Hell's Kitchen dont il est le vigilante adulé, pour s'en aller sur la route tel un hobo, et vivre le début d'un groupe d'histoires que Marvel Comics avait réédité il y a peu en trade paperback sous le titre de "Lone Stranger". Daredevil est notamment rejoint par un Peter PARKER / Spider-man qui passait par là pour combattre une créature de Mephisto, en rase campagne dans un parc d'attraction abandonné.
On voit bien dans ces épisodes une des constantes du personnage de Daredevil au cours des 30 dernières années, qui consiste à attirer le malheur sur ses proches, à boxer souvent au-dessus de sa catégorie, à souffrir en conséquence gravement dans sa chair ainsi qu'à à se mettre dans des dispositions mentales propres à se faire peur à lui-même, lui "l'homme sans peur" ! Les dessins de JR JR (encré par Al WILLIAMSON) s'améliorent constamment au cours du "run", le trait prenant de l'épaisseur et les détails de la précision. L'ouvrage propose toutes les couvertures des comic books en ouverture de chapitre et un cahier de suppléments mais ces derniers ne sont pas de nature à vous faire relever la nuit. ****+
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 14, 2016 11:31 AM MEST


Ciné Pop - Tirage limité
Ciné Pop - Tirage limité
Prix : EUR 25,65

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le top de l'influence de la musique pop sur les films français de la croisée des Sixties et des Seventies, 11 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ciné Pop - Tirage limité (Album vinyle)
Cette compilation tient ses origines au milieu des années 1990, lorsque des DJ ont multiplié les raids sur les bacs à disques des soldeurs et marchands de disques d'occasion afin de dénicher les morceaux "groovy" que personne ne connaissait. Universal s'est lancé dans une réédition et souvent dans une première édition de bandes originales de films appartenant à son catalogue. Ce "Ciné Pop" regroupe 14 plages extraites de musiques de films français plus ou moins "cultes" des années 1968-1974, et affiche quelques-uns des noms les plus "hype" de ce secteur : Serge Gainsbourg, Jean-Claude Vannier, Michel Magne, François de Roubaix, Christophe, Francis Lai...

L'inaugural 'The Brain' (3:17), extrait du film du même nom, interprété par The American Breed mais composé par Georges Delerue, est une chanson pop-rock à guitares mais avec aussi cuivres et cordes. Suit, à la signature de Christophe, le slow extraterrestre 'The Girl From Salina' (2:37) avec orgue, choeurs féminins, écho et arrangement "cathédrale" pour le final. Jean Yanne chante son popissime et cultissime 'Tout Le Monde Il Est Beau' (3:51, on en fera plus jamais des films comme celui-là) dont il est bien entendu l'auteur des textes, tandis que Michel Magne se charge d'étager magistralement couplets, pré-refrains, refrains etc. Le 'To Faye Dunaway: Bloody Serenade' (3:16) est dû à un pape de l'easy-listening option lounge music, André Popp. Il s'agit d'un instrumental pour orchestre complet, aux divers climats "cinématiques" mais plutôt "upbeat" et faisant figurer une guitare électrique. Suit le R&B uptempo de 'Good Cook' (2:18) , chanté par Gary Beckles mais composé par Claude Bolling (avec Pierre Dutour) et qui comprend un solo de saxophone. Il revient à François De Roubaix de conclure la première face avec le bel instrumental 'Répétition' (2:46) qui pose sur un breakbeat divers instruments dont un violoncelle.

François De Roubaix ouvre la seconde face avec le 'Just Be Cool' (3:01) interprété par Fire Exit : une chanson chantée par une chanteuse, sur une musique breakbeat avec cuivres, piano et solo d'orgue. Suit la composition de Francis Lai, 'Where Did Our Summers Go?' (2:16), un slow chanté par Nicole Croisille sur un arrangement pour un big band pop. Michel Magne apparaît à nouveau pour 'Choral En Ut Dièse Mineur Pour Curés Et Sportifs' (2:31), qui comprend un choeur monacal sur une musique psyché-pop avec fuzz guitar. Charles Dumont, que l'on associe plus facilement à la chanson réaliste façon Butte Montmartre, offre avec 'La route' (1:38) un magnifique instrumental avec orgue, bongoes, deux guitares, une batterie... François De Roubaix est à nouveau à la manoeuvre pour une 'Poursuite En Camionnette' (1:36) bien "raccord" avec ses deux guitares (l'une "twangy", l'autre "funky"), orgue, cuivres et ce qui sonne comme une... scie musicale. Avec l'instrumental 'Jerks En Cavalerie' (2:54) Serge Gainsbourg lance tout d'abord des roulements de tambours et des cuivres très réglementairement militaires avant de se dévergonder dans le jerk annoncé, avec guitare fuzz incluse. François De Roubaix enfonce le clou avec son propre "Jerk", option "Carcéral" (2:40), uptempo avec percussions, cuivres et guitares fuzz et funky. Il est confié à Gainsbourg et Vannier de conclure avec 'Cannabis-Bis' (1:46) un instrumental parfait pour un final, pour piano électrique et orchestre incluant guitare électrique et basse qui baguenaude.

Très belle initiative, qui donne envie de creuser chaque B.O.F; "samplée" pour cette compilation, sans parler de voir ou revoir les films parfois incroyables dont il s'agit ! le pressage est de qualité, sur une galette de 180 grammes en vinyle classiquement noir. On regrettera peut-être l'absence complète d'un texte présentant la sélection et d'autres photographies aidant à se remémorer les films.


Saga Volume 6
Saga Volume 6
par Brian K. Vaughan
Edition : Broché
Prix : EUR 14,40

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le droit de citer "Saga", 10 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Saga Volume 6 (Broché)
Lancée en mars 2012, par le scénariste étatsunien déjà star Brian K. Vaughn ( ne passer à côté ni de "Y: The Last Man", ni de "Ex Machina" ni des "Runaways" des débuts... mais aussi du récent et impressionnant "We Stand On Guard") et la dessinatrice canadienne désormais star Fiona Staples (le relaunch de "Archie"), la série 'Saga' a reçu de multiples prix aux USA, dont 8 Eisner Awards, parmi lesquels, trois années de suite, le Eisner de la meilleure série en cours de parution. Elle est emblématique de tout le renouveau et de toute l'expansion d'Image Comics depuis ces quelques années.

Ce recueil regroupe six comic books parus de novembre 2015 à avril 2016. Cette 'Saga', qui ne peut pas vraiment être résumée, est celle de la famille de Hazel, la fille de Marko et Alana, un couple issu des peuples respectifs de deux planètes en guerre permanente depuis très longtemps. Marko a des cornes, Alana des ailes et leur fille possède à la fois des cornes et des ailes ! Dans ce tome, Hazel a atteint l'âge de la maternelle et si c'est elle qui est la narratrice, c'est parce qu'elle nous raconte l'histoire depuis le présent.

A la suite des événements survenus dans le précédent tome, nous suivons maintenant les aventures plusieurs groupes en parallèle. Un premier groupe est composé de Hazel, de sa grand-mère Klara (la maman de Marko), de sa "Tante" Lexis et de sa nounou Izabel (qui est un fantôme). Ce groupe est prisonnier dans un centre de détention pour "non-combattants" gardé par la Coalition. Scolarisée avec d'autres enfants de son âge, Hazel est très appréciée de sa maîtresse Noreen à qui elle va révéler son secret. Hazel va également faire la connaissance de Petrichor. Un deuxième groupe rassemble loin de là sur une autre planète Ghüs (qui ressemble à un bébé phoque), l'ex Prince Robot IV, son fils Squire et Friendo, un gros animal qui tient du morse et de l'hippopotame.

Le couple Alana et Marko, avec l'aide de leur "treehouse" (un vaisseau spatial qui a quelques points communs avec Groot !), est à la recherche de sa fille. Il faut ajouter le couple gay de Doff et Upsher, deux journalistes un peu pathétiques dans leur recherche d'un scoop qui les fait enquêter sur Alana et Marko. Ils vont tomber sur le tueur à gages The Will et Sweet Boy, une sorte de saint-bernard. The Will - qui n'a plus tout-à-fait sa raison - continue également de chercher Alana, Marko et Hazel afin de tuer les premiers et d'enlever la dernière. Alana et Marko vont se regrouper avec se groupe de Ghüs et de l'ex Prince.

Comme toujours dans cette série, les couples et groupes se font et se défont, avec au passage quelques drames et deux scènes réservées à un "public adulte". Le cliffhanger principal de ce tome tient d'ailleurs aux retrouvailles d'Alana et Marko. La mise en images (dessins et couleurs) de Fiona Staples est toujours aussi belle et la série poursuit sans faiblir sur sa trajectoire alliant poésie, anticipation et évocation codée de notre société d'aujourd'hui à l'image des "Naufragés du Temps" et de "Valérian et Laureline".


Badass Funk [Ep]
Badass Funk [Ep]
Prix : EUR 12,67

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Old School Hip Hop From Denmark, 5 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Badass Funk [Ep] (Album vinyle)
Breakbeat Paradise Recordings est un label fondé il y a un peu plus de 10 ans au Danemark, par Boe Pedersen (alias "Dj Badboe") et Kim Sørensen (aka "Wiccatron") comme un "spinoff" du site Internet Breakbeat Paradise créé dix ans plus tôt.

Comme son nom l'indique, ce label se spécialise dans la musique "breakbeat" (le rythme est donné par ce qui ressemble à un break de batterie) et une forme de hip hop neo "old school", précisément constituée de breakbeats piochés sur de vieux disques funky des années 1970.

Cet EP que je qualifierai plutôt de mini LP compile les "joints "de 7 artistes différents. Avec 'Get Off' (4:04), The Breakbeat Junkie vs. DJP offre de la musique breakbeat filtrée avec cutups et samples. Pour 'Like This' (3:37) B-Side opte pour un beat funky et syncopé, du rap, des cuivres et des scratches. L'excellent 'Work That Funk' (5:20) de DJ Maars propose guitare funky, rythme syncopé, cutups de raps divers, cuivres et samples à la Stereo MCs sur la base d'un habile mashup de l'ethno-dance 'Work' (Masters At Work) et du funk millésimé 1973 de '(I Got) So Much Trouble In My Mind' par Sir Joe Quarterman & Free Soul. Pour conclure, le rythme se cale sur celui du 'Funk Drummer' de James Brown ! (nota bene : je suis bien incapable de dire d'où viennent les raps de ce disque mais j'imagine aisément qu'il doit s'agir de stars plutôt actuelles du genre).

Badboe apparaît avec un 'Shake It Off' (4:56) qui ne doit rien à Taylor Swift mais embarque un piano électrique, un binaire funky sur un tempo moyen, un rap , des filtres... Roast Beatz monte le tempo avec 'Mo Gossip Town' (4:24) en s'inspirant du R&B old school et en récupérant une chanteuse-rapeuse ainsi que des cuivres et des scratches. Mako & Mr. Bristow lancent leur 'Listen To The Boom Bap' (3:15) avec un riff de cuivres sur un rythme funky et chaloupé avec scratches, samples et bongo break. Morongroover clôt les débats sur un rythme vif avec 'Good Old Days' (4:14) avec rap masculin rapide et cuivres.

L'ensemble est de très bonne qualité, le mix et les effets sont électroniques mais reproduisent les techniques des DJs "old school" qui mixent et scratchent du vinyle. Rangée dans une pochette noire toute simple, percée d'un trou qui ouvre sur l'étiquette centrale du disque, la galette est raisonnablement épaisse. Le tout ressemble à un sampler du label et constitue une parfaite introduction à sa musique pour les néophytes. ****1/4


Master Keaton Deluxe Vol.8
Master Keaton Deluxe Vol.8
par Naoki Urasawa
Edition : Broché
Prix : EUR 15,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Et ce n'est pas encore cette fois que l'on fera connaissance de l'ex Mme Taichi KEATON..., 4 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Master Keaton Deluxe Vol.8 (Broché)
Âgé de plus très loin de 40 ans, né d'une mère anglaise et d'un père japonais, Taichi HIRAGA KEATON est diplômé d'Oxford en archéologie, mais le travail sur son idée de thèse et sa carrière d'enseignant à l'université sont mis entre parenthèses. En effet, KEATON est également un ancien sous-officier du SAS (Special Air Service), au sein duquel il est notamment devenu expert en techniques de survie. Il doit ses revenus principaux à son activité d'enquêteur indépendant pour des affaires internationales d'assurances. Un des chapitres de ce tome va nous dire comment il est arrivé à ce job dans lequel sa mine bonasse fait merveille pour mettre les personnes, y compris les plus mal intentionnées, en confiance. Précision importante : les aventures de KEATON se situent au moment de la publication originelle de la série, entre 1988 et 1994. Pour ce tome, nous sommes en 1992.

'Un Menu Très Spécial' se situe dans le quartier chinois de Londres, à Soho, et porte, comment c'est souvent le cas dans la série, sur la question d'un père ou futur beau-père trop exigeant par rapport à ses enfants ou son gendre ou sa belle-fille. Cette histoire, comme cela arrive fréquemment dans la série, se place dans la vie hors travail de KEATON et implique aussi son collègue Daniel O'CONNELL ainsi que son papa le professeur Tahei HIRAGA. SUN Yat-Sen est également concerné !

'Rencontre Fortuite de la Nuit Sainte', qui se passe également en Angleterre, est une histoire de vengeance contre un "bully" qui implique sans qu'il le sache le jeune KEATON.

Toujours dans les Îles Britanniques, 'Le Jugement des Monts Enneigés' met KEATON en présence de trois brillants cadres dirigeants que leur patron met en compétition dans une épreuve de type "stage de survie" afin de déterminer qui des trois prendra la direction d'une filiale.

'Famille' évoque le destin de Karl NEUMANN, nageur est-allemand qui a récupéré une médaille d'or aux Jeux Olympiques de 1988 devant un Britannique du nom de WENNER et qui, à l'aube des Jeux de Barcelone, est SDF dans un vieil immeuble à Leipzig au milieu de réfugiés yougoslaves.

Pour 'Levons Nos Verres A la Catalogne', KEATON retrouve à Barcelone à la toute veille du début des Jeux Olympiques l'ex capitaine William CURTIS, un ancien as du déminage reconverti misérablement en tant qu'agent de sécurité. Ils vont tomber par hasard sur Laurence McPHEE, un terroriste de l'IRA lui aussi reconverti...

Dans 'Soleil Fou', il s'agit de deux amis d'enfance, Boris et Sergueï, devenus savants atomistes soviétiques, et des choix diamétralement opposés que chacun d'entre eux va faire face à la déliquescence de la recherche d'Etat en Russie.

'Le Jour Où Naquit l'Expert' narre comme Daniel O'CONNELL a rencontré Taichi KEATON pour la première fois, il y a 10 ans de cela, sur un site de fouilles archéologiques en Angleterre.

'L'Orme Eternel' est une de ces histoires père-fils que j'évoquais plus haut. Le père richissime noble anglais voit d'un mauvais oeil son fils opter pour une carrière de compositeur de musique. Le revers de fortune du premier et le soudain succès commercial du second vont-ils changer le rapport du père avec son fils ?

'Vent Rouge' et 'Tristesse Rouge' sont les deux parties d'une histoire qui nous met en présence de trois ex soviétiques qui prirent ensemble en 1973, lorsqu'ils étaient jeunes et amoureux de leur maîtresse, l'engagement suivant : "Même si on est séparés les uns des autres, on ne se trahira jamais, on ne mentira jamais, on ne s'enfuira jamais." Quid de ces engagements réciproques près de 20 ans plus tard ?

Pour 'Vers le Ciel', retour au Japon, avec Yuriko, la fille adolescente de Taichi KEATON, qui prend sous son aile Shinsuke FUNASE, un jeune garçon de sa classe tenté par le suicide.

Enfin, avec 'Chaussures et Violon', nous sommes à nouveau à Londres, en présence d'un homme plutôt âgé qui débute dans la manche avec son violon dans la rue et qu'une gamine qui vit dans la rue prend en affection et réciproquement.

Comme toujours, il y a lieu de louer l'inventivité des auteurs, URASAWA et KATSUSHIKA, leur souci de présenter dans des contextes historiques et géographiques précis des personnalités attachantes, des destins et des épreuves qui marquent des trajectoires de vie. Les dessins sont au diapason.


English Graffiti (Deluxe)
English Graffiti (Deluxe)
Prix : EUR 25,65

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Avec ce disque, je pense être définitivement vacciné, 3 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : English Graffiti (Deluxe) (Album vinyle)
Avertissement : ce commentaire porte sur la version vinylique + CD de cet album.

On s'intéresse aux Vaccines, quatuor anglais qui offre une réponse crédible, intelligente et crâneuse aux Strokes, en tout cas ceux du premier LP. Avec ce 3è LP, soucieux probablement de progresser (ou de percer le marché étatsunien), les Vaccines se perdent un peu les chèvres, comme avant eux les Strokes l'ont fait il y a bien longtemps.

Le single 'Handsome' (2:20) ouvre le bal avec une intro cacophonique suivi d'un Glitter pop-punk avec cette pincée de je-m'en-foutisme affiché propre au groupe mai avec un gros son. Le mélodique 'Dream Lover' (3:45), également un single, comporte un gros riff de guitare pop-rock mais reste sur un tempo moyen avec des couplets et des pré-refrains plutôt calmes. Pour 'Minimal Affection' (4:00), le rythme marque tous les temps et l'on note quelques interventions synthétiques mais l'approche reste pop-rock. Le single '20/20' (3:07) donne dans le pop-rock néo-glam, version uptempo. La première face se conclut avec une ballade de facture classique, on pourrait dire un quasi-slow, '(All Afternoon) In Love' (3:54).

'Denial' (3:03) est une pop song. 'Want You So Bad' (4:21) s'ouvre sur une intro à la batterie, rejointe par un riff de guitare tournant mais la chanson n'en est pas moins une ballade, bien que la musique se fasse "loud" à un bref moment. 'Radio Bikini' (2:05), c'est un rock uptempo, voire du punk haute définition. Suit une ballade pop, avec 'Maybe I Could Hold You' (3:10). 'Give Me A Sign' (3:33) est une chanson pop de catégorie "summer-y" tandis que 'Undercover' (2:00) est le "ghost track" instrumental qui rappelle Mercury Rev, le groupe avec lequel le nom du producteur est attaché.

La deuxième face est globalement moins marquante que la première, qui comporte déjà pas mal de morceaux moyens, malgré un évident souci général pour les mélodies et des paroles écrites avec soin, comme l'insert permet de le vérifier. La maturité ne sied pas aux Vaccines. Le pressage est de type "180 grams". **2/3


Père des étoiles (Le) - tome 0 - Père des étoiles (Le)
Père des étoiles (Le) - tome 0 - Père des étoiles (Le)
par Sébastien Piquet
Edition : Album
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 La princesse elle est là (et bien là), 2 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Père des étoiles (Le) - tome 0 - Père des étoiles (Le) (Album)
Diplômé des Gobelins, Sébastien "Seb" Piquet est aujourd'hui employé chez Dreamworks aux USA, après une dizaine d'années d'expérience en métropole et en Nouvelle-Calédonie dans le développement visuel pour des films d'animation. Il publie son premier album de BD, 'Père ou impairs - Toute une éducation à faire !' en 2015 chez Dargaud, à la suite de la naissance de sa première fille. Le présent album en reprend toute la substance, mais dans un demi-format "franco-belge" et en ajoutant quasiment autant de pages nouvelles et inédites en album.
Cet album tout en couleurs soignées se compose de gags en deux bandes, parfois en 4 bandes, plus rarement en plusieurs pages, dont par ailleurs le journal Sud-Ouest assure la publication depuis quelques semaines. C'est un peu Calvin & Hobbes, trente ans plus tard et en France, sauf que Calvin est une fille (prénommée Mathilde) qui ne fait que débuter la classe maternelle pour l'instant, qu'elle n'a pas de "doudou" fixe (cf. le rôle de "Hobbes"), que la maman se fait rare au début (peut-être parce qu'elle est enceinte)... et que c'est le papa à l'emploi du temps assez libre qui a une imagination débordante, à base de films de SF ('Star Wars', 'Alien', 'Terminator' mais aussi 'Gueule de Rak' comme disait Coluche), d'histoires de zombies et - comme Calvin - de passion pour les dinosaures.
Ce papa "geek", donc, tente d'intéresser sa petite gamine Mathilde à ses passions mais cette dernière a son propre caractère et ses propres centres d'intérêt, que certains gardiens du politiquement correct pourront peut-être considérer comme marqués par l'influence du genre et du sexe (cf. une préférence pour la poupée Barbie plutôt que pour le reproduction de tel chevalier Jedi)... Du clash naissent bien évidemment les gags, généralement bon enfant et amusants.
Dans la deuxième partie naît Romane, deuxième (ou seconde ?) fille du papa et Madame - qui a inventé l'immortel Brocoliman qui agace tant son mari - est plus présente. Trois filles contre un jeune papa "ado" attardé, la partie est rude... ***et 1/2


Holy Smokes
Holy Smokes
Prix : EUR 19,96

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Eternel US Rock, 1 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Holy Smokes (CD)
Jonathan Tyler est un auteur-compositeur-interprète, guitariste et harmoniciste texan. Il forme le quintet Jonathan Tyler and the Northern Lights au début de l'année 2007, à Dallas (Texas). La même année, le groupe publie de manière indépendante sont premier LP, 'Hot Trottin'' et attend trois ans avant de sortir le second, 'Pardon Me', qui bénéficie de la diffusion d'Atlantic Records. Ce sont cette fois 5 années qui passent avant de voir revenir Jonathan Tyler, solo (mais avec aussi plusieurs membres des Northern Lights, dont Brandon Pinckard et Chase McGillis), avec ce sympathique 'Holy Smokes' (2015), publié chez Timeless Echo/Thirty Tigers.

'Hallelujah' est un blues-rock mid-tempo, à riff de guitare apparent, à la White Stripes mais avec un groupe complet et un son différent. 'Goin' Down To The City' est une ballade country folk blues, avec guitare acoustique, piano et l'accompagnement d'une rythmique. 'Honey Pie', c'est du classic rock à la Rolling Stones, notamment les arrangements de la guitare. 'Cannonball' est une chanson pop-rock à guitares, mid-tempo. 'To Love Is To Fly' est une ballade, en duo fille-garçon, avec pedal steel guitar et rythme proche du slow. 'Disappear' est un rock mid-tempo à la Faces, avec guitares acoustique, électrique et pedal steel.

De façon atypique, 'California Sunshine' s'ouvre sur des nappes synthétiques, suivies d'une tambourinade, d'un riff de guitare, du chant et d'une rythmique roulante pour de la pop rock avec accent sur le côté "rock". Une sorte de "chant du départ pour les grands espaces" finalement pas très éloignée de ce que le groupe The War On Drugs tente ces derniers temps. Le rock 'Riverbottom' repose sur un Glitter beat, met bien en évidence un riff de guitare, et dispose d'un refrain à la Franz Ferdinand s'ils se mettaient au blues-rock. La ballade 'Late Night Special' a un début calme - guitare acoustique et chant - mais prend de plus en plus de volume au fur et à mesure dès l'instant où le groupe arrive, pour acquérir une dimension "anthemic". 'Hey Mama, My Time Ain't Long' est une ballade blues, que le reverb rend "atmosphérique". Pour conclure, 'Everything Was Cool In 2002' convoque orgue et/ou accordéon, sur une rythmique légèrement chaloupée qui finit par accélérer au fur et à mesure que s'intensifie le solo de guitare.

L'ensemble, à défaut d'être particulièrement original, est très séduisant car bien composé, bien interprété et sympathique.


Fables: The Deluxe Edition Book Nine
Fables: The Deluxe Edition Book Nine
par Bill Willingham
Edition : Relié
Prix : EUR 28,53

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 When Two Tribes Go To War, 30 juin 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fables: The Deluxe Edition Book Nine (Relié)
Commencée en 2002 et conclue il y a un an, la série "Fables" écrite par l'étatsunien Bill Willingham et dessinée le plus souvent par le britannique Mark Buckingham, figure parmi les plus grandes réussites de la collection "Vertigo" de l'éditeur DC Comics. En deux mots, les "Fables", c'est-à-dire les personnages anthropomorphes ou autres des fables, contes et autres légendes existent vraiment, depuis des siècles, dans leur propre monde. Mais un conflit contre l'Adversaire et son empire a fait qu'une partie d'entre ces personnages s'est exilée dans notre monde, à Manhattan (where else?) pour les personnages à forme humaine, et dans une ferme de l'état de New York pour les autres. Ces personnages sont un peu comme des super-héros, et peut-être même plus spécifiquement comme les X-Men, en moins paranoïaques ou moins torturés. Par exemple, "Bigby Wolf" (le Grand Méchant Loup) a plus d'un point commun avec Wolverine. Un Wolverine qui se serait marié avec une Jean Grey qui ne serait pas morte, qui s'appellerait "Blanche Neige" et qui lui aurait donné 7 (sept) enfants !

Il s'est déjà passé plein de choses dans cette série que l'on ne résumera pas, et les auteurs, parvenus à ce qui peut maintenant être signalé comme la fin de la première moitié de l'histoire et le début de la seconde, trouvent plus que les ressorts d'une relance de la série.

Il y a en gros deux arcs principaux dans cet épais recueil "Deluxe" (couverture dure, "dust cover", belle reliure) qui regroupe les #70-82 - soit les trade paperbacks Vol. 11: "War and Pieces" (#70-75) et 12: "The Dark Ages" (#76-82) -, mais, en essayant de limiter au maximum le risque de "spoiler", le contenu détaillé est le suivant :

- #70 "Kingdom Come" : avec aux dessins Niko Henrichon (rien de... folichon !), ce récit comprend trois aspects différents relatifs au personnage de Blue Boy : il est l'annonciateur aux personnages de Manhattan et de la ferme précitée qu'ils peuvent s'ils le souhaitent revenir dans une partie pacifiée du monde dont ils viennent, son coeur se brise et lui est révélé le rôle central qui lui est réservé par la gouvernance des "Fables" libres dans la guerre à venir !
- #71-72 "Skulduggery, Parts One & Two" : La Natasha Romanova des "Fables", c'est Cendrillon que Bigby a fait secrètement entraîner et qui est devenue la meilleure de sa partie, l'espionnage et les black ops ! Mark Buckingham, dont le style n'est pas ma tasse de thé mais auquel je me suis fait, est aux dessins de ce récit particulièrement réussi ;
- #73-75 "War and Pieces, Chapters 1-3" : la guerre évoquée plus haut. Les Fables libres lancent une contre-attaque contre l'Empire, en trois temps. Destruction des points de passage avec le monde réel - sauf celui utilisé par les Fables libres pour leur attaque -, neutralisation de la capitale de l'Empire, constitution d'une base logistique de défense. Là encore, Buckingham est à la manoeuvre tout du long et Willingham conduit parfaitement son récit de guerre. Les "Fables" libres réussissent leur coup et capturent l'Adversaire (on sait qui il est depuis déjà un moment) mais non sans perdre un de leurs principaux leaders ;
- Fables #76 est un chapitre de transition rondement mené, qui voit les Fables libres se réorganiser et régler la question du sort de Gepetto (l'Adversaire !). Les dessins sont de la star indé star Mike Allred, au style en transition, et les couleurs sont de son épouse Laura ;
- #77-81 "The Dark Ages, Chapters 1-5" présentent des analogies avec la deuxième intervention occidentale en Irak, qui a réussi sur le papier avec la déposition du dictateur Saddam Hussein par la volonté de la coalition réunie par George "Dubya" Bush mais qui, comme l'avaient craint nombre d'observateurs dont le président de la République Française, a totalement déstabilisé le Moyen-Orient, libérant des forces positives (cf. les "Printemps arabes") mais aussi des guerres civiles et un terrorisme dévastateur. Eh bien, les "Âges Sombres" font référence à des forces particulièrement maléfiques, qui se libèrent avec la fin du joug de l'Empire et de ses puissants magiciens. Willingham écrit en 2008. Il y a aussi d'autres tristes conséquences de la guerre... Les dessins sont de Buckingham, et cette plongée dans le malheur est impressionnante !
- pour chaque n° de cet arc, une "backup story" en cinq chapitres avait été ajoutée, qui est livrée ici d'un seul tenant : "Homeland Recovery". Il y est question notamment de Mowgli. J'avoue ne pas m'y être intéressé de très près car les dessins de Peter Gross, particulièrement malhabiles, ne m'ont pas incité à m'attarder ;
- idem pour le Fables #82, "Waiting for the Blues", qui est à nouveau un épisode de transition, du type "post-traumatique" cette fois. Mais les dessins de David Hahn sont du même tonneau que ceux du dénommé Gross.

Globalement, les principaux récits sont très importants pour la série et on pressent vértiablement que "plus rien ne sera comme avant" par la suite. Comme à l'accoutumée, l'ouvrage se conclut avec un carnet de croquis et études de Buckingham.


Faces
Faces

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 'Dare' des 'Dare', 28 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Faces (Album vinyle)
23rd Underpass est le projet d'un nommé Costas Andriopoulos, ci-devant citoyen grec, auteur-compositeur, producteur, dont c'est ici le deuxième LP publié par le label Nadanna, de création récente (2014) et qui annonce dans sa page Facebook se spécialiser en "minimal synth", "Italo disco" et "electropop". Le précédent LP de 23rd Underpass, 'Real Life', était d'ailleurs le tout premier disque publié par ce label.

L'instrumental 'Intro' (4:43) commence sous influence de Kraftwerk et de Jean-Michel Jarre dans les Seventies avant l'adjonction d'une rythmique "space disco" option "pumping bass". La chanson 'I Will Make You Believe' (6:53) - c'est une chanteuse - se propose sur un tempo moyen et dans un climat cosmic pop. Morceau phare du disque, 'Tonight (Version One)' (8:20) sonne le retour au "space disco" avec option "pumping bass" et percussions synthétique qui font "tchou tchou" mais le duo fille / garçon rappelle The Human League période 'Dare'. Calculée pour les pistes de danse, la chanson comporte une longue plage musicale, avec piano. La chanson 'Fire' (5:22) conclut la face, avec la même chanteuse que plus haut et aussi une production proche de 'I Will Make You Believe'

La chanson 'Faces' (6:08), chantée par une femme, s'ouvre sur un riff de synthétiseur, se poursuit en mode pop sur un rythme syncopé au tempo moyen. 'Neo-Self' (6:05) est une chanson de pop cosmique, plutôt uptempo et plutôt solaire, chantée par un homme. 'Tonight (Version Two)' (8:19) n'a vraiment pas beaucoup de différences avec la "Version One", en tout cas que perçoive. Le disque se conclut avec l'instrumental 'Outro' (5:32) en mode "space disco"... option "pumping bass"!

Ce chouette disque, à la pochette faussement usée comme si elle avait longtemps traîné dans les bacs, comprend un insert avec plus de photographies de la jeune fille de la pochette, les crédits et les paroles. Il ravira les fanatiques de la synthpop un poil "cold" mais orientée "dance" des années de la jonction des décennies 1970 et 1980. ****-


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