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Contenu rédigé par Stan FREDO
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Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France)
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Ultimate X-Men: Ultimate Collection Book 2
Ultimate X-Men: Ultimate Collection Book 2
par Mark Millar
Edition : Broché
Prix : EUR 19,60

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Ultimate paranoia, 13 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ultimate X-Men: Ultimate Collection Book 2 (Broché)
Ce n'est aujourd'hui plus un spoiler que d'indiquer que l'univers "Ultimate" créé par la firme Marvel Comics au début de ce siècle n'est plus depuis quelques mois déjà. Ce trade paperback anthologique publié en 2007 reprend la deuxième année de l'histoire des X-Men de la ligne "Ultimate", soit 12 comic books dont 10 écrits par Mark Millar (ce dernier était également l'auteur des "nouveaux Vengeurs", les "Ultimates" proprement dits) et deux par Chuck Austen.

Il est intéressant, dans le fond comme sur la forme de lire aujourd'hui ces épisodes initialement parus en 2002 aux USA. Sur la forme, en raison bien entendu de la présence de Mark Millar, aujourd'hui richissime pilote de son "Millarworld", construit à partir de sa propre ligne de comic books "creator owned", chacune de ses créations (en collaboration avec des dessinateurs de tout premier plan) ou presque donnant lieu à une adaptation cinématographique à grand succès. Mais dans ce seul recueil, ce sont aussi 4 dessinateurs qui sont à la manoeuvre : le dessinateur "officiel" Adam Kubert et les "fill-ins" de qualité que sont Esad Ribic, Chris Bachalo et Kaare Andrews. Au fond, les histoires sont solides dans la mesure où elles s'appuient sur quelques-unes des histoires les plus populaires des X-Men du "canal historique" mais sans se borner du tout à la pure redite.

Le premier arc, en deux épisodes, est à part dans la mesure où il s'agit d'une histoire concernant le seul Gambit, déjà révélé comme mutant mais pas (encore) X-Man. Ecrit par Austen et dessiné par le croate Ribic, déjà dans le métier depuis près de 10 ans mais à peine trentenaire, déjà très efficace mais encore loin de ce qu'il a pu montrer récemment avec "Thor, God of Thuner" sur des scénarios de Jason Aaron. Loin de sa Louisiane natale, le cajun Gambit est un SDF qui survit en faisant à la sauvette des tours de cartes dans la rue à New York. Il croise le chemin d'une petite fille de 5 ou 6 ans qui traîne dans la rue depuis quelques heures, après avoir échappé à l'assassin de ses parents sur les quais du port de la mégalopole. Gambit va remonter la piste jusqu'audit assassin et administrer la justice explosive que ses pouvoirs lui permettent. L'histoire est plutôt classique et on ne sait pas bien pourquoi - si ce n'est pour que Adam Kubert puisse souffler un peu - elle a été plaquée dans l'univers "ultimate" auquel elle n'apporte rien de particulier, si ce n'est le personnage de Gambit.

L'épisode suivant est un "one shot" qui permet à Millar et Kubert de présenter l'actuel "status quo" des X-Men, de présenter à nouveau les différentes élèves de l'école du professeur Charles Xavier mais aussi de confronter Colossus à un secret gardé par Xavier qui va le pousser à quitter les X-Men.

Ecrit par Millar, le premier arc du recueil comporte quatre chapitres, les deux premiers avec les dessins d'Adam Kubert, les deux derniers avec ceux du canadien Chris Bachalo. Toujours à 100 % attaché à sa mission en faveur d'une acceptation des mutants, Charles Xavier et les X-Men partent en tournée de présentation du livre du professeur. Dans le cadre de leur formation, les X-Men vont aussi être mis à l'épreuve par Xavier au cours de ce voyage. Et ce, dès la première étape, au Royaume-Uni, qui sera l'occasion pour les X-Men d'apprendre qu'ils ne sont pas les seuls élèves de Xavier et qu'une école en Ecosse accueille des mutants "à problèmes" dont... le propre fils du professeur, David, un jeune garçon dément, aux pouvoirs incommensurables et incontrôlable, au premier chef par l'intéressé lui-même. Au passage, les X-Men font connaissance de l'infortunée mutante britannique Psylocke, qui travaille pour la branche locale du SHIELD. Par ailleurs, revenu en Russie pour essayer de vivre une vie normale d'ouvrier dans l'automobile, Colossus va devopir reprendre du service pour sauver ses compatriotes bloqués dans un sous-marin. Mais les terribles épreuves traversées, non seulement ne vont pas souder le petit groupe d'élèves mais plus encore, elles vont ébranler les convictions du professeur quant à la justesse de son action.

L'épisode suivant, "de transition", va voir le professeur reprendre ses esprits après un dialogue avec un de ses pairs, en âge comme en leadership... Les dessins sont de Kubert. Dans la foulée, un nouvel épisode comprenant une histoire d'un seul tenant nous fait connaître la jeune Kitty Pryde et la manière dont elle a rejoint l'école de Charles Xavier. Elle s'achève sur un "cliffhanger" dont les suites seront abordées dans les épisodes d'après : les "visions" de Jean Grey.

Précisément, le dernier arc en quatre épisodes développe les raisons de ces "visions", qui ont trait au "Phénix". Il apporte également un point d'orgue à l'inimitié entre Wolverine et Cyclope, le premier n'admettant pas que Jean lui ait préféré Scott Summers. Mais on voit bien que l'opposition entre les deux ne repose pas uniquement sur une compétition pour le coeur de Miss Grey. Dans le même temps, le reste de la ligue des mutants opposée à la fois aux humains et à Xavier continue de recruter des mutants, mais il s'agit maintenant... d'animaux mutants, dont un gorille qui parle (pas très nouveau...) et un curieux et minuscule myriapode à visage féminin... Le sort des X-Men va-t-il se jouer devant les tribunaux, avec un procès en dommages et intérêts à 100 millions de dollars US ? Qui sont les financeurs des projets du professeur Xavier et quelles sont leurs visées ? Un certain nombre de fils posés dans les épisodes précédents par Millar arrive à maturité dans cet arc final du recueil. Le style très "cartoony" d'Andrews, qui renvoit à ce que Marvel peut proposer en "direct to DVD/Blue-Ray", peut dérouter.

Tout au long des 10 épisodes de sa main, Millar montre que les recettes qu'il peaufinera par la suite à une échelle quasi industrielle sont déjà plutôt au point, même dans le cadre contraint d'une "franchise" telle que celle des X-Men, fût-ce dans l'univers moins balisé qui est celui de la collection "Ultimate". De l'action, du mystère, du suspense, pas de pathos, une forte "characterization" et des dialogues où chaque mot compte. Du fait de la présence d'au moins quatre mutants aux pouvoirs mentaux considérables, il est beaucoup question de manipulation mentale dans les dix épisodes de Millar. Par delà les catastrophes aux multiples victimes qui parsèment ce recueil, l'incertitude des personnages mais aussi des lecteurs finit par être constante : est-ce la réalité, ou bien est-ce la réalité telle que quelqu'un (Xavier, Jean, David, Psylocke etc.) veut la faire percevoir ? Ceci renvoit bien évidemment à la peur des mutants à l'égard des "sapiens sapiens" et de ces derneirs à l'égard des premiers. On nage en pleine paranoïa. **** et 1/2


Life, In Pictures - Autobiographical Stories
Life, In Pictures - Autobiographical Stories
par Will Eisner
Edition : Relié
Prix : EUR 31,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La naissance d'une légende de la BD, par elle-même, 12 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Life, In Pictures - Autobiographical Stories (Relié)
Né le 6 mars 1917 à Brooklyn, New York, et mort le 3 janvier 2005, William Erwin Eisner est un des très grands créateurs de BD (ou d'"art séquentiel", selon une expression qu'il a créée) à l'échelle mondiale et a fortiori aux USA. Malgré sa "retraite" prise au milieu des années 1980, la carrière de Will Eisner couvre pratiquement huit décennies, de la création des comic books à contenu original dont il fut un acteur majeur aux web comics et aux adaptations en chaîne des héros de BD au cinéma. Aux tous débuts du Golden Age des comics, il a notamment créé le personnage de Sheena (reine de la jungle !) mais surtout du Spirit, dont on célèbre cette année le 75è anniversaire de la naissance (cf. 'Will Eisner's The Spirit: A Celebration of 75 Years') (1). Ses studios ont employé quelques-uns des plus grands dessinateurs de tous les temps, dont Jack "King" Kirby. Persuadé de longue date que la BD peut s'envisager au long cours comme une oeuvre romanesque, il est pour les Américains, avec 'A Contract with God' en 1978, le précurseur du "roman graphique" (des auteurs japonais et européens l'ont devancé). Eisner a en tout réalisé presque 20 "romans graphiques". Il a enseigné la BD et rédigé des manuels de BD. Bien avant sa mort, les professionnels ont donné à l'équivalent des "Oscars" pour la BD le nom de "Eisner Awards". C'est ainsi qu'Eisner a reçu la bagatelle de 3... Eisner Awards (et de deux "Harvey Awards") !

Quelques mois seulement après sa mort, l'éditeur indépendant étatsunien Norton lançait une réédition thématique en trois gros volumes "hard cover" (plus "dust cover") des "graphic novels" du maître : la "trilogie" du contrat avec Dieu ('The Contract with God Trilogy - Life on Dropsie Avenue'), les oeuvres "new-yorkaises" ('Will Eisner's New York - Life in the Big City') et les oeuvres "biographiques" avec le tome du présent commentaire.

Après une introduction de Scott McCloud ("A Will to Change"), dessinateur pédagogue qui a connu Will Eisner, et une présentation de l'éditeur sur le contenu de 'Life, in Pictures', cet ouvrage totalement noir et blanc regroupe cinq récits qui ne sont pas tous stricto sensu "autobiographiques" mais qui ont au moins une forte résonnance au regard d'événements vécus par l'auteur :

1°) "A Sunset in Sunshine City" (1985), qui fait écho au départ de Will Eisner pour la Floride, narre le départ de son quartier de Brooklyn, après la vente du petit commerce qu'il y avait, de M. Klop, veuf septuagénaire père de deux filles, Helen et Rita, pour une retraite en Floride. Là-bas, il fait la connaissance d'Olga, une veuve pas même quinquagénaire. Rita est marrié à Jerry, un gaillard hâbleur qui brasse beaucoup d'air et ne fait pas grand-chose. Il perçoit très vite que l'arrivée d'Olga dans le paysage risque de diviser l'héritage par deux pour les enfants. Cette courte histoire présente une tranche de vie très réaliste, triste, particulièrement bien menée à tous points de vue : "characterisation", dialogues, découpages, présentation graphique etc. Autant dire tout de
suite que cette appréciation vaut pour l'ensemble de l'ouvrage.

2°) "The Dreamer" (1986) présente, avec quelques transformations de noms (mais pas des visages ! et de toutes façons, un excellent appendice critique rétablit les identités), les débuts de Will Eisner dans la BD, alors qu'il était encore adolescent en 1934, jusqu'à son départ de son propre studio de BD pour créer des cahiers supplémentaires en couleurs pour les journaux du dimanche (c'est là que naîtra le Spirit) à la fin de l'été 1939. Ce que les critiques appellent (y compris aux USA !), "roman à clefs", est bien évidemment un régal pour les fans de la période du Golden Age, avec ces premières années en forme de Conquête de l'Ouest ! Mais les néophytes liront également avec plaisir, au premier degré, une aventure humaine passionnante qui a été celle de la création des comic books.

3°) "To the Heart of the Storm" (1990) nous présente Will Eisner en 1942 dans le train qui le conduit à la garnison dans le sud du pays, qu'il doit rejoindre après que les USA soient entrés en guerre. Au cours du long trajet, entre deux discussions avec son voisin, un immigré d'origine turque, Eisner se remémore divers moments de sa jeune vie et de celles de ses parents d'origine européenne et de confession juive. En à peu près 200 pages toutes passionnantes, Eisner propose une histoire d'immigration pour des raisons à la fois économiques et politiques. Il montre plus spécialement la situation particulière des juifs au sein des "communautés" présentes aux USA à la fin du XIXè siècle, mais aussi la situation particulière des juifs selon leur pays d'origine : Allemagne (ou Autriche), Pologne ou Russie !

4°) "The Name of the Game" (2001) prend la suite, en quelque sorte, du récit qui précède, en présentant en 170 pages environ une "fiction" fortement inspirée de la vie de la famille de sa propre épouse. Il s'agit globalement, dans un ensemble de très haut niveau, du meilleur "roman graphique" de cette anthologie. Une présentation, comme celle de Zola avec les Rougon-Macquart, sur deux générations, des destins entrecroisés des familles Arnheim, Ober et Kayn. Pour ce "roman graphique", Eisner opte pour quelques passages de texte uniquement, en ce qui concerne les transitions entre deux périodes importantes de la vie de ces familles de confession juive issues de l'immigration européenne. Le personnage central est celui de Conrad Arnheim, mais les fortes personnalités et personnages hauts en couleurs ne manquent guère dans cette suite de drames personnels et familiaux ainsi que hauts et bas économiques, dans une course des principaux personnages vers les strates les plus élevées de la société et dans un contexte de fort anti-sémitisme. C'est tout un pan de l'histoire et de la sociologie des USA, également, qui est ainsi évoqué.

5°) "The Day I Became a Professional" (2003) est comparativement bien moins ambitieux et en tout cas beaucoup plus court que les récits qui le précèdent. Pour une parution dans un magazine, Eisner alors âgé de plus de 85 ans et toujours aussi alerte dans son talent et dans son trait, revient en quatre pages N&B réhaussées de gris (aquarelle) sur son premier entretien d'emabauche en tant que jeune dessinateur quelques soixante-dix ans auparavant.

Magnifique de la première à la dernière page, distrayante en même temps qu'enrichissante pour sa propre culture, "masterclass" de narration selon les règles de la BD, cette anthologie est très chaudement recommandée.

(1) A noter que la collection "Will Eisner's The Spirit Archives" lancée par DC Comics en l'an 2000 sous forme de beaux livres "hard cover" (26 tomes au moins) n'est plus vraiment disponible aujourd'hui à l'état neuf. Elle est, au demeurant, très coûteuse même pour les rares volumes proposés neufs. Les "relaunches" du Spirit depuis 2007 n'ont pas tenu dans la durée, même en ayant eu quelqu'un comme Darwyn Cooke d'impliqué dedans.


ApocalyptiGirl: An Aria for the End Times
ApocalyptiGirl: An Aria for the End Times
par Andrew MacLean
Edition : Broché
Prix : EUR 9,37

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Miroir des vanités, 11 août 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : ApocalyptiGirl: An Aria for the End Times (Broché)
Les informations biographiques ne fourmillent pas sur la Toile concernant Andrew MacLean, jeune dessinateur, créateur avec un certain Mike Spencer d'un comic book de "heroic fantasy" délirant du nom de 'Head Lopper' (Image Comics) et membre de Brand New Nostalgia, une communauté de dessinateurs de comics.

Publié par Dark Horse Comics dans un format plus petit que celui d'un trade paperback, 'ApocalyptiGirl' est le premier roman graphique de MacLean, dont il est en l'occurrence l'auteur complet. A l'oeil, cela ressemble à un mix entre du Paul Pope et du Serge Clerc tardif, ou plus précisément encore à du Davíd Rubín en plus simple.

Il s'agit d'un récit d'anticipation et de science-fiction dont l'héroïne - l'ApocalytiGirl du titre -, prénommée Aria vit presque seule dans une ville dévastée il y a longtemps et aujourd'hui envahie par la végétation. Presque seule, car Aria a la compagnie d'un chat du nom de Jelly Beans. Outre la recherche de nourriture, et chanter des airs d'opéra (des "arias" telle que celle popularisée par la Castafiore des Aventures de Tintin), Aria occupe ses longues et nombreuses journées à tenter de réparer un robot à l'allure vaguement humaine mais de très grande taille qui prend la rouille dans le paysage urbain.

Aria va finir par rencontrer d'autres habitants, avec lesquels elle devra se battre. A cette occasion, on en apprend un peu plus sur ce qui s'est passé sur cette planète et Aria finit par tomber sur ce qu'elle était là pour trouver...

Si on adhère au graphisme particulier de MacLean, son livre qui aurait pu paraître en épisodes dans le magazine Métal Hurlant de la haute époque (il y a une belle allusion à l'Incal aux pages 70 et s.) se lit sans déplaisir malgré certaines facilités. *** et 1/2


From the Wreckage
From the Wreckage
Prix : EUR 28,61

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le nom du groupe ne se traduit sûrement pas par "Du vent, pas de vagues"..., 10 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : From the Wreckage (Album vinyle)
Passé ce me semble sous le radar en France, ce duo d'Austin, Texas, composé de l'auteur-compositeur-chanteuse Patricia "Patty" Lynn (ex du groupe indé Soldier Thread) et de l'auteur-compositeur-chanteur et producer Dwight A. Baker (il a notamment travaillé avec with Kelly Clarkson et autres candidats de l'émision "American Idol" !), a été fondé en 2012. Le nom du groupe viendrait de la compréhension par le boyfriend de Patty du nom du groupe "Villeneuve", devenu "Wind And Wave". Le "Wind" serait Baker et la "Wave" serait Lynn. Quoi qu'il en soit, le duo s'est vite mis au travail, composant des chansons, faisant les premières parties de quelques tournées et enregistrant son premier LP, que voici, avant même d'être signé par la major RCA.

'From The Wreckage' a été publié le 5 août 2014 et a trouvé aux USA un accueil critique plutôt enthousiaste à ses onze chansons, toutes aux arrangements délicats mais évoquant une large palette de styles incluant la musique folk, le rock et la musique pop. Mais il n'y a ici ni country music, ni bluegrass ni Americana, comme la photographie de pochette pourrait peut-être le laisser augurer. Une attention particulière semble avoir été mise sur les paroles (cf. les titres souvent longs) mais ces dernières ne sont hélas pas fournies dans le package qui comprend aussi un coupon avec le code de téléchargement du contenu du disque. Patti chante et sa voix, agréable, juvénile sans excès, et qui peut varier selon la thématique, ne rappelle pas spécialement l'une ou l'autre de ses consoeurs.

L'inaugural 'My Momma Said Be Careful Where You Lay Your Head' repose sur un rythme apporté par un kickdrum acoustique et des battements de mains uptempo, soutenus par une guitare, Patty Lynn prenant en charge le chant comme pour l'ensemble du disque. 'From The Wreckage Build A Home' garde le même modèle handclaps / tambours / guitare acoustique mais avec un rythme moins rapide et une mélodie toute dfférente. 'With Your Two Hands', le premier single de l'album, reste sur ce créneau en élevant le rythme. 'It's A Longer Road To California Than I Thought' est la première ballade du disque. 'Every Other Sunday Morning' accélère le rythme. 'Loyal Friend And
Thoughtful Lover' clôt la première face en mode ballade avec guitares mais aussi piano / orgue furtifs.

'Raising Hands Raising Hell Raise 'Em High' est une chanson rockabilly ouvertes sur un riff de guitare minimal
porté par des roulements de tambours et étiré par un solo de guitare électrique mais les "Yoo-hoo" de Patty la
ramènent dans le camp de la pop sur la fin. 'When That Fever Takes A Hold On You' est pleinement une ballade pop
qui aurait aussi bien pu figurer dans le répertoire de Carly Rae Jepsen, avec peut-être des arrangements renforcés. 'The Heart It Beats The Thunder Rolls' est une ballade portée par des tambours et principalement un orgue, tandis que la voix de Patty prend un peu plus de gravité. 'A Husband And A Wife Should Sleep Together' est une chanson calme, avec solo de guitare à la fin. Pour le final 'This House Is A Hotel' reviennent le kickdrum et les battements de main du début, mais en mode mid-tempo, avec un accompagnement guitare acoustique / orgue.

L'ensemble est frais, de grande qualité, sans prétension aucune et trouvera on l'espère un large public plutôt que - faute d'adhérer à un genre particulier ou à une mode du temps - de se retrouver dans la rubrique "Trésors
cachés"...


Ratfist TP
Ratfist TP
par Doug Tennapel
Edition : Broché
Prix : EUR 18,31

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un super-héros très urbain, 9 août 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ratfist TP (Broché)
Californian, born and raised, le bientôt quinquagénaire Douglas Richard TenNapel exerce son activité de création graphique dans les domaines des comics, du jeu video et du dessin animé pour la télévision depuis près de 25 ans.

Ce "roman graphique" publié en 2011 a été conçu originellement comme un "web comics", le premier réalisé par TenNapel, à raison d'une page mise en ligne par jour ouvrable et ouvré pendant six mois. Ceci l'a occupé entre la parution des deux excellents "graphic novels" que sont 'Bad Island' (2011) et 'Cardboard' (2012). Si le scénario et les dessins sont de TenNapel, il convient de citer également sa collaboratrice Katherine Garner pour les très belles couleurs.

L'éditeur Image Comics range ce livre dans la catégorie "Superhero", ce qu'il n'est qu'en surface et, encore, sous l'angle parodique. Mais, à nouveau, l'étiquette "parodie" ne suffit pas à empaqueter cet ouvrage difficilement résumable. Essayons tout de même.

Le personnage principal, Ricky, travaille le jour à la Simian Ichtus Corporation mais revêt la nuit la défroque du super-héros Ratfist, pour redresser les tords accompagné de son sidekick, un rattus norvegicus de belle taille nommé Milt. L'histoire commence au moment où Ricky explique à Milt qu'il va arrêter de faire le super-héros pour proposer le mariage à son amie Gina qu'il courtise depuis 8 ans. Et Gina a horreur des rats... Mais avant cela, Ratfist et Milt se lancent dans une dernière aventure, découvrir la clé du succès de l'entreprise qui l'emploie...

Lors de sa visite nocturne à la corporation, Ratfist va effectivement trouver... une clé au motif de Tiki hawaïen mais va aussi être mordu par un rat piégé auquel il voulait porter secours. Plus que ça, ledit rat va tout simplement fusionner avec Ricky, entraînant quelques heures plus tard, en plein dîner en tête à tête avec Gina, une transformation physique bien malvenue.

Par la suite, aidé par deux geeks de ses amis, Ricky va tenter de retrouver forme humaine ainsi que ce qu'ouvre la clé, finissant ainsi par tomber sur Space Tiki, un Tiki vivant qui, comme son nom l'indique se révélera particulièrement "space", l'entraînant dans un ensemble d'aventures et de découvertes. A un moment, Ratfist va se retrouver dans le futur et s'apercevoir que Gina s'est mariée mais pas avec lui, qu'elle est devenue maman mais hélas qu'elle est atteinte d'un cancer en phase terminale. Ratfist va derechef s'efforcer de trouver le remède au cancer en retrouvant Space Tiki. D'où encore tout un lot d'événements délirants jusqu'à la conclusion.

Ce résumé ne donne pas une idée correcte du livre, j'en ai bien conscience, mais j'avais prévenu que l'exercice était compliqué. Adaptant au web comics la règle séculaire du feuilleton, TenNapel s'efforce de réserver un gag ou un cliffhanger par page, dans une trame générale peut-être encore plus folle que d'habitude, mais aussi plus adulte car abordant en toile de fond les thèmes de la religion, de la maladie, de l'éthique scientifique, de la différence... Ce qui a pu conduire, dans les espaces de dialogue ouverts avec les lecteurs du web comics et ailleurs dans le Web, à une polémique concernant son opinion sur le mariage qui a miné quelque peu l'image de l'auteur auprès de la frange la plus "libérale" (au sens étatsunien) de son lectorat.


Catwoman Vol. 5: Race of Thieves (The New 52)
Catwoman Vol. 5: Race of Thieves (The New 52)
par Ann Nocenti
Edition : Broché
Prix : EUR 16,97

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Catwoman ne fait pas bon ménage avec le Grand Guignol, 8 août 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Catwoman Vol. 5: Race of Thieves (The New 52) (Broché)
C'est un épais bouquin que ce 5è tome des aventures de Selina Kyle, alias Catwoman, re-bootées à la faveur de "The New 52!" 232 pages selon amazon, et en tout cas le contenu de 10 comic books, dont les #25 et #27-34 de la série mensuelle "Catwoman", sachant que le #26 a été publié dans le précédent recueil 'Catwoman Vol. 4: Gotham Underground)'.

Le sentiment général que l'on retire à la lecture de ce tome 5 est celui, d'une part, d'une Catwoman qui perd sa spécificité et sa personnalité dans plusieurs histoires sans rapport les unes avec les autres, et d'autre part, d'une faiblesse scénaristique, particulièrement s'agissant de l'arc qui donne son nom au recueil, "Race Of Thieves".

le #25 qui ouvre le recueil est un one-shot de 28 pages, lié à un événement DC comics intitulé "Zéro Year" qui avait pour but de revenir sur les origines du Batman dans le contexte du relaunch opéré "the New 52!". Treize comic books de chez DC Comics, tous parvenus à leur #25 au même mois de novembre 2013 ont accompagné le mouvement. L'histoire écrite par John Layman et dessinée par Aaron Lopresti s'attache à un moment de la vie de Selina Kyle, il y a 6 ans par rapport à la continuité en cours, lorsque Gotham attendait dans la pénombre une tempête. Déjà voleuse mais pas encore Catwoman, la jeune Selina monte une vengeance contre le très riche, très arrogant et très malfaisant Arnette Crockett, tout occupé cyniquement qu'il est à donner une fête orgiaque dans son building, le seul disposant d'électricité et de tout ce qu'il faut. L'audace de Selina et sa réussite cete nuit-là aront un impact déterminant vers la création de son alter ego Catwoman. Pour donner un peu de piment à une histoire, somme toute assez banale, les auteurs multiplient les flashbacks enchâssés les uns dans les autres, obtenant au passage un confort de lecture dégradé. Les dessins de Lopresti sont très années 1990, un peu raides mais de qualité et les couleurs de Sonia Oback sont chouettes.

Suit un premier "arc", en deux numéros (#27-28) qui est encore un "tie-in", cette fois avec le crossover des séries liées au Batman, "Gothopia". Ann Nocenti et Pat Olliffe, respectivement scénariste et dessinateur officiels de la série "Catwoman" sont aux commandes, mais dans le cadre fixé par ledit "événement". Le maire de Gotham est Oswald Cobblepot et tout va pour le mieux dans la ville, qui ne connaît plus de crime ou presque. Catwoman est devenue "CatBird" (?!) et elle roule des palots à Batman, dont le costume est blanc (ou bien s'agit-il de.... 50 nuances de gris ?), en pleine rue ou plus exactement en plein toit, mais les toits sont des rues pour les héros de Gotham. Par la suite, Batman disparaît de la circulation car il est enfermé à la prison d'Arkham ou ailleurs. Je ne sais. Cela arrive dans une autre série. Quant à Selina, elle oscille entre Catbird (l'héroïne) et Catwoman (la "villain") sans que l'on sache bien pourquoi. Elle se plait dans son activité de salariée dans un centre d'appels entrants destiné à écouter les personnes suicidaires auxquelles elle porte secours. Elle croise un certain Steeljacket qui va la déciler quant à la réalité. L'arc s'achève avec une Selina la tête entreses mains et se parlant à elle-même : "I never want to be a freak again. I love my new job. I love my life. I will never be Catwoman again!" Les dessins d'Olliffe sont un peu comme ceux de Lopestri : très "années 1990" à mon goût, jusque dans la coiffure "en pétard" de Selina. Il y a à la fois de la dynamique (avec les splash pages, notamment) et de la raideur de personnages tout en longueur. Cela rappelle Mark Bagley, qui n'est pas ma "tasse de thé" du tout (mais qui s'améliore en 2015 ou c'est moi qui doit bien m'habituer...). A noter que le style d'Olliffe semble évoluer vers celui de Chris Sprouse à l'occasion de son "run" avec le personnage de Barbwire pour Dark Horse Comics en 2015.

Pour l'épisode qui suit, qui porte le #29 et propose un "one-shot", c'est bel et bien Catwoman que l'on retrouve et elle seule car ni Selina ni a fortiori Catbird ne font d'apparition ! Autant dire que les deux chapitres précédents resteront à jamais sans sens ni raison pour celles et ceux qui n'ont aucune intention de se taper la lecture de l'arc "Gothopia". Si Olliffe reste aux dessins, c'est Sholly Fisch qui scénarise pour une histoire qui voit Catwoman cambrioler un laboratoire pharmaceutique sur le point d'être racheté par Waynetech. Qui est le mystérieux commanditaire de ce cambriolage ? L'histoire est globalement plaisante.

"La Course des voleurs" du titre concerne les quatre chapitres suivants, les numéros #30-33 de série mensuelle. L'histoire emberlificote une enquête sur un meurtre d'il y a deux siècles qui va impliquer Selina (l'enquête, pas le meurtre !) et une mise en concurrence d'un certain nombre de monte-en-l'air dont Catwoman. A noter que, toujours employée du centre d'appels précité, Selina croise à nouveau par ce biais la route de son ex "sidekick" Gwen par qui elle avait été trahie et qui tente de se suicider. Les deux se rabibochent et font un trio avec Alice Tesla, la Géo Trouvetou recluse du lot. Après cela, il faut imaginer un rassemblement à l'initiative de l'autoproclamée reine des voleurs nommée Roulette, d'une dizaine de voleurs - dont certains ont des super-pouvoirs - pour une party en costume et masque sur la plage de Gotham la nuit... Une épreuve leur est proposée : récupérer des objets liés à la scène du crime bi-séculaire précité. Vu qu'elle suit l'enquête en tant que Selina, Catwoman récupère les éléments les plus intéressants. L'épreuve suivante ? Une invraissemblable course dans le désert avec divers véhicules tous plus ridicules les uns que les autres (train à grande vitesse, fusée, char d'assaut, buggy...) bien que l'AC Cobra défigurée que conduit Selmina tienne une forme de pompon... Franchement, on dirait les Fous du Volant de Satanas et Diabolo ("Dastardly and Muttley in their Flying Machines"), que l'on aime bien par ailleurs mais qu'on ne s'attendait pas à retrouver dans la série Catwoman...

Le #34 est un "one-shot" spécial geeks accro aux jeux en ligne, mettant en scène Alice Tesla et un de ses compagnons de tels jeux. Tesla entraîne bien évidemment Catwoman dans l'affaire et elle fait bien, car ce n'est pas un troll mais un elfe du nom de Cyberius qui se révèle être l'opposition de Tesla, dans un combat par robots interposés, les robots étant fabriqués "on the spot" avec des imprimantes 3-D... Ecrite par Nocenti et dessinées par Olliffe, l'aventure se termine sur un cliffhanger mais ne retenez pas trop votre souffle car il y a peu de chances de voir la menace se vérifier. Au #35, l'équipe créative change en effet et part dans une direction pas
très différente de la situation avec laquelle se termine ce tome.

Pour finir, le recueil propose à nouveau un "one-shot", à nouveau relié à un événement de chez DC Comics. Il s'agit de "Futures end", qui voit l'ensemble de l'univers "The New 52!" prendre 5 ans de plus pour voir ce que ça fait ! Ecrit par Sholly Fisch et dessiné par Pat Olliffe, "Catwoman: Futures End #1" nous montre Catwoman "en civil", patronne du crime à Gotham, attiffée en costume de travail de cadre supérieure mais avec la chemise ouverte jusqu'au nombril... Pas étonnant que Selina ait réussi à convaincre les principaux chefs de gang de cesser les guerres intestines et de mener leurs affaires sans gravité susceptible de déclencher les radars des chauve-souris... Selina a pour second l'héritier d'une mafia qui avait jadis la main sur la ville et qui bien évidemment va tenter de la doubler...

L'ouvrage offre tous les dessins de couverture finaux et plusieurs crayonnés d'origine, dûs au couple Dodson, Rachel et Terry, ainsi qu'une couverture "variante" de la série "Bombshells". Ce n'est pas assez pour que je n'apporte pas chez le marchand de livres d'occasion ce recueil qui est, soit compliqué à lire pour qui n'est pas un fin connaisseur de l'univers du Dark Knight à l'époque (2013-2014), soit déroutant compte tenu d'un tel rassemblement de "trouvailles" scénaristiques dignes de série C ou D.

**+ au mieux.
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Mice Templar Volume 2.1: Destiny Part 1 TP
Mice Templar Volume 2.1: Destiny Part 1 TP
par Bryan J.L. Glass
Edition : Broché
Prix : EUR 16,97

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Tout rit sans plier, 7 août 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
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Il s'agit du 2è tome d'une oeuvre fleuve lancée en 2008 par les co-auteurs et amis de longue date Bryan J.L. Glass et Michael Avon Oeming, le second étant aussi en charge des designs et des dessins. L'histoire se place dans un monde animalier de légende, inspiré des religions nordiques et de mythes celtiques. Au centre de cette histoire, se trouve le peuple des souris, adorant Wotan, et qui avait fini par créer un ordre de templiers pour se protéger des différents dangers naturels et surnaturels de l'époque. Cet ordre s'est effondré sur lui-même et ses membres survivants se sont dispersés au terme d'une lutte intestine entre "traditionnalistes" et "novateurs" qui s'est achevée par un massacre. Depuis, le pouvoir est aux mains d'Icarus, un roi félon soutenu par une armée de rats et de belettes.

Le souriceau Karic, rescapé du massacre de son village par les rats, et préoccupé dès lors uniquement de retrouver les rescapés, dont sa mère, sa soeur et son frère faits prisonniers et emmenés dans le château d'Icarus. Admiratif des templiers, Karic va se retrouver entraîné à plus d'un titre par eux. D'abord par l'exemple de Deishun, reconverti en forgeron du village et mort au champ d'honneur face aux rats, puis Pilot le Grand avec qui il va se mettre en route et recevoir ses premiers enseignements. Mais Karic va aussi recevoir une révélation qui ouvre son horizon vers le destin de Sauveur de son monde. Pilot se rèvle être un fourbe et Karic est confié par les prêtres templiers à Cassius, un autre templier.

Ce tome narre le voyage de Cassius et de Karic, le premier étant très réservé vis-à-vis du secopnd,qui a néanmoins été fait templier par les prêtres. Ils vont tous deux affronter de nombreux dangers, Karic pensant être sur la route du château d'Icarus, Cassius ayant d'autres visées, jusqu'à ce qu'un événement change son opinion vis-à-vis du souriceau. Au fil du voyage, on apprend quasiment tout du désastre survenu aux templiers, on fait connaissance avec d'autres templiers survivants et exilés en même temps que l'on suit aussi ce qu'il arrive aux survivants du village, qui tentent une évasion.

Bien que se présentant comme une lecture dense, l'ouvrage est constamment un "page-turner" très bien écrit, ménageant comme il le fait un très séduisant et efficace mélange de légendes, de combats, de suspense, de peur etc. Il faut avoir lu le précédent tome, mais un "prologue" de plusieurs pages dessinées en donne un très bon résumé.

Michael Avon Oeming ne dessine pas les épisodes de ce tome, remplacé qu'il est par un dessinateur espagnol de sa connaissance, qui publie aussi des BD franco-belges, Victor Santos. Il faut dire à quel point ce dernier a tout adopté et parfaitement maîtrisé des designs et du style pourtant si particuliers de MAO ! C'est véritablement bluffant ! Les couleurs de l'Argentine Veronica Gandini sont également remarquables.

Signalons enfin de très intéressants et courts articles mettant en perspective les emprunts de Glass et Oeming aux légendes et mythes "réels", un trombinoscope de l'équipe de production, les bio et bibliographies des auteurs, des dessins additionnels, un court preview de la suite, un mot introductif de la plume de Gail Simone...

****+


Master Keaton Deluxe Vol.1
Master Keaton Deluxe Vol.1
par Naoki Urasawa
Edition : Broché
Prix : EUR 15,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un maître qui détonne, 6 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Master Keaton Deluxe Vol.1 (Broché)
La série "Master Keaton" proposée par Naoki URASAWA vient chronologiquement avant les plus connues en France que sont "Billy Bat" (en cours de publication en France à la date de ce commentaire), "Pluto", "20th Century Boys" et "Monster". Dessinée par URASAWA, l'histoire est co-créditée à Hokusei KATSUSHIKA (alias Hajime KIMURA) et Takashi NAGASAKI. Publiée au Japon en 18 volumes de 1988 à 1994, cette série diffère des autres plus récentes en ce qu'il ne s'agit pas pour le héros de s'affronter au cours de toute la durée de l'histoire à une sombre et invincible menace, mais de mener des enquêtes à catactère pratiquement "policier", qui tiennent en un ou deux des 12 chapitres de ce premier tome de la version française publiée par la filiale de Dargaud-Lombard de la seconde édition "deluxe" lancée peu avant au Japon (1).

De mère anglaise et de père japonais, Taichi HIRAGA KEATON, chargé de cours âgé de 35+ ans, ne paye pas de mine avec son regard de cocker et une allure un peu absente. Pourtant diplômé d'Oxford en archéologie, il a bifurqué en réalité vers une carrière dans l'armée, plus spécialement le SAS (Special Air Service), au sein duquel il est devenu expert en techniques de survie, tout en acquérant la maîtrise des techniques de self-defense et de combat. Son modeste poste dans une université nipponne n'est pas son activité principale, qui est celle d'enquêteur indépendant pour des affaires d'assurances, au service principalement de la Lloyd's.

Au fil des enquêtes de ce premier tome, nous découvrons progressivement les méthodes et techniques de Master KEATON (on apprend d'où vient le titre de "Master" à l'avant-dernière page), personnage un rien kleptomane, mais aussi, en fil rouge, son histoire professionnelle d'archéologue et d'ancien du SAS ainsi que sa vie familiale avec Yuriko sa fille de 15 ans, son père le professeur Taihei, sa mère femme d'affaires Patricia et son ex épouse que l'on ne voit pas dans ce premier tome.

En dehors de l'agrément de lecture des énigmes et des enquêtes, qui oscillent entre les registres d'Agatha CHRISTIE et ceux du roman noir, il y a aussi les voyages (Grèce, Chine, Allemagne, Londres...), l'histoire antique ou moderne et les légendes. Par ailleurs, nous sommes à la fin des années 1980 et il n'y a bien sûr ni ordinateur personnel ni téléphone cellulaire tandis que le reste du décor et de la mode vestimentaire est déjà très moderne !

Au total, la recette de "Master Keaton" est particulièrement prenante pour ne pas dire addictive et la patte d'URASAWA, déjà pleinement efficace. Signe qui ne trompe pas, dans la foulée de la réédition, une nouvelle série "Master Keaton" semble en cours de parution au Japon.

**** et 1/2

(1) Le papier est légèrement glacé, le format du livre est un petit peu plus grand qu'un manga classique. Deux volumes sont apparemment repris dans chaque tome de cette édition.


Magnus: Robot Fighter Volume 2: Uncanny Valley
Magnus: Robot Fighter Volume 2: Uncanny Valley
par Fred Van Lente
Edition : Broché
Prix : EUR 16,13

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3.0 étoiles sur 5 La réalité n'est plus ce qu'elle était, 5 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Magnus: Robot Fighter Volume 2: Uncanny Valley (Broché)
Il s'agit du deuxième recueil en trade paperback de comic books de la série mensuelle en 12 numéros publiée par l'éditeur étatsunien Dynamite à partir d'un personnage créé au début des années 1960 pour la firme Gold Key avant un premier retour au sein de l'écurie Valiant au début des années 1990.

Pour cette relance, ce sont le scénariste Fred Van Lente (connu pour de bonnes séries B chez Marvel ou bien pour le très bien vendu "Marvel Zombies") et au jeune dessinateur Cory Smith qui ont été positionnés, et s'il reste quelques noms de personnages et une situation générale communs avec la série originelle pilotée par Russ Manning, il s'agit avant tout pour les auteurs de placer le personnage dans une science fiction moderne pour le public des comic books d'aujourd'hui.

Un événement baptisé la "singularité" a profondément changé la société humaine. Les progrès de la science ont abouti à un tel point de fusion homme-machine qu'un beau jour les êtres les plus avancés dans cette symbiose ont tout simplement quitté la Terre, à la recherche de... On ne sait pas vraiment pour l'instant. Ceux qui sont restés, moins avancés, ont tenté de rattraper leur retard avec le secret espoir de rejoindre un jour ceux qui sont partis. Notre Terre est donc un monde radicalement mécanisé, automatisé, robotisé...

Dans le précédent tome, nous avons fait connaissance de Russell Magnus qui est un jeune professeur dans un mignon et calme village de montagne aux USA. Il a une jeune épouse, Moira, qui attend un heureux événement. A1, le "papa" de Magnus apparaît sur des écrans sous la forme d'un grand-père barbu, mais il est bien un robot. Cette situation idyllique plonge d'un seul coup dans la violence et bascule dans une autre réalité rappelant le film 'Blade Runner'. Magnus est pourchassé en tant qu'inconnu dans les bases de données de North Am et agent du fauteur de troubles A1. A ses trousses ? Leeja Clane, cheffe de la sécurité aux ordres de son père ! Au cours de sa fuite pour rejoindre la rébellion, Magnus va faire alliance avec un robot du nom de H8R au vocabulaire très "street talk".

Ce recueil propose les n°5 à 9 de cette série, tous écrits par Fred Van Lente, mais Cory Smith s'appuie quant à lui sur quatre collègues (pour l'encrage, pour les "finitions" à partir d'esquisses ? on ne sait pas), en particulier à partir du n° 6, et la qualité graphique s'en ressent, notamment pour l'épisode 9.

Au plan du scénario, Magnus a fait la liaison avec des humains rebelles dirigés par une Moira qui ne le reconnaît absolument pas. Il va de révélation en révélation quant à ce qui est réel et qui ne l'est pas, poursuivi par une Leeja qui finit par faire équipe avec lui contre la sénatrice Janiss Mal, ennemie de son papa et cheffe d'un groupe de robots qui se "bidouille" un corps "humain" façon Frankenstein. Magnus prend certainement un coup au moral en s'apercevant que rien n'est blanc ou noir et qu'il existe bien des nuances de gris...

En "bonus", il y a le script du #5 avec en regard une reproduction en petit des pages encrées, et puis l'ensemble des couvertures.

L'ensemble se lit agréablement comme un efficace petit livre d'aventures dans un univers d'anticipation effrayant et avec un petit peu de matière à réflexion à la clé, moins sur le pouvoir et la corruption (sujets pour ainsi dire permanents dans les comic books de "super-héros") mais sur la nouvelle humanité dans un contexte de robotisation massive de la société.
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Marvel Masterworks: The Fantastic Four - Volume 9
Marvel Masterworks: The Fantastic Four - Volume 9
par Stan Lee
Edition : Broché
Prix : EUR 24,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Fins de règne, 4 août 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marvel Masterworks: The Fantastic Four - Volume 9 (Broché)
Avec sa collection "Marvel Masterworks", la Maison des Idées remet en circulation des aventures de son catalogue initialement publiées au cours des Golden et Silver Ages du comic book étatsunien. Chaque page a été remastérisée, c'est-à-dire retravaillée (les sources originales sont plus souvent les comic books eux-mêmes que les planches originales ou les préparations d'imprimerie de l'époque) au plan de la netteté des traits et aussi des couleurs mais il s'agit avant tout de rester au plus près des intentions des dessinateurs.

De temps à autres, pour les séries les plus emblématiques, ce travail de restauration est repris dans un énorme album de la collection "Omnibus". C'est le cas de 9è volume de "Masterworks" consacré au comic book des FF. Le récemment paru 'The Fantastic Four Omnibus Volume 3' reprend les "Fantastic Four" #61-93, trois "Annuals" (#5-7) et aussi 3 numéros du périodique parodique "Not Brand Echh", les #5-7.

Pour revenir à ce 9è tome, couverture souple, de la série "Masterworks" consacré aux Quatre Fantastiques dessinés par Jack Kirby et dialogués par Stan Lee (encrage presque tout le temps par Joe Sinnott), on peut discerner quatre "arcs" dans les 12 comic books de l'année 1969 qui forment son contenu :

- #82-83 : tandis que Sue Richards se repose de l'accouchement du premier enfant du couple, la jeune "Inhumaine" Crystal - qui ma^trise les éléments - accompagne son bon ami Johnny Storm pour combler les rangs des FF. L'attention de ce derniers est vite attirée sur Attilan, le royaume des Inhumains, dans lequel un coup d'état a vu la prise de pouvoir par Maximus, le frère au cerveau dérangé de Flèche Noire. Les FF s'opposent à de méchants robots et parviennent, avec les principaux Inhumains, à déloger Maximus qui réussit pourtant à s'enfuir sain et sauf ;

- #84-87 : alors qu'ils reviennent chez eux dans un curieux vaisseau prêté par les Inhumains, les FF sont alpagués par le S.H.I.E.L.D. du Colonel Fury, qui a besoin que les super-héros retournent en Latvérie, ingognito, pour mettre au jour une armée invincible possiblement levée par le tyran de ce pays, le Dr. Doom. Les FF sont vite démasqués et la fameuse armée invincible est trouvée. Il s'agit de robots encore peu nombreux mais bien plus puissants que les robots habituels (au "look" proche de celui des "sentinelles" auxquelles s'affrontent les X-Men) chargés de faire la police. Doom n'hésite pas à faire anéantir par son armée un des villages de son pays et, bien qu'il ait à peu près l'affaire en main, libère les FF qui ont entretemps démoli la fameuse armée invincible après avoir trouvé son "talon d'Achille" prévu par Doom lui-même ;

- #88-89 : ayant recouvré la liberté, les FF sont libres de visiter la maison à louer qu'a trouvée Sue en leur absence, afin de ne plus attirer tous les dangers sur le Baxter building en plein centre de Manhattan. Isolée en rase campagne, cette maison ultra-moderne, comme les architectes en bâtissaient à l'époque aux USA et ailleurs, a également des aspects très inquiétants... Il ne tardera pas à se révéler que la maison appartient à... Mole Man ;

- #90-93 : après s'être fâché un peu avec les FF et être rentré en ville seul, la Chose est enlevé par un chasseur d'esclaves Skull pour devenir une des attractions principales d'un combat de gladiateurs sur une planête de la galaxie Skull qui réplique à la perfection les USA des années 1920 et 1930 qui ont vu le développement de l'activité mafieuse au moment de la Prohibition.

On voit dans ce dernier arc des choses vues plus tard chez Valérian & Laureline ou Sillage. Mais, globalement, les histoires dont il s'agit ont moins de "peps" et d'inventivité pertinente que par le passé. Dans l'arc avec le Mole Man, Ben qui était sensé être resté avec Alicia à New York apparaît pourtant aux côtés des autres FF dans la maison "hantée" dès l'apparition de l'Homme Taupe... On est dans la sixième année du "run" de Kirby et Lee, sachant que tous les deux ont ou ont eu bien d'autres occupations dans cette période. On peut comprendre un "coup de moins bien" d'une paire qui par ailleurs s'entendait moins bien.

De l'Annual #7 annoncé dans la description du produit, on n'a en fait que la reproduction de la couverture, car apparemment cet "Annual" se contentait de rééditer des épisodes passés. Egalement au rang des "extras", on a les photographies très "sixties" des employés du fameux "bullpen", des photocopies de pages crayonnées de Kirby ainsi
que la reproduction de la planche originale de couverture du #90. Il s'agit de l'avant dernier tome de la collection pour ce qui est de la paire Kirby/Lee, le denier comic book des FF comportant des dessins du King étant le #102, daté de septembre 1970.

***+


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