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Contenu rédigé par Stan FREDO
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Commentaires écrits par
Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France)
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Amazing Spider-Man Volume 1: The Parker Luck
Amazing Spider-Man Volume 1: The Parker Luck
par Dan Slott
Edition : Broché
Prix : EUR 15,52

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La loi de Parker : plus ça paraît aller bien, plus ça..., 16 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Amazing Spider-Man Volume 1: The Parker Luck (Broché)
Il y a eu un long moment pas si lointain pendant lequel chaque nouvel épisode de "Spider-Man" était systématiquement lugubre. Depuis que Dan Slott a repris tout seul la confection des pitches, récits et dialogues du personnage, il y a des moments lugubres, graves et dramatiques mais il y a surtout un événement à toutes les pages ou presque, et parfois des situations drôles aussi.

Le fait est que les manigances de Dan Slott ne sont jamais mieux servies, ces dernières années que par le dessinateur Humberto Ramos, au graphisme à cheval par dessus les continents, qui offre une identité exceptionnellement forte au personnage. Il faut sûrement saluer les complices habituels de Ramos, l'encreur Victor Olazaba et le coloriste Edgar Delgado. Cela dit, sur la couverture, PP me paraît loucher. Ce peut être attribué à son bonheur d'être de nouveau lui-même, le web-slinger qui parcourt Manhattan de building en gratte-ciel, au bout de son fil de soie arachnéenne. Quelques panels, quand l'action concerne plusieurs personnages et même une foule de témoins, sont un peu compliqués à déchiffrer. Mais ce n'est pas ça qui stoppe la lecture, j'allais dire bien au contraire...

Or donc, PP est de retour chez lui, c'est-à-dire dans son corps. Ce qui n'est pas un spoiler, à moins que vous n'ayez été ces dernières années passager(e) clandestin(e) de la mission spatiale Rosetta posée sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko. Il lui faut aussi rapidement que possible résoudre les quiproquos et autres embrouilles de cette nouvelle situation. Il lui faut assumer l'héritage d'Otto Octavius. Parmi les "+", ce doctorat obtenue sous l'identité de PP, ce dernier étant trop pauvre, ou plutôt trop flemmard, pour en obtenir un lui-même... Parmi les super "-", la grosse fâcherie avec son occasionnelle Black Cat, qui n'a pas du tout apprécié que Spider-Man (en faite, OO) la tabasse et la livre à la justice. Mais il y a aussi Electro, véritable méga centrale électrique sur deux pattes depuis que OO l'a tripatouillé... Du lourd, du très lourd !

Mais il y a aussi le fait d'être le CEO de Parker Industries, de revenir au sein des Avengers en plein "crossover" (sous la forme du "whodunit" 'Original Sin'), de rencontrer le nouveau copain de MJ, de rencontrer la copine d'OO... Oh ! J'oubliais cette jeune fille qui a été aussi "mordue" par l'araignée atomique, une minute tout au plus après PP, ce fatidique jour de sortie du lycée il y a si longtemps... Pour finir, le nom d'Ezekiel vous dit-il quelque chose ? Une piste : ce n'est pas d'électro française dont il s'agit. Et le nom de Morlun ?

A peine revenu du monde des morts, PP manque à quelques reprises d'y repartir fissa avec en poche un aller simple. Cela pétarade à tout va. Comme il se doit avec la série "ASM". Comme Dan Slott nous a habitué à ce que cela soit !

A signaler pour finir une belle galerie de couvertures, entre autres "extras".

**** et 1/2
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 17, 2014 8:41 PM CET


Largo Winch - tome 19 - Chassé-Croisé
Largo Winch - tome 19 - Chassé-Croisé
par Jean Van Hamme
Edition : Relié
Prix : EUR 13,95

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 It won't make you wince, 16 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Largo Winch - tome 19 - Chassé-Croisé (Relié)
A l'occasion du presque quart de siècle du personnage de Largo Winch, voici un nouveau diptyque et un séjour à Londres, pour une réunion du comité des présidents de la multinationale Winch. Cette fois, la menace est peut-être encore plus globale que d'habitude, puisqu'elle inclut d'une manière particulièrement intriquée une cellule djihadiste, des escrocs de père en fille, des businessmen chinois, Scotland Yard, des services secrets parmi lesquels la CIA, et car elle vise l'ensemble du groupe et de ses principaux dirigeants dont Largo, patron de droit divin, capitaliste convaincu mais généreux avec sa fortune. Il y a même un "crossover" car, pour diriger la branche aéronautique de Winch, Largo tente de débaucher un personnage de 'Vingt ans après', une autre BD signée Jean Van Hamme (Dany aux dessins).

Tout comme les ventes (l'album est n° 1 chez amazon.fr au moment de ce commentaire soit deux jours après sa mise en vente), l'histoire démarre au quart de tour et très fort. Jean Van Hamme applique au mieux ses meilleures recettes pour nous "faire marcher". Les filles sont jolies (Silk en a la tête qui tourne), les voitures et paysages (urbains) aussi grâce au trait de Philippe Francq mais aussi aux couleurs pétillantes du même Francq et de Yoann Guillo. Oh ! Les beaux bleus !

Pour conclure, ce tome est une bonne base de départ pour les nouveaux lecteurs (et nouvelles lectrices, of course!) et une grande satisfaction pour l'aficion déjà acquise.

**** et 1/2


Le Petit livre de... - tome 4 - Le Petit livre de la Bande dessinée
Le Petit livre de... - tome 4 - Le Petit livre de la Bande dessinée
par Hervé Bourhis
Edition : Broché
Prix : EUR 19,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 On a marché sur les Nuls, 15 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Petit livre de... - tome 4 - Le Petit livre de la Bande dessinée (Broché)
Amazon.fr en fait le tome 4 d'une série - un peu comme les "Pour les Nuls", peut-être -, mais cet ouvrage se lit indépendamment des prédécesseurs, qui portaient d'ailleurs sur d'autres thématiques (le rock, les Beatles et la Vè République française).

Le dessinateur quadragénaire Hervé BOURHIS - dont on a déjà lu, commenté et évalué '45 Tours Rock' et que l'on croise de temps à autres dans une librairie de Bordeaux -, propose en 200 pages, avec l'aide de "Terreur Graphique" et de plusieurs dizaines de dessinateurs invités, une série de flashes, des origines de la BD à sa situation d'aujourd'hui, en citant les naissances et les décès, les principaux événements et les principales parutions BD, dont les "albums de l'année". Le tout est illustré d'une reproduction, sous le trait de BOURHIS, d'un dessin iconique du personnage de BD évoqué ou d'un portrait de l'auteur cité. Le texte est souvent un "one liner" ou guère plus, amusant ou factuel, ironique ou admiratif, etc.

A ce jeu, ce sont pour plus de 70 % des artistes/personnages franco-belges qui sont cités, pour 10 % au moins des étasuniens, 5 % des japonais et le reste va de l'homme des cavernes apatride à l'argentin en passant par le coréen.

Le premier "album de l'année" apparaît avec l'année 1930 et, à partir de l'année 1942, au moins deux pages sont consacrées aux naissances / décès / faits et œuvres marquants de l'année. Ce peuvent être trois pages et plus à partir de 1964. Pour les "albums de l'année", un invité fournit un dessin en couleurs reproduisant (ou interprétant) la couverture originale.

Au petit jeu du "Y est-y / Y est-y pas ?", je note la quasi absence de Joe Kubert (cité pour son décès en 2012), les absences totales de Russ Manning, Michael Avon Oeming, Mike Allred ou Stuart Immonen. Mais le but n'est pas d'être complet. Il est d'être aussi large de vue que possible, tout en étant distrayant et de qualité dans l'exécution. Objectifs tenus haut la main !

On apprend plein de choses et on s'amuse en lisant ce livre aux chouettes illustrations, même si à l'évidence, le public cible est celui des fans de la BD franco-belge avec accent sur les personnages/auteurs "indé" ou "cultes". Dernier point : l'encre sent très bon. Ce n'est pas négligeable.

**** et 1/2


School Daze
School Daze
Prix : EUR 9,74

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Mighty Reels, 15 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : School Daze (CD)
Patrick Cowley (1950-1982) est un musicien que wikipedia et la majeure partie de sa génération classent parmi les pionniers de la "dance music" électronique, du fait de ses collaborations avec la star du disco Sylvester (les hits inusables 'You Make Me Feel (Mighty Real)' et 'Do Ya Wanna Funk', entre autres), de son remix du hit de Donna Summer produit par Giorgio Moroder, 'I Feel Love' et des trois LPs parus de son vivant ('Menergy', 'Megatron Man' et 'Mind Warp'). La discographie de Patrick Cowley comprend un premier album posthume, 'Catholic', que je n'ai pas plus écouté que ses trois prédécesseurs.

'School Daze' est en fait la compilation, d'une durée totale de 79'25, d'enregistrements réalisés par Patrick Cowley dans le San Francisco des années 1970, pour servir de musique à deux films de "gay porn" (attention ! quelques - petites - photographies explicites figurent sous le socle du CD) tournés par un copain à lui.

Autant le dire tout de suite à celles et ceux qui s'attendent à une orgie "Hi NRG", il ne s'agit pas du tout de ça, mais de pièces instrumentales qui tiennent à la fois du meilleur de Klaus Schulze (et autres compositeurs teutons de musique électronique de l'époque), de John Carpenter ou bien encore de Laraaji, à une ou deux reprises dans ce dernier cas.

Tout est composé, enregistré, produit par Cowley, sauf pour un featuring au didgeridoo !

'Zygote' (6:27), poussé par des "live drums" marquant un rythme uptempo, n'en comporte par moins les nappes et boucles synthtétiques imbriquées, intriquées qui sont la marque de fabrique de Cowley. 'Mocking Bird Dream' (4:03) n'a au contraire aucun beat et permet d'apprécier un moment de pure électro-techno calme. 'Nightcrawler' (6:38) présente un groove un peu psyché, en tout cas un rien inquiétant mais les nappes et boucles évoluent peu à peu vers un groove différent que sanctionne finalement un rythme qui annonce pratiquement la "jungle" des Britanniques des années 1990 ! 'Seven Sacred Pools' (15:53) commence de manière "spatiale" avant que l'intrication de sons synthétiques mais mélodiques ne nous porte vers d'autres ambiances. 'School Daze' (3:39), avec de nouveau une vraie batterie, propose un moment plus vif voire plus "noisy". 'He's Like You' (2:52) est aussi animé par une batterie, sur un rythme syncopé. 'Journey Home' (13:40) commence avec un son de bourdon à base de didgeridoo (si longtemps avant la mode réintroduite par The Aphex Twin !) mais les boucles et nappes aux ambiances mouvantes reviennent bien vite à l'avant-scène, tour à tour inquiétantes ou solaires. 'Out Of Body' (6:27) nous projette de nouveau dans l'espace et l'univers du film de SF avant de muter grâce à un motif et un son à la Laraaji. 'Primordial Landscape' (10:45) pitche au début un "bip bip" de satellite avec un son de guitare "twangy" assorti d'un énorme écho, puis nappes et boucles mutantes imposent leur(s) groove(s) avant un passage quasi "new age". 'Tides Of Man' (9:01) repose sur quelques notes basses répétées à l'infini puis recouvertes de nappes et boucles avant qu'une nouvelle boucle de base ne s'impose et que les nappes ne s'intensifient pour ouvrir vers un final "planant" sans plus aucun bass groove.

De grande qualité de composition, de son et de production, l'ensemble attire et retient l'attention, impressionne et suggère de nombreuses écoutes à qui en fera l'acquisition. Un excellent disque de musique électronique.


Ms. Marvel Volume 1: No Normal
Ms. Marvel Volume 1: No Normal
par G. Willow Wilson
Edition : Broché
Prix : EUR 13,79

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un futur classique, inch' Allah !, 11 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ms. Marvel Volume 1: No Normal (Broché)
De temps à autres, Marvel Comics autorise des créations qui testent avec un bonheur particulier les codes tout de même très contraignants du comic book de super héros. C'est le cas avec cette "All-new Ms. Marvel" proposée par la jeune journaliste, écrivaine et scénariste de comic books G. Willow Wilson (déjà croisée pour son 'Air Vol. 1: Letters from Lost Countries'), et par le dessinateur Adrian Alphona, co-créateur des adorables "Runaways" (cf. 'Runaways: The Complete Collection Volume 1' et 'Runaways: The Complete Collection Volume 2'), aidés par un très remarquable Ian Herring pour la mise en couleurs.

L'héroïne principale est une jeune adolescente de Jersey City, fan des Avengers, et notamment de Ms. Marvel / Capt. Marvel alias Carol Danvers. Cette jeune fille s'appelle Kamala Khan, la plus jeune des deux enfants de Yusuf et Aisha Khan, un couple musulman d'origine pakistanaise. Si Yusuf travaille dans une banque "classique" (qui prête avec intérêt), son fils Aamir - le grand frère de Kamala - s'habille de manière traditionnelle et il est pour l'instant chômeur.

Kamala ne porte pas de voile au contraire de sa meilleure Nakia, d'origine turque. Kamala apprécie bien le jeune Bruno, un collégien comme elle qui vend dans un magasin pour payer ses études. Kamala a le plus grand respect pour ses racines et ses parents, mais à sa manière, elle est totalement une petite américaine qui par exemple écrit par exemple ses propres épisodes des aventures des Vengeurs ("fan fiction"). Elle fait un soir "le mur" pour assister à une free party à laquelle vont ses ami(e)s de classe mais l'expérience ne lui plaît pas. Elle s'apprête à revenir chez elle lorsqu'elle se retrouve prise dans un épais brouillard, que les marvelites identifieront immédiatement comme étant des brumes terrigènes. Prise dans un sombre cocon, Kamala voit dans les brumes une apparition de Carol Danvers, Iron Man et Captain America, accompagnés de drôles d'animaux. Le Captain Marvel lui demande : "Qui veux-tu être ?". Kamala répond : "Je veux être toi". Lorsqu'elle se libère du cocon, Kamala a exactement l'apparence de Carol Danvers lors de son précédent "re-launch", en 2006 (cf. 'Ms. Marvel - Volume 1: Best of the Best' et s., appréciable au début avant qu'il ne sombre dans l'insignifiance et s'interrompe).

Kamala a bien évidemment acquis des pouvoirs, mais ils ne sont pas ceux de Carol Danvers ni d'ailleurs véritablement ceux d'un autre Vengeur. Encore un autre secret à garder vis-à-vis de sa famille, de plus en plus inquiète.

Cette nouvelle ré-interprétation d'une des histoires majeures de la BD et de la maison Marvel en particulier (cf. 'Amazing Spider-Man Omnibus - Volume 1', de Stan Lee et Steve Ditko), avec cette équation pouvoirs-responsabilités qui tombe brutalement sur la tête d'une jeune personne, est une merveille grâce aux talents et à la finesse d'écriture déployés par G. Willow Wilson (superbes dialogues, notamment), qui est de surcroît une bonne connaisseuse du monde musulman. Alphona mobilise les mêmes talents que pour ses si regrettés "Runaways", s'agissant en particulier de donner crédibilité et profondeur à chaque personnage.

Ce premier tome reprend les cinq premiers numéros de la série "Ms. Marvel", plus les pages consacrées à ce nouveau personnage dans un comic book distribué gratuitement en comic shop, "All-New Marvel Now! Point One". Cette série, avec deux "fill-ins" du dessinateur Jake Wyatt, est arrivée au moment de cette appréciation à son #9. Ce comic book s'est vendu à 32915 exemplaires en octobre 2014 et figure à la 91è place du classement officiel des ventes de comic books pour ce même mois (estimations des ventes en Amérique du Nord telles que rapportées par les comic shops affiliés au distributeur Diamond Comic). Ce premier recueil, dans ce même classement, arrive premier des ventes en octobre 2014 avec 7795 exemplaires vendus. Il est également classé 2è dans la liste "graphic novels" des "best sellers" du New York Times pour ce même mois.

'Nuff Saïd ! Ne loupez pas le coche !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 12, 2014 9:31 PM CET


Best of Merry Clayton
Best of Merry Clayton
Prix : EUR 12,71

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Merry Clayton to you all!, 11 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Best of Merry Clayton (CD)
Née le 25 décembre 1948 à la Nouvelle-Orléans (Louisiane), Merry Clayton a commencé sa carrière de chanteuse dès l'âge de 14 ans, en 1962, pour un duo avec Bobby Darin. Mais son moment de gloire arrive avec les "backing vocals" légendaires qu'elle apporte à la chanson 'Gimme Shelter' pour l'enregistrement qu'en font les Rolling Stones en 1969. Une performance qui continue à faire référence, malgré les tentatives de toutes les chanteuses - souvent plus prestigieuses les unes que les autres - que les Stones ont pu inviter à interpréter avec eux, notamment dans leurs récentes tournées.

Merry Clayton a enregistré six albums en tout à ce jour, mais cette compilation se concentre sur ses enregistrements de 1968 à 1975, pour le label du producteur Lou Adler, Ode Records, et notamment sur les trois LPs qu'elle a enregistré en studio de 1970 à 1975 : 'Gimme Shelter', 'Celebration', 'Merry Clayton' et 'Keep Your Eye on the Sparrow'.

Les musiciens réunis par Adler sont "de première bourre", la production est solide, les arrangements sont mi soul (guitare, basse, batterie), mi gospel (piano, orgue et choeurs), mi pop (cordes ça et là) avec comme matériau de base un répertoire récupéré aux meilleures sources : Neil Young, Robbie Krieger, James Taylor, Carole King, Jagger/Richards, Bill Withers, Goffin/King, Carole King à nouveau, Paul Simon et Bob Dylan, dans l'ordre, pour les seules dix premières sélections de cette compilation !

Merry Clayton apporte à l'ensemble des chasons du disque sa très belle voix et sa remarquable technique, mais elle ne parvient jamais à s'approcher de nouveau de son apport habitué et puissant au 'Gimme Shelter' des Stones. C'est notamment la cas pour sa reprise de cette chanson, à l'introduction torpillée et qui pour le reste rend bien moins bien qu'avec Jagger, Richards, Taylor, Watts et Wyman.

Merry Clayton est excellente en revanche pour 'Bridge Over Trouble Water', mais là encore, c'est tout de même la version (enregistrée plus tard) d'Aretha Franklin que l'on préfèrera.

De même 'Suspicious Minds', malgré un arrangement innovant pour le passage calme au milieu de la chanson, ne fait pas oublier la version de référence proposée Elvis Presley.

C'est avec plaisir que l'on écoute 'Keep Your Eye On The Sparrow', reprise funk-soul - avec introduction à la batterie et aux percussions puis solo de saxophone -, de la chanson générique de la série de télévision américaine 'Baretta', interprétée originellement par Sammy Davis, Jr. 'Southern Man' de Neil Young, et 'A Song For You' de Leon Russell sont également des moments notables de ce disque. Le reste n'est pas mauvais, il est même très correct. C'est juste qu'il n'offre pas d'angle particulier pour s'accrocher dans votre mémoire.

Au final, difficile objectivement d'aller très au-delà de la note de *** et 1/2 pour ce "best of", au demeurant partiel, de la carrière de celle qui restera à jamais comme une des plus grandes "back-up singers" de l'histoire du XXè siècle (cf. 'Twenty Feet From Stardom').


Hawkeye Volume 3: L.A. Woman (Marvel Now)
Hawkeye Volume 3: L.A. Woman (Marvel Now)
par Matt Fraction
Edition : Broché
Prix : EUR 13,86

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Do you know the way to San José?, 10 novembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Hawkeye Volume 3: L.A. Woman (Marvel Now) (Broché)
Voici enfin le 3è recueil en trade paperback, attendu depuis plus de 14 mois (!), de la série de comic books mensuels consacrée au personnage(s) de Hawkeye à partir de l'été 2012, avec Matt Fraction au scénario et David Aja comme dessinateur principal.

En rassemblant le "Hawkeye Annual 1" ainsi que les # 14, 16, 18 et 20 de la série mensuelle, ce tome regroupe en réalité les épisodes se concentrant sur... la jeune Kate Bishop, "la" Hawkeye des Young Avengers, qu'elle a quittés pour vivre sa vie et qui s'est ainsi rapprochée de Clint Barton, "le" Hawkeye historique.

Mais, dès le début de ce trade paperback, la new-yorkaise Kate "plaque" Barton, et s'en va pour Los Angeles, California, non sans oublier d'embarquer avec elle Lucky, le toutou sauvé et adopté par Barton. A L.A., Kate descend au Château Marmont (pour autant que je puisse en juger), légendaire lieu de débauche et de décès rock'n'roll. Un gang de grooms va la dévaliser mais une belle femme va la recueillir dans une belle villa hollywoodienne d'architecture moderne. Ce coup de chance se révélant vite être un traquenard, Kate échappe au pire mais se retrouve livrée à elle-même dans la Ville des Lumières, avec 3 francs six sous en poche, aucun(e) ami(e) et zéro point de chute, d'autant qu'elle ne veut surtout pas l'aide de ses richissimes parents...

Pour survivre, Kate s'improvise "private investigator", un boulot - dans son esprit - pas loin de celui de "super-héros". Elle va trouver quelques alliés (un couple de gays africains-américains, un mystérieux type en imper mastic) mais restera à devoir se protéger seule des manigances de ceux, très puissants, très méchants et d'ordinaire très expéditifs, qui tiennent la jet-set éternellement jeune de L.A. dans la paume de leur main. Raisonnablement, on ne comprend pas comment "la Bishop" s'en sort alors que le Moon Knight de Brian Michael Bendis & Alex Maleev n'avait pas franchement réussi à mettre hors d'état de nuire ces "villains", malgré l'appui - hum - significatif d'un trio composé du Captain America, de Wolverine et de Spider-Man... Oh ! Il faut noter pour finir sur l'histoire générale contenue dans cet ouvrage - et sans trop "spolier" -, que chemin faisant, Kate fait une découverte qui conduit à ce que, pour elle, "plus rien ne sera comme avant".

L'annual est dessiné par Xavier Pulido, qui dans un style "ligne claire tremblée" et avec un usage excessif du procédé de la silhouette assombrie par de grands aplats noircis, peine à nous séduire. Les quatre autres chapitres sont dessinés par Annie Wu, de façon toute aussi éloignée des canons du "dessin Marvel" à la John Buscema mais de manière bien plus satisfaisante. Globalement, chapeau à Marvel Comics pour son pari "indie", réussi. Nous sommes loin des "events" et "crossovers" à répétition, aux situations forcées, aux traits exagérément appuyés et à la valeur ajoutée douteuse.

L'épisode le plus plaisant, le plus réussi et peut-être le plus mémorable, concerne la rencontre de Kate avec Will Bryson, un personnage composite, très inspiré du génial Brian Wilson, mais qui a un peu aussi - sans doute de façon moins volontaire de la part des auteurs - du britannique Bill Fay, autre chanteur/compositeur "cramé" des années 1960/1970. Bryson n'a qu'un seul frangin, avec qui il est fâché, ce qui le rapproche aussi des bien réels Everly Brothers et des "Davies Brothers" (AKA The Kinks).

En "extra", nous sont offertes uniquement quatres planches encrées du Sieur Pulido.

La suite est déjà annoncée ('Hawkeye Volume 4: Rio Bravo') qui clora la série sous l'ère Fraction/Aja, dont la réédition complète dans la collection "Omnibus" est elle aussi déjà prévue.
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Side Show
Side Show
Prix : EUR 16,56

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Indie folk super group, 9 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Side Show (CD)
The Burns Unit est un octet fondé en Ecosse en 2006 par un assortiment d'atistes folk et indie rock. On trouve dans le line-up King Creosote, Future Pilot AKA ou Emma Pollock, ex Delgados.

Cet album de dix chansons pour une durée totale de 44'12, publié en 2010 chez un "indé" de qualité, dans cette élégante enveloppe cartonnée et avec un livret comportant de belles photographies (mais pas du groupe), les paroles et les crédits pour chaque titre, forme et le seul de leur discographie à ce jour.

Les inspirations sont folk rock ('Since We've Fallen Out', 'Sorrys' et le loud/quiet 'Blood, Ice And Ashes') mais aussi pop rock ('Trouble' sonne comme un single avec son gimmick au synthétiseur, le REMien 'Future Pilot A.K.C.', mais aussi la "classic ballad" finale 'Helpless To Turn'), avec des excursions "world music" (voix bulgares et folk balkanique pour 'Send Them Kids To War', valse pour 'You Need Me To Need This', bourdon et chant hindouisant pour 'Majesty Of Decay' et ska pour 'What Is Life?').

A défaut d'être un chef d'oeuvre ébouriffant et indispensable, ce disque bien composé, bien interprété et bien produit est une valeur sûre de toute discothèque.


The Rise of Aurora West
The Rise of Aurora West
par J. T. Petty
Edition : Broché
Prix : EUR 8,62

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Une Aurore à l'ouest, 9 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Rise of Aurora West (Broché)
Ce commentaire porte sur l'édition en format "broché", qui est un petit livre de dimensions et de qualité de papier comparables à celles des mangas. Ce livre est en noir et blanc plus tramage.

Autant aller au plus vite au devant des VNU, je ne suis pas un fana de Paul Pope, son style graphique "crade" (cf. ces traits qui font "pas soigné") se trouvant éloigné de mes préférences graphiques. Ce n'est pas pour lui et sa série "Battling Boy" (dont je n'ai pas lu le premier volume) mais pour le dessinateur espagnol David Rubin, dont j'ai apprécié les deux tomes de son 'Le Héros' (cf. '1' et '2').

L'histoire est celle d'Aurora West, gamine de 13-14 ans environ, fille de Haggart West, un célèbre héros tueur de monstres dans le monde du Battling Boy. Ce dernier, un personnage de justicier à la Batman (il en a une voiture inspirée de la marque Bugatti et des gadgets) et du Midnighter (son masque. Car si tout le monde connaît son vrai nom, personne ne connaît son visage. Pas très crédible à l'heure de paparazzi et réseaux zozos). Depuis peu, Aurora est le "Robin" de son papa, qu'elle accompagne en mission nocture de dézingage de monstres. Ms. Grately joue le rôle de gouvernante, un "Alfred" qui serait une fille au physique de She-Hulk, mai qui a perdu une jambe et porte une prothèse. Ms. Grately s'occupe aussi de l'entraînement physique d'Aurora.

Incidemment, Aurora découvre un signe - un "squiggle" à la Prince - gravé sur un mur de la maison caché par un meuble de bibliothèque. Ms. Grately lui dit qu'il signifie "Mr. Wurple", le compagnon imaginaire d'Aurora lorsqu'elle avait 3-4 ans, et qui a disparu... le jour de la mort de sa maman, assassinée par un monstre dans des circonstances de relâchement de l'attention, juste au soir d'une grande victoire du couple West contre les monstres.

A l'insu de son papa, et à l'inquiétude de Ms. Grately, Aurora remonte dans ses souvenirs de sa vie avec ses parents et lance une enquête sur l'assassinat de sa maman, tout en poursuivant ses missions avec son père contre les monstres de Sadisto et de Medula.

Dessiné dans un style "cartoony" mais "indie", avec des références à Pope mais aussi Charles Burns et d'autres dessinateurs "indie" de monstres, mais sans trop d'horreurs malgré l'omniprésence de monstres qui enlèvent les enfants la nuit venue, ce livre s'adresse aux jeunes dès la fin de la pré-adolescence. Les principaux personnages sont sympathiques mais certains "mystères" paraissent relever de facilités scénaristiques On veut bien que Aurora ne se souvienne pas (à 13-14 ans, tout de même) de ce qu'elle faisait à 4 ans, autour du moment de la mort de sa maman. Mais qu'elle redécouvre là, avec toute cette précision, tout ce qui revient à sa mémoire paraît curieux. Et c'est cette redécouverte qui est le moteur du récit.

*** et 1/2


Magnus: Robot Fighter Volume 1: Flesh and Steel
Magnus: Robot Fighter Volume 1: Flesh and Steel
par Fred Van Lente
Edition : Broché
Prix : EUR 15,38

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Chair sur métal, 9 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Magnus: Robot Fighter Volume 1: Flesh and Steel (Broché)
Magnus le combattant anti-robot est originellement une série lancée par la firme étatsunienne Gold Key en 1963, avec à la manoeuvre son créateur Russ Manning (1929-1981) et son équipe. Trmestrielle, la série connaît en tout 46 numéros, mais dont seulement 21 dessinés par Manning, et s'achève en 1977. La bonne maison Dark Horse a commencé fin 2010 et achevé cette année 2014 la réédition en 3 volumes de l'intégrale des épisodes dûs à Manning : cf. '[...]',[...] et [...] ', tous chroniqués par mes soins.

Magnus a fait un vague retour dans les années 1980 (d'après wikipedia) mais il est revenu de manière plus significative à l'initiative de Jim "Web" Shooter, sous le sceau de la firme Valiant, entre 1991 et 1996, pour par moins de 65 comic books.

Si la marque et le fond Valiant ont été relancés avec un certain succès il y a quelques années, c'est seulement en cette année 2014 que Magnus est revenu, et sous le timbre de la maison Dynamite. Le scénariste Fred Van Lente (très apprécié pour ses séries, de "B"... à "Z" - comme "Zombie" - pour Marvel Comics) reçoit la mission de reformater le personnage pour les années 2010, et c'est à Cory Smith, un jeune dessinateur principalement employé jusque là par Aspen Comics, qu'il revient de donner la nouvelle identité visuelle du personnage et de son univers.

Le Magnus original vit sur la Terre dans un peu moins de 2 000 ans d'ici. C'est un humain orphelin élevé et entraîné dans une base secrète dissimulée sous l'Antarctique par 1A, un robot qui mystérieusement se défie de l'omniprésence des autres robots dans la vie des humains et anticipe que ces machines, spontanément ou suite à des manipulations, se retourneront contre les humains. Jugeant le jeune homme enfin prêt, 1A "lâche" littéralement Magnus au coeur de North Am (les USA du futur, qui forment une seule et même conurbation) avec pour mission de combattre et détruire les robots qui ne respectent pas les lois de la robotique posées par Isaac Asimov (1). Plus fondamentalement, le combat de Magnus se place sur le terrain du rétablissement de la capacité des humains à agir par eux-mêmes, sans l'appui des robots, et à reprendre le contrôle de leur destinée. Après quelques exploits, ce jeune homme sorti de nulle part deviendra le super-héros officiel de North Am, fiancé de Leeja, fille du Sénateur Clane, un homme important dans la gouvernance de North Am.

Au plan du "pitch", Van Lente conserve le nom des principaux personnages mais, dans ces années post 'Blade Runner', 'Matrix' et autres "blockbusters" d'anticipation, révise assez radicalement le scénario. Egalement, bien dans le ton de notre époque, Van Lente fait un sort au manichéisme des comic books des golden et silver ages. Il y a bien un 1A et plus ou moins un North Am, mais un événement baptisé la "singularité" a profondément changé la société humaine. Les progrès de la science ont obtenu un tel point de fusion homme-machine a progressé qu'un beau jour les êtres les plus avancés dans cette symbiose ont tout simplement quitté la Terre, à la recherche de... On ne sait pas vraiment. Ceux qui sont restés, moins avancés, ont tenté de rattraper leur retard avec le secret espoir de rejoindre un jour ceux qui sont partis. Notre Terre est donc un monde radicalement mécanisé, automatisé, robotisé...

Russell Magnus (avec ce "re-boot", il gagne un prénom...) est un jeune professeur dans un village de montagne aux USA. On le voit notamment faire un cours sur 'Narrative of the Life of Frederick Douglass', de l'écrivain Africain-américain Frederick Douglass (1818-1895). La compagne de Magnus, Moira, est une mécanicienne spécialisée en robots et elle attend, comme le veut le cliché, un heureux événement. A1, le "papa" de Magnus sur des écrans sous la forme d'un grand-père barbu, mais il est bien un robot. Cette situation idylique plonge d'un seul coup dans la violence et bascule dans une autre réalité rappelant le film 'Blade Runner'. Magnus est pourchassé en tant qu'inconnu dans les bases de données de North Am et agent du fauteur de troubles A1. A ses trousses ? Leeja Clane, cheffe de la sécurité aux ordres de son père ! Au cours de sa fuite pour rejoindre la rébellion, Magnus va faire alliance avec un robot du nom de H8R au vocabulaire très "street talk" et à l'aspect bien connu des fans du Magnus old-school !

Le costume de Magnus est désormais un "body" qui couvre ses jambes mais garde un aspect "côte de mailles".

Ce recueil propose les quatre premiers numéros de la nouvelle série (qui se poursuit aujourd'hui), plus un n° zéro dessiné par Roberto Castro, qui apporte un éclairage complémentaire sur le monde dans lequel Magnus a plongé. Les "extras" sont nombreux : le script complet du premier épisode avec en vignettes quelques-unes des pages encrées, et l'ensemble des couvertures, soit une bonne trentaine de dessins !

Avec un art consommé, Fred Van Lente propose une nouvelle fois une bonne série d'aventures haletantes qui contient aussi un peu de matière à réflexion.

(1) Selon wikipedia, les lois rédigées par ce grand auteur de science-fiction sont les suivantes :
- Loi Zéro : Un robot ne peut pas faire de mal à l'humanité, ni, par son inaction, permettre que l'humanité soit blessée.
- Première Loi : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger, sauf contradiction avec la Loi Zéro.
- Deuxième Loi : Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la Première Loi ou la Loi Zéro.
- Troisième Loi : Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la Première ou la Deuxième Loi ou la Loi Zéro.
Dans le nouvel univers proposé par Van Lente, ces paraisent prendre un tout autre sens...
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