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Contenu rédigé par Stan FREDO
Classement des meilleurs critiques: 165
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Commentaires écrits par
Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Mistakes
Mistakes

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Vive le Québec punk-pop !, 21 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mistakes (Album vinyle)
Comment suis-je en possession de ce disque vinylique est un mystère de la vente sur Internet. Au moment de donner ce jour un commentaire pour amazon.fr, un peu de recherche sur le Web a été nécessaire car la pochette ne révèle rien d'autre que le titre des chansons et les coordonnées du label. A l'intérieur de la pochette, on trouve une fiche qui présente une photographie du quatuor uniment masculin et visiblement néo-trentenaire, mais rien qui révèle qu'il s'agit d'un groupe de Montréal (Canada by way of Québec), fondé en 2006, et composé pour ce disque de Max Desharnais (chant, guitare, mixage), Sébastien Godin (guitare, chant), Chance Hutchison (basse, chant, nouvellement arrivé) et Jean-Christophe Niquet (batterie).

Sonic Avenues compte aujourd'hui trois albums dans sa discographie, dont celui de ce commentaire est le dernier en date. Il a été publié, comme son prédécesseur, par Dirtnap Records, un label orienté punk rock de La Mecque de l'indé rock nord-américain en ce début de XXIè siècle : Portland (Oregon). Sonic Avenues enregistre et part en tournée quand cela lui est possible, car ses membres ont gardé leur "vrai" boulot à côté.

Le son est plutôt lo-fi, avec le chant en arrière, les guitares distordues et la batterie en avant mais il ne s'agit pas du tout du punk rock étatsunien auquel je suis habitué (et que j'évite). L'influence principale me paraît d'obédience britannique, notamment pour les deux premières chansons, 'Waiting For A Change' et 'Automatic', qui évoquent positivement des démos des Buzzcocks pour leurs singles des années 1978-1979. Rien à voir avec Green Day, Blink-182 etc. L'accent de cette punk-pop musique très "DIY" est placé sur l'aspect POP. Toutefois, 'New Vogues' a un côté plus "US indie", incluant des évocations des "peaktime" Pixies ou Breeders. En fin de Face A, 'Better Days To Come' est LA chanson mid-tempo du disque.

Avec 'In Your Head' mais aussi 'Wasted Summer', la Face B est plus spécialement "Poppy", optant le cas échéant pour un rythme ta-ta-poum, tout en restant très lo-fi et "DIY". Pour 'Tired, Bored And Alone' et 'Lost And Found' le barrage de guitares distordues se lève occasionnellement.

Globalement sympathique et très correctement réalisé (dans le contexte où il n'a pas véritablement été "produit"), ce disque s'inscrit dignement dans une lignée qui refuse l'esbroufe, les mohawks et les tatouages idiots par lesquels se signale trop souvent la musique punk nord-américaine ces dernières années, pour rester proche de l'essence du punk-pop, mélodies à l'appui.

Un coupon inclus dans la pochette permet le téléchargement du tout dans le format MP3. La poche plastique de protection est fournie (en tout cas pour l'exemplaire dont je dispose).


Boom in the Night
Boom in the Night
Prix : EUR 15,09

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Girls With Guitars in the early 1980s, 17 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Boom in the Night (Album vinyle)
Pour mon exemplaire encore sous son blister de cet album vinylique de compilation pressé par le label ROIR, exhumé ce soir de ma collection, un sticker proclame "Imaginez Fugazi mené par trois filles, 10 ans plus tôt, ou - encore mieux -, un Gang Of Four dirigé par des filles." En réalité, même si la comparaison avec les légendaires britanniques post-punk de Gang Of Four des débuts n'est pas totalement usurpée, on a plus ici un mix des Slits et des Siouxsee & The Banshees première manière, à la sauce du New York du tout début des années 1980. Un ESG cold-wave. Les B-52's (d'Athens, Georgia, je sais) en mode tristus. Pour les oreilles d'aujourd'hui, disons un Warpaint 0.0 ou des Pins 0.0. Le rythme est raide, le chant parfois déclamatoire, et les compositions vont du post-punk agité au mutant disco à tendance white funk. Malgré les provenances diverses de ces enregistrements (certains ont été produits par Topper Headon, le batteur du Clash !), ou de ces "non album tracks", c'est toute une lignée, tout un style qui ont relativement peu vieilli qu'il nous est proposé de redécouvrir.


Unified Field
Unified Field
Prix : EUR 40,19

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Chi va piano va sono, 15 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Unified Field (Album vinyle)
Il s'agit du 2è LP du duo Piano Interrupted né de la collaboration entre le pianiste et compositeur londonien Tom Hodge et le producteur électronique français Franz Kirmann. Ils sont rejoints par le violoncelliste Greg Hall etle contrebassiste Tim Fairhall. Leur musique mariant "classique" et "modernité électronique" se rapproche de celle d'artistes tels que Hauschka.

Les 10 morceaux restent calmes et d'arrangements délicats, l'électronique apporte notamment des percussions et aussi - mais, Dieu merci, sans excès - des "glitches". Le piano n'est pas "arrangé" ou si peu ('Emoticon') et son duo avec le violoncelle (en "pizzicato" pour 'Cross Hands' et 'Path Of Most Resistance'), avec la contrebasse pour témoin, est un des grands plaisirs du disque.

Parfois "cinématiques" ('Cross Hands', 'An Accidental Fugue'), ou expérimentales ('Darkly Shining') voire inquiétantes ('The Unified Field') ou tristes ('Two Or Three Things'), les compositions sont essentiellement douces aux oreilles et les notes finales des deux faces sont particulièrement éthérées. La composition la plus "electro" est 'Open Line', le glich beat intermittent cédant la place à moment à un "pied" bien dance floor.

Ce commentaire se fonde sur un pressage vynilique 180 grammes tchèque, pochette extérieure en carton épais et pochette intérieure en papier épais. Une présentation particulièrement satisfaisante.


Meanstream
Meanstream
Prix : EUR 11,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 4é LP des POGs, 15 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Meanstream (CD)
Fondamentalement électro, cet album oscille toutefois entre techno belge du début des années 1990 (le son de synthé et la voix trafiquée de 'Dogod') et le Pop / R&B que l'on pourrait trouver sur une "outtake" d'un concept album de Daft Punk (cf. les claviers de 'Streamsters' et le featuring vocal - hélas traficoté - des jumeaux pop sexagénaires étatsuniens Alessi Brothers) en passant par l'instrumental pur synthétique évoquant la rencontre de John Carpenter et du Vangelis de 1975 ('Roanoke'), la techno industrielle ('Connie'), la BO de blockbuster d'action ('Prologue') et l'instrumental FM pop synthétique des années 1980 (cf. 'Epilogue', solo de saxophone furieux inclus).

Il y a du métier et du savoir faire dans ces productions, et si le résultat honorable se laisse écouter sans difficulté (pourquoi, tout de même, avoir saboté le jusque là très easy listening pop 'Polysex' avec ces sons de synthé disgracieux vers le milieu ?), l'ensemble montre un grand manque de "soul" qui n'en fera pas un favori, et il faut aussi noter un ou deux "fillers" vers la fin.

***+


Done/Undone
Done/Undone
Proposé par dodax-online-fr
Prix : EUR 20,71

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Very Well Done!, 14 février 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Done/Undone (Album vinyle)
J'ai découvert Pájaro Sunrise avec son dernier LP en date, 'Kulturkatzenjammer', que j'ai suffisamment aimé et apprécié (**** et 1/2) pour partir à la recherche des trois albums précédents.

Pájaro Sunrise a débuté comme un duo des espagnols Pepe Lopez et Yuri Méndez Barrios, mais il n'est plus maintenant piloté que par ce seul dernier, né en 1979 à León (España). De manière plutôt impressionnante, Méndez Barrios est à la fois chanteur, multi-instrumentiste, auteur-compositeur et producteur.

Deuxième album publié par Pájaro Sunrise, 'Done / Undone' est double, et dans la version sur laquelle repose ce commentaire (deux disques en vynile + le même contenu sur un CD), 'Done' prend tout le premier disque et 'Undone' tout le second.

L'inaugural 'Lil' Gunner' est un instrumental à base de guitare acoustique folk, puis de bottleneck, percussions, banjo, deuxième guitare... Les sélections suivantes mêlent chanson folk et pop, avec guitares accoustiques, chant choral ça et là, quelques cuivres et percussions. Pour 'Salt & Spoon', il y a même un peu de guitare distordue vers la fin. Avec aussi une guitare folk mais ausi des percussions, une trompette et un chant choral, 'Beggar / Lover' pousse le plus loin sur le terrain pop mais dans une alternance "full group" / "chant/guitare", la partie "Done" de ce double offre globalement une pop-folk d'inspiration étatsunienne, moderne et de haute tenue, reprise d'une chanson des Silver Jews incluse.

'Kinda Fantastic' ouvre le second disque, "Undone", dans un registre pop. Le 'Something Else' qui suit est une ballade ou bien un "slow", avec choeurs "Papapa". 'Hungry Heart', dans un arrangement dépouillé à base de voix, guitare et handclaps, honore la composition originale de Bruce Springsteen. Le reste du disque est à l'avenant : 'The King Is Blue' a un côté US Pop des années 1960, 'Better Leave' se pare de sonorités country, les dernières chansons telles que 'Perfect' et 'Runnin' Anticlockwise For A Fall' sont plus nettement pop-rock sans jamais négliger la mélodie.

L'ensemble est une merveille à laquelle les fans d'artistes allant de Jack Johnson à Charlie Winston en passant par José González (sans parler des fans de groupes tels que The Drums ou The Allah-Las) devraient s'intéresser séance tenante car ils trouveront la forme qu'ils apprécient avec un fond qui n'appartient bien qu'à Pájaro Sunrise et qui leur paraîtra suffisamment costaud pour qu'ils en fassent un nouveau favori !

**** et 1/2


Hips Shaking
Hips Shaking
Prix : EUR 18,46

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 La cote de popularité Mr. President reste moyenne, 13 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hips Shaking (Album vinyle)
On aime le label français Favorite Recordings : Mr. Day, Joubert Singers, Buddy Sattiva, Trevor & Lisa... Mr President est le projet du guitariste et bassiste Bruno Hovart, qui livre ici un deuxième LP pour le label. La photographie de pochette, qui évoque notamment celles des albums des Ohio Players, révèle l'influence très "seventies" de ce disque, qui de manière nettement orchestrale (batterie, basse, guitare, percussions, claviers, cuivres, cordes !) oscille entre jazz-funk et disco étatsunien tout en proposant un son terriblement "vintage".

'Gimme All What You Got' s'ouvre avec des notes de piano qui évoquent le riff, "tuné au max", du 'Light My Fire" des Doors. Suit un son funk jazzé, avec force claviers et synthétiseurs et des choeurs qui chantent "Mr. President / Gimme All Watcha Got!". 'Hips Shaking' s'ouvre sur une batterie et des percussions disco suivis d'un piano, d'un vibraphone, de choeurs et d'arrangement jazzés, avant un pont qui met la basse en vant et sonne comme du Hamilton Bohannon. Un solo de trombone arrive avant la fin. 'Candyman' commence avec un clavier funky posé sur un rythme syncopé. Suivent des interventions incisives des cuivres et un chant masculin un peu nasal. On dirait un boeuf entre Jamiroquai et Money Mark. Le ryhtme est plus uptempo pour 'City Rocking' qui se présente comme du funk jazzé à forte connotation cinématique. Cuivres et choeurs sont en évidence, ainsi que des soli de piano et de trompette.

C'est une reprise de Hall & Oates, 'I Can't Go For That (No Can Do)' (une chanson réhabilitée par Prince Paul pour l'admirable premier LP de De La Soul et souvent "ré-éditée" par les DJs récemment) qui lance la face B. Le rythme est uptempo mais funky, relevé d'un solo d'orgue. Le côté léché de la production de l'original est restitué. 'Shitty Lines' est à nouveau une chanson funk jazzée, accueillant soli de guitare et de claviers mais - comme pour l'ensemble du disque - avec retenue et sans intention circassienne. 'I Get So Crazy' est la pièce de résistance disco de la face, avec pumping bass, percussions, choeurs, riff de cuivres me rappelant quelque chose sans que j'arrive à mettre un nom dessus. Le titre évolue tout au long de ses 7:23 pour s'accommoder aux ébats des danseurs. 'Hips (Reprise)' is just that: une version "mini-me" du 'Hips Shaking' de la face A. 'South Street Walk' est une brève ballade funky / jazzée avec piano en avant.

A l'exemple de la pochette, imprimée sur du carton très épais comme les disques américains de l'époque, cet album est un régal "old school" réalisé avec grand soin et beaucoup d'amour, mais il manque un grain de folie ou cette pincée d'innovation qui fait basculer de la catégorie sympathique du "à la manière de" dans celle plus bluffante de "l'original hyper référencé".

*** et 1/2


Music for Adverts
Music for Adverts
Prix : EUR 23,10

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Lack of a hit but not of taste, 11 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Music for Adverts (Album vinyle)
Du label britannique Freestyle, on a déjà eu l'occasion de saluer un ou deux LPs de Frootful, une formation marquée par le soul jazz et le groove d'il y a 35 à 40 ans. Lack Of Afro publie pour ce label depuis près de 10 ans, et ce "Music For Adverts" est son 4è LP.

Il s'agit d'un agréable bouquet de chansons et d'instrumentaux, dans des styles qui vont du néo Paul Weller inspiré par le meilleur Spencer Davis Group au breakbeat, du "Northern Soul" à la musique funky de bibliothèque, avec aussi ici un rap, là un chaloupé reggae. Le tout est très bien interprété et produit par le multi-instrumentiste Alan Gibbons et quelques ami(e)s.

Un ensemble de bon aloi, pas très innovant dans le fond mais pas trop "à la remorque" non plus. Agréable à l'écoute sans s'assimiler le moins du monde à de la muzak. De la bonne "feel good music", funky et chic, qui effectivement pourrait servir de musique de fond à quelques publicités ou images TV mais ne qui ne recèle aucun hit spécialement aguichant.


IV (Edition Deluxe remasterisée 2 Vinyles)
IV (Edition Deluxe remasterisée 2 Vinyles)
Prix : EUR 20,60

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quatre IV, 9 février 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : IV (Edition Deluxe remasterisée 2 Vinyles) (Album vinyle)
Ce commentaire porte sur l'édition Deluxe remasterisée, présentée sous la forme de deux LPs vinyliques à l'automne 2014. Mais, ce "Zoso", cela fait en tout quatre fois que je l'ai acheté.

La première version, c'était le pressage original français. Probablement le premier LP que j'ai jamais acheté avec mes propres sous. D'occasion, en l'occurrence. A un gars qui selon le journal que j'ai lu aujourd'hui estime avoir créée jusqu'à présent 6500 emplois dans sa vie d'entrepreneur. A l'époque, il avait atterri dans un autre collège que le mien, après la classe de CM2 dans laquelle on était ensemble. Je l'avais retrouvé par hasard et il avait ce disque à vendre. Pas vraiment l'équivalent de la reprise de contact entre les tous jeunes Mick Jagger et Keith Richards, avec leurs disques de blues sous le bras sur ce quai de gare mais bon...

La deuxième version de "Zoso" dont j'ai fait l'acquisition, dans les années 1980 finissantes, c'est une réédition vinylique germanique "Nice Price", spéciale 40 ans du label Atlantic Records, avec une galette plutôt mince et une plastification de la pochette. Version encore acquise d'occaze ou dans une solderie. Mon idée était de remplacer le freesbie original, qui était arrivé en fin de vie.

La troisième fois, "Zoso" était éparpillé façon puzzle dans une réédition remastérisée en deux coffrets de CD (le premier en avait 4, le second, paru un peu plus longtemps après, en avait deux), dans les premières années 1990, de l'intégrale studio d'alors de ce groupe véritablement unique et légendaire.

Entretemps, il y avait eu cette soirée catastrophe dans laquelle je m'étais retrouvé, et où il n'y avait pas de musique. Rien. sauf une K7. De "Zoso". Qu'on a écouté toute la nuit sans arrêt et sans jamais se lasser...

Bref, vous savez ce que c'est avec les commentaires pour amazon. Il faut arriver à détecter jusqu'où le point de vue du rédacteur est subjectif. Là, vous êtes prévenus : "Zoso" est pour moi plus qu'un album spécial ! C'est ***** d'emblée et sans discussion. A peine en dessous de 'Physical Graffiti'. Le top de ce groupe ! Circulez, y a rien à lire ! Epargnez-moi les VNU !

Alors tout de même cette réédition ? Eh bien, le 1er LP, qui reprend la séquence originale, revient en mode précision laser pour chaque instrument, bien détaché et pourtant totalement imbriqué aux autres pour donner cette même claque à chaque fois. Il s'agit bien d'un remastering et non pas d'un tripatouillage ! ***** !

Faut-il préciser à ce stade la présence de 'Stairway to Heaven', l'un des morceaux les plus playlistés de par le monde ? De la transe-blues de ''When The Levee Breaks', avec ce bucheronnage surhumain proposé par le regretté Bonzo, dont Rick Rubin et les Beastie Boys mirent du temps à se remettre ? De 'Rock'n'Roll', cette relecture de l'histoire du rockabilly en mode compacté et accéléré ? Des prog hard blues rock 'Black Dog' et 'Misty Mountain Hop' ? Des folkeux 'The Battle Of Evermore' et 'Going To California' ? De 'Four Sticks' ? Rien à jeter, vraiment !

Le second disque ? Ce sont les mêmes morceaux que pour le 1er, et dans le même ordre, mais dans une version légèrement moins parfaite, légèrement moins aboutie. Bon, pour 'The Battle Of Evermore' et 'Going To California', le palais omnisports de Percy ne nous honore pas de ses vocalises, mais s'agissant des autres titres, la différence est très ténue. Il faut avoir la version originale gravée dans le cerveau reptilien, (comme c'est mon cas) pour noter la différence. De plus, ces "outtakes" ont reçu le même traitement clarificateur que le master principal. **** et 1/2 + !

Les galettes sont épaisses juste ce qu'il faut. La pochette "gatefold" originale a été transformée, avec deux ou trois photographies supplémentaires (dont deux du groupe) pour pouvoir offrir trois volets et accueillir notamment le second LP. Pour le reste, le design original a été respecté. Sauf pour la partie de la photographie de pochette où figurait l'immeuble moderne. Mais, bon... L'emballage est solide. Le "piqué" de la photographie de l'édition originale est aussi bien maintenu que possible. ***** !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 10, 2015 8:49 PM CET


Hicksville
Hicksville
par Dylan Horrocks
Edition : Relié
Prix : EUR 25,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Hicksville, la bibliothèque d'Alexandrie de la BD mondiale !, 7 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hicksville (Relié)
Après le récent et excellent 'Magic Pen', Casterman poursuit avec 'Hicksville' la publication en France des oeuvres de ce néo-zélandais, auteur complet de BD né en 1966, Dylan Horrocks.

Réalisé dans les années 1990 et publié initialement en 1998 (et en 2001 par L'Association, en France), 'Hicksville' est ici proposé dans la version française de sa réédition britannique de 2010. Tout en noir et blanc, cet épais bouquin narre en dix chapitres plusieurs histoires entremélées, mélant réalité, fiction et réalité fictive !

Le personnage central, sinon principal de ce livre, est le critique de comic books canadien Leonard Batts, qui après une biographie à succès de Jack Kirby, s'attaque à celle de Dick Burger, le trentenaire auteur star et milliardaire des comic books de Captain Tomorrow. Burger est né à Hicksville, Nouvelle-Zélande, un tout petit village peu empressé d'apporter quelque renseignement que ce soit à Batts à propos de Dick Burger. Le biographe trouvera tout de même auprès de Sam Zabel, auteur lui aussi de comics mais bien moins célèbre que son ami d'enfance Burger, quelques renseignements importants (1). Idem auprès de Mme Hicks, la bibliothécaire de Hicksville, dont la collection comprend des incunnables tels que le n° 1 d'Action Comics... en plusieurs exemplaires en plus !

En panne d'inspiration, Sam Zabel est tout juste revenu à Hicksville, au moment où arrivait Batts, tout comme l'énigmatique Grace Pekapeka. En parallèle à l'enquête difficile de Leonard Batts, on suit la relation entre Grace et ses deux ex locaux, Danton le cafetier et Kupe qui vit dans le phare de Hicksville. Batts finira par percer le secret du succès de Dick Burger, et prendra aussi quelques leçons sur le monde secret et compliqué de la création de comics.

L'ensemble fourmille de références et citations relatives aux comics étatsuniens de l'âge d'or, mais aussi à l'histoire et aux légendes néo-zélandaises... sans parler de la fameuse BD cornucopienne ! Une nouvelle introduction, à caractère biographique, montre un Horrocks également influencé par les auteurs américains de comics que par les "franco-belges" - au premier rang desquels Hergé -, mais aussi par la finlandaise Tove Jansson.

Un magnifique roman dessiné, sensible et référencé, sur le grand mystère de la création artistique !

**** et 1/2

(1) Sam Zabel est le personnage principal de 'Magic Pen'.


Savage Wolverine Volume 4: The Best There Is (Marvel Now)
Savage Wolverine Volume 4: The Best There Is (Marvel Now)
par Jen Van Meter
Edition : Relié
Prix : EUR 24,13

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 The so-soiest there is, 7 février 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Savage Wolverine Volume 4: The Best There Is (Marvel Now) (Relié)
Voici le 4è et dernier recueil "hard cover" consacré à la série "Savage Wolverine" désormais terminée. Le concept, si on l'a bien compris, consistait à proposer à divers auteurs plus ou moins familiers du personnage de Wolverine (aka James "Logan" Howlett) de s'essayer à proposer une courte histoire le présentant tel qu'on l'aime, c'est-à-dire à la fois en tant que "figure supplicielle", objet de tortures ou en tout cas de sérieux dégats (grâce à, ou à cause de, son facteur auto-guérissant de mutant... et à sa résilience exceptionnelle !), et en tant que tueur impitoyable (grâce à son entraînement et à ses grilles en adamantium).

Ce tome regroupe 6 comic books, soit 5 histoires différentes, situées dans le passé de ce personnage que l'on croyait immortel...

La première histoire (Savage Wolverine #18 - That One Fella, He's Trouble...), sur un scénario de Jen Van Meter et des dessins de Rich Ellis - tous les deux de jeunes auteurs -, présente Logan en biker, fin novembre 1963, dans un bled étatsunien où une population latino s'oppose aux rednecks locaux pendant ce temps qu'à Dallas, Teaxs... Pas de quoi fouetter un chat, ni au plan du scénario, ni en ce qui concerne le dessin. ***-

La deuxième histoire (Savage Wolverine #19 - A Shining Blade of Memory), est proposée par une autre scénariste, plus célèbre, puisqu'il s'agit de Gail Simone, et par le dessinateur Neil Edwards. Cet épisode nous ramène dans les premières années 1990 des comic books des X-Men. Wolverine et la toute jeune Jubilee ont été faits prisonniers par l'A.I.M. qui semble vouloir rejouer "Weapon X". Le pouvoir de Jubilee est de produire des feux d'artifices. Quelle aide va-t-elle pouvoir apporter à Logan pour se sortir d'affaire ? Les dessins ressemblent à du Bryan Hitch de patronage. ***

Pour la troisième aventure (Savage Wolverine #20 - Valentine's Day), le scénariste Frank Tieri et le dessinateur Felix Ruiz reviennent sur un Wolverine période "prohibition", qui se retrouve être le seul survivant du "Valentine's Day Massacre" (14 février 1929) pour se retrouver en opposition à ... Sabretooth. ***-

La quatrième histoire est en deux parties (Savage Wolverine #21-22 - The Great War). John Arcudi scénarise et Joe Quinones dessine. Logan est dans l'armée canadienne, à la fin de la Première Guerre Mondiale sur le front dans le nord de la France. Son association avec un lieutenant infirme mais doué de pouvoirs mentaux va-t-elle permettre de réussir la mission consistant à couper lla voie d'acheminement du ravitaillement des troupes allemandes ? Le scénario solide (à défaut d'être transcendant) et la qualité des dessins "indé" mais "ligne claire" de Quinones conduisent à *** et 1/2.

Pour l'ultime histoire (Savage Wolverine #23 - Feral), le secénariste David Morrelle et le dessinateur Jonathan Marks nous ramènent à un Wolverine traqué dans le Grand Nord américain et qui doit son salut à un loup. ***-

Il y a peu d'extras. Une étude et un crayonné d'une couverture de Kevin Nowlan, des planches crayonnées de Joe Quinones... La couverture de l'ouvrage, plutôt belle, est due à Declan Shalvey et Jordie Bellaire mais elle ne correspond à aucune histoire contenue dans ce livre.


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