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Contenu rédigé par Stan FREDO
Classement des meilleurs critiques: 191
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Commentaires écrits par
Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Marilyn: In the Flash
Marilyn: In the Flash
par David Wills
Edition : Relié
Prix : EUR 23,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 The most beautiful girl in the world, 24 avril 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marilyn: In the Flash (Relié)
Encore un livre sur Marilyn Monroe, qui plus est signé David Willis, qui avait déjà proposé quatre ans plus tôt un excellent ouvrage tiré de sa collection de photographies de la star (cf. 'Marilyn Monroe: Metamorphosis') !?
L'axe, cette fois est celui qui consiste à mettre en avant "Marilyn : le sujet de photographies" - et en particulier de photographies de presse -. tout au long de sa vie, qui comme chacun sait fut courte. Il y a un mot de témoignage au début de l'acteur Robert Taylor et un autre - très court -, vers la fin du livre, de l'actrice Stefanie Powers. Il y a un article de David Willis sur la presse au temps des studios de Hollywood et en particulier sur la relation de MM avec les journalistes et photographes. Il y a également bon nombre de citations de photographes mais aussi les mots, très justes autant que peut-être inattendus, de la poétesse et essayiste britannique Edith Sitwell. Il y a surtout, dans une présentation classique, soignée et efficace signée Stephen Schmidt, un très grand nombre de photographies de Marilyn, classées dans l'ordre chronologique depuis les premières apparitions dans divers magazines au milieu des années 1940 (bien avant le "nosejob" et l'arrivée de la couleur blonde), jusqu'à des poses de jeune femme moderne prête pour les années 1960, juste avant sa mort.
Pour celles et ceux qui ont déjà quelques livres de photographies de référence sur MM, elles et ils seront en pays de connaissance avec une impression de déjà vu car les photographies concernent bien entendu les étapes les plus importantes de la vie de la star. Mais il y a aussi des surprises, ou des pauses connues prises sous un angle différent, par au ou des autres photographes, comme la fameuse scène qui fait l'objet de la couverture de ce livre. Les photographes sont bien entendu des professionnels reconnus mais ils bénéficient à plein de tout l'art de la pose qui a fait la légende de MM. Les reproductions sont de très bonne qualité (y compris lorsqu'il s'agit de photographies de couvertures et pages intérieures de vieux magazines), avec bien entendu tous les crédits mais aussi les textes d'accompagnement d'époque, ceux des journaux ou ceux composés par les services de presse studios et des agences spécialisées.
Au final, ce livre à la reliure soignée, sous couverture toilée de couleur rouge et "dust cover" de double épaisseur, est un ajout pertinent et de grande qualité à la collection des fans, mais il satisfera aussi les moins collectionneurs et les nouveaux venus ! ****et1/2


Party at My House
Party at My House
Prix : EUR 23,06

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Good Fun!, 23 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Party at My House (Album vinyle)
C'est la pochette, dans ce graphisme étatsunien stylisé des années 1960 (signé Derek Yaniger) qui m'a attiré l'oeil. le mot "Party" et le nom de "Fred Schneider" ont juste achevé de me convaincre d'acheter ce disque dont je découvre, en me documentant un peu pour ce commentaire, qu'il a été réalisé par un trio - Southern Culture On The Skids - formé... en 1983, à Chapel Hill (Caroline du Nord).

Pour ce maxi-single vinylique, le groupe accueille dans ses rangs un confrère en rock fiesta Mr. Schneider, des B-52's, afin que la chanteuse Mary Huff constitue avec lui le type de dynamique qu'il entretenait avec Cindy Wilson et Kate Pierson au sein du génial groupe new wave pop d'Athens (Géorgie).

'Party At My Trouse' s'ouvre sur un riff de guitare à la ZZ Top, poursuit sur un rythme tatapoum propice au twist pour apparaître au final comme du John Spencer Blues Explosion des plus belles années (i.e. circa 'Orange'), mais passé à l'attendrisseur. Et avec, donc, ce duo d'ambianceurs Fred-Mary qui ressuscite le meilleur des B-52's.

'Hey Mary', en comparaison, sonne comme une Face B. C'est une ballade jazzy/bluesy, avec charley et twangy guitar en avant. On comprend que Fred joue le soupirant malheureux de Mary.

Pour conclure la première face, avec le "Uptown Explosion Remix", 'Party At My Trouse' se retrouve propulsé par un breakbeat synthétique, se voit trempé dans le reverb et, toute guitare en avant, doté d'un manteau dub.

Le "DJ King Smoothie Remix" de 'Hey Mary' envoie promener toutes les paroles sauf les "Mary" de Fred Schneider et les réponses de ladite Mary, pour les coller sur une succession de musiques diverses, allant de l'easy listening des années 1960, à l'exotica, au psychédélisme en passant par le cha-cha-cha mais sans oublier force soli de guitare électrique !

Le "Skids Remix" de 'Party At My Trouse' conclusif voit sa dansabilité renforcée avec à peu près la même recette.

A défaut d'être révolutionnaire, l'ensemble est plaisant et le plus souvent efficace pour faire bouger vos convives un soir de surboum à la maison !


Prez Vol. 1
Prez Vol. 1
par Mark Russell
Edition : Broché
Prix : EUR 14,09

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 L'avaleur n'attend pas le nombre des années, 20 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Prez Vol. 1 (Broché)
En vue des prochaines élections présidentielles aux USA, et des actuelles "primaires", l'éditeur DC Comics a relancé dans une nouvelle série de comic books le personnage de "Prez", créé au début des années 1970 et qui n'est pas un super-héros mais une jeune fille étatsunienne âgée de tout juste plus de 18 ans. Ce trade paperback est le premier recueil de cette nouvelle série, dont il reprend les 6 premiers épisodes. Pour enfoncer le clou de ce "relaunch" ou "remake" ou "whatever-they-call-it", DC comics prépare un "omnibus" des apparitions précédentes de ce personnage.

Dans un avenir pas si lointain, Beth Ross est une employée d'un fast-food dont une vidéo d'elle se brûlant les cheveux en nettoyant un grill a fait le buzz sur le Web et qui, en conséquence, a fini au bout d'un processus assez long à être élue présidente des USA, devant des candidats plus professionnels mais totalement décrédibilisés. Cette série narre l'élection, la prise de poste, la composition de l'équipe présidentielle et les premières décisions de Beth "Prez" Ross, en politique intérieure (cf. notamment une épidémie - la maladie du chat fou -, qui n'a pas de remède tant que cette situation dramatique augmente le cours en bourse du géant du médicament, mais aussi le destin du robot War Beast devenu Tina etc.) comme en politique extérieure (tour de présentation de mea culpa et d'excuses dans les pays qui en ont après les USA, en Amérique du Sud comme en Extrême Orient en passant par le Moyen Orient).

Cette série a tout d'une série "Vertigo" sauf qu'elle n'est pas "creator-owned". Il s'agit bien entendu d'une satire - voire une "farce" - des moeurs sociales, économiques et politiques des USA, et plus largement des "démocraties avancées", avec les pouvoirs conflictuels des médias, des groupes industriels, de la technocratie, de la classe politique, des groupes de pression etc. Vaste programme qu'il est bien entendu compliqué de traiter, et s'il apparaît assez nettement une trame vers un objectif final du récit dans le projet du scénariste Mark Russell, les récits souvent en "cut-up" qui y conduisent ne sont pas d'une lecture des plus aisées. Par ailleurs, l'approche politique est plus que basique car, certes, on n'est pas à Science Po, mais les raccourcis et les gros plans sur la présidence restent caricaturaux.

Ben Caldwell est le dessinateur attitré, remplacé pour un des chapitres par un "fill-in artist" moins doué. Cladwell propose des dessins plutôt simples, centrés sur les personnages (gros plans, plans américains fréquents) mais efficaces quoique pas toujours très lisibles. Le style rappelle celui que pourrait avoir un dessinateur de troisième rang dans les séries super-héroïques de Robert Kirkman. Les couvertures, du même dessinateur, sont toutefois plutôt réussies. L'ouvrage est complétée de planches "sneak peek" et de diverses esquisses et études préliminaires.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 22, 2016 12:37 PM MEST


Giant Days Volume 1
Giant Days Volume 1
par John Allison
Edition : Broché
Prix : EUR 9,42

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Fac off, 18 avril 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Giant Days Volume 1 (Broché)
Lancée en mars 2015, "Giant Days" est une série de comic books mensuels proposée par la maison d'édition indépendante californienne Boom! Studios, dans sa collection Boom! Box, à l'initiative de son créateur le tout juste quadragénaire scénariste britannique John Allison (cf. sa série en tant qu'auteur complet "Bad Machinery" : 'Volume 1: The Case of the Team Spirit et s.', tous commentés par mes soins), avec l'appui de la dessinatrice Lissa Treiman et de la coloriste Whitney Cogar, toutes deux jeunes et - pour autant que mes recherches en apportent la preuve - étatsuniennes.
"Giant Days" nous présente les débuts à l'université de Daisy Wooton, Esther De Groot et Susan Ptolemy, trois jeunes filles âgées d'à peine 17-18 ans, qui, au moment du premier chapitre, se connaissent depuis les seulement trois semaines qu'elles sont voisines au village U.
Daisy est la plus jeune et aussi la plus fleur bleue. Esther est peut-être la plus jolie mais aussi la plus gothique et celle à qui il arrive le plus de trucs bizarres. Le jeune Ed Gemmell en pince sérieusement pour elle. Susan paraît la plus "les pieds sur Terre" mais la rencontre inopinée sur le campus de son ancien "petit ami" le moustachu McGraw va précipiter quelques péripéties... Divisé en quatre chapitres, mais avec aussi des gags fréquents, ce livre narre de manière chronologique quelques journées de la vie des trois héroïnes... sur le campus plutôt que dans les amphis.
Celles et ceux qui sont familiers de la série "Bad Machinery" ne seront pas dépaysés : elles et ils se retrouveront avec des jeunes âgés d'au moins trois ans de plus, moins férus d'enquêtes ou de mystères, et dépeints dans un style graphique à mi-chemin entre ceux respectifs de John Allison et de la BD franco-belge tendance "le journal de Spirou" voire de celui des séries "girly" des éditions Bamboo. Sauf qu'il ne s'agit pour Allison ni de plagier ni de "moderniser" le grand Raoul Cauvin ad libitum, mais d'évoquer des tranches de vie de la jeunesse étudiante (britannique) d'aujourd'hui, de manière bon enfant mais avec de la vraie vie dedans aussi (cf. la soirée "rave" et "ecstas" de Daisy). Quant à la mise en images, elle bénéficie du talent conforté à la rude école de l'animation chez Disney de Lissa Treiman.


Hawkeye Vol. 5: All-New Hawkeye
Hawkeye Vol. 5: All-New Hawkeye
par Jeff Lemire
Edition : Broché
Prix : EUR 14,73

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Does Barton think?, 17 avril 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Hawkeye Vol. 5: All-New Hawkeye (Broché)
Ce tome regroupe une mini-série de 5 comic books, initialement publiée sous le nom de "Wunderkammer" (cabinet des curiosités), au milieu de l'année 2015, et fait suite à un "run" en 22 épisodes conçus principalement par Matt Fraction et David Aja, qui s'est étiré de 2012 à 2015 en se tenant à distance de bien des événements de l'univers partagé de Marvel ainsi que des lancements cinématographiques et autres (cf. 'Hawkeye by Matt Fraction & David Aja Omnibus').
Il revient à deux canadiens de prendre la suite de ces récits que tant la critique que les fans avaient très bien reçues : le scénariste Jeff Lemire et le dessinateur Ramón Pérez (cf., pour ce dernier, ses épisodes de la série Wolverine & The X-Men et le remarquable 'Jim Henson's Tale of Sand'). Tous deux choisissent une certaine continuité : Clint "Hawkeye" Barton fait équipe avec l'ex Jeune Vengeresse Kate "Hawkeye" Bishop et ils partagent tous deux, avec le chien Lucky, le même appartement de la Grosse Pomme que dans le "run" précédent. Pour les événements qui se passent aujourd'hui, Ramón Pérez opte pour un style graphique proche de celui de David Aja pour ce même "run". Les deux auteurs conduisent deux récits en parallèle, un flashback qui revient sur la vie des frères orphelins Barney et Clint Barton lorsqu'ils étaient enfants battus par leur père de substitution, et une histoire aujourd'hui qui voit les deux Yeux-de-Faucon en mission en terrain contrôle par l'Hydra, pour le compte du S.H.I.E.L.D. commandé par Maria Hill. Pour le récit des origines de Hawkeye-Barton, Ramón Pérez opte pour des dessins en couleurs directes, qui évoquent bien le caractère estompé des souvenirs en ce qui concerne les détails (décors, couleurs...) et au contraire très précis des situations et des mots. L'aîné, Barney, est prêt à n'importe quoi pour survivre et préserver son petit frère tandis que ce dernier trace une ligne à ne pas franchir même pour éviter l'abandon complet.
Quant à l'histoire qui se déroule aujourd'hui, elle voit Clint Barton en service commandé par le S.H.I.E.L.D. afin de récupérer dans une base de l'Hydra une information sur le "projet Communion". Clint embarque Kate dans cette équipée mal engagée (deux personnes sans super-pouvoirs, équipées d'arcs et de flèches face à une masse de nervis équipés de fusils automatiques, franchement...) mais qui conduit tout de même Kate à découvrir que le "Projet Communion", ce sont trois gosses aux traits déformés, capables de tuer en un rien de temps... une masse de nervis équipés de fusils automatiques. Les Hawkeye réussissent à libérer les enfants pour les conduire au S.H.I.E.L.D., puis, le traitement infligé par le S.H.I.E.L.D. aux enfants n'étant pas meilleur que celui de l'Hydra, à les emmener avec eux dans leur appartement de New York...
On avait aimé le partie pris de Fraction et Aja de nous proposer un Hawkeye humain, dans sa vie de tous les jours, bien loin des Vengeurs. Peut-être même trop loin, comme ses amies et "ex" le lui reprochaient... Là, avec le S.H.I.E.L.D. et l'Hydra, et ces trois enfants martyrisés et mis au secret mais aux pouvoirs incommensurables (j'ai un sentiment de "déjà vu", mais où ?), Lemire et Pérez ramènent un univers dans lequel le "Team Hawkeye", seul, a peu de crédibilité.
Le tout se termine avec un cliffhanger nous projetant apparemment dans un futur assez lointain, avec un "Old-Man Barton" et une "Old-Woman Bishop"... Après l'interruption de programme causée par l'événement "Secret Wars / Battleworlds", Lemire et Pérez ont repris leur "run" pour nous donner la suite. ***1/3
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 19, 2016 12:53 PM MEST


My Hero Academia Volume 1.
My Hero Academia Volume 1.
par Kouhei Horikoshi
Edition : Broché
Prix : EUR 9,48

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une entrée en matière avec tous les cadrans au vert !, 16 avril 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : My Hero Academia Volume 1. (Broché)
Pas encore trentenaire, Kōhei Horikoshi est l'auteur de cette série toujours en cours de publication dans le célèbre magazine Weekly Shōnen Jump, donc orientée principalement vers un public de jeunes adolescents et tout récemment traduite en français. Dans le monde que l'auteur nous propose, 80 % de la population dispose d'au moins un "quirk" (super-pouvoir), qui se révèle avant l'âge de cinq ans, mais un nombre très limité devient "super-héros". Le collégien Izuku "Deku" Midoriya n'est pas de ceux qui ont un super-pouvoir, contrairement à son "ami" Katsuki "Kacchan" Bakugo et à bien d'autres jeunes de sa classe. Tous aspirent à intégrer la très sélective école des super-héros, mais il faut bien entendu d'abord avoir un "quirk" pour espérer passer le concours.
Izuku va rencontrer fortuitement All Might, le plus puissant des super-héros, et va se faire apprécier de lui en se lançant à la rescousse de Katsuki, attaqué par un "super-villain", bien qu'il n'ait aucun super-pouvoir. Izuku va devenir l'élu de All Might, qui va lui faire passer son "quirk", à la maîtrise duquel Izuku va devoir s'employer.
Le contexte n'est pas nouveau : on l'a vu dans les années récentes avec les séries consacrées aux USA par Marvel Comics aux X-Men (dont récemment 'Wolverine & the X-Men by Jason Aaron Omnibus') ou bien 'Avengers Academy Volume 1 et suivants', et en France avec 'Freaks' Squeele tome 1 et suivants' à la formation de jeunes dotés de super-pouvoirs. 'My Hero Academia' en reprend les aspects les plus classiques : des épreuves dangereuses et de durs examens à l'extérieur plus souvent que des cours organisés selon des pédagogies innovantes, des amis (... ?) et des ennemis (Kacchan), la rencontre amoureuse (Ochako Uraraka, quoiqu'à ce stade, "amoureuse" est un bien grand mot), des profs vaches (Shota Aizawa), des profs sympa (All Might)...
Graphiquement, pas de doute, c'est un "manga", et pas dans le style du très policé Jirō Taniguchi ou même de celui de Naoki Urasawa : les cheveux sont en pétard pour les deux principaux protagonistes, gros plans sur les visages colériques ou marqués par la peur, lorsque les yeux s'écarquillent au point de manger le visage, la sueur goutte sur les fronts et les joues, les yeux baignent dans les larmes... Des traits autour des personnages soulignent la vitesse, la mise en page est relativement chaotique, le lettrage va du tout petit au très grand, les transitions sont économisées etc.
Cette série va bien évidemment plaire à son public cible !


LES DERNIERS JOURS DE SUPERMAN
LES DERNIERS JOURS DE SUPERMAN
par Dave Gibbons
Edition : Album
Prix : EUR 15,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "When you die you don't die" ou "quand tu meurs tu ne meurs pas", 15 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : LES DERNIERS JOURS DE SUPERMAN (Album)
Ce recueil comparativement mince dans les collections pilotées par Urban Comics concernant la publication de récits classiques siglés DC Comics correspond à la version française de l'album étatsunien déjà plusieurs fois réédité 'Superman: Whatever Happened to the Man of Tomorrow?'. Il s'agit de 4 comic books millésimés 1985 et 1986, qui ont en commun de compter Superman comme personnage principal et d'avoir été écrits par le scénariste britannique Alan Moore, alors âgé d'un petite trentaine d'années, qui avait été drafté deux ans auparavant par DC Comics pour écrire 'Swamp Thing' et qui avait assez rapidement lancé pour cet éditeur son chef d'oeuvre 'Watchmen'.
Cet ouvrage présente dans l'ordre chronologique de parution de manière chronologique Superman Annual #11 (juin 1985, avec le complice Dave Gibbons pour les dessins), DC Comics Presents #85 (septembre 1985, avec Rick Veitch aux dessins), ainsi que l'arc " Whatever Happened to the Man of Tomorrow?" proprement dit,réparti originellement entre Superman #423 et Action Comics #583 (septembre 1986, avec Curt Swan aux dessins).
Dans le premier récit, en 40 pages, Batman, Robin (Jason Todd) et Wonder Woman rendent visite à Supes retranché dans sa Forteresse de Solitude, à l'occasion de l'anniversaire du premier des super-héros. Batman et ses amis découvrent un Superman immobilisé, comme possédé par une bestiole mi-faune mi-flore implantée sur son torse. Ils ne tardent pas à découvrir derrière tout ça Mongul un être sur-puissant et géant, qui a pour but de prendre possession de la Terre. Les efficaces et sérieux dessins de Gibbons sont comme à mi-chemin de ceux de Jim Starlin et de Gil Kane (moins la dynamique propre à ce dernier). L'histoire est à la fois créative et distrayante. Les couleurs sont très basiques comme il y a plus de 30 ans, et tout juste remastérisées. ****
Dans le deuxième récit, sans lien, un Superman en civil mais à l'hygiène douteuse (!?), roule en voiture (!?) vers le Sud tandis qu'un flashback nous explique le pourquoi du comment. Mais l'auto fait une embardée en plein bayou, et c'est un Supes sans pouvoir ou presque qui parvient à s'extraire de la carcasse de la voiture, vite rejoint par un "infirmier" en qui on reconnaît la Créature des Marais. Voici de nouveau un "Man Of Steel" délirant, en bien mauvaise posture... ***2/3
Les deux derniers chapitres marquent la fin du Superman de la période classique, avant la plongée dans l'univers DC Comics d'après 'Crisis On Infinite Earths', l'événement grâce auquel l'éditeur a remis de l'ordre dans les continuités (ou absences de continuités !) tout en relançant ses personnages pour un nouveau lectorat. Il revient à Moore, auréolé de son succès avec les 'Watchmen', de sonner le glas de la période ancienne, avec pour dessinateur un artiste emblématique de la période d'argent, le vétéran Curt Swan. Dix ans après la mort de Superman, Lois Lane qui en a été le témoin, est interviewée pour donner sa version de cette disparition. Le récit permet de retrouver les ennemis et amis de Superman les plus connus de la période 1950-1970 : Lex Luthor, Brainiac, Bizarro, Jimmy Olsen... Krypto etc, L'identité secrète de Superman a été découverte et pour protéger ses proches, Supes les emmène dans sa Forteresse qui devient le lieu d'un siège conduit par l'amalgame de ses principaux ennemis... Il y a deux degrés de lecture : le premier qui est très distrayant et le second qui permet à Moore de repositionner tel et tel personnage plus ou moins familier vis-à-vis du nouveau brief du DCverse. On fait la connaissance du nouveau compagnon et du fils de Lois Lane... Les dessins classiques et les couleurs juste un poil plus "modernes" que celles du premier récit servent un récit à tiroirs plutôt bien mené. ****
Outre la brève introduction qui positionne ces récits dans la carrière de Moore, cet ouvrage comporte une postface insistant sur la collaboration des "anciens" (Julius SCHWARTZ etc.) et des "nouveaux" (Moore, Byrne), un résumé des numéros les plus marquants des deux principales publications mensuelles consacrées aux aventures de Superman ainsi que les biographies des équipes impliquées dans ces quatre chapitres. Il faudra attendre l'automne 1992 pour que Superman meure à nouveau (cf. 'La Mort de Superman tome 1').
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 19, 2016 12:56 PM MEST


Les chefs-d'oeuvre du design
Les chefs-d'oeuvre du design
par Philip Wilkinson
Edition : Relié

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Design et volontaire, 11 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les chefs-d'oeuvre du design (Relié)
Publié initialement en octobre 2013 chez Flammarion, ce livre de "table à café" ou "table de salon" (couverture cartonnée, "dust cover", couleurs) a été remis en vente il y a quelques mois au prix absolument canon de 9,90 euros dans certaines librairies "brick and mortar", dans le cadre d'une offre promotionnelle liée aux 140 ans de la grande maison d'édition française. Il avait été publié en septembre 2013 dans sa langue d'origine (cf. 'Great Design'), c'est dire qu'il était et reste largement à jour de son sujet principal : la présentation d'une presque centaine d'objets du monde presque entier, des plus de 150 dernières années et au design particulièrement remarquable.
Rappelons que "le design est la création d’un projet en vue de la réalisation et de la production d’un objet (produit, espace, service) ou d’un système, qui se situe à la croisée de l’art, de la technique et de la société." (source : wikipedia) Ici, il s'agit bien essentiellement d'objets, même s'ils sont divers : meubles, couverts, automobiles (saviez-vous que la DS avait été désignée par un Italien ?), guitare (la Stratocaster de Leo Fender), polices de caractères, signalétique, affiches, combiné téléphone, appareil hifi (B&O), magazines, appareils ménagers divers etc.
L'exposé est chronologique, en 8 chapitres regroupant de 5 à 60 années, les Fifties étant celles qui fournissent le plus grand nombre d'objets sélectionnés. A chaque objet, de deux à quatre pages sont consacrées, comprenant une présentation générale du design est suivie d'une approche plus détaillée et commentée de manière experte mais très intelligible ainsi que d'une courte biographie du ou des designers dudit objet. Le tout avec force illustrations. Bien entendu, vu l'ampleur du sujet, c'est incomplet mais en 250 pages, on a un tour très cohérent du sujet, de ses principaux acteurs et de quelques uns de leurs meilleurs résultats. Il y a moins de 5 "coquilles" ou fautes d'orthographe. Et à 9,90 euros, c'est franchement cadeau pour les étudiants en design comme pour les moins passionnés.


The Rise of Herk (Nnewts #2)
The Rise of Herk (Nnewts #2)
par Doug TenNapel
Edition : Broché
Prix : EUR 10,33

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Les travaux d'Herk, 6 avril 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Rise of Herk (Nnewts #2) (Broché)
Voici comme programmé, livré selon le rythme annuel des ouvrages de Doug TenNapel, le 2è tome (spoiler : je n'ai pas écrit le second !) de la série 'Nnewts' commencé en janvier 2015 avec le Tome 1 ('Escape from the Lizzarks') qui vient de connaître les honneurs d'une publication en français (cf. 'Tritons, Tome 1 : L'invasion des lézards sanguinaires'. C'est curieux comme "ça le fait moins" en langue de Molière...), la première d'une oeuvre de TenNapel depuis le magnifique 'Ghostopolis'.

Les Nnewts sont des personnages qui ressemblent à des tritons, et les Lizzarks qui sont leurs ennemis mortels, ressemblent quant à eux à de petits dragons chinois. Le précédent ouvrage nous a mis en présence de deux Nnewts chasseurs, Urch et Odetto, chargés d'apporter la nourriture aux habitants du petit village dans lequel habitait leur ami Gullimar, chasseur mais aussi magicien, son épouse Gayla, ses jeunes enfants dont le petit Herk et sa soeur Sissy. Herk continue de passer l'essentiel de son existence dans l'eau car ses jambes sont trop faibles pour le porter sur terre. Dans la soirée, Gullimar prépare en grand secret dans un coin de la maison familiale qui constitue son antre une recette magique mystérieuse qui tourne mal et lui apporte une étrange luminescence. Sur ces entrefaites, Urch et Odetto viennent le chercher pour aller... chasser. Il s'agit en fait pour eux de n'alarmer personne du village, et notamment pas Gayla, mais de montrer à Gullimar une chose inconnue et étrange qui leur paraît magique, trouvée plus tôt dans la forêt... Les trois amis se mettent en route, trouvent étonnamment beaucoup de gibier et tombent nez à nez avec un "Weretoad", qui est au crapaud ce que le loup-garou est à l'homme... Mais, pendant que les chasseurs sont éloignés du village, ce dernier fait l'objet d'une terrible attaque des Lizzarks. C'était un coup monté ! Des trois chasseurs seul Urch en réchappe et il arrive bien trop tard pour sauver le village. Protégé par sa maman, Herk parvient à s'enfuir dans l'eau et va commencer pour lui une épopée fantastique, remplie d'épreuves et qui emprunte aux codes de l'héroic fantasy.

Au début de ce nouvel épisode, Herk a trouvé un village de Nnewts inconnu, du nom d'Amphibopolis et il est accueilli chaleureusement au sein d'une famille pour sa ressemblance avec un de leur fils disparu, Zerk. Il y a Pikk, le fils toujours là de cette famille, la maman, Necky l'animal de compagnie de Pikk... et la vie pourrait s'écouler désormais tranquillement entre repas agréables et jeux. Mais l'arrivée de Herk dans le village n'est pas passée inaperçue de Sayer Nok, un vieux Nnewt qui déchiffre un nouveau parchemin annonçant cette arrivée. Ce vieux Nnewt signale ce rouleau au magicien Anthigar. Au même moment, Urch devenu Lizzurch agrese Herk et sa nouvelle famille dans leur maison. Herk parvient à maîtriser Lizzurch grâce aux pouvoirs magiques qu'il a acquis mais qu'il ne maîtrise pas totalement. Plusieurs autres personnages apparaissent, tels que le scrobe Egby, Bender le cuisinier, le général Mander, sa fille Launa, son soldat dédié Giply... Pendant ce temps, la soeur de Herk, Sissy, est prisonnière d'un Lizzark qui dissimule en réalité... Zerk ! Et Zerk est en fait (spoiler !).

Bref, il se passe plein de choses à nouveau dans la légende en cours de déroulement du petit Herk, y compris de nouveaux épisodes particulièrement dramatiques... Ce tome est à nouveau mis en couleurs particulièrement brillantes et pimpantes par Katherine Garner, tandis que TenNapel s'est engagé dans un récit au plus long cours qu'à son habitude, au prix peut-être d'une très légère perte en invention pure mais avec le gain d'un livre très accessible, y compris à un jeune lectorat, compte tenu d'un certain nombre de ressorts assez "classiques" présents dans les contes et légendes. ****1/4


I Ll Be There
I Ll Be There
Prix : EUR 13,68

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Chic, un nouveau maxi !, 3 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : I Ll Be There (Album vinyle)
Nile Rodgers, Mr. Funky Disco Guitar et moitié survivante de la Chic Organization, n'est que trop longtemps resté loin du devant de la scène. Il a fallu sa collaboration avec Daft Punk pour l'album 'Random Access Memories' (2013), et particulièrement pour le single 'Get Lucky', pour le remettre en selle et lui rendre l'inspiration.

Ce maxi est la carte de visite de ce grand compositeur, producteur et musicien, au plan musical comme dans les textes, aux titres explicites. La galette ne contient que deux chansons, mais elles sont toutes les deux excellentes et rappellent le Chic de la période qui va de 'Le Freak' à 'Real People', bien que les arrangements de cordes soient ici plus que discrets.

'I'll Be There' se lance brièvement sur un house beat uptempo jusqu'à ce que Nile et sa guitare ne surgissent et ramènent le tout dans cette mixture disco-funky-boogie qui fit le meilleur de la musique de Chic. Le son est un poil modernisé (notamment les claviers et les arrangements de cuivres), et la voix des choristes féminines n'est pas la même que sur les hits des années 1970 mais, même en version "extended", on en redemande !

Sur l'autre face, 'Back In The Old School' retient les mêmes recettes, sur un rythme moins uptempo, avec des cuivres plus en avant et avec le même degré d'excellence. Une version strictement instrumentale de chaque chanson est également livrée.

Publié en mars 2015, ce maxi devait préfigurer un nouvel album studio de Chic (avec des invités mais aussi des extraits d'anciennes sessions avec Bernard Edwards etc.), d'abord annoncé pour juin 2015, puis pour l'automne 2015, puis décembre 2015, puis... Plus rien, hélas. **** et 1/2


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