Profil de Stan FREDO > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Stan FREDO
Classement des meilleurs critiques: 231
Votes utiles : 1973

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Modesty Blaise: Yellowstone Booty
Modesty Blaise: Yellowstone Booty
par Peter O'Donnell
Edition : Broché
Prix : EUR 13,73

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Not THAT Booty!, 7 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Modesty Blaise: Yellowstone Booty (Broché)
L'éditeur britannique Titan Books est lancé dans une intégrale des "comic strips" quotidiens de Modesty Blaise, le personnage de l'écrivain Peter O'Donnell, dans des albums à couverture souple, de format franco-belge et regroupant chacun trois récits, à raison de quatre strips de trois cases par page.

Treizième de la série, ce recueil présente des strips publiés dans la presse de juin 1978 à mars 1979. Le dessinateur des deux premiers récits est l'espagnol Enric Badia Romero. Il s'apprête à interrompre son "run" pour la première fois depuis qu'il a repris le "strip" après le décès de son créateur Jim Holdaway. En même temps qu'il dessine de temps à autres Rahan-le-fils-des-âges-farouches à la place d'André Chéret pour Pif Gadget, Romero lance en effet sa propre série pour le tabloïde The Sun. Le dessinateur britannique prend la suite pour la dernière histoire, qui donne son nom au recueil.

Cette édition respectueuse du noir et blanc d'origine offre des reproductions - probablement des scans des pages de journaux - parfois comme "surexposées", qui rendent les dessins à peine déchiffrables (cf. le strip #4452A en particulier). Romero s'efforce de s'inspirer de très près des dessins de Holdaway pour les visages des personnages principaux "créés" par ce dernier, même si'il met un peu trop de khôl sur les yeux de Modesty. Pour les autres personnages, il laisse libre cours à son style de dessinateur de BD d'action, efficace mais assez peu élégant. Burns se place aussi dans la continuité d'Holdaway, revenant à un style mois saturé de traits, plus dynamique aussi, mais montrant des difficultés à "attraper" le visage de Modesty (cf. strips #4564 panel 2, #4586 panel 3, #4603 panel 2, #4618 panel 2 etc.).

Quant aux histoires, elles permettent bien évidemment de constater à nouveau l'extraordinaire amitié qui lie "Princess" et "Willie Love" et leur capacité à se lancer ensemble dans des plans extraordinaires ou bien à se sauver mutuellement la vie lorsque l'un des deux est enlevé par des malfaisants.

Dans le premier récit, 'Idaho George', Willie met tout en œuvre pour retrouver et sauver Modesty, enlevée par erreur avec un faux guru par une cheffe de gang calamiteuse. A mon sens, ce n'est pas le meilleur des trois épisodes. Dans la deuxième aventure, 'The Golden Frog', Modesty et Willie partent tous deux au Kamputchéa démocratique afin de sauver Saragam, un maître des arts martiaux qui les a formés. Pour finir, 'Yellowstone Booty' les voit s'être donné rendez-vous dans le parc de Yellowstone, sauf que Modesty a un mauvais pressentiment quant au sort de Willie et qu'elle avance le rendez-vous de deux jours... A noter, pour ce dernier récit, la permission donnée pour la première fois au dessinateur de représenter un personnage féminin "topless" (non, pas Modesty Blaise !).


The Graveyard Book Graphic Novel: Volume 1
The Graveyard Book Graphic Novel: Volume 1
par Neil Gaiman
Edition : Relié
Prix : EUR 14,77

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Les humanités du petit Bod Owens, 6 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Graveyard Book Graphic Novel: Volume 1 (Relié)
Neil Gaiman (né le 10 novembre 1960), est un écrivain britannique, installé de longue date aux USA, dont le travail est à la fois "culte", couronné par la critique et par de multiples prix, mais aussi significativement "vendeur".

Il a écrit des nouvelles, des romans, des comic books, des pièces de théâtre et des films. C'est le genre d'auteur que suit un public nombreux et sourcilleux, qui a le doigt sur la souris, prêt à voter "non utile" si l'évaluation d'un de ses "produits" n'est pas assez élogieuse ;) Il va donc falloir que je fasse gaffe, car je ne peux pas prétendre être un exégète de Gaiman, n'ayant lu de lui (après vérification de sa bibliographie wikipedia) que les 'Eternals' (avec Romita Jr. aux dessins) et une des BD incluses dans l'album 'Wednesday Comics'.

Originellement, 'le Livre du Cimetière' est un roman de Gaiman, présenté comme étant "pour enfants" par les chroniques, et publié en 2008. La célèbre maison Harper & Collins en présente ici, dans le même format qu'un roman (sous couverture "dure" elle-même recouverture d'un protège-poussière), une adaptation en BD, sous la responsabilité de l'étatsunien et auteur complet Philip Craig Russell.

On trouve dans ce livre un démon celte, une sorcière, des fantômes, un loup-garou, des goules, des monstres, une sarabande des morts, bref la "ménagerie gothique" habituelle !

Comment cela est-il mis en scène ? à partir du massacre inexpliqué d'une famille par un certain Jack, dont réchappe un tout petit enfant, qui trouve réfuge dans un ancien cimetière romantico-bucolique et qui est adopté par le couple défunt des Owens, qui le baptise "Nobody". Pour échapper à Jack, Nobody ("Bod" pour les intimes), ne doit pas sortir du périmètre du cimetière. Son protecteur est l'énigmatique, ni mort ni vivant, Silas.

Ce premier de deux tomes narre l'éducation et les aventures de Bod Owens au cours des 10 premières années de sa vie, en cinq chapitres plus un court "interlude" final. D'aucuns y voient la transposition du 'Livre de la Jungle' de Rudyard Kipling dans un cimetière britannique...

Bien que mobilisant successivement sept dessinateurs différents, ce livre reste totalement cohérent, compte tenu d'un style précis et "réaliste" et d'un grand talent de tous. On connaît Tony Harris pour les excellents 'Starman' et 'Ex Machina', mais il n'est pas le dessinateur que j'apprécie ici le plus, entouré qu'il est par Kevin Nowlan, Russell lui-même et les autres dont Galen Showman et Jill Thompson ! Aucune baisse de niveau ou même de ton tout au long des 188 pages ! Sur ce point, il faut certainement créditer le magnifique travail du coloriste unique, Lovern Kindzierski.

Je ne peux pas me prononcer sur l'adaptation du roman, mais je peux conclure en soulignant le caractère plaisant de la lecture de cet ouvrage et, à nouveau, la grande qualité des images. Le second tome est annoncé, nous n'attendrons pas trop !

**** et 1/2 à l'aise.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 7, 2014 10:49 AM MEST


Hagar the Horrible: The Epic Chronicles - Dailies 1979-80
Hagar the Horrible: The Epic Chronicles - Dailies 1979-80
par Dik Browne
Edition : Relié
Prix : EUR 15,83

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Hägar n'a pas bon (Van) Halen, 5 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hagar the Horrible: The Epic Chronicles - Dailies 1979-80 (Relié)
Bientôt 6 tomes dans cette intégrale (?) proposée par l'éditeur Titan Books des strips quotidiens de Hägar The Horrible, que Guillaume Pepy connaît mieux sous le nom de Hägar Dünor. Le premier tome, paru en octobre 2009, présentait les premiers strips dessinés en 1973 et 1974 par le regretté Dik Browne (1917-1989), qui a poursuivi sur sa lancée jusqu'en 1988. C'est son fils Chris Browne qui, depuis 1989 et y compris aujourd'hui, assume la succession.

Ce qui veut dire, pour les fans comme moi, qu'avec la publication chaque année d'un seul volume regroupant au mieux un peu plus d'une année et demi de strips, on est pas au bout d'avoir acquis la totalité de la collection des plus de 40 années de strips quotidiens ! Sans parler des pages du dimanche, les seules en couleurs ! Si, du moins, l'intégrale constitue bien la visée de Titan Books !

Cette inquiétude exprimée, que trouve-t-on dans ce 5è tome ? Les strips quotidiens du 1er janvier 1979 au 5 juillet 1980, à raison de deux strips par page. Mike Peters (Grimmy) fournit un bref avant-propos, Chris Browne propose quelques souvenirs illustrés.

Comme pour les précédents tomes, la cuvée est excellente, avec comme à l'accoutuumée un jeu sur une large palette de situations (familiales, "historiques", "professionnelles", "sociales" etc.) et dans un regitsre humoristique étendu, du jeu de mots basique (exemple, sur l'expression "to put out the light") au comique de situation. On ne s'ennuie jamais, on ne tourne jamais en rond (pas de "running gags") et on a la banane tout au long de la lecture et même un moment après. Ce n'était pas gagné d'avance, avec pour personnage central un guerrier viking ! Mais le génie de Dik Browne est dans la transposition de sa situation familiale étatsunienne moderne dans cet univers faussement scandinave des temps anciens. Car Hägar The Horrible, c'est bien évidemment Dik Browne lui-même. Avec un trait à peine forcé ;)

Quel plaisir !


Daredevil by Mark Waid Volume 2
Daredevil by Mark Waid Volume 2
par Mark Waid
Edition : Relié
Prix : EUR 28,93

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Tente-le-Diable, 2 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Daredevil by Mark Waid Volume 2 (Relié)
Avec les "runs" successifs des scénaristes Brian Michael Bendis et Ed Brubaker, tous deux particulièrement en verve s'agissant de "noircir" l'univers et les aventures de l'Homme Sans Peur, leur malheureux collègue Andy Diggle, qui a pris leur suite, a - si l'on peut dire - sombré corps et âme avec le personnage.

Du coup, lorsqu'il lui a été confié de relancer Daredevil en 2011, le scénariste Mark Waid a pris la seule option possible, celle d'un Matt Murdock (l'alter ego de Daredevil) bien moins "doom and gloom", en se reférant aux premières années du personnage. Il a travaillé avec des dessinateurs aux traits simples, à défaut d'être véritablement solaires. Et cela a marché, au point que les TPB sont vite recueillis deux à deux en albums "hardcover" avec "dust cover". Ce deuxième tome reprend les comic books 11 à 21 de la série mensuelle 'Daredevil' (dates de parution : juin 2012 à février 2013) ainsi qu'un n° de chacune des séries 'Avenging Spider-Man' et 'Punisher', en raison d'un crossover avec ces deux autres "urban vigilantes".

Précisément, ce sont les trois épisodes de ce crossover qui ouvrent ce tome. Ils poursuivent une trame établie dans des aventures contenues dans le tome précédent de cette collection, qui voit Daredevil détenir dans un support d'information "Omega Drive" provenant du costume d'un des Fantastic Four (Johnny Storm est le supect n° 1) des informations essentielles sur les cinq principaux réseaux malfaisants : Hydra, A.I.M., the Hand, Byzantine et Black Spectre. Les dessins sont d'un Marco Checchetto un peu poussif et le scénario est écrit à deux mains par Waid et Greg Rucka. En gros, c'est une de ces histoires (de plus en plus nombreuses dans les crossovers et autres events) dans lesquelles il se passe plein de choses pour finalement aboutir à un véritable "surplace" et ne mener à rien d'intéressant. Il y a bien sûr la relation compliquée entre DD, Spidey ("no-one dies!") et Frank Castle ("tuons-les tous !"), d'autant que ce dernier s'est trouvé une "Punishette" ! Le tout est mené avec professionnalisme mais sent de "formatage" à plein nez.

Le reste du tome forme un tout cohérent, avec un seul auteur (Waid) et les dessins de Chris Samnee, sauf un épisode confié à un Khoi Pham très moyen et un autre aux Allreds (le daltonien Michael et son épouse coloriste, Laura), bien évidemment d'un tout autre niveau, d'autant qu'il leur faut nous ramener le Stilt-Man que je pensais avoir été occis par le Punisher au cours de la 'Civil War'... J'avoue être un peu un "ravi de la crèche" en ce qui concerne Samnee, avec son style mi néo classique (au sens franco-belge du terme) mi indie (au sens étatsunien du terme).

Matt Murdock fait le joli coeur avec Kirsten McDuffie, "Assistant District Attorney of New York City", qui est professionnellement là pour percer à jour son double jeu, en même temps qu'il en finit avec cette histoire d'Omega Drive, avec l'aide de quelques... "amis". Mais il est subitement et mystérieusement téléporté contre son gré vers un pays d'Europe centrale dirigé par un bonhomme à jamais revêtu d'une armure d'acier... Geddit? Cette épreuve permettra de revenir aux fondamentaux du personnage de Daredevil en termes de "super-pouvoirs", les principaux étant sans doute la capacité à encaisser (comme son papa boxeur) et la résilience. Dans la suite, en évitant les spoilers, on dira que Foggy Nelson finit par considérer que son ami MM/DD a totalement pété les plomb et qu'il en tirera les conséquences personnelles et professionnelles qui s'imposent...

Au total, bien que parti vers moins de noirceur, Waid finit par revenir à l'ADN du personnage, qui embarque avec lui une forme inouie de mouise carabinée (à un moment, Waid nous prie de nous souvenir de Karen Page. On croise aussi l'épouse Murdock en titre, Milla) mêlée à une baraka incommensurable pour un résultat ubuesque, bien raccord avec la sacro-sainte continuité. Le tome se clôt sur un cliffhanger quasi anthologique.

En "extras", on a les couvertures alternatives, les étapes de plusieurs planches de Chris Samnee jusqu'aux couleurs de Javier Rodriguez, des "layouts" de Samnee et quelques autres études de personnages etc. signés Paolo Rivera.


Astro City: Shining Stars
Astro City: Shining Stars
par Kurt Busiek
Edition : Broché
Prix : EUR 14,05

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Destins humains et sur-humains (le retour), 2 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Astro City: Shining Stars (Broché)
Fans un peu distraits (comme moi...), attention ! Ce trade paperback est la réédition avec un nouveau dessin de couverture (qui n'a rien à voir avec le contenu... Cela n'aide pas à éviter la confusion) d'une publication "hard cover" de la Distinguée Concurrence qui prit la suite de l'indépendant WildStorm après le ralliement de Jim Lee il y a quelques années !

Il s'agit "historiquement" du 8è recueil de la série "Astro City" depuis sa création en 1995 par Kurt Busiek (scénarios et dialogues), Brent E. Anderson (dessins) et Alex Ross (designs, couvertures).

Le mot introductif de Mark Waid met l'accent sur deux aspects clés de cette oeuvre. Le premier est une citation de l'auteur de comics et de romans Neil Gaiman selon laquelle le « comic book de super-héros » n'est pas un « genre » (littéraire) mais un « medium » (i.e. un moyen d'expression) en soi, qui permet donc de "faire passer" les idées et concepts que l'on souhaite. Le second est que, bien que comportant bien entendu des bagarres et des batailles entre personnages dotés de super-pouvoirs, Astro City se préoccupe avant tout de dire quelque chose sur la condition humaine.

La ville étatsunienne d'Astro City, mélange de métropole et de "ville à la campagne", a au cours de son histoire accueilli un grand nombre de super-héros et de super-vilains. Astro City la série nous fait découvrir les principaux moments de l'histoire de la ville et de ses héros. Dans ce volume, il y a quatre excellentes histoires publiées entre 2006 et 2010, qui concernent quatre des personnages les plus emblématiques d'Astro City.

Il s'agit respectivement :

- du quasi omnipotent Samaritan et son ennemi de toujours, Infidel ;
- de Beautie, la poupée Barbie® faite super-héroïne ;
- d'Astra, célébrité de la First Family (aka la célèbre famille de super-héros d'Astro City);
- et de Silver Agent, héros de devoir, semble-t-il pris dans une boucle temporelle.

Pour les auteurs, ce sont autant d'hommages aux meilleurs comics de super-héros mais aussi aux contes philosophiques ou moraux, à la manière - toutes proportions gardées -, du 'Candide' et du 'Zadig' de Voltaire. Les dessins d'Anderson se placent sans maniérisme dans la continuité "néo Silver Age" de Dick Giordano et Neal Adams, tandis que les coloristes apportent un excellent travail. Les couvertures sont d'Alex Ross, qui poursuit son orientation hyperréaliste à la façon d'un Arno Breker politiquement correct.

Ce TPB est proposé par Vertigo, la collection de chez DC Comics qui depuis plus d'un an accueille cette série, dont la suite (cf. le 9è tome déjà paru, 'Astro City: Through Open Doors', et le 10è déjà annoncé, 'Astro City: Victory') est au moins du même niveau que les 8 tomes précédents !


Invincible: The Ultimate Collection Volume 9
Invincible: The Ultimate Collection Volume 9
par Robert Kirkman
Edition : Relié
Prix : EUR 33,07

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Imbattable (ou presque...), 1 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Invincible: The Ultimate Collection Volume 9 (Relié)
Avec la série "Invincible", Kirkman et Ottley proposent à la fois un comic book de super-héros (mi Superman, mi Spider-Man), une réflexion sur l'ordre des choses dans ce bas-monde (si si, tout de même un peu...), des bagarres sanguinolentes et des catastrophes "millaresques".

Ce 9è tome de la réédition sous "hard cover" (avec "dust cover" par dessus) des aventures d'Invincible regroupe les numéros 97 à 108 du comic book mensuel (parutions datées de novembre 2012 à janvier 2014), soit les trade paperbacks 'Vol. 18: The Death of Everyone' (#97-102) et 'Vol. 19: The War At Home (#103-108)', avec un épais "sketchbook" en fin d'ouvrage.

Mark Grayson, alias Invincible, continue de prendre de l'âge et il a maintenant 20+ ans. Dans cette dizaine d'épisodes, il va mesurer à quel point de grands pouvoirs entraînent de lourdes responsabilités. Pour commencer, la mansuétude dont il a personnellement fait preuve à l'égard de Dinosaurus va être bien tragiquement récompensée. Ensuite, Angstrom va faire une réapparition pour se venger... Les rapports avec les Gardiens du Globe vont se compliquer, en particulier avec Rex Robot. Invincible va se rapprocher de Cecil, l'agent du gouvernement. Les Viltrumites survivants sont confrontés à un choix : poursuivre dans leur voie guerrière et expansionniste ou bien opter pour une voie pacifique... etc. (pour ne pas enchaîner trop les spoilers).

Le suspense est toujours là d'un chapitre à l'autre et le cliffhanger final est énorme. Les dessins sont toujours aussi puissants (l'intégralité du #100 se compose de splash pages, simples ou doubles !), les combats aussi écarlates... bref ! La série se maintient à un haut niveau de qualité. Le "sketchbook" détaille comme à l'accoutumée le processus de réalisation des couvertures, et livre des études de personnages ainsi qu'un certain nombre de "commissions" de Ryan Ottley (et un peu aussi de Cory Walker).

****+


Lazarus Volume 2 TP
Lazarus Volume 2 TP
par Greg Rucka
Edition : Broché
Prix : EUR 12,43

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Laz "R" Us, 31 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lazarus Volume 2 TP (Broché)
Le scénariste Greg Rucka et le dessinateur Michael Lark confirment avec ce deuxième tome l'excellente impression laissée par la première livraison de 'Lazarus'.

Ces deux anciens de l'équipe de 'Gotham Central' proposent une série d'anticipation qui voit les USA, dans la seconde partie du XXIè siècle, mis en coupe réglée par quelques "familles" et leurs rares affidés (les "serfs") tandis que l'immense reste de la population est livré à lui-même, c'est-à-dire à la survie dans un monde de pillages.

Détentrice d'un redoutable katana, Forever Carlyle est une des filles de son père, le chef de la famille Carlyle. Elle a été formée dès son plus jeune âge à son rôle impitoyable de chef de la sécurité des Carlyle. Elle a aussi été génétiquement trafiquée pour survivre à de terribles et mortelles blessures... Une particularité par rapport à ses frères et soeurs...

Dans ce tome, précisément, on en apprend plus sur le training physique et mental de Forever, via des flashbacks, tandis que l'on fait aussi connaissance de deux familles vivant dans le Montana et qu'une crue dévastatrice pousse à aller à Denver, pour que leurs enfants puissent candidater à la sélection (cf. 'The Lift') en vue de devenir des "serfs". Forever détecte pour sa part une drôle d'activité dans un entrepôt de la famille à Los Angeles. Les deux histoires vont se croiser.

Les couleurs verdâtres, bleuâtres et glauques de Santi Arcas ajoutent leur pierre aux dessins réalistes mais stylisés de Lark, pour donner vie à un univers globalement bien pensé, et qui à ma connaissance reste original dans son format post-apocalyptique à la Mad Max (ou bien à la Jeremiah ou Simon du Fleuve, pour l'afición franco-belge !) dominé par la Mafia convertie au Dow Jones.

Les 5 chapitres se lisent sans fatigue aucune, et je ne regrette qu'une seule chose : ne pas m'être abonné au comic book mensuel dès le début !

**** et 1/2
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 1, 2014 6:45 PM MEST


Record Store Day Split12"|
Record Store Day Split12"|

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 The Beatles And The Stones, 31 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Record Store Day Split12"| (Album vinyle)
Ce split 12" britannique, avec deux titres du Brian Jonestown Massacre sur la Face A, et deux des Magic Castles en Face B, a été publié à 3000 exemplaires pour le "Jour du Magasin de Disques" (Record Store Day) 2014.

Pour sa part, le BJM évoque / invoque successivement les Rolling Stones et les Beatles. Les Stones avec les "Ooh Ooh" de 'Sympathy For The Devil' pour l'inaugural 'Goodbye (Butterfly)' (qui figure aussi sur le dernier album en date du BJM). Cette chanson rock bénéficie d'un son compact à base de guitares et de violons, avec la touche psyché/transe coutumière du BJM. Les Beatles avec l'instrumental 'Lions Ride Free', dont le riff aux violons évoque / invoque fortement un autre animal, le 'Walrus' des Beatles période psychedelia.

En Face B, Magic Castles est un groupe de Minneapolis formé par Jason Edmonds avec le guitariste Jeremiah Doering. Le groupe a publié trois albums depuis 2009. Pour les deux sélections qui figurent sur cet EP, et qui apparemment seront reprises dans un album à venir en octobre 2014, la ressemblance avec le BJM période plus "pop-rock" est totale.


Island Presents Roots
Island Presents Roots
Prix : EUR 9,68

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Roots" ou "Classic" ?, 29 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Island Presents Roots (CD)
Avec les récentes fusions acquisitions, Universal regroupe désormais les catalogues des maisons Island, Trojan et Frontline, soit le meilleur des disques "classic reggae" (comme on dit "classic rock"), parus à l'époque de la gloire de Bob Marley. Mais, plutôt que d'en profiter pour proposer un beau coffret du meilleur de tous ces labels, Universal préfère (pour l'instant ?) éditer et rééditer pour chaque label des doubles CD low cost par type de musique reggae...

On peut chipoter jusqu'à plus soif en matière de lexicologie et de taxonomie, mais pour moi, "Roots" évoque nyabinghi drums et chants en chœurs enregistrés sur Niagra dans la campagne jamaïcaine, etc. Certes, on trouve ici dans cette tendance à la fois Burning Spear et The Congos. Mais les ex étudiants sur les campus américains de Third World, les britanniques de Steel Pulse et l'opportuniste I Jahman Levi me paraissent assez peu "roots". Le vétéran Toots a toujours, de son côté, admis une forte influence (maîtrisée) en provenance d'Otis Redding.

Ceci posé, la musique, de Steel Pulse à Burning Spear, et de Third World à The Congos, est évidemment excellente. Je dirais même... "classic" ! Les jeunes générations tiqueront peut-être en entendant le "tic" du chanteur Jacob Miller, qui consiste à faire comme si le studio n'était pas équipé d'un effet écho (on a un peu ça chez Horace Andy aussi, mais il n'est pas sur cette compilation). Les fans "old school" adoreront la suite 'One Step Forward' / 'Police And Thieves' / 'Soldier And Police War' (la version "talk over" de 'Police And Thieves').

Alors, va pour "Roots" !


Cataclysm: The Ultimates' Last Stand
Cataclysm: The Ultimates' Last Stand
par Joshua Hale Fialkov
Edition : Relié
Prix : EUR 41,34

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Encore une "ultimate" catastrophe !, 27 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cataclysm: The Ultimates' Last Stand (Relié)
Au cours de l'événement 'Age of Ultron' (2013), il s'est produit des dommages dans le continuum spatio-temporel qui font que des failles font passer des personnages d'une réalité à une autre. Ainsi, la guerrière Angela a débarqué dans un épisode des Gardiens de la Galaxie (cf. 'Guardians of the Galaxy: Angela Volume 2'), ou bien deux Spider-Men de deux réalités différentes se sont rencontrés (cf. 'Spider-Men').

Cet épais volume (hard cover avec dust cover), narre la plongée de Galactus, le "dévoreur de mondes" bien connu de "notre" univers Marvel, dans l'univers..."ultimate" de la Maison des Idées ! Après 'Ultimatum', l'univers "ultimate" à peine remis de différentes guerres vit son deuxième... "Cataclysm" majeur, qui nous est narré en 20 épisodes par les scénaristes Joshua Hale Fialkov (JHF) et Brian Michael Bendis (BMB).

Ces 20 chapitres découlent des comic books suivants :

- mini-série 'Hunger' en 4 numéros (JHF, avec Leonard Kirk aux dessins),
- comic book 'Cataclysm #0.1' (JHF, avec Mico Suayan, Mirco Pierfederici et Leonard Kirk aux dessins),
- mini-série 'Cataclysm: The Ultimates' Last Stand' en 5 numéros (BMB, avec son complice Mark Bagley aux dessins),
- mini-série 'Cataclysm: Ultimate Spider-Man' en 3 numéros (BMB, avec également Mark Bagley),
- mini-série 'Cataclysm: Ultimates', en 3 numéros (JHF, avec Carmine Di Giandomenico aux dessins),
- mini-série 'Cataclysm: Ultimate X-Men' en 3 numéros (JHF, avec Alvaro Martinez aux dessins),
- comic book 'Survive! #1' (BMB, avec Joe Quinones aux dessins).

Je ne suis pas un exégète des séries "ultimate" mais, à l'attention de celles et ceux qui aiment bien savoir où est passée la suite des aventures qu'ils ont appréciées, je peux confirmer que la suite de 'Ultimate Comics Spider-Man by Brian Michael Bendis Volume 5]]' se trouve dans cet épais volume. En fait, cet événement vient clore la deuxième ère de toutes les séries "ultimate" en cours jusque là depuis "Ultimatum".

'Hunger' met en avant le personnage de Rick Jones, jeune terrien de l'univers "ultimate" doté bien malgré lui de pouvoirs incommensurables et de responsabilités cosmiques qu'il préfèrerait ne pas avoir à assumer. Il se retrouve projeté au cœur d'une opposition entre Krees et Chitauris au moment d'une attaque de l'essaim de Gah Lak Tus, lui-même "en transe" compte tenu de l'arrivée imminente, via une "faille", du Galactus "de chez nous" ! Et ce dernier a faim, très faim ! Galactus absorbe l'essaim Gah Lak Tus pour en faire son héraut de malheur, et ni les Krees, ni les Chitauris, ni Rick Jones, ni le Surfeur d'Argent "ultimate" ne pourront arrêter la progression de Galactus vers... la Terre de l'univers "ultimate" et en particulier, le New Jersey.

'Cataclysm #0.1' se centre sur Sam Wilson de l'univers "ultimate" et sa dulcinée, la Vision du même univers. La Vision tente de faire barrage à Galactus...

La mini-série 'Cataclysm: The Ultimates' Last Stand' constitue le cœur de cet événement, avec Miles Morales, les Ultimates, les FF, les X-Men tous réunis en opposition à Galactus, à qui même Thor n'arrive pas à faire entendre raison. Le Cap' et Iron Man vont devoir se résoudre à faire appel au pire des personnages de l'univers "ultimate" pour tenter une solution, avec le gamin Spidey en guise de surveillant... Je n'en dis pas plus, car ce serait enchaîner les spoilers...

Les trois séries en trois numéros suivent - Spider-Man, Ultimates (avec Nick Fury et une équipe "alternative" d'ultimates incluant Hercules) et les X-Men (ce qu'il en reste...) -, pour présenter les mêmes événements que ceux connus via la série centrale, mais bien entendu sous des angles différents. Les trois épisodes de Spider-Man sont essentiels pour comprendre ce qui va suivre après cet événement pour ce personnage (cf. notamment 'All-New Ultimates Volume 1: Power for Power' et 'Miles Morales: Ultimate Spider-Man Volume 1: Revival').

Le 'Survive! #1' conclusif, dont le titre dit bien ce qu'il veut dire, porte le deuil des héros tombés au front. Et dans l'univers "ultimate", les héros meurent vraiment ! Apparemment... Et là, en matière de "mort de héros", "on a du lourd" ! 'Nuff Said!

Au plan des dessins, si on met à part l'excellent Morales et un Kirk qui s'efforce d'élever son niveau de jeu jusque là sympathique, Di Giandomenico et Martinez n'impressionnent aucunement tandis que Quinones manque d'élégance. Mais le pitch se tient, si l'on admet cette question des "failles", et les différents récits retiennent l'attention. Si, de surcroît, vous appréciez particulièrement tel ou tel personnage, je pense spécialement à Spider-Man, cette lecture vous sera agréable et nécessaire.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 28, 2014 6:57 PM MEST


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20