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Contenu rédigé par Stan FREDO
Classement des meilleurs critiques: 191
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Commentaires écrits par
Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France)
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The Velvet Underground New York Extravaganza
The Velvet Underground New York Extravaganza
par Allen Ginsberg
Edition : Relié
Prix : EUR 39,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un livre non pas "in-con-tour-nâââble" mais... Inévitable !, 19 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Velvet Underground New York Extravaganza (Relié)
Publié en lien avec l'exposition en cours à la philharmonie de Paris, ce livre d'un format manipulable et pas très épais n'en présente pas moins une biographie express du Velvet Underground et du biotope qui a favorisé sa naissance au mitan des années 1960, à New York. On connaît la citation de Brian (Peter George St John le Baptiste de la Salle) Eno : 'The first Velvet Underground album only sold 10,000 copies, but everyone who bought it formed a band'. De fait, de la page 202 à la page 211, ce livre présente quelques pochettes de disques rock de ces 50 dernières années qui ont été influencés par le Velvet Underground et cet ensemble pourtant impressionnant ne constitue qu'une infime partie de ce dont la musique moderne est redevable à ce groupe new yorkais. Au même titre que les Beatles, les Stones, les Beach Boys et les Byrds, le VU ne cesse de susciter des émules plus ou moins géniaux.
Ce livre montre toute une camarilla de poètes et écrivains "beat", de musiciens expérimentaux, d'artistes multimedia, de cinéastes, d'acteurs, de personnalités marquées et autres fous furieux qui vont finir par se retrouver à la Factory d'Andy Warhol à New York. Les documents sont nombreux et divers - même si la part faite aux photographies des "insiders" est la plus belle -, les biographies sont courtes mais nombreuses, avec des témoignages, des interviews, des articles, des lettres, des affiches, des flyers, de fanzines d'époque etc. qui permettent de s'immerger dans la chronologie d'un type de mouvement artistique et séminal jamais revu depuis, sauf peut-être à la toute fin des années 1970, à Londres. Qui plus est, bien que partageant quelques idoles, telles que Allen Ginsberg et les "beats", ce mouvement auquel le VU a participé ne pouvait pas être plus opposé qu'il ne l'était à celui des Folkeux du Village auquel il succédait et à celui des Hippies de la West Coast dont il est contemporain. Célébration de l'underground new yorkais, ce livre reproduit en une double page un dessin paru à Haight Ashbury en 1968 dans lequel l'un des dessinateurs les plus "rock'n'roll" (dans le mode de vie), Wally Wood, transforme les personnages célébrissimes de Walt Disney en partouzeurs...
Si le livre insiste sur la version Reed/Cale/Morrison/Tucker du Velvet, il aborde aussi la version avec Nico, puis celles avec Doug Yule, y compris la dernière incarnation du groupe avec plus aucun de ses membres originaux !
Un ouvrage très intéressant, de référence, dont on pourra toutefois regretter l'absence de protection de la couverture : ni plastification ni "dust cover". **** et 1/2


Paperback Ghosts (+MP3)
Paperback Ghosts (+MP3)
Prix : EUR 24,11

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 On peut raisonnablement tirer des plans sur cette comète, 18 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paperback Ghosts (+MP3) (Album vinyle)
Ce sextet londonien formé en 1993 a pour figure de proue David Christian, auteur-compositeur, chanteur et guitariste. 'Paperback Ghosts' est son neuvième LP, le 2è pour le label indé britannique Fortuna Pop!

Comet Gain propose une pop-rock indé, littéraire, très British mais pourtant influencée par le Velvet Underground. Les guitares sont tout juste électrifiées pour pouvoir sonner un peu "jangly", mais le groupe intègre aussi un orgue et une section de cordes, cf. en particulier mais pas uniquement les singles 'Sad Love And Other Short Stories' (4:07) et '(All The) Avenue Girls' (2:15). D'une manière générale, le son et l'attitude de Comet Gain le rapprochent du son du label Creation Records en 1988 (cf. compilation 'Doin' It For The Kids') ou de la fameuse "C87" du NME.

Toutefois, pour 'Confessions Of A Daydream' (6:12), qui cite le hit 'Louie Louie', le son se fait plus "garage-y" et le rythme est martelé comme si Maureen Tucker faisait une pige, avant une montée instrumentale finale de type psych-prog.

De la belle ouvrage. Un coupon permet le téléchargement du contenu du disque.


Captain America Epic Collection: Man Without a Country
Captain America Epic Collection: Man Without a Country
par Mark Waid
Edition : Broché
Prix : EUR 37,06

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Pas niais Garney, 17 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Captain America Epic Collection: Man Without a Country (Broché)
Le personnage du Captain America célèbre cette année son 75è anniversaire et la maison d'édition marque l'événement avec un certain nombre de publications et rééditions, dont cet ouvrage de la collection "Epic". Cette dernière ligne de produits relativement low cost permet de publier, dans un désordre apparent (ce tome est présenté comme étant le 22è pour la série consacrée au Capitaine mais il n'y a pas eu 21 tomes publiés avant lui), des épisodes importants des principaux personnages de la Maison des Idées, en volumes épais et en couleurs.
Cet ouvrage regroupe des comic books parus il y a vingt ans (1995-1996) et qui correspondent aux quatre ensembles suivants :
- l'arc "Operation: Rebirth" (CAPTAIN AMERICA #444-448),
- l'événement crossover "First Sign" (CAPTAIN AMERICA #449, THOR #496, IRON MAN #326 et AVENGERS #396),
- l'arc "Man Without A Country" proprement dit (CAPTAIN AMERICA #450-454),
- et, pour la centaine de pages restante, la célébration du personnage de Captain America, au travers de deux magazines spéciaux ("CAPTAIN AMERICA ASHCAN EDITION" et "CAPTAIN AMERICA: THE LEGEND"), ainsi que de bribes de "CAPTAIN AMERICA COLLECTORS' PREVIEW".
Il est à noter que les deux arcs précités avaient été déjà publiés en trade paperback.
L'arc "Operation: Rebirth" est écrit par Mark Waid, alors âgé de 32-33 ans, et comptant une dizaine d'années d'expérience pour l'essentiel en tant qu'éditeur puis en tant que scénariste de The Flash. Les dessins sont de Ron Garney, venu aux comic books relativement tardivement, et dont il s'agit d'un des premiers travaux de premier plan. Comme son nom l'indique, l'arc présente la renaissance du Cap', qui était mort ou presque, pour se retrouver embrigadé par son plus méchant ennemi le Red Skull, déjà allié à une Sharon Carter revenue du diable-vauvert, contre une menace majeure pour le monde tel que nous le connaissons. Les dessins de Garney sont encrés par des aides divers et, pour l'épisode final, Garney co-scénarise uniquement et c'est un des encreurs d'un épisode précédent qui dessine ! Tout du long, le style garde pourtant une relative homogénéité faire de graphisme à la manière des années 1990 : on aime le "massif", il y a de fréquentes grandes cases voire des "splash pages", il y a une influence "manga"... Il y a aussi des hésitations avouées par Garney entre un style plus "cartoon" et un autre plus réaliste, entre une approche plus simple et une approche plus "chargée"... Au plan du scénario, Waid privilégie nettement l'action au détriment de la stricte logique ou vraisemblance, et la psychologie de Sharon - il est vrai longtemps éloignée et fortement éprouvée - est présentée de manière un peu particulière, un peu "Elektrisée". ***1/2
Le crossover "First Sign" est écrit et dessiné par les équipes respectives des quatre séries différentes dont il s'agit, avec des noms comme ceux de Mike Deodato JR et Jim Cheung qui résonnent aujourd'hui de manière prestigieuse, mais leur prestation d'alors est encore celle de quasi débutants, très en phase avec les passades graphiques de l'époque. L'histoire présente un Thor sans pouvoirs et dépenaillé - de manière relative car il y a un problème de continuité de sa représentation au fil des quatre épisodes -, et un Iron-man drastiquement rajeuni puisqu'on le voit s'inscrire à l'université ! Pour le reste, les trois principaux Avengers, puis le reste de la troupe (Scarlet Witch est méconnaissable dans une tenue qu'elle a depuis heureusement oubliée ! Idem la Guêpe. Vif-Argent change également de tenue dans cet ouvrage, de manière inexpliquée) doivent sauver New York mis sous cloche par une organisation appelée le Zodiaque. En toute honnêteté, on ne peut pas considérer cet "événement" comme l'un des plus mémorables proposé par Marvel Comics ! **1/2
Pour "Man Without A Country", écrit par Waid, dessiné par Garney (sauf quelques pages) et encré par Scott Koblish, la priorité reste à nouveau à l'action au détriment de la vraisemblance, si ce n'est tout de même que le point de départ de l'arc est le bannissement du Cap' pour s'être acoquiné avec le Red Skull. Le Cap' est également défroqué. Steve Rogers, avec l'aide de Sharon Carter, va devoir se disculper mais non sans d'abord s'enfoncer encore plus en menant des opérations de guerre en Europe centrale avec l'aide du Dr. Doom...***1/2
Quant à la célébration finale du Captain, elle se partage entre un redécoupage d'anciens épisodes pour résumer en 14 pages narrées par Nick Fury l'histoire du Cap', la reprise d'un épisode des aventures du Cap' conçu par les créateurs du personnage Joe Simon et Jack Kirby (une histoire de Zombies téléguidés sur le sol étatsunien depuis Berlin), un hommage aux travaux de Joe Simon, le ton humoristique voire moqueur de plusieurs articles sur les aventures du Cap', sur ses ennemis, sur ses avatars, sur ses "sidekicks", des interviews de Waid et Garney etc. Le gamin en moi a particulièrement apprécié le plan de l'immeuble où habite le Cap' à Brooklyn, avec ses parties secrètes etc. ! ****
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 21, 2016 11:46 AM MEST


Valentina (180g)
Valentina (180g)
Prix : EUR 30,78

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le Cinerama de David contre les Goliaths des majors, 16 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Valentina (180g) (Album vinyle)
Cinerama est l'autre projet musical de David Gedge, figure de l'indie rock britannique post The Smiths et ante Britpop avec son groupe The Wedding Present (formé à Leeds en 1985, suspendu en 1997 avant une relance en 2004). Créé en 1998, Cinerama compte à ce jour quatre albums studio, dont 'Valentina', publié il y a presqu'un an à la date de ce commentaire, est le dernier pour l'instant. 'Valentina' est un album particulier, dans la mesure où il s'agit d'un cover LP, reprenant en version "easy listening" et/ou "lounge music" de qualité le huitième et dernier album studio en date du Wedding Present, publié sous le même nom de 'Valentina' en 2012.

David Gedge a enregistré la musique de cet album de Cinerama dans les Asturies (Espagne) avec des musiciens espagnols et les vocaux à Los Angeles, tandis que le mixage a eu lieu en Andalousie.

'You're Dead' (4:45) est un bel exercice de "lounge pop", avec sur un rythme plutôt bossa un piano leader, des violons et des cuivres pour des couplets, pré-refrains et refrains garantissant une belle diversité mélodique. 'You Jane' (3:25) suit le même modèle, sauf qu'il s'agit d'une ballade avec orgue. Au refrain, le rythme se fait plus chaloupé. 'Meet Cute' (2:50) évoque une certaine pop-rock des USA des années soixante d'avant les Beatles, avec twangy guitar et rythme enlevé. 'Back a Bit... Stop' (2:37) est une chanson pop uptempo, piano et cuivres en avant au début et aux refrains, et violons pour les couplets et pré-refrains. Le final sonne très Stax Records ! 'Stop Thief' (3:38) est une chanson pop orchestrale et "easy listening". La ballade pop avec orgues et cordes 'The Girl from the DDR' (4:18) clôt la face 1.

Chanson pop uptempo avec cordes, 'Deer Caught in the Headlights' (3:50) propose un fausse fin en fade-out. Tout aussi pop, '524 Fidelio' (3:51) a de très beaux arrangements piano / cordes. 'End Credits' (3:52) est chanté par une fille, sur un rythme élevé, avec twangy guitar, cordes et cuivres. 'Mystery Date' (3:07) est une ballade chant / piano seul. En "bonus", puisque ce morceau ne figurait pas dans l'album original du Cadeau de Mariage, l'instrumental 'Cita a Ciegues' (4:22) donne dans l'exotica avec des effets sonores qui signalent la (fausse) vétusté de l'enregistrement.

N'ayant pas écouté le disque du Wedding Present, je ne peux me prêter au jeu des comparaisons ou pointer tel ou tel choix de relecture. L'ensemble de ce disque de Cinerama tient de toutes manières très bien tout seul, même si le style musical choisi le confine bien entendu au domaine de l'anecdotique plutôt qu'aux hauteurs des chefs d'oeuvres pionniers et précurseurs ! Pour couronner le tout, signalons la belle pochette dessinée dans un style BD, avec collé sur l'enveloppe intérieure un code de téléchargement.


Wonder Woman: Earth One Vol. 1
Wonder Woman: Earth One Vol. 1
par Grant Morrison
Edition : Relié
Prix : EUR 21,55

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Wonder Woman's Lib, 15 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wonder Woman: Earth One Vol. 1 (Relié)
Troisième dans l'ordre chronologique - mais aussi dans l'ordre protocolaire - du trio principal de super-héros de la maison DC Comics, Wonder Woman célèbre cette année son 75è anniversaire et bénéficie à cette occasion, outre diverses rééditions, d'une entrée dans la collection "Earth One" créée en 2010, après Superman, Batman et les Teen Titans. Dans cette collection, d'excellents auteurs et dessinateurs de comic books écrivent les origines du personnage en question et relancent ses aventures pour quelques tomes (déjà 3 pour Superman, 2 pour Batman et bientôt 2 pour les Teen Titans) qui paraissent directement en albums "hard cover".
Pour Wonder Woman, ce sont le scénariste écossais quinquagénaire Grant Morrison et le dessinateur canadien Yanick Paquette qui sont recrutés. Le premier, qui a écrit beaucoup de choses depuis la fin des années 1970, au Royaume-Uni comme aux Etats-Unis, beaucoup pour DC Comics mais aussi pour Marvel Comics, n'a curieusement jamais écrit pour le personnage "solo" de Wonder Woman jusqu'à présent. Le second a déjà dessiné WW, mais c'était à la fin du siècle précédent, alors qu'il était encore relativement débutant. Morrison ont collaboré à plusieurs reprises au cours des dix dernières années, pour les séries Seven Soldiers, Batman et Batman Incorporated.
Morrison ancre bien entendu sa relecture des origines de Wonder Woman dans la mythologie, faisant des amazones les prisonnières, il y a 3 000 ans, d'Hercule. Fast forward vers aujourd'hui, et gros plan sur la bientôt plus teenager Diana également enchaînée (ce qui rappelle une scène du feuilleton télévisé d'il y a près de 40 ans !), mais cette fois sur ordre de Hippolyta, la reine des amazones et aussi la maman de la captive, qui conduit son procès. Diana, qui est une belle jeune fille, très grande et costaude, a porté secours à un homme, le pilote d'aviation afro-américain Steve Trevor, dont l'avion secret s'est crashé sur l'île des amazones. Diana a même rmené le lieutenant Trevor aux USA. Dans ce beau pays, Diana fait diverses rencontres, dont celle de Beth - qui ressemble à une Beth Ditto blonde -, qui va venir témoigner en sa faveur. Et l'accusatrice va devenir l'accusée d'un mensonge dont elle va se libérer en se soumettant à son tour à l'interrogatoire dit "du lasso" que connaissent bien les fans du personnage de Wonder Woman. Le fameux mythe de l'argile, également bien connu des fans, n'y résistera pas.
Dans leur mise en page créative qui abandonne totalement tout "gaufrier", et qui pousse littéralement les personnages vers le lecteur, les dessins de Paquette, à mi chemin entre ceux de Bryan Hitch et de ceux de Terry Dodson au sommet de leur art, sont l'atout principal de cet ouvrage qui est d'une lecture agréable mais qui à deux choses près n'apporte pas de radicale révision au personnage. En bonus sont proposés plusieurs esquisses et dessins préparatoires de Paquette. *** et 1/2
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 20, 2016 7:11 PM MEST


Le Meilleur d'Alain Chamfort (Versions revisitées 2LP)
Le Meilleur d'Alain Chamfort (Versions revisitées 2LP)

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 La matière à un bon EP tout au plus et - hélas - beaucoup de "fillers" peu inspirés, 14 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Meilleur d'Alain Chamfort (Versions revisitées 2LP) (Album vinyle)
Un disque de remixes en miroir d'un "Meilleur de" plus classique, c'est une bonne idée pour cet artiste, ancien chanteur à minettes des seventies, reconverti avec talent dans un registre dans lequel seuls une certaine nonchalance de sa part et la présence d'Etienne Daho ont compromis les chances d'un plus grand succès. De plus, ce "combo" offre un vrai double album vinylique avec près de 69 minutes de musique et une copie du tout au format CD pour un prix originellement raisonnable ! Hélas, le résultat musical n'est pas à la hauteur de ce qu'on aurait pu attendre.
Pour 'La Fièvre dans le Sang', Scratch Massive propose des nappes synthétiques minimales, un "click" minimal puis un son plus plein et un rythme binaire, lent et lourd qui a pour effet d'écraser le chant et la mélodie du malheureux Chamfort. Sans que l'on sache trop pourquoi, le tout finit avec un solo de percussions... minimal. **
'Volatile' dans la version remixée par Get A Room! commence avec des notes d'orgue, un rythme mou, une voix féminine, un écho et d'autres effets sur la voix de Chamfort qui est mixée à l'arrière-plan, avant un final avec des "La la la" chantés d'une petite voix féminine sur un rythme binaire plus vif. ** et 1/2
La reprise de 'Paradis' poursuit dans un style "heavy minimale" mais qui s'éclaircit au fur et mesure où se développe le morceau (ou bien est-ce qu'on s'habitue à ce son ?) de façon plus groovy que pour le reste de la face. *** et 1/4
Pour son remix de 'Géant', Superpitcher propose une longue introduction musicale sur un rythme plutôt "breakbeat" accompagné de sons de basse et de divers claviers plutôt "vintage" qui donnent un parfum "balearic" au morceau, qui passe en mode plus "minimal" dès le moment où arrive le chant. ***
Krikor propose pour 'Cap aux Antilles' une curieuse intro, avec cri de ralliement poussé d'une voix blanche et des borborygmes synthétiques pour accompagnement musical. A 1'40 arrivent des notes de basse un peu inquiétantes. *
'Toute La Ville en Parle', proposée par Sex Shön sous forme de "reprise" comporte des sons de cloches en carillon, des samples de conversations ou prises de parole, puis bascule dans la pop-rock avec des claviers "vintage" genre "piano électrique, une vraie batterie, une guitare rock et un chant vif, limite "weirdo". ***
Pour 'Manureva', Ivan Smagghe laisse totalement de côté la voix et propose une longue introduction avec rythme binaire uptempo et martial, une intrication de boucles préparées et de notes martelées. Il faut approcher 4'00 pour que les notes de basse rappellent l'original, en avance de phase avec les sons synthétiques du même original qui s'insinuent à la suite. Une version "So Cold And (Not) So Young" que les DJ pourront accoler à l'original. *** et 1/2
Le 'J'entends Tout' trafiqué par Jackson And His Computer Band comporte une introduction bruitiste et inquiétante puis se déclenche un kickdrum dans le lointain... Le "vrai" début arrive à 1'50 avec une rythmique basse/drums ferme. Des bruits et effets sonores divers se posent par-dessus. C'est vraiment typiquement le remix, ni "dance" ni "listening electro" ni très inventif, dont on doit se passer. **
Pour 'Rendez-Vous', Plaisir De France - auteur en 2014 d'un excellent EP - propose un remix electro house et (enfin !) plutôt solaire. ***
Le 'Traces de Toi' remixé par Chloé se compose d'une rythmique un peu raidounette et de boucles ainsi que de sons synthétiques minimaux. ***
Pour 'Bons Baisers d'Ici', Cardini & Show posent la voix de Chamfort sur une boucle minimale à tout point de vue avant d'ajouter un fat beat et une boucle faisant office de "pumping bass" pour un final electro-disco minimal. ***
La reprise de 'Bambou' par Jayvitch/Pilooski feat. Alain Chamfort repose sur un rythmique solide mais plate qui évacue le côté chaloupé de l'original. Dans un laborieux hommage à Gainsbourg, le texte est dit plutôt que chanté. La musique est... minimale. **
Au final, cela donne "2,625 étoiles". Une occasion manquée...


Marilyn
Marilyn
par Nick Yapp
Edition : Relié

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 "La plus fragile et la plus sympathique de toutes les légendes" -- Nick Yapp, 13 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marilyn (Relié)
On peut trouver neuf chez des soldeurs cet ouvrage publié en septembre 2009, ce qui a été mon cas tout récemment, mais il est apparemment encore disponible en deux exemplaires neuf chez amazon.fr dans l'édition originale britannique au jour de ce commentaire.
D'un format situé entre ceux des disques 25 cm et 30 cm, ce livre a "couverture dure" avec "dust cover" publie le plus souvent en pleine page des images issues du fonds Getty, avec en particulier des photographies des magazines étatsuniens de référence "Time" et "Life", donc pas spécialement inédites mais bien choisies, bien agencées et bien reproduites. Ces photographies couvrent l'ensemble de la carrière de l'actrice, qu'il s'agisse de scènes familiales ou de photographies de plateau, de studio, de presse ("people" ou autre) ou bien "glamour". Il y a peu de photographies des débuts dans les magazines des années 1940, mais aussi peu de photographies posées des dernières années.
Le rédacteur Nick Yapp, au profil de "serial writer" et apparemment très associé aux ouvrages de photographies tirées du fonds Getty Images, raconte brièvement la vie de Marilyn, en cinq chapitres apportant à mon sens peu ou pas de nouveauté, mais rédigeant d'un plume habile les principaux événements connus de la vie familiale, amoureuse et professionnelle de la star. La page 142, qui ouvre le dernier chapitre et fait face à une belle photographie de plateau des 'Misfits', est tout de même particulièrement sensationnaliste voire violente. Un extrait : "Marilyn tournoyait vertigineusement dans un monde cauchemardesque peuplé de gangsters maffieux, de puissants politiciens, d'agents du FBI, des plus grands noms du show-biz, de voyous et de charlatans, de gourous douteux et de faux amis. Mal entourée, elle faisait confiance à n'importe qui ; à la fin, elle était devenue irrécupérable". *** et 1/2


Lost & Found -Hq-
Lost & Found -Hq-
Prix : EUR 21,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Muy muy agradable, 12 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lost & Found -Hq- (Album vinyle)
C'était il y a déjà 20 ans, Wim Wenders tournait le documentaire 'Buena Vista Social Club' à Cuba alors qu'étaient enregistrées les sessions produites par Ry Cooder regroupant dans les studios Egrem de La Havana les chanteurs et musiciens Luis Barzaga, Julio Alberto Fernández, Ibrahim Ferrer, Carlos González, Juan de Marcos González, Rubén González, Salvador Repilado Labrada, Manuel 'Puntillita' Licea, Orlando 'Cachaito' López, Benito Suárez Magana, Manuel 'Guajiro' Mirabal, Eliades Ochoa, Omara Portuondo, Julienne Oviedo Sánchez, Francisco "Compay Segundo" Repilado, Barbarito Torres, Alberto 'Virgilio' Valdés et Lázaro Villa. Tous vétérans de la scène musicale cubaine et pour bon nombre d'entre eux alors oubliés et plus ou moins retraités. Le groupe a connu un immense succès, qui a relancé un certain nombre de carrières et de discographies individuelles tout en replaçant la musique afro-cubaine traditionnelle et populaire au centre de l'attention mondiale.
Aujourd'hui hélas, bon nombre des membres du groupe sont décédés et ce disque paru tardivement vient en quelque sorte clore la discographie du Buena Vista Social Club, qui comprenait le meilleur des sessions originales ('Buena Vista Social Club') et un album "live" ('At Carnegie Hall').
'Lost & Found', dont le titre est un hommage à un groupe de salsa, rassemble des enregistrements épars, réalisés de 1996 à 2004, qu'il s'agisse de sessions du projet 'Buena Vista Social club' proprement dit, ou bien de prises en studio ou en public - voire même de démo - de plusieurs stars du groupe.
'Bruca Manigua' (5:15) est un enregistrement en public de l'excellent chanteur Ibrahim Ferrer, avec pour un Paris "muy muy caliente" une longue introduction musicale avec force cuivres. 'Macusa' (4:04) est une "outtake" des sessions originales, avec tapis de percussions et guitare pour la voix d'Ibrahim Ferrer. 'Tiene Sabor' (3:17) n'a pas été conservé pour l'album d'Omara Portuondo car la chanson était trop "uptempo" par rapport au reste ! 'Black Chicken 37' (3:33) est une "descarga" enregistrée au cours des sessions de l'album solo de 'Cachaito', avec bien entendu sa contrebasse mais aussi des percussions, un violon, un saxophone... 'Habanera' (2:16) est un instrumental du trompettiste Manuel 'Guajiro' Mirabal. Pour 'Bodas De Oro' (4:39), c'est le tromboniste Jesus 'Aguaje' Ramos qui est à l'honneur, dans un enregistrement pour un LP resté inachevé.
'Como Fue' (4:00) permet de retrouver Ibrahim Ferrer en direct et en public, dans une ambiance sous forte influence des big jazz bands du milieu du siècle précédent. 'Guajira En F' (4:21) voit le retour de 'Aguaje' pour un superbe morceau "uptempo" orienté immanquablement "dance" ! 'Quiéreme Mucho' (1:28) est un instrumental joué solo à la guitare par Eliades Ochoa, qui poursuit avec la chanson 'Pedacito De Papel' (2:37). On retrouve pour la dernière fois sur ce disque un enregistrement public de la Orquesta Ibrahim Ferrer, avec solo de contrebasse de 'Cachaito' en prime pour 'Mami Me Gustó' (5:18). 'Lágrimas Negras' (4:04), enregistré au moment des sessions originelles de 1996, est un classique de la musique cubaine jugé trop connu pour figurer dans le couplage ! C'est Omara qui chante. Le disque s'achève avec le pianiste Rubén González au toucher si fin, pour un enregistrement en public et en solo : 'Como Siento Yo' (1:53).
Assurément "fait de bric et de broc", ce disque accompagné d'un remarquable livret rehaussé de très belles photographies noir et blanc, reste constamment d'excellente tenue et ne constitue en rien une trahison de l'intégrité des musiciens du Buena Vista Social Club.


Les Beaux Étés - tome 1 - Cap au sud !
Les Beaux Étés - tome 1 - Cap au sud !
par Jordi Lafebre
Edition : Album
Prix : EUR 13,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Tranche de vie sucrée salée, 11 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Beaux Étés - tome 1 - Cap au sud ! (Album)
Dans le métier de la BD depuis un quart de siècle, le Belge Zidrou scénarise à tour de bras, ses propres séries (L'élève Ducobu, notamment) ou des séries reprises d'autres (La Ribambelle, Clifton, Ric Hochet...), dans tous les genres et tous les styles : de l'ordre de 80 ouvrages recensés dans sa page wikipedia ! Plusieurs de ces albums ont été réalisés avec le dessinateur catalan Jordi Lafebre, de presque 20 ans son cadet et au style graphique apparemment également polymorphe ou en tout cas évolutif.
"Les Beaux Etés" sont apparemment une nouvelle série qui se centrera sur la famille du dessinateur de BD Pierre Faldérault et de son épouse Mado, qui compte les trois filles Nicole, Paulette, Julie-Jolie, le fiston Louis... et Tchouki. Ce premier album commence à notre époque, et le couple désormais âgé se souvient des vacances d'été 1973 (l'année de 'Tintin et le Lac aux Requins'), avec sa descente vers le Midi de la France, en 4L. Il y a donc bien sur un aspect nostalgique, avec un art du détail qui fait mouche, particulièrement pour celles et ceux qui sont descendus vers le Midi dans l'auto familiale avec frères et soeurs tassés sur la banquette arrière, les bagages, pourquoi pas le toutou pour couronner le tout (ce qui est mon cas jusqu'à ce que j'ai été en âge de travailler l'été) ! Mais en cette année 1973, le couple bat un peu de l'aile, et puis l'épouse du frère de Pierre affronte une bien pénible maladie...
En scénariste expérimenté et efficace, Zidrou a tôt fait de nous rendre sympathique cette famille et de nous tenir en haleine quant à ce qu'il va lui arriver. Jordi Lafevre, comme on peut le percevoir sur le dessin de la couverture, rapproche son style pour les personnages de celui des animateurs des dessins animés Disney des années 1960 et 1970 ('101 Dalmatiens', 'Aristochats', ...) avec pour effet de renforcer ce côté sympathique et de servir çà la perfection le côté "sucré salé" du récit.
Un nouveau tome, qui prendra place au cours de l'année 1969, est annoncé pour la rentrée prochaine.


Mini Album Thingy Wingy/180g /Clear V
Mini Album Thingy Wingy/180g /Clear V
Prix : EUR 18,65

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Ni impatience ni dédain à avoir vis-à-vis de ce disque !, 10 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mini Album Thingy Wingy/180g /Clear V (Album vinyle)
Depuis sa création en 1990 à San Francisco, The Brian Jonestown Massacre a accumulé une discographie nombreuse, le leader Anton Newcombe n'attendant pas d'avoir la matière d'un album entier pour sortir un disque. Ladite discographie comprend ainsi son lot respectable de singles, maxi-singles, EP, mini-LP, LP et doubles LP ! Avec ses 7 plages et sa durée d'écoute en-dessous de 32 ou 33 minutes, le 30 cm sur lequel porte ce commentaire entre bien dans la catégorie "mini LP", option "Thingy-Wingy" certes, mais sans véritable "filler".

'Pish' présente un riff introductif aux notes égrenées, une mélodie tournante, un rythme chaloupé et alangui, un chant choral (ou bien est-ce l'effet reverb sur la voix ?) pour donner au total une chanson pop-rock très sixties. 'Prší Prší' est une ballade menée à la guitare acoustique, qui est parlée/chantée pour les couplets et plus enjouée pour les refrains. 'Get Some' est amené sur un rythme martelé à la Velvet Underground, avec une fuzz guitar qui s'insinue entre une guitare acoustique et une guitare électrique solo, ainsi qu'un chant choral (ou avec reverb). Pour conclure la face A, 'Dust' est une ballade pop reprise des cultissimes 13th Floor Elevators (cf. leur LP 'Easter Everywhere'), à la mélodie mémorable et comprenant comme l'original un "Jug" joué cette fois par Alex Mass.

'Leave It Alone' est une ballade lente et longue (5:58) avec une guitare distordue qui revient à deux reprises pour un solo, au-dessus des déjà signalées guitares acoustique et fuzz. 'Mandrake Handshake' est une ballade instrumentale au ton très sixties. Pour conclure, 'Here Comes The Waiting For The Sun' apporte un rythme martelé sur les toms sur laquelle se développe une ambiance psyché-lysergique qui ne présente d'éclaircie qu'au refrain.

Au fan comme au néophyte on indiquera pour conclure que l'ensemble est bien dans le ton général de l'oeuvre du BJM même si on a pu entendre mieux de la part de ce groupe. Dans cette version, le vinyle est transparent. Le disque existe aussi en CD et - plus rare - en double 10" !


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